Du grand art 27/10/2011 à 17h54

Made in Italy : cherche stagiaire longue période pour pas un rond

Emilie Brouze | Journaliste Rue89

« Nous tenons à préciser que, hélas, pour au moins huit à dix mois, le dédommagement pour un stagiaire qui a tout à apprendre est minime voire inexistant. » Irritée par l’annonce de ce magazine italien sur l’art contemporain, une jeune femme a envoyé un e-mail à l’éditeur. Sa réponse fleurie illustre bien l’arrogance de certaines entreprises vis-à-vis des stagiaires.

Infosignalée par
un internaute

Caterina de Manuele, 28 ans, diplômée de l’Ecole polytechnique de Milan en design d’intérieur, tombe un jour sur une annonce dans un magazine d’art contemporain :

« Flash Art recherche toujours une stagiaire assistante de rédaction. [...] S’il vous plaît, répondez à cette annonce uniquement si vous possédez les conditions nécessaires et si vous pouvez rester pendant plusieurs mois à Milan. »


Capture d’écran de l’annonce sur le site de Flash art

« Vous n’avez jamais dû travailler pour vivre »

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(Fichier PDF)

Irritée, Caterina interpelle le rédacteur en chef et éditeur Giancarlo Politi par e-mail. Extraits de leur échange daté du 12 octobre :

Caterina de Manuele : « Pourquoi mes parents devraient payer pour moi alors que je travaille pour vous ? Seules des personnes riches peuvent se permettre de travailler chez Flash Art ? Vous n’avez jamais dû vous trouver dans la situation désagréable de devoir travailler pour vivre. [...] »

Giancarlo Politi  : « Si tu étais apte à travailler pour nous, nous t’offririons tout de suite 2 000 à 3 000 euros par mois. [...] Aujourd’hui, travailler à haut niveau est un luxe. Si tu ne le comprends pas, va travailler à Mc Donald’s. [...] PS : demande à l’Etat de t’aider. Je n’ai pas une entreprise de bienfaisance. C’est ce que tu cherches. »

« Même les putes savent parler quatre langues »

Caterina déroule alors son épais CV qui colle impeccablement à l’annonce :

  • elle sait écrire et mettre en page sur le logiciel de mise en page InDesign ;
  • elle parle couramment quatre langues ;
  • elle a une parfaite connaissance de l’art contemporain.

Elle ajoute :

« Je vis et travaille à l’étranger depuis des années et vu votre annonce, pour rien au monde je ne voudrais travailler pour vous. »

Réponse fine et fleurie de Giancarlo Politi :

« Caterina, maintenant même les putes savent parler quatre langues et connaissent l’art et InDesign. La globalisation fait des miracles. Bon travail. »

Mauvaise foi

La conversation se retrouve postée sur Facebook sur le groupe « Manifeste du stagiaire ». Elle est ensuite relayée dans plusieurs journaux italiens. Caterina de Manuele s’est même fendue d’une lettre au président italien, Giorgio Napolitano.


Capture d’écran de la réponse de Giancarlo Politi

Giancarlo Politi a lui publié une réponse sur son site. Elle vaut le détour : l’éditeur se justifie laborieusement et accuse Caterina, « particulièrement agressive et sournoise », d’être de mauvaise foi. Et d’avoir voulu dénoncer l’exploitation par le travail, « ignorant que le stagiaire, initialement, représente un coût et un fort investissement pour l’entreprise. »

Giancarlo Politi regrette aussi son allusion aux prostituées et assure que chez lui, les stages débouchent – en général – sur des contrats. Ah bon ? The Independent a interrogé une personne qui a continué de travailler pour Flash Art après son stage : un mois plus tard, le magazine lui a dit ne pas avoir d’argent pour la payer...

Mais finissons sur les mots du rédacteur en chef italien, fin observateur de son époque :

« Malheureusement, le manque d’opportunités pour les jeunes les rend souvent (à tort) indignés et frustrés. »

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  • Frangipanier
    Frangipanier
    Plante verte, rouge et noire.
    • Posté à 18h04 le 27/10/2011
    • Internaute 106626
      Plante verte, rouge et noire.

    Quelle honte. Quel scandale. Quelle bande de...non, je ne continue pas, cela va être trop grossier. C’est indigne, parfaitement indigne.

    Tout travail mérite salaire, même (et surtout) le travail d’un stagiaire. Quand on sait qu’un stagiaire effectue le plus souvent le travail d’un véritable salarié, on a encore plus la rage et les nerfs en pelote en lisant ce genre de réaction ignoble et insultante.

    Je ne parle malheureusement pas italien, donc je ne peux pas vérifier l’exactitude des propos tenus (une mauvaise traduction est vite arrivée), mais si tout cela s’avère vrai, j’espère que les deux concernés qui ont tenu ces propos odieux auront de quoi le regretter amèrement un jour ou l’autre. Tout se paie...

    « Et d’avoir voulu dénoncer l’exploitation par le travail, “ ignorant que le stagiaire, initialement, représente un coût et un fort investissement pour l’entreprise. ” »

    C’est faux, nom d’une pipe !

    Faux parce qu’un stagiaire est rarement payé avec le même salaire qu’un salarié à un poste équivalent. Donc économie de sous.
    Faux également parce qu’un (bon) stagiaire se garde par la suite, pas besoin de le former à son futur poste puisqu’il est déjà sur ce travail depuis le début de son stage, donc économie de formation, d’énergie, de temps. Donc économie de sous également.

    • Sybylle
      Sybylle répond à Frangipanier
      Autodidacte multilingue
      • Posté à 19h05 le 27/10/2011
      • Internaute 117442
        Autodidacte multilingue

      Je vous confirme la validité de la traduction.

      Le sens est là, et les phrases clés également.
      Ne manque que le reste de l’enrobage, du même tenant, mais il est clairement superflu ^^

      Concernant le discours de l’employeur, il est peu ou prou similaire à celui réservé à tout employé qui va voir son patron pour négocier une augmentation : l’un comme l’autre doivent s’estimer heureux d’être ici, d’avoir du travail, et éventuellement de toucher une petite indemnité en échange.

