Trop peu, trop tard ? 05/01/2012 à 08h20

Etudiants étrangers : des doutes sur la nouvelle copie de Guéant

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

Mis à jour le mardi 1 mai 2012 à 14h00
Ajout de la séance de parrainage et réaction de Vincent Chauvet. Deuxième ajout : les étudiants finalement reçus vendredi.

Une étudiante (Telmo32/Flickr/CC)

Pas question de retirer la circulaire du 31 mai. A la place, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a présenté mercredi avec ses collègues du Travail et de l’Enseignement supérieur une « circulaire complémentaire ». Elle lui permet d’apaiser la polémique (sans avouer un raté), tout en rafistolant un texte aux effets humains et économiques désastreux.

La deuxième copie devrait assouplir la première, qui empêchait la plupart des étudiants étrangers de rester en France pour travailler. Des instructions dans ce sens seront envoyées la semaine prochaine aux préfets.

Voir le document

(Fichier PDF)

Le texte vise uniquement « la situation spécifique des diplômés étrangers hautement qualifiés, de niveau au moins égal au master 2 ».

Dans un communiqué de presse [voir ci-contre], les trois ministères ont précisé ses contours – pour l’instant vagues.

Au moment de l’appréciation d’une demande, il sera dorénavant pris en compte « la connaissance approfondie d’un pays ou d’une culture étrangère », utile par exemple à une entreprise pour conquérir un nouveau marché.

Pas de concertation avec les étudiants

Objectifs chiffrés
La circulaire du 31 mai, cosignée par le ministre de l’Intérieur et du Travail ,visait à la « maîtrise de l’immigration professionnelle ». Une application directe de l’objectif fixé an amont par Claude Guéant : réduire de 20 000 personnes l’immigration légale. La circulaire [PDF] demandait aux préfets plus de « rigueur » avec des critères draconiens sur la délivrance d’autorisations de travail et sur la procédure de changement de statut d’étudiant à salarié. Des quotas officieux sur le nombre de refus de changement de statut auraient été soufflés aux préfectures.

Pour le Collectif du 31 mai, ces nouveaux critères « laissent place à l’arbitraire “.

Le communiqué utilise ainsi la notion floue de ‘compétence spécifique’ dont les entreprises ‘ne peuvent pas se passer’.

Malgré leur demande d’entrevue et les promesses de concertation formulées par Claude Guéant, le Collectif n’a pas été reçu mercredi place Beauvau.

Mais les présidents d’universités et des grandes écoles, qui peuvent proposer aux ministères des améliorations avant l’envoi du texte aux préfets, vont les consulter vendredi.

Mercredi, les étudiants ont attendu avec appréhension la publication du nouveau texte, craignant de découvrir un document complexe ou difficilement interprétable.

Pour Vincent Chauvet du Collectif, le texte n’est pas une victoire mais ‘va dans le bon sens’. Il explique à Rue89 :

‘On attend de voir comment cela va être traduit. Il ne faut pas oublier que la circulaire cache une politique du chiffre qui pourrait se poursuivre.’

Positif, sous réserve de son application

Le Collectif du 31 mai continue d’exiger le retrait ferme de la circulaire. Tout comme plusieurs syndicats étudiants (Confédération étudiante, SGEN-CFDT, Unsa Education) et SOS-Racisme, qui cosignent un communiqué :

‘La révision du texte proposée par les trois ministres fait croire à un assouplissement de la circulaire alors qu’elle ne fait que préciser et clarifier l’application du texte déjà existant.’

‘C’est trop peu et trop tard’, tranchait de son côté Alain Claeys, député PS en charge du dossier supérieur dans l’équipe de François Hollande.

Pierre Tapie, président de la Conférence des grandes écoles (CGE), était l’un des représentants à la table des ministres, mercredi. Il est moins dur au sujet de la nouvelle circulaire – au téléphone avec Rue89, il se félicite de la rencontre :

‘C’est un texte détaillé, approfondi, qui porte enfin un regard positif sur ces étudiants. C’est tout à fait positif, sous réserve bien sûr de sa mise en œuvre.’

