16/09/2011 à 12h50

« L'engagement politique est lié à une réalisation de soi »


Les salariés de l’humanitaire sont rarement interviewés sur leur positionnement politique. A peine sur leur ancrage dans la société française, entre deux missions. Or ces électeurs-là votent plus assiduement que la moyenne des Français. Ceux qui boudent les organisations politiques ont tendent même à voter davantage blanc qu’à s’abstenir. C’est ce qui ressort des travaux menés par Johanna Siméant, professeur en science politique à la Sorbonne et auteur de plusieurs travaux sur le monde humanitaire.

L’universitaire était l’invitée du plateau de Carte d’électeur la semaine dernière. Avant de décrypter les témoignages recueillis auprès de six salariés de l’humanitaire qui ont en commun d’avoir mois de quarante ans et d’oeuvrer dans des missions d’urgence mais sont issus de milieux professionnels très variés, l’universitaire précise que ce surcroît d’intérêt pour le politique vient d’abord du niveau d’éducation des intéressés. Puis, dans un second temps, d’un besoin de conserver un fil avec l’Hexagone. (Voir l’intégralité de la vidéo sur le plateau de France info)

Extraits de l’entretien avec Johanna Siméant.

Julie, 30 ans dont cinq ans dans l’humanitaire jusqu’à une dernière mission en Haîti en 2010, explique qu’elle a toujours vu dans l’humanitaire « un engagement ». Et même « une idéologie politique ».

Parmi les six salariés interrogés, elle ne sera pas la seule. Aucun, pourtant, n’envisage de s’impliquer aux côtés d’un parti. Pas même à gauche, alors que deux tiers des personnels du secteur revendiquaient cette appartenance dans une enquête menée sur le terrain par Johanna Siméant en 1997.

Réaction de Johanna Siméant :

« Ce qui est très ironique sur l’état des partis politiques français c’est que la majorité des enquêtés qui avouaient une proximité partisane (PS à environ 28% et Verts à environ 18%), c’est que le Parti socialiste, qui pourrait bénéficier de cet afflux de gens qui ont vraiment envie de faire quelque chose dans le pratico-pratique, dans l’action politique locale... est tout sauf un parti de militants.

Le PS est un parti d’élus. Tous ces militants qui arrivent en disant “je vais faire quelque chose” en général repartent découragés au bout de quelques mois. »(Voir la suite de sa réponse en vidéo)

► Pierre, 39 ans, vient de passer neuf années dans l’humanitaire. Dans certains pays, il était responsable de l’ensemble des opérations menées par Action-contre-la-faim. Il a choisi d’assortir son implication professionnelle en devenant adhérent de l’association dont il était salarié.

Lui aussi évoque une vocation « militante », « politique », qui pourrait avoir pris le pas sur un engagement plus partisan. Même s’il précise que sa motivation première était bien le voyage et que la fibre engagée n’est venue qu’avec le temps.

Réaction de Johanna Siméant :

« Pierre est tout à fait typique. Le marché un peu implicite de ces organisations est un marché de non-incompatibilité. Peu importe les raisons pour lesquelles vous êtes là ousi vous y trouvez aussi votre compte.

Là encore en comparaison de la gratification personnel qu’on peut trouver à militer dans un parti politique en France, il n’y a pas photo. On voit bien que l’engagement politique est lié à une réalisation de soi. » (La suite de sa réponse en vidéo)

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  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 13h36 le 16/09/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    Il me semble que ces personnes ont une politique de réalisation d’elles même qui fonctionne , si bien qu’ils en arrivent à des actions altruistes, et donc vis à vis des êtres humains, de l’humanitaire.
    S’engager dans un parti politique c’est s’engager à entrer en compétition avec les autres, dans le but égoïste d’avoir le pouvoir. C’est chercher à gérer l’espace général , souvent contre le particulier , contre l’humanitaire.
    Les uns soignent les plaies de la guerre, les autres les déclenchent.

