à lire sur myeurop.info 02/01/2012 à 19h55

Fin de la république hongroise : la dérive autoritaire de Viktor Orban

La « République de Hongrie » n’est plus. Si le changement d’appellation officielle du pays pour « Hongrie » tout court, prévu par la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier 2012 peut sembler anodin, c’est en réalité un symbole fort de la politique ultra conservatrice et nationaliste menée par le gouvernement du Premier Ministre Viktor Orban depuis bientôt deux ans.

Cette dérive du pouvoir hongrois, qui dispose d’une écrasante majorité au parlement, lui permet de façonner les institutions à son image. Dernier fait en date le 23 décembre dernier, souligne le site MyEurope.info, avec la soumission de 13 nouvelles lois à l’approbation des députés. Dont une loi, adoptée par le Parlement avec 260 votes pour et 38 contre, mettant en place un nouveau mode de scrutin pour les prochaines élections. Celles-ci n’auront pas lieu avant 2014, mais il semblerait que le Fidesz, le parti du prmeier ministre, tienne à se mettre à l’abri le plus rapidement possible en se taillant une loi sur mesure pour assoir son pouvoir. Le nombre de députés est réduit de près de la moitié (200 contre 386 auparavant) et le système ne devrait pas être plus transparent.

- Passage de deux tours a un tour ;

- Baisse de 176 à 106 du nombre de députés élus « géographiquement », c’est-à-dire avec une circonscription attachée à leur mandat ;

- Abandon des mandats attribués par compensation au profit de la mise en place de listes nationales procédant à l’élection de 94 députés ;

- Agrandissement des circonscriptions, avec un nombre moyen d’électeurs passant de 45 000 à 75 000 ;

- Doublement du nombre de signatures nécessaires pour chaque candidat pour se présenter (1500 contre 750) ;

Comme le souligne l’analyste Robert Laszlo, du think-tank Political Capital, « rien n’est gravé dans la pierre », mais c’est un pas de plus pour que le Fidesz inscrive son pouvoir dans la durée. Les petits partis auraient alors très peu de chance d’avoir des élus et de grosses machines électorales comme celle du parti du Premier ministre pourraient remporter jusqu’à trois quart des sièges avec des candidats ne dépassant pas les 30% au sein de leur circonscription grâce à la règle du « gagnant remporte tout ».

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  • Bernardo Zorro
    Bernardo Zorro
    Il était une fois dans le Sud- (...)
    • Posté à 20h07 le 02/01/2012
    • 176980
      Il était une fois dans le Sud- (...)

    C’est bon notre président et ses copains pourront retrouver facilement du travail en 2012, ouf...

    • padiran
      padiran répond à Bernardo Zorro
      Chroniqueur Grolandais
      • Posté à 21h22 le 02/01/2012
      • Internaute 5159
        Chroniqueur Grolandais

      Avec Sarkozy, c’est pas c’qu’Hongrois d’après c’qu’on dit

  • Sakae Osugi
    Sakae Osugi
    abstentionniste réfractaire
    • Posté à 20h25 le 02/01/2012
    • Internaute 101522
      abstentionniste réfractaire

    celui là,s’il finit comme kadhafi,ça sera pas domage...

    • lniko2
      lniko2 répond à Sakae Osugi
      fonctionnaire
      • Posté à 21h09 le 02/01/2012
      • Internaute 159432
        fonctionnaire

      sauf que Sa Consternante Suffisance ne bombardera jamais un compatriote...

      • LaoJinHu
        LaoJinHu répond à lniko2
        ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
        • Posté à 07h18 le 03/01/2012
        • Internaute 161554
          ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

        Non, ça n’est pas encore arrivé. Pour le moment, elle s’est contenté de bombarder des populations civiles, des femmes et des gosses, et d’afficher un tableau de chasse qui se chiffre entre 6000 et 10000 victimes, pour éviter un possible et hypothétique « bain de sang » pouvant s’évaluer à 200 ou 300 rebelles armés : le boucher de Tripolitaine.

    • Féline
      Féline répond à Sakae Osugi
      fée
      • Posté à 01h35 le 03/01/2012
      • Internaute 111221
        fée

      C’est fou le nombre de gens qui se révèlent être favorables à la peine de mort quand les crimes commis les dérangent vraiment.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 21h28 le 02/01/2012
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    quand on vote n’importe quoi, n’importe qui par dépit ou défi

      On récolte n’importe quoi !

    c’est une bonne leçon pour notre mai 2012.

    Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que cette mécanique de vote fonctionne.

    On croit faire jouer la démocratie, et on tue la démocratie..

    la Hongrie n’a pas eu de démocratie de 1945 à 1989... Cela devait leur manquer la non démocratie tout compte fait.

    Ils vont surement dégager de l’Europe et se centrer sur leur nombril pendant un certain temps....en rêvant nostalgiquement à leur antique Austro-Hongrie...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 00h35 le 03/01/2012
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Le laboratoire des idées du FN est en place. Nationalisme, europhobie, homophobie, emprisonnement des SDF,.....Partout en Europe, le recul des acquis sociaux en matière de retraite, de règlementation du travail, ajouté aux compressions de personnels et à la diminution du pouvoir d’achat des salariés ont fait chuter les gouvernements de « gauche » au profit de la démagogie, du populisme ou du conservatisme Tactchérien . Le PS et Hollande devraient réfléchir à deux fois avant de proposer un programme social démocrate pur sucre car il laisse la part belle aux seuls tenants de l’économie de marché ou comme dans le cas de la Hongrie aux fascisme constitutionnalisé. Humanisme et solidarité doivent servir de boussole contre l’obscurantisme de l’extrême droite. La désillusion envers la gauche est le meilleur agent électorale de la droite populiste ou conservatrice.

