Passage à l'acte 05/01/2012 à 11h48

Resto : et si on nous disait ce qu'il y a vraiment dans notre assiette ?

Reporters d'Espoirs | Agence de presse


Un magret de canard (MissMeng/Flickr/CC)

Y a-t-il (encore) un chef pour faire la cuisine ? La patrie de la gastronomie réserve quelques déceptions côté fourneaux : nombre de restaurateurs semblent avoir perdu la recette et trop rares sont ceux qui peuvent, sans rougir ni mentir, se vanter de cuisiner une majorité d’aliments frais et mitonnés sur place.

Pourquoi ne pas afficher clairement le menu pour s’assurer que le « fait maison » n’ait pas le goût du plat industriel ?

L’idée

Denis Peltier, propriétaire du Brandevin à Paris (XVIe), assure faire depuis vingt ans « tous ses achats à Rungis, deux ou trois fois par semaine ». Il note :

« Sur mes trente copains restaurateurs, il y en a deux qui vont se fournir à Rungis en produits frais. »

Autant l’avouer, par facilité, les cuisiniers ont pris la fâcheuse habitude d’aller traîner leurs toques blanches dans les centrales d’achat, jetant leur dévolu sur des haricots verts surgelés, une blanquette de facture industrielle vendue sous-vide, et des fondants au chocolat standardisés, vendus en barquette de 5 kg.

Par souci de transparence pour le consommateur, les politiques se sont sobrement emparés du sujet : un amendement est passé le 3 octobre dernier à l’Assemblée nationale, dans le cadre du projet de révision de la loi sur la protection et l’information des consommateurs. Il propose que les produits frais soient signalés sur la carte des restaurants par un astérisque, comme cela se fait déjà ailleurs en Europe, en Italie et en Grèce notamment.

Pour séparer le bon grain de l’ivraie, les principales organisations professionnelles de la restauration ont signé en 2007 la mise en place par l’Etat du titre de « maître-restaurateur ». Objectif : mettre en valeur « les meilleurs professionnels de la restauration traditionnelle », ceux qui cuisinent sur place et s’engagent « en faveur de la qualité ». Des cuisiniers dignes de ce nom, en substance...

Comment la mettre en pratique ?

Pour recevoir le titre de maître, les restaurateurs doivent en faire la demande et s’engager à respecter un cahier des charges bien précis :

  • cuisiner sur place « à partir de produits bruts majoritairement frais » ;
  • ne pas recourir à des plats préparés ;
  • justifier de leurs qualifications professionnelles et de celles de leur personnel ;
  • soigner l’aménagement du restaurant, la relation client, l’hygiène et la sécurité...

Ces critères sont soumis à un audit réalisé par un organisme certificateur indépendant de l’Etat, et la décision finale d’attribution revient au préfet de chaque département. Le président de l’association française des maîtres-restaurateurs, Francis Attrazic, lui-même restaurateur, résume :

« Le titre de maître-restaurateur met en avant ceux qui font le mieux leur travail. C’est une image de marque. »

Des cuisiniers prestigieux comme Anne-Sophie Pic ou Jean-François Piège ont déjà apposé la plaque dorée sur la devanture de leurs maisons, à côté de leurs nombreux macarons. Denis Peltier l’a obtenu en 2009. Il le considère comme « une reconnaissance » de son travail.

Ce qu’il reste à faire

Mais la sauce ne prend pas : sur les quelques 80 000 restaurateurs traditionnels en France, seuls 2 000 établissements l’ont réclamé. Le manque de notoriété du titre et les exigences qu’il impose ont poussé plus d’un chef à rendre leur tablier. L’association espère toutefois atteindre les 7 000 adhérents en 2015...

Xavier Denamur, propriétaire de cinq restaurants dans le Marais (Les Philosophes, La Belle Hortense…), n’est pas tendre avec le titre de maître-restaurateur :

« C’est un truc qui a été mis en place par le gouvernement pour éviter une législation. »

Denamur compte parmi ses (nombreux) faits d’armes la création d’un label baptisé « restaurant éco-responsable ». Il y sert une « vraie cuisse de canard maigre, confite comme autrefois » et met un point d’honneur à ne cuisiner que des produits bruts et frais, son unique credo :

« Ce n’est pas forcément plus cher. C’est juste que les restaurateurs vont devoir se remettre à bosser ! »

Denis Peltier n’a pas à se sentir visé, lui qui fait l’effort de se lever à l’heure où « Paris s’éveille » pour aller chercher le bon produit. Il renchérit :

« Pourquoi se donner du mal pour faire les choses bien s’il y en a à côté qui font n’importe quoi ? »

En d’autres termes, ce serait à ceux qui se contentent d’assembler des produits congelés ou qui osent servir des produits industriels d’être mis à l’index. Peltier demande la mise en place d’une vraie législation, avec des contrôles. Et un peu plus consistante qu’un simple astérisque...

