Société de classes 19/10/2011 à 17h05

Fiac : l'art contemporain triomphe, le « sentiment de caste » aussi

Thomas Schlesser | Journaliste, historien de l'art

En 1982, Jack Lang encourageait François Mitterrand à inaugurer la Fiac :

« Votre présence cette année serait un coup de fouet salutaire à notre marché de l’art à un moment où face aux marchés déprimés des autres pays, la France gagne en influence et en dynamisme en raison de notre politique culturelle et de notre décision d’exonérer les œuvres d’art au titre de l’impôt sur le capital. »

Mais, au même moment, Jean-Louis Bianco, alors secrétaire général de la présidence de la République, le dissuadait dans une note interne :

« Cette manifestation n’apporte rien et même risque d’accentuer trop votre image “culturelle” qui est parfaitement connue. »

Derrière les formules d’usage sur l’art contemporain, ses valeurs nobles et sa « créativité », la Fiac était déjà teintée d’une connotation politique et sociale à rebours des discours convenus.


« There is always cinema (III) », 2008 (Courtesy Galleria Continua San Gimignago, Beijing, Le Moulin)

Peu d’événements culturels aussi clivants socialement

En réalité, peu d’événements culturels sont aussi clivants socialement. La foire compte de nombreux partenaires publics, comme la Réunion des musées nationaux ou la ville de Paris mais, elle est surtout sous l’égide d’un puissant groupe privé, Reed Expositions, organisateur de soixante salons par an qui cherche à dégager le maximum de profit.

Cette année encore, le billet passe à 32 euros, soit 15% d’augmentation par rapport à 2010 ! Pourtant, la directrice de l’événement, la très influente Jennifer Flay, ne cesse de vanter la dimension « grand public » et « démocratique » de la foire.

Certes, son programme « hors les murs » est dense, étonnant et entièrement gratuit. Certes, des galeries d’art renommées proposent depuis quelques années des produits à très bas prix, en comparaison du moins des valeurs habituelles de la création contemporaine. Quelques-unes d’entre elles, sont d’ailleurs présentes cette année.

Le discount de l’art : entre 500 et 3 000 euros

Sur le stand de la galerie Polaris, on peut acquérir un tirage photographique en couleur de 2x4 cm de Khaled Jarrar, pour 75 centimes d’euros. Des prix aussi dérisoires jouent surtout sur l’accroche. Le discount de l’art navigue en réalité entre 500 et 3 000 euros. Il s’agit bien souvent de techniques moins considérées, comme le dessin, ou de multiples.

Mais on repense soudain à ce qu’observait Annie Ernaux dans son supermarché de Cergy, et dont elle parlait dernièrement au Monde :

« Il y a trois ans est apparu un rayon “self-discount” – traduisez produits pour pauvres – avec des emballages tristes comme autrefois dans les pays de l’Est. Au début, ces rayons étaient au milieu du magasin, tout le monde pouvait les traverser. Maintenant, ils sont relégués au fond, à côté des rayons pour les chats et les chiens. »

Pour le visiteur peu familier au monde de l’art, 3 000 euros peut sembler cher. C’est toutefois peu à côté de ce que les œuvres d’un artiste de réputation internationale coûtent. Comptez par exemple 100 000 euros pour « La Statue de Tokyo » de Xavier Veilhan (2010, galerie Perrotin).

La Fiac étant une foire généraliste, elle laisse aussi certaines galeries proposer des pièces plus anciennes, des classiques du XXe siècle, comme une sculpture d’Alexander Calder (1 300 000 euros), ou un tableau du peintre expressionniste allemand Ernest Kirchner (près de 4 000 000 d’euros).

Les artistes présents à la Fiac apportent parfois une vision percutante du monde, de la société ou de la modernité.


« The world is a fine place for you to fight for », Sun Yan & Peng Yu, 2011 (Courtesy Galleria Continua San Gimignago, Beijing, Le Moulin)

Pilar Albarracin donne à rire de la surabondance culturelle que nous cherchons à assimiler comme des ânes avec « El Asno » (2010). Pascale Marthine Tayou transforme des tuyaux de pompes à essence en une irrésistible pieuvre (2010).

Mais, plus encore que les œuvres présentées, c’est le fonctionnement marchand de la Fiac qui reflète le mieux notre société de classes, souffrant d’écarts vertigineux. C’est sans doute le cas d’autres manifestations culturelles, mais aucune ne communique avec autant de force sur un discours militant d’ouverture au grand public.

La présence des « très jeunes galeries » régresse

En dehors de la programmation hors les murs, Jennifer Flay lie l’ouverture au public à la présence de nouveaux exposants. Voilà un an, elle se félicitait d’avoir introduit, dès sa nomination en 2003, un secteur pour les « très jeunes galeries ». L’édition 2010 sacrifie beaucoup d’entre elles – faute à l’espace réduit, paraît-il… Mais une énorme machine comme la galerie Gagosian, apparue à la Fiac seulement en 2010, n’a pas eu de problème pour retrouver sa place cette année.


