Abbé Pierre 01/02/2012 à 08h55

La crise du logement touche davantage les classes moyennes

Marie Kostrz | Journaliste Rue89

Une nouvelle année, un dix-septième rapport. Encore une fois, la Fondation Abbé Pierre alerte les pouvoirs publics sur le mal-logement. Si la crise économique exacerbe la difficulté des plus pauvres à se loger, elle élargit surtout le spectre des Français qui sont confrontés à ce problème.

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Le rapport qu’elle publie ce mercredi 1er février le met clairement en avant :

« L’évolution divergente des revenus et du coût du logement crée ainsi une nouvelle zone de fragilité et provoque un élargissement des publics confrontés à des problèmes de logement, tant pour y accéder (car la gamme des possibilités se réduit), que pour s’y maintenir (lorsqu’ils doivent consacrer une part croissante de leur budget pour faire face à l’évolution du coût du logement et éviter la menace d’expulsion). »

L’ensemble de la population fait face au même phénomène : les dépenses contraintes liées au logement (loyer, charges, électricité, frais d’assurance, téléphone) occupent une place de plus en plus importante « dans les budgets des ménages les plus pauvres comme dans ceux des ménages relevant des catégories moyennes ».

La chambre de Jeanne, un « bocal »

En 2011, 1,3 million de Français ont eu du mal à payer leur loyer et dix millions subissent aujourd’hui la crise du logement.

Interrogée par France info, Jeanne parvient difficilement à se loger malgré son salaire de directrice d’école crèche. Elle vit dans un 50 m² avec ses deux enfants. Dans son salon, elle a érigé un « bocal », une petite pièce qui lui sert de chambre. Séparée, elle s’interroge aujourd’hui sur ses choix de vie :

« Notamment se séparer pour vivre seule avec ses enfant [...]. Est ce que finalement il ne vaut mieux pas être malheureux mais avoir un confort de vie plutôt que finalement d’assumer ses choix de vie et de suivre son chemin. »

La Fondation Abbé Pierre souligne « l’incapacité croissante de la politique du logement à limiter cette extension et à réduire ces difficultés ».

Ce mercredi 1er février, elle invite les principaux candidats à la présidentielle à s’engager à résorber cette crise du logement. Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et François Hollande doivent s’engager sur un « contrat social pour une nouvelle politique du logement ».

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  • otto didakt
    otto didakt
    citoyen en colère
    • Posté à 09h08 le 01/02/2012
    • Internaute 19852
      citoyen en colère

    dans la célèbre pyramide de Maslow le logement (besoin de sécurité) vient immédiatement après les besoins dit physiologiques : nourriture...

    dans les mesures de campagne de nos candidats, j’aimerai voir des propositions concrètes - je mets hors-jeu la proposition de notre « bien aimé président » qui voudrait nous faire croire que le seul problème c’est le terrain - concernant le logement dont entre autre un strict contrôle des loyers

    la loi de l’offre et de la demande ne peut pas s’appliquer à une « marchandise » si particulière

    • Samuel Vimaire
      Samuel Vimaire répond à otto didakt
      Ancien pauvre
      • Posté à 13h22 le 01/02/2012
      • Internaute 140339
        Ancien pauvre

      Gel des loyers, ça serait déjà un bon début...
      Interdire la spéculation immobilière serait une bonne chose aussi...

  • the ghost
    the ghost
    expatrie
    • Posté à 09h14 le 01/02/2012
    • 173412
      expatrie

    Les membres du gouvernement du moins certains d’entre eux sont bien au courant du probleme et preferent largement les logements de fonction qui ne coutent rien, ils n’hesitent pas non plus a en faire profiter la famille, la ou le bas blesse c’est qu’ils semblent croire qu’ils sont les seuls dans leur cas ! Rapelons nous Juppe qui diminue d’un trait de plume le loyer de son fils et les Tiberi, Chirac etc... qui preferent louer l’appartement qu’ils possedent (au prix du marche) et louer pour eux-meme un appartement a loyer modere ! Et Sarko n’a-t-il pas pretendu ne rien posseder que son logement de maire de Neuilly, et maintenant ils profite de l’appartement de la riche heritiere qu’il a epouse.
    Mais nous autre, que faisons-nous ?

  • Dr Small
    Dr Small
    Du côté d'ailleurs, et (...)
    • Posté à 09h17 le 01/02/2012
    • Internaute 150705
      Du côté d'ailleurs, et (...)

