Passage à l'acte 17/12/2011 à 15h05

Et si on achetait nos médicaments à l'unité ?

Flore de Borde | Journaliste, avec Reporters d'Espoirs


Morpheus (Laurence Fishburne) dans « Matrix » de Larry et Andy Wachowski, juin 1999 

Armoire à pharmacie qui déborde de médicaments périmés et qui finissent à la poubelle : en France, près d’un médicament remboursé sur deux ne serait pas consommé, selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales.

Pour Françoise Lalande, l’un des auteurs du rapport, « à part les antibiotiques pour lesquels on remarque une inflexion, les Français sont parmi les plus gros consommateurs mondiaux de médicaments ».

En cause, des prescriptions excessives, les patients qui ne terminent pas leurs traitements, notre système de remboursement... et le conditionnement individuel, de contenance standardisée des médicaments. Une piste à creuser ?

L’idée

Que les médicaments soient consommés ou pas, n’y change rien : l’Assurance maladie a fait ses comptes :

« Avec plus de 21 milliards d’euros en 2009, les remboursements de médicaments représentent le premier poste de dépenses des soins de ville. »

Canadienne installée à Paris, Gill Baillie, ne s’est toujours pas habituée au système français.

« Je suis atterrée chaque fois que je vais à la pharmacie. Je vois les gens ressortir avec des chariots de médicaments. C’est comme si vous alliez faire vos courses, que vous achetiez gratuitement d’énormes quantités. Et puis finalement, que vous en jetiez la moitié parce qu’il y en a trop.

Je n’ai jamais vu cela ailleurs. Au Canada les médecins prescrivent les médicaments à l’unité. »

Pourquoi ne pas s’en inspirer en France et autoriser les officines à vendre le nombre exact de médicaments, au détail donc, selon la quantité prescrite sur l’ordonnance ?

Comment la mettre en pratique

Installée à Auckland (Nouvelle-Zélande) depuis dix ans, Delphine David explique :

« En France, mon armoire à pharmacie était énorme. Ici, en Nouvelle-Zélande, elle est presque vide. Le médecin prescrit un traitement, le pharmacien le prépare.

Si je dois prendre dix jours d’antibiotiques, quatre fois par jour, le pharmacien me vend quarante pilules, pas une de plus. Je ressors avec des médicaments dans une petite boite recyclable sur laquelle est inscrit mon nom, le nom du médicament, la posologie. »

Un modèle que l’on retrouve aussi en Angleterre ou encore aux Etats-Unis, où vit Aurélia Chaudagne, à Chicago depuis un an.

« A la différence de la France, beaucoup de médicaments se vendent en libre service : paracétamol, sirops, crèmes cicatrisantes, etc... Ils sont en général vendus par boîtes. Seuls les médicaments prescrits par le médecin sont vendus en pharmacie et à l’unité. »

A la fin du traitement, « si les symptômes persistent parlez en à votre médecin.... » : un simple retour à la case consultation permet de prolonger le traitement mais sans risque d’auto-médication.

Ce qu’il reste à faire

En France, la politique de conditionnement est co-déterminée par l’administration et les industriels du médicament (L. 162-17-1-1 du code de la Sécurité sociale), le pharmacien est tenu de dispenser « les médicaments dans leur conditionnement d’origine ».

Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), n’est pas favorable à la vente à l’unité :

« Cela coûterait plus cher aujourd’hui de déconditionner. Vous imaginez la manutention que cela représenterait ? Et aussi les questions d’hygiène et de sécurité que cela poserait ? »

Sunil Kumar, pharmacien à Auckland, rêve, lui d’un système, à la française.

« Entre chaque prescription, je dois désinfecter ma table pour éviter un croisement de poudre. Nous ne sommes jamais à l’abri d’une erreur humaine. C’est peut-être plus économique pour le pays mais très contraignant pour nous. »

Il est difficile de comparer notre politique du médicament avec celle d’autres pays, où les médicaments sont en accès libre pour certains et en partie vendus à l’unité pour d’autres, mais non remboursés sauf si le patient souscrit à une assurance privée...

Pour le docteur Marie-Laure Alby, la délivrance des médicaments à l’unité serait non seulement un retour en arrière sur le plan de la sécurité sanitaire mais irréaliste au regard de notre système de soins actuel :

« Par contre, il faudrait une vraie politique pour le rationaliser. On dispose d’une marge de progression énorme pour l’adapter aussi bien aux petits traitements qu’aux traitements chroniques. Cela existe déjà pour certaines classes de médicaments comme les somnifères. »

Habitué à déchiffrer les ordonnances, Gilles Bonnefond fait une recommandation d’usage :

« Il faudrait, entre autres, éviter que l’industrie pharmaceutique développe des manœuvres industrielles en faveur des grands conditionnements. »

« Et stopper l’innovation à outrance », tient à préciser Françoise Lalande.

