Tribune 19/01/2012 à 22h45

Monsieur le préfet de l'Isère est bien au chaud

caro | délinquante avérée

Monsieur le Préfet de l’Isère, comme tous les Préfets, est bien au chaud dans son appartement de fonction.

Quand il doit se déplacer, une voiture climatisée avec chauffeur l’attend. Monsieur le Préfet ne peut pas savoir que dehors, il fait froid …

Monsieur le Préfet est un serviteur zélé, il applique les directives gouvernementales à la lettre.

En ce qui concerne l’hébergement d’urgence hivernal, il a ouvert quelques places pour le niveau 1, mais pour le niveau 2, il faut que la température nocturne pointe à – 5° ; or, il ne fait que –3°, les places ne sont donc pas ouvertes.

A la rue, les familles !

Monsieur le Préfet doit trouver que 800 personnes (même des familles avec enfants), dormant la nuit dans les rues de Grenoble et agglo, ce n’est pas suffisant, il en rajoute une centaine. Il fait très fort !

En effet les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile (CADA) sont réservés uniquement aux demandeurs d’asile dont les dossiers sont en cours à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ou en recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), ils ne sont pas fait pour les déboutés (refusés par l’OFPRA ou la CNDA), même en attente des résultats de leur demande de carte de séjour « santé » ou « vie privée et familiale ».

Le ménage dans les centres d’accueil

Le Préfet a donc décidé de faire le ménage dans les CADA et même si on est en plein hiver, de charger l’association « La Relève », gestionnaire des Centres, de virer les occupants non demandeurs d’asile. Il est vrai que toutes ces personnes occupent des logements dans des quartiers, où ils sont connus des habitants, où les enfants vont à l’école… où se manifeste une certaine solidarité. Impensable !

« La Relève » a donc envoyé des lettres à chaque occupant devenu illégal, leur intimant l’ordre de quitter leur logement, qui le 15, qui le 23 ou le 30 janvier, sans proposer de relogement.

Diverses associations de soutien aux demandeurs d’asile ou de cartes de séjour réagissent. Une conférence de presse a été organisée vendredi 13 dans les locaux même de La Relève.

M. le Préfet dans son bunker

Une lettre ouverte au Préfet a été rédigée avec demande de rendez-vous. Mais Monsieur le Préfet ne reçoit pas les associations, il reste dans son bunker, il est le représentant de son président, pas du peuple.

Le 18 janvier était organisé un rassemblement pour dénoncer ces expulsions de logement en pleine trêve hivernale. Les participants pouvaient apporter quelques valises en guise de solidarité avec les exclus (photo).


la solidarité par valises entières (Caro)

Une bonne centaine de personnes s’est donc retrouvée rue Félix Poulat avant d’aller en cortège à la Préfecture déposer la lettre.

Il faut croire que ces manifestants représentent un grand danger… La police barrait l’entrée. Encore une fois, les médias étaient présents et relaieront les agissements préfectoraux.

Pour agir, faudra-t-il un mort de froid ?

Le danger n’est pas de notre côté, celui des manifestants ; le danger est dans les ordres ignobles qui mettent les gens à la rue. Faudra-t-il attendre un mort de froid ? Cinq ans après, qu’en est-il des promesses du candidat Sarkozy devenu président ? Il disait :

« Le droit à l’hébergement, c’est une obligation humaine. Si je suis élu, je veux que d’ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid »

Le droit à un toit fait partie des droits fondamentaux.

« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et
sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ».

Art L 345-2-2 du Code de l’Action Sociale.

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  • EdkOb
    • Posté à 23h53 le 19/01/2012
    • Internaute 85736

    Personne ne dénonce réellement ce qui se passe en Hongrie (la traque aux SDF), vu que par chez nous, cela arrive aussi.

    Et pour traquer des SDF, il faut bien en fabriquer quelques uns.
    Qui de mieux placé que le représentant de l’Etat, oui, de l’Etat, qui agit bien entendu sur ordres, car c’est la loi.

    Déjà, j’entends Guéant s’abriter derrière la « loi ».

    Jusqu’au bout, ce gouvernement et son mini-chef seront ignobles. Abjection, nouvelle méthode de gouvernement.

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h06 le 20/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    vous appelez encore cette chose Monsieur le Préfet ? ? ! ! !
    si y a un dico e l’abjection, vous trouverez le qualif exact de la chose

    • pablico
      pablico répond à jmc06-
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 09h58 le 20/01/2012
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      ♫ Monsieur le Préfet de l’Isère
      ♫ Misère, Misère, Misère♩

      plagiat de Coluche...

