Alternance 20/11/2011 à 21h05

Crise européenne : l'Espagne chasse à son tour les sortants

Pierre Haski | Cofondateur Rue89


Mariano Rajoy lors d’un meeting à Séville, le 17 novembre 2011 (Marcelo Del Pozo/Reuters)

Et de six ! Avec la défaite retentissante des socialistes espagnols de José-Luis Zapatero, au profit de l’opposition de droite, c’est le sixième « sortant » en Europe qui est battu dans les urnes ou chassé par la crise financière et ses conséquences cette année. Et ce n’est pas fini.

Chronique d’une année en forme de jeu de massacre politique pour dirigeants dépassés par la crise. Avec des cas de figure différents d’un pays à l’autre, entre des alternances démocratiques en Irlande, Portugal, Danemark et Espagne, et des premiers ministres poussés à la démission par l’action des marchés en Italie et en Grèce, et remplacés par des gouvernements sobrement décrits comme « techniques ».

A l’exception du Danemark qui n’appartient pas à la zone euro et ne subit pas la crise de la dette de manière aussi forte, les cinq pays cités ont pris de plein fouet la crise de 2008-2009, et sa « réplique » de 2011. Que leurs gouvernements soient de droite ou de gauche, ils ont été sanctionnés pour :

  • n’avoir pas vu venir la crise, voire même de l’avoir précipitée par leurs choix politiques (par exemple la bulle immobilière en Espagne, le clientélisme en Grèce, l’esbrouffe berlusconienne en Italie, etc.) ;
  • ne pas avoir su la gérer politiquement et économiquement ;
  • ne pas avoir su offrir à leurs peuples d’autre perspective que l’austérité (et là, les alternances politiques réalisées n’y changent rien, hélas).

Revue de détail d’une série noire pour les gouvernements en place, qui reflète la crise démocratique sous-jacente en Europe, à peine cachée par l’ampleur de la crise financière et sociale.

1

Irlande

Elections législatives du 25 février 2011


Brian Cowen, l’ancien premier ministre irlandais, à Bruxelles le 4 février 2011 (STRINGER Belgium/Reuters)

En Irlande, l’un des pays les plus atteints par la crise de la dette, sauvé de la banqueroute par le soutien de l’Europe et du FMI, les élections anticipées de février étaient assurées de se transformer en déroute pour le parti Fianna Fail au pouvoir.

« L’Irlande a connu un véritable séisme politique lors des élections législatives anticipées du 25 février », a commenté Corinne Deloy de l’Observatoire des élections en Europe, à l’annonce du résultat.

Le Fianna Fail sortant a recueilli le score le plus faible de son histoire, perdant les deux tiers de ses sièges. Les vainqueurs, contraints à la coalition, sont le Fine Gael suivi du Parti travailliste (Lab), qui ont du s’entendre pour appliquer le plan de sauvetage international de l’économie irlandaise.

Comme l’écrivait à la veille du scrutin notre partenaire MyEurop.info à propos de la défaite annoncée du Fianna Fail :

« Cette vengeance démocratique ne changera probablement rien, mais, au moins, ça soulage... »

2

Portugal

Elections législatives anticipées du 5 juin 2011


José Socrates, l’ancien premier ministre portugais, à Lisbonne le 5 juin 2011 (Hugo Correia/Reuters)

Au Portugal, également durement atteint par la crise, le Parti socialiste du Premier ministre sortant José Socrates a été durement sanctionné dans les urnes, perdant un quart de ses sièges au Parlement.

C’est le Parti social-démocrate (PSD), plus à droite que son nom l’indique, qui a largement remporté les élections avec près de 40% des voix. Son dirigeant Pedro Passos Coelho, est devenu Premier ministre.

Mais le vrai phénomène du scrutin a été l’abstention qui a atteint un niveau historique, près de 42%, marquant la désillusion des électeurs face à une alternance aux effets limités : le nouveau gouvernement a en effet une marge de manœuvre très étroite en raison des engagements internationaux pris par le Portugal sur le plan financier.

Comme le souligne l’Observatoire des élections en Europe, les deux principaux partis s’étaient engagés à appliquer le plan élaboré avec les instances internationales.

Lourdement endetté, le Portugal est devenu le troisième pays européen, après la Grèce et l’Irlande, à devoir faire appel au FMI et au mécanisme européen de financement pour l’aider à sortir de la tourmente financière, rappelle l’Observatoire. La récession devrait atteindre 4% du PIB dans les deux prochaines années, le taux de chômage s’élève à 12,6%.

Pour les Portugais, en particulier les jeunes qui ont le sentiment d’être une « génération sacrifiée “, le changement de gouvernement ne signifie pas le salut.