La lente marche arrière de Guéant


Taxe majorée
Conformément à l’arsenal anti-étudiants étrangers mis en place par le ministre de l’Intérieur, une nouvelle taxe est entrée (discrètement) en vigueur le 1er janvier. Le changement de statut coûte désormais plus cher aux étudiants. La taxe varie depuis quelques jours entre 200 et 385 euros avec une nouvelle contribution de 110 euros (non remboursable, même en cas de refus), contre 55 à 70 euros l’année dernière. Soit une augmentation de 600%.

Après quatre mois de polémique, Claude Guéant recule sans vraiment l’admettre.

Représentants de grandes écoles et d’universités ou entreprises : depuis septembre, la circulaire est violemment attaquée, y compris à l’étranger et dans la majorité.

En ligne depuis le 10 décembre, une pétition pour le retrait de la circulaire – ‘ moralement méprisable, économiquement suicidaire ’ – a été signée par plus de 28 000 personnes.

Mardi 10 janvier, une séance de parrainage entre étudiants et personnalités publiques sera organisée à Paris.

Face au tollé, le ministre de l’Intérieur préférait avant Noël reconnaître timidement des ‘malentendus’ et des ‘interrogations’.

‘Des dégâts ont déjà été faits’

Le gouvernement s’était engagé durant l’automne à réexaminer des dossiers : 220 cas aurait été régularisés sur près de 1 000 refus de changement de statut recensés par le Collectif du 31 mai.

Certains étrangers, devenus parfois sans-papier, sont rentrés au pays. D’autres ont depuis été débauchés par des entreprises canadiennes ou allemandes. La plupart sont encore dans l’attente.

‘Pas mal de dégâts ont déjà été faits’, rappelait à nouveau mercredi soir le président de la CGE, Pierre Tapie.

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  • 72 réactions
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  • Student.Tlse
    Student.Tlse répond à Guiome414
    immigré sans papier
    • Posté à 21h12 le 05/01/2012
    • Internaute 123689
      immigré sans papier

    Je me dis la même chose.

  • wolvy
    wolvy répond à Luno123
    ...
    • Posté à 12h27 le 06/01/2012
    • 178453
      ...

    Quoi, tu voles no études et en plus tu fécondes nos femmes ! ! (humour)

    Je n’ai pas dis que c’était la faute de l’étranger. D’ailleurs je vois que tu as pris la nationalité française car tu aimes ce pays, ce qui est louable, aucun problème là dessus.

    Cela veut dire quoi, donc dans xx années les étudiants vont devoir subir la concurrence des étudiants du monde entier ? Cela n’est pas dérangeant si le nombre de places disponibles et les emplois augmentent proportionnellement, mais ce n’est pas le cas !

    Normal qu’il y ait plus de chômeurs non ?

    Et a côté les systèmes éducatifs des pays de départs ne se développeront jamais, vu que de nombreux éléments s’en vont.

    Arguments implacables, merci, au revoir

    • Luno123
      Luno123 répond à wolvy
      Auditeur comptable
      • Posté à 16h28 le 06/01/2012
      • Internaute 106541
        Auditeur comptable

