sur le terrain 14/05/2012 à 19h08

Montessori, des beaux quartiers aux enfants pauvres de Noisy

Jennifer Delrieux | Journaliste

Depuis un an et demi, une trentaine d’enfants de Noisy-le-Grand profitent de la pédagogie Montessori. Objectif : lutter contre la reproduction de l’échec scolaire.


Mercredi, des bénévoles d’ATD Quart Monde viennent chercher les enfants chez eux (Jennifer Delrieux/Rue89)

Mercredi matin, 10 heures. Chacun de leur côté, une liste de prénoms dans la main, Sylvain Lestien, Morgane Jacinto-Gavira, Agathe Henri et Yveline Picart font du porte-à-porte parmi les bâtiments roses de la cité du Château de France, rebaptisée par ses habitants le « 116 », à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Chacun vient chercher quatre enfants, âgés de trois à six ans, pour les emmener au « pré-pivot » d’ATD (Agir tous pour la dignité) Quart Monde.

Sylvain Lestien, animateur dans cette association, explique :

« C’est comme au basket : le pivot reçoit et relance. Le pré-pivot prépare au pivot où on veut donner le goût de l’art, de la peinture, de la lecture aux enfants. »

Objectif du « pré-pivot » : proposer des activités culturelles selon la pédagogie Montessori pendant une demi-journée, deux fois par semaine, afin d’aider l’enfant à s’adapter à l’école. L’échec scolaire se cristallisant souvent dès le CP, il est important que l’enfant prenne confiance en lui en vivant des expériences positives et en réussissant avant ses six ans.

Quatre adultes pour onze enfants

La pédagogie Montessori, conçue par le médecin italien éponyme, repose sur les sensibilités et les centres d’intérêt de l’enfant qu’il faut laisser s’épanouir. L’apprentissage se fait à son rythme et en fonction de ses particularités, de façon à ne pas le décourager ou l’ennuyer. Il faut conserver son enthousiasme et qu’il devienne autonome. Cette méthode s’appuie sur son besoin de grandir et d’apprendre.

Au « pré-pivot », quatre adultes sont présents pour onze enfants. « Il s’agit de s’adapter au rythme de chacun afin qu’il travaille en fonction des ses envies. Il n’y a pas de programme prédéfini », précise Sylvain Lestien. Ces enfants sont souvent stigmatisés à l’école parce qu’ils parlent moins bien ou parce qu’ils sont moins habiles de leurs mains. L’animateur ajoute :

« Nous n’avons pas un objectif d’apprentissage mais plutôt un objectif de construction de la personne. L’enfant doit avoir l’estime de lui-même et bâtir sa relation aux autres.

Le but n’est pas d’obtenir un diplôme mais de devenir un homme construit, un citoyen engagé capable de prendre des décisions. A aucun moment il ne doit se sentir jugé, si ce n’est positivement. »

Sortir Montessori des beaux quartiers

En 2007, des pédagogues de l’Association Montessori France ont commencé à travailler avec ATD Quart Monde. Patricia Spinelli, secrétaire de l’Association Montessori France et directrice de l’Institut supérieur Maria Montessori, retrace :

« L’idée est née en 2005, au moment des émeutes dans les banlieues. L’Association Montessori France a décidé de sortir cette méthode des beaux quartiers pour aider les jeunes. Elle a alors contacté plusieurs associations, dont ATD Quart Monde. »

Depuis un an et demi, l’association expérimente donc cette méthode, qui vient en renfort de l’école, avec une trentaine d’enfants les mercredis et les samedis. Ils viennent tous d’une famille défavorisée qui a connu l’errance et qui a été relogée dans la cité du « 116 ».

Au total, ce sont une cinquantaine de familles qui ont perdu un logement dans le passé ou qui n’en ont jamais eu. Des foyers blessés qui doivent se reconstruire. Dans cette cité, 120 enfants ont moins de quatorze ans. Sylvain Lestien détaille :

« La misère se transmet souvent de génération en génération. L’école pourrait casser cette chaine mais beaucoup d’enfants des familles très pauvres y sont en échec. C’est dur de travailler à l’école quand on s’y sent mal parce qu’on a honte de l’endroit où on habite ou honte de ses vêtements.

C’est également difficile quand les parents ne s’y investissent pas du tout parce que, étant jeunes, ils y ont trop souffert ou parce qu’ils ne peuvent pas aider leurs enfants à faire leurs devoirs. »

L’objectif est de soutenir la famille et de travailler avec elle pour le bien-être de l’enfant. Avec une méthode utilisée majoritairement en école privée hors contrat en France, faute de financements par l’Etat.


Nawel s’entraîne à la géométrie (Jennifer Delrieux/Rue89)

Cette pédagogie correspond aux préceptes d’ATD Quart Monde qui mène des actions culturelles en faveur des plus démunis. Pour le père Joseph Wresinski, fondateur de l’association en 1957, la culture était la clé pour que ces familles sortent de la misère.