Une proposition qui fait immédiatement monter Xavier Denamur en pression, lui qui vient de produire le film « La République de la malbouffe » pour réveiller le sens critique et ranimer les palais :

« Virez-moi les lobbies de l’Assemblée et du Sénat ! Qu’on ait des dirigeants qui se soucient avant tout du bien-être général ! »

Toujours prompt à bousculer un univers peut-être un peu trop enclin à s’endormir sur ses lauriers, le patron des « Philosophes » propose de remonter la TVA pour tout le monde à 19,6% : un gain de dix milliards d’euros, à redistribuer pour « récompenser ceux qui jouent le jeu de la transparence, et pour donner à l’Etat des moyens de contrôle ». Au risque de mettre le feu aux cuisines, mais nul doute que les clients sauront apprécier.

Camille d’Aillières

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  • Sebek
    Sebek
    Assis debout
    • Posté à 12h03 le 05/01/2012
    • Internaute 148937
      Assis debout

    « Autant l’avouer, par facilité, les cuisiniers ont pris la fâcheuse habitude d’aller traîner leurs toques blanches dans les centrales d’achat, jetant leur dévolu sur des haricots verts surgelés, une blanquette de facture industrielle vendue sous-vide, et des fondants au chocolat standardisés, vendus en barquette de 5 kg. »

    On s’en doutait ... le plus révoltant c’est qu’ils pratiquent une politique de prix donnant l’impression que l’on mange du frais bien cuisiné. Vu qu’on a rarement les moyens de s’offrir régulièrement un resto cuisinant frais, autant aller manger un poulet-curry à 5€ à Strasbourg St Denis, sans prétentions ni courbettes hypocrites.

    • A déménagé le 05-02-2012
      A déménagé le 05-02-2012 répond à Sebek
      non connue
      • Posté à 12h45 le 05/01/2012
      • Internaute 84960
        non connue

      D’autant que dans beaucoup de très jolies gargottes , il n’y a même pas de vrai cuisinier, mais simplement un manœuvre sous payé qui réchauffe du sous vide ou du surgelé...

      • A déménagé le 24-12-2012
        • Posté à 22h59 le 07/01/2012
        • Internaute 154051
          non connue

        Je comprend que le lobby des restaurateurs ne veuille pas de loi. Seulement 2% des professionnels du secteur pourrait, justifier d’une qualification professionnelle, cuisiner des produits frais, payer correctement leur personnel le tout dans des conditions d’hygiène et de sécurité satisfaisante...
        Accablant...

    • merle-moqueur
      merle-moqueur répond à Sebek
      GRRRRRRRRRRRR (...)
      • Posté à 14h49 le 05/01/2012
      • Internaute 17922
        GRRRRRRRRRRRR (...)

      « 

      Tous des escrocs....on vous dit ! ! ! ! !

      • pablico
        pablico répond à merle-moqueur
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 15h06 le 05/01/2012
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        Depuis que la mère Mchel a perdu son chat.. il est bon de se méfier..

        Sur l’air du tralalala (bis),
        Sur l’air du tradéridéra,
        Et tralala.

         
        • merle-moqueur
          merle-moqueur répond à pablico
          GRRRRRRRRRRRR (...)
          • Posté à 15h56 le 05/01/2012
          • Internaute 17922
            GRRRRRRRRRRRR (...)

          « 

          Prevenez la Mère Michel .....
          J’ai retrouvé son chat ! ! ! ! !

        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à pablico
          Fonctionnaire à chat. Ni!
          • Posté à 12h13 le 06/01/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire à chat. Ni!

          « Dans l’quartier même le mois le plus doux
          Tu risques pas d’entendre “miaou”.
          Des greffiers mignons y’en a plus bézef :
          Ils sont tous dev’nus terrine du chef. »

          C’est d’ailleurs pour cela que le boucher et le volailler laissent les pattes des lapins entière et que dans l’édition de 1995 de « La cuisine pour tous » de Ginette Mathiot, à la rubrique « Lapins » figurait encore ce judicieux conseil : « Lors de l’achat, toujours demander à voir la tête ».