En France, le conditionnement n’est qu’un des éléments de la politique du médicament. Sans même chercher à révolutionner le système, pour le docteur Alby le diagnostique est simple :

« Nous manquons d’une politique cohérente qui responsabilise l’ensemble des acteurs. »

Reste à savoir comment cela se soigne.

MERCI RIVERAINS ! GaiusMarius
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  • jino83
    jino83 répond à Silver974
    • Posté à 16h15 le 17/12/2011
    • 159282

    Comme beaucoup de chose oui notre système et mal foutu et oui faudrait le revoir .
    Mais attention a ne pas aller vers un autre encore plus pourrit .
    La plupart des pays qui font attention a ne distribuer que le nécessaire , le font pas pour votre santé ou par responsabilité .
    Mais uniquement dans le but de tirer un maximum de profit par les assurances qui vous rembourse au compte goutte ...

    Dans les modèles qu’ont nous présente dans l’article ...Combien avec une sécu ?
    L’idée de mieux distribuer des médicaments , oui .
    Mais dans un soucis de santé publique et non pas de profit des assureurs ( mutuelle chez nous ) qui viennent gratter leur part de gâteaux aux labo pharmaceutique , toujours sur le dos des malades et surtout ceux qui ont pas de quoi payer comme toujours .

    • haggis
      haggis répond à jino83
      • Posté à 18h00 le 17/12/2011
      • Internaute 1777

      pas d’assurance mais un système de santé comme la sécu en écosse. On n’avance aucun frais, pas de ticket modérateur. Les examens médicaux (radio, sang, IRM) sont gratuits aussi. On a le nombre exact de comprimés quand on sort de la pharmacie. Pour les soins dentaires et optiques ils sont gratuits pour les enfants, mais payant pour les adultes si vous n’avez pas d’assurance.
      Le point négatif : l’attente ! si on n’est pas dans le privé qui est hors de prix, il faut parfois attendre des mois pour un rendez vous, un examen, une opération...Ceci dit, si l’intervention est une urgence, vous passez avant tout le monde.
      Les examens sont au compte gouttes, par exemple lors d’une grossesse normale, il n’y a que deux échographies et peu de suivi comparé à la France. On a rarement des antibiotiques, les médicaments sont la plupart du temps des génériques.

      A part l’attente, ça marche plutôt bien. Le système écossais est indépendant du reste du Royaume Uni, mais c’est un fonctionnent « sécu » aussi pour eux.

       
      • jino83
        jino83 répond à haggis
        • Posté à 21h34 le 17/12/2011
        • 159282

        Je pense qu’en piochant les bonnes choses qui ce font ailleurs y a largement de quoi améliorer notre système de santé c’est sur .
        Le rendre plus économe sans pour autant sacrifier a la qualité des soins ça doit pouvoir ce faire ( Si ont arrive a tenir les assoiffés de pognon comme d’hab ).

      1 autres commentaires
  • Confettine
    Confettine
    étudiante
    • Posté à 16h31 le 17/12/2011
    • Internaute 123206
      étudiante

    Ce que je préfère c’est quand la notice d’un médicament indique : « Ne pas prendre ce traitement plus de 7 jours (2x par jour) » alors qu’il y a 24 comprimés dans la boite...

    • lolcat
      lolcat répond à Confettine
      nette
      • Posté à 16h48 le 17/12/2011
      • Internaute 159928
        nette

      Ha, ce sont des cachets contre Parkinson !

  • SylvainGautier
    SylvainGautier
    Citoyen
    • Posté à 16h39 le 17/12/2011
    • Internaute 42302
      Citoyen

    Bonjour,

    je suis surpris que, quand cet article parle de jeter des médicaments périmés, il omette d’indiquer qu’il est indispensable de les rapporter en pharmacie.

    Les produits jetés se retrouvent dans les nappes phréatiques ...

    • Le redoutable
      Le redoutable répond à SylvainGautier
      pas grand chose
      • Posté à 20h03 le 17/12/2011
      • Internaute 140782
        pas grand chose

      Tout à fait d’accord avec vous !
      Mais je crois que l’auteur a juste voulu faire un raccourci... car ramenés en pharmacie ou jetés à la poubelle, dans les deux cas, il s’agit de gaspillage pour la sécu et donc pour la société, thème sur lequel voulait s’exprimer, justement, l’auteur de cet article...
      Mais, dans les faits, il est vrai que prescrire le nombre exact de médocs nécessaires seraient aussi un bonne idée pour l’environnement... surtout connaissant le civisme de nos compatriotes...

  • Duke3DVD
    Duke3DVD
    Informaticien
    • Posté à 17h09 le 17/12/2011
    • Internaute 98335
      Informaticien

    « Entre chaque prescription, je dois désinfecter ma table pour éviter un croisement de poudre. Nous ne sommes jamais à l’abri d’une erreur humaine. »

    Citer les pays qui le font, c’est bien.
    Dire comment ils ont résolu ce problème, c’est mieux.

    Je doute que les États-Unis n’aient pas trouvé une solution.