3

Danemark

Elections législatives du 15 septembre 2011


Lars Lokke Rasmussen, l’ancien premier ministre danois, à Bruxelles le 24 juin 2011 (Sébastien Pirlet/Reuters)

Les forces d’opposition de gauche emmenées par le Parti social-démocrate (SD) ont remporté les élections législatives qui se sont déroulées au Danemark le 15 septembre. Le ‘Bloc rouge’ compte quatre partis :

  • Parti social-démocrate,
  • Parti social-libéral,
  • Parti socialiste populaire,
  • Liste de l’unité.

Ensemble, ils ont recueilli 50,2% des suffrages et 89 sièges au Folketing, chambre unique du Parlement, soit +8 par rapport au précédent scrutin législatif de 2007.

Le ‘Bloc bleu’, formé par les partis de droite – Parti libéral, Parti du peuple danois, Alliance libérale et Parti conservateur –, perd la majorité de justesse, avec 49,7% des voix et 86 sièges (-3).

C’est une femme, Helle Thorning-Schmidt, dirigeante du parti social-démocrate, qui a pris la tête de la coalition de gauche et est devenue Premier ministre, promettant de ‘ne laisser personne au bord de la route’ dans la gestion de la crise.

Selon l’Observatoire des élections en Europe, le plan de l’opposition de gauche prévoit d’injecter dans l’économie 18 milliards de couronnes (2,4 milliards d’euros) financés par des emprunts et par une augmentation du temps de travail quotidien de 12 minutes (soit une heure hebdomadaire) dans l’économie.

‘Nous ne sautons pas dans le train de l’austérité’ a affirmé Helle Thorning-Schmidt. La gauche a promis le retour à l’équilibre budgétaire d’ici à 2020.

4

Grèce

Démission du premier ministre Georges Papandréou, le 9 novembre 2011


Georges Papandréou, l’ancien premier ministre grec, à Athènes le 10 novembre 2011 (Yannis Behrakis/Reuters)

Le 9 novembre, après une incroyable série de rebondissements et de revirements, le premier ministre grec Georges Papandréou a jeté l’éponge.

Après avoir conclu un accord extrêmement contraignant avec l’Union européenne pour sauver son pays de la banqueroute, Papandréou a voulu organiser un référendum pour consulter ses concitoyens.

Il s’en est suivi une panique sur les marchés financiers, une convocation peu amène de Papandréou par ‘Merkozy’ (Angela Merkel et Nicolas Sarkozy) en marge du G20 de Cannes, et un compromis sur la formulation de la question soumise aux électeurs grecs, vite balayé par l’accélération de l’histoire.

En quelques jours, le sort de Papandréou, héritier d’une dynastie qui a plusieurs fois gouverné la Grèce et a sa part de responsabilité dans la faillite du système, a été réglé. Après avoir obtenu la confiance du Parlement, il a... démissionné.

Il a été remplacé par Loukas Papademos, un ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) – et un ancien de la banque d’affaires Goldman Sachs –, placé à la tête d’un gouvernement d’union (très large union, même, puisqu’elle inclut l’extrême droite...) pour regagner la confiance des bailleurs de fonds.

Faute d’accord, la Grèce risquait la faillite début décembre. Elle y échappe, jusqu’à quand, et dans quel état ?

5

Italie

Démission du président du Conseil Silvio Berlusconi le 13 novembre 2011


Silvio Berlusconi, l’ancien président du conseil italien, à Rome le 10 novembre 2011 (STRINGER Italy/Reuters)

Le scénario italien n’est pas très différent du scénario grec.

Silvio Berlusconi a longtemps gouverné comme un magicien, se jouant de ses alliés comme de ses rivaux ou du reste du monde.

‘Il Cavaliere’ a chuté sur la crise de la dette qui touche l’Italie, trop grosse pour subir le même sort que la Grèce ou l’Irlande, risquant d’entraîner avec elle les autres économies de la zone euro.

Le sort de Berlusconi s’est peut-être joué dans cette grimace de Sarkozy et Merkel, à Bruxelles, en réponse à une question de journaliste sur la confiance qu’ils faisaient au chef du gouvernement italien. Cette grimace a choqué l’Italie, elle n’a pas rassuré les marchés.

Dix jours plus tard, Silvio Berlusconi a présenté sa démission au président de la République, sans vote parlementaire, sans élection, juste sous la pression des marchés et d’une Europe qui souhaitait voir un gestionnaire crédible installé à Rome.

