Tribune 30/09/2011 à 12h04

Le plan Ecophyto 2018, fausse bonne idée pour les abeilles

Marie-France Roux | Fédé. fr. des apiculteurs professionnels (FFAP)


Des abeilles (kaibara87/Flickr/CC).

Le plan Ecophyto 2018, mis en place par le ministère de l’Agriculture suite au Grenelle de l’environnement, prévoit de diviser par deux la quantité de pesticides utilisés en agriculture. Au-delà d’un séduisant effet d’annonce, les apiculteurs craignent la fausse « bonne idée ». Car réduire la quantité ne signifie aucunement réduire la toxicité.

« Réduire et améliorer l’utilisation des phytos : moins, c’est mieux », annonce fièrement le ministère de l’Agriculture. Sauf que ce nouveau plan n’intègre pas les traitements de semence : des substances hautement toxiques et persistantes dans les plantes et dans les sols.

Les abeilles, presque ignorées du processus d’homologation

L’utilisation de ce type de traitements avec des insecticides systémiques permet de réduire les doses à des niveaux très bas et de diviser le nombre d’applications par trois ou quatre. Certes, mais pour les abeilles ces insecticides ont une toxicité jusqu’à 9 000 fois supérieure à celle du DDT (premier pesticide utilisé dans les années 40 puis interdit dans l’agriculture), et qui s’accroît au contact répété de faibles doses.

Même à très faibles doses, les effets ne sont pas sans risques. Entre autres chercheurs, Luc Belzunces de l’Institut scientifique de recherche agronomique (Inra) indique que des effets significatifs sont observables sur l’abeille dès 300 mg à l’hectare. Associé à un ou plusieurs fongicides comme c’est le cas pour Cruiser OSR, les effets de synergie démultiplient encore la toxicité pour l’abeille.

Aujourd’hui, ces données ne sont pas prises en compte dans le processus d’homologation des pesticides qui comporte de nombreuses lacunes quant à l’évaluation des risques pour l’abeille.

Des colonies qui s’affaiblissent, se dépeuplent et meurent

L’impact d’un toxique ne dépend pas du nombre d’applications, mais du mode d’action de la molécule et de la durée d’exposition. Les produits conventionnels pouvaient provoquer des intoxications massives faciles à cerner, mais lessivés par la pluie ou dégradés par les UV, ils perdaient leur toxicité pour les abeilles en quelques jours.

Les produits systémiques migrent dans toutes les parties de la plante, contaminant le nectar et le pollen des plantes que les abeilles consommeront toute l’année. Leurs effets sont permanents. Ils se caractérisent aussi par une durée de vie très importante dans les sols : on pourra ainsi en retrouver des traces dans la végétation qui succède à une culture traitée par ces produits.

Le plus souvent, ils ne tuent pas massivement les abeilles mais altèrent gravement leurs fonctions vitales et notamment leur capacité d’orientation. Les colonies s’affaiblissent, se dépeuplent et meurent.

Pour les apiculteurs, le plan « Ecophyto 2018 » est donc néfaste aux abeilles. Ils craignent qu’en ne retenant que l’indicateur « nombres de doses utilisées » (Nodu), la mise en œuvre de ce plan incite les agriculteurs à utiliser massivement les produits systémiques appliqués en traitement de semences. Raison de plus pour demander de toute urgence l’interdiction de ces produits toxiques.

Un formidable plan de communication

En développant des molécules et leur application en traitement de semences, les firmes agrochimiques semblent en phase avec les objectifs affichés du plan « Ecophyto », sans rien perdre économiquement. En diminuant le nombre d’applications, le nombre de doses utilisées est bien en baisse. Les agriculteurs productivistes pourront-il bientôt s’afficher « bio compatibles » ? Ce serait un comble.

« Ecophyto 2018 » n’est qu’un formidable plan de communication visant à faire croire que l’on a fait un véritable progrès en utilisant moins de pesticides. Ce n’est qu’une imposture. Inutile de peler les pommes : le produit toxique a déjà pénétré jusqu’aux pépins.

Les apiculteurs professionnels s’inquiètent également de voir France nature environnement (FNE) souscrire à ce plan et en soutenir l’application. FNE ne doit-elle pas avoir pour priorité la défense du service rendu par l’abeille à l’environnement et à l’agriculture plutôt que cautionner un plan mortifère pour les ruches ?

« Une agriculture biologique à 100% à l’horizon 2050 »

Depuis toujours, sur le terrain, les apiculteurs le martèlent. La seule manière efficace de réduire l’utilisation des pesticides est de promouvoir les méthodes alternatives qui permettent de s’affranchir de l’agrochimie. Ils ne sont pas seuls à le dire. Marc Dufumier, professeur d’agriculture comparée à AgroParisTech explique :

« Nous devons négocier un virage à 90° et viser une agriculture biologique à 100% à l’horizon 2050. C’est possible, c’est même une nécessité : sur le plan économique, tout montre que cette agriculture sera plus rentable car plus économe en intrants et en énergie. »

► Tribune collective écrite au nom de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP).

