Miroir 28/02/2012 à 11h20

« Detachment » : Pauline, qui a arrêté l'école, a « tout compris du film »

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

Ex-élève d’une « classe poubelle », Pauline a vu « Detachment », sur un lycée new yorkais difficile. Elle se voit comme un « mélange » de ces ados en échec scolaire.

Pauline, « 16 ans pas encore et demi », est sortie de la séance de « Detachment », en ayant le sentiment d’avoir « tout compris du film », au-delà de ce qui est montré à l’écran. Le film raconte le quotidien trash d’un lycée new yorkais en perdition, avec notamment l’acteur Adrien Brody. Pauline a cerné les personnages, et pourrait expliquer toute leur complexité.

Elle s’est retrouvée dans les adolescents en échec scolaire. « Je suis un mélange d’eux », dit-elle, en fumant une cigarette. Elle a reconnu les profs, vidés, impuissants. Dans sa vie d’avant, celle de mauvaise élève, elle les voyait tous les jours, elle avait pitié d’eux.

Depuis, Pauline a complètement arrêté l’école. C’est parfois délicieux (« j’aime à nouveau le dimanche »), et à d’autres moments terrifiant :

« Ma vie est loin d’être sécurisée. Je tangue. Je n’envie pas ceux qui sont encore au lycée, mais j’envie beaucoup ceux qui ont fini et réussi. »

Bande-annonce du film « Detachment »
1

La scène avec la fille insolente

Dans « Detachment », une jeune fille lance, d’un air blasé, qu’elle ne s’inquiète pas pour la suite (alors qu’elle n’ira jamais à la fac, vu ses notes). Elle prévoit de traîner avec son petit copain, jouer avec lui dans son groupe de rock, ou de faire un peu de mannequinat.

C’est insupportable pour l’enseignante jouée par Lucy Liu. Elle lui hurle, hors d’elle, qu’elle délire. Elle ne fera pas de mannequinat. Si elle a de la chance, elle passera sa vie à la caisse d’un hypermarché, lui dit-elle, en gros.

Pauline ne trouve pas cette fille si « bête », elle comprend son raisonnement. Elle s’est dit aussi que la vie serait simple, une fois sortie de l’école, qu’elle deviendrait serveuse ou vendeuse. « Un métier cool, tranquille, qui permet de ne pas te prendre la tête », et la vie n’est pas que le travail, on peut s’épanouir ailleurs. Pauline a réalisé très tôt, à 15 ans, qu’elle pouvait faire exactement ce qu’elle voulait, et que personne ne pouvait l’empêcher d’arrêter l’école.

« Ils disent ça pour se rassurer »

Sauf qu’elle a testé. Pendant des semaines, Pauline a rangé son ambition dans son pyjama. Elle a trouvé des boulots de serveuse, dans une boulangerie, et vendeuse dans un magasin de fringues (elle a trouvé toute seule) :

« J’me suis rendu compte que c’était trop chiant. Tu ne vois pas le bout et tu te dis que c’est ça ta vie. Mais, je ne regrette pas, on ne peut pas le savoir tant qu’on ne l’a pas fait. »

Il y a pire, dit Pauline, que la paumée qu’on voit dans le film. Elle a côtoyé, au lycée, de nombreux mauvais élèves, mégalos, qui ne rêvent pas d’une vie facile, pas trop exigeante, mais d’une vie hors norme. Ils jurent qu’ils vont devenir acteurs ou musiciens et se « barrer » de chez eux à 18 ans.

« Ils disent ça pour se rassurer, mais c’est évidemment des conneries. Ils disent tous ça, c’est fou. »

Comme cette fille, Pauline se souvient d’avoir déjà rendu une prof complètement folle, un jour. L’enseignante lui a jeté un livre à la tête parce qu’elle bavardait trop. Sur le coup, elle s’est sentie humiliée. Mais les élèves l’ont défendue.

2

L’artiste incarnée par Meredith

Maintenant, Pauline sait qu’elle a envie de faire quelque chose de plus ambitieux de sa vie et que tout repose sur elle (plus personne n’est là pour l’aider, à part ses parents). Elle sait que, sans diplôme, elle part avec un désavantage. Quand elle y pense, elle trouve cela « impressionnant ». Elle a beaucoup déprimé en réalisant ça, une sensation de grand vide :

« La décision d’arrêter l’école, que je pensais facile, me force à avoir beaucoup de courage, maintenant. »

Puis son père lui a rappelé qu’elle avait toujours adoré la photo. C’est devenu une évidence. Elle lui a emprunté de l’argent pour acheter un appareil. Depuis, elle travaille à mi-temps. L’autre moitié, elle la passe à aller voir des expos (« se cultiver ») et prendre des photos. Elle voit des sujets (photographiques) partout.


Henry Barthes (Adrien Brody) et une de ses élèves, Meredith (Betty Kaye) (Pretty Pictures)

Pauline se retrouve ainsi dans un deuxième personnage du film : Meredith, jeune fille, grosse, mal dans sa peau, artiste incomprise par les jeunes de sa classe.