    Pour calmer la hausse des prix de l’immobilier (vente et location), quelques propositions :

    1) Affichons les prix en Francs. Ca fera peur à tout le monde et on reviendra sur Terre.
    2) Taxons à 50% les agents immobiliers, qui poussent au crime (dans mon quartier, pas moins de 10 agences se sont ouvertes depuis 7 ans, et les prix ont doublé pendant la même période !).
    3) Taxons à 75% la fraction du prix de vente qui dépasse un seuil par type de logement et par zone. Pour calculer le seuil : prix de l’immobilier en juin 1999 (point bas suite à l’éclatement de la bulle), corrigé de l’inflation depuis. Ca évitera que les vieux qui vendent pour aller au soleil mettent à 500.000 euros la bicoque qu’ils ont achetée 500.000 F il y a 20 ans, et des jeunes ménages pourront enfin acheter sans mettre en péril l’économie familiale.
    4) Taxons à 50% les syndics d’immeubles qui sont responsables de la forte hausse des charges locatives, et exigeons des pouvoirs publics que des enquêtes soient ouvertes sur les sur-facturations des prestations par les entreprises mandées par les syndics. Parallèlement, rendons obligatoire la présence des copropriétaires aux AG.
    5) Taxons à la tranche supérieure de l’IR les revenus locatifs des propriétaires qui augmentent abusivement le loyer entre deux locataires.
    6) Dans les affectations de logements sociaux, donnons la priorité absolue aux jeunes ménages qui travaillent. Faisons quitter les lieux à ceux qui peuvent accéder au parc privé (cessons ce scandaleux système des sur-loyers), et à ceux qui vivent du crime.
    7) Favorisons l’épargne pour le logement.
    8) Interdisons l’emprunt immobilier sur plus de 20 ans. Ca évitera que les banques solvabilisent artificiellement certains ménages, et les endette outre mesure.

    • I.P
      I.P répond à Dr Small
      Flat4
      • Posté à 11h47 le 01/02/2012
      • Internaute 25391
        Flat4

      Il y a encore plus simple, construire en nombre suffisant des logements de bonne qualité et proches des bassins d’emploi.
      Ça mettra mécaniquement fin à tous les abus que vous évoquez.

      • Samuel Vimaire
        Samuel Vimaire répond à I.P
        Ancien pauvre
        • Posté à 13h25 le 01/02/2012
        • Internaute 140339
          Ancien pauvre

        Bonne chance pour faire ça à Paris...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 09h49 le 01/02/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    La problème du logement est d’autant plus difficile à vivre lorsqu’il intervient après un « accident de vie », divorce, séparation, deuil, ou après un licenciement. Il existait autrefois des structures associatives ou municipales qui permettaient de faire jouer la solidarité de la communauté envers celles et/ou ceux qui étaient en difficulté en leur fournissant des aides et des logements sociaux abordables à leur problème. Ces associations étaient plus ou moins aidées par l’Etat et les collectivités territoriales. Pour des raisons purement financières ou idéologiques, l’Etat s’est désengagé de son aide auprès de ces structures. Hollande propose de donner les terrains de l’Etat pour permettre de bâtir les logements sociaux qui manquent, mais il faut aussi, par des incitations très fortes permettre aux primo accédants, souvent de jeunes couples, d’avoir accès à des crédits à taux préférentiels et surtout sans un apport personnel démesuré.

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 10h24 le 01/02/2012
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Non , mais y en assez à la fin ! Cette histoire de manque de logements ça dure depuis combien de temps ? En quelle année , il a créé sa fondation l’Abbé Pierre ? Depuis des années et des années, les politiques de tout bord ont été incapables de résoudre ça, et notamment - quitte à en remettre une couche depuis la décentralisation ! En plus débloquer cette partie de l’économie donnerait des milliers d’emplois , voire des centaines de milliers ! Comment croyez vous qu’il y avait le plein emploi dans les années 50 à 80 ! Il y avait des chantiers d’infrastructure, des logements partout...qui se sont avérés des erreurs sr le plan architectural et urbain (toutes les banlieues érigées par le père Bouygues) et qui sont devenues des coupe gorge.
    Mais forts de ces erreurs , on sait faire maintenant ! Vaut mieux claquer 500 milliards à refiler aux plus riches pour qu’ils les planquent dans des paradis fiscaux ? c’est ça la relance de l’économie ? C’est ça chercher les points de croissance avec les dents ?
    On va nous la resservir encore pendant combien de temps cette problématique ? Ils sont nuls, désespérément nullissimes ces gens qui nous gouvernent, qui préférent vendre 130 avions de mort et la technologie qui va avec, plutot que d’abriter des millions de personnes et des familles entières ! Même cromagnon se débrouillait mieux ! Système de merde corrompu par des gens sans coeur et sans scrupules ! Une honte, un scandale.

  • Caniveau89
    • Posté à 10h30 le 01/02/2012
    • Internaute 26147

    Raison de plus pour voter Sarkozy : en France il faut construire, construire, et construire !

    Evidemment, le blocage des loyers par Hollande ne ferait que dégouter les investisseurs qui mettront leur épargne dans des placements plus sûrs et plus rentables...