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  • marousan
    marousan
    ingénieur
    • Posté à 12h14 le 30/09/2011
    • Internaute 95246
      ingénieur

    Très sérieusement je pense que ça commence à bien faire avec cette histoire. L’État DOIT prendre ses dispositions et faire preuve de sérieux.

    1 - Définir des zones franches de plusieurs hectares sans traitement chimiques autour des lieux réservés à l’apiculture et ne contenant pas d’antenne GSM relais.

    2 - Interdire certaines classes de pesticides vraiment trop nocives pour la faune et la flore mais aussi pour nous humains et pour les sols.

    3 - Développer un procédé industriel de pollinisation pour les cultures contenants de forts pesticides plutôt que d’avoir recours au abeilles.

    4 - Favoriser très fortement les techniques naturelles contre les nuisibles qui ont fait leur preuves pendant 4000 ans.

    5 - Cesser de favoriser les corporatismes chimiques.

    • Redroom
      Redroom répond à marousan
      La V2, une grosse merde.
      • Posté à 12h20 le 30/09/2011
      • Internaute 23589
        La V2, une grosse merde.

      Il faudrait en effet mais il n’y a plus d’Etat, il n’y a plus que des gesticulateurs prétentieux et corrompus qui affirment agir pour lui, forcément...

      Et en plus ils sont pieds et poings liés à l’agro-chimi industrielle, on ne pourra donc rien attendre d’un gouvernement de droite pour notre santé publique.

      • marousan
        marousan répond à Redroom
        ingénieur
        • Posté à 12h27 le 30/09/2011
        • Internaute 95246
          ingénieur

        C’est clair ... .

      • pablico
        pablico répond à Redroom
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 12h51 le 30/09/2011
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        on parle toujours du bons sens paysan.

        si les abeilles meurent, on peut imaginer ce qui doit mourir aussi collatéralement.

        Mais il faut être un vrai paysan, ou avoir fait des études écologiques, ou chimiques pour l’imaginer...

        Pas un exploitant agricole perclus de dettes, un marchand, ou un politicien pécheur de voix.

        le bon sens paysan...qui ÉTAIT bien de chez nous.

         
        • Redroom
          Redroom répond à pablico
          La V2, une grosse merde.
          • Posté à 13h08 le 30/09/2011
          • Internaute 23589
            La V2, une grosse merde.

          Le bon sens paysan a été acheté par le crédit agricole...

        • bigvanish
          bigvanish répond à pablico
          Développeur web
          • Posté à 14h23 le 30/09/2011
          • Internaute 106118
            Développeur web

          Même pas besoin d’imaginer.

          Je crois bien que c’est sur rue89 que j’avais découvert cette vidéo mais je ne me souviens plus exactement.

          Lien

          • Melinster
            Melinster répond à bigvanish
            Pédant galvanisé
            • Posté à 17h38 le 30/09/2011
            • Internaute 61559
              Pédant galvanisé

            Ces « techniciens pollinisateurs » m’ont toujours fait beaucoup rire. C’est assez pitoyable. les états-unis commencent aussi à ressentir ce type de problème (bien moins). Mais encore c’est rien comparé aux catastrophes de ma mer d’Aral (j’invite tout le monde à se renseigner, au moins sur wiki, c’est stupéfiant et personne n’en parle).

            La disparition des pollinisateurs dans certaines régions du monde à été estimée : ça se compte en centaine de milliards de $ (plus le chiffre exact en tête désolé).

        3 autres commentaires
    • Samuel Vimaire
      Samuel Vimaire répond à marousan
      Dipolmate morporkien.
      • Posté à 16h57 le 30/09/2011
      • Internaute 140339
        Dipolmate morporkien.

      1 - Définir des zones franches de plusieurs hectares sans traitement chimiques autour des lieux réservés à l’apiculture et ne contenant pas d’antenne GSM relais.
      Les entennes GSM relais diffusent leurs ondes à la même puissance que les téléphones. En effet, il est inutile d’émettre plus loin que le téléphone n’en est capable, car, s’il captera, en effet, l’onde émise par l’entenne, le téléphone ne peut en aucun cas envoyer un signal à la même entenne si elle se situe trop loin pour lui.
      Donc si on veut diminuer la puissance des ondes téléphoniques émises par les téléphones et par les antennes, il faut, au contraire, multiplier le nombre d’entennes. Plus l’entenne est proche, moins l’onde doit être puissante... CQFD.

      2 - Interdire certaines classes de pesticides vraiment trop nocives pour la faune et la flore mais aussi pour nous humains et pour les sols.
      Il serait temps en effet, mais, il me semble qu’en France, nous ne soyons pas si mal lotis que ça à ce niveau là.

      3 - Développer un procédé industriel de pollinisation pour les cultures contenants de forts pesticides plutôt que d’avoir recours au abeilles.
      Cela ne règlerait pas le problème, les abeilles iraient tout de même butiner ces cultures, elles subiront donc toujours les pesticides...

      4 - Favoriser très fortement les techniques naturelles contre les nuisibles qui ont fait leur preuves pendant 4000 ans.
      Amen.

      5 - Cesser de favoriser les corporatismes chimiques.
      Amen.