    Il est évident que ça ferait changer les habitudes des pharmaciens.
    Mais quand mon médecin me prescrit 3 comprimés par jour pendant 10 jours et que le conditionnement est par 28, on m’offre 2 boîtes.

    Est-ce que le médecin pourrait connaitre le conditionnement ? Sans doute. A moins que ce soit différent selon la marque (générique ou pas).

    Est-ce que j’ai vraiment besoin des 2 comprimés manquants ? Pas sûr.

    Est-ce du gaspillage ? Évidemment !

    Pourrait-on confier au pharmacien, diplômé, la tâche de prendre des médicaments livrés en gros conditionnements et de les mettre dans des boîtes adaptées à la durée du traitement ? Bien sûr.

    Et ceux qui comparent avec des « produits plus basiques (farines, légumes secs, huile, pétrôle lampant, beurre... “, c’est idiot. Si ces produits sont entamés, on les utilise jusqu’à ce qu’ils soient terminés ou périmés.
    Pour les médicaments, à la fin du traitement, on n’en reprend pas un de temps en temps pour la forme...

    Pour les traitements longs ou chroniques, il existe déjà des grands conditionnements. Cela réduit le prix et le nombre de fois qu’on nous prend 50 cts par boîte.
    Mais il faut batailler avec les pharmaciens pour qu’ils les commandent.

    Grand conditionnements - Ameli.fr

    • la champenoise
      • Posté à 11h07 le 18/12/2011
      • Internaute 27942

      « Pour les traitements longs ou chroniques, il existe déjà des grands conditionnements. Cela réduit le prix et le nombre de fois qu’on nous prend 50 cts par boîte.
      Mais il faut batailler avec les pharmaciens pour qu’ils les commandent »

      Je dois avoir un pharmacien exceptionnel car dès qu’un grand conditionnement apparaît pour les médicaments que je dois prendre, il me le signale et me le fournit d’office.
      J’ai donc 4 boites par an au lieu de 12 et 2 € de franchise au lieu de 6 €. De plus, les grands conditionnement pour 3 mois coûtent moins cher que les conditionnements pour 1 mois. Il y a donc économie pour moi et la sécu.
      Et je ne pense pas non plus que les laboratoires y perdent, ce n’est pas leur genre !

      • Duke3DVD
        Duke3DVD répond à la champenoise
        Informaticien
        • Posté à 11h09 le 18/12/2011
        • Internaute 98335
          Informaticien

        C’est juste qu’ils sont obligés de les proposer quand ce sont des médicaments remboursés.

  • solstice
    solstice
    pigiste
    • Posté à 17h49 le 17/12/2011
    • Internaute 38451
      pigiste

    Je suis esclave de ce système qui m’exaspère : opérée de la thyroïde, je dois prendre un médoc par jour pour compenser le fait que je ne fabrique plus d’hormones. Ce traitement est vital et à vie. Je dois faire une prise de sang de contrôle tous les 6 mois, plus si mon état se dégrade et qu’il faut ajuster la prescription mais, en gros, on pourrait me donner une boîte avec des cachets non emballés, genre sucrettes, en 183 exemplaires et tout le monde serait content : pas d’emballage superflu, pas de visite inutile... Trop simple et pas rentable pour l’industrie pharmaceutique.

    1) le conditionnement est idiot : 30 comprimés par boîte, vous ne risquez pas de faire les 6 mois : il faut donc 7 boîtes de 30 pour 6 mois. Sauf que cela fait 27 cachets de trop, autant d’emballages à la con et surtout, une ordonnance de plus puisque votre prescription est renouvelable 5 fois...

    2) les génériques : mon médoc n’a plus de générique, celui-ci a été supprimé (après des mois de combat) parce que son adjuvant changeait l’absorption de la molécule. Mais, comme j’ai eu les deux boîtes en main, j’ai pu constater que le générique, sensé faire faire des économies à la sécu, avait un prix sensiblement identique... Sans recherche, sans publication, sans visiteurs médicaux (ok, visiteuses bien roulées, en général).

    Bref, l’industrie pharmaceutique ne doit pas être près de perdre son triple A...

    • Virginie AUGROS
      Virginie AUGROS répond à solstice
      employée
      • Posté à 18h27 le 17/12/2011
      • Internaute 98660
        employée

      Je prends visiblement le même traitement que vous. Il y a encore deux ans, celui ci était conditionné par 28, soit par rangée de sept, bien pratique pour vérifier que l’on n’a pas oublié une prise, comme pour la pilule contraceptive.
      Concernant le générique, sur certains dosages (je ne sais plus si c’était le 75 ou le 100), le générique était plus cher que le Lévotyrox (argh ! je l’ai dit) original...

  • PatG
    PatG
    (.)
    • Posté à 18h31 le 17/12/2011
    • Internaute 62759
      (.)

    moi ce qui me gène dans la vente de médicaments au détail c’est l’absence de notice.
    Exit la liste des effets secondaires possibles et des autres recommandations.

