Fin de la république hongroise : la dérive autoritaire de Viktor Orban
La « République de Hongrie » n’est plus. Si le changement d’appellation officielle du pays pour « Hongrie » tout court, prévu par la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier 2012 peut sembler anodin, c’est en réalité un symbole fort de la politique ultra conservatrice et nationaliste menée par le gouvernement du Premier Ministre Viktor Orban depuis bientôt deux ans.
Cette dérive du pouvoir hongrois, qui dispose d’une écrasante majorité au parlement, lui permet de façonner les institutions à son image. Dernier fait en date le 23 décembre dernier, souligne le site MyEurope.info, avec la soumission de 13 nouvelles lois à l’approbation des députés. Dont une loi, adoptée par le Parlement avec 260 votes pour et 38 contre, mettant en place un nouveau mode de scrutin pour les prochaines élections. Celles-ci n’auront pas lieu avant 2014, mais il semblerait que le Fidesz, le parti du prmeier ministre, tienne à se mettre à l’abri le plus rapidement possible en se taillant une loi sur mesure pour assoir son pouvoir. Le nombre de députés est réduit de près de la moitié (200 contre 386 auparavant) et le système ne devrait pas être plus transparent.
- Passage de deux tours a un tour ;
- Baisse de 176 à 106 du nombre de députés élus « géographiquement », c’est-à-dire avec une circonscription attachée à leur mandat ;
- Abandon des mandats attribués par compensation au profit de la mise en place de listes nationales procédant à l’élection de 94 députés ;
- Agrandissement des circonscriptions, avec un nombre moyen d’électeurs passant de 45 000 à 75 000 ;
- Doublement du nombre de signatures nécessaires pour chaque candidat pour se présenter (1500 contre 750) ;
Comme le souligne l’analyste Robert Laszlo, du think-tank Political Capital, « rien n’est gravé dans la pierre », mais c’est un pas de plus pour que le Fidesz inscrive son pouvoir dans la durée. Les petits partis auraient alors très peu de chance d’avoir des élus et de grosses machines électorales comme celle du parti du Premier ministre pourraient remporter jusqu’à trois quart des sièges avec des candidats ne dépassant pas les 30% au sein de leur circonscription grâce à la règle du « gagnant remporte tout ».
Lire sur myeurop.info
- 3324 visites
- 27 réactions















4








Il était une fois dans le Sud- (...)
Il était une fois dans le Sud- (...)
C’est bon notre président et ses copains pourront retrouver facilement du travail en 2012, ouf...




Partager