DNA-Algérie 13/04/2012 à 09h41

Algérie : Bouteflika - Ben Bella, du coup d’Etat à l’hommage national

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Farid Alilat | DNA-Algérie


Bouteflika se reccueille devant la dépouille de Ben Bella

Drapeaux en berne, programmes des chaînes de radios et de télévisions modifiés, hommages et recueillement sur la dépouille d’Ahmed Ben Bella exposée au Palais du peuple, le deuil national de huit jours décrété par le président Bouteflika entré en vigueur, l’Algérie vit à l’heure de la disparition d’Ahmed Ben Bella, 95 ans, homme au passé et à la personnalité controversés.

Le deuil a donc commencé jeudi par l’exposition de la dépouille d’Ahmed Ben Bella durant 24 heures au Palais du Peuple d’Alger, cette demeure ottomane des gouverneurs construite au XVIIIe siècle, pour un hommage de la population.

La télévision nationale a retransmis en fin de matinée le transfert vers le Palais du Peuple du cercueil de M. Ben Bella mort mercredi 11 avril à son domicile, à l’âge de 95 ans.

L’affliction de Bouteflika

Le cercueil, recouvert d’un drapeau vert, a été porté par six officiers supérieurs de l’armée algérienne, et accompagné par les deux filles adoptives du défunt, Mehdia et Noria, avant d’être chargé sur un véhicule.

Peu après le départ du corps, le président Bouteflika a quitté le domicile de Ben Bella, pour suivre le cortège. Au Palais du Peuple, il été le premier d’une série de personnalités et de militaires à se recueillir devant le cercueil, selon les images de la télévision.

Le président a même signé un registre de condoléances dans lequel il exprime son affliction. « Immense est ma douleur, indicible est ma peine et Dieu est témoin que je compatis au sombre chagrin de tous ceux qui lui sont chers en Algérie et de par le monde en cette pénible épreuve », écrit-il.

L’ennemi devenu intime

Depuis son arrivée au pouvoir en 1999, Abdelaziz Bouteflika s’est considérablement rapproché de celui contre lequel il avait comploté avant de participer activement au coup d’Etat qui a renversé Ahmed Ben Bella le 19 juin 1965.

Aussitôt déchu, celui-ci a été emprisonné dans le plus grand secret par le colonel Boumediene jusqu’en octobre 1980 date à laquelle il a été libéré par son successeur, Chadli Bendjedid.

Son régime carcéral, Ben Bella le qualifiait devant le journaliste Charles-Henri Fabrod de « tombeau » qui aurait pu l’amener à la démence. Ce régime qui obligeait ses geôliers à fouiller sa mère qui lui rendait visite dans cette prison de la Mitidja, une fouille qui allait jusqu’à défaire les nattes de la vieille dame.

Comme s’il devait expier un péché ou réparer un tort irréparable, Bouteflika aura multiplié les égards à Ahmed Ben Bella au cours de ces 10 dernières années allant même jusqu’à prendre en charge ses soins à l’étranger, à financer l’hébergement du couple Ben Bella à l’hôtel Crillon à Paris, à lui accorder une villa à Alger, et à assister aux obsèques de la femme de Ben Bella, décédée en mars 2010.

Remords

Ce serait donc ces remords qui expliqueraient en partie ce deuil imposé par Bouteflika et ces funérailles nationales organisées vendredi avant l’enterrement au carré des Martyrs du cimetière d’El Alia.

Les médias publics ne seront pas en reste dans ces hommages quelque peu surfaits. Tous les programmes télévisés et radiophoniques sont consacrés à Ben Bella.

Des émissions spéciales et des plateaux sont organisés par la télévision et la radio, qui diffusent notamment des documents d’archives en relation avec la vie du défunt Ben Bella, alors que des témoignages de personnalités nationales, de moudjahidine et de citoyens seront recueillis pour lui rendre hommage, a précisé l’agence officielle.

« Nos équipes sont mobilisées à travers tout le territoire national pour marquer la circonstance du décès de Ben Bella, et ce, durant les jours de deuil national », a indiqué à l’APS, le directeur de l’information à la télévision nationale, Lotfi Chriet.

Les médias mettent le paquet

Ce dernier ajoutait que les obsèques seront retransmises en direct à destination de vingt villes françaises, captant les programmes de radios communautaires.

Ces effusions d’hommages contrastent autant avec la personnalité controversée d’Ahmed Ben Bella qu’avec la place qu’il aura occupée dans l’Algérie officielle depuis sa destitution en juin 1965.

C’est qu’en 1965 et 1980, le nom d’Ahmed Ben Bella a été tout simplement rayé de l’existence. Détenu dans le secret, il n’a jamais été jugé par la justice de ceux qui l’avaient renversé, en particulier le colonel Boumediene et son ministre des Affaires étrangères Abdelaziz Bouteflika.

Durant cette période de détention aussi secrète qu’arbitraire, le nom de Ben Bella ne pouvait être prononcé par ses compatriotes et certains ignoraient jusqu’à son existence.

