Porte-monnaie 21/02/2012 à 18h31

Laurent, douanier, 1951 euros par mois et un loyer subventionné

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Parce qu’il veut défendre l’utilité de son métier et chasser l’idée que les fonctionnaires sont des privilégiés, Laurent, 26 ans, dévoile ses comptes à Rue89.

Laurent, 26 ans, est fonctionnaire de catégorie B à Paris. Il a voulu que l’on passe son porte-monnaie au rayon X parce qu’il veut raconter comment vit un représentant de la classe moyenne, qu’il s’estime sous-représentée (à tort ! ) dans cette rubrique. Et parce qu’il veut défendre l’utilité de son métier, qui, contrairement à ce qu’a pu dire Nicolas Sarkozy, sert encore à quelque chose depuis qu’on a supprimé les frontières dans l’Union européenne.

Laurent nous décrit son CV de mec « lambda » : parents ouvriers, fac de langues et de droit à Orléans, des petits boulots pendant les études car il n’a pas de bourse mais un « sens des réalités » et une envie d’indépendance.

Il est en troisième année de fac de droit quand il tombe sur un prospectus décrivant le concours des douanes dans un CIO (centre d’information et d’orientation) :

« Les Affaires étrangères m’attiraient, mais étaient inaccessibles. Le concours des douanes m’a semblé le bon compromis entre la vie de bureau et le terrain. En allant à la rencontre de mes futurs collègues, j’apprécie le contact et le côté évolutif du métier. Je m’inscris. »

A 22 ans, il touche son premier salaire : 1 800 euros net versés dès la période de formation, qui dure six mois. Il est d’abord affecté à Roissy, l’un des gros services, puis dans une centrale de renseignement. Son boulot ?

« Je fais de l’analyse de risques. Je recueille des informations et transmets au niveau national et européen. C’est de la pré-enquête pour lutter contre la fraude des entreprises. »

La lutte contre la fraude rapporte des millions

Ça ne le dérange pas de dire son salaire, qui est public, mais sa mission l’oblige à la discrétion, et puis l’obligation de réserve des fonctionnaires est si souvent mise en avant pour réprimander des agents qu’il préfère garder l’anonymat [son prénom a donc été changé].

Laurent a l’intention de saisir les opportunités de progression que lui offre la fonction publique, et il vient de passer un concours pour devenir inspecteur (catégorie A). Cela lui permettrait d’augmenter son salaire de 20%, et faciliterait les mouvements de carrière. Il n’est pas certain de réussir du premier coup :

« En externe, je n’aurais aucune chance, il n’y a que des diplômés des grandes écoles. En interne, c’est déjà plus abordable, mais il y a 1 500 inscrits pour 15 places... »

Il veut lutter contre l’idée que les fonctionnaires seraient des privilégiés car pour lui :

« Un emploi à vie tel qu’il existe chez nous, c’est juste un CDI tel qu’il devrait l’être. Et nous n’avons ni comité d’entreprise, ni bonus ou intéressement et pas plus de congés qu’ailleurs (44 jours par an). Sans compter que le point d’indice augmente bien moins vite que le coût de la vie. »

Surtout, il dénonce la révision générale des politiques publiques (RGPP) et le management qu’elle induit (la politique d’objectifs), qui se traduit ici par le non-remplacement de deux départs à la retraite sur trois. Il y avait, avant 2007, 20 000 fonctionnaires des douanes ; il y en a désormais 17 000, ce qui fait peser une plus lourde charge de travail sur ceux qui restent.

Il regrette que les douanes soient aussi méconnues des politiques :

« Souvenez vous du débat entre Sarkozy et Royal entre les deux tours : le douanier, c’est l’archétype du fonctionnaire qui ne sert à rien. Alors que quand on lutte contre la fraude fiscale, on rapporte des millions, et avec des moyens, on pourrait en rapporter beaucoup plus. »

Revenus : 1 951 euros net par mois

En tant que fonctionnaire catégorie B du quatrième échelon (sur 7), il touche 1 951 euros net par mois.

