En lutte 26/03/2012 à 11h29

Hausse de 75% des frais d'université : au Québec, les étudiants voient rouge

Clement Baudet | Journaliste


Céline, 20 ans, en grève depuis un mois, tient une pancarte disant « Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple » (Clément Baudet)

(De Montréal) Jeudi, ils étaient 300 000 à protester contre l’augmentation de 75% des frais d’université d’ici 2017 annoncée par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Dans cinq ans, la facture aura ainsi triplé, avoisinant les 3 700 dollars (2 800 euros) par semestre : une mesure qui va accroître l’endettement des étudiants et réduire l’accès à l’université.

« Je ne serais pas allé à l’université »

Sophie, 21 ans, étudie l’anthropologie à l’université de Montréal. Avec une mère enseignante en arrêt de travail depuis quatre ans et un père concierge, ses parents sont « trop riches pour le gouvernement » : « Je n’ai droit à aucune bourse. »

Pour financer ses études, elle travaille 20 heures par semaine dans une pâtisserie. Un job qu’elle a arrêté il y a six mois lorsqu’elle a eu la mononucléose. Son grand père, décédé il y a peu, avait épargné pour ses petits enfants : « Depuis le mois de janvier, je vis là-dessus. »

Ses parents ne peuvent l’aider financièrement, mais elle ne voulait pas s’endetter en prenant un prêt. « Je suis un cas parmi tant d’autres », répète-t-elle.

« Si la mesure sur les frais de scolarité avait été adoptée avant, je n’aurais pas pu aller à l’université ! »

Sophie va passer au travers de la hausse mais sa petite sœur de 12 ans devra s’en remettre à la prévoyance de son grand-père pour financer ses études.


Un carré rouge, symbole de la lutte contre la hausse des frais de scolarité, épinglé sur un manteau (Clément Baudet)

« Prendre exemple sur la France et l’Allemagne »

Chaque jour, de nouvelles manifestations sont organisées et les assemblées générales bourgeonnent sur les différents campus à Montréal. La Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (Classe) revendique la mise en place d’une gratuité scolaire. Jeanne Reynolds, porte-parole, confie :

« Le gouvernement compare toujours avec la moyenne canadienne [5 366 dollars, soit 4 000 euros]. Nous voulons prendre exemple sur les pays scandinaves, sur la France et l’Allemagne, qui ont des frais de scolarité très bas. »

Malgré le refus du gouvernement d’annuler l’augmentation des frais, la mobilisation ne faiblit pas. Dimanche 19 mars et jeudi 22 mars, plusieurs milliers de personnes ont envahi les rues de Montréal. Et les professeurs sont de plus en plus nombreux à les soutenir.

20 000 dollars pour une licence


Guy Bourbonnais, 60 ans, musicien, manifeste le 12 mars 2012 à Montréal (Clément Baudet)

Céline Lafontaine enseigne la sociologie à l’université de Montréal. Elle est signataire, avec 1 600 collègues, du manifeste contre la hausse. Tous protestent contre la marchandisation de l’éducation et l’alignement de l’université sur le modèle de l’entreprise.

D’après les estimations [PDF] de l’Iris, ce sont 30 000 étudiants qui risquent d’être privés d’accès à l’université. Une question de budget qui « touchera essentiellement les classes moyennes ».

Céline s’est elle aussi endettée pour ses études : 20 000 dollars (15 000 euros) pour une licence, un prêt étudiant gelé à 6% qu’elle rembourse encore. Selon elle, l’endettement des étudiants va devenir un grave problème :

« On peut difficilement contribuer à la vie sociale avec ce fardeau. »

En 2005, selon Statistique Canada, 57% des diplômés avaient fait appel à un prêt pour financer leurs études, et 27% des étudiants étaient endettés à plus de 25 000 dollars (19 000 euros).

De nombreux Français immigrés

Le gouvernement justifie la hausse par une augmentation de financement. Mais « les bourses ne compenseront pas la hausse », précise-t-elle.

