Epilogue 15/03/2012 à 11h56

Chine : la chute brutale du « prince rouge » Bo Xilai

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Bo Xilai à l’Assemblée du peuple à Pékin ; le 12 mars 2012 (Jason Lee/Reuters)

C’est la fin de l’irrésistible ascension d’un « prince rouge », un « fils de » version chinoise, qui se voyait déjà parmi les « immortels » qui dirigent la Chine. A six mois d’une échéance-clé de la vie politique chinoise, Bo Xilai a été limogé de son poste de chef du Parti communiste chinois de la mégalopole de Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine.

C’est un bref communiqué de l’agence officielle Xinhua qui a officialisé le limogeage de Bo Xilai, et son remplacement par un vice-premier ministre, Zhang Dejiang, sans autre commentaire.

C’est l’épilogue d’un feuilleton rocambolesque et mystérieux qui s’est déroulé sur la place publique, ou du moins suivi massivement sur les réseaux sociaux chinois, depuis que le maire adjoint de Chongqing en charge de la sécurité, Wang Lijun, a tenté le mois dernier de se réfugier dans un consulat américain – qui lui a refusé l’asile – avant de disparaître.

Depuis, les commentaires vont bon train, sur fond de corruption, de luttes de clan et, surtout, de renouvellement de la direction du Parti communiste chinois lors d’un Congrès à l’automne prochain, avec le remplacement du numéro un chinois, Hu Jintao.

Retour vers le futur à Chongqing

Bo Xilai, fils de Bo Yibo, l’un des plus proches compagnons de Mao Zedong dans l’épopée communiste chinoise, suit depuis plus de dix ans une trajectoire vers le sommet. D’abord classique – ministre du Commerce lors de la négociation de l’entrée de la Chine à l’OMC, maire de la ville moderne de Dalian, gouverneur d’une grande province –, avant de devenir un phénomène politique exceptionnel.

Devenu le patron de la ville de Chongqing, une mégalopole de plus de 30 millions d’habitants dont la municipalité est directement rattachée au pouvoir central, Bo Xilai a déclenché une vague « rouge », aux accents inspirés par la révolution culturelle, qui a fait des vagues à l’échelle de toute la Chine.

Ce retour des slogans de la révolution culturelle n’était pas du goût de tous, et les internautes chinois s’étaient régalés, la semaine dernière, de cette photo ci-dessous de Bo Xilai, contrit au passage de Deng Pufang, le fils de l’ancien numéro un Deng Xiaoping, sur une chaise roulante depuis que les gardes rouges l’ont jeté par la fenêtre de son université pendant les années folles de la révo cul.


Bo Xilai, de bout, et Deng Pufang, fils de Deng Xiaoping, dans une chaise roulante (via Twitter)

Au cœur de la campagne de Bo Xilai, la lutte contre le fléau de la criminalité, qui était justement confiée à Wang Lijun, l’homme dont la défection le mois dernier a déclenché la tempête. Une campagne qui n’empêchait pas les rumeurs de corruption entourant la famille de l’ambitieux politicien.

Positionnement opportuniste

De nombreux Chinois considéraient ce positionnement « rouge » de Bo Xilai comme totalement opportuniste, destiné à lui assurer le soutien d’un courant « de gauche » lors du prochain Congrès du PCC, et lui permettre d’être désigné un des neuf membres du Comité permanent du bureau politique du Parti, les fameux « immortels » qui dirigent, de fait, la deuxième puissance économique mondiale.

Le mois dernier, déjà, un membre du Parti de passage à Paris nous confiait que le sort de Bo Xilai était déjà scellé et qu’il ne serait pas membre du groupe des neuf « immortels ». Nul ne pouvait alors prévoir qu’il ne conserverait même pas son poste à Chongqing jusqu’au congrès de l’automne.

Ce coup de théâtre survient au lendemain de l’ouverture de la réunion annuelle des deux Assemblées chinoises, le grand moment de la vie politique institutionnelle. Ces réunions sont, en particulier, l’occasion de la seule conférence de presse annuelle du premier ministre, Wen Jiabao pour la dernière fois avant son remplacement.