Les cris de joie qui ont accompagné le départ de Berlusconi marquent le soulagement d’une partie de l’Italie de voir partir l’homme des soirées ‘bunga bunga’, mais certainement pas un signe d’optimisme pour la suite.

Silvio Berlusconi a été remplacé par Mario Monti, dit ‘Super Mario’, ex-Commissaire européen et ancien, lui aussi, de la banque Goldman Sachs (pour la théorie du complot, voir ici), à la tête, là encore, d’un gouvernement de technocrate, chargé d’appliquer les engagements internationaux de l’Italie pour réduire sa dette abyssale.

6

Espagne

Elections législatives le 20 novembre 2011


Jose Luis Rodriguez Zapatero, l’ancien premier ministre espagnol, à Madrid le 25 octobre 2011 (Andrea Comas/Reuters)

Dernier rendez-vous – à ce jour –, les élections législatives anticipées espagnoles de ce dimanche, chronique d’un massacre annoncé pour le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et son premier ministre, Jose-Luis Zapatero.

Zapatero paye son ralliement à une gestion économique trop libérale qui a précipité l’Espagne dans la crise plus violemment que beaucoup d’autres pays européens, une gestion politique calamiteuse et une absence de vision pour sortir de l’ornière.

Avec un taux de chômage de 21,5%, soit cinq millions de chômeurs, la situation espagnole est absolument catastrophique. La croissance a de surcroit été nulle au troisième trimestre, privant le premier ministre sortant de la moindre source d’espoir.

L’Espagne, qui a vu naître le mouvement des ‘Indignados’, des ‘Indignés’ à la Stéphane Hessel, n’a pas su apporter de traduction politique à cette révolte, et s’est donnée à la droite, le Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy.

Le PP, selon les premières projections sorties des urnes citées par El Pais, était en passe de gagner, pour la première fois, la majorité absolue des sièges, entre 181 et 185 alors que 176 suffisaient, contre 115 à 119 pour le PSOE. Pour mémoire dans l’Assemblée sortante, leurs chiffres respectifs étaient de 154 et 169 sièges. L’abstention a été d’environ 30%.


Le camembert (pas définitif) du nouveau Parlement (El Pais)

Parmi les éléments notables du scrutin, pas de percée d’extrême droite, comme le relève sur Twitter Maître Eolas.


Maître Eolas (Sur Twitter)

L’Espagne vit une alternance classique, pour une crise qui ne l’est pas.

7

A qui le tour ?

La suite de l’histoire reste à écrire. La France, en particulier, a un rendez-vous électoral fixé en avril et mai 2012, et Nicolas Sarkozy entend bien relever le défi d’être le premier, voire le seul, à rompre cette fatalité du ‘sortez les sortants’... A suivre.

  • 10920 visites
  • 204 réactions
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  • jino83
    • Posté à 21h11 le 20/11/2011
    • 159282

    Vous auriez pas zapper le tout premier ? L’Islande

    • Cannibal Ferox-
      Cannibal Ferox- répond à jino83
      mangeur de chouineur
      • Posté à 21h16 le 20/11/2011
      • Internaute 159072
        mangeur de chouineur

      L’Islande n’est pas dans l’UE. Mais bon, votre remarque est judicieuse.

      • jino83
        jino83 répond à Cannibal Ferox-
        • Posté à 21h54 le 20/11/2011
        • 159282

        Oui c’est ce que je me suis dit après, l’islande et le premier tombé au moment de ce que les médias financiers ont décider d’appeler crise des subprimes .
        L’article parle de crise de l’Europe .
        De mon coté je vois qu’une seule crise dans sa continuité , celle de la finance dans son modèle .
        Ont va de crise de subprimes , en crise de l’Europe , en crise de l’immobilier , crise de la consommation , crise de la dette , crise de l’emploi , crise de la démocratie .
        Tous ça a cause du modèle financiers ultra libéral qui a permis tous les excès .
        Et ont finis par ce faire diriger par ceux qui ont établis , exploité et amené a sa perte ce système .

         
        • Pierre Haski
          Pierre Haski répond à jino83
          Auteur(e) de l'article Cofondateur Rue89
          • Posté à 22h49 le 20/11/2011
            éditeur
          • Journaliste 9
            Cofondateur

          Je me suis effectivement limité aux pays de l’Union européenne, et encore, à l’exception du Danemark, aux pays de la zone euro qui sont les plus atteints par la crise (la Pologne aussi a voté, mais elle est dans un contexte très différent). De plus, je ne crois pas que les élections étaient cette année, non ?

