Tribune 19/09/2011 à 17h23

Ce qui va changer avec la proclamation de l'Etat palestinien

Pierre Hazan | journaliste et universitaire

Selon toute vraisemblance, dans les prochains jours, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, demandera la reconnaissance de la Palestine comme Etat devant le Conseil de sécurité. L’administration Obama a déjà annoncé son veto.

Mais l’Assemblée générale de l’ONU devrait ensuite se prononcer à une très forte majorité en faveur de la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Celui-ci serait alors reconnu, mais avec un statut d’observateur (c’est-à-dire sans droit de vote), faute de l’appui du Conseil de sécurité.

Cette proclamation attendue intervient dans un Proche-Orient en pleine reconfiguration et renforce la dynamique de changement. Elle vient clore l’ère du post-11 septembre où l’Etat hébreu a bénéficié d’un environnement régional et international favorable. Juridiquement, symboliquement et politiquement, analyse de ce qui va changer.

Les conséquences juridiques

Juridiquement, avec la proclamation d’un Etat palestinien, la Cour pénale internationale (CPI) pourra désormais s’estimer compétente pour poursuivre les présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le cadre du conflit israélo-palestinien depuis 2002, y compris lors de l’opération « Plomb durci » de Gaza.

Dans l’hypothèse où le procureur de la CPI procède à des inculpations, il pourrait poursuivre non seulement des responsables israéliens, mais aussi des responsables palestiniens. Contrairement aux Palestiniens, l’effet serait dévastateur pour l’Etat hébreu qui se projette comme la seule démocratie au Proche-Orient.

Avec le rapport Goldstone qui avait enquêté sur les violations des droits de l’homme et les crimes de guerre présumés commis lors du conflit de Gaza [même si le juge Goldstone est revenu, à titre personnel, sur ses acusations, ndlr], les belligérants ont pris la mesure de cette massue morale que sont les commissions d’enquête de l’ONU et plus encore les juridictions internationales.

Maîtriser le discours de la guerre, c’est maîtriser la symbolique du crime. C’est « vendre » aux opinons publiques, à travers la formidable caisse de résonance de la machine médiatique, la dramaturgie proposée par les tribunaux qui répartissent les rôles entre victime et coupables. Et de manière ultime, c’est favoriser l’accomplissement de ses objectifs politiques et militaires.

A défaut, c’est apparaître comme un hors-la-loi dans le club des « nations civilisées ».

D’où l’inquiétude du Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a déclaré que « l’un des défis cruciaux » pour l’Etat hébreu est d’agir auprès des opinions publiques pour contrer « ces tentatives de délégitimer » Israël.

Le défi est de taille, car selon un sondage de la BBC en 2011 et effectué auprès de 29 000 personnes dans 27 pays, Israël est, après l’Iran, la Corée du Nord et le Pakistan, le pays qui est perçu le plus négativement dans le monde, notamment en raison de la poursuite de l’occupation, du blocus de Gaza et de la colonisation.

Un conflit entre deux Etats

Par ailleurs, la reconnaissance de la Palestine changera la nature du conflit qui, désormais deviendra international, puisqu’il opposera deux Etats. Du point de vue symbolique, cela rendra plus difficile le fait pour le gouvernement israélien de le réduire à une lutte contre le terrorisme.

Politiquement, la reconnaissance d’un Etat palestinien par la grande majorité des Etats accroîtra l’isolement diplomatique de l’Etat hébreu. La ligne de défense du gouvernement israélien est prévisible : il dénoncera vraisemblablement le fait que dans leur immense majorité ce sont des Etats peu respectueux des droits de l’homme qui ont approuvé la création d’un Etat palestinien.

Et il s’emploiera tant sur le terrain que dans l’arène diplomatique à présenter cette reconnaissance comme un non-événement.

Plus problématique pour Israël, serait le fait qu’une partie des Etats européens votent en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien. Les Etats européens à l’égard d’Israël sont schizophrènes : la coopération militaire entre Européens et Israéliens fonctionne étroitement, collaboration qui s’est encore accrue depuis les attentats de New York, Londres et Madrid, alors que les ministères européens des affaires étrangères entretiennent de piètres relations avec leur homologue israélien Avigdor Lieberman situé à l’ultra-droite du spectre politique.

L’addition de la reconnaissance internationale de la Palestine, le fait que l’Europe est depuis 1993, et de loin, le premier bailleur de fond de l’Autorité palestinienne et l’effritement du soutien à l’Etat hébreu au sein des opinions européennes va encore compliquer la tâche de la diplomatie israélienne. Les derniers sondages montrent que la majorité des Européens soutient l’admission de la Palestine à l’ONU et réprouve l’occupation.

La reconnaissance d’un Etat palestinien intervient dans un contexte régional et international en pleine restructuration, marqué par trois facteurs lourds qui affectent l’équation du conflit.

D’abord, les changements de régime et les révoltes du « Printemps arabe » créent une situation volatile. Israël bénéficiait d’un environnement prévisible grâce à l’existence de régimes autoritaires hostiles à l’activisme iranien et aux réseaux salafistes tels les monarchies pétrolières.

L’Egypte était un allié stable d’Israël depuis le traité de paix de 1979 et la Syrie était son meilleur ennemi puisqu’aucun coup de feu n’a été tiré depuis 1973 sur leur frontière commune, même si le soutien de Damas au Hezbollah était source de tension.

A ce nouvel environnement s’ajoute la montée en puissance de la Turquie. Ankara vient de geler ses relations militaires aussi anciennes qu’étroites avec l’Etat hébreu, et soutient désormais vigoureusement la cause palestinienne, se positionnant devant l’Iran comme le leader du monde islamique, tout en restant un membre clef de l’OTAN et un partenaire important de l’Union européenne tant économiquement que politiquement.

Le soutien américain pour toujours ?

Last but not least, la puissance américaine reste forte, mais déclinante et certains responsables américains s’interrogent sur le prix d’une alliance indéfectible avec l’Etat hébreu.

Rappelons que l’année dernière, devant une commission sénatoriale, le général Petraeus, alors en charge de la coalition militaire en Afghanistan, avant qu’il ne soit nommé directeur de la CIA, faisait remarquer que « la colère arabe à l’égard de la question palestinienne limite la profondeur des liens que les Etats-Unis entretiennent avec les gouvernements et les sociétés de la région ».

La « guerre contre le terrorisme » déclenchée par l’administration Bush en riposte aux attentats du 11 septembre avait créé ces dix dernières années un environnement idéologique et stratégique qui a bénéficié profondément aux autorités israéliennes. Ainsi, les assassinats ciblés contre « des terroristes » furent publiquement approuvés par le gouvernement israélien à la fin de l’année 2000, bien que considérés comme « illégal » par la grande partie des Etats occidentaux.