En tant que spectactrice, je me suis demandé si Meredith n’était pas juste une ado un peu obsessionnelle qui pensait faire de l’art. Mais Pauline, en pleine empathie, n’a aucun doute sur le personnage. Elle l’admire :

« Cette fille est géniale. C’est une belle personne, cela se voit. C’est magnifique ce qu’elle fait. Son père ne croit pas en son art. C’est dur et elle résiste. Je la trouve forte, même si complètement écrasée par la société. »

Dernier personnage qui inspire Pauline : Erica. Jeune prostituée, recueillie par Henry Barthes (Adrien Brody). Il la remet sur pieds, elle est (au moins temporairement) sauvée :

« Je crois beaucoup à ça, je crois aux gens. Je me suis toujours dit que je tomberais sur quelqu’un qui pourrait m’aider. Quelqu’un qui croirait en moi. Ça arrive à tout le monde, il n’y a pas de raison. Je connais un type devenu éditeur grâce à une rencontre. Avant, il rangeait des livres dans une cave. »


Erica (Sami Gayle) et Henry Barthes (Adrien Brody) (Pretty Pictures)

3

Ces profs desespérés

Dans le film, les profs sont patients. Henry Barthes, le personnage joué par Adrien Brody, essaye d’intéresser les élèves à une partie d’une nouvelle d’Edgar Poe, « The House of Usher », dans laquelle le narrateur décrit l’approche d’une maison qui l’angoisse et l’attriste (comme pourrait le faire le bâtiment d’une école).

Pauline a reconnu dans le personnage de Brody une prof de français, Isabelle T., qu’elle a profondément aimée. « La meilleure du monde », très psychologue, respectée par tous les élèves, « même les délinquants » :

« Elle trouvait que j’avais du talent. Elle voyait le mieux dans chaque élève. Elle était infiniment bienveillante. »

Dans « Detachment », Adrien Brody finit aussi par être aimé de tous. Mais les débuts manquent de douceur. Il est menacé par un élève dès le premier cours.

« Dans mon ancien lycée [dans le IXe arrondissement de Paris, ndlr], c’était comme ça tout le temps. Certains jetaient des chaises. Il y avait la classe européenne, avec les bons petits Français, et les classes poubelles. J’étais dans une d’elles. Moi, une fois, j’ai déjà traité une prof de conne, mais j’étais loin d’être la pire. »

Scène de confrontation dans « Detachment »

Comment en vient-on à la colère ?

« C’est souvent quand on s’est investi beaucoup. On s’est dit qu’on se reprend en mains, que ça va enfin marcher et on a une mauvaise note [cela lui est arrivé plusieurs fois, ndlr]. Quand tu as rien fait, tu t’en fous de la note, tu assumes. »

« Arrêter l’école, c’était une erreur »

« Detachment » fait l’impasse sur les autres profs, ceux qui n’ont pas envie de comprendre, ceux qui te détestent dès le début.

« Ils te perçoivent comme quelqu’un de mal élevé et ne cherchent pas à aller voir plus loin. Il y en a plein. »

Pauline, qui s’est rebellée dès le CM2, pense que le cœur du problème, c’est le programme et le rythme scolaire. Elle préconise des journées « moins lourdes » ou alors la mise en place de classes avec des très fortes dominantes – artistiques, littéraires, sportives. « Les options, c’est bien, mais ça ne suffit pas. [...] On le voit bien dans le film. Les exercices, ça fait chier le monde. »

De temps en temps, ses copines restées au lycée l’envient. Elle leur dit de se ressaisir.

« Arrêter l’école, c’était une erreur que j’aurais faite de toute façon et que je ne peux donc pas regretter, mais c’était une erreur. »

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  • Rivendell
    Rivendell
    Toléré par [censored] Guéant.
    • Posté à 13h59 le 28/02/2012
    • Internaute 102483
      Toléré par [censored] Guéant.

    Ayant détesté ce ramassis de cliché qu’est American History X, je ne peux que chercher à éviter à tout prix ce film. Surtout quand je vois la liste des personnages décris dans l’article.

    • Frangipanier
      Frangipanier répond à Rivendell
      Plante verte, rouge et noire.
      • Posté à 14h09 le 28/02/2012
      • Internaute 106626
        Plante verte, rouge et noire.

      D’un cliché ne peut-il être tiré une histoire personnelle mais vraie ?

      A chacun de faire son travail de recul et de ne pas en déduire qu’un gosse épris de photo (mais nul à l’école) mais incompris des adultes est forcément un petit génie de la photographie (pas d’idéalisation, pas de victimisation).

  • captainfuture
    • Posté à 14h05 le 28/02/2012
    • 181221
      space

    « Ils te perçoivent comme quelqu’un de mal élevé et ne cherchent pas à aller voir plus loin. Il y en a plein. »
    il sont vraiment irrécupérables ces profs
    on dirait des élèves

  • libertad05
    libertad05
    blup
    • Posté à 14h21 le 28/02/2012
    • 176204
      blup

    Le système éducatif français est vraiment malsain et je sais de quoi je parle.
    Lorsque j’était en 3ème, élève un peu moyenne, je ne savais pas quoi faire de ma peau, quel métier choisir. Mes professeurs m’ont toujours dis que je n’irait pas en 2nd général. Pourquoi ? Trop juste disaient-ils, ils ne voulaient pas que je redouble, mais surtout ne pas faire baisser leurs statistiques de réussite. M’envoyé faire un CAP dans un domaine qui ne m’inspirait pas, plutôt que de risquer un redoublement. Juste une histoire de chiffre, et on n’écoute plus les envies de l’élève. Aujourd’hui, j’ai un BAC +3 en développement informatique j’ai jamais redoublé et ne peux plus du tout voir en peinture l’éducation française !

    • nicolas.boulay
      nicolas.boulay répond à libertad05
      ingé
      • Posté à 14h42 le 28/02/2012
      • Internaute 94389
        ingé

      Cela me rappelle une conseillère d’éducation qui voulait envoyer en filière médico-social (cap ?), une tête de classe pour ne pas envoyer que des mauvais. La personne voulait faire médecine. Elle l’a fait. Ses parents pouvaient la conseiller. Heureusement.