          • jino83
            jino83 répond à Pierre Haski
            • Posté à 23h44 le 20/11/2011
            • 159282

            A vrai dire pour savoir ce qui ce passe en Pologne je compte un peu sur vous : -)
            Les médias en parlent peu et pourtant a voir la courbe d’ évolution du zloty face a l’euro , la crise doit avoir pas mal de conséquence chez eux , ils sont pas dans la zone euro mais y sont intimement lié par l’économie.

            Pour la zone Euro ont peut voir que les gouvernements des PIIGS ont été remplacer .

        2 autres commentaires
    • DeSuisse-
      DeSuisse- répond à jino83
      Je pense donc je gêne !
      • Posté à 11h01 le 21/11/2011
      • Internaute 101756
        Je pense donc je gêne !

      L’Islande plutôt non, mais la Slovaquie, oui !

  • jino83
    • Posté à 21h21 le 20/11/2011
    • 159282

    A qui le tour , sur la liste ils sont nombreux et ont doit y être .
    Alternance politique pour appliquer des méthodes similaires , partout les changements survenues ne resteront peut être pas jusqu’aux prochaines élections .
    L’Europe ce transforme en une chose bien trop loin des peuples et de leur attentes , l’économie c’est pas prévue de la remettre aux services des peuples par ces gens là , la technocratie européenne doit changer ou mourir sinon ce seras nous .

  • zé ninguem
    zé ninguem
    lecteur
    • Posté à 21h38 le 20/11/2011
    • Internaute 103600
      lecteur

    Tout le monde courbe l’échine devant la puissance monstrueuse de la finance.
    La France pourrait faire de même. Oui mais nous nous avons Nicolas Sarkozy
    et ça les Français ne peuvent plus le digérer. On devra être courageux malgré nous.

  • coconuts
    coconuts
    salut les terriens(ennes)
    • Posté à 21h39 le 20/11/2011
    • Internaute 30353
      salut les terriens(ennes)

    Bien la droite reprend la main

    J’ai jamais eu le sentiment que ZAPATERO était de gauche de toute façon

    Cela étant dit avec 40ù d’abstention on voit ou en sont nos voisins espagnols

    moi qui suis espagnol de coeur, je plains mes pauvres amis qui vont se retrouver avec des gens comme RAJOY ou AGUIRRE ou COSPEDAL ou CAMPS : de vrais démocrates c’est certain

    Ils ont pas finit de de souffrir les espagnols ; ca va saigner, mais comme les socialos ont pas été capables de résister aux < marchés>, cela ne me surprend guère

    La seule bonne nouvelle dans tout ce merdier c’est le score de mes amis de IU qui vont pouvoir créer un groupe au Cortés en passant de 2 à 10 ou 12 députés selon les premiers résultats

    Je souhaite bon courage aux fonctionnaires, aux instituteurs, aux bénéficiaires des allocations chômage, à la société laique, aux immigrés... car le brave Rajoy, bah figurez vous que sarkozy a coté est un enfant de coeur

    • Gaëtan.L
      Gaëtan.L répond à coconuts
      • Posté à 23h09 le 20/11/2011
      • Internaute 165998

      Bon courage aux homosexuels et aux femmes également puisque la droite espagnole considère leurs droits comme étant anticonstitutionnels...

      • Redroom
        Redroom répond à Gaëtan.L
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 10h12 le 21/11/2011
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        Et surement que plusieurs d’entre eux ont voté à droite en plus...

    • Redroom
      Redroom répond à coconuts
      La V2, une grosse merde.
      • Posté à 09h23 le 21/11/2011
      • Internaute 23589
        La V2, une grosse merde.

      « figurez vous que sarkozy a coté est un enfant de coeur »

      Ne vous en faites pas ils sortent tous du même moule et ont donc tous la même gigantesque capacité de nuire au peuple.

    • anini
      anini répond à coconuts
      terrienne de souche !
      • Posté à 11h04 le 21/11/2011
      • Internaute 51759
        terrienne de souche !

      Bon courage aux femmes ,leurs droits à l’avortement seront probablement remis en cause , question posée ce matin sur France Inter avec réponse hésitante et embarrassée d’un représentant de la droite !
      Je constate : suivant les gouvernants ,les religieux , les partis politiques , toujours des hommes , nos droits à la liberté de disposer de nos corps sont sans cesse remis en question et mis en délibéré sans notre accord !

    • 101.7
      101.7 répond à coconuts
      Promeneur
      • Posté à 11h24 le 21/11/2011
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « La seule bonne nouvelle dans tout ce merdier c’est le score de mes amis de IU qui vont pouvoir créer un groupe au Cortés en passant de 2 à 10 ou 12 députés selon les premiers résultats »

      C’est en effet le seul truc positif dans ce merdier.

