« Jack ! » 06/04/2012 à 15h12

Depuis le Titanic, c’est plutôt « les femmes et les enfants après »

Jean Benne | Journaliste

Mis à jour le mardi 10 avril 2012 à 15h00
Ajout du document PDF de l'étude en question.

Une étude de l’université d’Uppsala démontre une triste réalité, bien différente du cliché : en cas de naufrage, les hommes s’en tirent bien mieux que les femmes et les enfants.


Di Caprio et Winslet dans « Titanic » de James Cameron, 1998 

Noyés sous les commémorations du naufrage du Titanic ? Submergés par le flot médiatique des souvenirs de l’épave centenaire ? Des reliques du paquebot, il en est une qui remonte aujourd’hui à la surface. Une relique morale et universelle qui veut qu’en cas de désastre maritime soient sauvés « les femmes et les enfants d’abord ». A eux la primeur des canots, à eux le privilège des gilets de sauvetage.

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Ainsi, nous aurions affaire à la première « loi non-écrite de la mer », une norme sociale gravée dans l’inconscient collectif par une foisonnante couverture historique du Titanic. En 1912, près de 70% des femmes et enfants survécurent au naufrage contre seulement un peu plus de 20% des hommes ( « Social class and survival ont the SS Titanic », Wayne Hall, université d’Australie occidentale, 1986).

Kate Winslet s’en tira mais Leonardo di Caprio finit en poisson surgelé. Problème ? Le Titanic fait exception. Dans l’étude, deux chercheurs suédois de l’université d’Uppsala démontrent une autre réalité : en cas de naufrage, les hommes sont mieux barrés.

Les mecs, meilleurs à la piscine

Mikael Elinder et Oscar Erixson ont épluché les bilans humains de dix-huit catastrophes maritimes parmi les plus célèbres, du Birkenhead qui coule en 1852 dans l’Océan indien au Bulgaria dans les eaux de la Volga en 2011, en passant par le Titanic (1912), l’Amiral Nakhimov (1986) ou l’Estonia (1994). Ces statistiques offrent une occasion unique d’enquêter sur les comportements lors de situations de vie ou de mort. Les résultats sont édifiants.

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En moyenne, moins de 30% des femmes survivent à la catastrophe contre près de 40% des hommes. Quant aux enfants, seuls 15% en réchappent ( « Every man for himself ! Gender, norms and survival in maritime disasters », 2012).

Première explication : les hommes sont tout simplement mieux armés pour s’en tirer. C’est bien connu, nous les mecs bougeons plus vite dans les couloirs jonchés de débris. Nous sommes plus agressifs et meilleurs à la piscine. Nous sommes aussi un peu stupides car cette explication ne suffit pas.

« Chacun pour sa gueule »

D’où la deuxième explication : le fameux principe des « femmes et des enfants d’abord » part à vau-l’eau. Quand aucune consigne claire d’évacuation n’est donnée, les hommes ne daignent pas faire l’effort de sauver la veuve et l’orphelin.

La logique du « chacun pour soi » l’emporte – on dit aussi « chacun pour sa gueule ». Or, depuis le Titanic, les capitaines de paquebots en déroute n’ont quasiment plus jamais crié « les femmes et les enfants d’abord ! »

Près de la moitié des commandants survivent

Et voici l’autre préjugé battu en brèche par l’étude... préjugé selon lequel le capitaine et son équipage donnent la priorité à leurs passagers. Avant de déguerpir, le matelot doit aider les autres. C’est une convention. Mais tout récemment, le fiasco du Concordia offrait l’illustration de la dérobade d’un capitaine.

Après avoir précipité son paquebot sur les côtes de l’île du Giglio, Francesco Schettino, avait été l’un des premiers à décamper. Rien de surprenant, à en croire Mikael Elinder et Oscar Erixson : près de la moitié des commandants de bord ont survécu au naufrage de leur bateau. De même que 60% de l’équipage en moyenne.

Mieux vaut compter sur un bon capitaine

En revanche, selon nos deux chercheurs, quand le capitaine donne des consignes spécifiques d’évacuation, le taux de survie des femmes augmente. Voilà qui suggère « l’importance du rôle des leaders en cas de désastre ». En clair, mesdames, il vaut mieux compter sur un capitaine compétent que sur les sentiments des hommes – leur magnanimité ou leur galanterie, par exemple – quand survient l’accident.

Cela dit, l’écart du taux de survie entre hommes et femmes lors de catastrophes maritimes s’est réduit depuis 1945 en même temps que l’émancipation féminine. Preuve, selon Mikael Elinder et Oscar Erixson, que plus le statut de la femme est élevé dans la société, plus elle a de chances de survivre aux catastrophes.