      Bientôt il faudra payer pour travailler.
      Payer plus pour travailler plus, c’est peu être une idée de programme pour certains....

    • alabergerie
      alabergerie répond à Frangipanier
      http://alabergerie.wordpress. (...)
      • Posté à 20h02 le 27/10/2011
      • Internaute 81339
        http://alabergerie.wordpress. (...)

      Pour vous permettre d’être grossier, j’ai trouvé un endroit où l’être :
      Lien
      Les contacts de FlashArt. N’hésitons pas, saturons les diverses boites de cette belle entreprise.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à alabergerie
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 22h41 le 27/10/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Saturer... ouais, j’avais l’intention d’y aller de mon couplet :
        Mais comment ? Leur site semble particulièrement terne, pour de l’Art.

         
        • zompti
          zompti répond à Yvon le Zébulon
          futur « départ volontaire »
          • Posté à 00h30 le 28/10/2011
          • Internaute 71360
            futur « départ volontaire »

          leur site est carrément à chier graphiquement et au niveau ergonomie.
          A lire l’article, le Giancarlo Politi montre qu’il est une petite pute du système à l’image du cavaliere par exemple.

          Le tord avec de genre de primate est de vouloir argumenter…Mieux vaut obtenir un entretient, puis en quatre yeux dans le bureau, porte fermée, lui inculquer (au sens premier) le métier de pute : doit bien y avoir un trophée qui traine sur une étagère. ce qui n’empèche pas de lui péter le Groin à ce porc. Après tout comme nous le montrent nos politiques, la loi interdit surtout de se faire prendre !

        1 autres commentaires
      • Alma89
        Alma89 répond à alabergerie
        Rêveuse
        • Posté à 17h34 le 28/10/2011
        • Internaute 158931
          Rêveuse

        Yeah ! J’y vais de ce pas !

    • FDCraie
      FDCraie répond à Frangipanier
      Debout
      • Posté à 09h47 le 28/10/2011
      • Internaute 121689
        Debout

      Je suis assez d’accord avec vous sauf sur la partie coût d’un stagiaire.

      Si l’entreprise est « honnête » un stagiaire représente effectivement un investissement car il doit apprendre, être formé et faire son expérience sur le poste. Il n’est donc pas au niveau de productivité d’un « titulaire » et génère un surcoût pour sa formation. Qu’un stagiaire soit du coup moins payé n’est donc pas forcément injustifié. Ensuite en fonction de la durée le fait de ne pas payer peut encore se justifier si le stagiaire a plus été dans la phase « d’apprentissage » que dans celle de « production ».

      Maintenant beaucoup de boites usent du stagiaire qui n’est en fait qu’une personne déjà compétente sur le poste et qui fait donc le travail directement sans aucun cout. Et tout ça pendant 6 à 12 mois, ce qui fait de la main d’œuvre à pas cher. C’est typiquement le cas ici et c’est là où je vous rejoins.

      Cordialement.

      • Tcharls
        Tcharls répond à FDCraie
        individu
        • Posté à 10h57 le 28/10/2011
        • Internaute 161901
          individu

        Mais quand quelqu’un arrive dans une boîte , quelle qu’elle soit, il passe par une période de formation, d’apprentissage... Si c’est un stagiaire qui sera embauché après, cette période coûte beaucoup moins cher que si c’est une embauche directe.

         
        • FDCraie
          FDCraie répond à Tcharls
          Debout
          • Posté à 16h12 le 28/10/2011
          • Internaute 121689
            Debout

          Disons que ça va dépendre du boulot et du niveau d’expérience de la personne embauchée...

        1 autres commentaires
    • Tcharls
      Tcharls répond à Frangipanier
      individu
      • Posté à 11h11 le 28/10/2011
      • Internaute 161901
        individu

      Je confirme également la validité de la traduction, j’ajoute même 2 choses :
      - Dans son mail (visible sur le pdf), elle le vouvoie, il lui répond en la tutoyant, elle lui répond en vouvoyant, il répond en tutoyant.
      - Dans sa réponse publiée sur le site, ce gros porc (pardon, ce grossier personnage) joue un peu sur les mots... L’épisode où il la traite indirectement de pute : il écrit dans son mail : « comme tu vois maintenant même les putes doivent parler 4 langues ». Mais il soutient dans la réponse sur le site avoir dit, dans le but d’illustrer que la culture généraliste est plus répandue : « aujourd’hui même les escort-girl sont diplômées et connaissent 4 langues ». Pour moi, il y a des nuances ! ! !

      • blackbear-
        blackbear- répond à Tcharls
        • Posté à 11h45 le 28/10/2011
        • Internaute 117716

        Eh oui parout en Europe les escorts, prostituées de luxe, pouvant tenir une conversation lors d’un diner, avec les lettres et un certain niveau de culture sont souvent des étudiantes ou des filles ayant des bac +++++ ou des diplômes ronflants qui ne leur sert à rien du tout.Depuis 30 ans les boites italiennes ne recrutent plus des gens qualifiés....trop chers.
        Dans n’importe quel hôtel, n’importe quelle boite internationale, vos interlocuteurs parlent un anglais, un allemand ou un français approximatif et de cuisine, et quand ils, elles, parlent en italien c’est souvent proche du dialecte local.
        Et puis en Italie le patron mafieux a de beaux jours devant lui, sauf quand le parti opposé , à celui auquel le patron adhère, arrive au pouvoir, localement, et rêgle ses comptes.
        Mon cousin, de Naples a du attendre 30ans pour trouver du boulot et a du payer une prime à la Camorra.
        Alors dans ces conditions, cette fille, qui a parfaitement raison, est assimilable à Dona Quichotte

    • C_est_la_faute_à_voltaire
      C_est_la_faute_à_voltaire répond à Frangipanier
      Travailleur pauvre, esclave du (...)
      • Posté à 13h34 le 28/10/2011
      • Internaute 133733
        Travailleur pauvre, esclave du (...)