Atelier couture ou pelage de pommes

Arrivés au « pré-pivot », les enfants choisissent eux-mêmes ce qu’ils vont faire pendant deux heures. Du côté du coin « jeux », les enfants ont l’embarras du choix : livres, ardoises, jeux en bois, lettres, cubes de différentes tailles... le but est de les préparer à l’apprentissage de l’écriture et des mathématiques.

A côté, une salle ronde baptisée « salle de vie pratique », propose des plateaux de vaisselle, un arrosoir... Les enfants peuvent faire de la mousse, transvaser de l’eau d’un récipient à un autre. Comme des grands. Nawel, 4 ans, nettoie des chaussures à l’aide d’une brosse et de la cire pendant que Jahnyce, 6 ans, coud. Dans la cuisine, Obed épluche des pommes. Sylvain Lestien souligne :


Tilio sait manier la râpe. (Jennifer Delrieux/Rue89)

« A cet âge, ils ont envie d’imiter leurs parents. Il faut qu’ils puissent le faire pour de vrai parce qu’on apprend en faisant.

Le but, c’est qu’ils soient autonomes, qu’ils prennent confiance en eux et qu’ils sentent que les autres leur font confiance. »

Une des particularités de cette méthode est le mélange des âges. Les plus jeunes apprennent en regardant les grands et les plus âgés apprennent en expliquant aux plus petits. L’enrichissement est mutuel.

« Reda commence à s’exprimer un peu »


Mehdi découvre les maths en maniant les cubes (Jennifer Delrieux/Rue89)

Pour le moment, c’est un « projet pilote », selon Sylvain Lestien. Les accompagnateurs et les bénévoles n’ont pas suffisamment de recul pour s’assurer de l’efficacité de cette méthode. « Ce qu’on permet aux enfants de vivre dans leur petite enfance, on espère que ça portera ses fruits dans leur vie d’adulte », insiste l’animateur.

Déjà des progrès sont visibles. Morgane Jacinto-Gavira, devenue bénévole à la suite d’un stage effectué à ATD Quart Monde, sourit :

« Je vois des évolutions chez des enfants qui s’expriment de mieux en mieux. Il y a un petit garçon de cinq ans qui ne prenait jamais de crayons car il n’arrivait pas à les utiliser. Maintenant, il dessine tout seul. Il est fier de nous montrer ses requins et ses dinosaures. »

Sandrine Pereira est responsable de la petite enfance au centre d’hébergement et de réinsertion sociale d’ATD Quart Monde de Noisy-le-Grand :

« Nesta [le prénom a été changé, ndlr], 5 ans, est un bon exemple. Avant, il courait dans tous les sens. Il était incapable de se poser. Au bout de trois semaines, il a réussi à rester immobile pendant quinze minutes devant des lettres rugueuses. »

Linda est la maman de Reda, 3 ans. Le petit garçon va au « pré-pivot » depuis septembre. Elle aussi a pu constater les progrès faits par son fils :

« Reda ne parlait pas car il avait fait un blocage suite à la naissance de sa petite sœur. Maintenant, il commence à s’exprimer un peu. »

Reste à savoir ce qui des progrès relève de la méthose Montessori en tant que telle, ou de l’attention apportée à ces petits. « Il ne faut pas oublier que les enfants évoluent aussi à l’aide de l’école et de leurs parents », rappelle Evelyne Picart, bénévole à ATD Quart Monde depuis vingt ans.


Noé, 4 ans, aime faire de la mousse (Jennifer Delrieux)

Aller plus loin
  • 31940 visites
  • 164 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • Morse
    • Posté à 19h24 le 14/05/2012
    • Internaute 10946

    ils vont pas à l’école ces enfants ? parce qu’à l’école maternelle, l’approche n’est pas trop éloignée de ce qui est décrit là-dedans et c’est une mission de service public

    • demilune
      demilune répond à Morse
      • Posté à 19h39 le 14/05/2012
      • Internaute 22444

      A l’école dans des classes de 30 enfants, ceux qui sont plus lents ou plus en difficultés que les autres se retrouvent rapidement mis de coté. C’est bien connu qu’à l’école il faut avancer au même rythme que les autres.

      • Fleetwood75
        Fleetwood75 répond à demilune
        Spirit of Ecstasy
        • Posté à 11h56 le 15/05/2012
        • 180917
          Spirit of Ecstasy

        Ou alors on redouble c’est la logique même de la vie en société, ils ne finiront pas tous toubibs ou ministres.