L’ancien conseiller juridique du gouvernement israélien, Daniel Reisner, fait observer qu’il a suffi d’une attaque sur les Etats-Unis en 2001 pour que ces « assassinats ciblés » soient désormais interprétés comment faisant partie de la légalité.

Plus largement, la réflexion stratégique a été intense ces dernières années entre les partenaires de l’OTAN engagés en Irak et en Afghanistan et Israël, confrontés chacun à des conflits asymétriques.

Mais l’étroitesse de ces liens va devenir plus problématique dans l’hypothèse d’une réélection de l’actuel président. L’administration Obama considère que la politique du gouvernement Netanyahu n’est plus totalement synchrone avec les intérêts américains. Elle souhaite retisser des liens avec un monde arabo-islamique en pleine transformation, alors que le retrait des forces américaines d’Afghanistan et d’Irak est engagé.

En Europe, le soutien à Israël continue de s’éroder auprès des opinions, et les diplomates veulent tirer parti dus opportunités créées par le « Printemps arabe » et s’irritent de l’intransigeance du gouvernement israélien jugée responsable du blocage du processus de paix

Comment l’Etat hébreu va-t-il s’adapter à cette nouvelle donne politique et stratégique, au moment où une partie de sa jeunesse se révolte contre une société dans laquelle elle ne se reconnaît plus ? L’heure à une remise en cause des orientations fondamentales du pays est-elle venue, comme le souhaite l’écrivain israélien, David Grossman (dans son interview à Rue89), appelant à que l’Etat hébreu soit le premier à reconnaître la Palestine afin d’ouvrir cette nouvelle ère ?

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  • Zgru
    Zgru
    Kazh-koad from Ouest coast
    • Posté à 17h40 le 19/09/2011
    • Internaute 92009
      Kazh-koad from Ouest coast

    Serais-ce le début d’un premier pas vers une possible fin du conflit israélo-palestien ?
    Enfin !

    • PaulTron
      PaulTron répond à Zgru
      Ce champ sera visible par tous (...)
      • Posté à 17h50 le 19/09/2011
      • Internaute 168564
        Ce champ sera visible par tous (...)

      Ce serait à espérer, mais encore faut-il que l’Etat ait une (seule)frontière.

    • Dupont Volant
      Dupont Volant répond à Zgru
      .
      • Posté à 19h56 le 19/09/2011
      • Internaute 170361
        .

      Est ce qu’on vous a dit pour le père Noël ?

  • Pi.K
    Pi.K
    Vilain Parisien
    • Posté à 17h45 le 19/09/2011
    • Internaute 105016
      Vilain Parisien

    Les gouvernants israéliens se rendent-ils au moins compte qu’ils se tirent une balle dans le pied ? Remarque, le pied en question a dû devenir insensible depuis que les gouvernements successifs tirent dedans de bon cœur.

    • général_bol
      général_bol répond à Pi.K
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 21h27 le 21/09/2011
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « qu’ils se tirent une balle dans le pied ? »

      A mon avis, c’est plûtot qu’ils n’ont pas encore assez reçu assez de missiles sur le coin de la gueule dans la 51ème état américain !

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 18h55 le 19/09/2011
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    j’aurais bien aimé un petit paragraphe sur le Hamas qui ne reconnait pas la démarche de Abbas, Haniyeh ayant répété encore une fois que la Palestine devait être reconnue d’après la Palestine mandataire, de la mer au Jourdain.
    Que va-t-il faire ? va-t-il se montrer autant intransigeant que Netanyahou ? Ce serait fort dommage. Il est grand temps de revenir à la résolution de l’ONU de 1947 reconnaissant un état juif et un état arabe.

    EDIT : dépêche de l’AFP reprise dans Lalibre.be

    Lien

    • 101.7
      101.7 répond à caro
      Promeneur
      • Posté à 19h44 le 19/09/2011
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « va-t-il se montrer autant intransigeant que Netanyahou ? »

      L’intransigeance de l’un sert l’autre et vice-versa.

      J’approuve votre commentaire.

    • Zeki
      Zeki répond à caro
      Curieux de tout
      • Posté à 22h09 le 19/09/2011
      • Internaute 64085
        Curieux de tout

      Parce que vous considérez viable une manchourie palestinienne coupée en 2 morceaux ?

      La seule solution viable à terme est un état unique, à la citoyenneté unique au gouvernement démocratique représentant les autochtones comme les colons sans discrimination religieuse ou ethnique... autrement dit le cauchemar pour les ségréga-sionistes !

      « La “ guerre contre le terrorisme ” déclenchée par l’administration Bush en riposte aux attentats du 11 septembre avait créé ces dix dernières années un environnement idéologique et stratégique qui a bénéficié profondément aux autorités israéliennes. Ainsi, les assassinats ciblés contre “ des terroristes ” furent publiquement approuvés par le gouvernement israélien à la fin de l’année 2000, bien que considérés comme “ illégal ” par la grande partie des Etats occidentaux.

      L’ancien conseiller juridique du gouvernement israélien, Daniel Reisner, fait observer qu’il a suffi d’une attaque sur les Etats-Unis en 2001 pour que ces “ assassinats ciblés ” soient désormais interprétés comment faisant partie de la légalité. »

      Et si on ajoute :
      -odigo qui a envoyé 2 heures avant l’attaque un message d’alerte
      -zim israeli-american export qui a déménagé une semaine avant
      -les « movers » les dancing israeli du mossad qui se réjourissait au pied des tours
      -les espions se faisant passé pour des des étudiants en art
      -la masse de binationaux aux manettes de la mouvance à l’origine du PNAC nommée discrètement « néoconservateurs » pour ne pas dire ultrasionistes.
      -les précédant comme l’affaire lavon, JFK (oui oui) ou l’uss liberty (voire les attaques au sud liban durant en 81-82)
      -...

      Ne devient il pas légitime de soulever une possible et probable implication d’un groupe ultra-sioniste qui méprise la vie des citoyens de son plus grand soutien ? Sans se faire taxer d’antisémitisme bien sur.

  • naifourealiste
    • Posté à 18h36 le 19/09/2011
    • Internaute 165274

    Obama prisonnier des mouvements évangéliques
    Les mouvements évangéliques américains qui ont une importance primordiale dans tous les Etats du Sud soutiennent Israel pour des raisons bibliques.
    Aucun Président ne peut espérer être élu ou réélu s’il ne se soumet pas à ce diktat religieux.
    Le véto d’Obama à l’Etat Palestinien n’est pas politique, il est imposé par l’obscurantisme religieux.