    • 22decembre
      22decembre répond à vieilanarfatigué
      Social-libéral... C'est pas (...)
      • Posté à 15h55 le 16/09/2011
      • Internaute 137595
        Social-libéral... C'est pas (...)

      Nous sommes tous ici, vous et moi compris, les premiers à dire qu’il faut faire évoluer le monde politique français (certains diraient : les jeter dehors).
      Comment peut-on espérer faire changer les choses (en mieux s’entend) si on ne s’y implique pas soi même ?

      Et comment, alors, vous convaincre que, peut-être, ça vaut le coup ?

      Si on abandonne le terrain aux corrompus (comme vous semblez le faire par défaitisme), c’est sûr qu’au final, il y aura que des politicos corrompus... (certains diraient aussi que c’est de la lacheté. Mais je n’imagine pas trop ça de vous !)

      • vieilanarfatigué
        vieilanarfatigué répond à 22decembre
        Changer le monde, c'est se (...)
        • Posté à 16h41 le 16/09/2011
        • Internaute 125168
          Changer le monde, c'est se (...)

        Merci d’essayer de communiquer avec moi . C’est pas si souvent . Vraiment. D’une manière synthétique voici mon approche :
        La politique a fait faillite depuis longtemps sinon le monde ne serait pas dans l’état dans lequel il est sur tous les plans .Cela est un constat.
        La politique est faite par des hommes et des femmes qui font le monde, qui sont ce monde qui est en conflit , en compétition permanente.
        Essayer de changer le monde et les gens d’une manière superficielle, avec des lois et des règlements contraignants, des idéologies non moins contraignantes, est aussi une faillite , un échec retentissant . C’est évident.
        Pourquoi ? Car il y a conflit dans la personne elle même , entre ce qu’elle sent , ce qu’elle est et ce qu’elle veut être. Par exemple, quand on est en colère, on cherche à s’apaiser et cette recherche en vous coupant de la colère créée un conflit qui au passage devient souffrance et au passage crée le temps et l’égo.
        Alors , pour moi le problème du monde vient de l’intérieur de l’être et de la résolution de ses problèmes psychologiques. Mais pour cela, il n’y a aucun parti , aucune idéologie, aucun chemin . Seulement la connaissance de soi même pour mettre fin au conflit. Si vous mettez fin à votre conflit , vous œuvrez pour tous les conflits du monde.
        Je n’ai pas le temps de développer plus, mais cette révolution que je prêche est la seule qui vaille le coup d’être explorée et elle n’est pas facile et ne nécessite aucun leader, chef ou gourou.
        Elle est surtout vraiment nouvelle.
        Alors rebâtir un monde avec la politique , oui, mais la politique de l’Etre.
        Cela est totalement différent des programmes des partis et la seule raison commune de tous les êtres à être sur la terre..
        Bien à vous

         
        • 22decembre
          22decembre répond à vieilanarfatigué
          Social-libéral... C'est pas (...)
          • Posté à 19h14 le 16/09/2011
          • Internaute 137595
            Social-libéral... C'est pas (...)

          C’est pas mal comme approche. Moi-même, je deteste les conflits.

          Mais le monde actuel tourne avec ça ! Et je doute qu’en étant plus apaisé et en débloquant mes conflits internes, je résolve le problème du logement à Paris (qui est une forme de conflit), le conflit économique qui nous oppose à l’Allemagne et la GB, ou le conflit israëlo-palestinien.
          Notez bien que j’ai cité trois type de conflits (on choisi large pour faire presque exhaustif) et qu’au moins l’un de ces conflits (le premier) a une influence directe et certaine sur ma vie. J’ai donc tout intérêt à le résoudre ! Pourtant, je ne doute pas de mon impuissance ! (C’est d’ailleurs quelque chose d’extrémement frustrant d’être bloqué dans sa vie par quelque chose sur lequel on a aucune prise !)