Quant au respect exceptionnel du principe « les femmes et les enfants d’abord » sur le Titanic, il a peut-être une autre explication que la bienséance : le capitaine fit tirer sur les hommes qui se dérobaient…

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  • 113 réactions
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  • Foelio
    Foelio répond à Jean Benne
    exterminateur d'incultes
    • Posté à 16h16 le 07/04/2012
    • 180848
      exterminateur d'incultes

    Je ne serai jamais assez impliqué contre le fascisme, le sexisme, le nazisme, le totalitarisme, l’égoïsme et l’oppression :)

  • Le Gaspésien
    • Posté à 16h02 le 06/04/2012
    • Internaute 119587

    Nous sommes mieux armés, ben oui, les hormones mâles sont utiles dans les situations de stress intense. Bon, on le paye au final en crevant plus tôt que les femmes, on peut pas être perdant à chaque fois quand même.

  • Lionel06
    Lionel06
    Dessoucheur
    • Posté à 16h02 le 06/04/2012
    • Internaute 30683
      Dessoucheur

    Quelle est la différence entre une blonde et le Titanic ?

    - On sait combien il y a eu d’hommes sur le Titanic...

    • pierre_s
      pierre_s répond à Lionel06
      étudiant en histoire
      • Posté à 16h48 le 06/04/2012
      • Internaute 122028
        étudiant en histoire

      ça mouille ?

    • Jean Benne
      Jean Benne répond à Lionel06
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 17h16 le 06/04/2012
      • 184591
        Journaliste

      Je ne m’occupe pas de discriminations anti-blondes. Mais j’ai bien mis dix minutes à capter la vanne. Pas gégène quand-même... ;)

      • Lionel06
        Lionel06 répond à Jean Benne
        Dessoucheur
        • Posté à 18h33 le 06/04/2012
        • Internaute 30683
          Dessoucheur

        Vous êtes blond ?

         
        • Jean Benne
          Jean Benne répond à Lionel06
          Auteur(e) de l'article Journaliste
          • Posté à 18h39 le 06/04/2012
          • 184591
            Journaliste

          Je suis à moitié chauve. Mais nous nous éloignons du sujet.

          • pierre_s
            pierre_s répond à Jean Benne
            étudiant en histoire
            • Posté à 12h16 le 10/04/2012
            • Internaute 122028
              étudiant en histoire

            Vous êtes donc possiblement à moitié blond.

        2 autres commentaires
  • Charles Mouloud
    Charles Mouloud
    Bras gauche de la Vénus de (...)
    • Posté à 16h09 le 06/04/2012
    • Internaute 12542
      Bras gauche de la Vénus de (...)

    Pas de quoi s’en faire une querelle de Brest .
    Un naufrage, qu’elle aubaine pour larguer les femelles et les chiards, et vivre enfin la passion cachée avec le(s) mécano((s) de la salle des machines.

    • Jean Benne
      Jean Benne répond à Charles Mouloud
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 17h17 le 06/04/2012
      • 184591
        Journaliste

      Il paraît en effet que Céline Dion voulait rechanter My Heart Will Go On dans Brokeback Moutain.

  • pierre_s
    pierre_s
    étudiant en histoire
    • Posté à 16h47 le 06/04/2012
    • Internaute 122028
      étudiant en histoire

    « Quand aucune consigne claire d’évacuation n’est donnée, les hommes ne daignent pas faire l’effort de sauver la veuve et l’orphelin »

    C’est justement pour ça que les consignes ont été très claires sur le Titanic (ce qui a dû sauver près de 70% des femmes), car la consigne « les femmes et les enfants d’abord » ne date pas du Titanic. Peu avant, un navire français (dont je ne me souviens plus le nom) a lui aussi sombré, la consigne avait été donnée mais sans conviction. Ce qui fait que les hommesont tout simplement écrasé femmes et enfants. C’est pour cela que les hommes d’équipage du Titanic ont été clair sur le sujet.

    • Jean Benne
      Jean Benne répond à pierre_s
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 17h23 le 06/04/2012
      • 184591
        Journaliste

      Vous avez parfaitement raison. Selon les deux chercheurs que je cite, l’expression « les femmes et les enfants d’abord » proviendrait du naufrage du Birkenhead :

      « We have added data for one shipwreck occurring before 1854, HMS Birkenhead (1852), since the Birkenhead is often referred to as giving rise to the expression “women and children first’.”