    • manu..
      manu.. répond à naifourealiste
      humain de souche
      • Posté à 23h34 le 19/09/2011
      • Internaute 72832
        humain de souche

      Exact, le raisonnement du rétablissement du Grand Israël condition sine qua non au retour de Jesus Christ, me fait froid dans le dos. Je me demande quand même si l’influence de ces évangélistes sur les votes démocrates n’est pas un peu exagéré outre atlantique.

      En attendant, celui qui est dans la merde pour des raisons politiciennes, c’est notre président. Il est bien capable de faire un « coup » comme il a l’habitude. Inconsistant comme il l’est ça peut être aussi bien pour le oui que pour le non ...

  • Stephroy
    Stephroy
    etudiant
    • Posté à 18h54 le 19/09/2011
    • Internaute 142799
      etudiant

    Y a t-il une raison officielle et si oui, laquelle, pour que les Etats Unis mettent leur droit de veto ?

    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 21h26 le 19/09/2011
      • Internaute 134590

      les présidentielles de 2012 et le fait que le soutien à Israël est un point qui peut faire gagner (ou perdre) un candidat...

      • Stephroy
        • Posté à 18h12 le 20/09/2011
        • Internaute 142799
          etudiant

        Je suis allé voir sur jssnews l’article consacré à l’attitude d’Obama à l’égard d’Israël est c’est assez hallucinant. J’ai appris qu’il était perçu par beaucoup des « têtes pensantes » sionistes comme étant l’un des présidents oeuvrant le moins en faveur d’Israël. Il est même très critiqué sur le fait de se positionner aussi tardivement sur la création de l’état palestinien (sous entendu le droit de veto est plus qu’une évidence).

         
        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 21h09 le 20/09/2011
          • Internaute 134590

          exactement... et c’est une opinion largement partagée par une majorité de la classe politique et de l’opinion publique, gauche et droite confondues...
          Du coup, il n’a qu’une marge de manoeuvre limitée

        1 autres commentaires
    • naifourealiste
      • Posté à 18h40 le 20/09/2011
      • Internaute 165274

      La raison réelle est le soutien apporté par les sectes évangéliques aux intégristes d’Israel.
      Ce soir sur ARTE vous avez un documentaire édifiant sur les évangélistes. Vous comprendrez mieux pourquoi les USA ont déclarés la guerre à l’Irak, à l’Afghanistan et encourage Israel dans sa politique belliqueuse.

      • général_bol
        général_bol répond à naifourealiste
        Ah, si on envoyait les cons / (...)
        • Posté à 21h32 le 21/09/2011
        • Internaute 94412
          Ah, si on envoyait les cons / (...)

        « Ce soir sur ARTE vous avez un documentaire édifiant sur les évangélistes. “

        Édifiant... et glaçant pour ceux qui croient naïvement que la paix est possible entre des fous furieux ! ! ! ! !

  • soutenable lourdeur du néant
    • Posté à 19h56 le 19/09/2011
    • Internaute 134590

    excellent papier. Merci de cet éclairage.

  • lifka
    • Posté à 20h01 le 19/09/2011
    • Internaute 37623

    Avec cette demande de reconnaissance, les Palestiniens veulent le beurre et l’argent du beurre :

    1- Pouvoir traîner les Israéliens devant les tribunaux, mais ne pas y être trainés eux-mêmes

    2- Revendiquer leur Etat sans pour autant être forcés de reconnaitre le droit à l’existence et à la sécurité du voisin et pouvpoir ainsi continuer à Clamer que la Palestine va de la mer au Jourdain

    Et 3- cerise sur le gâteau, ne pas avoir la charge en tant que citoyens des réfugiés palestiniens qui - nous disent-ils - ne deviendraient pas citoyens du nouvel Etat, Cela y compris les « réfugiés » de l’intérieur.

    The ambassador unequivocally says that Palestinian refugees would not become citizens of the sought for U.N.-recognized Palestinian state, an issue that has been much discussed. « They are Palestinians, that’s their identity, » he says. « But … they are not automatically citizens. »

    This would not only apply to refugees in countries such as Lebanon, Egypt, Syria and Jordan or the other 132 countries where Abdullah says Palestinians reside. Abdullah said that « even Palestinian refugees who are living in [refugee camps] inside the [Palestinian] state, they are still refugees. They will not be considered citizens. »

    Lien

    Ce qui signifie que
    - non seulement ils trouvent normal que ces « réfugiés » continuent à être nourris à nos frais alors même qu’ils seront à l’intérieur de leurs propres frontières,
    -mais encore cela corrobore et rend encore plus évident le point 2 pour quiconque a un minimum d’honnêteté : pour eux cet Etat ne sera qu’une étape vers la disparition d’Israël qui ils veulent obliger à eux accepter 5 à - millions de Palestiniens dans leurs frontières.

    • 101.7
      101.7 répond à lifka
      Promeneur
      • Posté à 20h19 le 19/09/2011
      • Internaute 59121
        Promeneur

      « Ce qui signifie que
      - non seulement ils trouvent normal que ces “réfugiés” continuent à être nourris à nos frais alors même qu’ils seront à l’intérieur de leurs propres frontières, »

      Dans nos frais... c’est qui « nos » ? Les frais de qui ?

      • caro
        caro répond à 101.7
        délinquante avérée
        • Posté à 20h33 le 19/09/2011
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        c’est l’ (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés) nourrit les Palestiniens dans tout le Proche Orient, dans les camps, mais aussi en Cisjordanie et à Gaza. L’Unrawa bénéficie de l’argent international, français (donc nous aussi). Voici pour la Suisse

        Lien

        Les salariés de l’Unrwa commencent, malheureusement à avoir quelques problèmes avec des extrémistes qui ne veulent plus de ce qu’ils appellent ingérence dans leurs affaires

         
        • 101.7
          101.7 répond à caro
          Promeneur
          • Posté à 20h36 le 19/09/2011
          • Internaute 59121
            Promeneur

          « L’Unrawa bénéficie de l’argent international, français (donc nous aussi). “

          Merci.
          Bon cela ne me dérange pas, je préfère que ‘notre’ argent aille là plutôt qu’aux dictatures ou dans les poches de mamie gaga ou de ses semblables, ceux qui mettent les peuples à genou.

          • caro
            caro répond à 101.7
            délinquante avérée
            • Posté à 21h28 le 19/09/2011
            • Internaute 6484
              délinquante avérée

            tout pareil ;)
            la situation perdure depuis plus de 60 ans ! Les Palestiniens sont les seuls réfugiés (800 000 au départ, + de 4,5 M aujourd’hui) à bénéficier d’une telle aide sur le long terme.
            Il est grand temps que la Palestine ait son état et que le problème des réfugiés soit réglé, indemnisés ou retour.