« The dud effect », de D. Nekevicius, 2008 (Courtesy GB Agency)

Collectionneur, professionnel, « amateur pauvre »

La Fiac invite le grand public (85 000 visiteurs en 2010) à découvrir l’art contemporain et l’art de demain, mais elle le pousse surtout dans un espace qui, sous couvert des valeurs nobles associées à la culture et à la création (la beauté, la résistance, la pensée, la liberté…) l’humilie socialement. Elle conditionne le champ d’action et de découverte du visiteur à son statut de collectionneur, de professionnel ou… d’« amateur pauvre » qui n’achètera pas. Lequel se trouvera finalement confronté à son pouvoir d’achat ridicule.

D’autant que l’espace d’exposition n’est finalement que la surface de la foire. L’élite se distingue par sa capacité à éviter les allées d’exposition populeuses. Le clivage social épouse au fond un clivage spatial avec des parcours VIP, des dîners et fêtes très prisés, rencontres, remises de prix, au confinement aristocratique.

La Fiac et sa directrice ne sont critiquées qu’à voix basse par les acteurs de l’art contemporain, car les places sont chères et le réseau se tient. Mais quand les langues se délient, cela fait mal : l’artiste Alberto Sorbelli, régulièrement présenté à la foire, raconte sans ambages :

« Ce genre d’institution adopte les mêmes processus que la religion sous le pape Jules II. C’est un instrument de manipulation destiné à encourager le sentiment de caste, et à faire croire qu’on peut s’acheter une spiritualité et une éternité en déboursant des sommes folles pour des œuvres d’art. Ce qui m’étonne, c’est que cela marche encore… »

Heureusement, la création contemporaine se joue aussi ailleurs.

Aller plus loin
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  • 53 réactions
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  • Le Renifleur
    Le Renifleur
    loin d'ici
    • Posté à 17h23 le 19/10/2011
    • Internaute 136986
      loin d'ici

    « Heureusement, la création contemporaine se joue aussi ailleurs. »

    C’est clair...

    Le Renifleur
    http://lerenifleur.blogspot.com

  • Novotel
    Novotel
    étudiant
    • Posté à 17h37 le 19/10/2011
    • Internaute 95243
      étudiant

    c’est ce qu’on appelle pour certains artistes un auto financement de foutage de gueule

    • pierrejcallard
      pierrejcallard répond à Novotel
      http://www.nouvellesociete.org
      • Posté à 23h00 le 19/10/2011
      • Internaute 3366
        http://www.nouvellesociete.org

      @ Novotel

      Ce qui a beaucoup de valeur ne coute pas cher et le meilleur ne coute rien. Au départ. Après, on spécule et on s’invente des choses, puis on invente des prix. On se donne des cailloux pour du papier et c’est une vente de bijoux.

      On barbouille un trait noir sur une toile écru, on ajoute un millions d’euros de déco et de pub et ça fait un Miro hors de prix, qu’on laisse tomber Montserrat pour aller voir deux fois. C’est à ça que les humains s’amusent.

      Le sexe, le pouvoir et ca... Pour ça, je suis ferme dans mon refus. Je jouis beaucoup de ne pas souffrir à être privé de ce dont je ne veux pas.... Ils ne m’auront pas

      Boulez et la période ’jaune » de mes enfants

  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 17h53 le 19/10/2011
    • Internaute 19357
      non connue

    Conservateur d’un musée d’art moderne , ça c’est un super job bien cool , super tranquille , il n’y a pas grand monde pour aller voir ce genre d’expression artistique........ : -))
    Le caissier s’emmerde , il bricole sur internet , la fille de la boutique sort fumer , c’est sa seule occupation , dehors deux vigiles au soleil assis sur des bornes en ciment discutent tranquillement , de visiteurs point , juste moi et deux amis amateurs d’art , les salles désertes , la moitié du musée en travaux , quels travaux dans des salles blanches ? ? ?
    J’ai perdu 16€.

    • Thomas Schlesser
      Thomas Schlesser répond à A déménagé le 13-10-2012
      Auteur(e) de l'article Journaliste, historien de l'art
      • Posté à 18h00 le 19/10/2011
      • Journaliste 171612
        Journaliste, historien de l'art

      Important : l’objet de cet article n’est pas tant de débattre de la qualité de la création contemporaine (laquelle est parfois excellente, et certaines oeuvres présentes à la FIAC sont superbes) que de discuter de l’évenement lui-même et de son autopromotion, à mon sens très discutable : ouverture au public et la démocratisation de l’art actuel, nous dit-on ! Curieux de connaître le point de vue des riverains sur cette contradiction entre la communication, pleine de générosité démocratique, et la la réalité aristocratique de cette foire. A vous lire ! ! ! Thomas

      • flixp
        flixp répond à Thomas Schlesser
        Aboyeur
        • Posté à 19h25 le 19/10/2011
        • Internaute 34063
          Aboyeur

        Je vous préviens, y a pas beaucoup de riverain passionnés d’art contemporain sur rue89.
        Y a bien quelques artistes qui trainent, mais la plupart ne font que des croutes et croient tout savoir, si vous voyez ce que je veux dire.