      Je profite du micro pour passer un message personnel à Monsieur Hollande :

      - Allô François ? .... Tu vois maintenant ce qu’il ne faut pas faire ?
      Ne pas arriver au pouvoir pour faire une politique de droite, pour ne pas passer son temps à draguer les marchés alors qu’eux ne nous draguent pas puisque avec nous ils ont déjà conclu, côté pile et côté face sans passer par les préliminaires.

      • Lionel06
        Lionel06 répond à 101.7
        Dessoucheur
        • Posté à 15h58 le 21/11/2011
        • Internaute 30683
          Dessoucheur

        Pas sûr qu’il capte le message. S’il est élu, il est capable de nous refaire le même coup que Blair, Papandréou et Zapatero à leurs concitoyens respectifs.
        Ils n’ont de gauche que le nom...

    • blackbear-
      blackbear- répond à coconuts
      • Posté à 15h25 le 21/11/2011
      • Internaute 117716

      Toute cette équipe c’est pas AZENAR bis ?

  • Kirios
    Kirios
    citoyen
    • Posté à 21h40 le 20/11/2011
    • Internaute 10173
      citoyen

    en Espagne , la droite gagne avec 42% des votants ? ? ? ? et combien d’ électeurs ont votés 47% ?
    la droite prend le pouvoir avec 21% des electeurs.
    voilà encore une grande victoire de la démocratie !

    • pablico
      pablico répond à Kirios
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 23h23 le 20/11/2011
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      (vu dans el pais)
      le système.
      ––––––––––––––––––-
      comme quoi les démocraties peuvent donner le pouvoir avec peu de votes.. c’est honteux.

      vivement le vote obligatoire.

      on peut prendre les paris.

      combien de temps ce genre de gouvernement, va tenir ? (Grèce, Italie, Espagne, Portugal)

      va-t-il y avoir un printemps européen ?

    • Jean-marcR
      Jean-marcR répond à Kirios
      Contemporain
      • Posté à 10h20 le 21/11/2011
      • Internaute 92348
        Contemporain

      Pierre Haski a commis une « négligence » dans son papier.
      L’ABSTENTION a été d’environ 40% et pas 30, et en progression de 3 à 4 points par rapport aux précédentes législatives, et ceci malgré :

      - une campagne nationale d’appel au vote notamment en direction de la jeunesse ;

      - une probable infiltration par des gens bien comme il faut chez indignados qui appelaient à ne plus voter, message qui s’est transformé en votez pour les petits partis Lien

      –-> la démocratie réinventée continue à avancer malgré toute « leur » puissance de frappe médiatique et tous « leurs » efforts

      • Jean-marcR
        Jean-marcR répond à Jean-marcR
        Contemporain
        • Posté à 11h06 le 21/11/2011
        • Internaute 92348
          Contemporain

        Non Pierre Haski ? Vous ne voulez pas faire votre boulot de journaliste... ?

        Hier à 18h, 58% de taux de participation estimé...
        Et à l’arrivée il y aurait 70% ? ? ?

        Sans compter qu’en se penchant un peu là dessus (google.espagne)
        Lien

        on trouve des infos passiiiiionnantes, par régions par exemple, et de ces taux du tonnerre...

        Cher Haski, je sais bien que ce genre de sujet ne vend pas, mais parler de 30% d’abstention sans au minimum ’’introduire un relativisme », ce n’est pas très comment dire... sérieux.

        Cdlt.

         
        • Jean-marcR
          Jean-marcR répond à Jean-marcR
          Contemporain
          • Posté à 16h32 le 21/11/2011
          • Internaute 92348
            Contemporain

          Pffff : -)

          « L’abstention a été d’environ 30%. »

          –-> du genre :
          L’abstention au niveau national serait d’environ 30%, frisant dans plusieurs régions les 50%.

        1 autres commentaires
    • xeibi
      xeibi répond à Kirios
      Etudiant
      • Posté à 18h49 le 21/11/2011
      • Internaute 151413
        Etudiant

      arrêtez de donner des fausses informations coconuts comme vous, 70% des électeurs ont voté hier

  • argiope
    argiope
    chatouille ou pique, c'est selon
    • Posté à 21h41 le 20/11/2011
    • Internaute 34103
      chatouille ou pique, c'est selon

    Pour les Espagnols : vous n’avez pas aimé la rigueur ? Vous détesterez la Rigueur !