Son rôle dans le mouvement national et durant la guerre d’indépendance ? Passé sous silence dans les manuels scolaires et dans la littérature officielle.

Un homme, une vie entre parenthèses

Le régime de Boumediene a mis entre parenthèses autant l’existence officielle d’Ahmed Ben Bella que la vie même de son célèbre prisonnier.

Libéré par Chadli en octobre 1980, Ben Bella ne sera pas pour autant réhabilité par l’Algérie officielle.

Exilé en Suisse, il deviendra opposant notamment en se rapprochant en 1985 de son ex-ennemi juré Hocine Ait Ahmed avec lequel il appellera à l’instauration d’un régime démocratique en Algérie. Ce qui provoquera la colère du pouvoir algérien.

Après dix ans d’exil plutôt doré, Ahmed Ben Bella tentera un retour au pays en 1990, mais lui qui croyait être reçu comme le Messie, finit par se fondre dans un paysage politique occupé par une soixantaine de partis.

Trop peu pour cet homme qui se croyait voué à un destin exceptionnel.

Trop peu pour Ben Bella

Revenu de ses ambitions politiques en Algérie, il se consacre aux questions internationales. Entre temps, il parle. Ou plutôt il flingue tout feu tout flamme.

Régulièrement sollicité par les médias nationaux et étrangers –notamment Al Jazeera-, pour témoigner sur le mouvement national algérien, Ahmed Ben Bella se donnera toujours le beau rôle, dézinguera à tout va ses ex-compagnons de lutte et irritera les Algériens en insistant souvent sur ses origines et sa nationalité marocaines.

Dans un ouvrage publié récemment par le fils de Abane Ramdane, Ben Bella fera montre tant d’une grande franchise que de ses étendus talents de persifleur.

Ali Kafi ? Un flambeur qui ne dessaoule jamais. Mohamed Boussouf ? Le Beria de la révolution, un criminel assoiffé de sang. Et Lakhdar Bentobal ? Un « rien » qui s’est fabriqué une légende sur le dos de cette révolution.

Sandouq Attadamoun

Contrairement à Mohamed Boudiaf qu’il fera emprisonner dans le sud avant de le condamner à mort en 1964, la personnalité d’Ahmed Ben Bella n’a jamais fait l’unanimité chez les Algériens.

Il aura été ce dirigeant qui a d’abord tué la démocratie et le multipartisme en décrétant le régime du parti unique du FLN. Il aura été celui qui a mis l’Algérie sous la botte de Nasser l’Egyptien et de ses services secrets.

Les Algériens lui rappellent aussi son rôle dans l’exécution du colonel Chabani en septembre 1964 ou encore ces fameux Sandouq Ettadamoun, le fond de solidarité constitué d’or, d’argent, de bijoux et de l’épargne des Algériens dont on ignore encore aujourd’hui la destination finale.

C’est donc pour honorer ce chef d’Etat au parcours postindépendance controversé, cet homme emmuré vivant par Boumediene pendant 15 ans, cet ex-président devenu opposant, cet opposant devenu ami de son vieil ennemi Bouteflika, ce révolutionnaire oublié des manuels scolaires, que Bouteflika impose un deuil national de 8 jours et des funérailles nationales.

Publié initialement sur
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  • nidieunisarkozy
    nidieunisarkozy
    entrepreneur
    • Posté à 12h41 le 13/04/2012
    • Internaute 89893
      entrepreneur

    Triste nouvelle , il nous a fallu 50 ans , pour nous debarasser de premier dictateur.
    et sans aucun merite, il est mort de vieillesse . Je me rappelle d une blague qui circulait en Algerie . Pourquoi la cote algerienne pillule de poissons ?
    Parce que le poisson en algerie meurt de vieillesse.
    2012 , Nous nous debarasserons de nos dictateurs actuels en 2062.
    Et la faune mediterraneenne fera chaque jour un grand festin dont le menu
    sont des jeunes algeriens.

    • 101.7
      101.7 répond à nidieunisarkozy
      Promeneur
      • Posté à 14h45 le 13/04/2012
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « il nous a fallu 50 ans , pour nous debarasser de premier dictateur. »

      Ah bon ?
      Quels sont ses actes en tant que dictateur ?

      Merci.