      • marousan
        marousan répond à Samuel Vimaire
        ingénieur
        • Posté à 17h37 le 30/09/2011
        • Internaute 95246
          ingénieur

        Bonjour,

        Concernant le point 1 je suis bien entendu au courant ce que je propose c’est des zones blanches exemptes de toutes ondes sur les bandes GSM.

        Pour ce qui est des pesticides et intrants j’ai au contraire cru comprendre que la France à cause de cela avait un des plus mauvais constat en terme de la qualité des eaux à cause des ruissellements des produits présents dans les terres vers les rivières et les fleuves.

        Enfin si l’on définit des zones d’apicultures isolées de plusieurs hectares des premières terres agricoles je pense que l’on limitera très fortement l’impact voir on le supprimera dans les zone montagneuses, urbaines et forestières.

  • ShredBluZ
    ShredBluZ
    Ingénieur Agronome
    • Posté à 12h22 le 30/09/2011
    • Internaute 50286
      Ingénieur Agronome

    C’est d’autant plus poignant que la mise en place d’Ecophyto 2018 souffre cruellement d’un manque de motivation et de crédibilité du projet auprès des structures syndicales majoritaires et/ou instituts techniques qui ont la main sur la majorité du développement en agriculture.

    D’autre part, le tout-bio a déjà été testé, à Munich et à Vittel, pour préserver la qualité de la ressource en eau, avec des résultats extrêmement impressionnants. Reste à casser définitivement la gueule à ces abrutis qui nous bassinent depuis 20 ans avec cet argument marteau, comble de l’hypocrisie et du conservatisme : « Il faut nourrir le monde. »

    Plus généralement, je suis tout à fait d’accord avec l’élément de votre discours qui consiste à dire que la réduction de la dose ne réduit aucunement l’exposition du milieu naturel au risque, puisqu’elle ne réduit ni la diversité des produits polluants et de leurs produits de dégradation ni la toxicité des molécules actives.

    Les pesticides sont porteurs d’un risque absolument colossal, qu’il serait temps de considérer réellement.

    • nosil35
      nosil35 répond à ShredBluZ
      en mutation
      • Posté à 15h06 le 30/09/2011
      • Internaute 39000
        en mutation

      « Il faut nourrir le monde. »

      L’émotion au service du complexe agrochimique pour ne laissez le choix qu’entre deux alternative : famine ou nourriture abondante et peu chère mais toxique.

      Il parait que la terre de la beauce, plus grande plaine d’europe, est morte sur 50 centimètres. Et que malgré l’augmentation des intrants, la productivité baisse. L’avenir de toutes nos campagnes ?

      • Samuel Vimaire
        Samuel Vimaire répond à nosil35
        Dipolmate morporkien.
        • Posté à 17h00 le 30/09/2011
        • Internaute 140339
          Dipolmate morporkien.

        Et que malgré l’augmentation des intrants, la productivité baisse. L’avenir de toutes nos campagnes ?
        La Chine connait bien le problème, elle a tué toutes (ou presque) ses terres arables. Du coup, pour éviter la famine, l’Etat chinois achète en masse des terrains fertiles en Afrique de l’Est. Là bas les gens crèvent la dalle devant les rizières OGM surexploitées dont la production part directement en Chine.

        La Chine à tué ses propres terres, maintenant, elle tue le sol Africain tout en provoquant une flambée des prix du terrain dans certains de ces pays... Où va le monde ?

         
        • nosil35
          nosil35 répond à Samuel Vimaire
          en mutation
          • Posté à 17h19 le 30/09/2011
          • Internaute 39000
            en mutation

          A ce rythme, à sa perte sans aucun doute.

        1 autres commentaires
  • ostia
    ostia
    inadapté
    • Posté à 12h36 le 30/09/2011
    • Internaute 88960
      inadapté

    en 2018 le frelon asiatique ne fera-t-il pas plus de mal aux abeilles que les pesticides ?

    • La_Mouche Du_Coche
      La_Mouche Du_Coche répond à ostia
      Dépasse les borgnes (du côté de (...)
      • Posté à 14h36 le 30/09/2011
      • Internaute 147122
        Dépasse les borgnes (du côté de (...)

      Le péril viens aussi de beaucoup plus près : on ne se méfie pas assez des Varois.

      Lien

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 12h46 le 30/09/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    [ Au-delà d’un séduisant effet d’annonce, les apiculteurs craignent la fausse « bonne idée ». Car réduire la quantité ne signifie aucunement réduire la toxicité. ]

    Personne ne sera jamais content alors !

    Parce que moi, ce que je sais ... c’est que si je me tapes un Whisky, c’est pas la même chose que si j’en avale une demi-bouteille.
    Je ne suis pas une abeille (mais elle est réactive aux doses, tout comme moi)

    Quoi qu’on en dise : diminuer la dose est toujours un pas dans le bon sens.

    • Canonichou
      Canonichou répond à Yvon le Zébulon
      109
      • Posté à 13h06 le 30/09/2011
      • Internaute 146185
        109

      « Quoi qu’on en dise : diminuer la dose est toujours un pas dans le bon sens. »
      C’est vrai que diminuer sa consommation d’alcool par deux, c’est facile :
      au lieu de boire deux verres de vin, vous ne buvez plus qu’un seul verre de whisky.