      Ce qui est intéressant, c’est de noter que l’expression s’est figée dans les esprits depuis le Titanic, mais que la réalité est bien différente.

      • observeur
        observeur répond à Jean Benne
        Libre penseur chez les ch'tis
        • Posté à 19h57 le 06/04/2012
        • Internaute 37812
          Libre penseur chez les ch'tis

        ce sont les travers de l’histoire, qui attribut a X tel expression et/ou tel fait, c’est peut être du à l’évolution des moyens de communications(média & transport) !

         
        • pierre_s
          pierre_s répond à observeur
          étudiant en histoire
          • Posté à 12h10 le 10/04/2012
          • Internaute 122028
            étudiant en histoire

          Ce sont plus les travers de la mémoire que de l’histoire. La mémoire c’est comment des faits collectifs marquent l’évènement. L’histoire se veut objective et doit justement expliquer qui de la poule ou de l’oeuf. Mais soyons honnêtes, l’histoire souffre de l’importance de la mémoire.

        1 autres commentaires
      • SDF13
        SDF13 répond à Jean Benne
        Pauvre
        • Posté à 10h33 le 08/04/2012
        • Internaute 131255
          Pauvre

        J’ai du mal a imaginer que l’expression « ladies first » n’existait pas avant 1854... Les « gentlemans » ne font qu’appliquer le code des chevaliers, et son code de galanterie. Galanterie qui elle meme a pour origine la courtoisie du XIIe siecles qui visaient a discrediter les pratiques barbares tels que les enlevements de femmes, courants a l’epoque.

        Plusieurs origines sont avancées a l’expression « Ladies first », certains remontent jusqu’a la Tora et l’annonce de Moise a la maison de Jacob ou il parla aux femmes en premier.
        D’autres parlent bien sure du moyen-age et de la galanterie des chevalier qui visait donc a eriger la femme en superieur social de l’homme (sans chercher plus loin).
        D’autres parlent de l’inquisition, quand chaque femme etait considéré comme une sorciere potentielle on les faisaient passer devant de peur qu’elles jettent un sort ou disparaissent.
        D’autres encore, de la Renaissance ou l’on laissait passer les femmes en premier pour prevenir les risques d’assassinats.
        Alice Walker remonte meme a la prehistoire en nous expliquant qu’a l’epoque les hommes devaient garder un oeil sur leurs femmes de peur qu’elles s’enfuient ! ^^
        Une grande partie de notre etiquette n’est rien d’autre qu’un pragmatisme paranoiaque enrobé de jolis idées, qui finit par entrer dans les usages.

        Bref il me semble que la marine anglaise a pour le coup voulu se faire mousser, en profitant des paroles de ce capitaine meritant, et gentleman.

         
        • pierre_s
          pierre_s répond à SDF13
          étudiant en histoire
          • Posté à 12h12 le 10/04/2012
          • Internaute 122028
            étudiant en histoire

          Vous apportez de belles perspectives sur les origines de la galanterie. On avait une conversation avec des amis sur le sujet, et vos remarques m’éclairent.
          Merci capitaine !

        1 autres commentaires
  • Hurz
    Hurz
    -
    • Posté à 17h53 le 06/04/2012
    • Internaute 110884
      -

    Laisser les femmes et les enfant d’abord est pragmatique : après les requins n’ont plus faim.

  • Tuxy
    Tuxy
    victime de la ploutocratie
    • Posté à 18h09 le 06/04/2012
    • 178477
      victime de la ploutocratie

    Je me suis forcée, 4 ans après sa sortie au ciné, a voir le nanar titanic.
    De la romance sur un drame... donc un drame cachée par une romance.
    Plus cruement, Di caprio un homme du peuple se tape une nana et se sacrifie pour sauver sa nenette d’un soir... pendant que des milliers de gens meurent faute d’éléments de sauvetage. Le film n’articule que la différence de standing et snobe superbement la lutte des classes. Les messages dans les films américains sont : tu viens de la rue, mais avec suffisement d’audace, toi aussi relève le défi de devenir entrepreneur par toi-même. Ceci s’appelle l’empowerment. Très mal compris en Europe, car on est exaspéré par l’individualisme américain, on s’est fait avoir en croyant qu’ils prêchaient l’autonomie. Faux ! l’empowerment est une arme pour casser la lutte des classes et transformer « un homme de la rue » en futur entrepreneur bourreau sur ces futurs esclaves, qui, en compétition, voudront aussi prendre sa place.