Céline Lafontaine n’est pas pour la mise en place d’une gratuité scolaire car les frais de scolarité lui permettent de rémunérer une dizaine d’étudiants sur le campus (assistanats de cours, projets de recherche).

Parmi eux, de nombreux Français immigrés finissent leur doctorat comme Nicolas :

« Il y avait trop peu de financements en France, mais avec la hausse des frais, je n’aurais pas pu faire ma thèse au Québec. »

« Il faut se battre pour conserver nos études accessibles et de haut niveau », renchérit Céline. « Les deux prochaines semaines sont cruciales pour le mouvement. »

En 2005, le gouvernement était revenu sur la réforme des prêts et des bourses suite à la colère étudiante.


Valérie et Marie-Eve manifestent à Montréal (Clément Baudet)

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  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 11h57 le 26/03/2012
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    Le plus dingue là-dedans, c’est la croyance complètement farfelue (qui relève plus de la pensée magique que d’autre chose) selon laquelle il existerait une relation entre la qualité d’une université et les frais de scolarité qui y sont exigés. Même une voyante extralucide se rendrait compte que c’est du pipeau.

    • pablico
      pablico répond à Pi.K
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 15h42 le 26/03/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      pour accéder au savoir, à la formation de pointe, il faut être de famille riche...
      la sélection par l’argent et non l’intelligence, la capacité de travail etc. etc.

      c’est comme cela qu’on bousille une génération d’infrastructure humaine.. pour son pays.
      le manque sera comblé par l’immigration, (infrastructure payée par un autre pays)

    • underground
      underground répond à Pi.K
      chomeur
      • Posté à 15h47 le 26/03/2012
      • 182271
        chomeur

      Ben ça dépend aussi de quoi on parle dans les frais d’une université ...

      Dans tout les cas il est clair que cela ne peut être que pipeau si une université très haut coté dans les études d’économies/administratif/sciences économiques et sociales/management ect ... Par rapport a une université très axés « science » et technnologie qui elle aura la grande différence d’avoir a financer bien + choses que la première qui n’a qu’a financier blabla et photocopie ...

  • street90
    street90
    impasse
    • Posté à 12h04 le 26/03/2012
    • Internaute 166386
      impasse

    En soutien à ces pauvres étudiants, organisons une grande et salutaire opération humanitaire : Renvoyons là-bas les chanteurs Québécois qui viennent en masse nous pourrir les oreilles. Un chanteur expulsé = un étudiant accueilli (après ablation des cordes vocales dudit étudiant en mesure préventive).

  • GaiusMarius
    GaiusMarius
    Latiniste en voie d'extinction
    • Posté à 12h41 le 26/03/2012
    • Internaute 137924
      Latiniste en voie d'extinction

    Cela risque d’être un laboratoire pour la France, soyons vigilants. Le fait d’additionner frais d’université élevés et embauche tardive à bas salaire va expulser les classes moyennes de l’université, les priver d’un avenir correct. Ce sont les prochains sur la liste, les enfants du peuple ont déjà trinqué. Il ne restera plus que les enfants des classes supérieures qui auront droit à une éducation supérieure.
    Y a pas un Mélenchon au Québec qui puisse couper des têtes ?
    Retour de la lutte des classes !

  • SAIMIRI
    SAIMIRI
    chasseur de moustiques
    • Posté à 14h08 le 26/03/2012
    • Internaute 147116
      chasseur de moustiques

    heu j aie bien peur que comme d habitude il se passe l inverse c est a dire que les frais de scolarité francais s aligne sur ceux du Canada quand aux autres ils formeront le bataillon de gens sous payés pour des boulots precaires ah quel avenir radieux

  • Vivre libre ou mourir
    Vivre libre ou mourir
    Europe ? SALOPE !
    • Posté à 15h07 le 26/03/2012
    • 182797
      Europe ? SALOPE !

    Profiteurs et parasites oligarques du monde entier, ça y est les gens voient comment vous les bernez, arrêtez de suite dans la paix et le calme sinon ça finira mal et vous ne pourrez pas vivre après nous avoir tous éliminés...