        2 autres commentaires
      • lifka
        lifka répond à 101.7
        • Posté à 20h43 le 19/09/2011
        • Internaute 37623

        Avec nos impôts, vous l’ignoriez ? D’après vous qui finance l’UNRWA ? Et qui finance l’Autorité palestinienne ?

        Où croyez-vous que les financeurs prennent l’argent ?

         
        • 101.7
          101.7 répond à lifka
          Promeneur
          • Posté à 21h04 le 19/09/2011
          • Internaute 59121
            Promeneur

          « Avec nos impôts, vous l’ignoriez ? »

          Quand je lis « nos » ça ne me dit rien qui vaille.
          Quand c’est expliqué comme Caro l’a fait plus haut ça remet les choses en perspective et, à partir de là, qu’une partie de mes impôts aille là ça ne me dérange pas.
          Pareil pour toute aide humanitaire, par contre ce qui me gêne c’est quand ces impôts payent des armes et des coopérations techniques à des gens qui devraient être derrière les barreaux des prisons de leurs pays.

          • lifka
            lifka répond à 101.7
            • Posté à 00h37 le 20/09/2011
            • Internaute 37623

            Alors vous devriez raler ferme parce que nos impots aident les Palestiniens à se procurer les roquettes et les armes avec lesquelles ils font sautr les bus scolaires ou arrosent les civils israéliens...
            Mais peut-être que pour vous, ce n’est pas grave ?

            Comment croyez-vous qu’ils payent ces armes, alors que par ailleurs ils sont sous perfusion de la communauté internationale ?

        • Fantomax
          Fantomax répond à lifka
          escroc
          • Posté à 23h29 le 19/09/2011
          • Internaute 157606
            escroc

          Hum. Vous ne me paraissez guère objective.

          (nan je déconne)

          • lifka
            lifka répond à Fantomax
            • Posté à 01h01 le 20/09/2011
            • Internaute 37623

            Expliquez-moi quel manque d’objectivité à dire un fait que tout le monde connait : les « réfugiés » Palestiniens sont depuis 70 ans parqués dans des camps (entre autres par leurs frères arabes) à la charge de la communauté internationale et donc de nos impôts.

            Ni objectivité, ni subjectivité. Des fait, rien que des faits.

            Et j’ajoute que cette perfusion permanente leur a permis d’investir ailleurs, par exemple dans des roquettes ou dans des bombes.

        4 autres commentaires
    • soutenable lourdeur du néant
      • Posté à 20h31 le 19/09/2011
      • Internaute 134590

      1- Pouvoir traîner les Israéliens devant les tribunaux, mais ne pas y être trainés eux-mêmes

      2- Revendiquer leur Etat sans pour autant être forcés de reconnaitre le droit à l’existence et à la sécurité du voisin et pouvpoir ainsi continuer à Clamer que la Palestine va de la mer au Jourdain

      Ces deux points sont faux, voire même témoignent de votre cmpréhension « à l’envers ».

      1. quels tribunaux ? les palestiniens se placent déjà sous le coup du droit international (qui est, soit dit en passant, plus indicatif que coercitif), ainsi qu’Israël. La situation ne change pas
      2. la reconnaissance par l’AG de l’ONU IMPLIQUE une reconnaissance de l’État israélien. Alors oui, c’est implicite, tacite, mais ça n’en est pas moins vrai. On pourrait imaginer que cette reconnaissance officielle d’un État palestinien par l’ONU entraînerait à court ou moyen terme, la possibilité d’une reconnaissance MUTUELLE des états israélien et palestinien. Car dans le fond, vous reprochez aux autres ce que vous n’êtes pas foutus de faire vous même. C’est la poële qui se fout du chaudron !
      3. la questoin de l’attribution de passeport à l’ensemble des réfugiés est délicate : en ne la rendant pas automatique, l’ambassadeur en question fait preuve de diplomatie, laissant entendre une résolution internationale du problème, par exemple à travers l’UNHCR. Et ce, parce que l’attribution automatique rendrait beaucoup de situation de double-nationalité de fait fort problématiques.
      Je cite le reste de l’article, que vous avez dû sauter... « Neither this definitional status nor U.N. statehood, Abdullah says, would affect the eventual return of refugees to Palestine. “How the issue of the right of return will be solved I don’t know, it’s too early [to say], but it is a sacred right that has to be dealt with and solved [with] the acceptance of all.” He says statehood “will never affect the right of return for Palestinian refugees.”

      Bref : vous n’avez pas bien tout compris, vous... il s’agirait de vous renseigner sur le fonctionnement onusien, sur quelques principes de base des relations internationales, ainsi que sur la manière de résumer un article sans lui faire dire ce qu’il ne dit pas...

      Y’a du boulot !

      • lifka
        • Posté à 21h01 le 19/09/2011
        • Internaute 37623

        « Ces deux points sont faux, voire même témoignent de votre cmpréhension “à l’envers”. »

        Prouvez-le.

        - Concernant le premier point, les dirigeants Palestiniens peuvent parfaitement arguer (ce qui figurait déjà dans le rapport Goldstone) qu’ils ne sont pas responsables des actes des groupes armés, tandis que l’Etat Israélien était désigné comme coupable.

        Donc je persiste et je signe

        - Concernant le second point, c’est une telle évidence que je ne comprends même pas que vous et d’autrzes puissiez le nier,si ce n’est par hypocrisie

        « 2. la reconnaissance par l’AG de l’ONU IMPLIQUE une reconnaissance de l’État israélien. “

        Absolument faux. C’est d’ailleurs exactement la raison pour laquelle certains pays refusent de voter pour.

        ‘On pourrait imaginer que cette reconnaissance officielle d’un État palestinien par l’ONU entraînerait à court ou moyen terme, la possibilité d’une reconnaissance MUTUELLE des états israélien et palestinien.

        Et dites-moi pour quelle raison ils le feraient une fois reconnus officiellement ? Ce genre d’accord suppose une négociation, pas un acte unilatéral.

        L’implicite en matière de relations internationales comme en matière de contrat n’existe que pour les imbéciles. Et tout ce qui n’est pas écrit n’existe pas.

        l’ambassadeur en question fait preuve de diplomatie, laissant entendre une résolution internationale du problème, par exemple à travers l’UNHCR.

        Ben voyons !

        Voudriez-vous nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ou croyez-vous vraiment ce que vous dites ?

        e cite le reste de l’article, que vous avez dû sauter... Neither this definitional status nor U.N. statehood, Abdullah says, would affect the eventual return of refugees to Palestine. How the issue of the right of return will be solved I don’t know, it’s too early [to say], but it is a sacred right that has to be dealt with and solved [with] the acceptance of all.’ He says statehood ‘will never affect the right of return for Palestinian refugees.’”