Wen Jiabao a profité de cette dernière tribune pour plaider pour des « réformes », sans pour autant entrer dans les détails. Ancien collaborateur du chef du Parti communiste chinois Zhao Zhiyang, réformateur limogé pour s’être opposé à l’usage de la force en juin 1989 sur la place Tiananmen, Wen Jiabao a toujours exprimé des velléités réformistes, sans jamais passer à l’acte.

Cette agitation politique est en tout cas significative à quelques mois de l’émergence d’une nouvelle équipe à la tête de la Chine, qui pèse aujourd’hui de manière significative sur l’économie mondiale, et sur tous les problèmes de la planète, à l’image de la crise syrienne à l’ONU.

Hu Jintao, le numéro un, cèdera la place à Xi Jinping, l’actuel vice-président, un choix déjà entériné par le précédent Congrès. Mais ce choix ne préjuge pas des équilibres internes au Parti, des luttes d’influence et de personnes.

Ceux qui s’inquiétaient d’un virage nationaliste-populiste avec l’entrée d’un Bo Xilai au sein du comité permanent seront rassurés. La continuité de ce capitalisme autoritaire aux couleurs de la Chine semble devoir être, à ce stade, le pari le plus raisonnable.

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  • petit lapin
    petit lapin
    condé sans dents
    • Posté à 12h41 le 15/03/2012
    • Internaute 82080
      condé sans dents

    « la ville de Chongqing, une mégalopole de plus de 30 millions d’habitants »

    La Ville même de Chongquing est loin de faire 30 000 d’habitant, ça c’est l’information « insolite » qu’aiment dévoiler les journalistes en la taxant de « plus grosse mégapole au monde ».

    En fait c’est une immense province qui à le statut de municipalité, l’agglomération même compte environ 7 millions d’habitant, donc moins que l’agglomération parisienne.
    La campagne environnante est densément peuplée (environ 300 hab/km2) mais pas plus que la Belgique ou que l’ile de la Réunion.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à petit lapin
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 12h43 le 15/03/2012
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Pas faux, mais le découpage administratif a ainsi été fait, en retirant Chongqing du Sichuan, qu’il crée une zone urbaine et péri-urbaine de quelque 30 millions d’habitants, sans véritable équivalent au monde.

      • Vanderdecken
        Vanderdecken répond à Pierre Haski
        Marin d eau forte
        • Posté à 13h12 le 15/03/2012
        • 182467
          Marin d eau forte

        C’est exact. D’autant plus qu’il ne s’agit pas d’une « immense » province. Tant en surface qu’en habitants, la municipalité de Chongqing est bien la plus grande du pays avec, à elle seule, presque la moitié de la population française. Sur le papier, la densité est de 350h/km2 mais dans la réalité, comme d’ailleurs à la Réunion, dans certaines zones de Belgique et très généralement en Chine, le tissu urbain est fractionné, notamment sur les rives du Yangzi et de la rivière Jialing, avec de vastes zones rurales.
        En ce qui concerne votre article, je pense qu’il est utile de rappeler que, contrairement au statut commun des capitales provinciales, la municipalité de Chongqing relève de la direction centrale du PPC.

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski répond à Vanderdecken
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 13h34 le 15/03/2012
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          C’est fait, merci de la précision.

        1 autres commentaires
  • Claude P.-
    Claude P.-
    Capitaliste Socialiste
    • Posté à 12h49 le 15/03/2012
    • 182348
      Capitaliste Socialiste

    « Ceux qui s’inquiétaient d’un virage nationaliste-populiste... “

    Non non, on ne s’inquiète que du caractère abscons de votre article.

    A moins d’être sinologue, qui peut vous suivre plus de 10 lignes ?

    • Vanderdecken
      Vanderdecken répond à Claude P.-
      Marin d eau forte
      • Posté à 13h41 le 15/03/2012
      • 182467
        Marin d eau forte

      Pauvre caniveau ... Bientôt au chômdu ? Vous devriez vous renseigner : certaines boites françaises de Chongqing recrutent en ce moment, mais sous statut local, avec des salaires locaux.