        • We want a shrubbery
          We want a shrubbery répond à pablico
          Fonctionnaire à chat. Ni!
          • Posté à 12h13 le 06/01/2012
          • Internaute 100046
            Fonctionnaire à chat. Ni!

          « Dans l’quartier même le mois le plus doux
          Tu risques pas d’entendre “miaou”.
          Des greffiers mignons y’en a plus bézef :
          Ils sont tous dev’nus terrine du chef. »

          C’est d’ailleurs pour cela que le boucher et le volailler laissent les pattes des lapins entière et que dans l’édition de 1995 de « La cuisine pour tous » de Ginette Mathiot, à la rubrique « Lapins » figurait encore ce judicieux conseil : « Lors de l’achat, toujours demander à voir la tête ».

        3 autres commentaires
    • vivivivi
      vivivivi répond à Sebek
      indépendant
      • Posté à 17h44 le 05/01/2012
      • Internaute 123431
        indépendant

      c’est un effet pervers de notre belle Europe, qui rime avec salope....

      déjà depuis plusieurs années il est interdit aux restaurateurs de congeler eux-même leurs préparation sous peine d’amende forte voir même de fermeture de leur établissement....
      donc il fallait s’en douter, derrière cette directive un complot (car s’en est un) qui mène les restaurateurs à acheter les produits déjà prêts car là ils ne risquent pas l’amende.

      ne vous plaignez pas maintenant d’avoir une uniformité des repas dans tous les restaurants du monde.
      Vous avez laissé faire sans broncher maintenant il va falloir payer.....

      « Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. »

      je dirais même LA MORT

      • Edward Silverhands
        Edward Silverhands répond à vivivivi
        Annihilateur de doutes, (...)
        • Posté à 23h53 le 05/01/2012
        • 177780
          Annihilateur de doutes, (...)

        J’ai entendu dire que certains utilisaient des « bombes de peinture » pour « colorer » les sauces dans certains restaux, j’ai trouvé ça un peu tiré par les cheveux mais qui sait, possible que ça soit vrai

        Lien si vous voulez comprendre pourquoi les bombes de peinture ne devraient pas rimer avec nourriture .. ( ça devrait pas nourrir l’estomac, seulement les yeux .. ) éwi

         1 autres commentaires
    • I.P
      I.P répond à Sebek
      Il manque Hulk en baskets
      • Posté à 22h49 le 05/01/2012
      • Internaute 25391
        Il manque Hulk en baskets


      On s’en doutait ... le plus révoltant c’est qu’ils pratiquent une politique de prix donnant l’impression que l’on mange du frais bien cuisiné.

      Et vous savez le pire, c’est qu’entre un plat frais cuisiné à l’arrache et un plat Metro réchauffé on ne fait presque pas la différence au premier coup d’oeil.

      L’autre jour par flemme de faire des toasts pour Noël j’ai pris un paquet de 70 toasts congelés là bas, ils coûtaient une misère, au final ils étaient :

      1/ tout à fait corrects
      2/ moins cher que leurs équivalents chez Lidl
      3/ carrément moins chers que si j’avais tout pris en frais à découper, tartiner, assembler moi même, sans parler du temps.

      Quant aux desserts congelés c’est pareil, c’est pas super bon mais c’est correct, incomparablement meilleur marché et moins long à faire, et un type qui mange vite fait le midi ne fera pas la différence.

      Forcément dans ces conditions c’est tentant pour ceux qui n’ont pas l’amour de leur métier...

      P.S : je ne suis pas restaurateur, j’ai juste accès à une carte Metro de temps en temps.

    • gwinver
      gwinver répond à Sebek
      • Posté à 13h07 le 06/01/2012
      • Internaute 157645

      « Vu qu’on a rarement les moyens de s’offrir régulièrement un resto cuisinant frais »
      j’en connais où on y mange pour 13 € avec le vin (là par contre, c’est pas un grand cru) et le café...
      ça existe encore mais peut être plus difficilement dans les grandes villes et le problème c’est que quand on connaît pas, rien n’indique que c’est du frais...
      il faudrait mieux une législation où les réchauffeurs de plats doivent afficher ce qu’ils font, plutôt qu’une démarche des vrais cuisiniers (qui ne le feront pas toujours : coût, temps...)

      parceque le titre de maître restaurateur, c’est pas pour les petits restaus des villages : « au moins quatre plats en entrée, quatre plats principaux et quatre desserts ; Existence d’un traitement des réclamations clients ; .La tenue et la présentation du personnel d’accueil doivent être ... en harmonie avec le site... »

      on veut savoir si c’est frais ! ! ! on s’en fout de savoir si la serveuse a une tenue assortie à la moquette....