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 18h23 le 06/04/2012
    • 173412
      expatrie

    Peut-etre aussi que les femmes vont rarement larguer leurs enfants pour survivre, elles vont plutot risquer leur vie pour leur donner une chance. Malheureusement sauver les enfants a peu de sens si il n’y a pas au moins un parent pour s’en occupper jusqu’a ce qu’ils puissent se debrouiller seuls. Les hommes peuvent laisser mourir les enfants qu’ils ont deja, si ils vivent, en faire de nouveaux ne leur pose pas de probleme enorme. En realite, ce qu’on devrait etudier c’est si un bon capitaine qui donne des ordres precis et obtient d’etre obeit sauve plus de gens ou non, le pauvre capitaine du Titanic a ete tue par l’arogance des armateurs, si il avait eu assez de canot les choses auraient pu etre differente pour lui et beaucoup d’hommes aussi.
    Le capitaine du Costa Concordia aurait pu sauver tout le monde, mais il n’y a pas du tout penser. La doctrine qui a porte les Tatcher et Sarkozy au pouvoir est toute puissante.

    • Holocrate
      Holocrate répond à the ghost
      Douteur plus que douteux
      • Posté à 19h27 le 06/04/2012
      • Internaute 97427
        Douteur plus que douteux

      « Peut-etre aussi que les femmes vont rarement larguer leurs enfants pour survivre, elles vont plutot risquer leur vie pour leur donner une chance »

      Eh bien, quand on regarde ce qui se passe quand des enfants sont pris dans un incendie, ce n’est pas vraiment ce qu’on constate habituellement : la plupart du temps, c’est plutôt le père qui tente de sauver ses enfants, parfois jusqu’à y laisser sa vie... alors que la mère est déjà sortie... toute seule.

      Oui, je sais, ça ne correspond pas vraiment à l’image de la femme foncièrement et instinctivement altruiste - et donc forcément meilleure que ce grand égoïste qu’est tout mâle normalement constitué - mais lors du prochain incendie impliquant des enfants qui ne manquera pas de survenir, regardez QUI aura tenté de les sauver.

      • margot
        margot répond à Holocrate
        • Posté à 22h43 le 06/04/2012
        • Internaute 10060

        Vous avez des sources à montrer ou vous dites ça comme ça ?

         
        • LuLabY
          LuLabY répond à margot
          Putain immaculée
          • Posté à 12h33 le 07/04/2012
          • Internaute 105890
            Putain immaculée

          Oui j’aimerais bien voir une étude, parce qu’en général (je parle pas d’incendies), je connais bien plus de gens abandonnés par leur père que par leur mère..

          • anini
            anini répond à LuLabY
            terrienne de souche !
            • Posté à 19h22 le 08/04/2012
            • Internaute 51759
              terrienne de souche !

            Certains sont plus forts dans l’action immédiate (voir le rôle de leurs hormones !) que dans la course de fond peut-être !

        2 autres commentaires
  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 18h27 le 06/04/2012
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Je n’arrive jamais a trouver la reference mais il y a longtemps j’avais lu quelque chose sur un incendie de theatre a Paris (probablement au XIXe siecle). Quand on a ete recuperer les corps, on s’est rendu compte que certains avaient le crane defonce. Les hommes s’etaient servis du pommeau de leurs cannes pour assomer (en fait tuer) les femmes et se frayer plus vite un chemin vers la sortie.

    • Jean Benne
      Jean Benne répond à psych0Dad
      Auteur(e) de l'article Journaliste
      • Posté à 18h36 le 06/04/2012
      • 184591
        Journaliste

      Vous faites référence à l’incendie du Bazar de la Charité, le 4 mai 1897. L’extrême majorité des victimes furent des femmes.

      • psych0Dad
        psych0Dad répond à Jean Benne
        sociopathe
        • Posté à 19h10 le 06/04/2012
        • Internaute 81504
          sociopathe

        Merci. Ca doit faire 20 ans que je cherche a me rappeler et mes recherches sur internet n’avaient jamais rien donne. Vous me liberez d’un poids : -)

      • pierre_s
        pierre_s répond à Jean Benne
        étudiant en histoire
        • Posté à 12h14 le 10/04/2012
        • Internaute 122028
          étudiant en histoire

        Ah les balbutiements du cinéma ! On peut dire que c’était du flambant neuf !

  • Sabinou
    Sabinou
    Webmaster indépendant et (...)
    • Posté à 20h25 le 06/04/2012
    • 173589
      Webmaster indépendant et (...)

    Hypothèse : les enfants sont un fardeau surtout pour les femmes en cas de catastrophe.