         
        • demilune
          demilune répond à Fleetwood75
          • Posté à 14h45 le 15/05/2012
          • Internaute 22444

          L’efficacité du redoublement est aujourd’hui très contesté. Sans vouloir que tout les enfants deviennent médecins ou ministres, l’initiative présentée dans l’article peut au moins éviter aux enfants d’être stigmatisés comme « bon à rien ». J’ai déjà entendu parler d’enfants en échec scolaire dés la maternelle et je trouve que c’est un discours quelque peu effarant à cet âge là.
          Permettre aux enfants d’acquérir des savoirs dans un cadre autre que scolaire me semble bon à prendre mais il me semble évident qu’avec 4 adultes pour 11 enfants, une telle initiative ne peut pas être généralisée.

        1 autres commentaires
    • KoaLaGrenouille
      KoaLaGrenouille répond à Morse
      New Mondiste
      • Posté à 19h42 le 14/05/2012
      • Internaute 158471
        New Mondiste

      Ah si, à l’école maternelle l’approche est très éloignée de ça. L’attention portée aux enfants, la pédagogie sensorielle (donc très concrète) le matériel construit avec une intelligence et une finesse incroyables, la possibilité pour chacun de choisir son travail selon ses centres d’intérêts du moment (les « périodes sensibles »), le fait que tout soit autocorrectif et qu’aucun jugement négatif ne soit porté sur l’enfant... Rien à voir avec ce qui se fait couramment à l’école publique.

      Et bien sûr que c’est une mission de service public, mais hélas, elle est très mal assurée.

      • Elortho
        • Posté à 08h02 le 15/05/2012
        • Internaute 161843

        Exactement !

        En maternelle, il y a déjà des « programmes scolaires » : il faut absolument tenir un crayon et faire du graphisme, il faut absolument apprendre à compter jusqu’à X...

        Le problème, c’est qu’à vouloir faire réaliser ces apprentissages à des enfants qui n’y sont pas prêts, hé bien justement on installe des difficultés... voire des troubles !

        Cet article parle à un moment de vider/remplir : c’est une étape de la construction de l’enfant, il doit découvrir les propriétés des objets et les différentes actions qu’il peut exercer dessus pour organiser sa pensée.
        Mais certains seraient étonnés de voir où en sont restés certains gamins qui visiblement n’ont rien eu à manipuler à la maison !

         
        • Papayuf
          Papayuf répond à Elortho
          • Posté à 11h01 le 15/05/2012
          • Internaute 50618

          Il est devenu conventionnel de critiquer l’enseignement public, tout y serait nécessairement mauvais et terrible (d’une manière ça rassure les parents sur eux-même : les problèmes sont forcément la faute de l’école). Ces commentaires sur la maternelle publique me semblent très injustes en général et reflètent surtout des clichés usés jusqu’à la corde et qui tiennent rarement face à l’examen des faits.
          Les gamins à la maternelle font des activités très variées. Le mot « programme » peut faire peur, mais à cet âge il ne s’agit pas de connaissances académiques bien sûr, mais bien du développement de l’enfant, sur les plans manuels, artistique, corporel, social, linguistique...etc. Et la plupart des instits font cela de manière positive, avec des encouragements, sans jugement.
          Dans le fond, il n’y a pas une différence énorme avec Montessori.
          Les parents devraient surtout cesser de projeter leur propre expérience de l’école (qui n’est d’ailleurs pas celle de la maternelle car on s’en souvient peu) sur leurs gamins.

          • Elortho
            Elortho répond à Papayuf
            • Posté à 11h04 le 16/05/2012
            • Internaute 161843

            Pour avoir fait des stages en maternelle pendant mes études, et pour me rendre encore régulièrement dans les maternelles, justement, ce que je critique ici ce sont bien les orientations données que j’appelle « programmes scolaires » et non pas les enseignants.

            Mais là encore tout dépend de l’endroit où l’on se trouve. J’avais fait un stage dans une maternelle où tout était très « scolaire » (donc trop « scolaire » à mon goût). Je connais une femme qui a déscolarisé son enfant car dans son école elle est tombée sur la maîtresse « militaire » qui avait toujours des objectifs pas possibles qu’il fallait absolument tenir de telle et telle manière sans écart. Bon, elle est mal tombée, mais d’ailleurs, c’est son point de vue qu’elle a donné, et sans doute d’autres parents n’auront pas trouvé cette maîtresse « tyrannique » (je ne sais plus quel terme elle a employé, mais c’était quelque chose dans ce genre...).
            Quelle que soit la catégorie de professionnels à laquelle on est confronté, il y a des individus avec lesquels ça ne passe pas, c’est bien normal.

            Complètement à l’opposé de ça, à l’heure actuelle j’anime avec des enseignants de maternelle et enseignants RASED (là où il en reste : (...) des ateliers de stimulation langagière pour des enfants dits « fragiles », et quand on va dans certaines classes : quel bonheur ! Plein de choses à toucher, à manipuler, un espace de jeu symbolique, un espace-livres... Une classe idéale ! Et dans la manière d’être de ces enseignants avec les enfants, moi je me dis « ils ont tout compris »... Mais c’est aussi parce qu’on partage la même vision de l’enseignement, qui ne convient sans doute pas à tout le monde.