    • vieilanarfatigué
      vieilanarfatigué répond à Caniveau89
      Changer le monde, c'est se (...)
      • Posté à 10h37 le 01/02/2012
      • Internaute 125168
        Changer le monde, c'est se (...)

      Surtout qu’il a flingué par Grenelle interposé, tous les crédits d’Etat pour l’aide à la construction de logements sociaux locatifs neufs qui soi disant ne justifiaient pas dans certaines zones ! quand on vit dans un airbus de 300 millions , on voit les choses et surtout on prend les gens de haut, très haut !

    • Gérard_Manhut_Aussichot
      • Posté à 12h27 le 01/02/2012
      • Internaute 167544

      Ah, bon, parce que depuis 5 ans ça va mieux ? ? ? ? ?

      Bon, c’est nouveau, ça vient du Caniveau

    • Lionel06
      Lionel06 répond à Caniveau89
      Minoritophile et alter-natif
      • Posté à 14h23 le 01/02/2012
      • Internaute 30683
        Minoritophile et alter-natif

      Et hop ! , la p’tite crotte quotidienne du caniveau...

      • Cannibal Ferox-
        Cannibal Ferox- répond à Lionel06
        mangeur de chouineur
        • Posté à 15h27 le 01/02/2012
        • Internaute 159072
          mangeur de chouineur

        En ce moment c’est sur chaque fil : c’est bon signe quant à l’état d’esprit actuel de l’UMPFN :)
        96 !

    • Tmal
      Tmal répond à Caniveau89
      Parti rider...
      • Posté à 15h17 le 01/02/2012
      • Internaute 112672
        Parti rider...
  • Tropicaleyes
    Tropicaleyes
    Jean-Christophe, En Slim, (...)
    • Posté à 10h53 le 01/02/2012
    • Internaute 95001
      Jean-Christophe, En Slim, (...)

    La France connait une bulle immobilière, les prix doivent et devront baisser. Pourquoi cela : manque de logements (sociaux et privés) et bassin d’emploi trop centralisé (la défense par exemple) Le pire c’est pour Paris....

  • Appleseed
    Appleseed
    Thésard
    • Posté à 11h05 le 01/02/2012
    • Internaute 11691
      Thésard

    Bah les prix sont justes artificiellement hauts, suffirai de réinvestir tous les immeubles détenu en tant que capital et non habités et déjà ça ferai bouger les choses...

    Ensuite, baisser les loyer et favoriser l’achat ou la construction sans apport mirobolant, pour qq’un comme moi aujourd’hui, après 8 ans d’études et une situation pas des plus mauvaise si je me bouge après ma thèse (mais je resterai précaire pendant un bail), il me sera quasiment impossible d’acheter ou de faire construire seul parce que je n’ai aucun apport, les études ça coute cher, ça ne rapporte que plus tard.

    Attention hein, je ne me plains pas du tout et de plus ce n’est pas ma conception du bonheur que de pouvoir enfin être propriétaire de mon pavillon à Melun, mais pour pas mal de jeunes c’est en effet un besoin très important auquel ils ne peuvent accéder.

    Bye

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 11h39 le 01/02/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    Mais la différence reste encore bien nette entre vivre à trois dans 50 m et vivre à trois dans la rue.
    La crise du logement frappe plus durement les démunis ne vous en déplaise.
    La classe moyenne qui tend comme ailleurs à rejoindre les rangs des plus pauvres est la problématique générale dans laquelle viennent se greffer aussi les questions d’emploi et de disparité.
    La fixation classes moyennes montrent au moins sa place ans les élections et son poids pour les présidentielles, elle souligne aussi les conclusions du think thank socialiste pointant les classes populaires comme sociale traitres.
    Dans les rues je continue à ne voir ue les plus pauvres mais eux n’existent plus vraiment.
    Au vu des programmes des deux principaux candidats, les classes moyennes vont pouvoir choisi par qui elles vont se faire baiser.
    Welcome.

    • Appleseed
      Appleseed répond à unagi-
      Thésard
      • Posté à 12h00 le 01/02/2012
      • Internaute 11691
        Thésard

      Plutôt que de faire dans la lutte des classes, ne serait-il pas judicieux de se dire que c’est toute une partie de la population qui est en train de se paupériser un peu plus ? Et même les classes très pauvres le deviennent encore plus, moi c’est plus l’écart entre riches et pauvres qui se creuse qui me fait peur, et le fait qu’une poignée détienne beaucoup trop.

      Les très pauvres on ne les oublie pas, mais c’est également la stratégie de nos gouvernement, quand tout le monde est dans la merde, il ne pense pas à aller aider son prochain mais se replie sur soit, enfin je vois les choses comme ça.

