Festival Chéries-Chéris : les films à ne pas rater cette semaine (1/2)
Le Festival Chéries-Chéris se poursuit avec une sélection très internationale. On peut ainsi découvrir des films islandais ou polonais, une love story américaine ou encore la chronique d’une histoire d’amour franco-américaine entre film expérimental et journal intime.
Mardi 11 octobre
« Suicide Room » (en compétition)
Dominik est un enfant de la nouvelle grande bourgeoisie polonaise. Membre d’une école d’élite, il craque pour l’un de ses camarades qui va l’humilier sur le Net. Dominik se réfugie alors dans le monde virtuel et fait la connaissance de Sylwia, une jeune fille suicidaire qui lui présente à son tour ses amis d’une « Suicide Room »...
Troisième long-métrage de Jan Komasa, ce film polonais d’une très grande tenue esthétique, est un mélange très intéressant. « Suicide Room » est à la fois une interrogation sur le rôle et le poids des réseaux sociaux et le premier film polonais à aborder sans détour, et pour le grand public, l’homosexualité adolescente. « Suicide Room » propose également une 3D alliant animation et fiction fortement influencée par la culture manga, sans oublier une BO particulièrement bien choisie. Jan Komasa avait présenté ainsi son jeune héros au dernier festival de Berlin :
« Je ne vois pas le héros de ce film comme homosexuel ou hétérosexuel. Pour moi il est queer. Il n’a pas besoin de se décrire. »
- 20h45, salle 500 du Forum des images
Mercredi 12 octobre
« Jitters » (hors compétition)
Gabriel quitte son Islande natale avec quelques camarades pour Manchester, en Angleterre, où ils partent tous afin de parfaire leur anglais. Le jeune homme craque alors pour son colocataire Marcus, tout en assistant, impuissant, à la dérive existentielle de son amie Stella.
Ce premier film islandais, sensible et généreux, a déjà été présenté dans différents festivals, où il a été comparé à une version soft de la série télé britannique Skins. Dans le genre déjà très exploré du « teen movie », Jitters brille par sa délicatesse et par un casting inspiré dans le cadre peu filmé d’une Islande urbaine à l’étrange atmosphère.
- 15H30, salle 500 du Forum des images
« Le Cimetière des mots usés » (hors compétition)
Ils s’appellent Denis et Luther. Ils s’aiment par delà les océans. L’un est cinéaste et vit en France, l’autre est architecte et vit à San Francisco. Ils s’aiment en secret depuis dix-neuf ans. Pourtant, ils ne se voient qu’une fois par an, et seulement quelques jours, voire parfois quelques heures. Et chaque nuit, ils se parlent...
Etrange film dialogue, entre journal intime, chronique vidéo et auto confessionnal, ce « Cimetière » est sûrement l’une des propositions les plus surprenantes de ce Festival. On pourra être hermétique à ce long (plus de deux heures) cri d’amour susurré. Mais si vous succombez à sa petite musique, ce voyage vous marquera.
Son réalisateur, François Zabaleta, est plasticien, vidéaste, graphiste et écrivain. A l’heure du Web, ce journal intime est en tout cas le parfait trait d’union entre les passions artistiques multiples du réalisateur.
- 17h30, salle 500 du Forum des images
« Somefarwhere » (en compétition)
En 2003, pendant la guerre d’Irak, Price, un jeune Américain part au Moyen-Orient à la recherche de son amant, un Marine accusé de désertion.
« Somefarwhere » a notamment été tourné en Jordanie avec des équipes locales et des acteurs du cru, souvent gays. En dehors de son sujet original, le film a aussi connu un processus créatif hors normes. Everett Lewis a régulièrement lâché sur la Toile des extraits ou des séquences du film en cours de montage et suivait les réactions des internautes. Un parti pris du réalisateur, qui a pour ambition de travailler à une nouvelle définition du cinéma indépendant.
- 20h45, salle 500 du Forum des images. Projection suivie d’un débat avec le réalisateur.
Forum des Halles, 2, rue du Cinéma, 75045 Paris.
- Sur Rue89« Le Gai tapant », docu hommage au Harvey Milk français
- Sur tetu.comLe site de Têtu
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→ → → → → → → le marché autant (...)
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Manquait plus que ce genre de photos pour rajouter du répulsif à la V2




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