        Merci de citer cette phrase qui définit très exactement la revendication des Palestiniens et confirme ce que je disais pour n’importe qui sait ce que parler veut dire. Ce qu’il revendique c’est très exctement le retour de 5 millions ou plus de “réfugiés” EN ISRAEL, c’est à dire qu’Israël devienne un Etat palestinien bis intégrant y compris des “réfugiés” de la 3e ou 4e génération qui selon les lois de tous les pays démocratiques devraient avoir la citoyenneté des pays où ils sont nés, et y compris ceux qui résident en territoire palestinien.

        Alors à nouveau je confirme ce que j’ai dit que vous savez parfaitement même si vous prétendez ne pas le savoir.

        Hypocrisie, hypocrisie quand tu nous tiens !

         
        • 101.7
          101.7 répond à lifka
          Promeneur
          • Posté à 21h10 le 19/09/2011
          • Internaute 59121
            Promeneur

          « Ce qu’il revendique c’est très exctement le retour de 5 millions ou plus de “réfugiés” EN ISRAEL »

          Sont-ils moins légitimes que les immigrants des pays de l’est ?

          Cela dit, je ne crois pas que la revendication de retour des troisième ou quatrième génération soit sérieusement envisageable si on veut sortir du merdier dans lequel le Hamas et quelques faucons israéliens pataugent avec délectation.
          Les extrémistes des deux camps sont responsables et coupables devant l’humanité qu’ils aillent au diable s’il veut bien d’eux ce qui m’étonnerait car il ne doit pas aimer la concurrence.

          • lifka
            lifka répond à 101.7
            • Posté à 00h44 le 20/09/2011
            • Internaute 37623

            « Sont-ils moins légitimes que les immigrants des pays de l’est “

            Ni plus ni moins que les Israéliens qui revendiquent le Grand Israël. Quand ils auront leur Etat, pourquoi exigeraient-ils encore un droit au retour dans l’Etat voisin ?

            ‘Cela dit, je ne crois pas que la revendication de retour des troisième ou quatrième génération soit sérieusement envisageable’

            C’est pourtant bien ce qu’(ils entendent par ‘droit au retour’. Combien pensez-vous qu’il reste des 750.000 réfugiés de 1948 parmi les 5 ou plus millions de ‘réfugiés’ actuels ?

            Là, il ne s’agit pas de revendications de ceux que vous appelez les ‘faucons’ mais de l’Autorité palestinienne.

            ce que le Hamas exprime avec des roquettes, l’OLP l’enveloppe du doux nom de ‘droit au retour’. Mais la revendication est exactement la même.

            Et c’est exactement ça que Abbas veut faire entériner par l’ONU.

        • soutenable lourdeur du néant
          • Posté à 21h25 le 19/09/2011
          • Internaute 134590

          1. si il y avait un véritable état palestinien, une vraie gouvernance ur les territoires palestiniens, alors là, les dirigeants de l’Autorité palestinienne pourraient être responsabilisés des actions des terroristes... Ils n’ont à l’heure actuelle qu’un pouvoir très réduit... plus aucun à Gaza... pas possible donc de les tenir pour responsable d’un terrorisme dont ils n’ont pas les moyens de s’occuper...

          2. sur une reconnaissance mutuelle, vous dites « Et dites-moi pour quelle raison ils le feraient une fois reconnus officiellement ? Ce genre d’accord suppose une négociation, pas un acte unilatéral. »
          Il est bien plus aisé d’entammer une négociation entre états internationalement reconnus... Il y a pas mal d’exemples où c’est la reconnaissance internationale d’un État qui a permis l’ouverture d’une voie diplomatique de résolution de conflit : en Europe balkanique, notamment.
          C’est donc un présupposé à la négociation.

          3. Sur la citation de l’article : je vais vous traduire, car votre anglais est visiblement rouillé :
           » Ni cette définition de statut, ni la reconnaissance de l’ONU, n’affecteraient un éventuel retour des réfugiés en Palestine. Je ne sais pas comment la question du droit au retour sera réglée, il est trop tôt pour le dire, mais il s’agit d’un droit sacré qui doit être traité et résolu dans avec l’accord de tous. Il dit que « la reconnaissance n’affectera jamais le droit des Palestiniens au retour »
          Par la dénomination Palestine, et d’un éventuel retour sur ce territoire, il se réfère au territoire tel que d.fini par la résolution de 1948
          Lienéfugiés_Palestiniens
          Il me semble que cela constitue une base de négociations légitime... puisqu’entérinée par une résolution onusienne de 1974 sur le droit au retour.

          Au lieu de crier à l’hypocrisie (ce qui n’est pas un argument), il faudrait être un peu plus concret, un peu plus solide et vous seriez un peu plus crédible. Merci de vous en tenir à des arguments au lieu de cris d’orfraie...

          • lifka
            • Posté à 00h56 le 20/09/2011
            • Internaute 37623

            1- « pas possible donc de les tenir pour responsable d’un terrorisme dont ils n’ont pas les moyens de s’occuper... »

            Ben voyons. Quand ils condamnent dans la presse des terroristes qu’ils financent et glorifient (en leur donnant des noms de rues) par ailleurs, ils n’en ont aucune responsabilité.

            Mais je constate que vous êtes d’accord avec moi sur ce point et ne dites plus que c’est faux.

            2- « il est bien plus aisé d’entammer une négociation entre états internationalement reconnus... »

            A nouveau expliquez-moi pourquoi ils négocieraient a posteriori alors qu’ils ont obtenu tout ce qu’ils désiraient sans négocier ?

            Et que restera-t-il d’ailleurs encore à négocier si leur diktat fonctionne ?

            Mais je constate à nouveau que vous ne m’accusez plus de comprendre à l’envers.

            « Par la dénomination Palestine, et d’un éventuel retour sur ce territoire, il se réfère au territoire tel que d.fini par la résolution de 1948 »

            Vous rigolez, là ? Vous êtes naïf ou vous faites semblant ? Pourquoi faudrait-il négocier pour faire rentrer les Palestiniens dans leur Etat ?

            Et dans ce cas, pourquoi ne pas leur donner directement la citoyenneté ?

            Et de quelle résolution de 1948 parlez-vous ? Le seul droit au retour que réclament les Palestiniens c’est le retour de 5 à 6 millions de Palestiniens - y compris à la 2e ou 3e génération sur le territoire d’Israël.

            Soit vous êtes d’une très grande mauvaise foi, soit vous êtes un grand naïf, soit vous êtes très ignorant.

            J’avoue que votre conclusion me laisserait envisager la première solution, mais je vous laisse le bénéfice du doute.