      Ou encore, l’histoire de la fille pas trop doué mais qui voulait faire de la mécanique auto. C’était pas pour une fille, alors hop, CAP couture !

      A croire, que beaucoup de chose comptent dans l’orientation sauf les choix de l’élève (pas d’échec, remplir des filières,etc...).

      • Maud
        Maud répond à nicolas.boulay
        In the eeeeeyes of the tiger
        • Posté à 16h19 le 29/02/2012
        • Internaute 66739
          In the eeeeeyes of the tiger

        Les conseillers d’orientations sont nazes. Au collège quand il m’a demandé mes activités, j’ai dit que j’aimais la lecture. Quand j’ai dit que j’aimais beaucoup la saga Harry Potter (entre autres) il a eu un petit rire méprisant et m’a dit qu’il était temps de grandir. Le tout devant ma mère. C’est tout ce que j’ai retenu de cet entretient bien inutile.
        En 2nd, je me suis retrouvée devant 2 stagiaires à qui j’ai dit que le journalisme m’intéressait. Ils ont passé la séance à discuter plus entre eux qu’avec moi et à me démontrer combien cette voie était inaccessible, fermées, difficile, bref qu’il faudrait plutôt envisager un truc plus classique. Tout ce que j’ai retenu cette fois là c’était « de toutes façons vous êtes une bonne élève vous pouvez faire S, ES ou L ! ». Super, merci, quand j’aurai besoin de rien je vous sonnerai.
        En terminale enfin, il aura juste servi à me sortir quelques adresses d’écoles pour la formation que je voulais faire (ce que j’aurai pu plus ou moins faire seule avec internet).

  • rougepivoine
    • Posté à 14h39 le 28/02/2012
    • Internaute 23612

    Ce film est remarquable, il ne parle pas que de l’école, celle-ci est le symptôme d’un monde dont nous sommes tous responsables. Il n’est question que d’abandon, celui de nos enfants et celui de l’école elle-même que les parents abandonnent et ça, ça devrait nous faire réfléchir (voir la scène de la rencontre parents-profs - école déserte) Evidemment que toutes les écoles ne sont pas comme ça mais garder les yeux ouverts c’est à cela que sert ce très beau film désespéré.

  • Nevada38
    Nevada38
    blablabla
    • Posté à 14h40 le 28/02/2012
    • 178863
      blablabla

    Mouais.... OK, le système scolaire pourrait être beaucoup mieux (s’il y avait plus de moyens pour commencer) : classes moins chargées, plus d’attentions envers les élèves, un rythme de travail adapté selon les élèves, moins de compétition etc. par contre j’ai été de la maternelle au bac dans des établissements publics du 93, les classes européennes n’existaient pas donc il n’y avait pas vraiment d’élitisme (hormis ceux qui faisaient latin et encore...) par contre ça apprend qu’il faut se battre chaque jour pour réussir, tenir le coup, décrocher un diplôme, bosser dur même si on ne récolte pas toujours tout de suite.... c’est vrai que c’est pas toujours marrant mais je trouve que c’est une bonne école de la vie (un peu sinistre peut-être...)

  • AnarchoStalinien
    AnarchoStalinien
    Plus de provocations !
    • Posté à 14h55 le 28/02/2012
    • Internaute 171029
      Plus de provocations !

    « avec notamment l’acteur Adrien Brody »

    Voilà qui est essentiel ! Je n’en avais jamais entendu parler, pourtant, je savais que Paul Newman et Robert Redford avaient été remplacés dans le coeur des midinettes par un bandit de casino urgentiste et marchand de café...Et qu’un Brice de Nice jouait les Rudolf Valentino...

  • SweetLou
    SweetLou
    Cynique Pessimiste
    • Posté à 15h06 le 28/02/2012
    • Internaute 168609
      Cynique Pessimiste

    Et bien tu as 16 ans, « pas encore et demi » tu as vu ce qu’il s’est passé en arrêtant l’école, tu voulais essayer faire tes propres expériences, soit. Tu sais que c’est une erreur, alors reprends toi, il n’est pas encore trop tard. Finis le lycée, passe ton BAC, ne le fais pas que pour la societé, fais le pour TOI pour tes parents, pour te prouver que tu même si c’est dur et que ça fais chier et bien tu peux le faire, tu as la volonté et la clairvoyance nécessaires. Tes parents croient en toi aparemment, c’est encore mieux !

    J’ai été comme toi, j’ai détesté l’école primaire, vomis le collège et à peine tolérer le lycée, absentéisme sévère, tête de turc et démotivation tout les matins. Lorsque j’ai claqué la porte pour le CNED je n’ai rien regretté et j’ai eu mon BAC avec mention, ça peut également être une option, mais crois en ce que tu vois, les starlettes de la tele réalité c’est facile mais ça ne dure pas toute la vie et ça n’apporte pas grand chose moralement ils le découvriront bien assez tôt tes camarades, soit plus maligne et réfléchie qu’eux !

  • franzfranz
    franzfranz
    le monde de kafka
    • Posté à 16h06 le 28/02/2012
    • Internaute 163427
      le monde de kafka

    Blackboard Jungle (Graine de violence) réalisé par Richard Brooks en 1955, est à ma connaissance probablement le tout premier film qui traite des problèmes sociaux et de violence à l’école. Avant il y avait des trucs style Disparus de Saint Agil mais pas réellement des films sociaux.

    C’est aussi le premier film à intégrer dans son générique la musique rock avec le fameux « Rock around the clock » de Bill Haley.