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à nidieunisarkozy
      Working class bléro
      • Posté à 16h17 le 13/04/2012
      • Internaute 164574
        Working class bléro

      Un peu de nuance serait bienvenu, le coup d’Etat de Boumediene n’a qu’une cause, la volonté de Ben Bella de négocier avec le FFS d’Hocine ait Ahmed et qui était parvenu à un accord quelques jours avant de se faire renverser pour mettre fin à la résistance Kabyle, embryon d’un pluralisme vite tué dans l’œuf par Boumediene -qui était alors Chef d’Etat major et contre cet accord-.
      Ben Bella a certes exercé un pouvoir autoritaire et violent,comme beaucoup de premiers gouvernements issus des luttes d’indépendance, mais Boumediene a achevé de verrouiller le FLN. Ces deux personnes se revendiquaient du panarabisme de Nasser et du socialisme.
      Il convient de noter que la France a mis a profit ce coup d’Etat pour via la DST, refiler tous les fichiers de Français restés en Algérie -dont nombre de communistes- à Boumediene, qui s’est empressé de les expulser.
      Boumediene a ensuite nationalisé son pétrole, et envoyer la France définitivement aller se faire voir pour solde de tout compte.
      L’algérie aurait finalement peut être du garder Ben bella, nul ne saura jamais ce qu’il aurait fait après, mais surement mieux que la junte actuelle. Ce qui expliquerait cette curieuse volte face d’outre tombe de l’Etat algérien

      • 101.7
        101.7 répond à Joseph Gratteur
        Promeneur
        • Posté à 17h22 le 13/04/2012
        • Internaute 59121
          Promeneur

        « refiler tous les fichiers de Français restés en Algérie -dont nombre de communistes- à Boumediene, qui s’est empressé de les expulser. »

        Il n’y a eu de très peu d’expulsions à ce moment.
        Quelques communistes expulsés oui, d’autres (des dirigeants du PCA) arrêtés et gardés en résidence surveillée.
        Mais des expulsions massives je n’en ai pas vues.
        D’autre part, pour ce qui était de la vie courante, je n’ai pas souvenir d’un pouvoir autoritaire avant l’année 67/68.
        Il est vrai par contre que l’ambiance assez « libre » des années Ben Bella est devenue beaucoup plus pesante après le coup d’état du 19 juin 1965.

         
        • Joseph Gratteur
          Joseph Gratteur répond à 101.7
          Working class bléro
          • Posté à 21h35 le 13/04/2012
          • Internaute 164574
            Working class bléro

          Je crois que la repression en kabylie a fait plusieurs centaines de morts, et que cela été assez chaud entre les chefs des régions militaires FLN pour poser les bases de l’Etat algérien. On était efficace et pas forcément entre gentilhommes.
          Les militants francais et PC et anciens porteurs de valises du FLN que je connais se sont tous faits virer en même temps, car ils travaillaient pour l’Etat algérien, donc pour ben bella, d’où l’ejection.
          La dolce vita d’Alger n’était pas étendue à tout le pays.

          • 101.7
            101.7 répond à Joseph Gratteur
            Promeneur
            • Posté à 11h20 le 14/04/2012
            • Internaute 59121
              Promeneur

            « car ils travaillaient pour l’Etat algérien, donc pour ben bella, d’où l’ejection. »

            Mes parents, militants communistes, sont restés fonctionnaires jusqu’en 1969 sans aucun problème, jusqu’au jour de notre départ volontaire d’Oran.

            Pour la Kabylie c’est un problème un peu différent, il y a une profonde faille culturelle du fait de l’antériorité de la culture Kabyle sur la culture arabe et de l’attachement des kabyles à leur identité malmenée depuis des siècles.

            • Joseph Gratteur
              Joseph Gratteur répond à 101.7
              Working class bléro
              • Posté à 13h50 le 14/04/2012
              • Internaute 164574
                Working class bléro

              Les miens de parents idem, peut être ont ils été moins sages que les tiens, où l’inverse, -))). Comme quoi la petite histoire est quelques fois sans rapport avec la grande.
              Je ne vais pas convoquer un grand jury d’historiens pour autant. Mektoub !

              • 101.7
                101.7 répond à Joseph Gratteur
                Promeneur
                • Posté à 14h05 le 14/04/2012
                • Internaute 59121
                  Promeneur

                « Comme quoi la petite histoire est quelques fois sans rapport avec la grande. »

                La grande est faite des petites.

                Mektoub, oui j’aime bien ce mot et pourtant je le trouve trop fataliste parfois. :)

        • Sinus
          Sinus répond à 101.7
          Chercheure
          • Posté à 21h08 le 14/04/2012
          • Expert 80207
            Chercheure

          Puisqu’on en est à sortir les albums de famille, mon père a fait partie de ces « quelques » expulsés à la suite du coup d’état de 1965. Militant communiste et journaliste à Alger républicain, il a été arrêté et maintenu au secret pendant quelques semaines avant d’être expulsé vers la France. Durant la guerre d’Algérie, il avait été interné au camp de Lodi pendant un peu plus de 3 ans. Il parle assez facilement de cet internement. En revanche, jamais il n’a évoqué devant moi son « séjour » à la sécurité militaire d’Alger en 1965. J’ignore s’il a ou non été torturé, comme l’a été par exemple Bachir Hadj Ali, arrêté à la même époque, tortures qu’il relate dans L’arbitraire (1966).