      • unagi-
        unagi- répond à Appleseed
        卑語
        • Posté à 12h12 le 01/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Je ne parle pas de lutte des classes et les classes moyennes comme symbole de la paupérisation d’une société me semble pertinent.
        Maintenant regadre tous les titres depuis quelques semaines et la place des ces memes classes moyennes dans les stratégies de lutte du pouvoi.
        mais je maintiens qu’etre à la rue me semble encore plus problématiques et que les classes les plus éfavorisées ont disparu du débat ainsi que les question de lutte contre la grande pauvreté.

         
        • Appleseed
          Appleseed répond à unagi-
          Thésard
          • Posté à 12h58 le 01/02/2012
          • Internaute 11691
            Thésard

          On est d’accord sur ce point, et c’est bel et bien une stratégie politicienne...

          Je digère vos deux « wall of text » ci dessous et on en reparle ;)

        1 autres commentaires
      • unagi-
        unagi- répond à Appleseed
        卑語
        • Posté à 15h35 le 01/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Françoise Fressoz
        Lemonde
        HOSTILITÉ À L’ÉGARD DE LA POLITIQUE

        Quels que soient les résultats de l’enquête, un fait politique demeure : les classes moyennes sont de plus en plus anxieuses, ce qui les rapproche des classes populaires. Elles se battent rudement pour conserver leur position, pratiquent la ségrégation territoriale autant que les classes supérieures et nourrissent un ressentiment croissant à l’égard de la politique, parce qu’elles ont l’impression d’être trop riches pour bénéficier de l’aide sociale et pas assez pauvre pour éviter l’impôt. « En 2008, selon l’Insee, elles ont payé environ trois fois plus qu’elles ne recevaient », rappellent les deux auteurs, estimant que « dans un pays hiérarchique comme le nôtre, la peur de chuter devient plus facilement qu’ailleurs une peur des autres ».

        Dénonçant la tentation qu’ont certains d’attiser les peurs, ils mettent la gauche au défi de réformer le modèle français, en soulignant les effets pervers d’une politique sociale de plus en plus ciblée. « L’action de l’Etat doit être de créer de la continuité et de la mobilité plutôt que des effets de seuil, des clivages et des statuts », prescrivent-ils. Le débat mérite déjà quelques réponses.
        Françoise Fressoze
        Dans cette atmosphère électrique, l’essai de la sociologue Dominique Goux et de l’économiste Eric Maurin (Seuil, 78 p., 11,50 euros) intitulé Les Nouvelles Classes moyennes, promet de faire du bruit, et pas seulement dans le monde politique. Publié jeudi 12 janvier, ce livre heurte certaines idées reçues. Oui, les membres des classes moyennes sont tenaillés par « l’anxiété, la crainte de choir », soulignent les deux auteurs, mais pour préciser aussitôt qu’elles n’ont en réalité pas déchu.

        Au prix « d’une compétition sans merci pour les statuts, les professions les plus protégées, les quartiers les plus sûrs, les diplômes les plus recherchés », les classes moyennes n’ont pas connu de déclassement depuis la crise des années 1980, assurent les deux auteurs dont l’un, Eric Maurin, s’était fait remarquer par un ouvrage intitulé La Peur du déclassement (Seuil, 2009).

        « C’est la France qui tient, qui monte », insistent-ils, en soulignant que les échanges entre le haut et le bas de la société sont « deux fois plus intenses qu’il y a vingt ans », que le flux dominant reste « le courant ascendant », que la proportion de propriétaires continue d’augmenter, y compris chez les jeunes, que les enfants de classe moyenne n’ont pas subi de déclassement au cours des générations.

        « L’ascenseur social fonctionne », martèlent-ils. On est donc loin, avec eux, du constat du sociologue Louis Chauvel, qui diagnostique une « paupérisation des classes moyennes », ou du cri d’alarme de l’économiste Thomas Piketty.

        FLOU AUTOUR DE LA DÉFINITION

        L’autre apport intéressant de l’étude est l’intense compétition sociale qui se joue sur le territoire et le rôle réellement central acquis par les classes moyennes. Dans les années 1950 et 1960, ce sont les ouvriers qui formaient le cœur de la société, rappellent les deux auteurs. Depuis, les classes moyennes ont grandi en nombre et, réunissant 30 % de la population active occupée, sont devenues le « centre de gravité de la société », au point qu’il est impossible de les « bousculer sans déstabiliser l’ensemble de l’édifice social ».

        Grandes gagnantes de Mai-68, elles ont vu s’ouvrir les portes de l’enseignement supérieur, où elles mènent désormais une sourde compétition avec les cadres, devenus également plus nombreux, pour la conquête des filières les plus sélectives, ouvrant la voie aux meilleurs emplois.

        Les Nouvelles Classes moyennes s’appuie sur l’exploitation inédite de deux sources statistiques : les enquêtes sur l’emploi de l’Insee entre 1982 et 2009 et le fichier logements par communes du ministère de l’équipement, qui indique, pour chaque ménage, son niveau de revenu ainsi que celui de ses voisins. Pour éclairer la question du déclassement d’une génération à l’autre, les auteurs ont reconstitué de vastes échantillons pour chaque cohorte née entre 1952 et 1970.