  • A déménagé le 22-01-2013
    • Posté à 18h34 le 17/12/2011
    • Internaute 127750
      non connue

    J’ai connu ça en Hollande il y a 40 ans ! mis à part les « spécialités » sous brevet, les médicament courants étaient parfois « préparées » et le traitement de 4 pilules par jour pendant 8 jours se traduisait par le délivrance d’un tube en plastique étiqueté au nom du patient, nom du médicament , posologie et contenant 32 pilules .La fortune des labos se retrouve dans le fond des armoires comme celle des fabricants de moutarde sur le bord des assiettes qui partent au lave-vaisselle !

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h38 le 17/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    ouia et tu crois que les labos et leurs proches complices vont ètre d’accord toi ?

  • Jean-Marc-de-passage
    • Posté à 18h55 le 17/12/2011
    • 177196
      souffle

    « En France, la politique de conditionnement est co-déterminée par l’administration et les industriels du médicament (L. 162-17-1-1 du code de la Sécurité sociale), le pharmacien est tenu de dispenser “ les médicaments dans leur conditionnement d’origine ”. “

    Reste à savoir comment cela se soigne...
    Moi je sais, et on est de plus en plus nombreux à le savoir chez les citoyens ! ! !

  • Ken-zo
    Ken-zo
    voyageur
    • Posté à 19h02 le 17/12/2011
    • Internaute 116800
      voyageur

    Idem en Suède : le pharmacien te donne le nombre exacf de comprimés prescrits par le toubib.

  • ignored
    ignored
    "Prétentieusement votre"
    • Posté à 19h02 le 17/12/2011
    • 175861
      "Prétentieusement votre"

    Et si on utilisait les capacités de l homme pour soigner ce qui ne nécessite pas de médicaments en réalité ?

    HS ( ou presque )

    « Sarko & co mangent dans ma main le grain que sont mes mots, et toi, tu manges quoi ? »

    Quand vous voudrez faire les choses bien, commencez par le « début » ..
    « Faire les choses » en terme de révolution .., la première épreuve se trouve dans les consciences, seulement après, on s’attaque à la matière ..
    Pour se faire, connaissez vous quelque chose de plus précis que la science ?
    Que diriez vous si vous appreniez que la connaissance partagée ou connue à notre époque est soigneusement choisie .. ?
    Je sais pas ce que vous en penseriez, dans tous les cas, c’est la réalité, et celle-ci, la réalité, ne doit pas vous dépasser, mettez donc à jour vos connaissances ..

    Lien

    ps : Rue89 n’est pas l’endroit idéal pour découvrir la réalité, puisque 99% des médias sont possédés par une minorité ( précise ), pourquoi rue89 ferait forcément partie du 1% restant ? ..
    Restez donc soumis, faibles, si vous le voulez ..

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 19h12 le 17/12/2011
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Et si on achetait nos médicaments à l’unité ? »

    ► Echange 3 ALPRAZOLAM WINTHROP 0,5 mg cp séc, + 1 BECLOMETASONE TEVA 250 µg/dose sol p inhal + 2 QUINAPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE ACTAVIS 20 mg/12,5 mg cp pellic séc
    contre 1 Cachou

  • SkippyleGrandGourou
    SkippyleGrandGourou
    chercheur précaire
    • Posté à 19h13 le 17/12/2011
    • Expert 51768
      chercheur précaire

    À lire les témoignages cités, c’est pas demain la veille… Pays de merde. Qu’en pensent les candidats à la présidentielle ? Eva ? Jean-Luc ?

  • pascal_70
    pascal_70
    Elu local
    • Posté à 19h24 le 17/12/2011
    • Internaute 171419
      Elu local

    Super article, même si j’hésite entre rire et pleurs quand je lis que « ça coûterait plus cher aujourd’hui de déconditionner. Vous imaginez la manutention que cela représenterait ? Et aussi les questions d’hygiène et de sécurité que cela poserait ? »

    M. Bonnefond, vous imaginez que ça existe depuis des dizaines d’années en Amérique du Nord, et que là-bas ils n’ont ni problèmes de manutention ni problèmes d’hygiènes ? ! ? Dans ces sociétés hyper-judiciairisées, s’il y avait le moindre risque, ça se saurait. Mais bon, le Monsieur en question, ainsi que les industries pharmaceutiques, préfèrent sans aucun doute nous vendre 10 pilules quand on en a besoin de 6, et 20 quand il nous en faut 12... La soupe est si bonne et les petites gens si faciles à culpabiliser.

    Il faudrait presque une pétition et/ou un mouvement de comm’ d’ampleur nationale, pour obliger les candidats pour 2012 à se prononcer là-dessus.

    • Autodéfense_Intellectuelle
      Autodéfense_Intellectuelle répond à pascal_70
      ingénieur
      • Posté à 21h16 le 17/12/2011
      • Internaute 87535
        ingénieur

      Ce serait intéressant de voir comment ils gèrent le risque dans ces pays. Et de voir le coût des mesures de précautions, de retour chez le médecin pour avoir deux comprimés de plus...