          • Joseph Gratteur
            Joseph Gratteur répond à Sinus
            Working class bléro
            • Posté à 09h26 le 15/04/2012
            • Internaute 164574
              Working class bléro

            Les militants dont mon père dont je parle plus haut ont fait un petit peu plus de 40 jours de prison avant de se faire poster par bateau, mais pas de tortures ni de matlraitance. Juste des interrogatoires de pure forme. Un de ces militants a aussi été interné dans un camp dont j’ai oublié le nom durant la guerre, conditions proches de celles de lodi.

            • Sinus
              Sinus répond à Joseph Gratteur
              Chercheure
              • Posté à 13h40 le 15/04/2012
              • Expert 80207
                Chercheure

              « un peu plus de 40 jours » : c’est le souvenir que j’en ai, ma mère parlait d’un mois et demie. Elle m’a seulement dit qu’en sortant, mon père « n’était pas beau à voir ». Cela dit, comme le souligne 101.7 ci-dessous, le mutisme de mon père sur cette période s’explique sans doute beaucoup par la déception (le mot est faible) qui a suivi l’indépendance, avant même le coup d’état de 65.

              • Joseph Gratteur
                Joseph Gratteur répond à Sinus
                Working class bléro
                • Posté à 16h52 le 15/04/2012
                • Internaute 164574
                  Working class bléro

                Mon père a surtout maigri...et certainement eu très peur mais les prisonniers politiques se sont tenus entre eux, il m’a juste parlé de quelques brulures de cigarette, mais ne s’est jamais trop épanché sur ses activités clandestines.
                Mes parents et ceux de la famille qui avait choisi ce coté là avaient une grande nostalgie de Ben bella. Symbole d’un combat gagné, la suite fut beaucoup plus amère. ..

          • 101.7
            101.7 répond à Sinus
            Promeneur
            • Posté à 12h42 le 15/04/2012
            • Internaute 59121
              Promeneur

            « Militant communiste et journaliste à Alger républicain, il a été arrêté et maintenu au secret pendant quelques semaines avant d’être expulsé vers la France »

            Il y en a eu en effet, j’en ai connu, dont Bachir Hadj Ali, ami de mes parents, dont le beau-père m’a mis au monde :), ami aussi d’Henry Alleg, deux compagnons de combat, de torture et d’internement de mon père, qui a lui même été interrogé à la maison en juin 65, menacé de représailles s’il militait contre le régime, en fait menacé s’il participait à maintenir le PCA vivant alors que celui-ci était interdit.

            Mon père parlait aussi volontiers de son engagement, internement pendant six ans de 56 à 62, mais était très gêné par l’après 65, les communistes malgré leur fougue révolutionnaire se sont certainement sentis cocus.
            Bon j’étais trop jeune à l’époque pour bien avoir senti les subtilités de la lutte.

            • Sinus
              Sinus répond à 101.7
              Chercheure
              • Posté à 13h33 le 15/04/2012
              • Expert 80207
                Chercheure

              Pour être cocus, ils l’ont été et pas qu’un peu. D’abord par l’interdiction du PCA dès 62. En plus, de nombreux militants du PCA étaient « Français » (au sens de la législation d’avant l’indépendance) et n’avaient pas imaginé un seul instant de quitter l’Algérie. Ma grand-mère y est revenue en 62, elle avait été expulsée durant la guerre : c’est elle qui m’a mis au monde :). Le code de la nationalité de 63 a été dur à avaler pour beaucoup d’entre eux. Des non-musulmans pouvaient certes accéder à la nationalité algérienne, mais eux devaient prouver qu’ils avaient « participé à la lutte de libération nationale ».

              • 101.7
                101.7 répond à Sinus
                Promeneur
                • Posté à 14h01 le 15/04/2012
                • Internaute 59121
                  Promeneur

                « Des non-musulmans pouvaient certes accéder à la nationalité algérienne, mais eux devaient prouver qu’ils avaient “ participé à la lutte de libération nationale ”. »

                J’ai encore ma carte d’identité algérienne, datant de septembre 1965, j’étais mineur. Mes parents l’avaient, étaient fonctionnaires à l’EGA et aux Impôts. Ils n’ont rien eu à prouver vu que pour avoir la nationalité il suffisait de demander à « quelqu’un ». :)

                Le fait d’être aussi français n’a gêné personne.

                P.S. J’ai eu plus de difficultés à avoir ma carte d’identité et mon passeport français auprès du consulat d’Oran car j’étais mineur, il me fallait un certificat d’émancipation et tout un tas de formalités incompréhensibles.

                • Sinus
                  Sinus répond à 101.7
                  Chercheure
                  • Posté à 15h45 le 15/04/2012
                  • Expert 80207
                    Chercheure

                  « Le fait d’être aussi français n’a gêné personne »

                  Mon père a également eu un passeport algérien (quand exactement, je l’ignore), passeport qui lui a été confisqué par la police lors de son arrestation en 65 et qu’il a finalement récupéré il y a quelques années. Pas très bavard, mon père, mais têtu !