    Une des thèses du film est que la violence seraient due à l’absence des pères partis en Corée...

    A noter que le plus grand film sur l’adolescence jamais tourné, La fureur de vivre (Rebel without a cause) de Nicholas Ray avec James Dean date de la même année.

    Alors que le film de Ray est plus dans le psychologique centré sur les tourments de l’adolescent, celui de de Brooks est résolument social et centré sur le prof.

    A comparer la problématique des pères absents (à la guerre chez Brooks, tout mou soumis à la mère chez Ray), les duos ( de collaboration inter-générationnelle prof / élève Ford/ Poitier chez Brooks, d’empathie et de souffrance mais aussi d’apprentissage de la vie dans la confrontation à la mort entre ados Jim Stark (Dean) , Plato (Saul Mineo) chez Ray, et le rapport à la violence qui culmine dans le combat au cran d’arrêt (entre ado et prof chez Brooks, entre Jimmy Dean et le « leader » ( : -) ) du groupe chez Ray)

    Si le film de Ray est plus tragique parce qu’on y meurt (Buzz dans l’accident de voiture au début du film, Platon tué par un flic à la fin) celui de Brooks est plus réaliste et à beaucoup d’égards plus dur parce que la violence y est plus froide et désespérée.

    Tout comme dans Detachment se manifeste déjà le No Future d’une génération à l’égard de son avenir.

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à franzfranz
      In enculo cum vibro
      • Posté à 17h14 le 28/02/2012
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Je viens de comprendre l’humour de Public Enemy quand ils ont sorti Rebel without a pause...

  • Jaguar_
    Jaguar_
    Félin
    • Posté à 15h55 le 28/02/2012
    • Internaute 125154
      Félin

    Une fille de 16 qui a quitté l’école ne parle pas comme ça, aussi maline soit elle. Les propos ont-ils « été traduits » ?

    • franzfranz
      franzfranz répond à Jaguar_
      le monde de kafka
      • Posté à 16h07 le 28/02/2012
      • Internaute 163427
        le monde de kafka

      J’en connais une pourtant ...

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à Jaguar_
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 16h29 le 28/02/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      vous n’en connaissez pas assez alors...

    • Nolwenn Le Blevennec
      Nolwenn Le Blevennec répond à Jaguar_
      Auteur(e) de l'article Journaliste Rue89
      • Posté à 16h40 le 28/02/2012
        rédacteur
      • Journaliste 61084
        Journaliste

      Bonjour Jaguar. Non, aucune traduction, ce sont ses phrases exactes, et prononcées avec pas mal de charisme en plus (pour une fille de 16 ans, comme vous dites).

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 16h58 le 28/02/2012
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Le problème de l’école, c’est l’exploitation capitaliste.

    Il s’agit de sortir d’un cadre largement commun à divers analystes de l’évolution scolaire, sociologues de l’éducation en particulier, qui considèrent de diverses manières que l’École serait responsable de la reproduction des inégalités sociales et que de bonnes réformes scolaires pourraient au contraire les réduire. Ainsi se répand l’illusion qu’une école démocratique pourrait être reconstruite dans le cadre d’un capitalisme en voie de décomposition.

  • underground
    underground
    chomeur
    • Posté à 17h15 le 28/02/2012
    • 182271
      chomeur

    Ah en voila un sujet interessant ...

    Moi j’aimerais mettre l’accent sur ce que dit « pauline » a la fin de l’article, le rythme du système scolaire français est très clairement bien trop lourd, et son système pédagogique autour de « l’exercice » d’une rigidité qui frise la débilité mentale, la démence du système scolaire qui refuse de voir en face :

    Qu’il détruit lui même l’avenir d’une part des jeunes par le système du devoir a la maison systématique, de l’exercice ect ... On a une réalité qui est que les élèves ne sont absolument pas égaux dans leur capacité a encaisser des journées de minimum 5h de cours, 7h de présence minimum sur le lieu de vie scolaire + encore des devoirs a la maison !

    On ne l’exige même pas pour un lambda travailleur dans un bureau, a l’usine ou je ne sais ou : alors que pourtant la il est payé !

    Nous avons en France un système scolaire fondamentalement créateur d’inégalité face a la résilience scolaire ... Et qui est encore pire aggravant comme facteur si l’élève a le moindre problème « classique » ou « récurent » d’adolescent a la maison face a ses parents, sa famille ect ...

    Et tout simplement explosif en vol : si le foyer familial est par exemple touché par une maladie grave affectant un membre de la famille (mon propre cas) ou il est tout simplement ridicule et a la limite indécent de réclamer a des élèves qui vivent dans des conditions familiales pas simple : de devoir encore bosser a la maison, alors qu’ils sont déja « mentalement » sur les genoux a la sortie du collège lycée ... Vous imaginez vous par exemple un élève de 4 ème/3 ème bosser ses maths, son français chez lui par de l’étude de texte, réaliser des équations du second degrés, et exo de statistiques alors que par exemple il y a a la maison une frêre ainé handicapé mental, qui pète des barres a tout bout de champ parce que schyzofrène/psychotique grave depuis l’age de 13 ans, et de l’age de 7 ans du collégien en question a qui ont demande de bosser chez lui dans un tel environnement ?

    Ben c’est simple, a cet élève la seule option en faite dans lequel on le jette c’est l’échec scolaire absolu ... En rentrant du collège, il n’aura qu’une envie ; repartir dehors et ne surtout pas ouvrir un classeur !

