Tribune 08/12/2011 à 19h07

Autisme : trois psys répondent aux accusations du film « Le Mur »

Geneviève Haag | psychanalyste

A l’occasion du procès de la réalisatrice du documentaire « Le Mur » , dont l’audience se tient ce jeudi 8 décembre, et qui a suscité un important débat sur Rue89, nous donnons la parole à des psychanalystes membres de la Coordination internationale de psychothérapeutes psychanalystes s’occupant de personnes avec autisme (CIPPA). L’un des signataires, Bernard Golse, est interviewé dans le film, mais ne le poursuit pas devant la justice. Le film accuse la psychanalyse d’apporter de mauvaises réponses à l’autisme infantile. Geneviève Haag et ses deux co-signataires répondent.

La Coordination internationale de psychothérapeutes psychanalystes s’occupant de personnes avec autisme (CIPPA), reconnaît la diversité des pratiques et des hypothèses théoriques concernant l’autisme dans les courants psychanalytiques, et peut discuter avec certains membres du courant lacanien.

Les trois signataires de cet article

Geneviève Haag, pédopsychiatre et psychanalyste. Elle a tenu la plume.

Bernard Golse, chef de service de pédopsychiatrie à l’hôpital Necker - Enfants malades (Paris) et membre du conseil d’administration de la CIPPA, et

Dominique Amy, présidente de la CIPPA et auteure de deux livres sur l’autisme.

Elle dénonce la condamnation abusive des « psychanalystes » et de « la psychanalyse » dans un amalgame autour de certaines formulations émises dans le documentaire « Le Mur ».

Il serait nécessaire de rétablir l’authenticité des propos émis par les interviewés car ceux-ci ont été coupés et remontés, certains fragments ont même été recollés de façon complètement déformante.

Ainsi, Bernard Golse dénonce le rapprochement de ses propos sur la biologie de la grossesse, indépendante des questions sur l’autisme, de propos parlant de mouvements inconscients de rejets du futur bébé. Il réfute le lien de causalité entre les mouvements inconscients de la mère dans la période prénatale et l’autisme.

Le courant que nous représentons, regroupement de praticiens résolus à améliorer leurs pratiques, ne se reconnait en aucune façon dans une série d’accusations.

L’accusation de la culpabilisation des parents

Dominique Amy souligne la nécessité de contacts fréquents avec les parents au cours des prises en charge en institutions. Elle insiste aussi sur le partage des observations et des tentatives de compréhension tenant compte des difficultés spécifiques de chaque enfant. La psychothérapie psychanalytique, individuelle et groupale proprement dite, loin d’être un placage d’une théorisation préalable périmée, est le lieu d’une observation très détaillée et patiente du langage corporel préverbal que les enfants eux-mêmes nous ont aidés à décrypter.

Les enfants cherchent ainsi à communiquer des vécus corporels pénibles (tomber, se répandre, perte du sentiment de peau, perte de sensation de certaines parties du corps), que nous verbalisons. Ces apports se relient très bien à toutes les recherches en cours - qu’elles soient cognitives, neuroscientifiques ou génétiques - sur les particularités sensorielles, perceptives et de représentation.

L’accusation d’empêcher les enfants d’accéder à l’éducation et à l’instruction

Nos membres proposent la compréhension et les soins psychanalytiques dans un esprit de constante articulation avec les autres approches : stratégies éducatives et instructives variées, scolarité et approches rééducatives : orthophonie, psychomotricité, ergothérapie, coordonnées et ajustées à chaque enfant (comme décrit dans le livre Autisme : L’accès aux apprentissages d’Anne-Yvonne Lenfant et Catherine Leroy, 2011).

Certains d’entre nous se sont formés eux-mêmes au TEACCH et à l’ABA ainsi qu’aux stratégies de communication alternative au langage verbal PECS et MAKATON pour comprendre ces méthodes et pouvoir accompagner ceux qui les utilisent. Nous en avons pris le meilleur, mais critiqué certains professionnels qui préconisent et mettent en pratique une trop grande élimination de la relation affective et ludique.

L’accusation de l’isolement

La théorisation purement psychogénétique de l’autisme et l’ignorance ou le mépris des apports des recherches cognitivistes neurophysiologiques et génétiques ne nous concernent pas. Plusieurs d’entre nous ont participé au Réseau interdisciplinaire Autisme Sciences (RIAS, rattaché au CNRS), au Cercle de neuropsychologie et psychanalyse (CNEP).