        Leur travail, qui se veut irréprochable, prêtera néanmoins à débat à cause de quelques fragilités – par exemple, l’insuffisante mise en évidence des différences entre secteurs public et privé – et, surtout, parce qu’il n’existe pas de consensus sur la définition même des classes moyennes. Faut-il raisonner par catégories socioprofessionnelles ? Par niveaux de revenus ? Ou par ressenti, comme le pratiquent nombre d’hommes politiques, considérant que la classe moyenne, ce sont non seulement les professions intermédiaires, mais aussi les cadres qui se sentent exclus des catégories supérieures ? Dans ce dernier cas, on peut arriver à 60 % de la population.

    • Tmal
      Tmal répond à unagi-
      Parti rider...
      • Posté à 15h22 le 01/02/2012
      • Internaute 112672
        Parti rider...

      Comme il l’avais promis, Sarkozy a éradiqué les SDF en France. Confirmé par Balkany lui même (« il n’y a pas de pauvres en France »).

    • Natalye
      Natalye répond à unagi-
      Employée
      • Posté à 21h49 le 01/02/2012
      • Internaute 155218
        Employée

      Il y a toujours pire que soi...bien sûr.
      Néanmoins, qu’une personne ayant un revenu correct ne puisse pas se loger normalement est inquiétant.

      • unagi-
        unagi- répond à Natalye
        卑語
        • Posté à 00h33 le 02/02/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Bien sur mais la n’st pas la question posée ni par le titre ni par l’article.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 12h46 le 01/02/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    Le mythe des classes moyennes – Jean Lojkine

    classes-moyennes

    Les « classes moyennes » sont au cœur du débat politique. Elles sont présentées à droite, à gauche, au centre comme à l’extrême droite comme un des enjeux centraux de cette élection. Elles font l’objet de dossiers dans la presse, et de publications, encore tout récemment.

    Mais de quoi parle-t-on au juste ? Jean Lojkine resitue le fondement et le cadre idéologique de la notion. Pour une analyse critique.

    Un mythe qui a la vie dure

    Mais qui sont donc les « classes moyennes » ? Tout le monde s’y réfère, personne ne les définit. Ce n’est ni la classe ouvrière opposée à la bourgeoisie capitaliste, ni la bourgeoisie anglaise coincée entre l’aristocratie terrienne et le prolétariat industriel, ni les anciennes classes du mode de production féodal : paysans, artisans, commerçants, professions libérales.

    On a voulu y voir la figure symbolique d’une « lutte des classes » apaisée par la mobilité sociale : « l’ascenseur social » aurait réussi à intégrer la majorité du salariat (des ouvriers qualifiés aux cadres) dans les institutions créées par la bourgeoisie capitaliste, notamment l’Etat social, protecteur, régulateur, et ses instances de représentation politique. En réalité la classe moyenne, c’est « l’anti-classe », la classe qui ne s’oppose à aucune autre, parce qu’elle est censée les absorber toutes. C’est le mythe d’une société d’abondance et d’intégration consensuelle en période de croissance capitaliste ; par contre en période de crise la « classe moyenne » devient synonyme de société des « inclus » opposés aux « exclus ». Le clivage entre inclus et exclus est le substitut du clivage de classe : la classe moyenne devient alors le porte drapeau des salariés à statut enfermés dans leurs ghettos de « riches » , entourés par la masse anonyme des « sans » : sans papiers, sans travail, sans domicile, sans patrie, sans culture. La solidarité de classe contre l’exploitation capitaliste s’efface alors devant la peur de l’autre, le repli identitaire.

    Le mythe de la classe moyenne est diffusé aussi bien par la social-démocratie que par la Droite et les libéraux. L’un des fondateurs de la social-démocratie allemande, L. Bernstein, voyait dans le développement d’une « classe moyenne » entre le prolétariat industriel et la bourgeoisie la preuve que le capitalisme se serait auto-régulé et aurait rendu inutile une révolution politique anti-capitaliste. Les crises structurelles du XXme siècle ont remis en cause ces thèses réformistes, mais en même temps les régulations politiques qui ont permis, dans leur diversité (du fascisme au Front populaire, en passant par le New Deal) des « sorties de crise » nous ont montré que la « maturation économique » du capitalisme n’impliquait pas par elle-même une « maturation politique » débouchant « nécessairement » sur une révolution prolétarienne, contrairement aux espoirs de Marx et d’Engels, après les révolutions de 1848.