    • Joseph Gratteur
      Joseph Gratteur répond à padiran
      Working Class Blero
      • Posté à 08h13 le 03/01/2012
      • Internaute 164574
        Working Class Blero

      Orban en 89 manifestait pour la démocratie et le départ des troupes russes, l’accès au pouvoir et le nationalisme l’emmène directement à l’autocratie pérénnisée par les outils même du droit démocratique (constituton , vote, Etat ).
      Le laboratoire hongrois est inquiètant, il matérialise ce que pourrait devenir bon nombre de pays européens paralysés par la crise et le dogme économique libéral, dont les peuples maltraités vont se jeter inmanquablement vers ceux qui présenteront un discours de force et de protection , mais aussi des méthodes qui vont avec.
      Sarko est un prémisce, il a été tenté par le scrutin à un tour par exemple et d’autres choses que Orban n’hésite pas à mettre en musique, mais il n’a pas pu aller plus loin, les institutions françaises sont pour l’instant encore contraignantes pour les ambitions personnelles, et le pouvoir personnifié, notamment parce que la gauche gagne les élections locales depuis 10 ans, mais jusqu’à quand.
      Si notre démocratie occidentale n’est qu’un décorum, nous le saurons vite, notamment si la droite gagne en 2012, ils auront carte blanche.
      Je ne sais pas si le PS et son candidat en sont bien conscients, tout à leur jeux florentins et leur théâtre d’ombres.

      • LE_DENTISTE
        LE_DENTISTE répond à Joseph Gratteur
        le_dentiste
        • Posté à 08h29 le 03/01/2012
        • Internaute 45576
          le_dentiste

        Vous avez entièrement raison sur le point que si la droite regagne en 2012 s’en est fini de notre république. Les pions sont déjà placés dans les administrations, la police, les préfectures.... pour après 2012.

        Certains fidèles sarkozystes ont déjà annoncé la couleur.

      • padiran
        padiran répond à Joseph Gratteur
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 08h45 le 03/01/2012
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Je partage ton analyse excepté sur le risque en 2012. Si par malheur Sarkozy est reconduit, il ne pourra pas modifier la constitution, à moins de convaincre une grande partie de la nouvelle majorité du sénat de la voter en Congrès à Versailles. Si cela arrivait se serait alors une véritable catastrophe démocratique, pire que la fin du monde du calendrier Maya

         
        • Joseph Gratteur
          Joseph Gratteur répond à padiran
          Working Class Blero
          • Posté à 09h00 le 03/01/2012
          • Internaute 164574
            Working Class Blero

          Je suis moins optimiste que toi, car le PS pourrait aussi exploser en cas de défaite, et certains libéraux de gauche (hum...) partir jouer l’ouverture avec un Copé premier sinistre du petit nerveux.
          En 2007, Koukouch et d’autres sont allés festoyer à la table d’en face, Sarko pourrait alors retrouver certains votes providentiels de circonstance, il sait faire : corrompre, acheter, soumettre.

          • padiran
            padiran répond à Joseph Gratteur
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 12h40 le 03/01/2012
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Que le PS explose en cas de défaite me parait vraisemblable, par contre l’UMP n’est pas un bloc homogène. Le Nouveau Centre de Morin est un parti profondément européen, il ne participerait pas à l’hallali contre la constitition avec le reste de l’UMP et les transfuges du PS ralliés à l’UMP. Je ne pense pas qu’il y aurait une majorité (députés + sénateurs) pour amender la constitution.

        2 autres commentaires
  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 23h51 le 02/01/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    Lien

    Votre détail des changements constitutionnels est carrément couille molle voire complaisant et frise la désinformation voire même l’enfonce, j« en viendrais à penser que vous n’êtes fondamentalement pas choqué :

    Long post mais je cherche le gras sur celui là

    “Révolution constitutionnelle en Hongrie...

    Il ne s’agit pas de science fiction, puisque ça se passera dès le premier janvier prochain. Mais, à défaut de science fiction, cela rappellera peut-être des souvenirs. Comme dit Ingeborg Bachmann (1932-1973), Es kommen härtere Tage.

    La semaine dernière, Paul Krugman a consacré un article dans le New York Times à l’évolution inquiétante de la politique en Hongrie. Pour étayer cela, [il a] mis à contribution son collègue de Princeton Kim Lane Scheppele, qui a beaucoup travaillé sur la situation. Voyez ci-dessous.

    Révolution constitutionnelle en Hongrie par Kim Lane Scheppele

    La semaine dernière, la chronique de Paul Krugman ‘La dépression et la démocratie’ a attiré l’attention sur la dérive autoritaire de la Hongrie. Étant l’une des sources de son article, je voudrais expliquer pourquoi je suis alarmé à la fois par l’état constitutionnel et par la démocratie en Hongrie.

    Dans une élection libre et équitable au printemps dernier en Hongrie, le parti de centre-droit politique, le Fidesz, a obtenu 53% des voix. Cela s’est son traduit par 68% des sièges au parlement du fait de l’actuelle loi électorale disproportionnée. Avec cette majorité qualifiée, le Fidesz a obtenu le pouvoir de changer la constitution. Ils ont utilisé ce pouvoir de façon tout à fait extrême, en modifiant la constitution dix fois dans la première année de leur mandat puis en promulgant une constitution entièrement nouvelle qui entrera en vigueur le 1 Janvier 2012.