      Bon c’est bien beau de venir réagir en disant : « bouh c’est dégueulasse... etc... » mais faut sortir de sa grotte et arrêter de débiner des âneries du genre « Quand on sait qu’un stagiaire effectue le plus souvent le travail d’un véritable salarié » faut arrêter !

      • Myrionyme
        Myrionyme répond à C_est_la_faute_à_voltaire
        Carpe Diem
        • Posté à 15h32 le 28/10/2011
        • Internaute 137336
          Carpe Diem

        Et pourtant, il y a beaucoup de cas ou les stagiaires font le boulot d’un titulaire. dans ma boite j’étais Ass. Rh au même titre qu’un titulaire et j’ai fait le même boulot que ma remplaçante (CDI) voir même plus. Idem pour ma collègue stagiaire à 400euro/mois proratisé... soit environ 250euros... elle etait chargée des RH, de la qualité et du recrutement. Une amie a moi, stagiaire : remplacement d’une ass. d’agence interime, salaire : 0€ mais des trajets a effectuer a ses propres frais pour aller a une autre agence ou voir des clients... OUi les stagiaires, font relativement souvent le boulot d’un titulaire, pour un coût de revient pour l’entreprise mimime.

      • mezneth
        mezneth répond à C_est_la_faute_à_voltaire
        Onomatopée antropomorphe
        • Posté à 16h57 le 29/10/2011
        • Internaute 70709
          Onomatopée antropomorphe

        Regardez parmi les offres de stages toutes celles dans laquelle on vous demande :
        - d’avoir une expérience (ce n’est donc pas un stage puisque c’est justement son but)
        - d’être autonome/ indépendant (en bref on va pas vous former, vous travaillerez seul comme n’importe quel salarié)
        - d’avoir des compétences qui ne s’acquièrent qu’au bout de plusieurs d’années d’expériences professionnelles

        Et vous verrez que dans la plupart des cas, il ne s’agit pas de stage mais de travail déguisé...
        La réalité, c’est que ceux qu’on employait avant en tant que junior sont maintenant employés en tant que stagiaire.

  • alaixih
    • Posté à 18h23 le 27/10/2011
    • Internaute 19775

    Plutôt que de m’offusquer de telles pratiques moi ce qui m’offusque c’est que certains pour trouver une place acceptent de travailler gratuitement.

    Je comprends bien qu’une ligne sur un cv soit intéressante mais il faut aussi penser que le stagiaire casse le marché de l’emploi surtout en période de chômage.... Donc en dehors des stages obligatoires il me semble important de ne pas se tirer une balle dans le pied en faisant un stage qui nous coûte plus qu’il nous rapporte surtout que l’esclavage a été aboli il me semble....

    Par ailleurs le cynisme de bien des employeurs me semble inacceptable.

    • Frangipanier
      Frangipanier répond à alaixih
      Plante verte, rouge et noire.
      • Posté à 18h33 le 27/10/2011
      • Internaute 106626
        Plante verte, rouge et noire.

      Si tout était aussi simple que de refuser dignement, drapé dans son honneur, un stage parce qu’il est non-rémunéré (ou trop mal) ! Vous avez fort bien souligné qu’il existe souvent des stages obligatoires (au cours de formations), et malheureusement, les stagiaires sont nombreux. Donc ils acceptent (moi la première à l’époque) la première boîte qui acceptera de les prendre. Sinon, sans stage, c’est recalé.

      Donc non, je ne pense pas qu’un stagiaire « casse » le marché de l’emploi, je pense qu’il faut prendre le problème à l’envers : faisons voter une p*tain de loi qui OBLIGE les employeurs à rémunérer TOUT STAGE, quelle que soit sa durée. Sinon, zob.

  • alaixih
    • Posté à 18h23 le 27/10/2011
    • Internaute 19775

    Plutôt que de m’offusquer de telles pratiques moi ce qui m’offusque c’est que certains pour trouver une place acceptent de travailler gratuitement.

    Je comprends bien qu’une ligne sur un cv soit intéressante mais il faut aussi penser que le stagiaire casse le marché de l’emploi surtout en période de chômage.... Donc en dehors des stages obligatoires il me semble important de ne pas se tirer une balle dans le pied en faisant un stage qui nous coûte plus qu’il nous rapporte surtout que l’esclavage a été aboli il me semble....

    Par ailleurs le cynisme de bien des employeurs me semble inacceptable.

  • Sakae Osugi
    Sakae Osugi
    pas flambifié du tout...
    • Posté à 18h34 le 27/10/2011
    • Internaute 101522
      pas flambifié du tout...

    stronzo di merda.

  • EdkOb
    EdkOb
    la France d'après...
    • Posté à 18h34 le 27/10/2011
    • Internaute 85736
      la France d'après...

    Les italiens lobotomisés par des décennies de télés obscènes, mêmes cadres ou chef d’entreprises, restent des sales types.

    Il est inutile de préciser que l’exemple vient d’en haut. Quand le chef de l’Etat se conduit comme un proxénète, doit son ascension à des cercles mafieux (loge P2), plus rien ne doit étonner.

    Je suggère à cette jeune femme d’aller voir ailleurs. Mais j’ai bien peur que les jeunes, diplômés ou pas, seront les nouveaux esclaves des vieilles badernes glauques qui se sont réveillées, dans ce monde où désormais tous les coups sont permis.
    Coups qui vont toujours dans le même sens.

    Ressortir la faucheuse, je ne vois plus que cela.

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 18h39 le 27/10/2011
    • Internaute 134590

    Ce que ce monsieur a oublié de préciser, c’est que « même les putes » ne bossent pas gratuit.

    Sale con.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à soutenable lourdeur du néant
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 19h40 le 27/10/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Sale con  »

      Là tu es même un peu trop gentil : T’as pas insulte plus percutante ?
      (moi j’en trouve pas une à la mesure de ce monsieur là)

      • traboule
        traboule répond à Yvon le Zébulon
        Dedans
        • Posté à 09h31 le 28/10/2011
        • Internaute 114041
          Dedans

        moi j’ aime bien « sale con », pour ce type immonde . J’ aimerais pas qu’on me traite de « sale con »

      • blackbear-
        • Posté à 11h50 le 28/10/2011
        • Internaute 117716

        Moi je suggère Figlio della mignotta(pute), pezzo di merda, Cornuto, figlio di bucchino(la pire insulte), ....sinon j’en ais plein en réserve mon Zeb !