    • Abdelkrim
      Abdelkrim répond à argiope
      Homme libre
      • Posté à 07h22 le 21/11/2011
      • Internaute 97820
        Homme libre

      Et félicitations, au passage, aux zindignés...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 21h44 le 20/11/2011
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Tous les pays qui ont changé leurs responsables politiques ont tous des régimes où leur Premier ministre ou Président du conseil (Italie) est responsable devant le parlement, c’est à dire devant ceux qui ont été élu par le peule. Dans tous ces pays, le peuple en tire ou non les conséquences et reconduit ou non ce Premier ministre en changeant la majorité parlementaire
    La France avec sa V ème République est une exception. Le Président est pré éminent sur le Premier ministre et peut le révoquer quand il veut, c’est à dire qu’une majorité qui ne plait pas au Président peut à tout moment revenir devant les urnes alors que celle ci peut très bien convenir au peuple. « En vertu de l’article 12 de la Constitution, le Président de la République décide discrétionnairement s’il doit ou non user de son droit de dissolution de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire de la chambre issue du suffrage universel direct »
    Vite la VI ème République pour mettre le Président dans un rôle purement décoratif et avoir un Premier Ministre qui assume pleinement ses responsabilités et soit révocable par le peuple.

    • Hippolène
      Hippolène répond à padiran
      Etudiante chasseuse de glousses
      • Posté à 23h00 le 20/11/2011
      • Internaute 134513
        Etudiante chasseuse de glousses

      C’est vrai que le rôle du président est très fort en France et qu’il s’agit d’une des particularités de la V° république mais faites attention à ce que vous insinuez : oui, le président peut révoquer l’Assemblée si cela lui chante mais ce n’est pas lui qui la remplace. Le peuple est à nouveau appeler à voter et si la configuration lui convient, il vote à l’identique, autrement il inverse la tendance.
      Exemple : les élections anticipées de 97

      Quand vous dites « Vite la VI ème République pour mettre le Président dans un rôle purement décoratif et avoir un Premier Ministre qui assume pleinement ses responsabilités et soit révocable par le peuple » , il faudrait préciser (j’imagine que c’est l’idée derrière) que désormais on voterait pour un PM et non un président ce qui n’aurait pas tellement de sens dans l’état actuel des choses.
      Il serait en revanche beaucoup plus judicieux de renforcer la responsabilité du président vis à vis de l’Assemblée

      • padiran
        padiran répond à Hippolène
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 10h05 le 21/11/2011
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        La constitution de la Vème République a été mise en place pour répondre aux besoins du moment, c’est à dire aux errements des tractations de couloirs de la IV République et ses pouvoirs sur la nomination du Président du Conseil. Il est plus que temps de rénover la Vème République pour qu’elle réponde aux défis de notre époque. Une meilleur représentation de la socièté, un pouvoir parlementaire renforcé, un premier ministre responsable et surtout puisque c’est d’actualité avec la volonté de simplification du découpage administratif (voir le combat des collectivités territoriale) une volonté de simplifier l’articulation Président/gouvernement afin de la rendre efficace et réactif, d’où ma proposition d’affaiblir le rôle du Président et de redéfinir et renforcer ceux du gouvernement et des parlementaires. (sénat et Assemblée Nationale)

    • Jean-marcR
      Jean-marcR répond à padiran
      Contemporain
      • Posté à 10h32 le 21/11/2011
      • Internaute 92348
        Contemporain

      Votre façon de voir les choses me semble bien timorée...
      Réfléchissez sérieusement aux tares de la démocratie actuelle.
      Vous conclurez que cette 6e république est ridicule et inefficace, et ne corrige rien des tares les plus profondes de cette démocratie devenue un non sens.

      • padiran
        padiran répond à Jean-marcR
        Chroniqueur Grolandais
        • Posté à 12h11 le 21/11/2011
        • Internaute 5159
          Chroniqueur Grolandais

        Vous énoncez vos vérités révélées sans apporter le moindre argument constructif. J’attends avec impatience vos contre propositions.

         
        • Jean-marcR
          Jean-marcR répond à padiran
          Contemporain
          • Posté à 12h19 le 21/11/2011
          • Internaute 92348
            Contemporain

          J’admets tout à fait que ce commentaire de ma part n’énonce aucune proposition.

          Par contre je vous invitais à réfléchir sérieusement aux tares de la démocratie actuelle.

          Si une fois fait vous continuez à trouver que ce genre de choses remédiera aux tares je vous cite

          ’’Une meilleur représentation de la socièté, un pouvoir parlementaire renforcé, un premier ministre responsable et surtout puisque c’est d’actualité avec la volonté de simplification du découpage administratif (voir le combat des collectivités territoriale) une volonté de simplifier l’articulation Président/gouvernement afin de la rendre efficace et réactif, d’où ma proposition d’affaiblir le rôle du Président et de redéfinir et renforcer ceux du gouvernement et des parlementaires. (sénat et Assemblée Nationale)’’

          je continuerai à penser que vos propositions ou vos arguments constructifs n’en sont pas.