        Sinon pour l’article, je le trouve très juste. En art le principe de caste se reproduit partout, même dans mon commentaire.

         
        • d_o_k
          d_o_k répond à flixp
          tech
          • Posté à 19h44 le 20/10/2011
          • Internaute 120597
            tech

          « Je vous préviens, y a pas beaucoup de riverain passionnés d’art contemporain sur rue89 »
          >> Par quel moyen parvenez-vous à savoir cela ? Vous arrivez à compter le nombre de clicks sur les articles concernant l’art contemporain ?

        1 autres commentaires
  • Thomas Schlesser
    Thomas Schlesser
    Auteur(e) de l'article Journaliste, historien de l'art
    • Posté à 17h58 le 19/10/2011
    • Journaliste 171612
      Journaliste, historien de l'art

    Important : l’objet de cet article n’est pas tant de débattre de la qualité de la création contemporaine (laquelle est parfois excellente, et certaines oeuvres présentes à la FIAC sont superbes) que de discuter de l’évenement lui-même et de son autopromotion, à mon sens très discutable : ouverture au public et la démocratisation de l’art actuel, nous dit-on ! Curieux de connaître le point de vue des riverains sur cette contradiction entre la communication, pleine de générosité démocratique, et la la réalité aristocratique de cette foire. A vous lire ! ! ! Thomas

    • Cyprien Luraghi
      Cyprien Luraghi répond à Thomas Schlesser
      ICYP.FR !
      • Posté à 20h46 le 19/10/2011
      • Internaute 101150
        ICYP.FR !

      Votre article est très bien, mais franchement je me sens comme pas mal de monde, totalement étranger à ces manifestations d’artisanat trois fois mort dont les idées proviennent de siècles crevés.

    • Lendroitvautlenvers
      • Posté à 21h38 le 19/10/2011
      • Internaute 149146
        lucide

      A vous lire ! ! ! Dites-vous.
      Et moi je vous lis...Et je vous dis :
      C’est un faux problème de devoir débattre sur la réalité aristocratique de cette foire, qui d’ailleurs ne date pas d’hier et cette pseudo démocratie soit l’accessibilité de l’art qui ne date pas non plus d’hier... Les 32 euros, soit 15% d’augmentation ne sont en fait qu’un détail qui même gratuit ne changerait rien au fond du problème qui est ailleurs... Il ne resterait donc pas non plus à débattre avec vous quoique le verbe que vous employez suffit à lui même pour vous situer, puisque vous dites : la qualité de la création contemporaine (laquelle est parfois excellente, et certaines oeuvres présentes à la FIAC sont superbes). Donc tout est dit, tout comme l’adjectif superbe pour qualifier une oeuvre et qui me fait déjà penser à certains dessins de Daumier montrant du doigt ces épiciers de l’art, spécialistes en tout, la plume aux aguets, mais toujours à en parlez plus aux autres malgré qu’ils n’en font.... Belle démocratie pour la forme, mais le fond n’a pas changé...

      • Thomas Schlesser
        Thomas Schlesser répond à Lendroitvautlenvers
        Auteur(e) de l'article Journaliste, historien de l'art
        • Posté à 22h38 le 19/10/2011
        • Journaliste 171612
          Journaliste, historien de l'art

        Cher ami : et pourquoi, sous prétexte qu’une chose n’est pas nouvelle, elle ne mériterait pas débat ?
        Par ailleurs, je ne comprends pas tout à fait votre commentaire. Mais je crois que vous me reprochez, au fond, de prendre dans cet article une posture de critique à un moment donné (puisque je signale la qualité de certaines oeuvres) alors que j’aurais peut-être dû me cantonner à une analyse sans vouloir faire preuve de cette pseudo-hauteur de vue. Eh bien, je dois dire que, là-dessus, je suis assez d’accord, quoique j’évite - je crois - de tomber dans la distribution des bons et des mauvais points, dont je serais d’ailleurs bien incapable ! Quant à votre aptitue à trouver dans l’emploi d’un verbe ce qui « suffit » à me « situer »... je dois avouer que j’envie grandement un tel pouvoir de discernement sur autrui ! Bien à vous !

  • framboise92
    framboise92
    essayons pour voir.
    • Posté à 17h59 le 19/10/2011
    • Internaute 24519
      essayons pour voir.

    On ne pourra plus dire « goût de chiottes ».

  • A déménagé le 10-11-2011
    • Posté à 18h41 le 19/10/2011
    • Internaute 124772
      -

    Une cuvette de chiotte en inox c’est 5000 euros minimum,sinon il y a des génies dans l’art contemporain

    • flixp
      flixp répond à A déménagé le 10-11-2011
      Aboyeur
      • Posté à 19h29 le 19/10/2011
      • Internaute 34063
        Aboyeur

      prends un saxo tu l’aura pour moins cher et en cuivre !