    Entre le mâle qui passe devant des enfants et des femmes en détresse sans s’arrêter,
    Et la femelle qui passe devant des mâles en détresse sans s’arrêter mais stoppe devant des enfants et tente de les prendre sous son aile,

    on finit par avoir une distorsion de statistiques, non ?

    • Ewen Kervadeg
      Ewen Kervadeg répond à Sabinou
      Breton, j'emm*$ Mélenchon et Le (...)
      • Posté à 21h35 le 06/04/2012
      • 184521
        Breton, j'emm*$ Mélenchon et Le (...)

      On peut faire plein d’hypothèses fumeuses, la seule réalité, c’est qu’aujourd’hui la femme doit être socialement l’égale de l’homme.

      Sous entendre que les hommes seraient supérieurs et devraient protéger les femmes est du machisme qui présuppose que les femmes sont des êtres inférieurs et faibles.

      Donc stricte application de la loi du plus fort, c’est ça l’égalité homme femme.

      • Sabinou
        Sabinou répond à Ewen Kervadeg
        Webmaster indépendant et (...)
        • Posté à 21h39 le 06/04/2012
        • 173589
          Webmaster indépendant et (...)

        Vous aurez raison le jour où les hommes et les femmes auront en moyenne la même taille et le même développement musculaire.

        Dans l’état des choses actuel, les hommes sont plus grands et physiquement plus forts, et leur cerveau baigne davantage dans des hormones désinhibant les comportements violents.

        Ce n’est pas du racisme ou du passéisme, c’est de la biologie, bon sang de bois.

        Au contraire, c’est seulement quand la société fonctionne bien et que la compétition se fait de façon « sociable », « civilisée », que les femmes sont à égalité.
        Prenez un bateau en train de couler, là c’est de nouveau la loi du plus fort. Et si les uns sont plus forts et plus égoistes, tandis que les autres sont moins fortes et éduquées à être plus altruistes envers les enfants, voilà.

         
        • Ewen Kervadeg
          Ewen Kervadeg répond à Sabinou
          Breton, j'emm*$ Mélenchon et Le (...)
          • Posté à 21h47 le 06/04/2012
          • 184521
            Breton, j'emm*$ Mélenchon et Le (...)

          Ridicule, vos réflexions sont machistes, c’est avec ce genre de raisonnement qu’on en arrive à dire que nos cerveaux ne sont pas les mêmes entres les sexes, les races... etc

          Laure Manaudou nage t’elle moins vite que moi qui suis un homme ?

          Les mannequins qui font 1m80 minimum sont elles moins grandes que moi, un homme de 1m72 ?

          Les boxeuses qui ont fais 10 ans de boxe sont elles plus en danger dans la rue un soir que moi un homme qui a fait 10 ans de ping pong ?

          Ce que vous cachez derrière l’éducation ou la civilisation, c’est le fait que 70% de femmes survivent contre 40% d’hommes, et cela non pas par hasard naturel, mais par choix délibéré.

          Et bien désolé mais ce n’est ni civilisé, ni éduqué. L’égalité homme femmes et c’est tout, les femmes ne sont pas inférieures aux hommes, donc ne disons pas le contraire ne sous entendant qu’elles le seraient et auraient besoin que les hommes les protègent.

          • Sabinou
            Sabinou répond à Ewen Kervadeg
            Webmaster indépendant et (...)
            • Posté à 22h24 le 06/04/2012
            • 173589
              Webmaster indépendant et (...)

            Nan, c’est votre refus de voir une réalité qui est nuisible à la cause des femmes.

            Elles sont réellement physiquement moins fortes et moins aptes à la violence.

            En moyenne, évidemment.
            Mais quand on parle de statistiques, ce sont les moyennes qui comptent. Votre exemple de Laure Manaudou est crétin, si un bateau coule et qu’il faut rejoindre le rivage distant de un kilomètre, elle n’a rien à craindre, mais qu’a-t-elle de représentatif des autres femmes présentes sur le bateau ? ! ?

            La société civilisée réduit à néant l’avantage concurrentiel offert par un corps plus fort et plus grand, en soi c’est déjà un acquis immense. Il reste l’esprit de caste (faute d’un meilleur terme, je pense aux hommes se cooptant entre hommes, soit par machisme soit parce que, à force d’habitudes angrées, ils sont devenus incapables de seulement imaginer coopérer à égalité avec à une femme) et l’agressivité, ce sont encore de très grands obstacles.
            Donc, vive la société civilisée.