    Cette activité constitutionnelle a transformé le paysage juridique nécessaires pour éliminer le contrôle de la puissance du gouvernement et de mettre pratiquement tous les pouvoirs entre les mains du parti qui régissent actuellement pour l’avenir prévisible.

    La nouvelle constitution a attiré beaucoup de critiques de la Commission de Venise pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe, du Parlement européen et des Etats-Unis . Mais le gouvernement Fidesz n’y a prêté aucune attention.

    Dans le nouvel ordre constitutionnel, le pouvoir judiciaire a pris le plus gros choc. La Cour constitutionnelle , qui auparavant avait la responsabilité d’examiner la constitutionnalité de toutes les lois de, a été liquidée de trois façons. Tout d’abord, le gouvernement a élargi le nombre de juges et rempli les nouveaux postes de leurs propres alliés politiques (pensez à Roosevelt faceà la cour suprême). Ensuite, le gouvernement a restreint la compétence de la Cour, qui ne peut plus examiner aucune loi qui aurait un impact sur le budget, comme les lois relatives aux impôts et aux programmes d’austérité, à moins que cette loi ne porte atteinte à certains droits énuméré restrictivement. Enfin, le gouvernement a modifié les règles d’accès à la cour afin qu’elle ne soit plus guère en mesure d’examiner a priori (in the abstract) la conformité des lois avec la Constitution. Par ailleurs, les citoyens ne pourront plus contester la constitutionnalité des lois, sans passer d’abord par un long processus devant les tribunaux ordinaires. L’ancienne Cour Constitutionnelle, qui a joué un rôle majeur de contrôle sur le pouvoir gouvernemental dans un système parlementaire monocaméral, est maintenant fonctionnellement morte.

    Le système judiciaire ordinaire a subi un sort semblable. Le gouvernement a abaissé l’âge de la retraite pour les juges de 70 à 62 ans, donnant aux juges seulement quelques mois pour s’adapter à leur nouvel avenir. Plus de 200 juges seront forcés de prendre leur retraite à partir du 1er Janvier, y compris la plupart des présidents de tribunaux qui gerent le fonctionnement quotidien des tribunaux. La nouvelle loi sur le pouvoir judiciaire exige que le président de la Cour suprême ait au moins cinq ans d’expérience judiciaire en Hongrie. L’ actuel président de la Cour suprême est disqualifié parce que ses 17 ans d’expérience en tant que juge à la Cour européenne des Droits de l’Homme ne comptent pas. Par conséquent, il devra lui aussi quitter ses fonctions le 1er Janvier.

    La loi sur le pouvoir judiciaire crée aussi un nouveau conseil national de la magistrature avec une seule personne à la tête qui aura le pouvoir de remplacer les juges à la retraite et de nommer les futurs juges. Cette personne a également le pouvoir de déplacer tout juge dusiège dans un tribunal différent. Un nouvel amendement constitutionnel - à la nouvelle constitution ! - permettra à la fois au procureur general et au patron de ce nouveau conseil national de la magistrature de choisir le juge qui sera saisi dans chaque affaire.

    L’ indépendance du pouvoir judiciaire prend fin quand un gouvernement met ses propres juges en fonctions, les déplacer à volonté, puis sélectionne ceux qui traiteront des cas particuliers.

    Le vice-président de la Commission européenne pour la Justice, les Droits fondamentaux et la citoyenneté, Viviane Reding, a émis une demande très ferme pour plus d’informations sur la nouvelle loi la semaine dernière et a exigé des réponses immédiates du gouvernement hongrois. Elle a également prié instamment le gouvernement ‘d’assurer. . . qu’aucune mesure ne sera mise en œuvre avant que les doutes sur sa conformité avec le droit communautaire soient levés. Le gouvernement a répondu en disant que tous ces changements sont des améliorations et il semble aller de l’avant avec la mise en œuvre du nouveau cadre constitutionnel, malgré l’avertissement fort de Bruxelles.

    Dans le nouveau système constitutionnel, le contrôle juridique des élections a également été modifié. Avant les dernières élections, la norme était pour la Commission électorale de cinq membres d’être politiquement diversifiée et pour le gouvernement en place de consulter l’opposition avant la nomination des candidats. Mais les règles ont été changées l’année dernière de sorte que chaque nouvelle élection nationale sera maintenant accompagnée d’un nouveau choix de commissaires électoraux. En conséquence, les commissaires actuels ont été retirés de leurs bureaux sans leur permettre de terminer leur mandat, et désormais la Commission électorale est composée de cinq membres du parti au pouvoir.

    La nouvelle loi électorale précise les limites précises de nouvelles circonscriptions électorales qui enverront des représentants au parlement. Mais les nouvelles circonscriptions sont dessinées de telle façon qu’aucun parti politique en dehors du Fidesz ne soit susceptible de gagner les élections. Un think tank respecté hongrois a recalculé les trois dernières élections en utilisant les limites des nouvelles circonscriptions. Fidesz aurait remporté les trois élections, y compris les deux qu’ils ont effectivement perdues.