      • A déménagé le 10-11-2011
        • Posté à 19h59 le 19/10/2011
        • Internaute 124772
          -

        Je sais de quoi que je parle !
        J’en ai vu un installé chez un dentiste qui ne supporte la vue des microbes !
        dingue !
        Sinon j’ai un nonos numeroté si il veut

  • folavril
    folavril
    pirate
    • Posté à 18h48 le 19/10/2011
    • Internaute 103232
      pirate

    Bonjour,
    Je ne suis pas sûre que la question ne concerne que la FIAC. Pour ma part, j’ai bel et bien l’impression que ce double discours (on est vachement démocratiques mais pas de pot, ça coûte des zillions de dollars) se retrouve à tous les niveaux dans l’art contemporain. Il y a déjà une indécence pas croyable de la part de certains artistes, mais laissons ça pour l’instant...

    J’aurais une anecdote : il y a deux ou trois ans, la fondation Jumex (créée par la société du même nom, un fabricant de jus de fruits mexicain) a organisé une exposition de sa collection de ready-made. L’exposition avait lieu dans l’usine de jus de fruits (ahah, il y avait les fameuses bandes jaunes de sécurité, voyez le rapport avec l’aspect industriel du ready-made ! ! subtil, n’est-ce pas ?). Alors l’usine se trouve dans l’un des « quartiers » pour ne pas dire bidonvilles les plus pauvres de Mexico. Le vernissage était une orgie de vins, alcools divers, des canapés moelleux design transportés pour l’occasion dans la cour de l’usine (sur une estrade, bien sûr, oh eh, on va pas se mettre au niveau des prolos), le menu était incroyablement luxueux (pas de petits fours, un vrai menu), les gens avaient des physiques et des tenues qu’on ne voit jamais dans la rue. Bref. Au milieu de ce bidonville, ça clashait ! Mais tout le discours était évidemment de rapprocher le monde des riches au monde prolo.

    Je rappelle que le salaire minimum au Mexique est de 100 dollars/mois, ça vous donnera une idée de l’indécence qu’il y avait à organiser cette exposition de pièces pour la plupart ridicules (bien entendu, on a eu droit à Orozco, pensez bien) sur le lieu de travail des ouvriers de cette boîte. Je vous passe le détail sur les textes pédantissimes du catalogue, que je suis payée pour connaître : j’ai eu le malheur de les traduire. Je ne sais pas si les critiques d’art contemporain ne sont pas pires encore que les collectionneurs, les marchands et les « artistes ». Passe encore qu’un Moon nous parle de sa vie au lit avec la Cicciolina, mais quand ils se mettent à avoir un discours social, là on se demande vraiment où on est !

    • Thomas Schlesser
      Thomas Schlesser répond à folavril
      Auteur(e) de l'article Journaliste, historien de l'art
      • Posté à 19h20 le 19/10/2011
      • Journaliste 171612
        Journaliste, historien de l'art

      Bonjour Folavril,
      La FIAC est un symptome parmi d’autres sans doute de cet écart et peut-être conviendrait-il d’élargir le périmètre des exemples, je le reconnais. Mais je trouve son « cas » particulièrement éloquent. Et je profite là de déclarations récentes, entendues ces derniers jours de la part de son organisatrice. C’est la règle de l’actualité...
      Quant à l’anecdote, elle est juste... tout sauf anecdotique. Merci et on est preneur d’autres exemples, évidemment. Thomas

      • folavril
        folavril répond à Thomas Schlesser
        pirate
        • Posté à 20h29 le 19/10/2011
        • Internaute 103232
          pirate

        Tout-à-fait d’accord avec vous en ce qui concerne le symptôme FIAC, mais que peut-on espérer quand on a des ministres de la culture tels que Jack Lang et Fredo ? L’existence même d’un ministère de la culture pose problème comme l’avait justement souligné Franck Lepage.

        Quant au contraste don je parlais, une recherche sur google maps/images vous donnera une idée de ce à quoi ressemble Ecatepec et à quel point cela peut paraître pour le moins incongru de réunir là-bas tout ce gratin qui voyage en grosses bagnoles blindées aux vitres teintées (ce qui est en principe interdit au Mexique, mais certains sont plus égaux que d’autres).

        Il me semble que Marc Edouard Nabe avait dit chez Taddei qu’en ce qui concerne l’art contemporain, la seule question qui se pose est : « est-ce que c’est cher ? » Et on comprend bien que les organisateurs de ce genre de manifestation, par les temps « indignés » qui courent, cherchent à redorer ( !) leur blason auprès du « peuple » et au nom de la « démocratie ». Pitoyable.

        Par ailleurs, on pourrait aussi s’interroger sur la démarche d’Hervé di Rosa et son narco-chic...