    Je cite mon exemple, mais ça peut être n’importe quel élément particulièrement perturbateur : une guerre parentale « pugnace » de parents a 2 doigts du divorce ... Ou d’une élève d’une famille d’origine étrangère ou quand il rentre chez lui = rentrer dans un environnement a 6 marmailles et mamita dans 20m² ? Est ce simplement sérieux ?

    Non c’est pas sérieux, le système scolaire se FOUT de la gueule des élèves en lui exigeant un travail a la maison tout simplement impossible a fournir pour un gros tiers minimum des élèves dans les zones a peu près normales et les 2/3 des élèves dans une ZUP ! Ou est l’égalité si la scolarité n’est pas capable de prendre en compte qu’il va y avoir un travail a la maison a 36 vitesses selon les situations sociales mais aussi mauvais hasards de la vie (je pense a mon propre cas, car ormis cela le reste aurait pu être des bonnes conditions familiales ...)

    Mais de toute façon, cela fait belle lurette que les sociologues le disent, que l’école est une formidable machine a créer de l’inégalité tout en maintenant une formidable langue de bois d’illusion d’égalité justement ...

    Bourdieu lui même l’affirmait, mais parce que l’école dès le tout début de la primaire a des réflexes de création d’inégalité sous le vouloir (ou a s’en poser toutefois des questions) ou encore inégalitaire qui s’ignore ...

    Toujours est il, qu’aujourd’hui nous avons un système scolaire qui n’a guère bougé depuis XX années, le même que j’ai connu dans les années 90 et qui a fait de moi aujourd’hui quelqu’un de sans avenir ...

    Mais si il y avait que ça ...

    l’éducation nationale c’est aussi a partir du collège une chance sur 2 de tomber sur un prof qui sera tout simplement INCAPABLE de passionner les élèves et leur donne surtout écoeurement a bosser ! Le problème vient pas forcément des programmes qui sont surement meilleur qu’on ne peut l’imaginer :

    Mais sur qui ont tombe quand on est élève comme prof ... Et d’ou l’on vient, quesqui nous attends chez nous a la sortie du collège : de la ... Le système scolaire est une usine a création d’échec scolaire et qui ne changera pas tant que le système ne se sera pas remis en question sur les rythmes !

    Déja une chose est sure : tant qu’il sera basé sur un travail a la maison a fournir : Il sera a l’évidence inégal !

    Pourtant pour apprendre, notamment les maths complex, la science et ses pléthores de choses a retenir : l’exercice est capital ! Alors que faire ?

    Hé bien alléger sensiblement les journées, pour que les exercices soient fait au collège sur place ! Et surtout pas de devoir a la maison qui sont une catastrophe d’inégalité ! Par exemple 4h de cours avec 6h maximum de présence dont 1H les 6h de présence pour faire des exercices essentiels et en salles de cours AVEC LES PROFS ! Et surtout pas en salles d’études ou quoi qui sont des milieux ou l’ont ne peut pas bosser sérieusement

    La solution a cela serait aussi d’arrêter de faire voyager stupidement les élèves d’une salles a l’autres au fil des heures de cours, mais faire comme au Japon : ce sont les profs qui changent de salles, pas les élèves ...

    Et ceux ci on droit a un break de 10min le temps que le prof arrive, système qui permet a l’élève de se mettre d’ailleurs dans une situation + proche du travail pro puisque sur le meme bureau le long de la journée ...

    De faire voyager bêtement comme des troupeaux de boeufs les élèves dans les couloirs, donnent qu’une envie a l’élève quand il rentre en cour : que l’heure sonne pour se barrer de la salle ...

    Si on inverserait la situation, il prendrait son mal en patience le long de sa journée scolaire et cesserait d’ailleurs de regarder sa montre ! Ce qui le met d’ailleurs en meilleures conditions pour réaliser 1H d’exercice en fin de journée : a condition bien entendu que la journée soit moins longue ...

    Au collège j’ai eu connu des journées jusqu’a 7H de cours (8h-17h) et 9h de présence dans l’établissement : avec encore des putains de devoirs a faire a la maison ... Vous trouvez ça « humain » vous comme rythme sur le dos d’un ado ? Et après on s’étonne que les jeunes décrochent au collège ...

    Moi le collège, quand j’y étais, il me donnait de furieuses envies de me droguer ... Et c’est ce que j’ai fini par faire d’ailleurs !

    A bon entendeur, massacreurs d’avenirs !

    • Stephroy
      Stephroy répond à underground
      etudiant
      • Posté à 17h27 le 28/02/2012
      • Internaute 142799
        etudiant

      Le système scolaire Français ne demande pas des tonnes de travail à la maison contrairement à ce que vous dites. Je n’ai pas ouvert un cahier chez moi de tout le collège, et au lycée j’arrivais à faire mes devoirs pendant la journée (heures de pauses) ou bien dans le car (soit en 15 minutes). Mes amis avaient la même attitude et nous avons tous eu le BAC, suivit de diplômes au moins bac +2, que nous avons réussis.

    • Frangipanier
      Frangipanier répond à underground
      Plante verte, rouge et noire.
      • Posté à 18h33 le 28/02/2012
      • Internaute 106626
        Plante verte, rouge et noire.

      Salut, ami underground.

      Je comprends votre rage, et recevez, si vous l’acceptez, mes pensées amicales pour le parcours que vous avez connu, évidemment pas facile.

      Cependant, cependant.

      Je crois pas que l’école ait jamais dit qu’elle permettrait à chacun de donner le meilleur de lui-même (= d’avoir le meilleur métier en fonction de ses propres moyens). L’école fait ce qu’elle peut : elle tente d’instruire les pupilles de l’état, avec une instruction...minimale, si j’ose dire.