  • paul_air
    paul_air
    (pas de vos affaires)
    • Posté à 15h16 le 26/03/2012
    • Internaute 155768
      (pas de vos affaires)

    Quelques erreurs factuelles : l’année universitaire (2 semestres, soit 10 cours) coûte actuellement 2168$ à cela s’ajoutent des frais administratifs d’environ 600$ par année. Le gouvernement propose une hausse de 300$ par année pour les 5 prochaines années, ce qui donnerait des frais de scolarité annuels de 3768$ par année. C’est énorme, mais ce sont des frais annuels et non semestriels !
    Il faut aussi savoir que les étudiants d’aujourd’hui paient moins cher leurs frais de scolarité que ce que payaient les étudiants en 1968, en dollars constants : 500$ en 1968, équivaut à plus de 3000$ aujourd’hui.
    Les étudiants paient en moyenne 10-12% de ce que leur éducation universitaire coûte, le reste étant assumé par la société.

  • Clement Baudet
    Clement Baudet
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 19h35 le 26/03/2012
    • 183483
      Journaliste

    Merci à paul_air pour les précisions :

    « L’année universitaire (2 semestres, soit 10 cours) coûte actuellement 2168$ à cela s’ajoutent des frais administratifs d’environ 600$ par année. » L’augmentation annoncée va porter d’ici 2017 « les frais de scolarité annuels de 3768$ par année. C’est énorme, mais ce sont des frais annuels et non semestriels ! “

    Petite rectification également concernant les chiffres. L’AFP a annoncé dans un communiqué (repris par Libération) qu’il y avait 300 000 personnes dans les rues de Montréal jeudi dernier (le 22 mars) pour la manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité. Ce chiffre n’est pas exact. Il y avait bien 300 000 étudiants en grève au Québec ce jour là mais 200 000 personnes dans les rues à Montréal d’après le quotidien Le Devoir.

    Une manifestation historique au Québec : (Quelques grandes dates des manifestations à Montréal (Source : Le Devoir)

    1969 : McGill français : 10 000 personnes
    1988 : Loi 101 : 25 000 personnes
    1989 : Loi 101 : 60 000 personnes
    1990 : Fête nationale : 200 000 personnes
    2001 : Sommet des Amériques : 50 000 à 65 000 manifestants
    2003 : 200 000 personnes manifestent contre la guerre en Irak
    2005 : Grève étudiante : 80 000 personnes
    2012 : Grève étudiante : 200 000 personnes

    Certains ont qualité cette marée rouge du début d’un ‘Printemps Érable’. Les actions étudiantes se multiplient depuis jeudi dernier comme le montre l’agenda du site de la CLASSE ” Lien

  • Clement Baudet
    Clement Baudet
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 19h35 le 26/03/2012
    • 183483
      Journaliste

    Voici un diaporama sonore que j’ai réalisé pour le magazine montréalais Urbania. Cela peut donner aux lecteurs un aperçu de cette manifestation historique au Québec.

  • armi11
    armi11
    Hôtelier
    • Posté à 20h02 le 26/03/2012
    • Internaute 55530
      Hôtelier

    Au Québec, il est possible pour un travailleur de plus de 21 ans qui possède une expérience pertinente de suivre (à temps partiel) des cours à l’université. Question d’améliorer sa condition sociale et ses revenus potentiels. Mais pour un(e) (m)père de famille marié, cette option sera beaucoup plus difficile et l’ascenseur sociale sera définitivement chose du passé. Comme pour les familles monoparentales...

    • Scif
      Scif répond à armi11
      patatoïde
      • Posté à 00h31 le 27/03/2012
      • Internaute 48662
        patatoïde

      En plus, les p(m)ères de famille marié(e)s, voire même non marié(e)s, n’ont pas le temps de faire du sport donc prennent du bide, vont moins au cinoche, sorties bouquins tout çà donc deviennent cons, et ne parlent que du dernier pet de leur engeance donc deviennent chiants. C’est dire les inégalités !