          • Buck Ofama
            Buck Ofama répond à soutenable lourdeur du néant
            Procrastinateur
            • Posté à 22h21 le 20/09/2011
            • Internaute 165995
              Procrastinateur

            1. S’il y avait un véritable état palestinien, il pourrait être tenu responsable des exactions du Hamas : c’est bien pourquoi c’est une farce. Quel intérêt auraient les dirigeantats palestinieniens à abandonner le confortable statut de mouvement révolutionnaire ?
            2. Retour au territoire de 1948, coupant Israël en 3 morceaux et expulsant les habitants de villes comme Beersheba ou Jaffa ? Régions acquises par la victoire sur 6 armées arabes d’agression, qui n’auraient pas hésité devant un génocide en cas de succès. Depuis la conférence de Potsdam, il est légitime qu’un agresseur vaincu en paie le prix sous forme de pertes territoriales et dféplacement de population, ainsi qu’en témoigne la présence russe en Prusse orientale et à Sakhaline.
            3. La résolution 194 de l’ONU (dont ne bénéficie aucun autre réfugié de la planète) stipule « qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, » L’intention de vivre en paix est contredite par l’irrédentisme revanchard tant des dirigeants que de la population, indiqué par de récents sondages : 73% des Palestiniens dans la bande de Gaza sont d’accord avec le « hadith » cité dans la Charte du Hamas, sur la nécessité de tuer des Juifs se cachant derrière des pierres, des arbres.
            Seul un Palestinien sur trois (34 %) accepte deux états pour deux peuples comme la solution au conflit israélo-palestinien, selon un sondage en arabe effectué sur un échantillon de 1010 adultes palestiniens cette semaine par l’institut Américain Stanley Greenberg. Le sondage, dont la marge d’erreur est de 3,1 points de pourcentage, a été mené en partenariat avec le Centre palestinien Beit Sahur et parrainé par The Israel Project
            66% estiment que la solution à 2 états n’est qu’une étape sur la reconquête de toute la Palestine. 72% nient toute présence historique des Juifs à Jérusalem. 62% approuvent l’enlèvement d’otages. 53% approuvent l’enseignement aux enfants de chansons appelant à haïr le Juifs. Questionnés sur les priorités de Mahmoud Abbas, 83% estiment que c’est la création d’emplois, 4% la reconnaissance d’un état palestinien par l’ONU, 2% les pourparlers de paix.

            • général_bol
              général_bol répond à Buck Ofama
              Ah, si on envoyait les cons / (...)
              • Posté à 09h43 le 22/09/2011
              • Internaute 94412
                Ah, si on envoyait les cons / (...)

              « Seul un Palestinien sur trois (34 %) accepte deux états pour deux peuples comme la solution au conflit israélo-palestinien »

              Presque aussi bien que les 25% d’’israéliens qui approuveraient la même proposition !

              • Buck Ofama
                Buck Ofama répond à général_bol
                Procrastinateur
                • Posté à 15h17 le 22/09/2011
                • Internaute 165995
                  Procrastinateur

                C’est de la télépathie ? Personne n’a fait de sondage.

        7 autres commentaires
    • général_bol
      général_bol répond à lifka
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 21h38 le 21/09/2011
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Pouvoir traîner les Israéliens devant les tribunaux, mais ne pas y être trainés eux-mêmes »

      Ce ne serait qu’un juste retour des choses : depuis 49, on assiste joyeusement au contraire (sans compter la tétrachiée de résolutions ONUsiennes sur lesquelles Issraël s’assoit ! ! ! ! !)

      On a la mémoire courte chez les nazis !

  • mamane
    mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 00h38 le 20/09/2011
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    Toz toz toz ! triple-toz !

    La création d’un état palestinien ? sur quelles frontières ? avec tt les colonies, le mur illégal, etc.... encore que la question des frontières est intéressante sur un seul point : Israel ne reconnait pas elle-même ses frontières. Oui Israel ne reconnait pas Israel. Le premier ministre israélien n’est pas capable de tracer les frontière de son propre état.

    Mais revenons à « l’état » palestinien. un état qui ne controle pas ses frontières, qui ne dispose pas de sa propre armée, etc... bref en quoi l’appellation d’état est un plus ? est ce qu’en appelant un chat, un matou ça change quoi que ce soit ?

    par contre avec la création de cet état fatoche, que deviendront les revendications concernant le droit au retour, droit reconnu par les nations unis et condition sine quoi none à la reconnaissance d’israel par l’ONU, des réfugiers de 1948 ? que deviendront les israélien non-juif (les palestiniens qui n’ont pas été explusé en 1948) et vive eux-aussi sous un régime d’apartheid ?

    l’article dit : « Juridiquement, avec la proclamation d’un Etat palestinien, la Cour pénale internationale (CPI) pourra désormais s’estimer compétente pour poursuivre les présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans le cadre du conflit israélo-palestinien depuis 2002, y compris lors de l’opération “ Plomb durci ” de Gaza. »

    1/ pq seulement depuis 2002 ? et les crimes avant ? ils passent à la trappe ?

    2/ en quoi le fait l’absence du terme justifie le laxisme et la non punition des crimes et exactions israéliennes ? Les USA et l’UE qui protègent tel-aviv vont-ils soudainement arreter ? c’est Abbas, le candidat qui a perdu les elections mais qui est qd meme président, qui a couler le rapport goldstone. on comprend pq il a perdu les elections mais on ne comprend pas comment l’auteur peut affirmer qu’il va soudainement etre utile puisque c’est le Abbas qui se bat pour avoir un « état ».

    Pour finir, la création de l’état est la seule chose qui reste à Abbas, le peuple palestinien ne le reconnait pas, il est servil et soumis à tel-aviv. Tout ce qu’il ne faut pas faire pour exister et justifier sa place de pouvoir apres avoir perdu les elections !

  • Kolyse
    Kolyse
    psy
    • Posté à 20h39 le 19/09/2011
    • Internaute 124863
      psy

    Ce qu’il faut c’est la création de deux états de Palestine :

    l’Etat de Palestine du Nord (cis-jordanie), un état démocratique.

    l’Etat de Palestine du Sud (Gaza), un état islamique.

  • LOUP-GAROU 666
    LOUP-GAROU 666
    prêtre ouvrier
    • Posté à 07h12 le 20/09/2011
    • Internaute 170402
      prêtre ouvrier

    Tant que les israéliens aurons les USA comme alliés,ils ne risquerons rien, alors grande déclaration a l’onu ou pas,onu qui est une coquille vide,le quotidien des 2 peuples ne changera pas beaucoup.Les israéliens ne craignent personne et surtout pas l’onu.