  • Pas lolo
    Pas lolo
    fasciné
    • Posté à 18h56 le 27/10/2011
    • Internaute 29635
      fasciné

    C’est dingue le monde dans lequel on vit.
    fraiche diplômée en « design d’intérieur » et le mec veut pas la payer ? ? ?
    Bon, avec la pub qu’elle vient de se faire, elle pourra toujours piger sur M6 pour Valy davidot ou stéphane plazza. Le home staging, toussa...

    Sinon, c’est vrai que le gus a de l’humour mais il fait dans le spécieux. Les putes qui parlent quatre langues sont rarement payées aux mêmes tarifs que les stagiaires (bon, elles sont censées avoir de l’expérience).

    • cutily
      cutily répond à Pas lolo
      étudiante
      • Posté à 19h49 le 27/10/2011
      • Internaute 74677
        étudiante

      J’ai appris recemment qu’avec mon master en droit et mes trois langues je peux monayer la soiree en tant qu’escort jusqu’a 1000 euros, sans experience.

      Si quand je rentre en France je ne trouve rien a pole emploi je vais songer a une reconversion !

      • Pas lolo
        Pas lolo répond à cutily
        fasciné
        • Posté à 19h53 le 27/10/2011
        • Internaute 29635
          fasciné

        Si vous êtes vierge vous devriez même en tirer un bonus. Aux émirats arabes unis, en tout cas.

      • FDCraie
        FDCraie répond à cutily
        Debout
        • Posté à 09h53 le 28/10/2011
        • Internaute 121689
          Debout

        Par simple curiosité comment en êtes vous arrivée à :
        - vous renseigner sur le sujet
        - obtenir ces infos

        N’avez vous donc plus aucun espoir de faire du droit ! ?

         
        • cutily
          cutily répond à FDCraie
          étudiante
          • Posté à 21h55 le 28/10/2011
          • Internaute 74677
            étudiante

          Je connais une fille qui est escorte et qui l’assume ouvertement. Elle etait en fac de droit avec moi et elle travaille a son compte.

          J’ai appris ce qu’elle faisait un jour ou on parlait des etudiantes qui se prostituent en amphi, et elle nous a interrompu en disant qu’elle le faisait.

        1 autres commentaires
      • danidani
        danidani répond à cutily
        situation
        • Posté à 00h23 le 29/10/2011
        • Internaute 155394
          situation

        Et voilà, encore une jeune diplomée sans expérience mais qui veut déjà ses 1000 EUR par soirée...non parce que le master en droit, c’est pas forcément le plus important, hein !

        Allez, on veut des photos ! ! !

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 19h38 le 27/10/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Malheureusement, le manque d’opportunités pour les jeunes les rend
    souvent (à tort) indignés et frustrés
    . »

    Attendez un peu qu’on se fâche, et vous allez devoir recompter vos abattis !
    Ce vieux con s’imagine, comme le vicieux Berlusconi, que pour travailler et être
    normalement payé...il n’y a qu’une solution : Le Bunga-Bunga dans sa chambre !

    • LuLabY
      LuLabY répond à Yvon le Zébulon
      le fil d'activité! puuuucha!!
      • Posté à 19h47 le 27/10/2011
      • Internaute 105890
        le fil d'activité! puuuucha!!

      5 boules ! ! ! !
      j’avais pas vu le « signaler un derapage » tres drole

    • merle-moqueur
      merle-moqueur répond à Yvon le Zébulon
      GRRRRRRRRRRRR (...)
      • Posté à 22h06 le 27/10/2011
      • Internaute 17922
        GRRRRRRRRRRRR (...)

      « 

    • FDCraie
      FDCraie répond à Yvon le Zébulon
      Debout
      • Posté à 09h51 le 28/10/2011
      • Internaute 121689
        Debout

      « Attendez un peu qu’on se fâche, et vous allez devoir recompter vos abattis ! “

      Yvon....

      Il a dit ‘les jeunes’ !

      (ok je sors)

  • Lucius Sergius
    Lucius Sergius
    Citoyen
    • Posté à 22h20 le 27/10/2011
    • Internaute 28239
      Citoyen

    Rien d’étonnant, c’est l’ère des porcs décomplexés, pour rester poli.

    Savoureux le coup de la « pute », quand la plupart de des gens « décideurs » sont placés on ne sait comment avec un niveau d’études et un CV totalement fictifs ou carrément indigents... Qui l’est véritablement, putain ? La « maîtresse de » ou la « femme de », le « fils de » introduits sans forcer, ou le vrai diplômé, ou encore simplement le simple courageux, qui n’hésitent pas à faire stages, CES, etc... Pour simplement travailler ? Les raclures qui sont pour le « libéralisme », le « marché » et qui ont tout par arrangement, par en-dessous, par des moyens qui échappent à toute règle, ou le livreur de pizza qui sait réparer les satellites mais qui n’a pas le bon « réseau » ? ? ? La vendeuse de chez Mc Do qui a une thèse et assure sa survie, ou le ministre, le « cadre », le divers branleur à l’opulence assurée, fils ou fille à papa qui n’a en réalité qu’une petite licence sèche dans le meilleur des cas en dehors de tout un tas de machins attribués en « équivalences » ? (Et par ailleurs dont l’incapacité et la bêtise crasse se sentent de plus en plus malgré les « éléments de langage » ou autres techniques de sophisme pour noyer le poisson).
    Belle inversion...
    Le pays, le monde, crèvent de ces pourritures, de ces pervers polymorphes qui ont fini par truster tous les postes les plus importants, que ce soit en politique, en économie, dans l’art... Grâce à leur absence totale de scrupules et leur cynisme le plus odieux. Tu m’étonnes qu’on soit « en crise ». C’est bien le contraire qui serait étonnant avec cette engeance de gugusses abrutis...
    Qu’ils s’en aille tous... Avant que ça finisse par chauffer véritablement pour eux (quelque chose me dit que même ceux dont le rôle est d’assurer leur sécurité ne peuvent plus non plus les souffrir à force de les voir à l’« oeuvre »...)