      Pour l’amour du ciel, sors de ta bulle ! Remet ton disque dur à jour ! Nous sommes en 2012 ! Je suis sûr que tu es loin d’être bête raison pour laquelle je n’arrive pas à saisir ton raisonnement.
      Les étudiants français « subissent » (pour reprendre ton terme), la concurrence du monde entier depuis des décennies.
      Depuis que les colonisateurs (avant les années 60) ont permis aux indigènes de venir étudier en Europe, vous les français de souche, vous êtes concurrencés par les sauvages que nous sommes ou nous étions. Tu connais L. S. Senghor ? L’africain qui apprenait le français aux français ? Premier africain à être admis à l’académie française. C’est à sa mort que l’ex président Giscard est devenu académicien pour prendre sa place.
      Tu vois que l’immigration des étudiants africains ou autres ne date pas d’aujourd’hui.
      De quelle place tu parles ? Dans les universités, la question ne se pose pas (tout le monde y a sa place)
      Dans les grandes écoles (comme l’a si bien dit quelqu’un avant moi), tout se fait sur dossier et concours. Donc si un français (blanc de préférence si je suis ton raisonnement), avec des conditions favorables d’études, sociales… n’arrive pas à être sélectionné face à un étranger, il doit en vouloir qu’à lui-même ! ! ! Les grandes écoles ne veulent pas des mauvais ! Si tu es bon, rien ne doit t’empêcher d’y aller ; même l’ouverture des frontières ! ! !
      D’autre part ne parle pas de ce que tu ne connais pas ! Le développement ou pas du système éducatif de ces pays n’a rien à voir avec ton raisonnement.
      Tu oublies un paramètre. Tous les étudiants africains ne restent pas en France après leurs études. Certains même (à cause d’accord avec la France) sont obligés de faire leur comeback ! Je pense notamment aux gabonais. Je ne sais pas si cet accord est toujours valable avec la mort d’Omar Bongo et la reprise des affaires par son fils Ali.
      Et je te répète encore que l’augmentation du chômage ne s’explique pas par la présence ou non d’étudiants étrangers. Cet argument (très réducteur) a été sorti par le père Lepen pour apporter une réponse facile face à un problème complexe.
      Faisons de la fiction un peu et transformons tes rêves ou désirs en réalité. On empêche les étudiants africains de venir en France ou on les renvois après leurs études chez eux. Jusque-là tout va bien et d’une simplicité étonnante. La réciprocité ne devrait pas être interdite ?
      On fait un petit voyage en Afrique dans des pays comme le Congo de Sassou NGUESSO, le Gabon d’Ali BONGO, le NIGER de Mahammadou ISSOUFOU, la Cote d’Ivoire de Alassane OUATTARA, le Sénégal de WADE… et ont complique la tâche aux entreprises comme BOUYGUES, ORANGE, Total, Elf, Areva, Groupe Canal Plus…
      Ensuite tu expliqueras à madame Laurence Parisot et à tous ces grands chefs d’entreprises du pays que ces décisions sont les conséquences des lois « anti ces pays-là ».
      Aucun président ne prendra ce risque. Guéant fait de la politique (grandes annonces, petits faits) mais sait pertinemment ce qui est possible et ce qui ne l’est pas ou ne l’est plus. Aujourd’hui, la Chine attend la moindre occasion pour piquer la place aux entreprises françaises. Seuls des gens comme toi ne l’ont pas compris. Donc c’est fini les lois unilatérales imposées par la France à ses anciennes colonies. C’est comme ça la vie…

      • wolvy
        wolvy répond à Luno123
        ...
        • Posté à 17h15 le 07/01/2012
        • 178453
          ...

        Je ne vois pas comment on peut argumenter aussi loin (parler de l’esclavage est ridicule, ne vois pas le rapport) avec une affirmation aussi logique que la mienne

        - Premièrement, je ne suis pas français de souche (seulement la 3ème génération en France). Affirmer de que je dis n’est pas réservé aux descendants de gaulois.

        - Deuxièmement, je te cite : « blanc de préférence si je suis ton raisonnement »

        Ou est ce que j’ai parlé de couleur ? N’invente pas des absurdités, et arrête la paranoïa

        - Troisièmement, tu me sors un speech sur l’Afrique, excuse moi, mais j’en ai rien à faire, j’ai parlé des africains ? Vous êtes le centre du monde ?

        - Quatrièmement : comme je le disais, je ne vois pas comment il est possible de contredire cette affirmation, c’est aussi logique que 1+1=2 :

        Si des etrangers (pas que noirs hein...ouzbek, kosovar, inuit, je m’en fiche) viennent conccurencer les francais dans les études, plus de francais sont succeptibles d’êtres recalés à l’entrée de leur formation, donc plus de francais au chomage.

        Point

  • yabon
    yabon répond à wolvy
    Cyborg marxien en service
    • Posté à 16h16 le 05/01/2012
    • Internaute 98602
      Cyborg marxien en service

    « Prenne la place qui vous était due ? (on parle de deux personnes à capacités et compétences égales) »

    Que vous soyez français, étranger ou klingon, dans les concours de grandes écoles, il n’y a pas d’ex-aequo.