    • servianes
      servianes répond à Claude P.-
      òme d'òc
      • Posté à 19h06 le 15/03/2012
      • Internaute 99498
        òme d'òc

      On ne s’iquiete pas mais on s’informe , tout ce qui touche la plus grande puissance démographique et bientôt économique doit nous alerter car celà rejaillit de manière trés indirecte c’est vrai mais certainement ,sur notre vie quotidienne .L’Empire du Milieu peut récuperer à juste titre son appellation.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 13h31 le 15/03/2012
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Bo Xilai a été limogé de son poste de chef du Parti communiste chinois de la mégalopole de Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine. »

    « son remplacement par un vice-premier ministre, Zhang Dejiang, »

    « le maire adjoint de Chongqing en charge de la sécurité, Wang Lijun, a tenté le mois dernier de se réfugier dans un consulat américain »

    « avant de disparaître. »

    « fond de corruption, de luttes de clan »

    « remplacement du numéro un chinois, Hu Jintao. »

    « Bo Xilai, fils de Bo Yibo »

    « patron de la ville de Chongqing, »

    « Bo Xilai, contrit au passage de Deng Pufan, »

    « Deng Xiaoping, sur une chaise roulante depuis que les gardes rouges l’ont jeté par la fenêtre »

    « fléau de la criminalité, condié à à Wang Lijun, »

    « les fameux “ immortels ” qui dirigent, de fait, la deuxième puissance économique mondiale. »
    .
    « Hu Jintao, le numéro un, cèdera la place à Xi Jinping, »

    –––––––––––––-

    Oui, d’accord, mais moi, dans tout ça ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Pierrrrre
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 13h36 le 15/03/2012
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Pensez vous réellement que ce qui se passe actuellement en Chine, la nature de son pouvoir, ses orientations économiques et politiques, n’a pas d’impact sur vous, votre vie, votre emploi (ou absence de) ? Si vous répondez oui, votre cas est désespéré...

      • Majesté
        Majesté répond à Pierre Haski
        ex-spermatozoïde
        • Posté à 13h47 le 15/03/2012
        • Internaute 77564
          ex-spermatozoïde

        « ...votre cas est désespéré... »

        Vous ne l’aviez pas encore remarqué ? ; -))

      • Pierrrrre
        Pierrrrre répond à Pierre Haski
        → → → → → → → le marché autant (...)
        • Posté à 14h08 le 15/03/2012
        • Internaute 23078
          → → → → → → → le marché autant (...)

        ► ma réflexion pouvait effectivement s’interpréter de mille manières...

        Je ne voulais qu’exprimer ma difficulté à saisir les codes de cette machine inquiétante,
        et faire dans l’humour du désuet de ma vision nombriliste :
        je vois bien l’ouragan arriver, dois-je arrêter mon ventilateur ?

        et puis aussi le coté « Bo Xilai, Napoléon, la Joconde, E=MC2 »... et moi ?

        « ..1 milliard de chinois, et moi et moi et moi ? »

        ce n’était donc pas un « et moi, qu’est-ce que ça peut me faire ? »

        c’était plutôt un « et moi, personne il pense à moi »

        ...l’expression d’un émoi... l’appel à un aime-moi...

         1 autres commentaires
      • DuGNu
        DuGNu répond à Pierre Haski
        (HPC, thinking parallel)
        • Posté à 14h26 le 15/03/2012
        • Internaute 124332
          (HPC, thinking parallel)

        Pierrrre est un troll de haut vol, mieux vaut éviter de lui prêter attention : comme tous ceux de son espèce, il s’en repaît.

         
        • A déménagé le 02.01.2013
          • Posté à 21h06 le 15/03/2012
          • Internaute 74652

          @ DugNu ... moi je l’aime bien « Pierrrrrre - reeeeeuu »
          Il est tellement drôle : intellectuellement il ne connait que la boite de vitesse en marche avant.