      Certes, les programmes sont lourds. Certes, les heures sont nombreuses. Et effectivement, en cours de route, nombreux seront ceux qui changeront de filière/arrêteront les cours (par envie, par obligation).

      Mais, après tout, et je sais que c’est terriblement cynique (surtout si vous, en particulier, souhaitiez à l’époque faire de meilleure études), l’école doit-elle former systématiquement des BAC+5 ? Elle permet à chacun d’ingérer le minimum (lire, écrire, compter... et raisonner). Certains s’en sortent mieux (grâce à environnement familial stable), d’autres moins.

      Mais en quoi l’école peut-elle pallier à ces manquements, ces carences ? On ne dit pas, bien sûr, que c’est de la faute de l’élève (loin de là !), mais que l’école ne peut pas TOUT. Alléger les cours ? Il y a tellement à apprendre...voulez-vous vraiment un parcours scolaire qui dure 15 ans au lieu de 10 ? Pas sûr que tout le monde vous suive dans cette voie...

      Je ne sais pas pour vous en particulier, ne connaissant ni votre parcours en détail et ne connaissant pas toutes les structures, mais peut-être devrait-on envisager, si cela n’existe pas déjà, d’orienter assez tôt les élèves en fonction de leurs aptitudes (Un élève en sérieuse difficulté : doit-il rester dans une classe « normale », au risque de se voir rejeté et encore plus à la traîne ? Ne devrait-il pas plutôt être orienté vers une structure adaptée ?).

    • psych0Dad
      psych0Dad répond à underground
      sociopathe
      • Posté à 21h17 le 28/02/2012
      • Internaute 81504
        sociopathe

      Je suis fils de profs et le systeme scolaire francais me sort par les trous ne nez. C’est une fabrique a perroquets. Et les rythmes scolaires sont en effet hallucinants.

      Je me souviens du fameux systeme 6 semaines de cours / 2 semaines de vacances. Au lieu d’envisager l’annee scolaire comme un marathon, on nous collait une serie de sprints.

      Par comparaison mes momes, qui sont scolarises aux Etats-Unis, sortent de l’ecole a 15h30 maxi (14h30 le plus souvent). Ils ne travaillent pas moins. Simplement ils ont moins de « petites vacances » et surtout ils ne perdent pas 2h le midi a glandouiller dans la cour. Ils rentrent a la maison et ils ont le temps de faire leurs devoirs, et de se detendre avant que je rentre du boulot.

      Quand je vois le planning de l’aine qui est au lycee, j’ai l’impression que c’est la glande totale mais en fait il bosse peu pres autant que moi au meme age. Simplement la repartition du temps de travail est plus intelligente. Ca lui laisse le temps d’aller a la piscine ou d’aller voir ses copains l’apres-midi.

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h28 le 28/02/2012
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Le problème de l’école, c’est qu’elle prétend permettre aux mômes de trouver une place dans l’économie.

    Or il n’y a pas de place pour tout le monde dans l’économie, et l’école n’y peut rien.

    Il ne s’agit donc nullement d’un échec de l’école, mais de l’économie capitaliste.

    Si les profs se remettaient dans l’optique d’instruire les mômes en vue de l’abolition du capitalisme, comme l’envisageait James Guillaume, principal rédacteur du Dictionnaire de Pédagogie, ça irait mieux.

  • megalodon-
    megalodon-
    avatareux
    • Posté à 17h40 le 28/02/2012
    • 176877
      avatareux

    la scène de confrontation n’est pas crédible, et c’est vraiment filmé avec la même ritournelle d’effets ringards...

  • cybergazouille
    cybergazouille
    télé: OFF / Idées:ON
    • Posté à 18h07 le 28/02/2012
    • Internaute 160964
      télé: OFF / Idées:ON

    Ce film n’est pas mauvais, mais il est moins intéressant que la série « the wire » « sur écoute » en ce qui concerne les dessous de la déshérence scolaire aux états-unis. Quand au sujet , le film français « fractures » est tout aussi intéressant, sinon plus.

    L’idéalisme d’une jeune prof, issue d’une dynastie de profs plutôt bourges, confronté à la réalité du terrain, une société dont elle ignore tout et ses « symptômes », des gamins en souffrance et en manque de repères.
    Qui parmi ceux, et notamment les profs qui disent « et les parents ? » se posent la question du lien à faire entre les « obstacles à la libre concurrence » et les attaques au droit du travail, l’introduction du travail du Dimanche, le travail « coupé » qui s’étale de 8 à 20 heures, et des gamins sans repères ?

  • cybergazouille
    cybergazouille
    télé: OFF / Idées:ON
    • Posté à 18h09 le 28/02/2012
    • Internaute 160964
      télé: OFF / Idées:ON

    Fractures c’est mieux

  • paulinepauline
    • Posté à 19h01 le 28/02/2012
    • 182366
      rien

    Bonsoir, je viens de m’inscrire sur rue89 afin de répondre à tous ces commentaires, je me présente Pauline, la fille du papier de Nolwenn.