            Cela dit je reste persuadée que l’enseignement public est dans un piteux état (et que ce n’est pas du fait des enseignants).

        2 autres commentaires
      • Morse
        Morse répond à KoaLaGrenouille
        • Posté à 08h18 le 15/05/2012
        • Internaute 10946

        la maternelle française est encore inspirée par Pauline Kergomard et est beaucoup moins normée que vous le croyez.
        sinon, le reproche que j’aurais à faire à montessori à vue de nez c’est que l’enfant ne peut tout apprendre par lui même et grandir comme une fleur. L’acte d’enseigner est fondamental et d’ailleurs ce n’est pas un hasard si les méthode montessori fonctionnent bien chez les cpp+ (plus de stimulations intellectuelles de la part des parents en général donnent des enfants plus curieux. en gros, les enfants les plus favorisés sont les plus mis en valeur par ces méthodes.
        Normalement, la mise en valeur des enfants est une priorité en maternelle, la découverte sensorielle aussi. L’autocorrectif avec des enfants de 3 ans passe d’abord par du correctif.
        Montessori est donc un outil intéressant mais avec des limites (en gros, le gamin qui se met à parler profite peut être aussi du travail fait à l’école, ça s’ajoute) et surtout fait partie d’une palette de possibilités. Se limiter à celle-là me semblerait catastrophique
        un petit lien sur montessori et kergomard Lien

         
        • Tipoko
          Tipoko répond à Morse
          Assise
          • Posté à 08h43 le 15/05/2012
          • Internaute 187204
            Assise

          Faux, faux, faux ! !
          Ce « catalogage » de Montessori aux C++ est propre à la France où la pédagogie doit se développer hors de tout support public.
          Si vous regardez l’histoire de Maria Montessori, vous verrez qu’elle a commencé avec des enfants de bas quartiers, orphelins ou handicapés... avec les seuls « rebuts » qu’on voulait bien lui confier !
          Ne pas confondre, également, la conscience que l’enfant a en lui toutes les ressources d’apprentissage et la disponibilité de l’adulte pour le guider.
          Il me semble d’ailleurs bien difficile de parler d’enfants livrés à eux même avec un ratio enseignant / enfants tout de même très éloigné de ce qu’on trouve en école publique ! !
          Enfin, plus que la limitation à la pédagogie Montessori (ou autre pédagogie basée sur les mêmes principes), il me semble que c’est la limitation de l’école à intégrer les différences qui est catastrophique... et qui impose soit une suradaptation de la part des enfants (et donc, le reniement de qui ils sont profondément), soit un rejet et une situation d’échec...

          • Papayuf
            Papayuf répond à Tipoko
            • Posté à 11h08 le 15/05/2012
            • Internaute 50618

            frais de scolarité ecole Montessori pour les 2/3 ans : 800€ l’inscription + 800€ mensuels + 6/repas + 1700€ l’année pour la garderie le soir.

            vous parliez des bas quartiers de Beverly Hills ?

            Ref : Lien

            • KoaLaGrenouille
              KoaLaGrenouille répond à Papayuf
              New Mondiste
              • Posté à 11h40 le 15/05/2012
              • Internaute 158471
                New Mondiste

              Maria Montessori a développé ses théories à Rome, au début du siècle, avec des enfants très pauvres et souvent orphelins ou abandonnés.

            • Tipoko
              Tipoko répond à Papayuf
              Assise
              • Posté à 22h43 le 17/05/2012
              • Internaute 187204
                Assise

              Non, je parle de la naissance de cette pédagogie.
              Lisez un brin... vous trouverez.
              Le coût de ces écoles n’est dû qu’au refus de l’Etat d’intégrer les pédagogies alternatives à l’école publique... Certaines écoles publiques adoptent les pédagogies Decroly ou Freinet, ne coûtent pas plus cher à la communauté, encore moins aux parents, et ont d’excellents résultats. Indépendamment des quartiers ici.

        4 autres commentaires
      • Morse
        Morse répond à KoaLaGrenouille
        • Posté à 08h19 le 15/05/2012
        • Internaute 10946

        doublon

      • Fleetwood75
        Fleetwood75 répond à KoaLaGrenouille
        Spirit of Ecstasy
        • Posté à 09h53 le 15/05/2012
        • 180917
          Spirit of Ecstasy

        Conneries sur conneries

         
        • Tipoko
          Tipoko répond à Fleetwood75
          Assise
          • Posté à 22h44 le 17/05/2012
          • Internaute 187204
            Assise

          C’est marrant cette agressivité face à des réflexions confrontantes...
          Allez, un peu de courage, google est votre ami ! ! !