      Il faut comprendre que produire en usine 150 000 comprimés au lieu de 100 000 n’augmente que très peu le coût de revient total du lot de médicament (autrement dit, le coût marginal de production d’un comprimé est quasi nul), donc produire une boîte de 10 au lieu d’une boîte de 15 ne ferait pas baisser le coût de revient de 33%, mais de 1 ou 2% peut-être. Par conséquent, la vente à l’unité diminuerait de manière conséquente les volumes, mais pas le coût total (c’est à dire les dépenses sociales de consommation de médicaments).

      Mais politiquement, ça a de la gueule, car le consommateur voit que les volumes sont réduits, et il se base sur son expérience personnelle (quand j’achète des pommes au supermarché, le prix est proportionnel à la quantité achetée). Donc tout le monde croit que les politiciens ont agi efficacement pour réduire les dépenses sociales. Belle opération de communication !

      Le seul avantage que je vois est de nature écologique, car ça éviterait d’avoir autant de médicaments qui se retrouvent avec les déchets communs et qui polluent l’environnement.

      • Swergen
        • Posté à 10h13 le 18/12/2011
        • Internaute 129884
          4h20

        1 à 2% sur les coût de revient en production, sûrement. Mais c’est leur problème aux groupe pharma.
        Mais à la vente, c’est à dire l’achat par la Sécu ?
        Si je me réfère à mes boites entamées, ça revient entre 25 et 30% de sur-vente.

         
        • Autodéfense_Intellectuelle
          Autodéfense_Intellectuelle répond à Swergen
          ingénieur
          • Posté à 10h49 le 18/12/2011
          • Internaute 87535
            ingénieur

          Les prix d’achat par la Sécu sont basés sur une négociation avec les groupes pharma. Si on estime qu’on paie trop cher, c’est logiquement sur ces négociations qu’il faut revenir.

          Prenons les problèmes à la base, plutôt que d’appliquer des pansements qui ne tiennent qu’un temps. Car les groupes pharma auront vite pris en compte ce nouveau paramètre et intégreront dans les prix la hausse du coût unitaire.

          • Swergen
            • Posté à 09h25 le 19/12/2011
            • Internaute 129884
              4h20

            C’est pas tant que l’on paie trop cher, c’est que l’on achète trop.
            C’est quoi cette logique qui fait dire que si la sécu achète moins les groupes pharma vont augmenter leur tarifs ? ? Ça veut dire quoi ? Qu’il y a un budget à prendre et que dans tous les cas ils le prendront ? ? On va où là ?

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à Swergen
              In enculo cum vibro
              • Posté à 06h54 le 20/12/2011
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Si vous achetez trop de médicament, achetez-en moins.

              Mais foutez la paix aux autres.

              Quant à la révision des tarifs, avec le changement des machines d’emballage et un emballage par pilules grand comme une notice de médicaments, ça peut même revenir plus cher que l’emballage en gros.

        3 autres commentaires
  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 19h56 le 17/12/2011
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    Vous n’y pensez pas ! Il faut financer la recherche de nos valeureux labos, les dividendes des actionnaires, les pots-de-vin pour la mise sur le marché des médicaments... Vous allez ruiner un pan entier de l’économie de la France ! Blague à part, c’est une évidence : trois pilules par jour pendant une semaine = 21 comprimés... vendus en boîte de 20. Je refuse systématiquement la boîte supplémentaire, mais combien y pensent ? Je ne jette la pierre à personne, quand on est malade, on n’a pas forcément les idées très claires !

  • Rebel Yell
    Rebel Yell
    Je pose une question.
    • Posté à 06h07 le 18/12/2011
    • Internaute 127333
      Je pose une question.

    De deux choses l’une :

    Soit on continue comme ça : les médicaments sont dosés, emballés, conditionnés par l’industrie pharmaceutique et le pharmacien n’est plus là que pour vendre des boites et empocher une marge commerciale. Dans ce cas, il faut autoriser la vente de médicaments par les médecins ou les grandes surfaces. Il faut également abolir le numerus clausus des pharmacies.

    Soit les pharmaciens jouent un véritable rôle dans la distribution pharmaceutique et vendent les pilules à l’unité. L’industrie conditionne les médicaments en gros volumes que les pharmaciens vendent au détail en imprimant les notices le cas échéant.

    Mais il y a fort à parier que le lobby de l’industrie pharmaceutique française, les Sanofi, Mérieux, Boiron, Aventis, Upsa et consorts ont certainement induit une meilleure vision des choses auprès de nos élus.

  • hyver
    hyver
    en reconversion professionnelle
    • Posté à 22h41 le 17/12/2011
    • Internaute 80167
      en reconversion professionnelle

    Je m’étais habituée à ce système au Brésil. On pouvait en acheter soit à l’unité, soit une tablette entière. C’était assez pratique, mais j’avoue que c’était plutôt des médicaments contre les coliques, des dolipranes etc...pour lesquels on a pas forcément besoin de la notice (posologie etc...).