  • Schrödinger
    Schrödinger
    Poli et gentil. Très rue89.
    • Posté à 12h03 le 05/01/2012
    • Internaute 41709
      Poli et gentil. Très rue89.

    Grâce à l’industriel, les sauces servies dan les restos ressemblent aux sauces chinoises aux glutamates... C’est un marqueur de qualité ; et sans erreurs possibles...

    Faudrait vomir dans leurs restos à ces escrocs sous vide...

  • alldress99
    alldress99
    Maritale
    • Posté à 12h06 le 05/01/2012
    • 177405
      Maritale

    C’est pas le même article que récemment sur ce qu’on appelle pudiquement la « cuisine d’assemblage » ?

    Y avait un restaurateur, pareil, qui se faisait pas que des copains en critiquant cette pratique etc.

    Ca y est, c’est devenu le Nouvel Obs, on aura droit régulièrement à des titres sur « Immobilier : pourquoi ça va baisser (à Marolles en Hurepoix, sinon, à Paris, toujours 12000€ du m²) » et « Les Francs-maçons : leurs réseaux, leurs pouvoirs, qui sont-ils vraiment » ?

  • tOrDrE L¤RdRe
    tOrDrE L¤RdRe
    VALLSS89
    • Posté à 12h08 le 05/01/2012
    • Internaute 50571
      VALLSS89

    avec ça le boulot devient dodo.

    • I.P
      I.P répond à tOrDrE L¤RdRe
      Il manque Hulk en baskets
      • Posté à 23h59 le 05/01/2012
      • Internaute 25391
        Il manque Hulk en baskets

      On peut aussi trouver du frais de qualité chez Metro, mais bizarrement le rayon des merdes toutes prêtes est bien plus imposant...

  • Cannibal Ferox-
    Cannibal Ferox-
    mangeur de chouineur
    • Posté à 12h08 le 05/01/2012
    • Internaute 159072
      mangeur de chouineur

    Parce que vous avez encore des thunes pour aller au resto, vous ?

    Fin de la TVA à 5,5 pour ces bandits !

    • Lemmy_Nothor
      Lemmy_Nothor répond à Cannibal Ferox-
      Aintgonnaworkformaggiesfarm
      • Posté à 12h26 le 05/01/2012
      • Internaute 12434
        Aintgonnaworkformaggiesfarm

      Merde ! Et moi qui pensait que tu allais m’inviter !
      Tu sais ce qui manque sur Rue 89, a part le fil d’activité bien entendu, des fiches cuisines ! ! Des recettes.....

    • Pedro
      Pedro répond à Cannibal Ferox-
      Marié à un Fellagah
      • Posté à 21h46 le 05/01/2012
      • Internaute 159615
        Marié à un Fellagah

      Ouaaaaaaissss et les profs tousses des feignasses...

      non mais petit c dans le rond ;)

      • malatrie
        malatrie répond à Pedro
        • Posté à 22h19 le 05/01/2012
        • Internaute 26407

        De toutes façons, on n’aura même plus le temps d’y aller au resto, avec toutes les heures en plus qu’on va devoir faire !

  • beaulande
    beaulande
    Des nuées de sens
    • Posté à 12h10 le 05/01/2012
    • Internaute 115981
      Des nuées de sens

    Pourquoi ne pas mettre en place et organiser un réseau de « clients sanctionneurs » qui auraient pour rôle de signaler les fumistes ? Cela permettrait de faire le ménage.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à beaulande
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 12h48 le 05/01/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Pour que cela soit efficace, il faudrait pouvoir citer nommément le Resto...
      ...et cela pourrait biens s’assimiler à de la diffamation.

      Qui empêcherait en effet un anonyme de dire du mal de la gestion d’un tel
      établissement, s’il a simplement un petit compte personnel avec le patron.

      • beaulande
        beaulande répond à Yvon le Zébulon
        Des nuées de sens
        • Posté à 13h10 le 05/01/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        Disons que si un commentaire est négatifs pour plusieurs intervenants il sera plus facile de ne pas soupçonner un règlement de compte personnel.
        Pour la diffamation, même chose, est ce qu’un groupe de personnes non liées peut être diffamatoire ?
        Et puis la question serait : Cuisine à base de produits frais et maison ou non ?
        Cela ne peut être diffamatoire.