    Pratiquement toutes les institutions politiques indépendantes ont pris des coups. Les droits humains, la protection des données et les médiateurs pour les affaires des minorités ont été regroupées en un seul poste de moindre envergure. Le procureur général, la Cour nationale de contrôle des Comptes et, plus récemment, la Banque centrale sont tous voués à une gestion plus ouvertement politique dans le nouvel ordre juridique.

    Et tout cela est arrivé alors que la presse fonctionne jour après jour sous intimidation. Un ensemble draconien de lois sur les médias a créé un nouveau conseil des média – truffé de partisans de Fidesz avec un président nommé par le Premier ministre pour un mandat de neuf ans. Ce conseil peut examiner tous les médias publics et privés pour leur conformité à une norme nébuleuse de politique équilibrée’ et a le pouvoir de mettre en faillite toute organisation nouvelle grace à de fortes amendes. Il n’est pas surprenant que les médias s’auto-censurent désormais. Ce nouveau régime pour les médias a été sévèrement critiqué par le commissaire européen pour les communications , entre autres .

    La nouvelle constitution accepte aussi la doctrine sociale chrétienne conservatrice comme politique d’Etat, dans un pays où seulement 21% de la population est pratiquante. Le fœtus est protégé dès le moment de la conception. Le mariage n’est légal qu’entre un homme et une femme. La constitution ‘reconnaît le rôle du christianisme dans la préservation de la nation’ et affirme que ‘la famille et la nation constituent le cadre principal de notre coexistence.’ Bien que ces croyances religieuses soient inscrites nt en dur dans la Constitution, une nouvelle loi sur la statut de la religion réduire le nombre des églises reconnu par l’état à seulement quatorze, désinscrivant 348 autres églises .

    Dans une démocratie, la population peut ‘sortir les sortants’ et remplacer le gouvernement par un autre qui peut changer les politiques dépourvues de soutien public. Mais ce sera presque impossible sous cette constitution. En plus de compromettre les institutions qui sont nécessaires pour une élection libre et équitable - comme une presse libre et un appareil électoral neutre - la nouvelle constitution intègre le contrôle du Fidesz, même si un autre parti politique déjoue tous les pronostics et remporte une élection.

    La nouvelle constitution rend d’énormes pans de politique publique modifiable seulement par un vote des deux tiers de tout parlement ultérieur. A partir de là, tous les impôts et la politique budgétaire devront être décidés par une majorité des deux tiers. Même les limites précises des circonscriptions électorales ne peuvent être modifiées que par une majorité des deux tiers. Si un nouveau gouvernement obtient la majorité simple, les politiques en place durant le gouvernement Fidesz ne pourront pas être changé.

    Ce n’est pas tout. Le bras séculier de l’actuel gouvernement Fidesz pourra mettre à mal tout gouvernement dans un avenir prévisible par les responsables qu’ils sont en train de mettre en place . Le nouvel ordre constitutionnel prolonge le mandat du ministère public (9 ans), du chef de la Cour nationale de contrôle des Comptes (12 ans), du chef du conseil national de la magistrature (9 ans), le chef du conseil des médias (9 ans), le chef du conseil du budget (6 ans) et plus encore. Chacune de ces positions a été occupée par des partisans loyalistes de Fidesz qui seront capables de mener des enquêtes publiques, d’intimider les médias, de monter des accusations criminelles et ils continueront de peupler les tribunaux longtemps après que le mandat actuel du gouvernement aura pris fin. Par ailleurs, sauf s’il ya un vote des deux tiers pour remplacer ces titulaires de charges nouvelles, ils pourront rester en fonctions jusqu’à ce qu’un vote des deux tiers soit atteint, ce qui pourrait encore prolonger ces mandats de longue durée.

    Comment tous ces morceaux marchent-ils ensemble ? Un exemple permettra d’illustrer. La Constitution crée un Conseil du budget national avec le droit de veto sur tous les budgets futurs qui ajouterait à la dette nationale, ce que tous les budgets prévisibles feront. Les membres du Conseil du budget ont été choisis par ce gouvernement pour un mandat de 6 ou 12 ans et ne peuvent être remplacés que si les deux tiers du parlement peuvent s’entendre sur de nouveaux candidats. Une autre partie de la Constitution exige que le parlement adopte le budget le 31 Mars de chaque année. Si le Parlement ne parvient pas à le faire, le président du pays peut dissoudre le parlement et convoquer de nouvelles élections. Lorsque ces pièces sont assemblées, les contraintes sur tout futur gouvernement apparaissent clairement. Un nouveau gouvernement fera voter un budget - mais ce budget peut être refusé par les loyalistes de Fidesz de sorte que le délai ne sera pas respecté pour le budget, puis le président (également nommé par le Fidesz) va convoquer de nouvelles élections. Et cela peut être répété jusqu’à ce qu’un gouvernement ‘acceptable’ revienne au pouvoir.

    Les seuls partis qui pourraient remplacer le Fidesz dans le paysage actuel hongrois sont le Parti Socialiste ou, dans un scénario de cauchemar, le Jobbik d’extrême-droite. En vertu des lois qui ont précédé l’élection du Fidesz, l’an dernier, les partis politiques qui sont anti-constitutionnels peuvent être interdits. Certains ont suggéré que le Fidesz pourrait éliminer Jobbik de cette façon. En fait, l’Europe ne serait probablement pas fâchée que Jobbik soit exclu de la vie publique, car d’autres pays européens peuvent interdire les partis extrémistes aussi. Mais qu’en est-il du concurrence primordial de Fidesz - les socialistes ?