Dans « Comment aider l’enfant autiste » (Dunod, 2004), Dominique Amy affirme que les recherches neurophysiologiques et génétiques mettent à juste titre les mères et les pères hors de cause concernant l’émergence de l’autisme chez leur enfant. Nous pensons cependant qu’ils ont à être très soutenus afin de les aider à mieux surmonter leur détresse, à comprendre les difficultés de leur enfant et à lui proposer un environnement adapté, avec des actions éducatives et thérapeutiques couplées à une scolarisation bien accompagnée (AVS et soutien du personnel enseignant).

L’accusation de refuser toute évaluation

Certes nous avons pris du retard en matière d’évaluations formalisées utilisant les outils recommandés. Dès sa fondation en 2004, la CIPPA a recommandé à ses membres les évaluations standardisées et beaucoup d’équipes se sont formées et/ou travaillent en coopération avec les Centres de diagnostic . Pour les psychothérapies proprement dites, nous participons au Pôle Autisme du réseau INSERM de recherche fondée sur les pratiques psychothérapiques.

L’accusation de ne pas solliciter des diagnostics

Il est faux de dire que nous ne proposons pas de prises en charge précoce, car bon nombre d’entre nous collaborons avec les PMI et les crèches afin de favoriser autant et dès que possible la prévention et les suivis nécessaires. Nous sommes en étroite liaison avec les recherches de l’association Préaut, de dépistage de l’autisme.

MERCI RIVERAINS ! Kafé kmao
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  • Chipek
    • Posté à 10h54 le 09/12/2011
    • Internaute 9870

    dans le film, celui que j’adore c’est le linguiste qui dit en substance « je ne fais rien, je m’assieds à coté du patient et s’il se passe quelque chose c’est merveilleux »...........
    transposons : M X, chirurgien, « M Y est arrivé avec une fracture du tibia, je me suis assis à coté de lui et j’ai attendu qu’il se passe quelque chose »
    M Z, kinésithérapeute : « M Y est arrivé avec une fracture consolidée mais non remise, il a perdu 5 cm de jambe, boite, je me suis assis à coté de lui et j’ai attendu qu’il se passe quelque chose »
    Youpiiiiiiiiiiii

  • A déménagé le 24-12-2012
    • Posté à 17h37 le 09/12/2011
    • Internaute 154051
      non connue

    On sent au travers de cette lettre tout le poids de la culpabilité de son auteur.
    Elle cherche à neutraliser le débat afin de ne pas trop exposer la psychanalyse... Cela pourrait devenir dangereux pour eux si on se penchait réellement dessus...

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 17h46 le 09/12/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    psychanalyse

    ça n’est qu’un mélange de voyelles et de consonnes ,qui donne un son

    • Olaff
      Olaff répond à jmc06-
      Scientifique
      • Posté à 20h07 le 09/12/2011
      • Internaute 172300
        Scientifique

      J’aime assez cette définition, je crois que je vais vous l’emprunter

  • Aloun
    Aloun
    Directeur d'école
    • Posté à 20h05 le 09/12/2011
    • Internaute 116399
      Directeur d'école

    Nous prenons donc acte, a vous de faire le ménage dans votre église maintenant !

  • Aloun
    Aloun
    Directeur d'école
    • Posté à 20h05 le 09/12/2011
    • Internaute 116399
      Directeur d'école

    Nous prenons donc acte, a vous de faire le ménage dans votre église maintenant !