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à beaulande
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 13h25 le 05/01/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « Et puis la question serait : Cuisine à base de produits frais
          et maison ou non ? - Cela ne peut être diffamatoire
           ».

          Ce qui est vrai, c’est que le Restaurateur visé, s’il est vraiment véreux, et qu’il trompe les gens sur la « marchandise »...ne va pas la ramener, en faisant un procès contre un site dévoilant une vérité.

          ...mais il faut être sûr de ce qu’on avance sur les forums,
          car vous n’allez généralement au resto accompagné d’un huissier.

          Sinon : Pour celui qui estime s’être fait avoir et avoir mangé un menu non conforme à celui de la carte, il reste la DGCCRF.
          (mais là, ça ressemble trop à de la dénonciation pour me plaire)

          Cela dit, je suis comme tout le monde : J’ai horreur d’être pigeonné !

          • Samuel Vimaire
            Samuel Vimaire répond à Yvon le Zébulon
            Dipolmate morporkien.
            • Posté à 15h51 le 05/01/2012
            • Internaute 140339
              Dipolmate morporkien.

            Si vous vous êtes fait pigeonné par un restaurateur, le mieux est de laisser un commentaire négatif sur des sites tels que cityvox, lafourchette, l’internaute, etc... Le tout sous un pseudo.

            Au mieux les gens seront informés de l’arnaque.
            Au pire, le site se verra demander de retirer le commentaire.

            De plus dans votre commentaire, au lieu d’écrire :
            « Les produits ne sont pas frais », vous pouvez écrire « j’ai cru reconnaitre le goût des conservateurs industriels qu’on retrouve dans le jambon de mauvaise qualité », « La tarte aux pommes proposée en dessert avait le goût ressemblant à celui de pommes au sirop en boite mal cuites sur une pâtes brisée industrielle trop cuite... »

            Vous donnez ainsi votre impression, vous n’affirmez rien...

            • Yvon le Zébulon
              Yvon le Zébulon répond à Samuel Vimaire
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
              • Posté à 17h47 le 05/01/2012
              • Internaute 65781
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

              « Vous donnez ainsi votre impression, vous n’affirmez rien... »

              Dans un premier temps, il vaut mieux faire connaître votre avis
              « négatif » directement au patron, avant de saboter en ligne
              la réputation de sa boutique. Vos remarques l’intéressent.
              - Dire aussi que c’est délicieux n’est pas interdit non plus...
              si c’est le cas, un bon restaurateur est ravi du compliment.

              Par contre, si vous lui faites un reproche justifié sur l’état du
              service ou la qualité du menu, et qu’il vous prends de haut...
              ...aucune contradiction à faire état de ces faits via un site.

              Pour tout dire, c’est la mauvaise foi qui me déplait le plus chez
              un commerçant, et je préfère de loin n’avoir pas à lui nuire.

              • Samuel Vimaire
                Samuel Vimaire répond à Yvon le Zébulon
                Dipolmate morporkien.
                • Posté à 09h44 le 06/01/2012
                • Internaute 140339
                  Dipolmate morporkien.

                Dans un premier temps, il vaut mieux faire connaître votre avis « négatif » directement au patron
                Je partais du principe que c’était déjà fait car vous avez écrit « Ce qui est vrai, c’est que le Restaurateur visé, s’il est vraiment véreux, »

                - Dire aussi que c’est délicieux n’est pas interdit non plus...
                Je n’ai pas dit le contraire, nous parlons ici de restaurateurs véreux. D’ailleurs, je laisse quasi-systématiquement une critique sur les sites sus-cités quand je vais au restaurant, parce que, si c’est bon, il faut aussi que ça se sache. :)

                Pour tout dire, c’est la mauvaise foi qui me déplait le plus chez un commerçant, et je préfère de loin n’avoir pas à lui nuire.
                Je ne pense pas à nuire au restaurateur lorsque je mets une critique négative sur un site spécialisé. Je pense plutôt à informer les gens pour éviter qu’ils ne gâchent une de leur soirée en allant dans un mauvais restaurant car, comme ça a été dit dans un commentaire plus haut : le restaurant est de moins en moins accessible niveau financier. Alors autant éviter aux gens qui font parfois un écart de budget pour aller au restau de faire cet écart pour rien.

                • Yvon le Zébulon
                  Yvon le Zébulon répond à Samuel Vimaire
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                  • Posté à 10h13 le 06/01/2012
                  • Internaute 65781
                    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                  Généralement, les restaurateurs « de quartiers » qui ont une clientèle d’habitués, font ce qu’ils peuvent pour proposer le mieux à ces clients fidèles, c’est à dire des menus corrects ou du meilleur rapport qualité/prix possible...fidélisation oblige.
                  ...Sinon, ils seraient vite victimes du simple bouche à oreille !