         
        • Thomas Schlesser
          Thomas Schlesser répond à folavril
          Auteur(e) de l'article Journaliste, historien de l'art
          • Posté à 22h53 le 19/10/2011
          • Journaliste 171612
            Journaliste, historien de l'art

          A l’été 2010, j’avais co-organisé un séminaire autour de « la valeur de l’art » avec quelques historiens et critiques. Nous nous étions plongés, historiquement, dans les différents systèmes de classement artistique, de palmarès, sous l’Antiquité, à la Renaissance, au 19e siècle, etc., et constations par ailleurs en effet que c’était aujourd’hui la valeur financière qui était la plus déterminante (la plus usitée en tout cas). On peut citer parmi les critères opérants du passé (abandonnés depuis bien longtemps !) et, en vrac : la qualité d’imitation, la dimension édifiante (la capacité d’une oeuvre à donner l’idée de Dieu), la faculté pédagogique... Qui sait ? Cette obsession du classement par la valeur financière, par records de vente, n’est-elle peut-être qu’une étape passagère, comme le furent les autres ? Et quel serait alors le grand critère d’évaluation de demain ? Mystère...

          • adrienl
            adrienl répond à Thomas Schlesser
            researcher
            • Posté à 14h57 le 20/10/2011
            • Internaute 42640
              researcher

            avec un ami à moi, on s’est dit que ce serait peut-être un genre de relation entre la connaissance de techniques issues de l’industrie (tous azimuts !), la réévaluation des problèmes présent dans les œuvres d’art du passé (ex : le rapport à la « réalité extérieure » - anciennement « mimésis » mais dans un sens élargi ; la géométrie et l’architecture ou architectonique ; la brisure des catégories, art visuel, art sonore, art conceptuel, peinture, etc. ; les rapports entre science, technique et art... etc.) et enfin la conscience d’une situation de production nouvelle induite par les outils informatiques, l’information massive et à trier issue d’internet.
            Il y a aussi un nouveau rapport avec le « public » à inventer, quelque chose qui critique l’ « homme nouveau » moderniste sans niveler la qualité ou la profondeur des propositions plastiques en se faisant une image opposée du public (des « veaux’, des “cons”, etc.) et sans cynisme.
            ici
            et là
            Bien à vous,
            Adrien

        2 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à folavril
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 11h14 le 20/10/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Je ne sais pas si c’est le cadre mexicain, mais votre récit a quelque chose de buñuelien...

    • A déménagé le 9-4-2012
      A déménagé le 9-4-2012 répond à folavril
      Explore l'indéterminé
      • Posté à 22h46 le 20/10/2011
      • Internaute 22643
        Explore l'indéterminé

      Amusant le lapsus entre Moon et Koons : je trouve qu’ils vont bien ensemble en effet ! ; -)

  • Cyprien Luraghi
    Cyprien Luraghi
    ICYP.FR !
    • Posté à 20h10 le 19/10/2011
    • Internaute 101150
      ICYP.FR !

    Je n’ai pas plus à dire sur tout ça, que ce vide :

  • Denard
    Denard
    Consutologue
    • Posté à 20h08 le 19/10/2011
    • Internaute 143905
      Consutologue

    Pour ceux qui auraient encore des illusions sur le véritable rapport entre la FIAC et la créativité, je ne saurais que trop conseillé de voir « Contre-attaque, quand l’art prend l’économie pour cible » & « l’art s’expose ».

    Même si deux docs ne traitent pas spécialement de cette foire des galeries, ils le méritent de montrer que ce n’est que du Business où le client est un gentil gogo, un investissement comme un autre (vins, whiskys...) bien loin de la mission qu’est supposé représenter l’art.

    c’est triste car il existe des créateurs contemporains qui n’y ont pas accès.

  • Orphee
    • Posté à 20h35 le 19/10/2011
    • Internaute 38496

    Tout est dit dans l’image annonçant l’article (sûr que je vais passer pour un vieux beauf inculte)

  • degaulle
    degaulle
    france
    • Posté à 20h45 le 19/10/2011
    • 173212
      france

    Avec ça on gagne notre : AAA .......ah ah ah

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 06h41 le 20/10/2011
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    Doublon

  • We want a shrubbery
    We want a shrubbery
    Fonctionnaire à chat. Ni!
    • Posté à 20h50 le 19/10/2011
    • Internaute 100046
      Fonctionnaire à chat. Ni!

    Bin ouais..... Beaucoup d’ artistes contemporains se targuent de la virulente critique sociale contenue dans leur œuvre... En général on se demande ce qu’ils peuvent connaître de cette société qu’ils disent observer avec tant d’acuité, étant donné leur origine sociale, précisément, et leur mode de vie. Degas n’a jamais fait le malin et le concerné, et pourtant « L’absinthe »... Quand on ne se contente pas de « créer un monde et de l’expérimenter » comme David Lynch (qui est aussi artiste plastique, et plutôt intéressant), quand on emmerde le monde avec de bonnes intentions lourdes qui exigent la présence d’un mode d’emploi à côté de l’œuvre, on n’est qu’un pompier de plus.