    Sinon pour le bon monsieur (désolé mon italien n’est pas terrible), une formule de politesse à la hauteur de son discours : vafanculo cazzone...

  • KeleK
    KeleK
    vague à bonds
    • Posté à 03h19 le 28/10/2011
    • Internaute 18668
      vague à bonds

    Bricolage :
    l’adresse du groupe Facebook n’est pas :
    Lien
    mais
    Lien
    Les redirections de Rue89 sont parfois pénétrables.
    Cordialement,
    K.

  • dotchka
    dotchka
    Salarié
    • Posté à 08h24 le 28/10/2011
    • Internaute 49510
      Salarié

    Une seule solution : INTERDIRE LES STAGES
    - les stagiaires n’y trouvent aucun intérêt (aucune garanti de formation)
    - la jeunesse se voit interdit d’accès aux emplois stables (CDI) et rémunérés (au dessus du smic)
    - le marché du travail est destabilisé par ce marché secondaire
    - les stages nivellent vers le bas les salaires
    - l’Etat ne perçoit aucune cotisation sociale, cela fragilise encore plus le système social
    - les jeunes n’ont aucune rémunération ni protection social car ils ne cotisent pas (pas de sécurité sociale branche maladie, pas de cotisation pour leur retraite, pas de protection accident/handicap/décès)
    - la jeunesse n’a pas accès aux aides tel le RMI/RSA
    - la jeunesse a l’impression de ne pas être prise au sérieux ni respectée par les autres générations

    => la jeunesse est en situation de servage, car elle n’a aucun droit, c’est de l’esclavage moderne

    IL FAUT SE MOBILISER POUR INTERDIRE LES STAGES

    • Renaudbb
      Renaudbb répond à dotchka
      Consultant
      • Posté à 12h03 le 28/10/2011
      • Internaute 111914
        Consultant

      HEUUUUUUU

      comme toujours, il faut tout de même un peu se garder des solutions miracles et radicales.
      Les stages comme substitut à l’emploi, par des employeurs peu scrupuleux qui les enchaînent, sont un problème. Certes.
      De même, proposer un stage à quelqu’un qui n’est PLUS en formation mais qui est sur le marché de l’emploi est sans doute critiquable.

      Par contre, tout mettre dans le même sac, non.
      Les jeunes qui sont encore à l’école ou qui terminent leur formation sont souvent peu opérationnels, ils ne peuvent revendiquer aucune expérience et le marché du travail est difficile, tout comme la situation des entreprises qui ne peuvent pas embaucher à tire larigot.
      Supprimer les stages barrerait encore plus la route de l’emploi zaux jeunes diplômés.

      Pour de nombreuses entreprises, un stagiaire typique est une sorte de mi-salarié, pas tout à fait au point, à qui ont peu donner des tâches non stratégiques, que l’on peut évaluer pour une embauche éventuelle ultérieure. Et que l’on doit payer un minimum à partir de 2 mois de stage.
      C’est un bon outil, aussi bien pour l’entreprise que pour l’étudiant.

      Pour les stages intérieurs à 2 mois, la plupart du temps le jeune ne rapporte pas un demi centime à l’entreprise et au contraire, lui coûte (d’ailleurs en tant qu’employeur je ne prenanis jamais de stages courts, et je donnais toujours une indemnité). Il n’y a aucune raison qu’une entreprise dépense de l’argent pour former une personne qui ensuite s’en ira.

      De très nombreux stagiaires qui sont passés dans mon entreprise ont été ensuite embauchés et certains y sont encore 20 ans après, en situation de managers. Je doute fort qu’ils souscrivent à l’idée qu’un stage, c’est le mal.

      • pmithrandir
        pmithrandir répond à Renaudbb
        Developpeur
        • Posté à 14h43 le 28/10/2011
        • Internaute 90097
          Developpeur

        Honnêtement, si le stage ne sert qu’a former et évaluer un jeune, il y a d’autres outils qui peuvent fonctionner pour ce genre de choses.

        Exemple :
        - une prime pour l’employeur qui accepte de prendre un jeune dans son premier emploi. 2000 euros au bout de 3 mois si il le garde par exemple.
        - une période d’essai plus grande.
        - un CPE ou quelque chose du genre, véritable possibilité d’embauche sans risque pour l’employeur.
        - un CDI revisité sans raison nécessaire pour le licenciement du moment que l’on paye le préavis.(de préférence raccourcis a 1 mois maximum dans les 2 sens).

        Essayer de trouver des structures ou on élimine les sociétés qui ne cherchent qu’à avoir de la main d’oeuvre presque gratuite, pour privilégier celles qui sont effectivement en recherche d’un nouvel employé et qui ont un travail à offrir.

        En plus, cette situation ou l’on prend en otage l’étudiant avec son diplôme est pour moi lamentable. C’est quand même triste de devoir s’obliger a faire les 4 volontés d’un chefs pour juste avoir le droit d’entrer dans la vie active. J’y vois une sorte de bizutage assez écoeurant.

        Pour moi, que l’on soit efficace ou pas, c’est le problème de tous nouveau salarié, un travail mérite salaire. Prétendre le contraire ne revient qu’a donner une mauvaise image du travail et de l’effort fournit.

  • pmithrandir
    pmithrandir
    Developpeur
    • Posté à 08h35 le 28/10/2011
    • Internaute 90097
      Developpeur

    Pour moi le concept de stage est quelque chose de très bien quand il est rare, par exemple quand quelques écoles l’autorisent.(a l’époque, tous les stages étaient rémunéré presque au salaire normal et le but était uniquement la pré-embauche)
    Il devient une calamité lorsque presque tous les diplômes sont soumis a minimum un stage pour être valide.