                  Il y a relativement peu d’études sur les Européens restés en Algérie après l’indépendance et après 65. D’après ce que j’ai pu lire, l’adoption du code de la nationalité a parfois posé de réels problèmes mais a surtout heurté sur le principe. Certains y ont vu une reproduction à l’envers de l’époque coloniale puisque des distinctions étaient faites selon l’origine. Je ne sais pas comment mon père a vécu ce dilemme mais en bon communiste internationaliste qu’il était (et qu’il est encore), j’imagine qu’il a pu en être meurtri.

                  En complément :
                  • un article paru dans le Monde diplomatique intitulé « Sans valise ni cercueil, les pieds-noirs restés en Algérie » de Aurel et Pierre Daum ;
                  • un article intitulé « Algériens non-musulmans à l’épreuve de l’indépendance - Les anticolonialistes européens et juifs d’Algérie face à la construction de l’État indépendant (1962-1965) » de Pierre-Jean Le Foll-Luciani, doctorant à l’université de Rennes.

                  • Joseph Gratteur
                    Joseph Gratteur répond à Sinus
                    Working class bléro
                    • Posté à 16h51 le 15/04/2012
                    • Internaute 164574
                      Working class bléro

                    Après 65, mes parentsont été accueillis par le parti ou presque, logement, aide, et travail pour mon père, se sont complètement investis dans leurs vies françaises (et dans de nouvelles luttes, et de nouveaux idéaux, la banlieue rouge offrait tout ce qu’il fallait...). Ils ont gardé leur conviction, moi j’ai dévié, donc difficile de discuter politique après 80, et l’algérie s’est effacée de ma génération.
                    Mais cet investissement et ces années de guerre ont gravé dans le marbre leurs idéaux, même avec les pillules difficiles à avaler de la fin de l’urss et de tant de lutte pour l’autodétermination des peuples africains ou asiates qui se sont terminées en queue de poisson. Merci de votre témoignage et à 101.7 aussi.

                    • 101.7
                      101.7 répond à Joseph Gratteur
                      Promeneur
                      • Posté à 17h53 le 15/04/2012
                      • Internaute 59121
                        Promeneur

                      « Après 65, mes parentsont été accueillis par le parti ou presque, logement, aide, et travail pour mon père, se sont complètement investis dans leurs vies françaises »

                      Pareil chez moi mais à la fin de 1969.
                      Mon père a été embauché au journal La Marseillaise où il a terminé sa vie professionnelle.

                      Jusqu’à sa mort il a toujours été fidèle à ses idéaux de communiste internationaliste, il a même été dans la rue dire à Bruno Mégret qu’il ne devrait pas être aussi raciste vu qu’il avait plus une tête d’arabe que de suédois.
                      Il a réussi à filer grâce aux gens qui étaient là, les gardes du corps du noiraud voulaient en découdre. :)

                      Bref mon père a eu du mal à avaler les désillusions de l’URSS, je me souviens de beaucoup d’accrochages que j’ai eus avec lui à cause de ça, quand je critiquait l’URSS ou G. Marchais il me traitait presque de social-traitre. :)
                      Je garde quand même beaucoup de respect envers ces militants qui se sont toujours engagés, dévoués pour les autres, pour la paix, qui sont beaucoup subi, enduré.

                      Merci à vous deux, Gratteur et Sinus, pour ces échanges, trop rares.
                      Sûrement qu’en était mêmes on a du se rencontrer sous d’autres cieux.

                      • Sinus
                        Sinus répond à 101.7
                        Chercheure
                        • Posté à 19h02 le 15/04/2012
                        • Expert 80207
                          Chercheure

                        Mon père comme beaucoup d’autres a été aidé par le PCF mais n’a jamais adhéré à ce parti (il a la dent dure). Mes parents venaient tout juste de se marier quand mon père a été arrêté puis expulsé. Ma mère, alors enceinte (oui, je sais, ils ont fait la chose avant le mariage, mais bon, c’était ça aussi la révolution) est restée à Alger jusqu’à la naissance de mon frère puis a rejoint mon père.

                        101.7, je me rappelle que mon père avait un vieux copain, journaliste à Alger républicain puis à La Marseillaise, avec un caractère de cochon et que j’imagine très bien parler à Mégret de sa tête d’arabe ! Ce que vous écrivez de votre père m’a fait penser à lui (comme l’histoire du social-traire, d’ailleurs).

                        Merci à vous deux. Pour les échanges et aussi pour un autre truc que souligne Gratteur plus haut, cette idée des idéaux gravés dans le marbre. Bien sûr le monde a changé, bien sûr la décolonisation c’est loin (quoique), bien sûr nos parents ont souffert de nombreuses désillusions, bien sûr nous n’avons pas les mêmes idées que nos parents. Mais ils nous ont visiblement légué quelque chose de précieux.

                        Avant de tomber dans la nostalgie (ou pour y tomber définitivement, c’est selon), je vais me servir une anisette. À la nôtre !