      Vous pouvez faire encore mieux ! Remplacez votre verre de whisky par seulement 0,02 cl d’acide lysergique (aussi connu sous le nom de LSD).

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à Canonichou
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 13h08 le 30/09/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Je parle de « doses » d’un même produit, mais tu savais bien ça.
        Ton commentaire est juste un enfantillage.

        (déjà gaga ? canonichou ?)

         
        • Canonichou
          Canonichou répond à Yvon le Zébulon
          109
          • Posté à 13h10 le 30/09/2011
          • Internaute 146185
            109

          Non, pas gaga du tout.
          Votre message ne m’a pas paru clair car le plan Ecophyto 2018, contrairement à vous, parle de produits très différents.

        • SiDi
          SiDi répond à Yvon le Zébulon
          En état de choc
          • Posté à 01h32 le 01/10/2011
          • Internaute 24795
            En état de choc

          Posons le problème autrement : plutôt que de boire quotidiennement le contenu de 3 camions de France Boisson remplis à ras-bord, tu n’en boiras plus qu’un. Chouette, hein ?

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à SiDi
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 08h23 le 01/10/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            Tu bois ton café le matin je pense... un peu comme tout le monde,
            et surtout parce que tout le monde le fait, la routine n’est-ce-pas ?

            Hé bien au lieu d’en prendre un ou deux, vide t’en donc deux litres
            dans la panse, et tu verras après quelle différence cela peut faire.

            Ce que je dis depuis le début, c’est qu’il y a des dosages qui soient supportables par l’ensemble de la flore ou de la faune...
            et considérés comme peu dangereux, et il y a la perte de contrôle.

            Certains cherchent à faire croire que je défends les pollueurs.
            Il faut vraiment être très stupide, pour souçonner quelqu’un de ça !

        3 autres commentaires
      • yenesa
        yenesa répond à Canonichou
        apiculteur
        • Posté à 10h57 le 03/10/2011
        • Internaute 172124
          apiculteur

        « Vous pouvez faire encore mieux ! Remplacez votre verre de whisky par seulement 0,02 cl d’acide lysergique (aussi connu sous le nom de LSD).

        Tout à fait d’accord, c’est une belle métaphore pour décrire ce qu’on nous propose !

    • pmithrandir
      pmithrandir répond à Yvon le Zébulon
      http://www.jaiuneidee.net
      • Posté à 13h12 le 30/09/2011
      • Internaute 90097
        http://www.jaiuneidee.net

      Si on te donne une demi dose, mais a 80°, tu sera bourré aussi vite ;)

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à pmithrandir
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 13h19 le 30/09/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Tu fais comme Canonichou, tu joues sur les mots.
        - Tu sais bien que je parle de dose du même produit, même degré.

        Si un jour on t’offre un Whisky qui titre 80°...fait gaffe, ça n’en est pas !

         
        • pmithrandir
          pmithrandir répond à Yvon le Zébulon
          http://www.jaiuneidee.net
          • Posté à 13h25 le 30/09/2011
          • Internaute 90097
            http://www.jaiuneidee.net

          Au-delà d’un séduisant effet d’annonce, les apiculteurs craignent la fausse « bonne idée ». Car réduire la quantité ne signifie aucunement réduire la toxicité.

          Dans les 5 premières lignes de l’article, on nous présente le problème reproché dans cette « norme », la toxicité (que j’interprète par exemple par concentration plus forte) n’est pas un critère d’évaluation.

          On ne parle donc pas de même produit. Votre commentaire est juste un HS par rapport à l’article entier.

          • Yvon le Zébulon
            Yvon le Zébulon répond à pmithrandir
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
            • Posté à 13h45 le 30/09/2011
            • Internaute 65781
              L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

            « Votre commentaire est juste un HS par rapport à l’article entier ».

            Dis moi où se trouvent les rails, et je resterais calé dedans.
            C’est difficile pour moi, car j’ai l’habitude de m’exprimer librement.

            N’importe quel sujet peut donner lieu à des commentaires qui n’y
            soient pas forcément coincés sur thème, par association d’idées.

            Sinon, il y a un site qui n’est pas mal : Le Figaro.fr

            Si tu sors du cadre de la ligne éditoriale, ton post est censuré !

            • pmithrandir
              pmithrandir répond à Yvon le Zébulon
              http://www.jaiuneidee.net
              • Posté à 13h49 le 30/09/2011
              • Internaute 90097
                http://www.jaiuneidee.net

              un commentaire volontairement HS, c’est un troll non ?

               ;)

              • La_Mouche Du_Coche
                La_Mouche Du_Coche répond à pmithrandir
                Dépasse les borgnes (du côté de (...)
                • Posté à 14h26 le 30/09/2011
                • Internaute 147122
                  Dépasse les borgnes (du côté de (...)

                puis-je vous rappeler que le sujet est Ecophyto 2018 et pas ce qui a sa place dans les commentaires. Troll toi même

              • Yvon le Zébulon
                Yvon le Zébulon répond à pmithrandir
                L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
                • Posté à 14h28 le 30/09/2011
                • Internaute 65781
                  L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

                Laisse ton B ! ... le pinaillage, c’est pas trop mon truc.