    En tout cas, ça permettait de faire des économies sur les médicaments, et de ne prendre que le strict nécessaire ! (pour les pays pauvres en tout cas, heureusement qu’ils ont ce système....et c’est pareil pour les cigarettes dans les régions pauvres !)

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 22h57 le 17/12/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    C’est sûr, la vente à l’unité ferait bosser les pharmaciens, qui, du coup, arrêteraient de faire épicier pour vraiment faire leur boulot.
    Mais on pourrait aller encore plus loin : quand j’étais petit, on passait à la pharmacie avec l’ordonnance, et le potard préparait « magistralement » les médicaments. On repassait le lendemain les chercher, conditionnés en petits képas.
    Et le pharmacien donnait une sucette au coquelicot, ou une boule de gomme « pour le gamin »...
    J’ai eu le malheur de demander à mon pharmacien de l’acide citrique en petits paquets de 0,35 grammes : il n’avait pas « de piles dans la balance ». Je lui ai demandé s’il connaissait l’usage du trébuchet : il m’a regardé avec des yeux ronds !

  • big némo
    big némo
    charcutier- coiffeur et je m'en (...)
    • Posté à 23h02 le 17/12/2011
    • Internaute 86763
      charcutier- coiffeur et je m'en (...)

    le conditionnement des medoc est calculé comme les frites en cornet du mac do...C’est une rentabilité maximum.....
    Qu’est ce qui empecherait que les comprimés soient vendus dans des blisters découpable..on ne parle pas de mettre les gelules dans des bocaux comme des bonbons.....C’est comme les yaourth par 4..si vous etes 5..vous faut 2 pack..

  • A déménagé le 05-01-2012
    • Posté à 23h07 le 17/12/2011
    • Internaute 53129
      non connue

    Oui... des médicaments livrés sous forme de rouleaux.
    Le pharmacien stocks les bobines dans un magasin spécialisé automatisé (au passage il gagne de la place en stockage)
    Un scan du code Barre sur l’ordonnance à la caisse , et hop la machine tranche une languette sur un des rouleaux et le tour est joué.Dans ma pharmacie on n’est pas loin de ça, là, ce sont « les boites » qui arrivent automatiquement au comptoir. Dans l’industrie on sait très bien faire ce genre de chose.

    • Autodéfense_Intellectuelle
      • Posté à 11h01 le 18/12/2011
      • Internaute 87535
        ingénieur

      En fait on pourrait supprimer les pharmacies et les remplacer par des centres de distribution automatiques. Le patient se présenterait avec sa carte vitale améliorée sur lequel le médecin aurait inscrit son ordonnance électronique, il introduirait sa carte dans la machine et les médicaments ressortiraient en nombre exact, dans un flacon étiquetée personnalisé avec la notice. Aussi simple que de prendre un café à la machine.

      La carte avec l’ordonnance électronique pourrait de plus comporter de nombreuses infos supplémentaires encryptées, comme la maladie à soigner, les antécédents du patient, les allergies connues... afin d’éviter les erreurs de délivrance.

      Mais bon, pas la peine de s’exciter, personne ne voudra financer ce genre de projet de toute façon...

      • A déménagé le 05-01-2012
        • Posté à 11h58 le 18/12/2011
        • Internaute 53129
          non connue

        Je n’irai pas jusque là. Le dialogue avec le pharmacien est important, d’autant qu’il existe d’autres type de produits, de conditionnements. Restons humain.
        Par expérience de la R&D et de la vente de concepts novateurs , on comprends rapidement que rationaliser des processus n’intéresse pas grand monde dés lors que cette rationalisation s’attaque à des usines à gaz misent en place délibérément par intérêt économique ou autre.
        Donc, loin d’être idéaliste, je ne m’excite pas, j’ai bien intégré tout cela hélas.

  • daurelien
    daurelien
    pragmatique il ne reste plus (...)
    • Posté à 23h49 le 17/12/2011
    • 177698
      pragmatique il ne reste plus (...)

    k

  • daurelien
    daurelien
    pragmatique il ne reste plus (...)
    • Posté à 23h51 le 17/12/2011
    • 177698
      pragmatique il ne reste plus (...)

    Bachelot, ministre de la santé de l’époque, avait rendu son avis sur cette question en 2008 ou 2009, qui, je crois, faisait économiser pres d’1,5 milliard d’euros : « les français ne sont pas prêt ! »

    En fait, au dela des industriels, c’est son corps de metier d’origine qui etait archi contre : les pharmaciens. Normal ils sont tous entrain d’investir comme des cingles dans leur stockage automatique : code barre et hop un tourniquet ou un petit toboggan vous apporte automatiquement le médicament ...il y en a pour 5 a 7 ans d’endettement pour les officines et cette mesure fout un peu tout en l’air...sans compter que cela leur donnerait du boulot....des embauches en plus....des responsabilité en plus (un drame pour un Bac +8)....des marges en moins.......des maisons secondaires en moins.....