    Mes parents sont tout simplement différents des autres parents. Je ne leur ai pas laissé le choix, et mon arrêt totale de l’école s’est fait petit à petit, avant d’arrêter le lycée j’ai essayé pas mal de choses, je n’ai pas stoppé tout du jour au lendemain. Et mes parents n’ont jamais était d’accord avec mes choix, ils n’étaient pas absents, ni occupés à faire autre choses, j’ai juste tracé mon chemin comme je l’entendais, et dans ma tête personne ne pouvait ’en empêcher, comme je l’ai dit à Nolwenn, il y a un moment ou un déclic survient. Le déclic qu’on a plus souvent vers 20 ans ou on se dit « je suis grand, c’est à moi seul de construire ma vie, de prendre mon envol », ben moi je l’ai eu un peu trop tôt surement mais à partir de ce moment la j’ai fais absolument tout ce qui me tentait. Je me suis rétamée, j’ai plusieurs fois désespérer, pleurer, déprimer, retenter, retomber, regretter mais j’ai appris. Et je me suis forgée ma propre petite expérience.

    J’estime que j’ai de la chance, car j’ai tout de même une petite sécurité qui me protège si mes choix tournaient mal, j’ai une famille et un toit. Une famille à l’écoute, certes un peu disloquée mais présente. Et tous ces jeunes qui décident d’arrêter de sortir du système n’ont pas tous cette chance. Je trouve qu’à partir du moment ou on quitte le système et ben c’est comme si on se jetait dans le vide. ( désolée pour les fautes, non c’est pas parce que j’ai arrêter l’école).
    Et merci mais j’ai des projets, j’estime aussi que j’ai de la chance car j’ai trouvé quelque chose qui me passionné, au moins j’ai un petit quelque chose qui fait pétiller ma vie instable et pas bien construite.

    Vous allez surement dire que c’est immature ce que je vais vous dire mais je verrais bien ou la vie me mènera, pour l’instant je vous rassure ça va, j’ai trouvé un certain équilibre qui me plait, oui ça ne peux pas durer éternellement mais pour l’instant je profite, la photo m’apporte une certaine satisfaction de moi même,un bonheur délicieux, et une perspective d’avenir heureux (que je n’avais pas avant). Oui patati patata, la photo c’est dur, c’est limite utopique de me voir photographe plus tard, je sais, mais quand on à trouver quelque chose qui nous fait vibrer et aimer la vie il faut s’y accrocher non ? Alors voila maintenant je m’accroche. J’apprends de mes erreurs, et j’avance de mieux en mieux.

    Ah oui et pour le bac, non merci, j’ai ni la motivation ni le niveau pour.

    J’attends vos réactions, c’est trop cool et merci de vos encouragements, et pour les critiques etc n’hésitez pas ça m’apprendra !

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à paulinepauline
      In enculo cum vibro
      • Posté à 19h47 le 28/02/2012
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Quand on ne peut plus, on ne peut plus.

      Surveillez vos contrats.

      Et pensez à vous protéger quand vous rencontrerez quelqu’un qui pourra vous aider...

    • megalodon-
      megalodon- répond à paulinepauline
      avatareux
      • Posté à 19h49 le 28/02/2012
      • 176877
        avatareux

      bah t’es comme moi, mais en moins pire tkt ;)

    • megalodon-
      megalodon- répond à paulinepauline
      avatareux
      • Posté à 19h56 le 28/02/2012
      • 176877
        avatareux

      Ici écoute les deconnologues, ils sont marrants, tu repereras vite la bande, austin, N°6, Cannibal, et tous leurs potes et potines, tu verras c’est bien.Mais faut écouter Black Sabbath aussi, c’est important pour l’apprentissage de l’anglais

    • Rossig
      Rossig répond à paulinepauline
      • Posté à 20h06 le 28/02/2012
      • Internaute 159505

      reussir sa vie c’est etre heureux

      on n’est pas heureux en tout et on ne reussit pas tout
      mais rater l’école çà ne veut pas dire rater sa vie
      çà veut juste dire ne pas trouver son compte dans ce système d’apprentissage là à ce moment là de notre vie

      mais des systèmes d’aprentissage il y en a des autres
      et l’école ne nous apprend pas tout

      l’important c’est de rester ouvert au monde et à ce qu’il peut nous apprendre, ce qui vient de l’exterieur de nous et aussi de ce qui vient de l’interieur
      la seule école qu’il ne faut pas quitter, c’est l’école de la vie

      vous avez en tous cas bien du cran à votre âge le cran d’affirmer ce que vous ne voulez pas et çà peut devenir un atout dans votre vie
      le cran de partir de l’école alors que tout le monde vous en effraye
      le cran de vous raconter devant tout le monde alors que vous le présentez comme un échec et de prendre les critiques pour de l’apprentissage

      quand je lis çà je n’ai pas l’impression que vous ètes sortie de l’école pour vous enfermer chez vous mais pour vous ouvrir au monde

      ne reste plus qu’à trouver le cran d’affirmer ce que vous voulez et à effacer le dégout que vous inspire vos souvenir d’école, pour tourner cette page

      bonne chance à vous et croyez en votre étoile intérieure

    • cybergazouille
      cybergazouille répond à paulinepauline
      télé: OFF / Idées:ON
      • Posté à 12h37 le 29/02/2012
      • Internaute 160964
        télé: OFF / Idées:ON

      une petite vidéo pour t’encourager : et peut être une destination de voyage (LOL)
      l’université des va-nu-pieds

  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 22h35 le 28/02/2012
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Errare humanum est. Perseverare diabolicum.

  • Azbache
    Azbache
    étudiante
    • Posté à 23h53 le 28/02/2012
    • Internaute 118055
      étudiante

    @ L’effaceur

    Tant mieux si vous avez réussi à vous en sortir par vous même, probablement grâce à vos capacités et à votre détermination. Mais dire que « l’école ça pue, ça rend pas forcément plus intelligent », c’est trop facile.
    Vous avez appris à lire et à écrire en autodidacte ? Tant mieux pour vous. Ce n’est pas le cas, ni à la portée de tout le monde.
    Je vous fais la morale ? Oui certes. Mais je peux vous dire que si je me suis tirée d’une situation d’échec scolaire pour arriver aujourd’hui en classe préparatoire, c’est bien grâce à l’école.