        1 autres commentaires
    • A déménagé le 22-01-2013
      A déménagé le 22-01-2013 répond à Pierrrrre
      non connue
      • Posté à 19h07 le 15/03/2012
      • Internaute 127750
        non connue

      Toi ? tu continues à passer tes nerfs sur les « Fellagas » puisque ça t’occupe si bien ; c’est déjà bien assez de boulot comme ça non ? : o)))

  • YVREMORT
    YVREMORT
    en promenade
    • Posté à 14h10 le 15/03/2012
    • Internaute 78971
      en promenade

    Mon cher Pierre
    Il ne s’agit que de taper sur les doigts de ceux qui sortent du rang lors de l’accession de Xi Jinping, pour que les autres tiennent le rang. Bo Xilai a juste jouer aux Icares... et il sert d’exemple voire de coup de semonce.
    Par contre, j’ai toujours cru que le ou plutôt la négociatrices de la Chine pour l’OMC était Wu Yi ?

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à YVREMORT
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 15h29 le 15/03/2012
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Wu Yi était la négociatrice en chef, mais Bo Xilai était évidemment en première ligne en tant que ministre du commerce dans la phase finale. On ne se souvient pas qu’il ait émis la moindre réticence maoiste à entrer dans l’OMC...

      • A déménagé le 02.01.2013
        • Posté à 21h24 le 15/03/2012
        • Internaute 74652

        Pffeuuu .. donc in fine, la Chine et « son bras de fer » pour son entrée dans l’OMC était une doctrine Maoiste ou pas ?
        Pipo : quelque soit la réponse, la dernière tentative se Sarkozy devait être la limitation des importations de « textiles » .... j’’en ris encore (et la Chine aussi).

      • YVREMORT
        YVREMORT répond à Pierre Haski
        en promenade
        • Posté à 10h04 le 17/03/2012
        • Internaute 78971
          en promenade

        Etre en première ligne derrière Wu Yi, celà me fait penser à un porteur de serviette au service de la dame de fer chinoise !
        Le maoïsme avait été déjà bien battu en brèche par le papa de Deng Pufang avec son « enrichisez vous » ! Cela fait quelques années que le domaine commercial le maoïsme n’est qu’un paravent (chinois) aux réseaux et au lobbies commerciaux. Je me rappelle un excellent article dans libé il y a quelques années (7 je crois) ou on y expliquait les liens entre les leaders et industrie de l’acier ou la téléphonie... Je discutais il y a quelques moi avec un activiste chinois, et il m’a dit que le maoîsme n’était plus qu’un mythe de laowai (étranger). Comme si une discussion sur la Chine, plus elle dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant Mao et le maoîsme s’approche de 1. Une variante de la loi de Godwin appliqué à la Chine. Et si on suit la loi Godwin celà équivaut à perdre le débat ... Donc on s’est bu une pijio (Bière). J’ai payé.

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 14h17 le 15/03/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La Chine est pour moi à la fois un sujet de fascination et d’inquiétude.
    Fascination parce qu’avec les presque 5000 ans d’existence de sa civilisation et ses multiples cultures, elle donne envie de la rencontrer malgré l’aspect moyenâgeux de ses relations sociales, l’emprise étouffante d’un PCC archaïque et le dynamisme de sa population
    Inquiétude parce que la singularité de ses politiques monétaires, militaires, diplomatiques, industrielles,..... sont incompréhensibles pour le cartésien que je suis.
    Merci P. Harki pour ces articles qui permettent de comprendre un peu mieux la Chine contemporaine.

  • ebolavir
    ebolavir
    Tianjin
    • Posté à 14h58 le 15/03/2012
    • Internaute 784
      Tianjin

    Petit lapin m’a devancé pour expliquer que Chongqing n’est pas la plus grande ville du monde, mais une province avec villes et campagne, et un statut spécial de « municipalité de rang national » comme Tianjin (grand comme le Luxembourg), Shanghai (comparable à l’agglomération parisienne, en deux fois plus peuplé), et Beijing soi-même (taillé dans la province de Hebei, avec 40 kilomètres de campagne autour). Même en vivant sur place, je n’ai pas compris les vraies raisons de cette construction bizarre, qui ressemble un peu au statut de Paris avant la réforme de Giscard. D’autres très grandes villes, comme Canton et Nanjing, sont simplement la capitale de leur province. Historiques (Shanghai et Tianjin étaient des villes internationales, fondée ou refondée autour des concessions étrangères), ou politiques (maintenir sous surveillance la possibilité de monter des villes capitales, et c’est pour ça qu’on a divisé le Sichuan entre Chengdu et Chongqing ?). Si quelqu’un a des lumières là-dessus, je suis preneur.