        5 autres commentaires
  • framboise92
    framboise92
    essayons pour voir.
    • Posté à 13h06 le 30/09/2011
    • Internaute 24519
      essayons pour voir.

    Bien évidemment ce sera plus rentable. Encore faut-il entendre ce qu’on entend pas agriculture biologique.
    C’est avant tout rendre le sol vivant en le travaillant intelligemment. Il faut du savoir sur la nature du terrain, savoir qu’on ne doit pas le retourner mais enrichir la terre de surface, y apporter des éléments minéraux et naturels, planter des plantes qui se complètent, connaître les insectes, la flore, etc...L’écosystème ne se fait pas sans savoir.
    Trois mois dans un terrain à le faire revivre, crottin, prêle, apport de compléments, engrais verts, etc....et la terre revit ! Je l’ai fait !
    C’est incroyable ce que les agriculteurs sont coincés par ce système actuel et pessimistes sur un changement . Les arbres poussent bien sur une terre vivante. C’est la terre qu’il faut bien chouchouter. Elle redevient vivante, humus, l’eau y pénètre, les arbres reprennent leur forme d’arbre à leur pied, les mauvaises herbes qu’on arrachaient à tort sans bien les connaître s’affaiblissent. Tout redevient sain et vivant.
    La dose des machins dont vous parlez, elle doit être revue à la revoyure dans cet esprit.
    Sinon, cela ne sert à rien.

  • Chemical Hector
    Chemical Hector
    Bulleur dans l'ether
    • Posté à 13h44 le 30/09/2011
    • Internaute 120015
      Bulleur dans l'ether

    Effectivement c’est un pur effet d’annonce puisque les produits les plus toxiques sont régulièrement interdits par les autorités lorsque les labos (Bayercropscience/Syngenta/BASF/Dow/Dupont et autres) mettent sur le marché de nouvelles molécules pouvant les remplacer.

    Tout le monde est gagnant d’ailleurs, puisque ces molécules sont plus spécifiques et actives à plus faible dose. Les études toxicologiques sont rigoureuses et prennent en compte l’influence sur les insectes pollinisateurs bien évidemment.

    On va encore me taxer de défendre la Recherche pour laquelle je travaille pourtant je le répète, dans l’industrie agrochimique, nous ne sommes pas des monstres qui cherchent à polluer l’environnement et détruire la santé de nos enfants, mais des scientifiques rigoureux, travaillant pour mettre au point de nouveaux produits de protection des cultures, avec les « effets secondaires » les plus limités possibles et remplacer les produits d’hier et améliorer en permanence la compréhension de l’action de ces mêmes produits sur l’environnement.

    A ceux qui restent dubitatifs, sachez que les princips actifs retenus doivent être actifs contre la maladie ou le parasite étudiés à l’échelle micromolaire ce qui correspond à moins de l’équivalent d’un carré de sucre en poids pour traiter un hectare.

    En outre, il est avéré par les scientifiques que les causes de la mortalité des abeilles est plurifactorielle (pesticides/monocultures/parasites/virus/génétiques), elle est étudiée plus que les citoyens le pensent par les labos qui n’ont rien à gagner d’un nouveau scandale.

    D’un autre coté le développement du bio est fortement recommandé effectivement mais jusqu’à quel point ? Pour le marché des fruits et légumes seulement ? Pour celui des céréales aussi ?

    Que faire en cas d’infestation par un champignon d’une culture, pouvant avoir des effets terriblement néfastes pour la santé si consommés ? On détruit la culture en indemnisant l’agriculteur ? Par l’Etat ou des assurances privées ? En vendant quand même, parce que c’est bio, non traité donc bon pour la santé, et tant pis pour le scandale sanitaire à venir avec des infections de grande ampleur ? Qu’en est-il du consommateur qui devra payer le surcout, le peut-il ?

    Et ce n’est pas un cas théorique : le fusarium est un champgnon qui se développe sur l’épi de blé qui devient impropre à la consommation.

    Alors oui, il faut continuer à développer les pratiques alternatives et de bonne conduite des agriculteurs, rotation des cultures pour diminuer la pression des maladies sur les champs, remettre des jachères florales en bordure de champs, arréter de traiter les bords de routes, contrôler plus rigoureusement la pratique des agriculteurs sur les doses de produits déposées.

    Personnellement je suis pour un grand débat autour de ces questions et je trouve déplorable l’image que donne l’industrie agrochimique qui ne cherche pas à discuter directement avec le citoyen mais prefère le lobbying et dealer directement avec l’agriculteur. Dans une société de transparence c’est contre-productif et amène à la suspicion et développe un imaginaire incroyable contre nous.

    Pour finir, il est illusoire de coire que l’on pourra se passer de produits « chimiques » de protections de cultures sans une révolution de l’agriculture.

    • ShredBluZ
      ShredBluZ répond à Chemical Hector
      Ingénieur Agronome
      • Posté à 15h06 le 30/09/2011
      • Internaute 50286
        Ingénieur Agronome

      Avant tout, sachez que j’apprécie beaucoup le ton de votre commentaire puisque vous dégagez une impression de sincérité et de désir pédagogique incontestables. Cependant, j’aimerais commenter un tout petit peu votre propos.