                  Le pire, ce sont les restaurants dits « touristiques » qui fonctionnent avec des gens de passage - voire des itinérants professionnels - qui n’ont pas forcément l’occasion d’y revenir.

                  La fidélisation de la clientèle est le dernier de leurs soucis.
                  Non contents de vous refiler de la merde au menu...
                  ...Ils se permettent parfois le luxe d’être désagréables !

                  A ceux là, aucun cadeau !

                  • Samuel Vimaire
                    Samuel Vimaire répond à Yvon le Zébulon
                    Dipolmate morporkien.
                    • Posté à 10h40 le 06/01/2012
                    • Internaute 140339
                      Dipolmate morporkien.

                    Le pire, ce sont les restaurants dits « touristiques » qui fonctionnent avec des gens de passage - voire des itinérants professionnels - qui n’ont pas forcément l’occasion d’y revenir.

                    La fidélisation de la clientèle est le dernier de leurs soucis.
                    Non contents de vous refiler de la merde au menu...
                    ...Ils se permettent parfois le luxe d’être désagréables !

                    Cherchez « Le baladin, Rive Gauche » sur L’Inernaute, l’un de mes amis avec qui j’avais « mangé » là-bas, a laissé un commentaire incendiaire dessus... C’est exactement le genre de restaurant que vous décrivez...

                    • Yvon le Zébulon
                      Yvon le Zébulon répond à Samuel Vimaire
                      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                      • Posté à 13h04 le 07/01/2012
                      • Internaute 65781
                        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                      Ben dites donc, je suis allé voir « Baladin rive gauche ».
                      C’est pas de la critique, c’est la manifestation d’un dégout.
                      Les quelques commentaires sont très très défavorables !

                      Il y en a tout de même un qui ne semble pas contrariant...
                      et j’ai regardé le pseudo : il émane du restaurateur lui-même.

        7 autres commentaires
    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à beaulande
      Restaurateur
      • Posté à 13h33 le 05/01/2012
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      « Pourquoi ne pas mettre en place et organiser un réseau de “ clients sanctionneurs ” qui auraient pour rôle de signaler les fumistes ? »
      Excellente idée si la législation qui sera mise en place fin février aboutit finalement à ne pas informer l’ensemble des clients de tout type de restauration. On aurait ainsi de vrais citoyens-consommateurs qui appelleraient au boycott des restaurants qui servent des produits néfastes à la santé et à l’environnement à l’insu de leurs clients.
      Citoyens, ne sous estimez votre « pouvoir d’achat » et n’oubliez pas de voter en 2012 pour le candidat ou la candidate qui proposera enfin de la vraie transparence dans les assiettes comme dans la République.
      République de la Malbouffe Lien un film qui vous donne envie de vous mettre à table autrement ou de carrément faire table rase. En salle le 1er février et en DVD avec le magazine Rue89 de février-mars qui publiera un dossier spécial sur la place que prendra l’assiette des Français pendant la prochaine la campagne présidentielle.

      • alldress99
        alldress99 répond à Xavier Denamur
        Maritale
        • Posté à 15h49 le 05/01/2012
        • 177405
          Maritale

        Aïe... L’incitation au boycott est interdite depuis une loi poussée par Alliot-Marie.

        Paye et tais-toi. Ou quitte le restaurant. Mais tais-toi dans tous les cas.

        On a quand même de la chance d’être dans une si belle démocratie.

      • Samuel Vimaire
        Samuel Vimaire répond à Xavier Denamur
        Dipolmate morporkien.
        • Posté à 15h58 le 05/01/2012
        • Internaute 140339
          Dipolmate morporkien.

        Cela revient à systématiquement consulter les commentaires sur des sites tels que cityvox, lafourchette, l’internaute, etc... avant d’aller au restaurant et de mettre vous-même un commentaire négatif si vous pensez vous être fait pigeonné.

        Il ne s’agit alors pas d’un appel au boycott (ce qui est hélas, interdit par la loi) mais d’une critique « gastronomique » (ce qui est tout à fait légal).

        De plus dans votre commentaire, au lieu d’écrire :
        « Les produits ne sont pas frais », vous pouvez écrire « j’ai cru reconnaitre le goût des conservateurs industriels qu’on retrouve dans le jambon de mauvaise qualité », « La tarte aux pommes proposée en dessert avait le goût ressemblant à celui de pommes au sirop en boite mal cuites sur une pâtes brisée industrielle trop cuite... »

        Vous donnez ainsi votre impression, vous n’affirmez rien...