    • général_bol
      général_bol répond à LOUP-GAROU 666
      Ah, si on envoyait les cons / (...)
      • Posté à 21h41 le 21/09/2011
      • Internaute 94412
        Ah, si on envoyait les cons / (...)

      « Tant que les israéliens aurons les USA comme alliés,ils ne risquerons rien »

      Désolé de vous contredire : « tant qu’Israël télécommandera l’arrière cuisine » me semble plus juste !

      • LOUP-GAROU 666
        LOUP-GAROU 666 répond à général_bol
        prêtre ouvrier
        • Posté à 09h32 le 22/09/2011
        • Internaute 170402
          prêtre ouvrier

        Vous êtes dans le cliché, un cliché dévastateur surtout en allemagne.

  • Pierrrrre
    Pierrrrre
    → → → → → → → le marché autant (...)
    • Posté à 08h18 le 20/09/2011
    • Internaute 23078
      → → → → → → → le marché autant (...)

    « Ce qui va changer avec la proclamation de l’Etat palestinien »

    ► Apres l’émergence d’un printemps dans les pays arabes,
    celui d’un hiver au proche orient !

    ..Ne vous demandez pas qui paye le voyage et séjour des palestiniens à New-York, au siège de l’ONU

    ..C’est nous.. vous,.. moi... avec l’argent des contribuables européens.

  • Gaston le roux
    Gaston le roux
    ami des bêtes
    • Posté à 09h36 le 20/09/2011
    • Internaute 120601
      ami des bêtes

    LOL la tête que vont faire les israéliens PTDR ^^
    Peuple de dieu, mon oeil :)

    Edit : je viens de lire sur BFMTV que des colons israéliens auraient brûlé 500 oliviers en Cis-Jordanie.

  • Serge ULESKI
    Serge ULESKI
    Aujourd'hui, quiconque n'est (...)
    • Posté à 20h42 le 20/09/2011
    • Internaute 12581
      Aujourd'hui, quiconque n'est (...)

    Un nouveau parti… non pas d’en rire ni d’en pleurer… mais d’en cracher

    ___________

    « …A l’approche du débat à l’assemblée générale des Nations unies, prévu le 23 septembre, le PS a étalé au grand jour sa désunion sur la reconnaissance d’un Etat palestinien. A l’ONU, les Européens divisés veulent éviter une confrontation. Cent dix parlementaires de droite et de gauche appellent le chef de l’Etat à user de son droit de veto en cas de saisine du conseil de sécurité par Mahmoud Abbas… »

    Qui n’a pas rêvé d’une gauche et de ses leaders, PS inclus, unanimes derrière Mahmoud Abbas ?

    Qui n’a pas rêvé d’une France et d’un Etat soutenant à l’ONU la démarche de Mahmoud Abbas ?

    Qui n’a pas rêvé d’une Europe parlant d’une seule voix : un OUI franc et massif à cette reconnaissance ?

    Sur cette question palestinienne comme sur le reste : la dette, les marchés, la banque, les agences de notation, le chômage, la pauvreté, le déclassement, l’abrutissement et la précarité pour les classes populaires comme pour les classes moyennes…

    Bien sûr, d’aucuns seront tentés de nous conseiller ce qui suit : « Cessez donc de rêver et vous vous en porterez d’autant mieux ! »

    Mais alors, et dans ce cas, nous n’avons plus besoin du PS, ni d’une gauche, ni d’un Etat, et moins encore d’une entité supranationale… car, au quotidien, on peut gérer nos vies sans tout ce beau petit monde maintenant disqualifié !

    ***

    Qu’à cela ne tienne !

    A l’avenir, un seul parti devra s’imposer : le parti du crachat.

    Oui ! Le crachat !

    Car, aux élections présidentielle, législative et européenne, c’est bien un crachat qu’il faudra déposer dans les urnes ; et l’on exigera que tous ces crachats soient pris en compte tout comme les bulletins blancs et nuls (1).

    « Pfp ! ! ! ! !

    - A voté ! »

    Un crachat épais et lourd, venu non pas du fond des âges mais… du fond de la gorge... bien profond, là où se loge le dégoût... après un raclement rhino-pharyngé de tous les diables.

    Le glaire… contre le glaive de la finance et de l’armement.

    Oui ! Une prise en masse de glaires !

    De préférence, et quitte à choisir, ce crachat, clair ou coloré, on le souhaitera quasi aqueux, gluant et muqueux…

    Nez, gorge… on le fera descendre pour mieux le faire remonter…

    Poumons, bronches, sécrétion translucide ou opaque… seul importera son poids et la puissance de son expulsion, sa cible et la force de projection…

    On a connu et soutenu l’entartage des années 80 et 90 destiné aux facétieux et aux tartuffes de la conscience humaine, il est grand temps de monter un cran au-dessus : proposons le crachat à la face de tous ceux qui ont démissionné devant les puissances de l’argent et de la guerre, et ce faisant… ont abandonné les plus faibles d’entre nous et l’idée que l’on se faisait de la Gauche, de la France et de l’Europe.

    A l’avenir, nul doute... c’est avec ce crachat-là qu’il faudra compter.

    Et lorsque la coupe sera pleine, mais… vraiment pleine, plus tard mais bien avant longtemps, une fois nos selles devenues muqueuses, c’est un crachat rectal qui s’imposera alors à nous.

    Et là, sans l’ombre d’un doute… et pour tous ces démissionnaires, et sans exception… ce sera vraiment la m…. !

    ______________________

    1 - Seule concession : on acceptera que les crachats soient déposés dans une urne à part.

  • Buck Ofama
    Buck Ofama
    Procrastinateur
    • Posté à 21h58 le 20/09/2011
    • Internaute 165995
      Procrastinateur