  • polyétéo
    • Posté à 09h12 le 10/12/2011
    • Internaute 166946

    Nos désaccords, parfois irréductibles, tels qu’ils apparaissent dans nos commentaires, montrent que certains n’ont carrément pas le même logiciel anthropologique.
    Depuis une bonne trentaine d’années que j’essaie de me dépétrer dans les différentes hypothèses afin de comprendre et d’agir dans ma vie professionnelle et ma vie privée, en essayant qu’elles soient en cohérence l’une avec l’autre, je me suis laissé convaincre par les hypothèses de René Girard.
    Les origines de la culture humaine sont violentes, elles sont nées dans le sacrifice. Notre désir est de nature mimétique ; nous n’avons pas de « moi » fixe, il est labile, il n’est pas producteur de désir, mais c’est la suite de nos différents désirs qui produit nos différents « moi“s successifs.
    C’est un rejet sans appel de la théorie psychanalytique.
    L’ouvrage ‘Des choses cachées depuis la fondation du monde’ est un tournant ; il permet la rencontre entre Girard l’anthropologue et Jean-Michel Oughourlian le neuro-psychiâtre,qui, lui, avec JC Lefort conceptualise une psychologie inter-dividuelle, considérant la mimésis comme un principe universel.
    Girard continue son oeuvre et Oughourlian expose la psychologie inter-dividuelle dans ‘Un mime nommé désir, hystérie, transe, possession’. La critique de la psychanalyse y est intraitable, mais le simplisme biologique et animalier du comportementalisme n’y a pas droit de cité non plus.
    Dans son ouvrage le plus récent, La genèse du désir, Oughourlian tient la découverte de l’existence des neurones-miroirs comme fondamentale, et pas seulement à l’appui de sa thèse d’un désir humain mimétique, mais aussi pour comprendre certains troubles de la communication dans le cas de dysfonctionnement de ces neurones ou de leur nombre insuffisant. On pense immédiatement à l’autisme et aux perspectives de soins.
    En clair, la vanité du conflit Psychanalyse-comportementalisme apparaitrait au grand jour et le fonds de commerce de leurs hérauts les plus intolérants serait très vite et heureusement en faillite. Et les raisonnables des deux camps pourront continuer à collaborer comme ils le font déjà discrètement sans se balancer des anathèmes et des missiles théorico-idéologiques..

  • Jeanlouis75
    Jeanlouis75
    medias
    • Posté à 10h18 le 10/12/2011
    • Internaute 134687
      medias

    A propos du drone américain tombé en Iran j’ai suivi un lien vers un site de veille militaire, les engins de mort y sont moins blindés et dissuasifs que cet article.
    Et cela rend du coup cet article suspect.
    A trop expliquer qu’on est les bons, les meilleurs, que nous on sait, circulez y a rien à voir, que tout est pour le mieux dans la meilleure des psychanalyses, sans la moindre nuance, il en devient aussi convaincant qu’un communiqué du parti communiste chinois.

  • Jo le K
    Jo le K
    Critique
    • Posté à 10h52 le 10/12/2011
    • Internaute 123052
      Critique

    J’aimerais bien comprendre d’où vient toute cette haine (ou au mieux cette méfiance) contre la psychanalyse. Il s’agit pourtant d’une pratique intrinsèquement respectueuse de l’individu, de ses souffrances et de ses désirs, fondée sur la parole même du sujet pour l’aider à vivre malgré ou avec son inconscient (qui est, je le rappelle, son unique objet). Car la psychanalyse ne cherche pas tant à guérir qu’à aider à vivre, à vivre ses désirs sans trop en souffrir. Il ne s’agit pas de considérer les individus comme malades ou anormaux mais comme des êtres à part entière avec leurs souffrances, leurs désirs, leurs contradictions et dont la parole, la subjectivité mérite - quelque soit la personne - d’être écoutée, entendue, respectée. Elle est, en ce sens, profondément émancipatrice. Sans doute, en effet, le temps long de la parole et la liberté du désir ne siéent-ils pas à une époque en quête de résultats immédiats et de conformité à une norme. C’est bien triste.

    • polyétéo
      polyétéo répond à Jo le K
      • Posté à 22h21 le 10/12/2011
      • Internaute 166946