  • jip29
    jip29
    chaiselonguiste
    • Posté à 14h08 le 05/01/2012
    • Internaute 109580
      chaiselonguiste

    une promesse d’embauche n’engage à rien...
    de plus ils peuvent avoir eu un 1er emploi puis être licencié ou bien fin de cdd et se retrouver au chômage
    de plus à l’occasion de leur séjour estudiantin si ils se marient et ont des enfants cela leur assurent la possibilité de rester sur le sol français au nom de notre sacro sainte tradition d’accueil, de terre des droits de l’homme
    je considère que les étudiants étrangers devraient avoir pour priorité et pour devoir et fierté d’apporter leur si précieuses compétences à leur pays d’origine

    • dkzadya
      dkzadya répond à jip29
      Internaute
      • Posté à 14h21 le 05/01/2012
      • Internaute 120977
        Internaute

      Donc, vous ne connaissez pas du tout leur situation. Il ne s’agit pas que d’une promesse d’embauche, mais d’un long dossier incluant les documents nécessaires à prouver la réalité économique de la société (extrait comptable, kbis, etc.). Et surtout le paiement d’un impot conséquent à l’OFII . Je doute que les entreprises prennent le plaisir à payer des impots juste pour permettre de régulariser un an un étranger.

      Vous rebondissez sur leur situation familiale, et là, vos propos sont particulièrement choquants. Au nom de quel principe vous empècheriez un être humain de s’unir à un autre par le mariage pour la seule raison qu’il n’est pas né au même endroit ? J’ai peine à croire que pour vous, tout mariage avec un étranger est synonyme de mariage blanc. S’arrêter à cela est vraiment triste. J’ai de la peine pour vous, sincèrement.

      • jip29
        jip29 répond à dkzadya
        chaiselonguiste
        • Posté à 15h49 le 05/01/2012
        • Internaute 109580
          chaiselonguiste

        je ne prône pas l’interdiction du mariage avec des ressortissants étrangers, c’est en amont qu’il agir pour éviter de devoir faire face à ces situations et ne rien faire dans le contexte actuel, de crise mondiale, pour favoriser l’accueil de personnes pour lesquelles il n’y aura pas de travail

  • Caniveau89
    • Posté à 15h12 le 05/01/2012
    • Internaute 26147

    C’est très regrettable : la France va garder les meilleurs étudiants étrangers, ce qui a pour effet de leur interdire un retour pour servir leur pays d’origine...
    Voilà une décision inique, injuste, inéquitable avec les pays en développement qui ont tant de mal à créer une élite dirigeante...

  • leeway
    leeway
    encombreur de routes
    • Posté à 15h20 le 05/01/2012
    • Internaute 156133
      encombreur de routes

    Rien de changé donc . Quel irrespect envers ces femmes et hommes qui nous ont fait l’honneur de venir apprendre dans notre langue, qui parlent mieux le français que beaucoup .

  • Luno123
    Luno123
    Auditeur comptable
    • Posté à 15h45 le 05/01/2012
    • Internaute 106541
      Auditeur comptable

    En lisant les réactions de certains, je comprends mieux pourquoi nos politiques arrivent à nous vendre tout le temps des coquilles vides.
    Documentez-vous avant de sortir de telles bêtises ! ! !
    Un employeur n’a aucun intérêt de prendre quelqu’un qui n’a pas le statut de salarié à la place d’un français. Pourquoi ? Je m’explique.
    Quand tu es chef d’entreprise et que tu dois embaucher quelqu’un qui a le statut étudiant sur sa carte de séjour tu as l’obligation (conditions existantes avant sarkozy et qui ont été durcies depuis) :
    - De payer à l’OMI une somme pas loin de 1500 euros ( c’était à peu près 5000 francs à l’époque de l’ancienne monnaie)
    - De prouver via une annonce ou tout autre moyen de diffusion que le poste n’a pas été pourvu depuis plus d’un mois par un français
    Je ne parle même pas des appels incessants de l’inspection du travail qui effraient plus d’un employeur et qui les obligent à ne plus embaucher des personnes avec des statuts d’étudiant.
    Ensuite tu peux lancer la procédure de changement de statut pour ton nouvel employé. Ce changement de statut n’est examiné qu’à la fin de la période d’essai. L’employeur est obligé de rompre le contrat si la préfecture ne donne pas un avis favorable et aura tout perdu dans cette histoire.
    Vous pensez alors dans ces conditions, les chefs d’entreprises recrutent ces gens juste pour leurs beaux yeux ?
    Soyez logiques dans vos têtes.
    En ceux qui confondent tout en parlant de grandes écoles ou de chômeurs de pôle emploi, ils se sont trompés de débat ! La circulaire parle d’étudiants diplômés (qui n’ont pas le droit de travailler) et qui doivent changer de statut pour pouvoir exercer.
    C’est une loi qui a toujours existé. Claude Guéant en essayant de la durcir, tente de détourner mes compatriotes des vrais sujets. Il a l’air de réussir car beaucoup ignorent déjà comme c’est dur de travailler en France après ses études et disent n’importe quoi sur les forums

    • Kodje
      Kodje répond à Luno123
      Tripatouilleur de chiffres
      • Posté à 15h51 le 05/01/2012
      • Internaute 85867
        Tripatouilleur de chiffres

      Si on pouvait encadrer ce commentaire ce serait bien. Merci.
      Il y a manifestement toujours besoin de rappeler certaines évidences.

