Lexique 19/02/2012 à 14h33

La notoriété de l'avocat se paye si c'est lui qui bosse

fxh.dechezmoi | Ancien étudiant en attente du reste de sa vie

Imaginez juste l’espace d’un instant que, confronté à un litige qui ne semble avoir d’autre issue qu’un passage par les voies judiciaires, vous poussiez la porte du cabinet d’avocats proche de chez vous.

Un ami, au courant de votre situation, vous l’a chaudement recommandé : c’est quelqu’un de connu dans le coin et en plus, c’est lui qui s’est occupé de son divorce.

Assez rapidement, l’auxiliaire de justice vous reçoit dans son cabinet, aborde avec vous l’affaire qui vous amène devant lui.

Profitez bien de l’instant car vous ne reverrez peut-être pas de sitôt cette personne. Elle va refiler le dossier à l’un de ses collaborateurs. En revanche, elle pourra réapparaître au moment de la fixation des honoraires ; plus précisément, elle pourra faire jouer sa notoriété afin de faire très facilement grimper le montant dont vous devrez vous acquitter.

Un petit complément en fonction du service rendu

En effet, l’article 10 de la loi du 31 juillet 1971 rappelle que, par principe, « les honoraires de consultation, d’assistance, de conseil, de rédaction d’actes juridiques sous seing privé et de plaidoirie sont fixés en accord avec le client. »

Le législateur a tout de même pris le soin d’énumérer, à défaut de convention entre les parties, quelques critères pour fixer au mieux le montant dû :

  • les usages,
  • la situation de fortune du client,
  • la difficulté de l’affaire,
  • les frais exposés,
  • les diligences accomplies,
  • la notoriété de l’avocat.

Ajoutons à cela que la somme à verser ne peut pas n’être établie qu’en fonction du résultat judiciaire.

D’ailleurs, fuyez au plus vite celui ou celle qui vous promet que, vu l’affaire, pas de souci c’est déjà gagné, qui vous annonce que vous ne lui devez rien pour le moment et qu’il prendra son pourcentage sur votre gain final ; et ce d’autant plus que ces beaux mots ne resteront sans doute que des paroles.

En revanche, rien n’interdit de prévoir, en plus du prix des prestations, un petit complément en raison du résultat judiciaire ou du service rendu.

Oui mais voilà, la décision rendue le 9 février dernier par la deuxième chambre civile de la Cour de cassation vient apporter une précision importante concernant l’application des critères de fixation des honoraires d’avocat ; en particulier en ce qui concerne la prise en compte de la notoriété.

Sa notoriété d’avocat pour fixer les honoraires

En l’espèce, pour faire simple, il s’agissait d’une femme qui avait confié à un avocat la défense de ses intérêts dans le cadre d’un litige administratif.

Jugeant toutefois le montant des honoraires beaucoup trop élevé au regard du travail accompli et tenant compte du fait que les diligences avaient été effectuées non pas par l’avocat choisi mais par l’une de ses collaboratrices, la cliente refusa de s’en acquitter. Précisons tout de même à ce stade que, bien que n’étant pas intervenu personnellement, l’avocat avait tout de même mis en avant sa notoriété dans la fixation des honoraires.

Sans plus attendre, son conseil saisit alors le bâtonnier de son ordre afin qu’il statue ; ce dernier confirmant la somme demandée.

Loin de se résigner à suivre gentiment cette première décision, la femme décida de soumettre le litige au premier président de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.
Bonne idée. En effet, dans son ordonnance, le magistrat diminua de manière très significative le montant des honoraires.

Un point de vue confirmé par les membres de la deuxième chambre civile de la Cour de cassation, amenés à se prononcer à la demande de l’avocat.

La notoriété et... le travail effectué

La raison de tout cela tient en fait à la manière dont on interprète la notion de notoriété.

Pour l’avocat et son bâtonnier, le critère doit être recherché aussi bien dans la personne même de l’avocat que dans celui de « son cabinet dont il assume la responsabilité. »

Pour le premier président de la Cour d’appel et, plus encore, les magistrats de la haute juridiction, « l’absence d’intervention personnelle de l’avocat » l’empêche de se prévaloir de sa propre notoriété pour fixer les honoraires.

Ajoutons que, dans le cadre de son interprétation souveraine, le premier président de la cour d’appel avait également en vérifiant les autres critères à prendre en compte mis en avant notamment que « l’affaire ne comportait pas de difficulté particulière, étant relevé que l’avocat s’est très largement inspiré pour rédiger son mémoire d’appel du travail effectué par son prédécesseur en première instance » et que, concernant « la situation de fortune du client », l’avocat ayant été informé du dépôt d’une demande d’aide juridictionnelle, il ne pouvait ignorer l’état de celle-ci.

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  • Nadia Aouassi
    Nadia Aouassi
    Employée
    • Posté à 15h32 le 19/02/2012
    • Internaute 68357
      Employée

    Un profession aux pratiques pas toujours trés catholique dont la presse ne parle guère.On se demande bien pourquoi se sujet tabou n’est quasi jamais évoqué ?

    • Poulpe Rose
      Poulpe Rose répond à Nadia Aouassi
      etudiant
      • Posté à 18h36 le 19/02/2012
      • Internaute 120277
        etudiant

      Par crainte ... du Procès ! ! !

      • Nadia Aouassi
        Nadia Aouassi répond à Poulpe Rose
        Employée
        • Posté à 18h40 le 19/02/2012
        • Internaute 68357
          Employée

        Un procès...pour avoir dit la vérité ?