      « des scientifiques rigoureux, travaillant pour mettre au point de nouveaux produits de protection des cultures, avec les “effets secondaires” les plus limités possibles et remplacer les produits d’hier et améliorer en permanence la compréhension de l’action de ces mêmes produits sur l’environnement. »

      Vous pouvez avoir les meilleures intentions du monde, ce n’est pas en travaillant sur un produit isolé, un par un, que vous allez pouvoir établir une cartographie réelle du risque de l’effet destructeur d’une molécule, ou pire, d’une combinaison entre une molécule et une autre, ou un produit de dégradation de cette molécule avec un(e) autre molécule/produit de dégradation etc...

      La quantité de substances présentes dans les eaux de surface est tellement importante que les tests exhaustifs sont très chers, et ne permettent même pas d’identifier tous les produits de dégradation. Et cette quantité est en très forte augmentation, par le jeu de chaises tournantes entre les produits nouveaux (qui viennent d’obtenir leur AMM) et ceux de l’année qui sont interdits.

      « En outre, il est avéré par les scientifiques que les causes de la mortalité des abeilles est plurifactorielle (pesticides/monocultures/parasites/virus/génétiques), elle est étudiée plus que les citoyens le pensent par les labos qui n’ont rien à gagner d’un nouveau scandale. »

      Tout à fait. Cependant j’aimerais porter à votre attention le fait suivant : il est aussi connu que la santé des abeilles et la qualité du miel de ville sont maintenant bien meilleures que celles des ruches situées en province, et ce malgré la conjonction de pression parasitaire (tout à fait similaires dans les deux environnements) et de produits polluants issus de l’environnement urbain, tels les gaz d’échappement. Par élimination, on peut effectivement dire que les facteurs qui provoquent le dépérissement des abeilles en milieu rural sont effectivement la conjonction pesticides/manque de diversité d’alimentation. Étant donnée la place primordiale des abeilles dans la pollinisation de tout ce que l’on mange, il me semble aisé de faire un choix. Ceci est d’autant plus pertinent que l’usage des pesticides en agriculture a permis la spécialisation des systèmes et la perte de diversité. Si l’on change l’un, on change l’autre.

      « Que faire en cas d’infestation par un champignon d’une culture, pouvant avoir des effets terriblement néfastes pour la santé si consommés ? On détruit la culture en indemnisant l’agriculteur ? Par l’Etat ou des assurances privées ? En vendant quand même, parce que c’est bio, non traité donc bon pour la santé, et tant pis pour le scandale sanitaire à venir avec des infections de grande ampleur ? Qu’en est-il du consommateur qui devra payer le surcout, le peut-il ? »

      Le débat sur les mycotoxines en agriculture biologique est mort et enterré pour qui parle un peu sérieusement en termes techniques. Le développement de champignons est tout à fait contrôlable dès lors que l’on abandonne les pratiques conventionnelles qui deviennent incohérentes en agriculture biologique (manque de rotation, densités de semis, manque de diversité par unité de surface, disparition des corridors écologiques etc.). Par ailleurs, je trouve assez curieux que vous envisagiez un risque sanitaire au niveau des mycotoxines et que vous passiez sous silence le risque colossal que représentent la conjonction de produits chimiques issus des phytosanitaires dans les eaux de surface.

      Enfin, je pense que le comportement de l’agrochimie pour justifier sa place dans le paysage agricole est structurellement lié à sa nature d’intérêt privé dans une société capitaliste de croissance. La motivation première de l’agrochimie sera toujours de s’enrichir et de croître toujours plus, et en tant que telle ne sera jamais amenée à compromettre son activité dans un débat public. Nous rejoignons ici le débat de la place du citoyen contre les intérêts privés multinationaux, et nous pouvons constater que le rapport de force est très clairement identifié.

      Cordialement

    • nosil35
      nosil35 répond à Chemical Hector
      en mutation
      • Posté à 15h30 le 30/09/2011
      • Internaute 39000
        en mutation

      Les produits ne sont pas mis sur le marché par des scientifiques mais par des financiers et des marketeurs.
      Peut être que les scientifique sont honnêtes dans leur démarche, mais que penser des financiers ? Leur but est de gagner de l’argent.
      Et tout le monde peut affirmer que cette fin semble justifier à notre époque tous les moyens, y compris celui de prendre des risques ou plutôt de les faire prendre à la collectivité.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h39 le 30/09/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « les apiculteurs craignent la fausse “ bonne idée ”. Car réduire
    la quantité ne signifie aucunement réduire la toxicité ».

    Et si on interviewait Maya l’abeille à ce sujet ?
    - Elle dit elle-même qu’elle n’a peur de rien !

    Lien

    Je déconne bien sûr, car comme tout le monde, je n’ignore pas que la disparition
    des abeilles (et des papillons) serait une catastrophe écologique majeure,
    pour la flore...la faune aussi,...et donc pour l’humain.