    Aprés en ce qui concerne l’industrie pharmaceutique : Sanofi c’est trés bien adapté au style Canadien et Anglais......

    Bref je pense que pour toutes ces personnes les francais sont plus pret à etre pris pour des idiots ! ! !

  • Sabinou
    Sabinou
    Webmaster indépendant et (...)
    • Posté à 00h38 le 18/12/2011
    • 173589
      Webmaster indépendant et (...)

    Quand on parle des conditionnements, je peux citer un exemple « hilarant », entre guillemets ?

    Il y a deux semaines, dans ma pharmacie, un client faisait un pataquès terrible au sujet de la crème pour son problème de peau (je n’ai jamais su lequel ni laquelle). Il devait en mettre depuis trois mois, elle était disponible deux modèles, avec emballage carton, et sans emballage carton, au même prix.
    Et il pestait parce que, dans le conditionnement carton, il y avait un tiers de volume en moins.

    M*rde, même dans les pharmacies les industriels se foutent de notre gueule : (

  • boriquito
    boriquito
    où va-t-on ?
    • Posté à 01h43 le 18/12/2011
    • Internaute 115731
      où va-t-on ?

    Ça parait être du bon sens mais si je comprends bien les pharmaciens et l’industrie médicamenteuse bloquent.

    Surtout ne touchons pas aux privilèges d’une minorité, continuons à gaspiller et quand les caisses seront encore plus vide, créons une nouvelle taxe temporaire mais qui ne disparaitra jamais afin de résoudre le problème. En plus ça fera marcher l’industrie du papier puisque cette taxe portera sur les revenus salariaux et que mon bulletin de smicard fera 2 pages.

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 03h13 le 18/12/2011
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    Les boites de médicaments sont depuis longtemps prévus pour une semaine de traitement.
    Des maladies qui se soignent en moins d’une semaine valent rarement une visite au médecin.
    Si vous avez déjà le médicament dans votre boite à pharmacie, dites à votre pharmacien que vous n’en avez pas besoin.
    Si vous êtes des consommateurs stupides, rien ne pourra vous soigner.

  • Pépé61
    Pépé61
    Enterré vivant
    • Posté à 08h32 le 18/12/2011
    • Internaute 31199
      Enterré vivant

    Les vétérinaires qui assument les fonctions de médecin et pharmacien en même temps distribuent déjà les médocs pour la durée du traitement dans des sachets qui leurs sont fournis par les labos. Et ils n’ont pas l’air de s’en plaindre. Il est vrai que les toutous, les minets, les vaches, poules, chevaux etc ..n’arrivent pas en consultation avec leur diagnostic et leur ordonnance ! Et ne râlent pas s’il n’y a pas une dizaine de spécialités prescrites.

  • framboise92
    framboise92
    essayons pour voir.
    • Posté à 09h34 le 18/12/2011
    • Internaute 24519
      essayons pour voir.

    et la pilule ?

    • Neferourê paillette
      • Posté à 09h43 le 18/12/2011
      • Internaute 109763
        prof

      Justement : quand on a une prescription pour un an, qu’est-ce qu’on nous fait ch....à aller chercher notre boîte tous les trois mois ? C’est pour éviter les tentatives de suicide en s’envoyant les douze plaquettes d’un coup ?

      • framboise92
        framboise92 répond à Neferourê paillette
        essayons pour voir.
        • Posté à 19h11 le 18/12/2011
        • Internaute 24519
          essayons pour voir.

        je ne sais plus ce que c’est, je suis ménopausée, mais vous avez raison, la pilule en douze plaquettes, c’est comme une cigarette de H. pour eux !
        Ils sont si prévoyants, qu’ils en sont touchants !

  • Darknono
    Darknono
    « par exemple : (médecin) » (...)
    • Posté à 10h17 le 18/12/2011
    • Internaute 127126
      « par exemple : (médecin) » (...)

    pas encore lu l’article.

    Mais vous voulez couler notre économie, un de nos fleuron ?

    Un peu de réalisme, diantre,
    adiu

  • blasco
    blasco
    et alors
    • Posté à 10h22 le 18/12/2011
    • 177703
      et alors

    ayant un diabète type 2 prit a 100 pour cents je vois mon médecin tous les trimestres qui me renouvelle mes médicament ayant su q il existait des conditionnement au trimestre je lui est demande une prescription avec conditionnement trimestrielle il a était d accord ma explique que quand il le faisait il recevez des coup de téléphone des pharmaciens car il perde 30 pour cents de benef sur les conditionnement au trimestre e il font pression sur les médecins en arguant de leur difficulté et de leur investissements la premier fois que je me suis présente a la pharmacie celui ci sans rien dire a voulue me donne un boit age mensuelle je lui est fait remarque que la prescription était pour des boite trimestrielle il ma fait la gueule et depuis ça continu et je m en fout aussi savoir qu il non jamais c est forme de boite en stock il faut toujours revenir le lendemain

    • A déménagé le 05-01-2012
      A déménagé le 05-01-2012 répond à blasco
      non connue
      • Posté à 12h05 le 18/12/2011
      • Internaute 53129
        non connue

      La distribution de médicament devrait être un service de l’état à but non lucratif tout simplement....