         
        • Poulpe Rose
          Poulpe Rose répond à Nadia Aouassi
          etudiant
          • Posté à 19h18 le 19/02/2012
          • Internaute 120277
            etudiant

          Oui, vous pouvez avoir raison et être condamné si , en face, l avocat de la partie adverse est plus malin que le vôtre .. La vérité c est une chose, la Justice ( et ses contre sens) c en est une autre ...

          • Nadia Aouassi
            Nadia Aouassi répond à Poulpe Rose
            Employée
            • Posté à 19h51 le 19/02/2012
            • Internaute 68357
              Employée

            Si je vous comprend bien ,la justice c’est être plus malin « que l’autre et non pas chercher la “ vérité ?

            • Poulpe Rose
              Poulpe Rose répond à Nadia Aouassi
              etudiant
              • Posté à 21h19 le 19/02/2012
              • Internaute 120277
                etudiant

              Malheureusement , excepté tout ce qui est relatif aux vérités irréfutables, donc scientifiques et objectives, tout ce qui tourne autour de la vérité des uns contre celle des autres , se résume à une dramaturgie de théâtreux ...

        3 autres commentaires
    • jmc06
      jmc06 répond à Nadia Aouassi
      chasseur de gorille
      • Posté à 06h26 le 20/02/2012
      • Internaute 75030
        chasseur de gorille

      pour te faire une petit idée, même nommé d’office ,il te fait un dossier nickel
      comment ? c pasbien difficile

      beaucoup tombe sur le cul ,quand il découvre la ou le ?
      il se disent c pas possible quand même ce sont des avocats

      • Nadia Aouassi
        Nadia Aouassi répond à jmc06
        Employée
        • Posté à 07h59 le 20/02/2012
        • Internaute 68357
          Employée

        Je ne saisie pas votre post.Dévellopper.Merci

         
        • jmc06
          jmc06 répond à Nadia Aouassi
          chasseur de gorille
          • Posté à 09h07 le 20/02/2012
          • Internaute 75030
            chasseur de gorille

          mais si vous saisissez

          pour le détail (développer) j’vais prendre ça pour une blague

          ou alors faite de l’investigation ,juste un peu

        • Pollux genesys
          Pollux genesys répond à Nadia Aouassi
          castor
          • Posté à 12h40 le 20/02/2012
          • 181773
            castor

          Pareil, rien compris.

        2 autres commentaires
      • Arthur Heine
        Arthur Heine répond à jmc06
        Neo communiste
        • Posté à 15h16 le 20/02/2012
        • 179929
          Neo communiste

        Idem, je n’ai rien compris. Vous vous exprimez très mal.

      • Noureka
        Noureka répond à jmc06
        Etudiante
        • Posté à 15h58 le 21/02/2012
        • Internaute 111635
          Etudiante

        Votre commentaire est incompréhensible.

         
        • jmc06
          jmc06 répond à Noureka
          chasseur de gorille
          • Posté à 18h37 le 21/02/2012
          • Internaute 75030
            chasseur de gorille

          mais si tout l’monde à compris

          y a que jmc06 n’est pas stupide voyez vous

        1 autres commentaires
  • islands
    islands
    Ilien
    • Posté à 16h10 le 19/02/2012
    • Internaute 151030
      Ilien

    Je dirais que :
    - Vient en 2/ la situatiom de fortune du client : c’est deja une premiere anomalie, qui indique clairement que l’avocat notoire ne s’occupera que de ses concitoyens aises, Donc il prend les affaires a la tete du client, fixe ses tarifs a la tete du client : t’es riche, tu casques....
    - Si je suis client aise, je prendrai soin de ne pas aller voir l’avocat notoire qui va me ponctionner comme un malade sous le pretexte que je suis plein aux as.
    -Par voie de consequence directe, si je suis pauvre je suis assure d’avoir un service minimum, porte par des gens a la reputation douteuse, les seuls auxquels aucun homme de bien ne viendrait confier ses affaires.
    C’est n’importe quoi ce systeme, et la personne grugee a eu bien raison de porter le prejudice aux plus hautes instances. C’est juste dommage qu’on ait besoin d’avoir recours a la justice pour faire valloir un abus de pouvoir, la justice devrait pouvoir etre occupee d’instances plus profitables aux gens reellement dans le bseoin. Mais, je suppose, c’est ainsi que les avocats deviennent riches ?

  • megalodon-
    megalodon-
    avatareux
    • Posté à 17h50 le 19/02/2012
    • 176877
      avatareux

    « Imaginez juste l’espace d’un instant que, confronté à un litige qui ne semble avoir d’autre issue qu’un passage par les voies judiciaires, vous poussiez la porte du cabinet d’avocats proche de chez vous. »

    ferme là

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 10h17 le 20/02/2012
    • Internaute 45018
      Testeur de temps libre

    Confronté à un litige et ne disposant que de l’aide juridictionnelle, vous vous entendrez signifier que vous devez attendre que votre adversaire intente une action contre vous afin d’être défendu, mais qu’il ne faut pas compter que « votre » avocat entame la procédure si vous ne lui versez pas une provision...
    Votre adversaire (en particulier si c’est une administration qui vous prive de votre source de revenus, de votre outil de travail, et ne vous accorde généreusement que le RSA) peut ainsi laisser pourrir la situation de façon à ce que, les années passant, de guerre lasse, vous vous laissiez imposer ses conditions.

  • bbbbl
    bbbbl
    aucune
    • Posté à 14h04 le 20/02/2012
    • 181653
      aucune

    Déjà ,Il faut toujours se méfier de tous les hommes qui portent des robes , il y a forcement tromperies ! ! ! ;)