  • Jeni
    Jeni
    retraité
    • Posté à 09h59 le 29/02/2012
    • Internaute 105558
      retraité

    Pauline est bien à l’image de la jeunesse actuelle . Aujourd’hui les jeunes sont victimes du confort de la vie moderne, qui , dès leur plus jeune âge, leur offre matériellement une douceur de vie qui les empêchent de se forger un mental de battant , d’autre part , toutes les tentations qui les entourent font que leur manque de maturité les plongent dans la facilité . Les parents aussi qui démissionnent . En réalité l’homme est victime du confort matériel qu’il s’est donné ,des besoins qu’il s’entoure . A mon avis nous avons été trop loin ,toujours plus et encore et encore , plus dur sera la chute ! !

    • cybergazouille
      cybergazouille répond à Jeni
      télé: OFF / Idées:ON
      • Posté à 12h50 le 29/02/2012
      • Internaute 160964
        télé: OFF / Idées:ON

      le confort est tout relatif ! : au même âge , monsieur le retraité, vous n’étiez pas sous pression dans la compétition dès le départ !
      le cdi était la norme, le reste était « atypique », vous avez fait mieux socialement que vos parents, vous n’aviez pas des sols radioactifs, de la bouffe pleines de perturbateurs endocriniens, de l« eau pleine de nitrates, de la viande pleine d“’hormones, des usines sans travail, des travailleurs sans emploi, des profs sans matériel, sans salles de classe, ou sans postes, des politiciens sans vergogne, des syndicats sans syndiqués, des parlements sans pouvoir, des parlementaires sans conscience, des lobbies sans scrupules, des médias sans indépendance, une société sans contre-pouvoirs.

      • Jeni
        Jeni répond à cybergazouille
        retraité
        • Posté à 20h50 le 29/02/2012
        • Internaute 105558
          retraité

        tout ceci est bien vrai ,mais moi je dénonce un système qui broie l’homme par un rythme de vie et des besoins , de plus en plus affolant , qui demande toujours plus, une démographie galopante ,mais comment voulez-vous gérer une telle situation , non vraiment je crois que notre société ne va pas vers des jours meilleurs.

  • evanligus
    evanligus
    Skullkid
    • Posté à 11h09 le 29/02/2012
    • Internaute 111964
      Skullkid

    Et la société doit payer pour ce genre de rebelle...

  • Tuxy
    Tuxy
    victime de la ploutocratie
    • Posté à 11h30 le 29/02/2012
    • 178477
      victime de la ploutocratie

    « faire des exercices c’est chiant ».et bien. Pourtant, le restant de sa vie elle se dira : « mince pour seulement quelques exercices à l’école je ne me serais pas faite escroquée toute ma vie ». Ils ont toujours pas compris que savoir lire et compter ... c’est pour les aider ? C’est ça le vrai courage.

    Sans rire, c’est quoi ces gamins qui s’imagine devenir « des stars » alors que c’est un piège grossier. Enseigner devient invivable. Les profs sont des héros. Comment motiver des gamins qui ne comprennent même pas à quoi sert l’école ?
    Et que dire des parents qui encouragent leur gamin sur des objectifs complètement surréalistes. Ces gamins sont déconnectés de tout : socialement, professionnellement et de l’autorité. Ca fait une gifle lorsqu’ils se retrouvent devant la loi. Et dire qu’on fait tout pour éviter ça. Quand comprendront-ils qu’on fait tout pour leur éviter ça et remplir le système artificiellement répressif de Sarko ? Quand comprendront-ils que c’est pour eux qu’on se bat ?

    En 2nde on faisait des analyses de texte et rédaction en 3 langues. Désormais, faute de bonnes répartitions en sciences universitaires, certains arrivent à BAC+4 et ne savent pas écrire ! comment les laisse t’on franchir ces étapes ? c’est instaurer une véritable ploutocratie. Depuis des années j’ai des interlocuteurs en poste qui ne savent pas écrire. Comment ont-il pu être embauché ?

    Quand on reçoit des jeunes sur des associations, ils sont de plus en plus violents, veulent imposer leur loi (ahaha) et se prennent pour les rois du pétrole (les mains dans les poches). On doit subir leurs insultes durant des années. Etre prof en Sarkoland, c’est du masochisme !

  • SLB-
    SLB-
    Salut Les Bobos
    • Posté à 16h58 le 29/02/2012
    • 182411
      Salut Les Bobos

    Pauline rêve !

    Les caissières de supermarché doivent avoir leur bac, et bientôt une licence.
    Et il faut sourire aux clients, pas les insulter.

    Mais elle pourra toujours devenir technicienne de surface, avec un bon salaire aux environs du smic horaire.
    Ou gardienne d’immeuble - mais pas sûr, il faut bien savoir lire pour mettre du courrier sous des paillassons. Les postes se font plus rares (mais pas de délocalisations !)
    Par contre, il faudrait qu’elle évite de traiter ses patrons et patronnes de « cons » ou de « connes », parce que ce n’est pas certain qu’ils apprécient.

  • Ben Lenine
    Ben Lenine
    illustrateur graphiste
    • Posté à 11h24 le 03/03/2012
    • Internaute 159644
      illustrateur graphiste

    On ne dit pas « un élève en échec scolaire ».
    On dit : « un élève en réussite différée “ : -D

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