            Par contre, quand la société civilisée est suspendue, disons dans un bateau qui coule, là elles sont de nouveau désavantagées, elles ne luttent pas à égalité.

            • Ewen Kervadeg
              Ewen Kervadeg répond à Sabinou
              Breton, j'emm*$ Mélenchon et Le (...)
              • Posté à 22h52 le 06/04/2012
              • 184521
                Breton, j'emm*$ Mélenchon et Le (...)

              Votre image des hommes est sexistes, vous alignez clichés sur clichés sans aucune source fondée, vous déverser votre torrent de haine dans les raccourcis plus que douteux, c’est bien triste.

              pour vous réduire à néant « l’avantage concurrentiel offert par un corps plus fort et plus grand » c’est faire en sorte que 70% des femmes survivent pendant que les hommes meurent.

              Belle mentalité, elle est où l’égalité homme/femme là dedans.

              • margot
                margot répond à Ewen Kervadeg
                • Posté à 23h05 le 06/04/2012
                • Internaute 10060

                Un breton de droite, déà, c’est chelou.

              • noname nobrand
                noname nobrand répond à Ewen Kervadeg
                used to be "outsider"
                • Posté à 18h37 le 07/04/2012
                • 180845
                  used to be "outsider"

                c est vrai que toute les femmes nagent comme manaudou, c est vrai que toutes les femmes font de la boxe et se sentent en securite dans la rue a 1h du mat, c est vrai que toutes les femmes font 1m80.

            • BartholomewL
              BartholomewL répond à Sabinou
              Branleur d etudiant
              • Posté à 11h04 le 07/04/2012
              • 184726
                Branleur d etudiant

              Ce n’est pas pour m’initier dans votre conversation, mais ce que dit Erwan est juste. Et c’est à cause de propos comme vous que les mécanismes de domination masculine se mettent en place. Laisser passer une femme avant les hommes c’est rappelé que l’homme est supérieur à elle car lui « il peut attendre ». Cette attitude a pour origine la galanterie, au temps des chevaliers, qui est de la pure domination masculine car cette galanterie servait essentiellement à soumettre les femmes à l’homme. L’égalité c’est ça aussi, c’est accepté que même dans les situations extrêmes il n’y ait personne de favoriser

            • Maud
              Maud répond à Sabinou
              In the eeeeeyes of the tiger
              • Posté à 12h46 le 07/04/2012
              • Internaute 66739
                In the eeeeeyes of the tiger

              Ne vous fatiguez pas, il fait sans doute partie des hommes qui aiment clamer que les femmes sont leurs égales ...quand ça les arrange. Sur un article parlant de l’inégalité des salaires à poste équivalent je pense qu’on l’aurait moins entendu avec ses « c’est du machisme », « c’est sexiste » and co. Je pense qu’en fait il ne sait pas nager et qu’il flippe pour sa peau en cas de naufrage. : p

        7 autres commentaires
      • anini
        anini répond à Ewen Kervadeg
        terrienne de souche !
        • Posté à 19h38 le 08/04/2012
        • Internaute 51759
          terrienne de souche !

        Si vous mesurez l’égalité hommes-femmes à l’aune des forces physiques , sachant que les femmes ne font pas le poids , c’est facile pour vous de vous situer parmi les plus forts !
        Maintenant , je ne me permettrais pas de dire qu’intellectuellement , ce sont les femmes qui vous dominent , ce n’est pas charitable et sans doute pas toujours vrai !
        Soit on considère que la valeur d’un être humain réside dans les facultés de ses neurones ou bien on les compare avec le règne animal , ce qui ne nous place effectivement pas sur le même pied d’égalité !

      • Sissi des bois
        Sissi des bois répond à Ewen Kervadeg
        ...
        • Posté à 23h51 le 09/04/2012
        • Internaute 53905
          ...