Son « traitement de base » est de 1 546 euros brut auquel s’ajoutent différents compléments de salaire qui font gonfler le brut jusqu’à 2 350 euros, mais, tient-il à souligner :

« La partie primes, si elle est comptée pour le calcul des impôts, ne l’est pas pour la retraite. »

Le seul « vrai » avantage qu’il assume, c’est le loyer subventionné par le ministère des Finances :

« Mais ça compense le fait que l’administration m’attribue un poste d’office. En région, ces appartements sont peu utilisés, mais à Paris c’est très précieux. Par contre, on n’a pas trop le choix : célibataire et sans enfant, j’aurais forcément un studio, et si je dis non à celui qu’on me propose, je risque d’attendre encore longtemps avant d’avoir une autre offre. »

Laurent n’a ni mutuelle ni tickets restaurant, juste droit au remboursement de la moitié de son abonnement transport, comme tous les salariés.

Dépenses fixes : 1 135 euros par mois

  • Loyer : 485 euros par mois

Son ministère dispose d’un parc de logements subventionnés dans le privé, et en prenant son appartement par ce biais, il dispose d’un tarif préférentiel. Pour 485 euros charges comprises, il loue un studio de 32 m2 dans un quartier populaire de la capitale. Sur le marché libre, il lui en coûterait autour de 700 euros par mois.

  • Transports : 30 euros

Soit la moitié de sa carte intégrale, l’autre partie étant remboursée par son employeur.

  • EDF : 98 euros

Laurent paie le fait d’être équipé en radiateurs électriques ;

« Maintenant que j’ai vu ma facture, je vais essayer de faire hyper gaffe, j’espère la diminuer de 15% l’an prochain. »

  • Impôts : 461 euros de taxe d’habitation et redevance audiovisuelle et 1 620 euros d’impôts sur le revenu, soit 173,40 euros par mois

« Ça ne me dérange pas de payer des impôts, je veux de bons services publics. »

  • Remboursement d’emprunt : 50,50 euros

Laurent avait contracté un prêt à taux zéro de 2 400 euros quand il a dû meubler son appartement. Il aura terminé de le rembourser en 2013.

  • Crédit conso : 101,60 euros

« A un moment, j’ai fait quelques dépenses inconsidérées et j’ai dû emprunter pour combler mon découvert car je n’avais pas d’épargne. J’assume cette imprudence. »

  • Mutuelle : 40 euros

« Je l’ai prise par mes propres moyens, au cas où il m’arrive un pépin et que je soit obligé aller à l’hôpital. »

  • Téléphone et box Internet : 90 euros

Pour un forfait de seulement trois heures, il trouve la note salée.

« Je passerai à Free en avril, quand d’autres auront essuyé les plâtres, ça me fera baisser la facture de moitié ».

  • Assurance habitation : 5,60 euros

« Ça ne couvre pas grand-chose, mais j’ai peu à couvrir et ce n’est pas cher. »

  • Abonnement Canal+ : 29,45 euros

Il avait souscrit une offre promotionnelle à 20 euros par mois pour Canal+ et Canal Satellite mais il a oublié de résilier et au bout d’un an, le prix est redevenu normal et son abonnement s’est prolongé automatiquement.

  • Abonnement UGC illimité : 20 euros

« J’y vais beaucoup, ça fait des économies de DVD. »

  • Frais bancaires : 11 euros

Dépenses variables : 723 euros

Laurent a une gestion particulière de son porte-monnaie : en début de mois, il tire 200 euros qu’il met dans une enveloppe. Il y pioche pour sa nourriture au quotidien, qu’il achète chez les petits commerçants de son quartier. Et une fois par mois, il va à l’hypermarché faire le plein de grosses courses (hygiène, boissons, etc.) qu’il fait livrer chez lui.

  • Courses (dont nourriture) : 300 euros

« C’est un plaisir de faire tourner le petit commerce, et puis ce n’est pas si cher que ça... parce que je vis seul. »

  • Cantine : 60 euros

Le repas servi à la cantine de son administration coûte environ 3,30 euros.

  • Loisirs : 200 euros

Fan de comics, il lui arrive d’acheter une collection entière d’un seul coup. Il dépense environ 100 euros par mois pour ce loisir.