                        • 101.7
                          101.7 répond à Sinus
                          Promeneur
                          • Posté à 19h17 le 15/04/2012
                          • Internaute 59121
                            Promeneur

                          « Avant de tomber dans la nostalgie (ou pour y tomber définitivement, c’est selon), je vais me servir une anisette. À la nôtre ! “

                          Tiens c’est marrant, j’en bois une en vous lisant tous les deux... Cristal bien sûr. :)

                • Joseph Gratteur
                  Joseph Gratteur répond à 101.7
                  Working class bléro
                  • Posté à 16h41 le 15/04/2012
                  • Internaute 164574
                    Working class bléro

                  Nos aieux ont du se connaitre ou pas loin , mon cher 101.7,c’est trop fort internet !

        17 autres commentaires
    • papa_deddine
      papa_deddine répond à nidieunisarkozy
      retired
      • Posté à 18h59 le 15/04/2012
      • Internaute 109154
        retired

      Ta philosophie est mal à propos et tu es comparable à celui qui regarde le doigt pointé vers la lune.
      Te débarrasser ? c’est ce qu’on appelle du culot. Qui es-tu d’abord pour parler au nom du peuple de 36 millions d’âmes qui pleurent le Zaim qui a su faire de toi de que tu es , toi face à un PC et non pas entrain de garder le troupeau de Gaston de terrien de la ville et ta mère faire le ménage de Georgette la voisine.
      On m’a toujours dit qu’un traître est toujours traître même en caleçon !

  • AutistReading
    AutistReading
    Au snack elle prend pas de kebab
    • Posté à 12h51 le 13/04/2012
    • 184876
      Au snack elle prend pas de kebab

    Tiens, un truc qui m’a fait marrer hier.

    Dans le tour du monde en 80 seconde du JT de canal+, ils nous montre la télé algérienne en finissant par la traduction des propos « d’une femme » sans autre précision, comme si c’est une algéroise parmi d’autres.

    Il s’agissait de Louisa Hannoune, dirigeante du Parti des Travailleurs d’Algérie...

    • donaldo
      donaldo répond à AutistReading
      indignado
      • Posté à 15h26 le 14/04/2012
      • Internaute 159867
        indignado

      Comment a-t-on pu passer sous silence le nom d’une personnalité si connue et unanimement vénérée ? C’est vraiment scandaleux !

      • AutistReading
        AutistReading répond à donaldo
        Au snack elle prend pas de kebab
        • Posté à 19h22 le 14/04/2012
        • 184876
          Au snack elle prend pas de kebab

        Ben oui elle légèrement connue en algérie.

        Suffisamment opposante au monopartisme pour faire de la tôle et première femme d’algérie à briguer la présidence.

        Les journalistes français ne comprennent même pas ce qu’ils retransmettent de la télé algérienne.

  • Moorice
    Moorice
    assis
    • Posté à 13h36 le 13/04/2012
    • Internaute 112628
      assis

    à peine l’indépendance signée, tous les acteurs majeurs ont été écartés du pouvoir

  • brams49
    brams49
    retraité
    • Posté à 18h21 le 13/04/2012
    • Internaute 144906
      retraité

    Personnellement j’associerais la période Ben Bella à la mise au pas par les services de sécurité des marsiens armés qui se comportaient comme de caïds à l’image de ce que l’on voit en Libye. Puis vient la caisse de solidarité nationale (sendouk tadamoun ) qui verra les algériens y déposer leur argent et leurs bijoux avec l’enthousiasme accompagnant les premiers moments de l’indépendance ; son appel émouvant à la mobilisation générale pour buter les troupes marocaines qui essayaient d’occuper les parties frontalières du sud ouest algérien profitant de l’instabilité générée par les luttes pour le pouvoir à Alger ; La nationalisation de salles de cinéma ; La disparition des cireurs ; les MPS (magasins pilotes socialiste), les mouvement de libération et la montée en puissance du parti FLN auquel mettra fin Boumediene. Par contre, ce qui ne pouvait marcher et ne dura que le temps d’un été est sans conteste l’interdiction des boissons alcoolisées et la séparation de la plage entre familles et célibataires. Je me souviens des amis à mon oncle picolant du rouge dans des tasses de café dans son atelier de couture. La prohibition était impossible à réaliser avec les caves qui regorgeaient de vin invendu concurrençant le vin français. Les voyageurs qui traversaient, l’été venu les régions viticoles étaient pris dans les effluves que dégageaient les caves des villages un petit peu partout en Algérie. Comme dernier souvenir de Ben Bella président, c’est son apparition sous les vivats au stade municipal d’Oran pour le match Algérie Brésil la veille du coup d’état accueilli dans l’indifférence générale.
    Pour parler de « dictature », si au niveau élevé il y avait une lutte sans merci pour le pouvoir il serait malhonnête de dire que le peuple était persécuté par les services de sécurité.

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 09h14 le 14/04/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    tins une question au flik , tu branle quoi de tes journées ?