  • Pierrolekebeko
    Pierrolekebeko
    Etudiant en ébénisterie (...)
    • Posté à 22h08 le 26/03/2012
    • Internaute 73606
      Etudiant en ébénisterie (...)

    Nous partîmes 35, nous arrivâmes 4 en arrivant au bout du diplôme...
    (Petite anecdote vécue traduisant les difficultés d’étudier pour les québécois.)

    Au cours des 6 années passées au Québec, j’ai fait une formation de 3 ans au Cégep du Vieux-Montréal (DEC = BTS) où j’ai constaté avec effarement une vraie hécatombe dans l’accès au diplôme.
    De 35, on s’est retrouvé 4 à terminer !
    Pour avoir fait mes études universitaires en France, y avait de quoi être surpris.
    Et l’ARGENT était l’un des freins.
    Mais les frais d’inscription sont peu onéreux (100 dollars par semestre) ; ce sont le loyer +bouffe+etc qui plombent le budget des étudiants.

    Cependant dans les formations courtes au Québec, ce n’est pas le seul frein.
    Si c’est le premier (bien la moitié des étudiants bossent tout en étudiant ; quasi impossible dans ma filière où on étudiait + atelier du lundi au samedi), le second était le manque de motivations parmi les étudiants.
    En effets, + de 50 % avait déjà entrepris un autre DEC, ou en était à leur 2 ème.
    Voilà un autre problème... (hors sujet d’ailleurs !)

    Pour en revenir au sujet, cet argent est un plus gros problème dans le supérieur. Car c’est la même problématique que pour les filières courtes (DEC).
    Se nourrir, se loger, + extra, ET les frais qui sont conséquents.
    Ce que ne dit pas l’article, et que je me souviens avoir lu dans les journaux, c’est qu’en fin d’étude (on ne s’arrête pas à la licence là-bas non plus en général), les étudiants finissent un master avec une dette de 40 000 beaux dollars ! ! !
    (Auparavant, je bossai en recherche médicale, avec un master en science en poche)
    Mes potes post-doc tournaient autour de ce montant. Problème : en recherche, on est payé comme en France. Mon salaire à McGill comme assistant de recherche était de 20 000 $ net : la misère ! ! ! Et les post-doc qui se trainaient la dite dette ne gagnaient guère plus.

    Donc ; faut pas lâcher les queb’, faut se battre ! Je vous entendais dire faire votre auto-critique et vous traiter de ventre-mou, de soumis, etc. Là, faut montrer à Charest qu’y en ,marre de sa politique ultra-libérale.

    Et les français vous soutiennent et vont arrêter de chialer sur leur sort ! ! !
    VIVE LES ETUDES LIBRES CRISS !

  • Tuxy
    Tuxy
    victime de la ploutocratie
    • Posté à 13h15 le 27/03/2012
    • 178477
      victime de la ploutocratie

    Pi.K : tout à fait d’accord avec toi. Il n’y a aucune correlation entre le cout et la qualité. Et l’augmentation est ARTIFICIELLE ! tout est fait pour élitiser, exclure de la part des lobbys CONTRE les universités. Ils appuient d’un côté pour CREER du chomage et donc ’se donner plus de choix d’employés » qui accepteront des conditions de travail innommable (ex l’informatique où les Cap Gemini pleurent qu’ils manquent de gens. FAUX. ces employés en SSII refusent cette gestion humaine et condition de travail - PIRE ces jeunes là qui veulent aider se retrouve sur les cours boursiers pour speculer non plus sur un domaine mais des secteurs stratégiques, des pays entiers. Donc d’un côté l’arrogance artificielle d’un Chiffre d’affaire et de l’autre... un pays vendu comme on vendrait ou jeterait une pomme du panier).
    BRAVO AUX QUEBEQUOIS-E-S. LUTTEZ. CESSEZ de vous faire plumer.
    Et merci pour avoir enfin lu ces mots que l’on nous CACHE en France : « Prendre exemple sur la France et l’Allemagne ».
    Sarkozy n’essayant sans cesse de nous louer un système ... qui n’est pas le notre, que l’on refuse et qui ne nous représente pas !