      Vous faites là une description idéale de la Psychanalyse à laquelle nous avons probablement cru et à laquelle nous aimerions encore croire.
      Cette opposition, qui peut tourner au désespoir ou à la haine chez les parents d’enfants autistes, vient des verrous qu’elle pose encore sur la psychiatrie et la psychologie en France. Par ailleurs, les « résultats » obtenus dans le traitement de l’autisme par la méthode ABA ou Teach ne doivent pas conduire à poser un autre verrou comportementaliste.
      Au plan théorique, personne n’est obligé d’admettre la fable de l’existence de l’inconscient qui succède à celle de l’existence du Diable du Moyen-Age.
      Les parents d’enfants autistes voient une ouverture dans le traitement du trouble de leur enfant, la méthode comportementaliste faisant sauter le verrou de la psychanalyse, ce qui ne justifie en rien l’ensemble de la théorie comportementaliste et les délires du DSM.
      Par ailleurs ,des cures analytiques aident des patients, les soignent, voire les guérissent et les psychanalystes y voient la confirmation de leur théorie du transfert et du contre-transfert réussis, de l’existence de l’inconscient, du complexe d’Oedipe et de tout l’échafaudage bancal de tous les instincts que Freud a appelés à la rescousse quand il se trouvait face aux apories devant lesquelles sa théorie le plaçait. Mais il est surtout probable que des thérapeutes formés à la psychanalyse soient efficaces pour des raisons extérieures à cette théorie qui les a formés et qu’ils possèdent quelque chose comme l’influence qui guérit, des capacités à écouter et à s’adresser à autrui et une bonne part de libre arbitre et d’intuition.
      Question norme, la psychanalyse, au départ des intuitions géniales de Freud, a été novatrice et libératrice, mais aujourd’hui elle est devenue normative, conformiste et dogmatique.
      En effet, le temps long de la parole, de la construction, de la découverte et de l’apprentissage est malheureusement tué par notre époque telle que vous la décrivez, l’institution scolaire en souffre par exemple, le comportementalisme triomphant accélère cette dérive, mais la psychanalyse à bout de souffle et sclérosée n’est pas, ou n’est plus, un rempart crédible contre ces dangers.
      C’est bien triste.

      • A déménagé en novembre 2012
        • Posté à 14h51 le 11/12/2011
        • Internaute 60079

        Je vais vous répondre en tant que parent d’enfant autiste.
        Les méthodes comportementalistes ont un énorme avantage : elles ne prétendent pas guérir mais faire mieux vivre l’enfant, l’ado, l’adulte ou alors le terme « thérapie » a un sens particulier chez les psychanalystes.
        Cette prétention a vouloir guérir a entrainé des drames chez les parents et enfants. Drames dont les psychanalystes rejettent toute responsabilité, encore maintenant.
        Ils crachent volontiers sur les méthodes comportementalistes (dressage de chimpanzés, si, si, ça a été dit au procès) en oubliant que les instigateurs de ces méthodes viennent tous de la psychiatrie.
        Ils crachent volontiers sur les associations de parents d’autistes (voir la lettre ouverte de Pierre Delion qui en plus est une ode au packing) en oubliant que ces mêmes associations sont souvent dirigées par des gens issus de leur corporation qui se retrouvent désarmés en tant que parents (Catherine Milcent, pédopsychiatre ou Chantal Tréhen, neuropsychologue).

        Relisez les textes des trois intervenants, de Pierre Delion, de PREAUT : ils considèrent TOUS que l’autisme est une maladie soignable et non un handicap. Étonnez-vous que les parents soient vent-debout contre cette attitude.

  • A déménagé en novembre 2012
    • Posté à 16h42 le 10/12/2011
    • Internaute 60079

    ’Nous ne demandons pas d’Euro symbolique, mais comme Léon Blum dans son discours à propos du suicide de Roger Salengro, nous réclamons une forte somme afin que ce procès soit dissuasif : 270 000 euros.
    Si Sophie Robert retire les propos des trois plaignants de son film, ça ira, sinon on demande l’interdiction complète.’

    Procès du 08/12/2011 contre « Le Mur »

    « Le courant que nous représentons, regroupement de praticiens résolus à améliorer leurs pratiques, ne se reconnaît en aucune façon dans une série d’accusations. »
    Bien, mais nous pouvons espérer que le courant que vous représentez ne se reconnaît en aucune façon dans les trois plaignants qui, en demandant 75000 € chacun tout en se comparant à Roger Salengro, laissent planer un sérieux doute sur leurs motivations éthiques.

    « Depuis plusieurs années, quelques rares parents d’enfants autistes règnent dans le monde des associations de parents d’enfants autistes par la terreur, les dénonciations, les calomnies ad hominem et la manipulation médiatique. »
    ( Pierre Delion)
    Je vous laisse méditer sur « le terrorisme » de « quelques rares psychanalystes » demandant purement et simplement l’interdiction d’un film qui leur déplaît.