  • Maharajay
    Maharajay
    Trium Virat Sublimus
    • Posté à 21h23 le 19/10/2011
    • Internaute 88427
      Trium Virat Sublimus

    Un bon point à cet article : les grosses « stars » de l’art contemporain, pour une fois, ne sont pas mentionnées.

    Lien

    • Thomas Schlesser
      Thomas Schlesser répond à Maharajay
      Auteur(e) de l'article Journaliste, historien de l'art
      • Posté à 22h24 le 19/10/2011
      • Journaliste 171612
        Journaliste, historien de l'art

      Merci pour le compliment ! En fait, j’aurais cependant tout à fait pu les mentionner et, à titre personnel, je peux même confier qu’il y en a que j’apprécie beaucoup. Mais peu importe les goûts et les couleurs : je profite surtout de votre remarque pour dresser un constat qui ne cesse de me tarauder : comment se fait-il que les grandes stars de la littérature, du cinéma ou de la musique soient aussi des noms connus du grand public, alors que les vedettes de l’art contemporain demeurent cantonner, en terme d’audience, à des cercles extrêmement restreints ? Même les stars parmi les stars, comme Damian Hirst sont en réalité inconnues ou presque du grand public...

      • LJ
        LJ répond à Thomas Schlesser
        Vache a lait
        • Posté à 13h29 le 20/10/2011
        • Internaute 51374
          Vache a lait

        - On peut télécharger toutes les formes d’art que vous venez de citer. Pas l’art contemporain.
        - Acheter un cd, un dvd ou un livre est un poil plus abordable qu’une oeuvre d’artiste contemporain connu.
        - Les gens ne sont pas forcement interresse par des toilettes dorées (exemple de la photo) ou l’art contemporain en général.

        Donc, ça touche + de monde, donc les noms sont + connus.

        Voila une piste d’explication....

         
        • Thomas Schlesser
          Thomas Schlesser répond à LJ
          Auteur(e) de l'article Journaliste, historien de l'art
          • Posté à 00h08 le 21/10/2011
          • Journaliste 171612
            Journaliste, historien de l'art

          Merci !

        1 autres commentaires
  • Xahendir
    Xahendir
    étudiant
    • Posté à 21h26 le 19/10/2011
    • Internaute 169622
      étudiant

    « Comptez par exemple 100 000 euros pour “ La Statue de Tokyo ” de Xavier Veilhan (2010, galerie Perrotin). »

    C’est une partie de Tetris 3D ?

  • fiérot le pou
    fiérot le pou
    travailleur
    • Posté à 21h57 le 19/10/2011
    • Internaute 153282
      travailleur

    la FIAC c’est au bas mot 5 millions d’€ de chiffre d’affaire pour les organisateurs payés moitié par les visiteurs, moitié par les galeries.
    Aux naïfs qui vont payer 32 € l’entrée, on va leur faire croire qu’ils font partie de l’élite intello.
    Aux naïfs qui vont payer des centaines de milliers d’€ pour acheter de la daube qui fera s’esclaffer nos descendants on va leur faire croire qu’ils sont intelligents parce qu’ils ont un carnet de chèque bien rempli (au fait d’où vient l’argent ? …) et qu’ils savent écouter le verbiage des galiéristes.
    L’art contemporain existe, mais pas dans ces grand-messes hypermédiatisées

  • Mathildich
    • Posté à 23h35 le 19/10/2011
    • Internaute 16663

    Il n’y a effectivement pas de stars -connues du grand public- dans l’art contemporain comme on en trouve dans la littérature, le cinéma, la chanson, ou même le théâtre, mais il y a des « ancêtre monumentaux ». S’il faut être mort et passé dans la postérité pour faire la preuve de son génie et être connu du grand public, il ne reste aux artistes contemporains que la reconnaissance de caste. Et pour les côtoyer, sans vraiment les comprendre, je trouve qu’ils s’y plaisent et s’y complaisent. C’est souvent horripilant quand on se sent appartenir à ce grand public qui n’y comprend rien et se trouve dénigré par le fait de « n’en faire pas partie ». Mais La grande arnaque, c’est la démocratisation culturelle. La chèvre et le chou. Une malhonnêteté intellectuelle, tant pour les artistes que pour le public. Comment demander à des artistes, des critiques, des collectionneurs, de laisser tomber la jouissance qu’ils tirent du sentiment d’être à l’avant garde, à l’aune d’une révolution ou d’une nouvelle interprétation du monde (que malheureusement, seule le temps pourra valider -ou pas)... et comment demander à un public ignorant, de comprendre les codes d’y passer temps, énergie, investissement psychique pour réussir à lire et discerner ce qui est en train de se passer ?
    Enfin, la mésalliance de l’art contemporain avec les milieux d’argent n’arrange rien à l’affaire. Cela amplifie l’effet de caste et sa détestation.