  • Delfi
    Delfi
    Enjaille la vie
    • Posté à 19h15 le 27/03/2012
    • 182451
      Enjaille la vie

    Bravo à eux, ça me paraît quand même impressionnant cette hausse par contre, c’est dommage qu’on tape sur l’éducation pour aller chercher de l’argent alors que c’est l’un des piliers majeurs de tout pays

  • Manganese
    Manganese
    Otage de l'Etat français
    • Posté à 22h17 le 27/03/2012
    • 182506
      Otage de l'Etat français

    c’est fou cette image que la France à l’extérieur de sont territoire ; du tout est gratuit ! ! ! Mes impôts et taxes me le rappel tout les mois que non. Peut être faut il informer les autres pays de la surimposition du français ! ! !

  • Manganese
    Manganese
    Otage de l'Etat français
    • Posté à 22h17 le 27/03/2012
    • 182506
      Otage de l'Etat français

    c’est fou cette image que la France à l’extérieur de sont territoire ; du tout est gratuit ! ! ! Mes impôts et taxes me le rappel tout les mois que non. Peut être faut il informer les autres pays de la surimposition du français ! ! !

  • Alia H
    Alia H
    Etudiante
    • Posté à 05h49 le 28/03/2012
    • 184048
      Etudiante

    Comment faites-vous votre calcul ? Si les frais augmentent de 75%, comment la facture peut donc tripler ?
    On parle d’une hausse totale de 1625$ étalée sur 5 ans, soit une augmentation de 325/an
    Pour info,
    1-le Québec reste la province canadienne la moins chère en terme de frais de scolarité,(compter environ 8000$ en Ontario pour les résidents permanents ou les canadien et plus de 20 000 pour les étudiants internationaux PAR AN) notamment pour les Français qui bénéficient du même tarif que les Québécois en vertu d’un accord entre La Belle Province et la France.
    2- Les étudiants sont privés de cours depuis maintenant plus de 7 semaines alors qu’ils ont payé leur frais de scolarité pour la session (semestre) en cours. Ne dit-on la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ?
    Les étudiants internationaux qui sont plus de 25 000(dont les Français) sont les plus pénalisée car limités à 20h/sem de travail en dehors de cours. Durant la grève ils ne sont pas autorisés à travailler plus, cela n’est-il pas une perte à la fois financière et éducative (puisque les cours sont levés) ? Les étudiants en échange voient également leur expérience québecoise annihilée...
    3- La qualité des locaux et matériel à disposition est bien supérieure à nos standards français, chaque salle de cours de cours est équipée de rétroprojecteurs, prise d’ordi, écrans rétractables....
    4- L’argument selon lequel la majeure partie des étudiants s’endette ne tient pas la route, dans la mesure où beaucoup d’entre eux sont financés par leurs parents (surtout à l’Université de Montréal dont vous prenez l’exemple, cette univ est connue pour attirer la classe aisée montréalaise, ainsi que les expats français). Selon Statistiques Québec, après l’obtention de leur diplôme les étudiants trouvent à 81% un emploi à la sortie de leurs études, le retour sur investissement paraît donc en valoir la chandelle ? NB : les prêts sont contractés auprès du gouvernement et peu auprès d’institutions financières...
    - Enfin, selon un article parut dans le journal anglophone The Gazette, la contribution directe des étudiants à leur éducation subventionnée ne représenterait que 17% avec la hausse, au lieu de 12,7%.
    Lien

  • krock
    • Posté à 02h14 le 29/03/2012
    • Internaute 116954

    Je vis actuellement à Montréal, une des première interrogation que j’ai eu concernant ce mouvement, c’est où est ce que les étudiants empruntaient pour leur études.
    Je me demandais si des bourses d’état existaient, si l’emprunt est contracté à taux zéro etc..
    J’ai découvert les réponses dans cet article, du meilleur canard de Montréal.
    Le devoir

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