  • Mesmar Djeha
    Mesmar Djeha
    Mesmar Djeha
    • Posté à 09h55 le 14/04/2012
    • Internaute 122146
      Mesmar Djeha

    BEN BELLA = Un pan de l’histoire récente de L’Algérie.
    Ben Bella s’en allé. Paix à son âme. Au delà de la controverse faite autour du personnage qu’il a été, des faits indéniables ont caractérisé l’homme. Il s’est engagé très jeune dans l’activité militante pour la cause nationale. Il a été parmi les premiers noyaux de patriotes qui ont décidé d’opter pour la guerre de libération nationale. Il a fait partie de la première O.S. (organisation secrète) dirigée par Hocine Aït Ahmed avant d’en prendre la tête. Il a été emprisonné par les autorités coloniales françaises pour ses activités révolutionnaires. Il s’est échappé de prison pour rejoindre l’Egypte. Il a fait partie de la délégation extérieure du FLN au Caire après le déclenchement de la guerre de libération nationale. Il a été arrêté et emprisonné par les autorités coloniales françaises en 1956 avec ses quatre compagnons après l’arraisonnement de l’avion qui les transportait de Rabat à Tunis dans ce qui a été qualifiée de premier acte de piraterie aérienne commis par les autorités coloniales françaises en Afrique du Nord. Il a été libéré en 1962 après les accords d’Evian. Il a été le premier Président de la République Algérienne Démocratique et Populaire jusqu’en 1965 date de sa destitution par le Conseil National de la Révolution dont faisait partie le Président Bouteflika. Il a été injustement emprisonné par les siens pendant 15 ans soit plus qu’il ne l’a été par ceux qu’il a combattu. Pendant plus de 30 ans, s’il ne s’est pas parfois montré tendre avec ses adversaires politiques, il a vécu avec l’Algérie au coeur jusqu’à son dernier souffle. Il a fait partie de la lignée des révolutionnaires du tiers monde qui ont révolutionné celui-ci et le monde. Voilà pourquoi il avait droit à cet hommage national bien mérité. Il fait partie des icônes de l’histoire au même titre que Abdennacer, De Gaulle, Churchill, Mao, Gandi, Guevarra, et de tous ceux qui ont marqué l’histoire de leur temps. Pour le reste, l’histoire, ce juge implacable tranchera.

  • nidieunisarkozy
    nidieunisarkozy
    entrepreneur
    • Posté à 13h07 le 14/04/2012
    • Internaute 89893
      entrepreneur

    Ben Bella et moi : il y a eu tout ou rien du tout

    par Kamel Daoud

    « ... dans ma tête, c’est clair : soit vous me racontez l’histoire de ce pays en entier, sans mensonges ni censures, sans détournements ni insultes ; soit vous la gardez car je n’en veux pas. Ni d’elle, ni des martyrs, ni des héros, ni des dates. Je referais le tout, moi-même, avec ceux de ma génération. Gardez tout ou donnez tout. Pas de livres aux premières pages déchirées et jetées dans les toilettes. Je veux toute la version, sinon je vais me choisir l’histoire d’un autre pays, ou celle d’un film ou même celle d’un dessin animé. Ben Bella est mort et je suis en colère. Je me sens honteux et humilié. D’abord à cause de l’ENTV que j’ai regardé pendant la demi-journée. Honteux à l’image de ces deux présentateurs affreux et des caméras qui voulaient me fourguer le deuil avec l’obligation de voter le 10 mai. Je trouve, Monsieur, que cet usage de charognards est indécent. Ben Bella, qu’on l’aime ou pas, méritait mieux que de servir d’épices. J’ai trouvé indécent cet usage de la paranoïa (Le monde nous jalouse), de l’hagiographie (c’était le plus grand président du monde), de l’exagération (Il a tout fait). J’aime les hommes à mesure d’hommes et c’est le meilleur honneur qu’on puisse leur rendre.

    Ensuite je me suis sentis trahi par l’histoire racontée sur cet homme : elle va de sa naissance en 1916, à l’indépendance et à sa présidence jusqu’en 65. Puis, là, comme si j’étais un imbécile, on me reprend le récit à partir des années 80. Entre 65 et 80, Ben Bella n’a pas pris le plus long thé au monde. Ce n’était pas une sieste, ni une séance de massage. C’était un coup d’Etat, de la prison et de l’exil. C’est avoir peu de respect pour ma personne que de me servir l’histoire de Ben Bella avec des épisodes qui manquent : si vous voulez que je respecte votre histoire, assumez là, ne mentez pas, dites là en entier, du cri au crime. Ne venez pas me dire, après, que je ne respecte pas les martyrs alors que vous ne respectez même pas la vérité. Dites moi et assumez ce qui s’est passé entre 65 et 80. Assumez ce qui est arrivé à Krim Belkacem, Abbane Ramdane et les autres, puis venez me demander de “reprendre le flambeau”, de “continuez la mission”, de “voter comme pour le 1er novembre” selon votre plate poésie. Et tant que vous confondez les historiques de ce pays avec Tintin, vous n’avez pas le droit de me demander, vous et les vôtres, de vous respectez et de porter l’histoire de ce pays comme une maternité.