  • nono le simplet
    nono le simplet
    gauchiste placide
    • Posté à 08h34 le 20/01/2012
    • Internaute 9767
      gauchiste placide

    consternant, lamentable, écoeurant, sont des mots bien faibles pour exprimer le dégoût que l’on peut éprouver pour ces hauts fonctionnaires, le doigt sur la couture du pantalon pour préserver leur carrière ...
    c’est pour ça qu’on les choisit d’ailleurs, bien serviles !

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 10h04 le 20/01/2012
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    Rien à perdre (film) Squattons ! ! !

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 10h19 le 20/01/2012
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    Tiens, encore un SDF retrouvé mort à Lorient : o( Et un de plus ! Pétition des Enfants de Don Quichotte

    « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». (Art. L 345-2-2 Code de l’action sociale et des familles).

    « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée ». (Art.L 345-2-3).

  • Cosette
    Cosette
    Délinquante amoureuse
    • Posté à 10h20 le 20/01/2012
    • Internaute 33774
      Délinquante amoureuse

    Quand on voit le déploiement de force de police pour des gens qui demandent (juste) un toit, ça montre bien le mépris de cette présidence à l’encontre des plus démunis .

    Qu’ils dégagent tous !

    • Cortonimo
      Cortonimo répond à Cosette
      apachenaute
      • Posté à 13h37 le 21/01/2012
      • Internaute 136086
        apachenaute

      Oui mais cela ne suffira pas tant c’est le système qui fabriquent tous ces « salauds ordinaires » selon le juste mot de Didier Daenincks.
      Il faut que le système fonctionne autrement. Et à nous de le changer par aussi notre action et nos positions à défendre au quotidien.

  • Tamino
    • Posté à 11h54 le 20/01/2012
    • 177688

    ’’il est le représentant de son président, pas du peuple.’’

    Tout est dit .

    • Cortonimo
      Cortonimo répond à Tamino
      apachenaute
      • Posté à 13h35 le 21/01/2012
      • Internaute 136086
        apachenaute

      Effectivement... et malheureusement. En vertu de nos principes républicains, le préfet est un garant des lois de la république et non la docile courroie de transmission de la présidence.

  • Tmal
    Tmal
    Parti rider...
    • Posté à 13h25 le 20/01/2012
    • Internaute 112672
      Parti rider...

    Le préfet de l’Isère, c’est pas celui qui a été nommé suite à des évènements à Grenoble ?

    Si c’est bien le cas, je crains qu’il n’ait pas été nommé pour améliorer l’hébergement d’urgence (malheureusement). Au dernières nouvelles il recherchait un lance roquettes dans la cité...

  • Scif
    Scif
    patatoïde
    • Posté à 13h44 le 20/01/2012
    • Internaute 48662
      patatoïde

    Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile sont de façon inacceptable réservés aux demandeurs d’asile (article L. 358-1 du code de l’Action Sociale et des Familles : « Bénéficient, sur leur demande, de l’aide sociale pour être accueillis dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile les étrangers en possession d’un des documents de séjour mentionnés à l’article L. 742-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. »)

    Après quand ils sont déboutés du droit d’asile ils doivent partir du CADA alors que justement ils avaient commencé à s’installer, c’est inadmissible !

    Ce faisant en plus je suis sur que l’Etat essaie d’opposer les uns aux autres et affirme qu’ils bloquent des places pour les vrais demandeurs d’asile qui viennent d’arriver et dont le dossier n’a pas encore été examiné, mais c’est vrai que pour eux il y a moins de solidarité car ils ne sont pas encore connus dans le quartier, leurs enfants ne vont pas encore à l’école.

    Donc en attendant c’est certes un choix difficile à faire mais il est préférable que ce soit eux qui restent provisoirement dans la rue cet hiver, même s’il est impératif de construire pour eux de nouveaux CADA à côté des premiers, et au fur et à mesure que les nouveaux centres construits se remplissent, afin que personne ne reste à la rue !

    Ce n’est quand même pas les militants qui vont les héberger eux-mêmes, la solidarité a ses limites.

    Il est donc nécessaire que l’Etat assure à toute personne ayant demandé l’asile, même débouté (voire à tout étranger quelle que soit sa situation) un logement gratuit adapté à sa situation de famille, si possible en centre-ville, ainsi qu’un petit pécule permettant de vivre dignement.