        1 autres commentaires
      • Hawkmoon
        Hawkmoon répond à KoaLaGrenouille
        (enseignant en Vendée)
        • Posté à 10h09 le 15/05/2012
        • Internaute 33743
          (enseignant en Vendée)

        Il est vrai qu’à 4 adultes pour 11 enfants, c’est là plus aisé qu’à un seul adulte (ou 2 si ATSEM présente à plein temps, ce qui n’est pas le cas partout) pour plus de 30 enfants... donc il faudrait aussi penser à cela non, avant de parler d’approche éloignée, vu que nombre d’enseignants de maternelle essaient, mais dans des conditionbs bien plus complexes, d’avoir des approches selon des bases définies par Montessori...

         
        • KoaLaGrenouille
          KoaLaGrenouille répond à Hawkmoon
          New Mondiste
          • Posté à 10h21 le 15/05/2012
          • Internaute 158471
            New Mondiste

          Mon idée n’est pas de dénigrer le travail des enseignants, qui travaillent c’est vrai dans des conditions d’équilibristes... Je suis bien consciente de ce qu’ils font. Mais force est de reconnaître que le « programme » EN, qui commence dès la maternelle, ne les aide pas forcément.

          4 adultes pour 11 enfants, c’est totalement exceptionnel, dans le cadre de cette association. La norme en école Montessori est plutôt de un adulte + 1 « équivalent ATSEM » pour 25 à 35 enfants. Mais la pédagogie permet une autre approche, un autre rapport au groupe.

        1 autres commentaires
    • BaikalEtBrizenuk
      BaikalEtBrizenuk répond à Morse
      • Posté à 19h50 le 14/05/2012
      • Internaute 187185

      L’objectif de l’action étant (entre autres) de prévenir l’échec scolaire, il serait incohérent que ces accueils soient organisés sur des temps d’école. En l’occurrence, il s’agit des mercredis et samedis... l’école étant fermée.
      Par ailleurs, je vous rappelle que l’école n’est obligatoire qu’à partir de 6ans. C’est (sans doute ?) un tord de porter l’obligation aussi tard, certes... mais la loi est ainsi faite !
      Enfin, je suis assez consternée de constater que nombre de commentaires sont immédiatement réfractaires à ce genre d’actions. Pourquoi ne pas simplement se dire « Tiens, c’est pas mal comme soutien pour les enfants (et les parents) » plutôt que de monter immédiatement au créneau, à la défense d’une école qui (peut-être me le concèderez vous) n’est pas toujours à la hauteur des espérances qu’on lui porte.... malheureusement...

      • cactusun
        cactusun répond à BaikalEtBrizenuk
        retraité
        • Posté à 00h56 le 15/05/2012
        • Internaute 50486
          retraité

        « Par ailleurs, je vous rappelle que l’école n’est obligatoire qu’à partir de 6ans »
        Faux. C’est la scolarisation qui est obligatoire de 6 à 16 ans.

        En revanche, l’école étant conçue selon une logique de développement socio-intellectuel relativement standart, nombre d’enfants n’y trouvent pas la place qui leur permettrait de développer leurs compétences. Ainsi, ce genre d’action trouve tout son intérêt, et devrait être développé.

         
        • freeeeeee
          freeeeeee répond à cactusun
          indocile
          • Posté à 10h15 le 15/05/2012
          • Internaute 146785
            indocile

          pardon, mais c’est l’instruction qui est obligatoire de 6 ans à 16 ans. sans obligation de fréquenter une école. lien

          • cactusun
            cactusun répond à freeeeeee
            retraité
            • Posté à 22h48 le 15/05/2012
            • Internaute 50486
              retraité

            Exacr, je me suis trompé de mot. Car scolarisation veut dire mise à l’école, ce que justement, je contestais.

        2 autres commentaires
      • Xahendir
        Xahendir répond à BaikalEtBrizenuk
        étudiant
        • Posté à 02h16 le 15/05/2012
        • Internaute 169622
          étudiant

        Une chose est sûre : avec un tel taux d’encadrement ça ne peut qu’être l’exception et en aucun cas la norme.

      • Fleetwood75
        Fleetwood75 répond à BaikalEtBrizenuk
        Spirit of Ecstasy
        • Posté à 09h55 le 15/05/2012
        • 180917
          Spirit of Ecstasy

        L’école ne peut pas tout, les PARENTS se doivent de participer de manière active à l’éducation de leurs enfants, parfois j’ai l’impression que ce n’est pas toujours le cas.