        Hum. Le biais assez évident de votre raisonnement c’est le mot « socialement ».
        Effectivement, la femme est socialement l’égale de l’homme. Par contre, et a priori contrairement à vous, je ne considère pas que le fait de bousculer autrui pour prendre appui sur son corps piétiné afin de sauter dans un canot soit une activité que l’on pourrait humainement qualifier de sociale. Dans ce cadre, c’est à dire la loi du plus fort, il ne me semble pas que la femme soit l’égale de l’homme. Non pas par un indécrottable sexisme mais plutôt par une constatation évidente tirée de l’expérience qui me fait dire que les femmes capable d’arrêter mes 90 kilos en pleine course vers une barque ne représente qu’un faible pourcentage des occupantes potentielles d’un navire en perdition.
        Il en résulte que si « les femmes et les enfants d’abord » vous gêne il reste encore « les premiers arrivés en rang seront les premiers à embarquer dans le même ordre ». Ce qui vous en conviendrez, n’est pas non plus tout à fait la loi des plus forts. Ce n’est pas parce que le bateau coule que la civilisation doit boire la tasse avec lui.
        Dans tous les cas, je ne vois même pas hors une mauvaise foi de compétition, comment il est possible de placer dans une même phrase égalité et loi du plus fort en les associant. C’est bien parce que le plus fort est le plus fort qu’il va survivre, non ? C’est donc bien parce qu’il n’est pas l’égal sur le plan de la force de celui dont il prend la place
        qu’il va en réchapper. On peut donc difficilement parler d’égalité, n’est-ce-pas ?
        L’opposé social de « les femmes et les enfants d’abord » n’est donc pas la loi du plus fort puisque cette dernière méthode est hors cadre social. L’opposé serait plutôt, « tous dans l’ordre selon l’arrivé sans que personne ne piétine personne et sans discrimination ».
        ça vous va ?

  • craken
    craken
    gestionnaire
    • Posté à 20h40 le 06/04/2012
    • Internaute 130098
      gestionnaire

    A l’époque la vie d’un homme avait moins de valeur que celle d’une femme ou d’un enfant.
    Si la catastrophe n’est pas une surprise imminente les codes sociaux marches.
    Aujourd’hui beaucoup d’homme considèrent que leur vie a autant d’importance que celle d’une femme et ils ont bien raisons.
    Mais je suppose que l’ont parle « des femmes et enfants d’abord » surtout à cause du Concordia, qui a appliqué la règle de l’égalité et dans jours suivant la catastrophe bon nombre de geignardes se sont offusqués surtout dans la presse anglo-saxonnes.

    • Sissi des bois
      Sissi des bois répond à craken
      ...
      • Posté à 00h31 le 10/04/2012
      • Internaute 53905
        ...

      J’ai parlé plus haut de l’objectif réel du mot d’ordre « Les femmes et les enfants d’abord ».
      Il ne s’agit nullement de considérer que les vies de certains valent plus que celles des autres. Il s’agit de maintenir une cohésion au sein d’un groupe disparate d’êtres humains qui cherchent à fuir un danger. Tout capitaine de navire le sait, la confusion et la désorganisation sont plus mortelles que le péril lui-même. Or, sur un navire contenant majoritairement des passagers civils, et qui plus est des familles en grand nombre, il est plus efficace de faire concourir les passagers à un objectif commun dont ils vont partager l’intérêt que de laisser tout le monde se battre pour un gilet de sauvetage.
      Ainsi, si les hommes accompagnés de leur famille s’associent pour sauver leurs femmes et enfants ils n’auront pas à divertir des efforts important dans une lutte préjudiciable à tous pour sauver les leurs contre tous les autres. Ces hommes feront donc corps entre eux et avec l’équipage dans un effort pour organiser tant que faire se peut l’évacuation, rassurés qu’ils sont par la possibilité de sauver les leurs.
      Le Concordia est un très bon exemple en ce sens qu’il a été le théâtre d’un joyeux bordel qui a valu à l’encadrement du navire d’être voué aux gémonies.

      Ah oui. Les célibataires me direz-vous.
      Je sais, c’est plutôt pas cool. Mais je vous rassure. Le vrai mot d’ordre de nos jours en cas de naufrage c’est d’évacuer en fonction des numéros de cabines dans des chaloupes prévues à cet effet et elle aussi numérotées.

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 06h04 le 07/04/2012
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    L’idée de naufrage doit être pris au sens figuré.

    Il s’agit du naufrage du patriarcat agricole paulinien.
    Depuis 1918, les champs de bataille se sont déplacés au cœur de villes autrefois fortifiées.

    Les conflits ont suivi les patrimoines. Autrefois on détruisait les récoltes, aujourd’hui on tue les espérances, d’une société « à tempérament », c’est la Mort à Crédit.

    C’est l’ère nouvelle des campagnes (militaires) à la ville, où les hommes armés et équipés tuent les femmes et les enfants... et parfois des enfants soldats.

    L’homme a troqué son honneur contre sa sauvegarde et la femme a perdu la « sur-vie » contre l’inégalité... devant la mort.

  • jpm76
    jpm76
    SEINE MARITIME
    • Posté à 11h07 le 07/04/2012
    • Internaute 172292
      SEINE MARITIME

    les femmes et le pastis dabord ! ! ! ! !