    • caro
      caro répond à Scif
      Auteur(e) de l'article délinquante avérée
      • Posté à 18h43 le 20/01/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      les étrangers ne demandent pas de pécule pour vivre dignement, ils demandent le droit de travailler, de gagner dignement leur vie et d’entrer dans le droit commun en ayant la possibilité de louer un logement, même tout petit.

      Je ne sais pas comment vous pouvez choisir qui mettre à la rue ! dans les déboutés, il y a des familles avec enfants !

      • Scif
        Scif répond à caro
        patatoïde
        • Posté à 18h17 le 21/01/2012
        • Internaute 48662
          patatoïde

        je suis 100% d’accord avec vous, c’est bien ce que je dis ! Impossible et inacceptable d’expulser qui que ce soit parmi les déboutés !

        Tant pis si les demandeurs d’asile dont le dossier est en cours et qui ne bénéficient pas d’une place en CADA restent malheureusement à la rue, ils n’ont pas encore eu le temps de s’intégrer, leurs enfants ne vont pas encore à l’école ... Bref, il n’y a pas encore de mouvement de solidarité en leur faveur même si le préfet doit loger TOUT le monde.

        Au pire, il est toujours possible pour eux de faire un référé logement devant le tribunal administratif, mais il faudra alors ne pas hésiter à dénoncer l’absolu cynisme du préfet qui osera prétendre que les centres d’accueil pour demandeurs d’asile sont plein de déboutés qui ne sont plus demandeurs d’asile !

         
        • caro
          caro répond à Scif
          Auteur(e) de l'article délinquante avérée
          • Posté à 20h38 le 21/01/2012
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          la Préf suit tout à fait votre raisonnement ... sans doute pour faire de la place ... dès qu’un étranger est débouté de l’OFPRA, elle émet une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans attendre le recours à la CNDA. L’OQTF n’est plus suspensif (merci besson). Un couple vient d’être arrêté dans un appartement de La Relève et envoyé dans un centre de rétention administratif (CRA), en espérant qu’il ait le temps de voir un juge des libertés et de la détention avant l’expulsion ! Ce procédé est, dans un pays démocratique, tout à fait illégal, car on doit toujours avoir le droit de faire appel.
          Bin oui, mais si, comme vous le soulignez, on manque de places ?

        1 autres commentaires
  • goom
    goom
    citoyen désabusé
    • Posté à 14h47 le 20/01/2012
    • Internaute 19294
      citoyen désabusé

    Y’a pas moyens de déposer plainte auprès du tribunal administratif ?

    • caro
      caro répond à goom
      Auteur(e) de l'article délinquante avérée
      • Posté à 18h16 le 20/01/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      au cas par cas, on peut demander au tribunal un « référé logement ». Certaines associations le font, quelques rares personnes ont pu ainsi être logées ... enfin, il faut du temps ... le tribunal ordonne à la préfecture de trouver un logement, mais ne donne pas d’astreinte, si bien que la Préf a beau jeu de laisser traîner en disant qu’il n’y a pas de logements.

    • Cortonimo
      Cortonimo répond à goom
      apachenaute
      • Posté à 13h42 le 21/01/2012
      • Internaute 136086
        apachenaute

      Là je suis très d’accord car les décisions de ce préfet paraissent bien illégales d’après les extraits de loi qui viennent d’être cités.
      Je trouve que nous n’utilisons pas assez ses voies de justice. mais il faut reconnaître que le droit français n’est sur ce point pas faciles : en effet en droit français, pas de recours collectifs mais seulement individuels. Il faut donc qu’au moins une famille exclue porte recours (et cela peut durer 2 ans...) en tribunal administratif. Donc voir à saisir plutôt un référé...

  • Kelimp
    Kelimp
    Eco-citoyen
    • Posté à 16h08 le 20/01/2012
    • Internaute 99354
      Eco-citoyen

    « Le droit à un toit fait partie des droits fondamentaux »
    Malheureusement, le sacro-saint droit de propriété est plus important que la vie d’un SDF...
    Combien de logements vacants appartenant à des entreprises ou à des particuliers, souvent dans des immeubles chauffés, sont inaccessibles aux sans-abris.
    Si messieurs les préfets en avaient le courage, ils auraient pourtant la possibilité de faire quelque chose.

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 16h29 le 20/01/2012
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Quand un préfet ne connait pas les lois de la République, il faudrait les lui rappeler pour qu’il les applique, ne serait-ce que celle-ci, qui est loin d’être la seule :

    L’article L. 641-1 du code de la construction et de l’habitation modifié par l’article 72 de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 prévoit dans son troisième alinéa que :

    « A titre transitoire, le représentant de l’État dans le département peut, après avis du maire, exercer le droit de réquisition prévu au présent article dans toutes les communes où sévit une grave crise du logement. »

    Bravo à votre détermination et mobilisation, et à toutes les assos en général qui œuvrent pour rendre la vie moins dégueulasse à tous les parias.