         
        • Rossig
          Rossig répond à Fleetwood75
          • Posté à 12h55 le 15/05/2012
          • Internaute 159505

          c’est bien là le problème : si les parents ne suivent pas pour X ou Y raison, alors doit-on abandonner l’enfant à son sort d’echec scolaire chronique ?
          quelle réponse doit faire la république a cette question ?
          et c’est pourquoi la misère se reproduit de génération en génération. la misère qui est une des grandes causes de l’echec scolaire.
          Abandonner l’enfant à son échec au lieu de se donner les moyens de reussir parcequ’il n’a pas les parents qui suivent, c’est admettre de fait qu’il n’y a pas de solution contre la misère, que les hommes ne naissent donc pas égaux en droit d’une certaine manière
          la misere met la republique en echec scolaire si on ne releve pas le defi
          doit on relever le défi ?
          si on ne le releve pas c’est la republique qui est en danger

        1 autres commentaires
    • Chérimimie
      Chérimimie répond à Morse
      bacchante
      • Posté à 00h12 le 15/05/2012
      • Internaute 148166
        bacchante

      C’est plutôt ce qui se fait dans les crèches publiques, avant que les enfants ne soient assez autonomes pour entrer à la maternelle. Vers 2 ou 3 ans.
      À la maternelle publique on les considère avec suffisamment d’égard pour commencer à leur enseigner les bases de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

    • LienRag
      LienRag répond à Morse
      • Posté à 04h05 le 15/05/2012
      • Internaute 34767

      Les maternelles (au moins celles qui ont une vraie conscience professionnelle) ont pris beaucoup chez Montessori...

      • Morse
        Morse répond à LienRag
        • Posté à 08h21 le 15/05/2012
        • Internaute 10946

        D’où ma réaction.
        Montessori a pris pas mal chez Kergomard, la poule, l’oeuf, tout ça

  • Cestclair
    Cestclair
    Il ya un loup
    • Posté à 19h27 le 14/05/2012
    • Internaute 186981
      Il ya un loup

    C’est une bonne idée de la part de Montessori et d’ATD Quart monde de suppléer aux carences de l’éducation nationale (et des parents) dans les quartiers défavorisés.

    Car il y a du boulot, avec les petits et avec les plus grands : 19,5% des ados de 15 ans sont illettrés dans notre beau pays.

    Mais avec les recrutements de Monsieur Hollande, cela va aller beaucoup mieux, très vite, le « changement » va porter ses fruits... surtout à l’éducation nationale !

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à Cestclair
      Fou du volant
      • Posté à 19h35 le 14/05/2012
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      Il vous obsède déjà notre nouveau President Hollande meme pas intronisé .
      Chacun son tour hein : -)

    • licia
      licia répond à Cestclair
      de-ci de-là
      • Posté à 20h16 le 14/05/2012
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Si vous avez un corps au pied douloureux depuis le 6 mai ? Voyez donc un bon Podologue.
      Ou alors si ce sont des remontées de bile, voyez un Gastro-entérologue

      • Herostrate
        Herostrate répond à licia
        mal barré...
        • Posté à 13h11 le 15/05/2012
        • Internaute 147050
          mal barré...

        A mon avis, c’est pas au pied qu’il a mal lui...

    • cactusun
      cactusun répond à Cestclair
      retraité
      • Posté à 00h59 le 15/05/2012
      • Internaute 50486
        retraité

      C’est fou cette façon de toujours rapporter à la politique un sujet qui devrait mener plus à la réflexion constructive qu’au mépris politique.

      • Tipoko
        Tipoko répond à cactusun
        Assise
        • Posté à 08h45 le 15/05/2012
        • Internaute 187204
          Assise

        C’est fou tous ces commentaires intolérants pour qui exprime un désaccord... vive la pensée unique ?

         
        • Appleseed
          Appleseed répond à Tipoko
          Mangeur de Twix
          • Posté à 10h25 le 16/05/2012
          • Internaute 11691
            Mangeur de Twix

          Ce n’est pas quelqu’un qui exprime un désaccord mais un troll de droite bien connu de la rue, qui va relancer le sujet « Hollande est un gros naze » dans chaque sujet présent sur la première page, et ce tous les jours, donc qu’il se fasse moucher continuellement n’est qu’un juste retour de bâton, et au moins ça passe le temps, j’avoue que de l’ignorer serait plus sage, mais que voulez-vous, parfois lui dire un bon gros « ta g****e » ça fait aussi du bien.

          Bye ;)

        1 autres commentaires
  • Cyril.
    Cyril.
    Coopération et Agroécologie
    • Posté à 19h33 le 14/05/2012
    • Internaute 79073
      Coopération et Agroécologie

    « Reste à savoir ce qui des progrès relève de la méthode Montessori en tant que telle, ou de l’attention apportée à ces petits »...

    L’éducation va bien au-dela de l’école... Ces pédagogies alternatives (Montessori, Waldorf-Steiner, Freinet) montrent dans tous les cas la grave incapacité de l’école publique à accompagner des enfants dans la construction de leur personnalité, au profit de la formation de futurs chercheurs d’emploi, pour répondre aux besoins des entreprises capitalistes...