Il va au théâtre une fois par mois et au restaurant tous les quinze jours :

« Je préfère y aller moins souvent mais dans de meilleurs restaurants. »

  • Sport : 400 euros par an, soit 33 euros par mois pour un abonnement qu’il paye au trimestre (100 euros) dans une salle proche de son bureau.
  • Dépenses exceptionnelles : 130 euros

Vêtements, voyages...

Epargne : 100 euros

Laurent surveille son budget de près. Il s’arrange par exemple pour prolonger un séjour après un déplacement professionnel et ne pas avoir à payer les transports. C’est ainsi qu’il a pu passer des petites vacances à Bruxelles ou en Suède. Il passe volontiers ses congés d’été à Paris et a fait récemment un grand voyage en Sibérie, parce qu’il a pu être hébergé.

Pour « trouver des marges de manœuvre » et espérer par exemple avoir les moyens de fonder une famille, Laurent compte, outre son concours, sur la baisse de certaines factures (EDF, Orange), et la fin de ses crédits.

Pour conclure, Laurent explique :

« La logique veut que notre niveau de vie augmente avec nos revenus. Mais moi, j’ai choisi d’avoir tout de suite le niveau de vie qui me convient. Quand mes revenus augmenteront, tout ce qui sera en plus sera consacré aux projets de long terme. »

MERCI RIVERAINS ! kafrine
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  • Erka
    • Posté à 18h51 le 21/02/2012
    • Internaute 5196

    N’importe qui bénéficiant d’un logement subventionne uniquement sur la base de son rattachement a un ministère est de facto privilégié.

    Surtout que dans les primes qui sont absolument scandaleuses (800 euros de primes ! !), j’aimerai bien connaître le montant de l’indemnité de résidence. Juste pour rigoler. Ou alors qu’on m’explique ce que sont ces primes, sérieusement.

    Y a pas a discuter, les flics et les militaires sont ultra-privilegies en matière de primes, et de logement. Et encore plus ceux qui habitent Paris, faut quand même avoir un minimum de respect pour tous les autres (fonctionnaires ou pas) qui doivent galérer dans le prive. Faut quand même ouvrir les yeux, par exemple les chercheurs recrutes ces dernières années en catégorie A vers 34 ans ne touchent quasiment aucune prime, doivent galérer pour se loger, et gagnent autant qu’un douanier de 26 ans ! On marche sur la tête dans ce pays.

  • lagado
    lagado
    un democrate
    • Posté à 19h14 le 21/02/2012
    • 181514
      un democrate

    Bravo Laurent d’avoir osé. Les fonctionnaires on nous tape sur le dos dès à longueur du temps. J’aimerais faire une mise au point. Qui instruit nos enfants, qui nous soigne à l’hôpital, quand on a besoin du SAMU des pompiers qui vient, qui gère vos allocations, familiales, logement, qui part à la chasse des pleins de fric et qui fraudent à l’impôt, qui ramasse vos poubelles à 6h du matin, qui appelez vous quand vôtre maison ou appartement est cambriolé, qui garde vos enfants à la crèche etc etc. DES FONCTIONNAIRES ! ! ! ! Donnez ça a gérer au privé et l’objectif ne sera pas d’aider les gens mais de gaver des actionnaires. Des avantages oui il y en a, mais pas plus qu’ailleurs. Les salaires des fonctionnaires sont bloqués depuis 2 ans maintenant. La fonction publique doit même, pour certaines catégories, faire des compensations pour que les gens soient eu moins payé au smic. Ne pensez pas que nos carrières sont à vie c’est il y a aussi des licenciements dans la fonction publique et contrairement au privé on n’a pas droit aux allocations chômage.
    Contrairement au privé pas de participation aux bénéfices. Les retraites complémentaires on se les paye on n’a pas l’AGIRC et l’ ARCO qui sont payés aux employés par certaines entreprises.
    Je vous en prie les anti fonctionnaire réfléchissez un peu avant de nous taper du bois sur le dos.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 20h30 le 21/02/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « A 22 ans, il touche son premier salaire : 1 800 euros net versés dès la période de formation, qui dure six mois. Il est d’abord affecté à Roissy, l’un des gros services, puis dans une centrale de renseignement. Son boulot ?  »

    Moi je trouve qu’un jeune qui démarre sa vie professionnelle avec la garantie d’un salaire mensuel de 1800 €, appelé à évoluer avec l’ancienneté, n’est pas si mal loti.
    - J’imagine que le statut du douanier est assimilable à celui du fonctionnaire.
    (hors faute professionnelle avérée donc, une certaine garantie de l’emploi).