    • caro
      caro répond à Sixpatte-
      Auteur(e) de l'article délinquante avérée
      • Posté à 18h12 le 20/01/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      pour te répondre et répondre à Kelimp au-dessus, il y a en Isère environ 6 000 logements vacants susceptibles d’être réquisitionnés pour les sans abris.
      Mais, je n’ai jamais entendu qu’une préfecture avait exercé le droit de réquisition ... : -((

  • Captain Konstadt
    Captain Konstadt
    tribun courtois
    • Posté à 18h37 le 20/01/2012
    • 178678
      tribun courtois

    pfff... putain mais « c’est pas possible » comme disait l’autre.
    Rien de pire qu’un con zélé.

    Suis pas très calé en droit, mais je me demandais quel poids a « le code de l’action sociale » juridiquement parlant ?

    • caro
      caro répond à Captain Konstadt
      Auteur(e) de l'article délinquante avérée
      • Posté à 18h50 le 20/01/2012
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      « le code de l’action sociale » peut justement servir devant un tribunal en « référé logement », c’est à dire que lorsque la demande argumentée est déposée auprès du tribunal, celui-ci doit juger dans les 48 heures ;

  • trouble fêtes
    trouble fêtes
    aconforme
    • Posté à 19h08 le 20/01/2012
    • Internaute 156689
      aconforme

    Toutes les banalités que je pourrais dire je préfère les taire au nom de ce que je viens d’écouter, et qui me fait penser que la profondeur a déserté les sommets mais que fort heureusement elle est encore là, comme dans le regard et les paroles de ce Monsieur.

    Pour agir, faudra-t-il un mort de froid ?
    Vous voulez dire un de plus ; car la liste est longue !
    Ici, nous apprenons des décès chaque jour ou presque, et ne mettons les listes à jour (qu’une ou deux fois par mois).
    Collectif « Les morts de la rue »

  • Michel-Petit
    Michel-Petit
    Retraité
    • Posté à 19h13 le 20/01/2012
    • Internaute 62964
      Retraité

    Et voilà l’travail, encore une « élite » qui devrait faire preuve d’empathie et de dévouement , et qui fait son bêcheur privilégié ?

    Non mais, on rigole, préfet c’est une super planque, si des compatissants se mettent à vouloir faire bosser les mieux notés, c’est un pied dans la révolution.

    Claude Guéant va encore devoir se fendre d’une déclaration.

    Voilà en tout cas, qui illustre à merveille l’article sur ce qui sort des grandes écoles.

    Cà sert à çà une élite, à répandre la haine et le mal notamment.

    • Cortonimo
      Cortonimo répond à Michel-Petit
      apachenaute
      • Posté à 13h46 le 21/01/2012
      • Internaute 136086
        apachenaute

      Pas étonnant que les préféts soient docilement zélés : le président leur octroie des primes de plusieurs milliers d’euros mensuels(et un peu moins aux sous-préfets, les pauvres) s’ils font bien le travail demandé.

  • Cortonimo
    Cortonimo
    apachenaute
    • Posté à 13h32 le 21/01/2012
    • Internaute 136086
      apachenaute

    Où l’on voit que nos « élites » sont des cyniques ou des inconscients : lors d’un débat à la Tv, émission de FO Giesbert, une jeune économiste (présentée comme brillante.. ouaf, ouaf) disait très sérieusement qu’il fallait lutter contre le chômage en... traquant les chômeurs et en réduisant les indemnités. Effectivement, c’est brillant... de connerie . Selon le même type de raisonnement (mais en-est-ce encore un ?), ce préfet met les gens dehors pour faire baisser le nombre des mal logés inscrits ou répertoriés. Brillant aussi !
    Traquer, rejeter, exclure : nos édiles n’ont que ces mots à la bouche. Tel ce préfét des Pyrénées Atlantiques qui, début janvier enfourchait une moto banalisée dédié à la « traque » (sic) des chauffards et des délinquants de la route. En fait nous tous qui, allant venant du travail, sommes traqués par tous les radars (installés sur le réseau public parce que sur les routes privées, les autoroutes, il y en a très peu).
    Pour le spolitiques et leurs serviteurs imbé-dociles, nous sommes tous des délinquants à traquer. Décidément, tous leurs chemins mènent aux Roms...

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