  • moudjing
    moudjing
    cehl
    • Posté à 11h30 le 18/12/2011
    • 177710
      cehl

    C’est une évidence de vendre les médocs à l’unité !
    Je ne vois que des avantages (économie SECU, moins de boîtes qui ne servent pas...)
    Finalement, ce qui honteux c’est que le conditionnement du médicament soit étudié comme un produit de consommation courante ! Vive le lobby de l’industrie pharmaceutique.
    D’ailleurs, ce serait bien que les politiques (2012) se positionnent sur le sujet !

  • moudjing
    moudjing
    cehl
    • Posté à 11h31 le 18/12/2011
    • 177710
      cehl

    C’est une évidence de vendre les médocs à l’unité !
    Je ne vois que des avantages (économie SECU, moins de boîtes qui ne servent pas...)
    Finalement, ce qui honteux c’est que le conditionnement du médicament soit étudié comme un produit de consommation courante ! Vive le lobby de l’industrie pharmaceutique.
    D’ailleurs, ce serait bien que les politiques (2012) se positionnent sur le sujet !

  • a déménagé le 16-08-2012
    • Posté à 14h02 le 18/12/2011
    • Internaute 156966
      Amen !

    L’idéal serait même de les faire fabriquer en fonction de la morphologie et du mode de vie du patient.
    Un cachet à prendre trois fois par jour pour un adulte, qu’il pèse 120kg ou 50kg, que ce soit un homme ou une femme, qu’il ait 20 ans ou 80, n’a pas la même efficacité. Et cela a aussi des conséquences sur les effets indésirables.
    Inspirons nous de la médecine chinoise pour prendre le patient dans sa globalité et lui offrir un traitement individualisé.

  • piquette
    piquette
    soignante
    • Posté à 12h47 le 18/12/2011
    • 177715
      soignante

    mon activité d’infirmière libérale fait que je prépare énormément de semainiers pour de plus en plus personnes incapables de se gérer ;
    la délivrance aveugle de prescriptions mensuelles renouvelables 3 fois conduit à des situations ubuesques ,mais toujours favorables au tiroir caisse du pharmacien
    ex : boite de 28 cp pour un traitmt au long cours, il manque donc entre 2 et 3 cp/mois
    en revanche une boite de 30 cp pour une prescription très répandue d’anticoagulants consommés par 1/2cp/jr , voire 1/4 de cp/jr !
    celà provoque des stocks faramineux et d’une dangerosité extrême,l’erreur se soldant par une hospit pour accident iatrogène,ce qui augmente encore la facture liée au gaspi
    dans un autre registre,celui des produits à pansts,il est hélas très fréquents de voir arriver des patients qui ont 2 points sur le visage par ex,et dont le sachet de pharmacie contient :
    -5 mètres de sparadrap par 10 cm de large......
    -300 ml de désinfectant
    -250 ml de eau stérile
    -1 boite de 100 compresses (la plus grosse) de 10cm/10cm
    tout çà pour 3 pansts de 1 cm² ! ! ! ! ! ! ! affligeant
    Je m’insurge en outre très vivement contre le système qui permet à un pharmacien de se faire payer des produits qu’il pas encore délivré : je m’explique :
    -vous sortez des urgences porteur d’un platre ou après une opération banale avec une ordonnance pour 30 injections sous-cutanées (prévention de phlebite classique)
    -vous passez à la pharmacie qui vous délivre une boite de 2 seringues (préremplies) et qui vous demande de revenir chercher le reste le lendemain ,soit 28 injections)
    Savez-vous que la facturation à la CPAM par télétransmission est faite le soir-même de votre 1er passage ?
    C’est-à-dire que ,comme je le vois régulièrement,si le médicament doit être arrêté et/ou substitué par un autre (allergie,intolerance ,etc...)la pharmacie sera payée de toute façon et votre médicament initial ira entièrement à la poubelle ! ! ! ! ! !
    Comment les pouvoirs publics laissent-ils faire ? ? ? ?
    Quand ,dans le même temps ,je fais les injections au patient,je ne peux,et c’est normal me faire payer les soins qu’à chaque injection réellement effectuée (et c’est normal)
    En résumé ,les pharmacies n’ont aucun stock,ce qui pose de réels problèmes en week-end,facturent des médicaments avant même de les avoir reçus, et trouvent le moyen de pleurnicher quand on parle de vente à l’unité,
    tu m’étonnes ! ! ! !
    c’est vrai que Roselyne est pharmacienne et va leur accorder des honoraires pour l’éducation thérapeutique du patient,faut bien,les pauvres ! ! !

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