    • dkzadya
      dkzadya répond à Luno123
      Internaute
      • Posté à 16h28 le 05/01/2012
      • Internaute 120977
        Internaute

      Bonjour,

      Laissez-moi la permission de rectifier certains points d’inexactitude.

      - La taxe à payer à l’OFII est de 50% du salaire versé, dans la limite de 2.5 fois le SMIC ;
      - La dernière fois que j’ai effectué un dossier de changement de status, il m’a fallu justifier d’une recherche de 3 mois. Il est très vivement conseillé d’inclure les CVs reçus, même s’ils ne correspondent pas au poste ;
      - Un étudiant étranger extra-communaire n’a pas le droit de travailler avec son contrat en CDI. Il n’a pas le droit de « commencer une période d’essai à laquelle on doit mettre fin ». Par contre, il a le droit de signer un ou plusieurs CDD, mais il n’a le droit de travailler plus de 960 heures/an (soit 5 mois et des broutilles) sans changer de status (et pendant son changement de status).

      Le dossier de changement de status ne sera pas « étudié » à la fin des présumés 3 mois de période d’essai. Il n’y a pas de règle à ce sujet, et les dossiers peuvent être étudiés deux semaines après le dépot comme 8 mois après, cela dépend juste de la bonne volonté et de l’encombrement des services des ministères de l’intérieur (préfecture) du travail et de l’économie (direecte ou équivalent local).

      • Luno123
        Luno123 répond à dkzadya
        Auditeur comptable
        • Posté à 16h36 le 05/01/2012
        • Internaute 106541
          Auditeur comptable

        quand je dis que le dossier est étudié après la période d’essai, je fais référence à la leteur administrative !
        J’ai connu cette situation et mon dossier a duré presque 1 an ! Donc je sais de quoi je parle.
        En 2003 (sauf si les choses ont changé), le montant à payer à l’OMI était fixe.
        Pour finir, j’avais bien commencé à l’époque mon contrat en attendant l’avis de la préfecture. Cette dernière te fait un récépissé te permettant de travailler en attendant l’étude du dossier.
        Un autre exemple, j’ai une amie auditrice qui a changé de statut il y a 1 an et 1/2 environ. Elle avait bien commencé son contrat (donc sa période d’essai) sous réserve d’un avis favorable de la préfecture.
        Je ne dis pas que tes affirmations sont fausses, je te cite juste des faits.

         
        • dkzadya
          dkzadya répond à Luno123
          Internaute
          • Posté à 16h47 le 05/01/2012
          • Internaute 120977
            Internaute

          Chaque situation est différente et dépend des préfectures...

          Pour le travail pendant le changement de status, il est légal, dans la limite du temps que j’ai ennoncé : Tant qu’on le changement de status n’est pas effectif, l’étudiant reste sous le status étudiant (y compris si son titre de séjour expire). Le fait qu’il soit en CDI ou en CDD n’a d’incidence que sur l’inspection du travail : Des agents l’autorisent, d’autres gueulent.

          Pareil pour les préfectures : des agents disent qu’il faut pas, d’autres qu’on peut mais que jusqu’à la décision finale...

          Par contre, un changement de status demandé en 2011 faisait l’objet d’un récépissé qui ne donnait pas le droit de travailler hors des limites que j’ai rappelées (contrairement à un changement de status vers vie privée et familial). Il me semble de mémoire qu’il y a eu un durcissement de la loi en 2006 à ce sujet. A vérifier.

          Bonne journée.