    Pour toute autre forme de vie animale aussi d’ailleurs ! ...même les poissons.
    - On ne pense qu’à l’abeille, mais tous ces produits détruisent aussi les équilibres parmi les populations d’insectes et d’organismes nécrophages (mouches, vers, bactéries) qui sont indispensable à la reconstruction des sols, et à l’assainissement de la nature...autorisant donc sa régénération naturelle.

    A l’époque des dinosaures, l’environnement végétal était quasiment composé de fougères arborescentes, de mousses, de conifères...
    ...et les fleurs ni les fruits n’existaient pas, faute d’insectes pollinisateurs.

  • oyibo
    oyibo
    libre-penseur
    • Posté à 13h44 le 30/09/2011
    • Internaute 97344
      libre-penseur

    Bravo a Mr. Dufumier d’avoir embrasser une carriere dans l’agriculture comparee, on se sent tout de suite en confiance avec un blaze pareil. En politique, il n’aurait eu aucun avenir..

  • bdunogier
    bdunogier
    Ingénieur logiciel
    • Posté à 14h34 le 30/09/2011
    • Internaute 137424
      Ingénieur logiciel

    Mais plus que certainement moins rentable au niveau économie globale... que vont faire nos entreprises phytosanitaires ? Licensier ?

    Loin de moi l’idée de défendre celles-ci, bien au contraire, mais tout ici reste une affaire de vases communiquants. Même si je suis pour une agriculture raisonnée, des conversions sont clairement nécessaires.

  • ragondine
    ragondine
    du poitou
    • Posté à 15h05 le 30/09/2011
    • Internaute 10036
      du poitou

    Marc Dufumier, professeur d’agriculture comparée à AgroParisTech
    comme son nom l’indique spécialiste du bio.............

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 15h09 le 30/09/2011
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    « Marc Dufumier, professeur d’agriculture comparée à AgroParisTech » - J’ai failli m’étouffer de rire ; o)

    « Nous devons négocier un virage à 90° et viser une agriculture biologique à 100% à l’horizon 2050 » - Quarante ans pour changer de cap ! On a tous le temps de mourir, à ce compte là. Ca ne peut pas se faire plus vite ?

    • ShredBluZ
      ShredBluZ répond à Autruchette
      Ingénieur Agronome
      • Posté à 15h43 le 30/09/2011
      • Internaute 50286
        Ingénieur Agronome

      Il a beau avoir un nom rigolo, il est tellement compétent qu’il force le respect.

      • framboise92
        framboise92 répond à ShredBluZ
        essayons pour voir.
        • Posté à 19h59 le 30/09/2011
        • Internaute 24519
          essayons pour voir.

        Vive le crottin de toute manière !

    • Marshall banana
      • Posté à 21h46 le 30/09/2011
      • Internaute 141530

      « “Marc Dufumier, professeur d’agriculture comparée à AgroParisTech” - J’ai failli m’étouffer de rire ; o) »

      Très drôle en effet. Moi aussi ça m’a bien fait marrer.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h15 le 30/09/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Surtout que la quantité de poison n’est pas le seul problème. Le mélange est bien pire.

    Des keums se sont amusés à filer deux poisons et un champignon parasite aux abeilles.
    Chacun tout seul, ça va, les bestioles crèvent un peu, mais rien de grave.
    Les trois ensemble, pourtant bien en dessous du seuil toléré, et c’est l’hécatombe.
    (si la version propre vous intéresse, allez fouiller futura-sciences.com)

  • Raphael de Valentin
    Raphael de Valentin
    Idéaliste
    • Posté à 19h55 le 30/09/2011
    • Internaute 171970
      Idéaliste

    Test

  • Marshall banana
    • Posté à 21h44 le 30/09/2011
    • Internaute 141530

    .

  • MIKY STOUFFS
    MIKY STOUFFS
    médecin U.E.
    • Posté à 02h35 le 01/10/2011
    • Internaute 170502
      médecin U.E.

    entre un ministre et une abeille,
    qui a le nez le plus fin ?
    qui est la plus désintéressée et la plus collective ?
    qui bosse le plus pour le bien de la communauté ?
    plus rien à foutre de ces incompétents, entre le miel et le beurre du lobby chimique !
    et ces cultos qui nous empoisonnent sans le moindre scrupule écologique !

  • ornitorink
    ornitorink
    lecteur
    • Posté à 13h36 le 02/10/2011
    • Internaute 163843
      lecteur

    Désolé, amis apiculteurs, mais il y a vraisemblablement une formidable hypocrisie concernant l’apiculture : quel est le contenu en pesticides du miel de plaine ?
    Si les abeilles meurent des pesticides, si les fleurs suintent les traitements phytosanitaires, alors le miel doit être gorgé de substances toxiques...

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 23h55 le 02/10/2011
    • Internaute 121073
      geek

    Le procédé est assez vicieux.
    la première année on plante du maĩs pas de pb pour les abeilles , le maïs ne les interesse pas ,alors on traite la pyrale à mort .
    La 2 ème on met du blé pas de pb
    le poison rode dans le sol
    la 3 ème année on met du tournesol ,le tournesol c’est la madeleine de l’abeille ,une fleur appétissante composée de milliers de fleurs ,mais la fleur est empoisonnée.
    et la colonie est dépeuplée
    doit’t’on interdire tournesol et colza ,ou le maïs
    ou décimer les abeilles le choix est vite trouvé pour le paysan.
    Il suffirait peut être d’interdire toute culture de plantes à fleurs pendant 10 ans après celle du maĩs ça éviterait de se poser des questions.