  • Dooh dooh dooh dah dah dah
    • Posté à 11h24 le 07/04/2012
    • Internaute 132746

    Un truc tout con : est-ce que le fait que bon nombre des catastrophes observées ait eu lieu à une époque où les femmes portaient des robes, souvent très encombrantes, a été pris en compte ?
    Parce que barboter en complet-veston, c’est coton mais alors nager en robe à 12 jupons et corset, ça tient de l’exploit.

    Pour ce qui est de l’égalité des sexes. Il s’agit d’une égalité de droit.Les hommes sont, dans l’ensemble, plus forts que les femmes et doivent à ce titre laisser la priorité aux femmes, qui sont elle mêmes censées laisser leurs places aux enfants. L’idéal étant bien sûr que le concepteur du bateau ait prévu de sauver tout le monde au lieu de compter sur l’insubmersibilité de son Titanic.

    Il n’en demeure pas moins qu’une vie est une vie et que l’existence d’un enfant n’a pas plus de valeur que celle d’un vieillard. Je ne comprends pas les nouvelles du genre « 10 morts, dont 3 femmes et 1 enfant » ou, peut-être pire, « 10 morts, dont 5 Français).

    • damienl
      damienl répond à Dooh dooh dooh dah dah dah
      Chercheur
      • Posté à 11h27 le 07/04/2012
      • Expert 101560
        Chercheur

      Et donc, si vous êtes un colosse de 2m, vous devez laissez votre place à un « faible » de 1m70 ? Ou cela ne s’applique qu’au « sexe faible » ?

      Ici, on parle quand même de procédures d’évacuation qui vident des canots déjà remplis et prêts à partir pour mettre 17 personnes dans un bateau qui pourrait en contenir 40 ! Pas très optimal...

  • damienl
    damienl
    Chercheur
    • Posté à 11h25 le 07/04/2012
    • Expert 101560
      Chercheur

    Même s’il n’y avait pas assez de place pour tout le monde dans les canots de sauvetage, plus de personnes auraient pu être sauvées si l’on avait été moins pointilleux sur « les femmes et les enfants d’abords ». Certains membres de l’équipage auraient apparemment mal compris les ordres du capitaine, pensant qu’ils devaient empêcher les hommes de monter dans les canots, même s’il restait des places disponibles. Résultat : certains canots sont partis à moitié vides et +/- 400 personnes sont mortes inutilement. Tout cela parce que « la tradition » l’a emporté.

    Comme d’autres l’ont dit avant, « les femmes et les enfants d’abord » devrait être condamné fermement par les féministes. Pourquoi mettre les femmes dans la même catégorie que les enfants ? Dans tout autre contexte, ce serait le tollé : les femmes seraient faibles, d’éternelles mineures qui devraient être « protégées » par les hommes ? C’est un affront incroyable à toutes les femmes qui ont démontré un courage exceptionnel dans de nombreuses circonstances.

  • Brenig bar
    Brenig bar
    irreligieux
    • Posté à 14h59 le 07/04/2012
    • Internaute 125570
      irreligieux

    Il n’a pas été nécessaire d’attendre le naufrage du Titanic pour voir le « chacun pour sa gueule » des hommes faire surface. Lisez-donc les récits de l’incendie du Bazar de la Charité le 4 mai 1897 qui fit 130 morts à Paris, essentiellement des femmes. Une journaliste de l’Echo de Paris écrivit alors : « Parmi ces hommes (ils étaient environ deux cents), on en cite deux qui furent admirables et jusqu’à dix en tout qui firent leur devoir. Le reste détala, non seulement ne sauvant personne, mais encore se frayant un passage dans la chair féminine, à coups de pieds, à coups de poings, à coups de talons, à coups de canne. »

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 17h17 le 07/04/2012
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    Lors des atrocités au Rwanda, des deux cotés, quand il fallait fuir avec les barbares armés derriére, les enfants étaient (parfois) laissés à leur triste sort. Dans ces moments là l’instinct prend le relais...la raison n’est plus ! !

    Mermet avait fait une émission édifiante sur ce nettoyage ethnique, et là vous perdez tout espoir en l’homme.

    Sur une de ces villes flottantes vu le nombre et la diversité de passagers, faut rien espérer car en cas de panique c’est ingérable, de l’avis même des spécialistes.
    Pour l’anecdote, sur les Uboat durant la WW2, si un sous marinier pétait un cable risquant de mettre tous l’équipage en danger, le commandant avait le droit de s’en débarrasser (une balle).

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