L'armée israélienne contre une photo AFP
L’armée israélienne conteste la légende d’une photo de l’AFP prise près d’Hébron, le 25 janvier dernier. Elle montrait un Palestinien blessé par la roue d’un tracteur conduit par un soldat israélien, qui lui aurait roulé sur la jambe. Les Israéliens évoquent une mise en scène, mais après enquête, l’AFP maintient sa version.
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L’armée israélienne a, pour sa part, diffusé le témoignage du lieutenant Liron Hamo, qui se trouvait à la tête de la petite unité chargée de démolir la construction illégale, et que l’AFP contribue à accuser d’un crime de guerre.
« J’avais remarqué », atteste l’officier en charge, « que l’un des hommes avec qui nous discutions au départ avait changé d’attitude. J’ai senti qu’il cherchait d’autres moyens de se faire entendre et d’attirer l’attention. Le ton est un peu monté, et il est devenu plus violent en signe de provocation (…).
Voyant que ses arguments ne parviendraient vraisemblablement pas à convaincre les soldats de l’administration civile, l’homme en question s’élance alors vers un tracteur immobile, situé à quelques mètres des soldats, et se jette sous ses roues.
Le tracteur ne bougeait pas, et le moteur était éteint (…) », précise le lieutenant Liron Hamo.
« Mon premier réflexe », poursuit l’officier, « face aux cris du Palestinien toujours cloué au sol, est d’appeler l’urgentiste de mon unité afin qu’il l’examine ».
Après quelques minutes, l’urgentiste de Tsahal conclut que la blessure du Palestinien à la jambe est antérieure, et qu’il n’a pas été blessé par les mouvements du tracteur. En fait, il confirme ce que tous les gens présents ont vu.
« Notre rôle », termine Liron Hamo, « consiste à protéger tous les habitants de la région, Israéliens comme Palestiniens. D’ailleurs, le premier infirmier à avoir examiné l’homme de la photo était un soldat urgentiste de Tsahal, dont le diagnostic a été confirmé par un deuxième urgentiste, palestinien, du Croissant-Rouge. Je les ai personnellement tous les deux appelés à se rendre sur les lieux ».
(...)
Il nous semble que la coupe est pleine, et qu’il est grand temps que l’AFP, ainsi que les media français, comprennent enfin qu’ils ne peuvent pas, impunément, imputer des atrocités à caractère sadique aux habitants d’Israël et à leurs soldats.
Il est temps que ces confrères saisissent que ce qui se déroule dans la région ne s’apparente pas à un jeu, et que les mots et les photos truquées tuent, aussi bien, sinon mieux, que les balles de fusils.




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