Oubliez les « 6 degrés de séparation », il y en a 4,74 !
Connaissez-vous la théorie des six degrés de séparation, celle qui veut que, de connaissance commune en connaissance commune, il n’y ait que cinq personnes entre vous et, au hasard, Barack Obama ?
Cette théorie, d’abord évoquée dans un roman de l’écrivain hongrois Frigyes Karinthy, a été prouvée dans les années 60 par le psychologue Stanley Milgram.
Il a demandé à 296 personnes de faire parvenir un pli à destination d’un habitant de la banlieue de Boston, sans le lui envoyer directement mais en choisissant des destinataires susceptibles de connaître le destinataire final. Le nombre d’individus nécessaires pour faire parvenir le pli avait été de 5,2 personnes (six degrés de séparation).
Sur Facebook, 700 millions de cobayes
Armées d’un échantillon d’étude plus large – les 700 millions de membres de Facebook – les équipes du réseau social se sont attelées à une nouvelle vérification de cette théorie, aidées par des algorithmes développés par une université milanaise. Les résultats ont été publiés lundi.
Surprise : les chercheurs ont découvert qu’il y a seulement 4,74 degrés – soit moins de 4 personnes – entre deux individus pris au hasard sur le réseau social, d’« amis » communs en « amis » communs.
Ce nombre passe à 3 si l’analyse est circonscrite à un seul pays. Par ailleurs, avec l’accroissement du nombre de membres de Facebook, ce nombre a diminué : il était de 5,28 en 2008.
Le New York Times rappelle qu’une étude similaire avait été conduite par Microsoft sur 296 millions d’individus. Cette étude avait utilisé une définition plus restrictive de l’amitié : étaient considérés comme « liés » deux individus qui avaient échangé des messages de tchat. Les chercheurs avaient montré qu’en moyenne 6,6 degrés séparaient deux individus pris au hasard.
La force des « liens faibles » sur Internet
Un chercheur de l’université Cornell (Etats-Unis) avance, toujours dans le New-York Times, une explication à ce nombre beaucoup plus faible mis en évidence par les équipes de Facebook.
Selon lui, ce sont les « liens faibles “ – ces relations sociales plus lointaines particulièrement vivaces sur Internet – qui expliquent ce surprenant résultat :
‘Nous sommes proches, en un sens, des gens qui ne sont pas nécessairement comme nous [... ]. Ce sont les liens faibles’ qui rendent le monde petit.”
Matthew O. Jackson, chercheur à Stanford qui étudie les réseaux sociaux, s’est montré plus circonspect :
“C’est davantage une preuve qu’ils [Facebook, ndlr] ont extrêmement bien réussi à connecter un très grand nombre d’individus.”
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Sur Rue8915 000 euros le million de fans Facebook, vous achetez ? - Sur Rue892005-2010 : comment Facebook a bradé notre vie privée
- Sur facebook.comLes résultats de l'étude (en anglais)
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Petit agité
Petit agité
Petit calcul rapide à la louche :
Disons que je connais 500 personnes, si chacune de ces personnes en connait 400 que je ne connais pas, on arrive à 500x400 = 200 000 personnes au 2ème degré de séparation. Si chacune de ces 200 000 en connait en moyenne 350 que ne font ni parti du 1er ni du 2ème degré de séparation, ça fait 200 000x300= 70 millions.
Grosso modo l’intégralité de la population française se trouve donc virtuellement dans mes 3 premiers degrés de séparation. C’est très approximatif mais ça montre que de tels résultats ne sont pas si étonnants, surtout dans un monde où nous sommes si mobiles.
Et si il y en a un qui trouve que ma démonstration est totalement merdique, faites gaffe parce que je le dirai à mon boulanger qui le dira à sa femme qui le dira à la votre.




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