  • yenesa
    yenesa
    apiculteur
    • Posté à 10h47 le 03/10/2011
    • Internaute 172124
      apiculteur

    Très intéressante toute cette discussion. Je pense qu’il serait intéressant de noté que malgré les efforts engagés par tous il subsiste quelques notes d’hypocrisie ; -)

    -Les apiculteurs (et j’en suis un) tendent à se focaliser sur les problèmes de l’abeille liés aux pesticides. Leur argumentaire est basé sur le fait que la disparition des abeilles induirait la disparition de toutes les plantes « angiospermes » c’est à dire dont le mode de reproduction nécessite un pollinisateur extérieur. La plupart des militants se bornent donc a défendre leurs abeilles qui, il faut le rappeler, ne sont que rarement des races locales : « buckfast », « apis melifera caucasica“(caucasienne) et ‘apis melifera ligustica’ (italienne) sont parmi les espèces les plus utilisées. Certains vont même jusqu’à dire que sans les apiculteurs il n’y aurait plus d’abeilles, donc plus de nourriture.
    VOICI UNE GROSSE HYPOCRISIE de la part de la plupart des apiculteurs : ce qu’ils défendent c’est leur gagne-pain. et ils camouflent ça avec de l’écologie. Il est couramment cité dans les documentations d’entomologistes plus de 2000 espèces différentes (identifiées) d’abeilles rien qu’en Europe. certaines ne mesurant qu’un millimètre. La problématique des pesticides affecte donc un bien plus large spectre que les seules ‘abeilles des apiculteurs’. Je sais que je risque d’en faire couiner plus d’un mais il ne faut pas se le cacher, la plupart des apiculteurs ont le même but que la plupart des employés de grosses boites pharmaceutiques mettant au point les nouveaux produits ‘phytosanitaires’ : gagner de l’argent pour nourrir leur famille. Ce qui est défendable par ailleurs. Mais ce qui m’attriste c’est que si les abeilles ne faisaient pas de miel je ne suis pas sur qu’on en entendrait parler aussi fréquemment. J’irais même jusqu’à dire que parmi les apiculteurs les plus actifs dans la défense des abeilles, certains sont plus intéressés par la possibilité de se faire une place bien au chaud dans le cercle politique plutôt que par l’aspect essentiel de la protection de la nature.

    - ‘PHYTOSANITAIRE’ joli mot pour remplacer ‘PESTICIDE’.
    on remplace ‘qui tue les insectes’ par ‘la santé des plantes’. Quel magnifique exemple d’hypocrisie. La substance administré est toujours la même : un poison. un poison de plus en plus pernicieux puisque bien qu’administrés à des doses de plus en plus faible, son principe actif deviens de plus en plus puissant. Donc c’est bien gentil de dire ‘on en met moins’ mais la toxicité est aujourd’hui comptée en PPB (part per Billion) ou partie par milliard... voilà à quel point on est parvenu à concentrer le poison. C’est selon moi un faux problème que de vouloir réduire les doses. C’est la logique elle-même qu’il faut remettre en question. ALLO ! NOUS METTONS DU POISON SUR NOS CULTURES ! NOS CULTURES SONT DESTINÉES A NOTRE ALIMENTATION ! rien ne vous choque dans cette phrase ? c’est du simple bon-sens qu’il faut pour comprendre le non-sens de cette phrase. je suis sûr que même un homme de cro-magnon savait qu’il ne fallait pas mettre de cyanure sur sa cuisse de tapir. Et nous, du haut de nôtre évolution nous tergiversons autour de cette question. choisir entre curare et cyanure n’est pas un choix. Le véritable choix c’est celui de vouloir vivre. Je pense en effet que nous avons tellement perdu de vue le sacré de la vie, que nous en avons même perdu nôtre amour propre. Nous nous targuons d’être l’espèce la plus évoluée sur terre, mais au fond nous n’arrivons même pas à nous aimer nous même. Donc qu’importe que notre alimentation comporte du poison. Nous ne valons pas beaucoup plus non ? Il s’agit pour moi d’un suicide collectif accepté par tous. Les pesticides sont maintenant diffusés dans l’air l’eau et la terre en doses si infinitésimales qu’on ne parvient plus à les voir dans les analyses. Et ne parlons pas des métabolites (produits issus de la dégradation de ces molécules) soupçonnées d’être encore plus nocives.

    donc : HEUREUSEMENT que certaines abeilles font du miel. sinon les autres insectes seraient laissés pour compte.
    HEUREUSEMENT que leur protection permet de renforcer son ego dans la politique... ; -)

    mais surtout, HEUREUSEMENT que certains ont une vision plus large de la problématique (et la ce n’est pas un sarcasme) car sans ses êtres qui observent notre grande ruche humaine de l’extérieur, aucune possibilité ne nous serait offerte pour en sortir avant qu’elle soit complétement contaminée.

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