          Mauvais diagnostic –-> mauvaises thérapies.

          • padiran
            padiran répond à Jean-marcR
            Chroniqueur Grolandais
            • Posté à 13h39 le 21/11/2011
            • Internaute 5159
              Chroniqueur Grolandais

            Et bis répétita
            Vous énoncez vos vérités révélées sans apporter le moindre argument constructif. J’attends avec impatience vos contre propositions.

            • Jean-marcR
              Jean-marcR répond à padiran
              Contemporain
              • Posté à 13h58 le 21/11/2011
              • Internaute 92348
                Contemporain

              Je comprends bien que vous attendez les contrepropositions.
              Les friands de 6e république que je connais très bien sont comme des biaffrés qui sur le net grappillent tout ce qu’ils peuvent, et entre autre ce truc qu’ils n’ont pas : des idées contemporaines.

              Sans rancune.

              • 101.7
                101.7 répond à Jean-marcR
                Promeneur
                • Posté à 14h28 le 21/11/2011
                • Internaute 59121
                  Promeneur

                « Les friands de 6e république que je connais très bien sont comme des biaffrés »

                Du verbe « biaffrer » ?

                • Jean-marcR
                  Jean-marcR répond à 101.7
                  Contemporain
                  • Posté à 14h41 le 21/11/2011
                  • Internaute 92348
                    Contemporain

                  Mais non, vous savez bien, les habitants du Biafra, ceux qui sont tellement peu et mal nourris qu’ils ont des hallucinations.

                  En gros, on peut dire que le Biafra, c’est un peu le Front de Gauche africain, un truc avec quelques milliers de biafrés dedans et une hallu permanente qui s’appellerait « Mélenchon Place au peuple ».

                  • 101.7
                    101.7 répond à Jean-marcR
                    Promeneur
                    • Posté à 15h07 le 21/11/2011
                    • Internaute 59121
                      Promeneur

                    « un truc avec quelques milliers de biafrés »

                    Pauvre Pouêt-Pouêt...

                    Avec un peu de respect vous pourriez les nommer biafrais, comme il se doit.
                    D’un autre côté les comparer au militants du Front de Gauche c’est sympa, regardez la définition de Wikipédia à propos des biafrais :

                    Les habitants du Biafra sont majoritairement des Ibos (de langue igbo) qui formaient environ 70 % de la population du Biafra et 18 % de celle du Nigeria. L’écrivain Kurt Vonnegut les présente comme plus avancés dans l’éducation que les autres ethnies du pays (il mentionne le nombre d’Ibos effectuant des études supérieures internationales) et selon lui détestés du reste des Nigérians pour cette raison.

                    Merci Pouêt-Pouêt.

              • padiran
                padiran répond à Jean-marcR
                Chroniqueur Grolandais
                • Posté à 15h14 le 21/11/2011
                • Internaute 5159
                  Chroniqueur Grolandais

                « comme des biaffrés “
                Vous voulez sans doute parler des Biafrais, mais comme le reste vous vous complaisez dans la confusion la plus totale, à défaut d’idées vous alignez des mots. C’est une thérapie que vous impose votre psychanalyste ?

            • 101.7
              101.7 répond à padiran
              Promeneur
              • Posté à 14h27 le 21/11/2011
              • Internaute 59121
                Promeneur

              « J’attends avec impatience vos contre propositions. »

              Vous pouvez attendre longtemps, Jean-Marc Pouêt-Pouêt ne s’abaisse pas à offrir des arguments ou des explications, non... Pouêt-Pouêt est sur son âne de bois avec son épée en carton et harangue la foule.
              Monsieur Pouêt-Pouêt n’a pas le temps de dire pourquoi il aurait raison.
              Monsieur Pouêt-Pouêt pouêtise.

              • padiran
                padiran répond à 101.7
                Chroniqueur Grolandais
                • Posté à 15h17 le 21/11/2011
                • Internaute 5159
                  Chroniqueur Grolandais

                Je n’avais pas lu ta réponse avant de poster la mienne. Effectivement c’est du verbiage approximatif
                « Monsieur Pouêt-Pouêt pouêtise », c’est à peu près tout ce que l’on peut en déduire

        9 autres commentaires
  • thierry reboud
    • Posté à 21h55 le 20/11/2011
    • Internaute 20923

    Mes plus sincères félicitations aux Indignados pour cette retentissante victoire électorale.