    L’ambassadeur de la Palestine à l’ONU Abdullah Abdullah s’est entretenu avec le Daily Star Lebanon au sujet de la résolution sur la reconnaissance de la Palestine par l’ONU.
    L’ambLien
    Il affirme sans équivoque que les réfugiés palestiniens ne seront pas des citoyens de cet état palestinien dont la reconnaissance par l’ONU est tant souhaitée, une question qui a été beaucoup discutée. « Ils sont des Palestiniens, c’est leur identité », dit-il. « Mais ... ils ne sont pas automatiquement des citoyens. “
    Ceci ne s’appliquerait pas seulement aux réfugiés des pays comme le Liban, l’Egypte, la Syrie et la Jordanie ou les 132 autres pays où dit Abdullah , résident les Palestiniens.
    ” même les réfugiés palestiniens qui vivent dans [les camps de réfugiés] à l’intérieur de l’État [palestinien], sont toujours réfugiés. Ils ne seront pas considérés comme des citoyens . “
    Les gens qui vivent dans des camps dans leur propre Etat seront empêchés, par leurs propres dirigeants, de devenir des citoyens de cet Etat ! Pourquoi ? Parce que, pour les dirigeants arabes palestiniens, les ‘réfugiés’ ne sont pas un groupe opprimé qui doit être aidé. Ce sont des armes humaines, des pions, dans une guerre sans fin contre Israël. En leur donnant la citoyenneté on supprimerait leur statut d’arme politique. La question la plus importante pour les dirigeants Arabes palestiniens n’est pas de mettre fin à la souffrance de leur peuple, ni d’obtenir l’indépendance.Il s’agit de détruire Israël, en utilisant l’inexistant ‘droit au retour’. Rien ne pourrait être plus évident - et pourtant la plupart des dirigeants du monde refusent de croire que Mahmoud Abbas et ses acolytes pourraient éventuellement être si cruel et impitoyable à l’encontre de leur propre peuple.
    Derrière la comédie de l’admission, quel théâtre d’ombres ? La nomenklature palestinienne s’ingénie, à chaque concession obtenu d’Israël (accords d’Oslo, retrait de Gaza) à remettre sur le tapis des exigences inadmissibles pour tout état souverain : revenir à des frontières indéfendables, abandonnant des positions prises à un agresseur vaincu, le forcer à accueillir des populations hostiles, l’écraser sous la gestion d’une crise humanitaire, dans le but affirmé de perpétuer l’irrédentisme et le conflit, dissimulant les intérêts de la caste dirigeante (ainsi que des bureaucrates de l’UNRWA) qui perdrait son fonds de commerce compassionnel générateur de plantureuses retombées financières sous forme d’aide de la communauté internationale. Ce n’est pas la veuve Arafat, dotée d’une pension de 22 millions de $ annuels, qui me contredira.

  • Rossig
    • Posté à 22h56 le 20/09/2011
    • Internaute 159505

    on ne peut pas refuser la creation de l’etat de Palestine au motif qu’on a peur du decoupage des frontieres ou du droit au retour des palestiniens de la diapora ou du risque de procès que l’état de Palestine pourra faire par la suite à l’état d’Israel ou même du fait que certains palestiniens puissent être dangereux.
    Car le statut d’état auquel la Palestine veut accéder est un droit et tout le monde a droit à l’application du Droit, même notre pire ennemi. Sinon le mot DROIT ne veut plus rien dire, et çà, c’est bien pire que le Mal que l’on voulait s’éviter.
    Si Israel a donc des griefs à adresser à la Palestine, cela ne doit se faire que dans l’application du Droit. Si la Palestine a des griefs à adresser à Israel, cela ne doit se faire aussi que dans l’application du Droit.
    C’est pourquoi il est incontournable que la Palestine devienne un etat de Droit, afin que les griefs des uns contre les autres puissent être entendu par le filtre du Droit et ainsi prennent sens en devenant audibles, et non comme on le voit dans le conflit Israelopalestinien par le moyen de règlements de compte à la méthode de la loi du Talion qui depuis le début ne fait qu’empirer les choses.
    cette demande de la Palestine de devenir un état est en passe de devenir une réalité historique parceque un peuple uni et des hommes de bon sens et de paix, de tous horizons, ont oeuvré pour rendre crédible aux yeux du monde la demande palestinienne, et parceque ceux qui voulaient les en empecher ont utilisé toutes leurs cartouches contre eux.
    Je ne vois pas à ce jour ce qui pourrait empecher la création de l’état de Palestine aujourd’hui, le train est en marche. Il est temps déjà de penser à l’après. Tirer sur le train en marche, c’est lui donner raison.
    beaucoup de rêves meurent à l’arrivée du train en gare : que vont devenir ceux qui disaient des palestiniens « qu’ils aillent faire leur état en Ouganda si ils veulent mais pas chez nous car cette terre sur laquelle ils posent leurs pieds est à nous » ? Dans quelle dépression ou bien quelle colère vont-ils sombrer parcequ’ils en voudront aux palestiniens ?
    c’est un risque effectivement de se retrouver face à toute cette colere, mais le risque n’est pas pire que ce que les palestiniens ont connu avant, mais c’est en même temps une chance de mettre en lumière les contradictions de l’état d’Israel afin que même lui s’en rende compte et les change.
    car en effet on ne peut pas vouloir en même temps la paix avec son voisin et la colonisation du jardin du voisin.
    jerusalem veut dire justice et paix : c’est la première fois que je ressens cette idée possible en ce lieu entre tous les hommes de bonne volonté quelle que soit leur race ou leur religion, et je m’en réjouis.

  • Kolyse
    Kolyse
    psy
    • Posté à 08h05 le 21/09/2011
    • Internaute 124863
      psy

    si le statut du futur état palestinien est celui du Vatican, on ira pas loin !

    Qui sera l’équivalent du Pape : Abbas ou Ismaïl Hannyeh ? Et la garde suisse pontificale quelle sera sa fonction ? aura-t-elle droit d’utiliser des roquettes ?

  • Dayo12
    Dayo12
    photographe
    • Posté à 09h35 le 21/09/2011
    • Internaute 159049
      photographe

    Israéliens et Palestiniens sont le seul cadre possible pour atteindre l’objectif de « deux Etats vivant dans la paix et la sécurité ». En effet, c’est ce qui est désiré par Israel et cela fait 40 ans ou plus que ces « négociations » durent car l’objectif est de ne pas aboutir à la paix et la sécurité. Pendant qu’on négocie à l’infini, Israel peut avancer ses colonies, maintenir et justifier ses pressions sur la Palestine ; c’est bien le but des négociations.

  • Serge ULESKI
    Serge ULESKI
    Aujourd'hui, quiconque n'est (...)
    • Posté à 14h32 le 22/09/2011
    • Internaute 12581
      Aujourd'hui, quiconque n'est (...)

    Si Obama devait être coupable de quoi que ce soit, au sujet de son utilisation du droit de véto à l’Assemblée générale des Nations unies, ce serait de penser que sa ré-élection est plus importante que la reconnaissance, même symbolique, d’un Etat palestinien.
    Pour le reste...
    Car, enfin, qui, de par le monde, et en Europe pour commencer, peut sérieusement penser que la ré-élection d’Obama vaut bien le sacrifice de la cause palestinienne... sous prétexte que la non ré-élection d’Obama représenterait un danger pour la prospérité, la justice et la paix dans le monde ?
    Qui donc ? Si l’on prend en compte son bilan après 4 années à la Maison Blanche ?
    Aussi, on ne peut que souhaiter que la décision d’Obama ne soit en aucun cas motivée par un souci électoraliste.