    Certes le mythe d’une classe moyenne résultant de l’ascension sociale de 80% de la population, des ouvriers qualifiés aux cadres, a pris fin. La croyance dans le développement assuré d’emplois garantis à vie, grâce à la protection d’un Etat Providence, est contredite aujourd’hui par la généralisation de la précarité et les attaques systématiques des politiques néo-libérales contre ces acquis sociaux des 30 Glorieuses. Plus même, la profondeur de la crise systémique éclatée en 2008 a révélé au grand jour ce qu’avait d’illusoire l’idée d’une classe sociale qui échapperait à la lutte des classes. La notion de« classe moyenne » cache en réalité un conflit majeur entre des fractions prolétarisées du salariat intellectuel et une fraction ultra minoritaire de cadres dirigeants alliés à la classe capitaliste qui bénéficie des retombées de la financiarisation du capital (stock-options, actions, dividendes). Chômage, précarisation, paupérisation, destruction de la culture du service public, « servitude volontaire » des cadres à l’autonomie « contrôlée », dessinent des formes nouvelles de prolétarisation, sans pour autant s’identifier au prolétariat ouvrier.

    L’idéologie dominante tente aujourd’hui d’occulter ce rapprochement objectif complexe des ouvriers et des salariés intellectuels en masquant le caractère multi-classiste des révolutions Arabes et du mouvement des « Indignados » dans les pays occidentaux. En Egypte, les étudiants diplômés de la Place Tahir ont été rejoints par les syndicalistes des industries textiles, en Tunisie, les manifestations des jeunes diplômés au chômage ne doivent pas cacher les manifestations des salariés des usines de bauxite de Gafsa.

    Dans les pays occidentaux, et notamment en Europe, l’idéologie dominante tente d’opposer le « libéralisme culturel » des « classes moyennes » diplômées à l’autoritarisme conservateur, populiste des classes populaires et notamment des catégories ouvrières, attirées par le vote pour les partis d’extrême droite xénophobes. Au libéralisme culturel des salariés éduqués s’opposeraient ainsi l’anti-libéralisme culturel des sans diplômes,… mais aussi l’antilibéralisme économique (contre l’Europe libérale, contre les privatisations, les délocalisations, l’économie de marché).

    Mais on oublie un peu vite que ces mêmes « classes moyennes » alimentent aussi les partis d’extrême droite en Europe et que le véritable parti « ouvrier » aujourd’hui est le parti des abstentionnistes, de ceux qui rejettent les institutions « démocratiques », parce que la gauche de gouvernement européenne s’est ralliée depuis les années 70-80 à l’idéologie libérale et aux politiques monétaristes d’austérité salariale et de dévaluation compétitive. On oublie également que les jeunes diplômés « s’indignent » à la fois contre l’injustice sociale, contre l’ultra-libéralisme, et contre toutes les formes d’autoritarisme, démentant par là même le clivage postulé par l’idéologie social-démocrate, entre les partisans du libéralisme culturel (les diplômés) et les classes populaires antilibérales stigmatisées, réduites à un populisme d’extrême droite. Désormais les jeunes diplômés rejoignent les ouvriers et les employés dans leur rejet de l’Europe libérale et du capitalisme financier, comme on l’a déjà vu en 2005 avec le rejet du projet de traité européen. Mais le mouvement des « indignés » va plus loin encore, dans la mesure où il met sur le même plan la revendication démocratique, le droit des femmes à l’égalité de traitement avec les hommes, et les revendications populaires contre le chômage et la baisse du pouvoir d’achat.

    On comprend que ces mouvements sociaux mettent à mal des partis socio-démocrates européens qui n’ont pas su tirer les leçons de la crise de 2008-2009 pour s’émanciper de l’idéologie néo-libérale. Mais pourquoi la gauche radicale et les communistes n’en ont-ils pas tiré le moindre profit ?

    Pris entre le repli sectaire et l’union avec des partis socio-démocrates majoritaires depuis l’écroulement de l’URSS, les partis communistes européens n’ont pas su jusqu’ici se dégager de cette alternative mortifère, en renouvelant leur analyse de classe. Ce qui supposerait en premier lieu de dépasser les références tantôt à une « classe ouvrière » qui n’existe plus comme Sujet historique de la révolution ( parce que le prolétariat ne se limite plus aux ouvriers) , tantôt à une « classe moyenne » qui n’est qu’un mot creux, désignant simplement ce que l’on ne parvient toujours pas à nommer : les fractions, multiples, des intellectuels salariés qui s’intègrent au salariat capitaliste, mais sans fusionner pour autant avec les catégories populaires (ouvriers et employés).