          • Krishnamurti
            Krishnamurti répond à 22decembre
            Humain (1895 - 1986)
            • Posté à 19h26 le 17/09/2011
            • Internaute 53637
              Humain (1895 - 1986)

            L’information nationale ou mondiale nous laisse croire que nous pourrions agir pour changer les choses, ce qui la plupart du temps n’est pas le cas.
            Évidement, en se battant sans relâche, on peut obtenir de petites victoires, mais à quel prix, et pour combien de temps...
            Nous sommes encore dans un monde où la tendance « négative » (appât du gain, indifférence...) est souvent largement plus forte que la tendance « positive » (réduction de la souffrance), même si dans l’ensemble on peut penser que les choses s’améliorent doucement.
            Il y a semble-t-il une majorité de Terriens qui, malgré un fort individualisme ambiant, désirent que l’humanité soit plus heureuse.
            Il me semble que cette conscience globale d’appartenance à l’humanité fait évoluer lentement mais sûrement notre planète, avec une possible accélération grâce à internet, ce qui d’ailleurs fait peur aux oligarques.
            Ce que nous pouvons faire à notre niveau sans nous auto-détruire, faisons-le. Ce sur quoi nous n’avons aucune prise, prenons-en acte, mais sans que cela nous paralyse.

        2 autres commentaires
  • A déménagé le 04-09-2012 2
    • Posté à 13h44 le 16/09/2011
    • Internaute 147266
      non connue

    « l’engagement politique est lié à une réalisation de soi »
    Un peu bateau, non, tout engagement individuel volontaire est un moyen de se réaliser ou de concrétiser ses aspirations.
    Le PS est effectivement un parti d’élus où vous pouvez faire carrière et la substituer à votre métier.
    Faut pas être trop regardant quelques années après, sur les compromissions voire les renoncements à votre élan de jeune socialiste.

  • Autruchette
    Autruchette
    Dieu est mort !
    • Posté à 14h31 le 16/09/2011
    • Internaute 134171
      Dieu est mort !

    Absolument. L’engagement politique peut être lié à la réalisation de soi. J’ai commencé à avoir des idées anarchistes à l’âge de quinze ans, et plus je me réalise, plus je deviens anarchiste. CQFD.

  • Herostrate
    Herostrate
    mal barré...
    • Posté à 15h02 le 16/09/2011
    • Internaute 147050
      mal barré...

    C’est moi ou y’a rien dans ce papier ?

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à Herostrate
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 15h06 le 16/09/2011
      • Internaute 74
        Rue89

      C’est une invitation à regarder la vidéo de décryptage... toutefois j’ai quand même sorti deux extraits... pas limpide ? ;)

      • Herostrate
        Herostrate répond à Chloé Leprince
        mal barré...
        • Posté à 15h16 le 16/09/2011
        • Internaute 147050
          mal barré...

        Hahaha, au moins vous avez de l’humour.

        A « limpide » j’ajouterais « epure », ca fait aussi tres classe.

        Je dois etre trop vieux jeu ou victime d’une deformation professionnelle, car mon cerveau a du mal a associer « article » (sujet, construction, argumentation...) avec « lien vers une video franceinfo/dailymotion » (genre email envoye par un copain), meme avec deux minutes de conversation retranscrites pour avoir un minimum de caracteres.

        Cela etant, n’y voyez rien de personnel...

         
        • Chloé Leprince
          Chloé Leprince répond à Herostrate
          Auteur(e) de l'article Rue89
          • Posté à 16h14 le 16/09/2011
          • Internaute 74
            Rue89

          Je comprends... toute la difficulté est aussi dans le fait d’imaginer un format qui permette de ne pas scripter l’intégralité de la vidéo. Laquelle venait déjà en décryptage « acte II » d’un papier reportage / témoignage, comme chaque semaine... et qui est beaucoup plus long pour le coup. En fait, tout ceci tient beaucoup des poupées russes : plus on s’intéresse, plus on plonge dans les gigognes...