    • arnob
      arnob répond à ebolavir
      • Posté à 15h10 le 15/03/2012
      • Internaute 15649

      pour des raisons de développement économique dans cette partie de la Chine principalement. Chongqing sert de plateforme économique, industrielle et de transport entre l’est de la Chine, « riche » et l’ouest pauvre. Elle est un lien entre deux mondes à la croissance économique inégale.

  • arnob
    • Posté à 14h59 le 15/03/2012
    • Internaute 15649

    Chongqing est une ville fascinante le Yangtze est un fleuve fascinant.

  • Fishbed
    Fishbed
    Dilettante
    • Posté à 15h02 le 15/03/2012
    • 180805
      Dilettante

    Si je puis me permettre une modeste remarque sur une petite coquille, le fils de Deng Xiaoping s’appelle Pufang, pas Pufan (vu que c’est repris dans le texte et dans la légende, je souligne !). Je sors –> [ ]

    • Pierre Haski
      Pierre Haski répond à Fishbed
      Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
      • Posté à 15h32 le 15/03/2012
        éditeur
      • Journaliste 9
        Cofondateur

      Merci, c’est corrigé.

      • Claude P.-
        Claude P.- répond à Pierre Haski
        Capitaliste Socialiste
        • Posté à 16h16 le 15/03/2012
        • 182348
          Capitaliste Socialiste

        Vous pourriez faire gaffe, quoi !

  • Exnihilo
    Exnihilo
    Proscratinateur
    • Posté à 15h04 le 15/03/2012
    • 179249
      Proscratinateur

    ....intéressant comme article.
    Par contre que j’ai des difficultés à lire (retenir, ...) ces noms en langues sinitiques...ça alourdit sacrément l’article, et je finis même par mélanger qui est qui. Des sonorités assez complexes que nous soumettons à nos cerveaux occidentaux.
    Mais bon je crois qu’il va falloir qu’on s’y fasse, car je crois comme le dit l’auteur dans une de ces réponses dans les commentaires, que ces personnalités chinoises vont avoir de plus en plus d’influence sur notre mode de vie.
    Signé : un Européen ayant regretté de ne pas avoir pris mandarin au lycée.

    • Djeremkhmer
      Djeremkhmer répond à Exnihilo
      Sur les rails
      • Posté à 17h00 le 15/03/2012
      • Internaute 166708
        Sur les rails

      Pour info, chaque Chinois a un (sur)nom europeen,... on pourrait donc les utiliser ? ca ferait bizarre au debut, mais je pense qu’ ils seraient content ! Mon collegue Chang Lien se fait appeller julien et ma pote Xi ian c est viviane.... mais le pote Qyu c est Joel... l’important c est de se comprendre ! ! !

      • Vanderdecken
        Vanderdecken répond à Djeremkhmer
        Marin d eau forte
        • Posté à 19h11 le 15/03/2012
        • 182467
          Marin d eau forte

        Sauf que votre info ne s’applique à peu près qu’aux employés d’hôtel de la ville de Shanghai ... Si on a du mal à appréhender le nom complet d’un Chinois, on peut utiliser le seul patronyme, précédé de Monsieur ou de son titre (par exemple directeur Chang). Quand aux amis, comme chez nous, on peut les appeler par leur prénom ; en évitant de le massacrer en le prononçant mal ou en ne l’orthographiant pas correctement.

  • dukefeng
    • Posté à 03h18 le 16/03/2012
    • Internaute 22072

    Merci pour l’article.

    Le prénom du fils de Bo Xilai m’a toujours interpellé, Bo Guagua ! Qu’est-il passé dans la tête des parents pour prénommer leur fils « citrouille » ?

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