        1 autres commentaires
      • Luno123
        Luno123 répond à dkzadya
        Auditeur comptable
        • Posté à 16h43 le 05/01/2012
        • Internaute 106541
          Auditeur comptable

        Tu parles de l’OFII dans ton comm ? Une erreur de ta part ou les noms ont changé ? Il y a 9 ans de cela ça s’appelait l’OMI (Office des Migrations Internationales)

         
        • dkzadya
          dkzadya répond à Luno123
          Internaute
          • Posté à 16h50 le 05/01/2012
          • Internaute 120977
            Internaute

          Oui, c’est la même chose. Historiquement, il y avait l’ONI, puis l’OMI, puis l’ANAEM et maintenant ça s’appelle OFII.

          Source : Lien

        1 autres commentaires
    • yabon
      yabon répond à Luno123
      Cyborg marxien en service
      • Posté à 16h29 le 05/01/2012
      • Internaute 98602
        Cyborg marxien en service

      Merci de ces précisions. J’ai dû moi-même dire n’importe quoi sur cette circulaire (de la lose, donc).

      Vous avez parfaitement raison. Guéant et ses sarkozo-fnumpistes nous enfument sur des questions dérisoires et subalternes pour une seule raison : ils ne veulent pas rendre le pognon de la rente des fils à papa (pour faire court).

  • Luno123
    Luno123
    Auditeur comptable
    • Posté à 16h27 le 05/01/2012
    • Internaute 106541
      Auditeur comptable

    @ wolvy

    Tu sais je suis arrivé dans ce pays il y a maintenant plus de 13 ans comme étudiant sénégalais.
    Après un diplôme Bac+5 en poche, j’ai décidé de rester en France. Je t’explique de façon chronologique en 5 points le fil des événements :
    - 1. J’ai changé mon statut d’étudiant dans un 1er temps pour pouvoir travailler en France et avoir le statut de salarié. Je te rassure, j’avais trouvé un employeur qui était prêt à payer le prix pour m’avoir dans son effectif. Je n’avais pris la place à personne ! Seul mon mérite a été pris en compte.
    - 2. Je paie mes impôts depuis mon premier bulletin de paie et je ne me plains pas des sommes reversées à l’Etat grâce au fruit de mon travail.
    - 3. J’ai obtenu la nationalité française à ma demande car j’aime ce pays !
    - 4. Je me suis marié ensuite (avec une « française de souche »). Pourquoi le point 3 avant le 4 ? Je disais ceci à ma femme (actuelle) : « je ne voudrais pas qu’on puisse me dise un jour, que j’ai eu la nationalité française par le mariage. Donc je me marierai qu’après avoir reçu le droit de dire que je suis français »
    Pourquoi j’en parle ? Juste pour répondre à ta réaction. Des phrases petites comme la tienne, sont devenues tellement banales dans notre société, qu’elles nous obligent à les cautionner en leur donnant de l’importance.
    Aujourd’hui, vu le niveau de tes analyses ou de tes réactions, je me dis (ma modestie va en souffrir) que la France a eu raison de me garder. Elle ne peut pas compter au XXI ème siècle sur des gens aussi bornés et limités comme toi.
    Réveille-toi ! Quand on n’a pas de boulot, quand on n’est pas pris dans une école (dont le choix se fait sur dossier), ce n’est pas de la faute de l’autre ! En l’occurrence l’étranger (le bouc-émissaire) qui serait responsable de tous les maux du pays.
    Il faut savoir se remettre en cause et cesser de se trouver tout le temps des excuses face à l’échec !

  • A déménagé le 2 septembre 2012
    • Posté à 17h16 le 05/01/2012
    • Internaute 133849
      Enfin !!!

    Faut pas croire, il reste facho, mais il vient de se rendre compte qu’une des conséquences de sa circulaire pourrait être le renvoi de Sarko et Copélovici chez eux.

  • zygzornifle
    zygzornifle
    Poussière d'étoiles
    • Posté à 17h53 le 05/01/2012
    • Internaute 160367
      Poussière d'étoiles

    des doutes sur la nouvelle copie de Guéant

    La même en verlan ? ?

  • galilea22
    galilea22
    (fonctionnaire encore fière de (...)
    • Posté à 12h08 le 06/01/2012
    • Internaute 66142
      (fonctionnaire encore fière de (...)

    Bonjour,
    la honte est toujours sur nous... restons mobilisés !
    à signaler : le lien pour partager sur facebook n’est pas bon (article sur la Chine)
    Cordialement

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