    Le coup de l’art contemporain accessible à tous, je ne suis pas certaine que ce soit impossible. Mais j’attend de voir ce voeu pieux se réaliser avec -je l’avoue- incrédulité, et en attendant, une certaine exaspération.

  • defix
    defix
    www.defix.org
    • Posté à 10h39 le 20/10/2011
    • Internaute 6431
      www.defix.org

    ...
    Arrosoir de nuit...
    Ma femme ne veut ABSOLUMENT PAS de ce truc là dans la salle à manger

    • A déménagé le 13-10-2012
      A déménagé le 13-10-2012 répond à defix
      non connue
      • Posté à 13h45 le 20/10/2011
      • Internaute 19357
        non connue

      Mais sur la table de nuit , ça peut le faire et c’est certainement très utile en cas de besoin urgent : -))

  • adelap
    adelap
    photographe/graphiste/flâneuse
    • Posté à 10h46 le 20/10/2011
    • Internaute 74480
      photographe/graphiste/flâneuse

    L’Art à portée de tous… en images : :
    La foire du Grand Palais

  • Sammy S.29
    Sammy S.29
    acceptable
    • Posté à 12h59 le 20/10/2011
    • 174034
      acceptable

    Bonjour,

    C’est assez amusant je trouve de lire qu’à chaque fois que quelqu’un parle d’art contemporain les commentaires se portent sur le fait de savoir si l’art c’est bien ou pas plutot que sur ce qui est dit à son sujet. En tant que journaliste par contre ca doit être déprimant de se rendre compte que son lectorat ne fait même pas son travail jusqu’au bout, celui de lire puisqu’il n’est pas question dans votre papier de ce qu’est l’art aujourd’hui mais de son environnement social. J’imagine que votre lectorat doit donc penser « le cinéma c’est bien, la danse c’est nul » ou des choses de ce genre. C’est un peu pathétique, non ?

    Pour ce qui est de ce dont vous parlez c’est en effet assez étrange qu’un salon qui fait de la vente dise aussi qu’il tente de démocratiser et de rendre accessibles les produits en questions. Je ne fréquente pas le salon nautique ou les salons de BTP par exemple, mais je ne crois pas qu’aucun d’entre eux ait jamais pensé à communiquer avec des phrases du genre « venez en savoir plus sur les canalisations » ou « comprenez enfin la propulsion hydraulique ». Les salons sont par définition des lieux pour les professionels et les clients. La probable réponse à la question que vous vous posez à ce niveau là se trouve à mon avis dans votre introduction : la relation politique à la culture qui considère pour les mêmes raisons (celles d’image) toute manifestation « culturelle » sans discernements de ses objectifs.

    Pour ce qui est des « castes », des déjeuners, des salons VIP et autres, j’aurais tendance à penser que c’est un phénomène assez général qui va audelà du seul petit monde de l’art. Je ne suis jamais allé au festival de Cannes par exemple mais j’imagine que les choses s’y passent plus ou moins de la même façon, non ?
    Mais, ha oui, « le cinéma, c’est bien ».

  • Sinouhé
    • Posté à 13h23 le 20/10/2011
    • Internaute 22732

    FRIC FIAC OU :

    « L’art triste » du moment.

    L’art est par essence un des aspects qui appartient aux hommes c’est certain. Il est d’ailleurs le seul être vivant sur cette planète à projeté dans l’espace une perception qui lui est personnelle et qu’il tente de faire partagé à ces congénères.
    Aujourd’hui un bon artiste est un artiste qui à cessé de produire des créations....
    Toutes personne qui prétend produire une oeuvre d’art actuellement est un faiseur mais n’est pas un artiste.

    L’histoire même de l’art à montré ces limites avec le suprématisme de Malévitch ou les concepts poubelles de Marcel Duchamp..... Tous ceux qui sont venu après sont des politiciens ou des usurpateur avec ou sans génies .

    Wahrol disait que ceux qui achetaient ses tableaux ferait aussi bien d’accrocher une liasse de billet sur leurs murs. Il avait raison . Car la valeur de l’objet est bien la seule chose qui motive l’acheteur.