    Selon un amendement constitutionnel proposé , les crimes de l’ancien parti communiste seront répertoriés dans la constitution et le délai de prescription pour la poursuite des crimes commis pendant la période communiste sera levé. L’ancien parti communiste est repute être une organisation criminelle et l’opposition actuelle (le Parti socialiste) est désignée comme son successeur légal. Il est encore difficile, juridiquement parlant, de savoir ce que cet amendement signifie. Mais ce n’est probablement pas de bon augure pour le principal parti d’opposition.”

    La Constitution rend rétroactivement “responsables des crimes communistes” commis jusqu’en 1989 les dirigeants de l’actuel Parti socialiste (ex-communiste).

    Introduction d’une référence explicite à “Dieu” dans la Constitution : “Dieu bénisse les Hongrois”.

    • Les communautés religieuses bénéficiant de subventions publiques sont réduites de 300 à 14.

    La Constitution décrète que l’embryon est un être humain dès le début de la grossesse.

    • La Constitution stipule que le mariage ne peut avoir lieu qu’entre un homme et une femme, excluant les mariages homosexuels.

    • Une loi rend les sans-abri éventuellement passibles de peines de prison.

    Bonne année.
    les éternels pisse froid vont hurler à la sortie de la hongrie de l’Europe, au vu de la situation ici je ne pense pas que ce soit une grosse punition et laisser se fermer un pays dans de telles conditions ressemble plus à une mise sous couvercle qu’autre chose. Se laver les mains d’un voisin européen montre au moins l’étendue de l’indignité de certains.

    • LE_DENTISTE
      LE_DENTISTE répond à unagi-
      le_dentiste
      • Posté à 08h48 le 03/01/2012
      • Internaute 45576
        le_dentiste

      Quand je pense que l’europe a brisé la grece pour une petite histoire de dette...

      Si l’europe reste immobile face à cela, on aura une preuve de plus de son incompétence et inutilité.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 21h54 le 02/01/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    par Paul Krugman

    Révolution constitutionnelle en Hongrie...

    Il ne s’agit pas de science fiction, puisque ça se passera dès le premier janvier prochain. Mais, à défaut de science fiction, cela rappellera peut-être des souvenirs. Comme dit Ingeborg Bachmann (1932-1973), Es kommen härtere Tage.

    La semaine dernière, Paul Krugman a consacré un article dans le New York Times à l’évolution inquiétante de la politique en Hongrie. Pour étayer cela, [il a] mis à contribution son collègue de Princeton Kim Lane Scheppele, qui a beaucoup travaillé sur la situation. Voyez ci-dessous.

    Révolution constitutionnelle en Hongrie par Kim Lane Scheppele

    La semaine dernière, la chronique de Paul Krugman « La dépression et la démocratie » a attiré l’attention sur la dérive autoritaire de la Hongrie. Étant l’une des sources de son article, je voudrais expliquer pourquoi je suis alarmé à la fois par l’état constitutionnel et par la démocratie en Hongrie.

    Dans une élection libre et équitable au printemps dernier en Hongrie, le parti de centre-droit politique, le Fidesz, a obtenu 53% des voix. Cela s’est son traduit par 68% des sièges au parlement du fait de l’actuelle loi électorale disproportionnée. Avec cette majorité qualifiée, le Fidesz a obtenu le pouvoir de changer la constitution. Ils ont utilisé ce pouvoir de façon tout à fait extrême, en modifiant la constitution dix fois dans la première année de leur mandat puis en promulgant une constitution entièrement nouvelle qui entrera en vigueur le 1 Janvier 2012.

    Cette activité constitutionnelle a transformé le paysage juridique nécessaires pour éliminer le contrôle de la puissance du gouvernement et de mettre pratiquement tous les pouvoirs entre les mains du parti qui régissent actuellement pour l’avenir prévisible.

    La nouvelle constitution a attiré beaucoup de critiques de la Commission de Venise pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe, du Parlement européen et des Etats-Unis . Mais le gouvernement Fidesz n’y a prêté aucune attention.

    Dans le nouvel ordre constitutionnel, le pouvoir judiciaire a pris le plus gros choc. La Cour constitutionnelle , qui auparavant avait la responsabilité d’examiner la constitutionnalité de toutes les lois de, a été liquidée de trois façons. Tout d’abord, le gouvernement a élargi le nombre de juges et rempli les nouveaux postes de leurs propres alliés politiques (pensez à Roosevelt faceà la cour suprême). Ensuite, le gouvernement a restreint la compétence de la Cour, qui ne peut plus examiner aucune loi qui aurait un impact sur le budget, comme les lois relatives aux impôts et aux programmes d’austérité, à moins que cette loi ne porte atteinte à certains droits énuméré restrictivement. Enfin, le gouvernement a modifié les règles d’accès à la cour afin qu’elle ne soit plus guère en mesure d’examiner a priori (in the abstract) la conformité des lois avec la Constitution. Par ailleurs, les citoyens ne pourront plus contester la constitutionnalité des lois, sans passer d’abord par un long processus devant les tribunaux ordinaires. L’ancienne Cour Constitutionnelle, qui a joué un rôle majeur de contrôle sur le pouvoir gouvernemental dans un système parlementaire monocaméral, est maintenant fonctionnellement morte.

