« Il semble maintenant avéré que la CIA a fait assassiner le Che. »
Plus de quarante ans après une exécution encore emplie de zones d’ombres, le Che demeure LE référent d’une équité humaine, à l’opposé du système sur lequel repose notre société régie par les soubresauts du CAC40. Mais, Ernesto Guevara était-il un révolutionnaire romantique profondément humain ou un guerrier sanguinaire ? Chloé Maurel, agrégée d’histoire et auteur d’une magnifique biographie sur le Che, livre à notre partenaire Agents d’entretiens son point de vue sur une icône de la révolution.
Extrait de l’interview concernant le rôle de la CIA dans l’exécution du Che :
« Il semble maintenant avéré que la CIA a fait assassiner le Che. Selon les sources les plus vraisemblables, l’agent de la CIA Félix Rodriguez, un Cubain anticastriste, aurait transmis à Mario Teran, un sergent de l’armée bolivienne, l’ordre de fusiller le Che. De même que la CIA est impliquée dans l’assassinat de Patrice Lumumba au Congo en janvier 1961, et dans le coup d’état au Guatemala en 1954, auquel le Che avait assisté.
Dès les premières semaines d’avril 1967, les États-Unis ont envoyé de nombreux agents de la CIA et des “ bérets verts ”, ainsi qu’un bataillon des United States Army Rangers pour prêter main-forte aux militaires boliviens contre le Che.
L’envoi d’agents de la CIA en Bolivie s’explique à la fois par la crainte des États-Unis d’une contagion révolutionnaire dans une région du monde qu’ils considèrent comme leur “ arrière-cour ”, et par l’inquiétude des hautes sphères politiques et économiques américaines due à la proximité entre la zone de la guérilla du Che et les importantes installations pétrolières tenues dans la région par des sociétés multinationales américaines, comme la Gulf Oil Company.
Il est avéré qu’au moins trois agents de la CIA étaient sur place à La Higuera au moment de l’exécution du révolutionnaire : Félix Rodriguez, Eduardo Gonzalez et le major Shelton. D’ailleurs, certaines des affaires personnelles ayant appartenu au Che pendant cette guérilla, comme sa lampe-torche, ont été récupérées par Félix Rodriguez à la suite de son exécution, et sont exposées aujourd’hui encore au siège de la CIA. »
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Ce n’est pas vraiment une surprise étant donné qu’on était en pleine guerre froide ! De toute façon, ce ne se sera jamais reconnu officiellement par la CIA mais félicitations à Chloé Maurel de faire avancer la justice à sa manière.




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