    Nombre de professions ne démarrent pas à un tel niveau, à la période d’essai.

    Reste qu’à la Douane, en particulier dans les aéroports, nombre d’entre eux se laissent volontier dévoyer en « piochant » ici et là les produits interdits et en les considérant comme des petits acquis personnels..... attention à cela !

    Nous avons besoin de citoyens honnêtes et incorruptibles.
    C’est le « mal » de la profession d’uniforme. Se croire parfois au dessus des lois.
    * Je crois qu’on ne peut accéder à un tel poste avec un casier judiciaire chargé.

    Je pense que rien n’interdit à Laurent, qui n’a que 26 ans, d’évoluer en interne, et d’avoir une situation à sa mesure, et finalement, d’en vivre normalement.
    - Pour les gens qui sont stables, je ne suis pas contre le « plan de carrière ».
    C’est même plutôt sécurisant, et ça permet d’avoir des projets de vie aussi.

    PS : Personnellement, je n’ai rien contre les douaniers...
    ...peut-être parce que je n’ai pas de lingots d’or ou de valisette dans mon coffre.

  • 1320 mic
    1320 mic
    réflexive
    • Posté à 20h35 le 21/02/2012
    • Internaute 161445
      réflexive

    Rien d’anormal, dans cette trajectoire et dans ce budget !
    il a fait un choix et il l’assume d’opter pour un poste (via concours) qui lui assure :
    paie régulière et aide au logement (ce qui correspond a une augmentation de 4/500 euro mensuel hors impôt, c’est pas rien) la cantine aussi est à prix d’amis, tant mieux pour lui !
    Après ce logement ne doit pas être bien isolé,( rappel le bail stipule le classement énergie du logement, mais comme il explique, la première proposition que l’on lui fait, il vaut mieux l’accepter, la prochaine fois, étant déjà au courant il pourra mieux négocier, en reprenant par exemple le logement d’un collègue partant sur un autre poste ;) et il ne doit pas avoir de programmation de ses chauffages (moyennant un vulgaire minuteur, il pourrait « remonter » le niveau de chauffe au moment où il quitte son bureau)

    Autres avantages de ce métier ?
    Des déplacements pendant lesquels il sera logé et nourri (frais standard remboursé) et qui l’éloignant de chez lui lui ouvriront des droits a des congés supplémentaires.
    S’il joue le jeu, mutations et concours, il montera de ci de là son salaire.

    Question dépenses, rien d’anormal, il a équipé son studio ( grand studio) d’un coup, pourquoi pas ? vu le taux a prêt zéro, c’est un bon choix
    Dés qu’il aura terminé le remboursement, changé de fournisseur mobile, il sera déjà plus au large

    Avenir des fonctionnaires des douanes ?
    Pas de problème, ce n’est plus la surveillance des frontières, mais la surveillance des flux de marchandises et de capitaux,
    et oui, si l’équipement était meilleur (informatique et voiture) l’efficacité serait meilleure

    Rien à dire, c’est un service publique utile.
    Cela étant dit, il passe pudiquement sur le parc d’automobiles qui sert durant certains déplacements.( et pour démarrer tôt, on peut les prendre la veille, ce que je trouve normal)
    Et sur le fait que les retraités gardent leur logement à prix d’amis, d’où un embouteillage et le besoin de faire appel en complément des appartements propriété de la douane, (souvent des gros batiments genre caserne) au privé .
    Sinon, bien sur, en supprimant des postes on se retrouverait automatiquement avec des appartements vides en stock.

  • Salam Halec
    Salam Halec
    Plumitif
    • Posté à 07h24 le 22/02/2012
    • 178452
      Plumitif

    Sans être un fan des fonctionnaires, comme dans le privé il y a de de tout, des gens consciencieux et des jean-foutre de première.

    L’avantage de nombreux postes de la fonction publique est que rarement un fonctionnaire est soumis à l’obligation de résultat.