    Le système judiciaire ordinaire a subi un sort semblable. Le gouvernement a abaissé l’âge de la retraite pour les juges de 70 à 62 ans, donnant aux juges seulement quelques mois pour s’adapter à leur nouvel avenir. Plus de 200 juges seront forcés de prendre leur retraite à partir du 1er Janvier, y compris la plupart des présidents de tribunaux qui gerent le fonctionnement quotidien des tribunaux. La nouvelle loi sur le pouvoir judiciaire exige que le président de la Cour suprême ait au moins cinq ans d’expérience judiciaire en Hongrie. L’ actuel président de la Cour suprême est disqualifié parce que ses 17 ans d’expérience en tant que juge à la Cour européenne des Droits de l’Homme ne comptent pas. Par conséquent, il devra lui aussi quitter ses fonctions le 1er Janvier.

    La loi sur le pouvoir judiciaire crée aussi un nouveau conseil national de la magistrature avec une seule personne à la tête qui aura le pouvoir de remplacer les juges à la retraite et de nommer les futurs juges. Cette personne a également le pouvoir de déplacer tout juge dusiège dans un tribunal différent. Un nouvel amendement constitutionnel - à la nouvelle constitution ! - permettra à la fois au procureur general et au patron de ce nouveau conseil national de la magistrature de choisir le juge qui sera saisi dans chaque affaire.

    L’ indépendance du pouvoir judiciaire prend fin quand un gouvernement met ses propres juges en fonctions, les déplacer à volonté, puis sélectionne ceux qui traiteront des cas particuliers.

    Le vice-président de la Commission européenne pour la Justice, les Droits fondamentaux et la citoyenneté, Viviane Reding, a émis une demande très ferme pour plus d’informations sur la nouvelle loi la semaine dernière et a exigé des réponses immédiates du gouvernement hongrois. Elle a également prié instamment le gouvernement « d’assurer. . . qu’aucune mesure ne sera mise en œuvre avant que les doutes sur sa conformité avec le droit communautaire soient levés. “Le gouvernement a répondu en disant que tous ces changements sont des améliorations et il semble aller de l’avant avec la mise en œuvre du nouveau cadre constitutionnel, malgré l’avertissement fort de Bruxelles.

    Dans le nouveau système constitutionnel, le contrôle juridique des élections a également été modifié. Avant les dernières élections, la norme était pour la Commission électorale de cinq membres d’être politiquement diversifiée et pour le gouvernement en place de consulter l’opposition avant la nomination des candidats. Mais les règles ont été changées l’année dernière de sorte que chaque nouvelle élection nationale sera maintenant accompagnée d’un nouveau choix de commissaires électoraux. En conséquence, les commissaires actuels ont été retirés de leurs bureaux sans leur permettre de terminer leur mandat, et désormais la Commission électorale est composée de cinq membres du parti au pouvoir.

    La nouvelle loi électorale précise les limites précises de nouvelles circonscriptions électorales qui enverront des représentants au parlement. Mais les nouvelles circonscriptions sont dessinées de telle façon qu’aucun parti politique en dehors du Fidesz ne soit susceptible de gagner les élections. Un think tank respecté hongrois a recalculé les trois dernières élections en utilisant les limites des nouvelles circonscriptions. Fidesz aurait remporté les trois élections, y compris les deux qu’ils ont effectivement perdues.

    Pratiquement toutes les institutions politiques indépendantes ont pris des coups. Les droits humains, la protection des données et les médiateurs pour les affaires des minorités ont été regroupées en un seul poste de moindre envergure. Le procureur général, la Cour nationale de contrôle des Comptes et, plus récemment, la Banque centrale sont tous voués à une gestion plus ouvertement politique dans le nouvel ordre juridique.

    Et tout cela est arrivé alors que la presse fonctionne jour après jour sous intimidation. Un ensemble draconien de lois sur les médias a créé un nouveau conseil des média – truffé de partisans de Fidesz avec un président nommé par le Premier ministre pour un mandat de neuf ans. Ce conseil peut examiner tous les médias publics et privés pour leur conformité à une norme nébuleuse de politique ‘équilibrée’ et a le pouvoir de mettre en faillite toute organisation nouvelle grace à de fortes amendes. Il n’est pas surprenant que les médias s’auto-censurent désormais. Ce nouveau régime pour les médias a été sévèrement critiqué par le commissaire européen pour les communications , entre autres .

    La nouvelle constitution accepte aussi la doctrine sociale chrétienne conservatrice comme politique d’Etat, dans un pays où seulement 21% de la population est pratiquante. Le fœtus est protégé dès le moment de la conception. Le mariage n’est légal qu’entre un homme et une femme. La constitution ‘reconnaît le rôle du christianisme dans la préservation de la nation’ et affirme que ‘la famille et la nation constituent le cadre principal de notre coexistence.’ Bien que ces croyances religieuses soient inscrites nt en dur dans la Constitution, une nouvelle loi sur la statut de la religion réduire le nombre des églises reconnu par l’état à seulement quatorze, désinscrivant 348 autres églises .

    Dans une démocratie, la population peut ‘sortir les sortants’ et remplacer le gouvernement par un autre qui peut changer les politiques dépourvues de soutien public. Mais ce sera presque impossible sous cette constitution. En plus de compromettre les institutions qui sont nécessaires pour une élection libre et équitable - comme une presse libre et un appareil électoral neutre - la nouvelle constitution intègre le contrôle du Fidesz, même si un autre parti politique déjoue tous les pronostics et remporte une élection.