    Un stagiaire c’est quoi :
    - du travail qu’on a plus a donner a un salarié (combien de millions d’heures ou de % de chômages concernés)
    - une formation d’un jeune payé 350 euros / mois au lieu de plein pot avant les stages.
    - un jeune corvéable a merci, parce que personne ne risquerait son diplôme pour une bête question d ’horaires.
    - il donne la fausse idée a un employeur que le travail ne se paye pas toujours.

    Bref, les stages, sous couvert d’aider les jeunes ne font que creer une concurrence avec le marché du travail.
    En plus, la ou on embaucherait un CDD, on cherche maintenant un stagiaire.

    A mon avis, la seule chose à faire est de supprimer les stages. Quitte a démocratiser les partenariat de formation qu’offre pôle emploi ou tout jeune qui est formé 3 mois puis qui est embauché par une société fait gagner une subvention a son entreprise. Une sorte de prime à la première embauche. Ca c’est un concept qui fonctionne et qui est gagnant gagnant.

    • Renaudbb
      Renaudbb répond à pmithrandir
      Consultant
      • Posté à 12h06 le 28/10/2011
      • Internaute 111914
        Consultant

      « - une formation d’un jeune payé 350 euros / mois au lieu de plein pot avant les stages. »
       ? ? ? ?
      avant les stages ? vous avez quel age pour parler de « avant les stages » ? j’ai 46 ans et j’ai fait tous mes stages gratuitement, dans le cadre de la fac, pour le public en plus...
      C’est justement maintenant que les entreprise payent les stages longs, avant elles pouvaient ne rien payer ! ! !

      • pmithrandir
        pmithrandir répond à Renaudbb
        Developpeur
        • Posté à 12h32 le 28/10/2011
        • Internaute 90097
          Developpeur

        Je me trompe peut être, mais dans la filière informatique, les stages se sont multipliés après 1995 et vraiment dans les années 2000 quand les facs s’y sont mises aussi.

        Avant, les echos que l’on a des « anciens » sont que les stages étaient rares dans les études, qu’ils étaient rémunérés en général plus du smic et qu’ils conduisaient souvent à une embauche.

        Ce n’est peut être pas le cas partout.

        Enfin, quoi qu’il en soit, même si l’on doit remonter 50 ans en arrière, les stages n’ont pas toujours existé. même un appreti était salarié et bénéficiait de protection grace a ce statut aisni que d’une rémunération.

        Il y a combien de stages tous les ans ? Ca fait combien d’heures de travail gratuite ou presque gratuite pour les patrons ? Pour quelle contrepartie pour le jeune ? Presque aucune selon moi.

        Si on supprime les stages, on arrive a une situation ou les sociétés sont obligées de former leur salariés après une formation théorique.
        Ca tombe bien elle sont bien qualifié pour cela.

        Comme je le disais, il existe un truc héritier de la formation pré embauche qui permet de garder un jeune 3 mois en formation au sein de l’entreprise, de toucher une subvention si on le garde en CDD de plus de 6 mois ou en CDI, et de le degager dans les 3 mois si ils ne fait pas l’affaire.

        Ca c’est un vrai statut de salarié.

  • général Alcazaz
    général Alcazaz
    (happy culteur)
    • Posté à 09h30 le 28/10/2011
    • Internaute 109029
      (happy culteur)

    ça aussi, ça commence à devenir un marronnier...commencez déjà par refuser vous-mêmes que vos supérieurs vous collent des stagiaires non payés ou payés des clopinettes et ce sera déjà bien, que vous soyez dans le public ou le privé...

  • Nicolaï Lo Russo
    Nicolaï Lo Russo
    Anonyme parfait
    • Posté à 10h42 le 28/10/2011
    • Internaute 142772
      Anonyme parfait

    Ha s’il n’y avait que les stagiaires qui n’étaient pas payés... Le monde de l’art et de la « hype » semble constitué (et je crois bien qu’il l’est, finalement), par des gens qui n’ont absolument pas besoin de gagner leur vie... Et pourtant !

    Voyons ce que ça donne dans le domaine des « magazines de mode branchés », par exemple...