      • beaulande
        beaulande répond à Xavier Denamur
        Des nuées de sens
        • Posté à 16h19 le 05/01/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        Bon, je vais voter pour les frères Troisgros... Ils sont morts ? Ah ben tant pis...

    • Bourreau
      Bourreau répond à beaulande
      Super-héros en formation
      • Posté à 13h29 le 05/01/2012
      • Internaute 102986
        Super-héros en formation

      Je suis d’accord avec vous. Un site du style « Myburger.fr » serait très bien si le gouvernement refuse de réagir.

      • beaulande
        beaulande répond à Bourreau
        Des nuées de sens
        • Posté à 16h21 le 05/01/2012
        • Internaute 115981
          Des nuées de sens

        Voui, dans mon dernier buger j’ai trouvé un arrière gout de lombric...

    • gwinver
      gwinver répond à beaulande
      • Posté à 13h12 le 06/01/2012
      • Internaute 157645

      le problème, c’est que c’est l’immense majorité ....
      il faudrait un système d’affichage devant le restau : obligatoire et mentionnat s’ils utilisent ou non par exemple 3/4 de produits frais...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h44 le 05/01/2012
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Resto : et si on nous disait ce qu’il y a vraiment dans notre assiette ?  »

    Et si on disait à ceux qui par force, ont oublié depuis longtemps ce qu’aller au
    Resto veut dire, ce qu’il y a dans leurs assiettes, une fois les courses faites
    par obligation budgétaire, dans les magasins discount....qui vendent quoi ?

    Quand j’étais en activité, itinérant, je mangeais au restaurant tous les jours, et je ne choisissais pas les moindres. Aujourd’hui, même si je travaillais encore, je serais dans l’incapacité de continuer sur le même shéma.
    - J’aurais probablement un casse croûte dans ma bagnole, avec des boissons.

    Les gens qui aujourd’hui continuent à aller au resto, ne sont pas trop à plaindre.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 13h07 le 05/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    Resto : et si on nous disait ce qu’il y a vraiment dans notre assiette ?

    il n’y a qu’a voir le nombres de repas distribué par les restos do coeur.....

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à zygzornifle
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 13h33 le 05/01/2012
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « il n’y a qu’a voir le nombres de repas distribué par les restos
      du coeur...
       »
      - Coluche pensait que ça ne durerait qu’un temps : Hélas !

      Et dire que l’Etat cherche à empêcher les dons, en n’accordant plus aux
      généreux, le petit « taux » de déduction fiscale. Il nous colle la TVA Sociale !
      - Tu parles, les citoyens pauvres sont malmenés par ce Staff d’abrutis.

      Si l’État assumait, il ne devrait y avoir ni SDF, ni Resto du Coeur !

      • zygzornifle
        zygzornifle répond à Yvon le Zébulon
        Poussière d'étoiles
        • Posté à 17h06 le 05/01/2012
        • Internaute 160367
          Poussière d'étoiles

        Dire que maintenant ce sont des salariés des mères seules qui vont aux restos du coeur,Coluche aura laissé une empreinte qu’aucun homme politique ne laissera,si peut être Sarkozy comme destructeur du social......

  • a déménagé 23-04-2013
    • Posté à 13h09 le 05/01/2012
    • 169677
      non connue

    Le vrai problème c’est que les gens sont maintenant habitués à bouffer de la merde, sinon la sélection se ferait d’elle même. Payer 25 euros un menu pour manger toujours les mêmes plats semi-industriels semblent convenir à tout le monde. Le nombre de fois ou j’entend les gens ravis en sortant de table, alors que la qualité était plus que médiocre. Un magret de canard industriel, un peu de gratin dauphinois en conserve, des haricots verts surgelés. L’important c’est la présentation, le design des couverts et de la salle, une petite musique d’ambiance, un serveur souriant et il y aura toujours des **** pour apprécier. Entre une cuisine « d’élite » issue de la nouvelle cuisine, et une culture Fast-Food dont l’expansion à été très rapide, il me semble qu’une forme de cuisine simple et populaire, utilisant des produits accessibles mais frais, à été complétement écrasée. Rajoutons à ça la mode de la cuisine du monde, qui est l’abérration même (comment cuisiner des choses qui sont censées être produites à des milliers de kilomêtres sans faire appel à de l’industriel ? ? ?), et on l’aura compris, à part si vous avez 100 euros à dépenser où que vous tombé sur une des rares exceptions, n’allez pas au resto. Un tour au marché, et à vos casseroles ! ! !