    Alors que dans le privé le chantage à la réussite de la mission confiée est souvent la règle insidieusement cachée.
    Il a aussi une sécurité de l’emploi qui reste aujourd’hui un avantage majeur.

    Dans le cas présent la situation décrite est tout à fait convenable ainsi qu’il le reconnaît lui même. Ce qui manque le plus à beaucoup de salariés, (fonctionnaire ou pas), est de savoir gérer un budget.

    La situation de ce salarié douanier reste enviable pour beaucoup de jeunes qui démarrent dans la vie active, ses dépenses sont en équilibre avec ses revenus : Savoir privilégier l’impératif avant le superflu ou l’inutile.

  • lothi.123
    • Posté à 07h49 le 22/02/2012
    • Internaute 131953

    C’est toujours un plaisir de voir qu’un fonctionnaire de catégorie B a un salaire de 1950 euros avec des primes et un logement de fonction ( bien utile sur Paris ) alors que moi, professeur, ayant passé un concours pour devenir fonctionnaire de catégorie A, je suis payée 1680 euros par mois et je n’ai pas de logement de fonction...

    Il serait temps d’unifier les salaires de la fonction publique parce que je ne vois pas en quoi mon boulot serait plus facile que le sien...

  • Hyperion1492
    Hyperion1492
    (import/export)
    • Posté à 11h28 le 22/02/2012
    • Internaute 126786
      (import/export)

    Rien de scandaleux sur les primes. Certes c’est 40% du salaire, mais ça fait parti du salaire. Par ailleurs ces primes ne sont pas prises en compte lors du calcul de la retraite, d’où le calcul sur les six derniers mois.

    Après oui, il est évident qu’il est préférable d’être douanier, de faire un métier utile et valorisant, que beaucoup d’autres métiers. Pas la peine de critiquer comme ça... Ce jeune homme ne sera jamais riche, il fera parti de la classe moyenne toute se vie, et il le sait.

    Ceux qui critiquent c’est ceux qui rêvaient d’avoir une BMW à25ans, qui ont fait de belles et chères études de commerces, et qui se retrouvent en fait larbins dans le privé, payés au SMIC. Le problème est qu’ils sont sous-payés. Ce n’est pas le douanier qui est sur-payé, loin de là. Après les concours sont ouverts à tous.

    Par ailleurs, pour le logement quand on est fonctionnaire d’état (donc la douane) on ne choisi pas du tout où on va travailler. On se retrouve donc en plein centre de Paris avec 1800€ nets par mois sans l’avoir voulu, d’où le choix de l’administration de loger ses agents. C’est pareil pour les policiers, infirmiers gendarmes etc..

  • JLforever
    JLforever
    etudiant en droit
    • Posté à 11h45 le 22/02/2012
    • 181916
      etudiant en droit

    Je n’ai pas pu m’empêcher de m’inscrire en voyant tant de bêtises écrites sous cet article.
    Il est tout de même assez frappant de voir à quel point la société française actuelle est enlisée dans le conflit, pour preuve, dès qu’un fonctionnaire dévoile ses revenus (et quels revenus, moins de 2000 euros quel riche ! ! ! ! !), pas mal de personnes lui tombent dessus en le traitant de privilégié. Alors quand on n’attaque pas les chômeurs parce qu’ils ont l’audace de perdre leur emploi (les salauds), on attaque les fonctionnaires. Je pense sincèrement que chaque personne qui critique devrait avant toute chose se renseigner.
    Le point d’indice (qui sert de base au traitement des fonctionnaires) est gelé depuis Septembre 2010. Aussi quand le cout de la vie augmente, le fonctionnaire subit. Je ne parle pas des très hauts fonctionnaires, mais des autres. Il y a énormément de fonctionnaires qui touchent moins de 1500 euros par mois. Ouuuh les privilégiés ! ! ! Alors ils ont l’assurance de l’emploi oui bien sur ! ...Ah non, supprimée depuis 2 ans, juridiquement elle n’existe plus. Alors arrêtons de nous en prendre aux uns et aux autres, j’en ai marre de voir un pauvre réprimander un moins pauvre parce qu’il trouve le moyen de vivre, au lieu de survivre.