    La solution au problème de l’éducation en France ne réside pas tellement dans le nombre d’enseignants, les moyens mis en oeuvre, mais bien des pédagogies mises en oeuvre, qui correspondent aux objectifs d’éducation.

    Si on veut former des citoyens, il faut suivre ces pédagogies. Si on veut former des travailleurs (ou chercheurs d’emploi esclavisés obligés d’accepter les offres d’emploi indignes dans ce système capitaliste à bout de souffle), il faut continuer avec l’école comme elle est aujourd’hui...

    • kirklazaruss
      kirklazaruss répond à Cyril.
      • Posté à 20h34 le 14/05/2012
      • Internaute 128109

      Pour former des citoyens, il faut surtout une école qui partage et enseigne ce qui relève de la cité, c’est à dire ce qui relève de la sphère commune et non privée. Car, un citoyen, par définition, c’est celui dont la parole se porte dans la sphère politique (commune) de la cité. Le but de l’école, bien qu’elle y participe aussi, n’est pas de construire la personnalité d’un individu, et se serait très prétentieux de sa part de le faire. Le but de l’école est de proposer à tous une base commune. D’ailleurs, il me semble bien que la pédagogie Steiner intègre les directives de l’éducation nationale. Quant à la construction de la personnalité, je suis désolé mais une personne n’est pas un jeu de légo ni même une graine qu’il faudrait bien faire pousser.

      • Cyril.
        Cyril. répond à kirklazaruss
        Coopération et Agroécologie
        • Posté à 22h06 le 14/05/2012
        • Internaute 79073
          Coopération et Agroécologie

        Je suis d’accord avec vous pour dire qu’effectivement, le rôle de l’école, en particulier l’école républicaine, et en particulier depuis le XXème siècle, est d’endoctriner les enfants en leur apprenant leur « histoire commune », les valeurs de la France, etc... Tout cela pour consolider l’appartenance à une nation qui s’est construite sur un continuel génocide culturel (bretons, basques, etc.) qui est toujours d’actualité.

        Par contre, ce que je défends, c’est une conception de l’« éducation » (chose bien différente à l’« école ») qui cherche justement à être l’espace (geographique, temporel, social) où chacun peut trouver un soutien dans ce qui est la construction de sa propre personnalité, de la définition d’un projet de vie, et la recherche de l’armonie sociale...

        Jusqu’à présent, les pédagogies alternatives sont la meilleure alternative dans nos sociétés urbaines industrielles...

        Je vous invite à connaître l’école qui fonctionne dans le village où vit Pierre Rabhi : Lien Ca vous parlera peut-être plus...

         
        • Chérimimie
          Chérimimie répond à Cyril.
          bacchante
          • Posté à 23h13 le 14/05/2012
          • Internaute 148166
            bacchante

          Il me semble qu’il est préférable que l’enfant construise sa personnalité propre lors de ses loisirs.
          L’école, elle, doit établir un socle commun pour tous.

          • Cyril.
            Cyril. répond à Chérimimie
            Coopération et Agroécologie
            • Posté à 23h28 le 14/05/2012
            • Internaute 79073
              Coopération et Agroécologie

            Pourquoi ? Je pense au contraire qu’on se contruit aussi dans notre rapport avec les autres.

            Faut-il séparer les loisirs (ce qui nous plait) de ce qu’on apprend ? (qui ne nous plait pas ? ?)

            L’éducation n’est-elle donc qu’une obligation ? une imposition ?

            De quoi devrait être constitué ce socle commun, selon vous ?

            • Chérimimie
              Chérimimie répond à Cyril.
              bacchante
              • Posté à 00h32 le 15/05/2012
              • Internaute 148166
                bacchante

              Si vous considérez que ce qu’on est tenu d’apprendre est forcément quelque chose de rébarbatif... nous ne sommes pas sur la même planète.
              Chacun s’intéresse à des choses différentes, au judo, à la danse hip-hop, à la peinture, à la clarinette au patin à glace, ce sont des choix individuels, de loisirs.
              En revanche tout le monde est tenu de savoir lire, écrire, compter, pour le plus rudimentaire, et l’apprentissage des trois peut être un plaisir.

              • Cyril.
                Cyril. répond à Chérimimie
                Coopération et Agroécologie
                • Posté à 00h35 le 15/05/2012
                • Internaute 79073
                  Coopération et Agroécologie

                Toujours pas de réponse à ces multiples questions. Je n’oblige personne à penser comme moi, mais je pense qu’au moins 75% des personnes qu’on peut interroger ici ou ailleurs diront que leur éducation scolaire a été très peu enrichissante et leur a peu servi...