    Arman à fait le vide après avoir fait le plein, Ben à dit que tout est art, et moi je dit que l’art ouvre la vision et que l’artifice trompe l’oeil.
    L’artifice est aux cimaises des galeries, et les artistes du sérail sont des hommes d’affaires .
    L’art bon marché est un art de complaisance menteur qui cache la misère des créateurs soucieux de leurs postérité plutôt que leurs créations.
    Les seuls artiste authentiques sont des artiste par défaut comme ceux de l’art brut ou singulier qui ont consumer leurs démences dans l’aliénation des hôpitaux psychiatriques et d’une production compulsive comme leurs états mental, la volonté créatrice de l’homme éveillé n’a rien à voir avec ce travail .
    La démence est pourtant au rendez- vous des musée dit d’art contemporain, Les geôliers du marché de l’art donne un droit au regard qui correspond à leurs profondes aspirations mais cela n’a rien à voir avec l’art. Il n’y à d’ailleurs rien à voir le plus souvent.
    Les artistes « Pompiers » actuel sont les faire valoir d’un poignée de prédateurs en PRADA dépravés qui satisfont les instincts nauséabondes de leurs commanditaires, je veut parlez des grand banquiers de la création qui accumulent l’immonde comme ils accumulent les ignoble s produits de leurs spéculations planétaire destructrice .
    L’homme n’a plus rien à voir avec tous ce cirque et les rituels de l’art actuel sont à l’art ce que le satanisme est à l’église c’est à dire un langage inversé qui dégénère la sensibilité de l’artiste au rang d’un prescription médicale pour des malades mentaux.

    Qui peut prétendre à l’encombrement d’un espace vital avec un simulacre de création ?
    Je conseille une jolie paire de rideaux cela fera bien l’affaire.....

    Sinouhé l’Artiste

  • Commmodore78
    • Posté à 13h58 le 20/10/2011
    • Expert 104402

    C’est à la FIAC que devraient manifester les indignés ! !

  • adrienden
    adrienden
    En quête de sens
    • Posté à 15h21 le 20/10/2011
    • Internaute 136586
      En quête de sens

    « Les artistes présents à la Fiac apportent parfois une vision percutante du monde, de la société ou de la modernité. »

    On peut être artiste, dénoncé le système ou certains de ses aspects dans ses oeuvres d’Art, mais force est de constaté que l’Art est devenu une marchandise. J’aimerais voir un artiste qui crée une oeuvre dénonçant les dérives de la mondialisation et du capitalisme, l’exposer et ne la vendre que pour le prix du travail que cela lui à demander.

    A nouveau, le système productiviste se fiche du contenu, il subordonne à ses lois de marchandisation toute production humaine, artistique également.
    Seuls les individus sont maîtres de décider ou non de ne pas accepter ses règles. Donc, lutter artistiquement oui, mais jusqu’au bout, pas juste dans le contenu, impliquer aussi le contenant et l’ensemble du processus de production et de diffusion.

  • adrienden
    adrienden
    En quête de sens
    • Posté à 15h21 le 20/10/2011
    • Internaute 136586
      En quête de sens

    « Les artistes présents à la Fiac apportent parfois une vision percutante du monde, de la société ou de la modernité. »

    On peut être artiste, dénoncé le système ou certains de ses aspects dans ses oeuvres d’Art, mais force est de constaté que l’Art est devenu une marchandise. J’aimerais voir un artiste qui crée une oeuvre dénonçant les dérives de la mondialisation et du capitalisme, l’exposer et ne la vendre que pour le prix du travail que cela lui à demander.

    A nouveau, le système productiviste se fiche du contenu, il subordonne à ses lois de marchandisation toute production humaine, artistique également.
    Seuls les individus sont maîtres de décider ou non de ne pas accepter ses règles. Donc, lutter artistiquement oui, mais jusqu’au bout, pas juste dans le contenu, impliquer aussi le contenant et l’ensemble du processus de production et de diffusion.

  • adrienden
    adrienden
    En quête de sens
    • Posté à 15h26 le 20/10/2011
    • Internaute 136586
      En quête de sens

    Les « castes » dénoncées ici ne sont que la conséquence du système productiviste qui voit apparaître des objets de grande valeur financière car rare, donc accessibles à une minorité de personnes. Les « castes » sont avant-tout basées sur la richesse monétaire. Si ces oeuvres étaient détachées du marché libre, hors de la spéculation, elles ne seraient pas exposées dans une foire à 32€ l’entrée, mais dans un musée public ouvert à tous.

  • jmc06-
    jmc06-
    chasseur de gorille
    • Posté à 18h24 le 20/10/2011
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    une vieille antenne tv ,en la tordant un peu,j’peux la vendre 3000€

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 21h16 le 20/10/2011
    • Internaute 45067
      Littéral

    C’est toujours le même dilemme, critiquer, justement, une des manifestations particulièrement convenues de l’art aujourd’hui, et c’est aussitôt déclencher un populisme anti art contemporain qui n’a d’égal en vulgarité que les grand-messes pour riches collectionneurs subventionnées par l’état culturel le plus bête du monde et le plus outrancier dans la démagogie 
    «  L’art des riches, c’est people.  »

    Quel horreur !

    • A déménagé le 9-4-2012
      A déménagé le 9-4-2012 répond à egide
      Explore l'indéterminé
      • Posté à 22h42 le 20/10/2011
      • Internaute 22643
        Explore l'indéterminé

      N’ayez crainte : il y a plus de discernement sur ces questions (pas encore sur rue89) qu’il y a dix ou vingt ans.

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 22h09 le 20/10/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Excellent article !

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