    « Imperméables aux soucis réels qui agitent le monde – car hors du circuit
    économique habituel et situés carrément sur une autre planète –, ces magnifiquesmagazines connaissent aujourd’hui un succès croissant (quoiqu’exclusivementauprès des personnes directement concernées et des wannabe :
    stylistes, jeunes photographes, mannequins, assistants, quelques directeurs
    artistiques et autres “ chasseurs de tendances ”). Très bien imprimés, mis en
    page avec raffinement, rares sont pourtant les annonceurs qui s’y aventurent,
    au vu de la diffusion anorexique dont ils font l’objet. Ce qui en fait des
    sortes de laboratoires expérimentaux, où tout en terme de photographie
    semble à peu près permis. Du porno chic version n°17 (la dernière) aux errementsstylistiques les plus audacieux, en passant par toute une gamme de
    phrasés überglamour. Ils sont considérés par les aficionados comme les
    ultimes bibles en territoire zéro. Caractéristique diablement excitante pour
    de “ jeunes talents ” en mal d’expression et de reconnaissance.
    Or une production photo de qualité coûte cher. Imprimer deux cents
    pages sur du beau papier est hors de prix. Pour s’en sortir et boucler l’histoire
    sans mettre ses propres deniers en péril, le fondateur de ce genre d’objet,
    outre qu’il se prenne pour une sorte d’artiste-héros-mécène incontournable,
    ne rétribue personne (sauf, peut-être, une secrétaire-correctrice et encore…).
    Il compte sur l’enthousiasme créatif des gentils “ contributeurs ”, pour qui
    travailler dur pendant une semaine sans gagner le moindre centime ne
    constitue qu’un problème tout à fait mineur au regard du projet fascinant
    auquel ils vont s’atteler. Quant au photographe, à lui de bourse délier pour
    organiser et produire le shooting de A à Z, avec le risque de voir sa série
    estropiée ou carrément refusée. De contrat ? De bon de commande ? Toujours
    pas l’ombre. Une petite série de six pages ? Allez hop ! C’est le photographe
    qui régale ! Au diable l’avarice ! 1 500 euros sur la table ! Juste pour la vitrine.
    Si tout va bien. En espérant qu’un “ Gourou de la Créa ” remarque les
    images et désigne le photographe comme numéro gagnant pour la prochaine
    campagne Trucmuche (avec une probabilité, vu la masse affolante de titres
    du genre, qui relèverait plutôt de la Française des Jeux). En clair, dépenser
    1 500 euros en billets de loto représente à tous les coups un investissement
    plus sûr. Mais vu que les jeunes photographes courent littéralement après les
    “ parutions ”, seules véritables “ preuves ” de leur travail sinon de leur talent,
    la mécanique s’huile d’elle-même, ça tourne tout seul, malgré les grincements
    de dents et les petits cris étouffés…
    Autre aspect remarquable, il arrive parfois qu’un “ grand ” photographe
    – je reviendrai un jour sur ce terme de “ grand ” – se fende de quelques
    images qu’il parvient à placer sans peine dans un de ces magazines “ ultrabranchés” ; histoire de prouver que malgré ses jackpots commerciaux c’estencore un artiste, et que lui aussi est capable de jeter une nymphette évanouiedans les bras musculeux de trois athlètes ghanéens, de les vaporiser d’eaupour simuler un effet post-copulatoire. Sa petite joute photographique
    “ offerte et signée ” aura de plus la faculté de conférer au magazine en
    question une vraie caution auprès de Tous et – avantage non négligeable –
    d’émoustiller ses clients habituels (qui préféreront malgré tout placer leur
    pub dans un journal à gros tirage, faut pas déconner…).
    Étrangement, chacun semble ravi dans ce petit monde effervescent. Les
    “ jeunes talents ” se retrouvent ainsi, au terme de luttes souvent âpres, avec
    une ou deux séries d’images vraiment étonnantes et publiées. Ils ont l’air
    enchanté ; bien que leur book, lui, soit considéré comme “ pas évident du
    tout ” en pub : pour prendre un exemple, les pages “ Beauté et Accessoires ”
    de Pigeon Magazine – avec l’aimable autorisation des éditions Piranhas –
    nous montrent des images pas inintéressantes mais en effet difficiles : caviar
    étalé sur les joues roses d’un mannequin ; mygale (fausse ?) coincée dans la
    tignasse d’une blonde en pleurs qui tient ses lunettes ; cacao saupoudré sur
    les épaules maigres d’une fille chauve ; collier en diamants débordant d’un
    sandwich aux merguez ; longue Russe nubile, peinte au ketchup, posant
    nue avec un sac à main dans une cité du 9-3, etc., etc. Pas très sympa pour
    les filles ? “ Ta ta ta ! … elles sont là pour ça voyons !” Visiblement, Topolino
    – ce grand make-up artist marseillais qui ouvrit une vraie brèche dans l’art
    du maquillage – a fait des émules. Espérons que ceux-ci puissent, faute de
    mieux, se tourner avec profit vers la gastronomie expérimentale (...)

  • topinambour
    topinambour
    jardin
    • Posté à 11h00 le 28/10/2011
    • 174528
      jardin

    C’est une honte, heureusement que l’Italie est toujours pire que la France, car sinon nous serions les pires en Europe en matière d’esclavagisme de jeunes.
    Par ailleurs, je remarque que, comme souvent, les « RH » recherche unE assistantE. Vous préférez être stagiaire à vie et/ou avoir un métier pas assez intéressant pour un homme ?

  • blackbear-
    • Posté à 11h55 le 28/10/2011
    • Internaute 117716

    ...Je vais pas défendre ce porc, ni même défendre certaines pratiques italiennes, mais je suis sûr qu’un cherchant bien on trouvera un cas pareil en France, en Suisse ? ? ? ? ?
    Ce genre de salopards n’ônt pas de nationalité, et au cas où, le Libéralisme.

  • Suyperaldo21
    • Posté à 12h07 le 28/10/2011
    • 174535

    Bonjour Giancarlo,

    Votre correspondance avec Caterina trouve un écho particulier en France où beaucoup de jeunes diplômés travaillent à temps plein pour 0 euros, sans protection sociale, sans dédommagement, sans aide et sans ressource autres que l’espoir vain et naïf de se faire embaucher à l’issue de leur période de STAGE. Car le STAGE en France, tout comme en Italie, est un mal sournois et diffus source autant d’indifférence de la part de notre gouvernement que de mépris par les employeurs vis à vis des jeunes. Et pourtant c’est de plus en plus une obligation dont les universités et les écoles se font complices en autorisant la pratique voir même en l’encourageant comme on a pu le voir dans certain cas par exemple ces écoles qui donnent convention de stage contre inscription. Dans ce dernier cas de figure par exemple, cela signifie que certains diplômés doivent payer pour travailler si l’on considère qu’ils se sont inscrits dans une école uniquement dans le but d’obtenir une convention de stage qui est une autorisation de faire un stage. Vous rendez-vous compte ? Est-ce que vous comprenez ce que cela signifie ? Cela signifie qu’il faut payer pour travailler ! ! ! Et moi, et nous, jeunes diplômés qui croyions que tout travail mérite salaire.

    Merci d’avoir lu mon mail jusque ici mais je n’ai pas terminé...

    Je pense que votre réponse illustre très bien la suffisance, l’arrogance, le dédain dont font preuve aujourd’hui beaucoup d’employeurs à l’égard de la masse bûcheuse et corvéable à merci que constituent tous ces petits esclaves néo-dîplomés du 21eme siècle dont l’unique défaut est d’aspirer à un salaire décent, un traitement juste et décent, une vie normale, juste et décente.

    Tous comme Caterina

    Nous sommes des millions comme Caterina partout en Europe à avoir finalement emprunté le chemin de l’étranger pour palier cette situation intenable. Tous n’auront pas forcément trouvé l’Eldorado. Mais beaucoup, en réussissant à travailler avec un salaire décent sont en train de s’établir de manière pérenne sinon permanente dans ces pays loin de chez eux où il y n’y a pas ou moins de Giancarlo Politi, moins d’arrogance, moins de putes polyglottes peut-être.