                Est-ce notre modèle, notre idéal ? Une scolarité obligatoire qui sert pas à grand chose, sinon à rentrer dans un moule (cursus d’université ou technique, peu importe) pour devenir un travailleur obéissant ?

              • Cyril.
                Cyril. répond à Chérimimie
                Coopération et Agroécologie
                • Posté à 01h11 le 15/05/2012
                • Internaute 79073
                  Coopération et Agroécologie

                S’il s’agissait seulement de lire, écrire et compter, on pourrait tous arrêter l’école à 10 ans, non ?

                Le « SOCLE COMMUN » va beaucoup plus loin que ca. Je crois qu’on peut le résumer aux points suivants :

                - apprendre à obéir à un supérieur hiérarchique pendant 8 ou 10 heures par jours (assimilation du contrôle et de la discipline comme valeurs fondamentales)

                - accepter de vivre enfermé pendant 8 à 10 heures par jour (négation de notre relation avec la nature)

                - apprentissage des connaissances qui valident le système en place, de la philo à l’histoire-géo (inhibition de l’esprit critique que développe chaque individu naturellement)

                - apprentissage des tecniques et métiers nécessaires au capitalisme pour se reproduire (esclavage moderne de la classe « employée » qui a remplacé la classe ouvrière)

                Quel est l’intérêt de cette éducation pour le futur de l’humanité ? Nous préparer pour des régimes encore plus autoritaires ?

        5 autres commentaires
    • Fleetwood75
      Fleetwood75 répond à Cyril.
      Spirit of Ecstasy
      • Posté à 09h57 le 15/05/2012
      • 180917
        Spirit of Ecstasy

      Waldorf-Steiner c’est loin très loin d’être un exemple...

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 19h38 le 14/05/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    une petite goutte de fraicheur ça fait du bien , surtout pour ces enfants

    • kodiak
      kodiak répond à jmc06-
      myope
      • Posté à 17h42 le 15/05/2012
      • Internaute 148655
        myope

      Achtung jmc ! Dire que faire du bien à des enfants est bien, surtout quand tu en désigne quelques-uns, c’est vachement Haram. La règle dit : « On veut voir qu’une seule méthode ». Ah ben zut - c’est pas un des trucs qui coincent là ?

  • argiope
    argiope
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 19h41 le 14/05/2012
    • Internaute 34103
      chatouille ou pique, c'est selon

    « Sortir Montessori des beaux quartiers »
    C’est juste le retour aux sources. Maria Montessori a créé sa première école à Rome pour des enfants déshérités.
    Cette pédagogie vise à développer harmonieusement la personne et à construire les connaissances par l’action de l’enfant, en respectant la personnalité de chacun ; on est aux antipodes de la pédagogie-entonnoir qui formate les élèves par bourrage de crâne.
    Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Mussolini a fermé toutes les écoles Montessori d’Italie en 1936...

  • KoaLaGrenouille
    KoaLaGrenouille
    New Mondiste
    • Posté à 19h41 le 14/05/2012
    • Internaute 158471
      New Mondiste

    Ah si, à l’école maternelle l’approche est très éloignée de ça. L’attention portée aux enfants, la pédagogie sensorielle (donc très concrète) le matériel construit avec une intelligence et une finesse incroyables, la possibilité pour chacun de choisir son travail selon ses centres d’intérêts du moment (les « périodes sensibles »), le fait que tout soit autocorrectif et qu’aucun jugement négatif ne soit porté sur l’enfant... Rien à voir avec ce qui se fait couramment à l’école publique.

    Et bien sûr que c’est une mission de service public, mais hélas, elle est très mal assurée.

    • Morse
      Morse répond à KoaLaGrenouille
      • Posté à 08h26 le 15/05/2012
      • Internaute 10946

      lisez le résumé des programmes :
      Lien
      et dire à un enfant qu’il est dans l’erreur (pas la faute) et qu’il peut la corriger d’une certaine manière n’est pas à mon avis une erreur. Cela permet aux enfants de progresser.
      Après, je ne vais pas dire que partout l’enseignement en maternelle se fait comme prescrit dans les programmes. D’autant que les parents sont vachement en attente d’activités dites scolaires.

      • KoaLaGrenouille
        KoaLaGrenouille répond à Morse
        New Mondiste
        • Posté à 11h05 le 16/05/2012
        • Internaute 158471
          New Mondiste

        C’est une distinction d’adulte, l’erreur vs. la faute. Ca n’a pas de sens pour un enfant. Quand on lui dit qu’il fait quelque chose qui ne convient pas, l’enfant entend qu’il EST mal, que sa personne ne va pas. D’où l’approche montessorienne qui consiste à être inconditionnellement accueillant et toujours positif. Ca donne de bien meilleurs résultats dans la construction de l’estime de soi et la progression, qui est freinée quand l’adulte pointe les erreurs.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
Verbes thématiques