    La nouvelle constitution rend d’énormes pans de politique publique modifiable seulement par un vote des deux tiers de tout parlement ultérieur. A partir de là, tous les impôts et la politique budgétaire devront être décidés par une majorité des deux tiers. Même les limites précises des circonscriptions électorales ne peuvent être modifiées que par une majorité des deux tiers. Si un nouveau gouvernement obtient la majorité simple, les politiques en place durant le gouvernement Fidesz ne pourront pas être changé.

    Ce n’est pas tout. Le bras séculier de l’actuel gouvernement Fidesz pourra mettre à mal tout gouvernement dans un avenir prévisible par les responsables qu’ils sont en train de mettre en place . Le nouvel ordre constitutionnel prolonge le mandat du ministère public (9 ans), du chef de la Cour nationale de contrôle des Comptes (12 ans), du chef du conseil national de la magistrature (9 ans), le chef du conseil des médias (9 ans), le chef du conseil du budget (6 ans) et plus encore. Chacune de ces positions a été occupée par des partisans loyalistes de Fidesz qui seront capables de mener des enquêtes publiques, d’intimider les médias, de monter des accusations criminelles et ils continueront de peupler les tribunaux longtemps après que le mandat actuel du gouvernement aura pris fin. Par ailleurs, sauf s’il ya un vote des deux tiers pour remplacer ces titulaires de charges nouvelles, ils pourront rester en fonctions jusqu’à ce qu’un vote des deux tiers soit atteint, ce qui pourrait encore prolonger ces mandats de longue durée.

    Comment tous ces morceaux marchent-ils ensemble ? Un exemple permettra d’illustrer. La Constitution crée un Conseil du budget national avec le droit de veto sur tous les budgets futurs qui ajouterait à la dette nationale, ce que tous les budgets prévisibles feront. Les membres du Conseil du budget ont été choisis par ce gouvernement pour un mandat de 6 ou 12 ans et ne peuvent être remplacés que si les deux tiers du parlement peuvent s’entendre sur de nouveaux candidats. Une autre partie de la Constitution exige que le parlement adopte le budget le 31 Mars de chaque année. Si le Parlement ne parvient pas à le faire, le président du pays peut dissoudre le parlement et convoquer de nouvelles élections. Lorsque ces pièces sont assemblées, les contraintes sur tout futur gouvernement apparaissent clairement. Un nouveau gouvernement fera voter un budget - mais ce budget peut être refusé par les loyalistes de Fidesz de sorte que le délai ne sera pas respecté pour le budget, puis le président (également nommé par le Fidesz) va convoquer de nouvelles élections. Et cela peut être répété jusqu’à ce qu’un gouvernement ‘acceptable’ revienne au pouvoir.

    Les seuls partis qui pourraient remplacer le Fidesz dans le paysage actuel hongrois sont le Parti Socialiste ou, dans un scénario de cauchemar, le Jobbik d’extrême-droite. En vertu des lois qui ont précédé l’élection du Fidesz, l’an dernier, les partis politiques qui sont anti-constitutionnels peuvent être interdits. Certains ont suggéré que le Fidesz pourrait éliminer Jobbik de cette façon. En fait, l’Europe ne serait probablement pas fâchée que Jobbik soit exclu de la vie publique, car d’autres pays européens peuvent interdire les partis extrémistes aussi. Mais qu’en est-il du concurrence primordial de Fidesz - les socialistes ?

    Selon un amendement constitutionnel proposé , les crimes de l’ancien parti communiste seront répertoriés dans la constitution et le délai de prescription pour la poursuite des crimes commis pendant la période communiste sera levé. L’ancien parti communiste est repute être une organisation criminelle et l’opposition actuelle (le Parti socialiste) est désignée comme son successeur légal. Il est encore difficile, juridiquement parlant, de savoir ce que cet amendement signifie. Mais ce n’est probablement pas de bon augure pour le principal parti d’opposition.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 21h56 le 02/01/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    L’unique radio d’opposition en Hongrie, Klubradio, a perdu sa fréquence après une décision du Conseil des médias, proche du gouvernement conservateur de Viktor Orban, a annoncé son directeur mardi 20 décembre au soir, à Budapest. « Je n’en reviens pas, je n’aurais jamais cru qu’une radio qui existe depuis dix ans, écoutée par un demi-million de personnes, puisse être traitée de telle sorte », a déclaré Andras Arato, directeur de Klubradio, dans une interview accordée dans la soirée à la chaîne de télévision commerciale ATV.
    Le Conseil des médias, l’organe de supervision de la presse, mis en place par la loi médiatique controversée entrée en vigueur le 1er janvier et jugée « liberticide » par ses détracteurs, a accordé mardi cette fréquence à une radio totalement inconnue, nommée Autoradio, représentée par une SARL fondée avec un million de forints de capital (3 000 euros). « L’appel d’offres pour le renouvellement de la fréquence était conçu d’une manière cynique », car « l’évaluation subjective du projet de programmes valait 20 % des points des offres soumises par les radios candidates », a souligné Andras Arato. Klubradio peut continuer à émettre jusqu’au mois de mars et Andras Arato a indiqué qu’il « essayerait de trouver une solution, peut-être avec un soutien de l’extérieur ».

    GRÈVE DE LA FAIM DE JOURNALISTES

    La décision du Conseil des médias survient dans un contexte agité en Hongrie. Le gouvernement, à l’approche du premier anniversaire de la loi sur les médias, est l’objet de vives critiques de la part de pratiquement toutes les institutions internationales telles l’Union européenne, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l’Organisation des Nations unies (ONU) et de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG).