    D’autant plus que le travail de traitement de l’information, le « travail sur autrui » caractéristique des services publics (éducation, santé, information, justice, police), n’est plus aujourd’hui réservé aux cadres et aux travailleurs intellectuels : l’intellectualisation du travail productif marque la rupture entre la révolution industrielle et la révolution informationnelle. La révolution industrielle est marquée par l’opposition taylorienne entre le travail d’encadrement, de conception, d’organisation réservé aux travailleurs intellectuels et un travail manuel ouvrier réduit à une fonction de détail, subordonné à la machine. La révolution informationnelle déplace le conflit de classe au cœur même du travail intellectuel , en imbriquant l’organisation , la programmation et la relation avec le client (ou l’usager) dans l’acte productif. Même dans la production matérielle, même dans le travail ouvrier, la relation de service comme l’innovation l’emportent sur le travail de manipulation de la matière, partiellement objectivé dans la machine informatique. Désormais, malgré la terrible contrainte de la rentabilité, le travail de production matérielle n’est plus au cœur des rapports de production, il ne représente plus pour l’ouvrier qu’une étape, provisoire, vers le travail de traitement de l’information où va s’enraciner le conflit majeur entre la pression de la rentabilité, la tyrannie du contrôle de gestion et les formes nouvelles de travail autonome. Contradiction majeure de l’idéologie néo-libérale, l’appel à l’initiative, à l’auto-organisation des salariés « entrepreneurs » est nié quotidiennement par la multiplicité des évaluations marchandes tatillonnes, souvent absurdes, des services publics ; copiées sur le modèle de l’entreprise industrielle privée, ces évaluations de la « productivité » des services éducatifs, sanitaires ou judiciaires sont incapables de saisir l’efficacité sociale (sociétale) des services publics pour les usagers.

    C’est sans doute la raison majeure de la mobilisation intense de toutes les catégories de salariés autour de l’enjeu de la formation : alors que le capitalisme informationnel instaure un enseignement à deux vitesses qui réserve la formation générale, fondement d’une activité citoyenne, à une petite élite, la révolution informationnelle révèle les énormes potentiels d’intervention qui pourraient être utilisés par tous ceux qui auraient été formés à l’usage critique des débats politiques. En ce sens les révolutions arabes comme les « indignés » ont démontré « après coup » qu’il ne suffisait pas de manifester sur les places publiques pour intervenir sur les politiques économiques des gouvernements et des partis politiques. La monopolisation du débat politique par une élite « cultivée » renvoie à cet égard à un combat de longue haleine contre la ségrégation scolaire.

    L’aspiration à envoyer ses enfants faire des études les plus longues possibles est maintenant largement partagée par les couches populaires, par les ouvriers comme par les cadres, mais en même temps les inégalités sociales d’accès à la culture générale et à la formation supérieure sont telles qu’elles nourrissent des attitudes conflictuelles de rejet réciproque entre classes populaires et classes « “ instruites ”, cultivées. Les institutions chargées d’intégrer et de former les nouvelles générations ne sont plus adaptées à l’énorme clivage entre une scolarisation “ de masse ” et une formation scolaire élitiste, ségrégative. Du côté de la représentation politique, ni les partis politiques de gauche, ni les syndicats n’ont encore trouvé les instruments, les pratiques qui permettraient d’allier culture populaire et culture générale élitiste, en mettant fin aux ghettos qui enferment inclus et exclus.

    La pauvreté et la misère sont maintenant largement partagées par toutes les fractions du salariat, mais ce que Bourdieu a appelé la “ misère petite bourgeoise ” , la “ misère de position ” née de la confrontation de tous ceux qu’oppose leur position dans la hiérarchie sociale, n’est pas la misère nue décrite par Zola, la “ grande ” misère de condition.

    Tant qu’une mobilisation politique ne prendra pas en main la ségrégation scolaire, sociale, territoriale, la référence idéologique à la “ classe moyenne ” continuera à servir de paravent, pour “ distinguer ” les familles des exclus, des “ classes dangereuses ” et les familles paupérisées, mais cultivées, soucieuses de vivre »entre soi », à l’école comme dans l’espace de résidence.

  • Tête de pioche
    Tête de pioche
    Fonctionnaire fatigué
    • Posté à 13h07 le 01/02/2012
    • Internaute 162431
      Fonctionnaire fatigué

    Faisons appliquer les dispositions prises pour que chaque ville se dotent de logement sociaux à hauteur de ce qui est prévu par la loi et faisons appliquer celle qui surtaxe les propriétaires de logement vacant. C’est quand fou ce pays qui vote des lois pour ne jamais les appliquer...

    • Natalye
      Natalye répond à Tête de pioche
      Employée
      • Posté à 21h59 le 01/02/2012
      • Internaute 155218
        Employée

      La taxe sur les locaux vacants est appliquée depuis plusieurs année dans de nombreuses villes.
      Il reste que » local vacant » recouvre des réalités diverses.
      Il s’agit parfois de locaux insalubres que les propriétaires n’ont pas les moyens de remettre en état.

  • Caniveau89
    • Posté à 13h19 le 01/02/2012
    • Internaute 26147

    Pour lutter contre la crise du logement, le PS propose d’étendre les mesures d’urgence en vigueur à tous les affiliés !