    Vous réfutez l’accusation de culpabilisation des parents. En tant que lacaniens, c’est vrai mais vous faites du jésuitisme car vous savez parfaitement que cette thèse est toujours en vigueur chez les freudiens purs et durs. Nous avons été confrontés à cette culpabilisation et des parents le sont toujours. Affirmer le contraire, c’est nous traiter de menteurs.
    Ce qui montre deux choses :
    1) le mépris avec lequel vous considérez les parents.
    2) vous détenez la vérité ce qui vous empêche de vous remettre en cause, vous et vos pratiques.

    Vous dites que certains d’entre vous se sont formés eux-mêmes au TEACCH et à l’ABA.
    Les liens que vous proposez – wikipédia et une association ! – montrent que ce ne sont certainement pas vous, car on aurait pu attendre mieux de personnes qui se disent professionnelles ; des renvois vers les travaux de Schopler, Reichler, Mesibov, Baer, Wolf, Risley et le corpus théorique de ces méthodes.
    TEACCH articles universitaires
    ABA articles universitaires
    À moins que les « certains d’entre vous » soient des psychiatres confrontés à l’autisme en tant que professionnels ET AUSSI PARENTS qui s’aperçoivent que les réponses psychanalytiques ne résolvent rien. Les parents terroristes précédemment cités.

    Vous dites que le mépris des apports des recherches cognitivistes neurophysiologiques et génétiques ne vous concernent pas mais vous êtes en étroite liaison avec les recherches de l’association PREAUT, de dépistage de l’autisme.
    Vous nagez en pleine contradiction pour ne pas dire autre chose.
    Le bébé et l’autisme, dépistage et prise en charge
    Je cite :
    « Cette recherche (PREAUT) est en grande partie fondée sur un postulat théorique :
    Il y aurait, chez le bébé à risque d’évolution autistique, un ratage du troisième temps du circuit pulsionnel, c’est-à-dire une non-apparition de la capacité à initialiser les échanges sur un mode ludique et jubilatoire.
    (...)
    Marie-Christine Laznik insiste par ailleurs sur la différence structurale entre le bébé déprimé et le bébé qui va devenir autiste, ce qui n’est pas sans conséquences pour la façon de les aborder dans la thérapeutique.
    (...)
    Pour les bébés à devenir autistique, la question est plus celle de la régulation de la jouissance, que celle de la reconnaissance de la place du sujet.
    Je passe sur le langage “mamanais”.

    En gros, j’aimerais savoir en quoi Marie-Chistine Laznik et PREAUT n’affichent pas un total mépris ou méconnaissance des dernières recherches concernant l’autisme.
    PREAUT : Prévention (sic) et recherche sur l’autisme.
    Rien que le terme “prévention” montre que vous considérez toujours l’autisme comme une MALADIE.

    “ Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué... Il s’agit de savoir si oui ou non Freud est un évènement historique. [...] Je crois qu’il a raté son coup. C’est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s’en foutra de la psychanalyse. ”
    Jacques Lacan, 26 janvier 1977 (Intervention de Jacques Lacan à Bruxelles, publiée dans Quarto (Supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne), 1981, n°2)

  • misanthrope
    misanthrope
    bucheron
    • Posté à 18h19 le 10/12/2011
    • Internaute 96659
      bucheron

    Comme un mekeskidi de base, après votre article je me suis fait une opinion.
    Et pour avoir eu le bonheur d’écouter Michel Onfray cet été sur France Culture, j’ai du mal à faire confiance à ceux qui se réclament de ce Monsieur Freud

    • A déménagé en novembre 2012
      • Posté à 19h42 le 10/12/2011
      • Internaute 60079

      Je suis de votre avis.
      Avez-vous lu ce que j’ai noté plus haut ?
      Le bébé et l’autisme, dépistage et prise en charge
      Je vous laisse apprécier le jargonage pseudo-scientifique.
      Ma première réaction fut d’être atterré.
      La deuxième fut une franche rigolade, surtout lorsqu’il s’agit du « mamanais ».
      La troisième fut d’être terrorisé car ces gens se prennent très au sérieux et je pense aux ravages qu’ils vont encore faire comme le packing.

  • LienRag
    • Posté à 19h04 le 10/12/2011
    • Internaute 34767

    Attendez, avec des phrases qui dépassent le sujet-verbe-complément, vous montrez bien que ce sont des bouffons les auteurs, et c’est pas des losers pareils qui vont nous apprendre comment on va pouvoir amener nos enfants au supermarché !

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