    • licia
      licia répond à thierry reboud
      de-ci de-là
      • Posté à 22h05 le 20/11/2011
      • Internaute 118601
        de-ci de-là

      Je plains ces gens qui ne savent plus à quels « Saints » se vouer, Je plains tout ces gens anxieux de leur vie futur, de tout ces gens qui ne croient plus en rien, mais qui sont malgré tout , prêt, sans même réfléchir, a renier ce qu’ils ont adorés la veille.
      A croire qu’un changement de dirigeants, à l’opposé de leurs idéaux puisse soudainement d’un coup de baguette magique, remette en place comme précédemment, leur vie.
      Quel gâchis dans nos vies d’humains.

      • thierry reboud
        thierry reboud répond à licia
        • Posté à 22h11 le 20/11/2011
        • Internaute 20923

        Je crois que vous avez d’autant plus raison qu’il est à peu près certain que, parmi ceux qui ont rejeté (non sans quelque raison, tout de même) le PSOE, il doit s’en trouver un nombre tout de même assez conséquent qui profitait très naturellement des errements néo-libéraux de Gonzalez (PSOE) et Aznar (PP) qui ont conduit à la bulle immobilière.

        Malheureusement, c’est toujours pareil : croire qu’il suffit de voter et se dispenser de surveiller ses élus, c’est la porte ouverte à ce genre de désillusions.

         
        • licia
          licia répond à thierry reboud
          de-ci de-là
          • Posté à 22h26 le 20/11/2011
          • Internaute 118601
            de-ci de-là

          C’est bien pour cette raison que j’évoquais ces jours derniers cette charte morale a faire signer par tout postulants à une élection quel-quelle soit. Et de virer celle ou celui qui s’en détournerait.
          Qu’enfin ces dirigeants qui ne remplissent pas honnêtement leurs rôles soient virés.
          Le vote aurait alors une autre valeur, et ne serait plus bafoué.

        • A déménagé le 13-02-2012
          • Posté à 22h46 le 20/11/2011
          • 175908

          les surveiller, les surveiller, pour le pékin moyen, faut s’accrocher

          • thierry reboud
            • Posté à 23h28 le 20/11/2011
            • Internaute 20923

            Faut commencer par militer, surtout.

            Et puis il y a des associations, comme Anticor : pour commencer, il serait peut-être judicieux de cotiser, non ?

            • Jean-marcR
              Jean-marcR répond à thierry reboud
              Contemporain
              • Posté à 10h28 le 21/11/2011
              • Internaute 92348
                Contemporain

              On ne peut se contenter de ’’surveiller » les « élus » via la société civile du genre anticor ou autre.

              Il faut totalement réinventer la démocratie pour institutionnaliser les choses.
              Notamment la manière dont sont élus les gens.
              La manière dont est régulé l’ensemble.
              Et tout le reste.

              Le modèle de démocratie actuel a vécu ; il est dépassé, ne fonctionne plus.

            • A déménagé le 13-02-2012
              • Posté à 18h12 le 21/11/2011
              • 175908

              ok... de ce côté-là je suis un peu mou du genou. Disons que je rate jamais un scrutin, déjà ça. Je vais voir ce anticor

        5 autres commentaires
      • Redroom
        Redroom répond à licia
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 10h25 le 21/11/2011
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        « Je plains ces gens qui ne savent plus à quels “ Saints ” se vouer, »

        Moi c’est surtout les espagnols que je plains parce qu’ils vont en chier...

    • kestucroa
      • Posté à 06h50 le 21/11/2011
      • Internaute 111844

      C’est un raccourci tragique.
      Ces élections quel qu’en soit le résultat devaient hâter leur disparition en rendant le pouvoir issu des urnes plus fort que celui de la rue
      Je ne pense pas que la jeunesse, sans travail ni perspectives se soit déplacée dans ce piège électoral.
      Et que pouvaient-ils voter ?

      La victoire du PP c’est de l’artithmétique et certainement pas un supposé changement

    • PaulTron
      PaulTron répond à thierry reboud
      Ce champ sera visible par tous (...)
      • Posté à 07h53 le 21/11/2011
      • Internaute 168564
        Ce champ sera visible par tous (...)

      C’est la deuxième fois que les indignés font tomber la gauche en Espagne.
      Le PP va bientôt avoir les pleins pouvoirs...

      • Redroom
        Redroom répond à PaulTron
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 10h27 le 21/11/2011
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        Les indiniais ont encore frappé donc...

        Dommage c’était une belle idée à la base qui est en train de se transformer en purgatoire pour les peuples européens...

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