    Un jour, après mes études, j’ai travaillé comme journaliste rédacteur STAGIAIRE dans un journal de presse quotidienne régionale appelé. Nous étions 5 ou 6 stagiaires en parmance dans la rédaction et nous travaillions 8 à 10 heures par jour, 5 jours par semaine pour tout au plus 100 Euros par mois. J’ai certes beaucoup appris durant cette expérience. J’ai tellement appris oh oui sur l’hypocrisie, la haine, l’indifférence, le mépris de mes collègues et supérieurs journalistes titulaires. J’ai tellement appris auprès de gens comme vous car Giancarlo, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul dans votre cas. Oui, sachez que votre snobisme et votre indigence intellectuelle est partagée par de nombreux employeurs un peu partout en France aussi et dans le reste de l’Europe ou le jeune diplômé assoiffé de travail n’est que de la MERDE finalement.

    Voilà je remercie Caterina pour sa contribution. Elle redonne une certaine dignité et un nom à chacun d’entre nous. Si Caterina est partie en Angleterre, moi c’est au Canada, pays depuis lequel, en solidarité avec tous les stagiaires du monde, je ne vous salue point.

  • Renaudbb
    Renaudbb
    Consultant
    • Posté à 12h09 le 28/10/2011
    • Internaute 111914
      Consultant

    J’ai la furieuse impression que tout le monde mélange deux choses :

    - les stages réalisés dans le cadre de la scolarité, en cours ou en fin de cursus (et là, je me demande qui peut bien avoir l’idée saugrenue de remettre en cause leur utilité et la logique qu’il y a à ne pas payer un stage court et à défrayer un stage long),

    - les stages réalisés en situation de recherche d’emploi, acceptés comme « substituts » à un CDI ou CDD faute de mieux, et proposés par des entreprises qui voient là une manière d’avoir de la main d’oeuvre pas cher.

    Autant le second cas rentre dans la plupart de vos commentaires, autant je voudrais être sur que personne n’imagine qu’un stagiaire en cours de formation à l’école ne peut prétendre à un SMIC, ni qu’il est inutile et anormal qu’on ait une expérience en entreprise pendant sa formation ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

    • Sébounet
      Sébounet répond à Renaudbb
      Null
      • Posté à 17h10 le 28/10/2011
      • Internaute 131965
        Null

      Le problème est plus compliqué que ça. Certaines entreprises du CAC40, en particulier, les constructeurs automobiles ont institutionnalisé avec la complicité de l’état, le recours aux stages longue durée et renouvelables sur les ingénieurs en fin de cycle ... Pour le reste, je suis assez d’accord avec toi, la législation est aberrante, elle définit un stagiaire comme ne devant rien produire, et fait comme si une entreprise était dans son rôle de payer et déléguer un cadre à « former » un stagiaire censé regarder le plafond. La législation actuelle est hypocrite. Et aberrante.

    • pmithrandir
      pmithrandir répond à Renaudbb
      Developpeur
      • Posté à 12h57 le 28/10/2011
      • Internaute 90097
        Developpeur

      Vous dites que personne ne devrait remettre en cause le concept de stage durant la formation. Et bien pourtant je le ferai volontiers.

      Dans le monde du travail, la règle est simple, tout travail mérite salaire. Pas obligatoirement un bon salaire, mais quand même quelque chose de décent pour pouvoir en vivre.
      Une autre règle est que chaque salarié à le droit a une protection minimale.

      Dans le cadre des stages on a aucune de ces conditions de réunies.

      Maintenant, posez vous la question, comment cela fonctionnerait il si les stages étaient interdit. Est ce que les sociétés arrèteraient soudain d’employer des jeunes ? Absolument pas.
      Est-ce qu’un jeune est plus vite efficace après un stage, j’en doute également dans l’informatique qui est mon domaine. Quoi qu’il arrive, le temps d’adaptation d’un nouveau salarié sur un projet existant reste de 3 mois. Il est presque incompressible et avoir fait un stage avant n’y change rien.

      Pour palier a d’éventuelle critiques de mon parcours, j’ai eu la « chance » de faire 3 stages et une formation en entreprise.
      Mon premier stage a été bénévole, le 2nd payé 1100 euros / mois (stage armée jeunesse), le 3ème payé 330 euros .
      Alors bien sur j’ai appris des choses... que j’aurais pu apprendre ailleur. J’ai même eu la chance d’avoir des stages assez intéressant.. et un reconnaissance de salarié presque immédiatement a défault d’en avoir le statut.

      Donc, pas d’esprit de revanche.
      Par contre, quand je vois que maintenant n’importe quelle formation demande un stage dans le cursus... je me demande vraiment comment la population peut accepter cette situation ou la première impression que l’on donne à un jeune est de le faire travailler gratuitement pendant des mois.
      Sur un cursus informatique on peut facilement arriver à 10 mois de stages cumulés. paradoxalement, il faut en avoir les moyens.
      (2 mois a l’IUT, 3 mois en licence, 5-6 mois en master 2)

      Ca fait pour certain autant de mois de loyer / cautions à payer dans des villes différentes, des déménagements à prévoir et à financer. Pas facile pour tout le monde. et je ne compte pas les démarches de recherche de stages, les frais inhérent aux entretiens, le stress que ca induit en période d’apprentissage, et la rareté des stages qui fait qu’on prend ce que l’on trouve à défaut de mieux pour beaucoup.

      Et je ne compte pas les étudiants fantômes, en particulier dans tout ce qui est culturel qui font des stages multiples hors cursus pour accumuler une expérience minimum sans laquelle il n’ont aucune chance d’être pris. Comme ne pas trouver ca lamentable...

      Vous trouvez toujours ca aussi bénéfique un stage ?

  • Sébounet
    Sébounet
    Null
    • Posté à 12h15 le 28/10/2011
    • Internaute 131965
      Null

    je profite de l’article pour recruter une stagiaire blonde à forte poitrine.

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