    Ainsi, députés et sénateurs « de gauche », ardents défenseurs des opprimés et des classes moyennes, se verront attribuer un logement social de la ville de Paris, avec un prix défiant toute concurrence, et même la Phinance Mondiâle, comme c’est actuellement le cas pour :

    - Chevènement, titulaire de 100 m2 dans le quartier latin pour un loyer dérisoire cumulés du reste pendant longtemps avec un hlm dans sa ville de Belfort ; ses revenus dépassent à peine les 10 000 euros mensuels, il est donc dans le besoin...

    - Delphine Batho, aboyeuse hollandaise (dans tous les sens du terme !) et titulaire depuis 5 ans d’un bon gros logement bien douillet attribué par la ville de Paris, à un prix très... coquin ! Depuis 5 ans, la gentille Delphine est députée de la République Française, et ses revenus ne lui permettent même pas de libérer son logement social...

    ...

    Voter socialiste, c’est la certitude d’améliorer la situation du logement en France !
    Parce que les socialistes, eux, savent y faire...

    • Samuel Vimaire
      Samuel Vimaire répond à Caniveau89
      Ancien pauvre
      • Posté à 13h29 le 01/02/2012
      • Internaute 140339
        Ancien pauvre

      T’as raison, on vote Mélanchon alors ?

  • Jaimz
    Jaimz
    ingénieur
    • Posté à 14h09 le 01/02/2012
    • Internaute 87110
      ingénieur

    J’aimerai réagir sur la phrase bien réelle de cette femme :
    - « Est ce que finalement il ne vaut mieux pas être malheureux mais avoir un confort de vie plutôt que finalement d’assumer ses choix de vie et de suivre son chemin »
    Je suis célibataire et pas par choix mais parce que je n’ai pas trouvé de partenaire de confiance et/ou qui me convienne,... malheur à moi.
    Ma banque ne peut me prêter que 140 000 euros pour acheter un appartement alors que je gagne 3000 net/mois ! D’après eux ce serait mieux en couple. Évidemment, je conçois que deux revenus sont plus rassurants qu’un seul, cependant je ne vais pas épouser la première venue juste pour augmenter mes capacités d’emprunt !
    A notre époque, comment aurait donc pu faire mes parents alors que ma mère n’a jamais travaillé ? Ils n’auraient pas pu acheter leur maison aux conditions d’aujourd’hui !
    Habitant Paris, en location, je vous laisse imaginer que je ne peux pas devenir propriétaire, et les premiers achats immobiliers qui me sont accessibles, vu la capacité d’emprunt proposée ci-dessus, sont à... 30 km.
    Impossible avec mon travail de prestataire de service, où la mobilité et la disponibilité sont les atouts justifiant mon salaire.
    Donc je comprends cette femme, on est dans une société où la règle c’est le couple qui travaille tous les deux avec juste le bon nombre d’enfants qui va bien pour ne pas payer d’impôts !
    Pour tous les autres, célibataires, familles monoparentales, pourtant majoritaires, vouloir un logement décent et devenir propriétaire est une galère et un gouffre financier.

    • Samuel Vimaire
      Samuel Vimaire répond à Jaimz
      Ancien pauvre
      • Posté à 14h29 le 01/02/2012
      • Internaute 140339
        Ancien pauvre

      Je suis jeune cadre en Informatique, je gagne un peu moins que toi, j’ai une copine qui n’a pas fini ses études et n’aura pas fini avant 3 ans. Elle bosse à mi-temps pendant ses études et touche à peine plus de 500€/mois.

      Personnellement, je me refuse à louer seul ou en couple, c’est un gouffre à pognon pour vivre dans une cage à lapin, c’est colocation ou achat...

      La banque n’est pas plus « généreuse » avec nous.

      Plusieurs conseils :
      - Si ça ne te rebute pas trop, essaie la colocation, avec ma copine nous sommes en colocation avec 3 autres personnes dans un appart de 100m² à Bobigny. C’est pas cher et c’est assez grand, mais il faut trouver les bons colocs...
      - Si tu tiens absolument à acheter, ne te limite pas à ta banque, va voir un courtier qui te proposera ce qu’il peut trouver le de mieux. Une fois que tu as une proposition du courtier, retourne voir ta banque pour lui demander de faire mieux, si elle ne veut pas et que ce que le courtier te propose te va et bien signe chez ce courtier.

      Bon courage !

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 14h40 le 01/02/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    La crise du logement touche davantage les classes moyennes

    Normal les pauvres sont déja dans la rue.........

  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox-
    mangeur de chouineur
    • Posté à 15h22 le 01/02/2012
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur

    « Notamment se séparer pour vivre seule avec ses enfant [...]. Est ce que finalement il ne vaut mieux pas être malheureux mais avoir un confort de vie plutôt que finalement d’assumer ses choix de vie et de suivre son chemin. »

    Effectivement, c’est un choix difficile, mais qui ne se discute plus.