L'armée cachait depuis 18 mois un accident de transport nucléaire
L’accident était vraiment trop gênant, alors l’armée a préféré le dissimuler. Le quotidien La Marseillaise révèle vendredi qu’en juin 2010, un camion de transport nucléaire a eu un accident sur la base aérienne d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Son conducteur, qui roulait en excès de vitesse, a voulu éviter un autre militaire qui faisait son footing. Trois personnes ont été blessées.
Selon les autorités, le camion ne contenait pas d’ogive nucléaire. Mais ce véhicule spécialisé, d’une valeur de 50 millions d’euros, est hors d’usage. La grande muette n’a pas dissimulé les choses à moitié : alors que le chauffeur, un caporal-chef de 28 ans qui sera jugé en janvier, n’était pas habilité à piloter l’engin, ses supérieurs l’ont autorisé après l’accident, avec effet rétroactif...
De même, l’armée n’aurait donné une existence officielle à « l’escadron de transport de matériels spécialisés », impliqué dans cet accident du 9 juin 2010, que le 7 avril 2011, en l’ajoutant à la liste des unités militaires dont les missions exigent, pour des raisons de sécurité, le respect de l’anonymat des personnels.
Le Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la défense, Bernard Dupraz, cité par la Marseillaise, a reconnu que l’affaire décelait « des choses inacceptables ».
Lire sur AFP via LeParisien.fr- 10580 visites
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... [la grande muette]




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