    • a déménagé 23-04-2013
      • Posté à 13h10 le 05/01/2012
      • 169677
        non connue

      Pour le « bouffer de la merde » je revendique l’invention du point Coffe. +1

    • Xavier Denamur
      Xavier Denamur répond à a déménagé 23-04-2013
      Restaurateur
      • Posté à 13h28 le 05/01/2012
      • Internaute 48550
        Restaurateur

      Je vous rejoins Dave et visiblement vous n’êtes pas le seul à dresser ce constat, je vous laisse savourer la première critique du film dont vous êtes un coproducteur involontaire comme 65 millions d’autres français.

      République de la Malbouffe, un documentaire salutaire
      La première critique de l’année par Olivia Leboyer pour toutelaculture.com Lien

      Le restaurateur Xavier Denamur a enquêté sur la malbouffe, phénomène hélas largement répandu, accepté, quasiment entériné. Un documentaire passionnant et salutaire qui appelle au sursaut collectif.
      Le titre, l’affiche, sont délibérément frappants : sans autre forme de procès, le coq républicain est transformé en viande hachée ! Avec République de la Malbouffe, le réalisateur Jacques Goldstein et le restaurateur Xavier Denamur (La Belle Hortense, dans le Marais) entendent provoquer, interpeller, aussi bien les hommes politiques que les citoyens. Le propos de Xavier Denamur n’est malheureusement pas outrancier : la situation de la restauration en France est alarmante.
Au moyen d’un montage vif et efficace, le documentaire s’attache à démonter le caractère artificiel de la baisse de la TVA dans la restauration, qui ne résout rien. De mauvais restaurants continuent de prospérer, tandis que des restaurateurs en quête de qualité sont contraints de mettre la clé sous la porte ! Car il existe bien des bons et des mauvais restaurateurs. Ce n’est pas une affaire de goûts, de préférences. Certains restaurants achètent chez Metro la viande, les légumes, les sauces déjà préparées. Qu’un cuisinier passe un plat acheté tout fait directement au micro-ondes, pour gagner le plus de temps possible et réduire ses coûts, voilà qui devrait normalement susciter l’indignation collective. Or, ces mauvais restaurants ont des clients, qui n’ont pas le goût suffisamment formé pour comprendre qu’on leur sert une nourriture innommable. Le constat est triste, mais Xavier Denamur espère que la révélation des coulisses de la malbouffe peut entraîner une prise de conscience. Hommes politiques aux nébuleuses promesses chiffrées, syndicats pris dans leurs luttes intestines, industriels de l’agro-alimentaire soutenant éhontément qu’ils se soucient de la qualité, médecins exposant les conséquences logiques de la malbouffe, éleveurs et maraîchers entrés en résistance pour le respect des produits : la galerie de portraits est saisissante, la mauvaise foi des uns (ou la simple absence de goût ?) et la passion de la bonne chère des autres crevant littéralement l’écran.
Habile dans le maniement des mots, fin rhétoricien, Xavier Denamur oppose son humour provocateur aux portes qui se ferment de toutes parts. Le combat en vaut la peine : le bien manger est la base d’une société digne de ce nom.
      République de la Malbouffe, de Jacques Goldstein, sur une idée originale de Xavier Denamur, 72 minutes. Sortie le 1er février 2012.

      • a déménagé 23-04-2013
        • Posté à 13h36 le 05/01/2012
        • 169677
          non connue

        Bonjour,
        A défaut de pouvoir fréquenter vos restaurants, n’étant pas parisien, j’irai probablement voir le film que vous produisez. Le constat est vraiment effrayant, autant pour les clients « réactionnaire » comme moi que pour les professionnels qui aiment leur boulot et qui ne s’en sortent plus.

      • merle-moqueur
        merle-moqueur répond à Xavier Denamur
        GRRRRRRRRRRRR (...)
        • Posté à 14h57 le 05/01/2012
        • Internaute 17922
          GRRRRRRRRRRRR (...)

        « 

        Mal-bouffe ?
        vous avez dit mal-bouffe

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à merle-moqueur
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 17h57 le 05/01/2012
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          « Mal-bouffe ?
          vous avez dit mal-bouffe
           »

          Faut tenter dans ce cas d’en dimunuer les doses...
          ...mais puisque certains en veulent pour leur argent !

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