    Une grève de la faim de journalistes de la télévision publique est en cours depuis le 10 décembre pour protester contre la manipulation d’informations. Lundi, la Cour constitutionnelle hongroise avait infligé un revers au gouvernement de Viktor Orban en annulant certaines dispositions de sa loi controversée sur les médias. La Cour avait jugé anticonstitutionnels les articles de la loi obligeant les journalistes à révéler leurs sources et à fournir des informations au Conseil des médias. Elle avait rejeté aussi la prérogative de cette autorité concernant la régulation des contenus dans la presse écrite et les médias en ligne. »
    lu sur la toile , confirmé par des intellectuels hongrois)

    La radio hongroise fermée Klubrádió est accessible (en hongrois) online à Lien

    • Bernardo Zorro
      Bernardo Zorro répond à unagi-
      Il était une fois dans le Sud- (...)
      • Posté à 22h30 le 02/01/2012
      • 176980
        Il était une fois dans le Sud- (...)

      Ouais comme tu dis du coup l’article est totalement galvaudé par rapport à la réalité, il serait temps de parler de ce qu’il se passe en Hongrie tiens...

      Putains de vieux européens campés sur leur peur. Ça commence à puer grave tout ça, vraiment...

      1108 visites, ben voilà l’explication...

      • unagi-
        unagi- répond à Bernardo Zorro
        卑語
        • Posté à 22h35 le 02/01/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Et ça choque personne dans les rédactions, pour eux la déchéance n’est pas de retrouver les joies de l’antisémitisme canal historique mais c’est qu’on puisse les soupçonner d’être socialiste, putain tu rends compte de la déchéance morale socialiste il y de quoi se faire harakiri avec un truc pareil. Ta mère te renie, tu peut tailler ton héritage en pointe ; les voisins parlent de toi et les merdeux te jettent des pierres.
        La grande mode c’est les victimes mais personne ne veut en être, les bottes en cuir y a que ça de vrai pour la race des vainqueurs.

    • LE_DENTISTE
      LE_DENTISTE répond à unagi-
      le_dentiste
      • Posté à 08h59 le 03/01/2012
      • Internaute 45576
        le_dentiste

      « ...les articles de la loi obligeant les journalistes à révéler leurs sources ... »

      Il semblerait que la dictature soit génétique, car notre hongrois à nous a pensé à la même chose.

      Plus sérieusement je suis persuadé que tout ce qui se passe en hongrie est couvert en secret par certains gouvernements européen qui eux n’oserait pas imposer pour le moment de telles mesures. J’ai par exemple le souvenir que le medef français était en partenariat avec le gouvernement hongroie depuis quelques années, ceci explique peut être cela.

      En tout état de cause, si de tels événements arrivaient en france, je passerais directement en mode lutte armée.

      • unagi-
        unagi- répond à LE_DENTISTE
        卑語
        • Posté à 09h49 le 03/01/2012
        • Internaute 24252
          卑語

        Ou MAM pour qui l’armée est le dernier recours en cas de crise économique majeure. Regarde la formation du gouvernement grec hors tout processus démocratique.
        Il y a eu pas mal de littérature sur libéralisme économique et tentation autocratique, mais jusqu’à présent les études étaient concentrées sur le monde arabe.Le champ d’expérimentations a l’air de s’élargir.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 22h37 le 02/01/2012
    • Internaute 24252
      卑語

    Peut être que les connards vert de gris ont enfin trouvé leur Israël, la saison des charters peut commencer.

  • Funkabeat
    Funkabeat
    Grooviste incurable
    • Posté à 06h49 le 03/01/2012
    • Internaute 133395
      Grooviste incurable

    A voir : D. Cohn-Bendit à Bruxelles sur la Hongrie
    Lien

  • LaoJinHu
    LaoJinHu
    ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)
    • Posté à 07h26 le 03/01/2012
    • Internaute 161554
      ουκ ελαβον πολιν, αλλα γαρ (...)

    C’est effectivement un peu affolant. Surtout lorsqu’on constate qu’il s’agit d’un membre de l’Union et qu’on s’aperçoit que finalement, ce pays fonctionne exactement sur le mode que nous utilisons nous mêmes, dans notre beau pays : la France est gouvernée démocratiquement (conformément à une constitution et selon un calendrier approuvé par des votes), mais son gouvernement fait voter et applique de plus en plus de lois qui attaquent spécifiquement les intérêts de certaines catégories de citoyens, au profit spécifique de privilégiés : c’est justement la définition des textes non-républicains.
    La démocratie (l’intérêt d’une majorité) sans la République (l’intérêt général) monstruosité.

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 08h21 le 03/01/2012
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    j’suis pas jaloux , ont a le mème a la maison

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 08h34 le 03/01/2012
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    C’est la lente et inexorable descente aux enfers, avec le même scénario qu’au début du XX ème siècle, crise, montée en puissance des extrêmes. Un scénario catastrophe qui semble se répéter. La phrase de Marx a toute son importance : « l’Histoire ne se répète pas, elle bégaie ». triste réalité.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 09h08 le 03/01/2012
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    -« Fin de la république hongroise : la dérive autoritaire de Viktor Orban »

    - mais comment est-ce possible ?

    Je pensais qu’avec les « réseaux sociaux » ( face B , Touiteur, etc...) de telles dérives étaient impossibles ...