    Ne me demandez pas la réconciliation, alors que vous, vous n’êtes même pas réconcilié avec vos actes et vos mémoires.

    Ne me parlez pas d’histoire glorieuse, alors que vous la traitez comme une poubelle.

    Ahmed Ben Bella ? Oui c’est l’un des pères de la nation. Bon et mauvais. Il m’a légué dans ce pays ce que je n’aime pas de ce pays : le fameux déni de soi du “nous sommes arabes” alors que moi je suis algérien et j’ai mis trente ans à me débarrasser de la honte d’être soi. Il m’a légué le “nous sommes tous égaux” qui a transformé les échelles ascendantes de la vie en bancs horizontaux. Il m’a légué cette culture de présidents faiblards avec un rideau derrière le dos. Il m’a légué ce socialisme que je déteste et qui m’a appris, laborieusement, à ne rien faire.

    Il m’a légué la vanité d’être le centre du monde alors que je n’en suis que la marge oubliée et l’ancienne gloire sénile.

    Il m’a légué, comme ceux de sa génération, des mensonges sur soi et sur les autres, le panarabisme qui me colonise encore, la perte de foi dans l’enthousiasme collectif, le soupçon dans la cotisation, le doute avant tout acte, le populisme qui regarde avec envie et méchanceté, la réussite.

    Je lui en veux, à lui et aux siens qui m’ont interdit l’histoire de ce pays sous prétexte qu’il s’agit de leurs affaires, de leurs autobiographies.

    Savez-vous pourquoi Monsieur, hier sur votre ENTV il n’y avait que des vieux à lui rendre hommage et quelques jeunes lobotomisés par la propagande ? Parce que personne ne se souvient clairement de votre génération, tant que votre génération ment sur l’histoire.

    Donc tant que vous n’assumez pas ce qui s’est passé entre 65 et 80 pour cet homme et entre 54 et aujourd’hui pour les autres, gardez votre histoire, vos morts, vos martyrs et vos souvenirs. Dites moi ce qui s’est passé entre vous, parce qu’il ne s’agit pas de vous, mais de nous tous. Sans cela, enterrez-vous les uns, les autres. Pour moi, cela ne change rien. »

    • papa_deddine
      papa_deddine répond à nidieunisarkozy
      retired
      • Posté à 18h53 le 15/04/2012
      • Internaute 109154
        retired

      Des ratés de la part de certains lecteurs qui n’ont rien connu de la période REVOLUTIONNAIRE et encore moins des ténors de la guerrilla.
      Ceux qui parlent de dictature où étaient-ils quand , les armes à la mains, le peuple combattait les forces étrangères ?
      A ceux là , il faudrait leur dire que sans le sacrifice du peuple , ils ne seraient pas ce jour face à leur PC mais , ils seraient entrain de garder le troupeau de Gaston le colon et leur mère faire la boniche chez georgette la voisine.
      Un peu de dignité ne vous ferait pas de mal à moins que vous soyez la progéniture de ceux qui ont vendu leur âme et leur dignité à l’occupant étranger.

  • raoult41
    raoult41
    retraité
    • Posté à 14h12 le 15/04/2012
    • Internaute 171102
      retraité

    Comploteur né et magouilleur né le Président actuel veut se racheter et se faire pardonner à la fin de sa vie,c’est très bien mais qu’il le fasse à titre personnel et avec ses propres prébendes,le peuple algérien lui sait reconnaitre la véritable valeur de ses leaders sans tomber dans l’excès.

  • scripta manent
    scripta manent
    anarchogaulliste social
    • Posté à 19h13 le 14/04/2012
    • 175612
      anarchogaulliste social

    bouteflika va encore faire soigner sa tourista en france tout en conchiant le beau pays qui prend soin de lui.

  • papa_deddine
    papa_deddine
    retired
    • Posté à 18h43 le 15/04/2012
    • Internaute 109154
      retired

    Il est écoeurant de donner aux lecteurs des images absolument fausses de ce que fut Ben Bella ,Bouteflika et Boumédiene.

    Je suis navré de lire une série de ratés .
    Des ratés également de la part de certains lecteurs qui n’ont rien connu de la période REVOLUTIONNAIRE et encore moins des ténors de la guerrilla.
    Ceux qui parlent de dictature où étaient-ils quand , les armes à la mains, le peuple combattait les forces étrangères ?
    A ceux là , il faudrait leur dire que sans le sacrifice du peuple , ils ne seraient pas ce jour face à leur PC mais , ils seraient entrain de garder le troupeau de Gaston le colon et leur mère faire la boniche chez georgette la voisine.
    Un peu de dignité ne vous ferait pas de mal à moins que vous soyez la progéniture de ceux qui ont vendu leur âme et leur dignité à l’occupant étranger.

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