          Ceci dit, votre remarque est intéressante par rapport à l’usage.

          Tout à l’heure, on publie un nouveau reportage dans une usine de l’Eure... suivi, dans un deuxième temps, par l’excellent interview de Céline Braconnier, sociologue spécialiste du vote des classes populaires. En vidéo également, mais je me suis transformée en scribe pour sortir quelques extraits importants... et donner envie d’aller regarder la vidéo ;)

          • Herostrate
            Herostrate répond à Chloé Leprince
            mal barré...
            • Posté à 16h41 le 16/09/2011
            • Internaute 147050
              mal barré...

            « Laquelle venait déjà en décryptage “acte II” d’un papier reportage / témoignage »

            -> du coup ma critique initiale a moins de portee - voire coule a pic, je n’avais pas vu l’acte I.

            Votre reponse est egalement interessante : quelle est en fin de compte la proportion d’informations relayees (genre ce que vous pechez sur France info) et celle d’informations creees (decider d’aller interviewer quequ’un en rapport avec votre shmilblick qui pourrait avoir un truc interessant a dire) ?

            Quand au coup des poupees russes, le probleme est encore pire quand un comite de lecture a le droit de vous demander des infos complementaires pour avoir le droit de publier.

        2 autres commentaires
  • GG Bweni
    GG Bweni
    Bweni
    • Posté à 15h46 le 16/09/2011
    • Internaute 144700
      Bweni

    Bonjour,
    il me semble qu’il y a une tendance de plus en plus importante d’humanitaires à intégrer le mouvement d’Europe-écologie les verts.
    Les humanitaires font de plus en plus institution de nos jours notamment au regard de la génération des 20-30 ans qui sont formés au sein des facs avec le développement croissant de filière « développement durable » ect.. Quand on voit que cette terminologie s’est imposée dans l’ensemble des nouveaux programmes de Seconde qui bouffent du « développement durable » à toutes les sauces, on comprend mieux le poids de cette tendance.
    Rappelons en effet que l’humanitaire tel qu’il existe est un phénomène très récent (les premiers humanitaires étant l’Eglise catholique ! au début du XXe siècle au Mali !).

    D’après moi, l’humanitaire n’est pas du tout un acte militant. Bien au contraire. Sous des airs d’anges, se cachent des employés grassement payés vivant dans l’opulence dans des pays bien souvent meurtris par la pauvreté. Et ils viennent aider ! qu’ils disent. De nos jours, mieux vaut travailler dans l’humanitaire qu’être, je ne sais pas moi, professeur ! ! A tous les niveaux (salaire, statut d’expat, logement de fonction, ect, ect..)
    Et ils disent qu’ils viennent aider, qu’ils disent. Protéger la nature..
    C’est sûr que pour 3 000 euro par mois et le billet d’avion aller-retour payés deux fois par ans, je vous la fais respecter, moi, la nature !

    Je trouve la position des humanitaires pleine de contradiction et illogique au regard de ce qu’ils pensent et le statut-mode d’organisation, qu’ils véhiculent..
    Mais, bien sûr, tout cela ne les importent guère puisque finalement, il ne s’agit pas de questions fondamentales. On aide, mais l’on ne s’aide pas nous-même. On aide les autres. C’est déjà ça. C’est déjà pas mal. Pourquoi, allez plus loin ? Et puis, si j’aide les autres en arrivant avec ma grosse jeep, et mes conseils, c’est pas si grave parce que moi au moins je les aide !
    Ridicule.

    Peut-on y entrevoir un pur pragmatisme de ce mouvement si communément désigné sous le doux mot d’humanitaires ? Ce pragmatisme ne dérogeait-il pas en politique ?
    Quand on voit que certains des verts pensent à s’associer au PS (un pragmatisme de plus), on comprend bien vite leur politique :
    Ils n’en ont pas ! !
    Elle est pragmatique.

    • 22decembre
      22decembre répond à GG Bweni
      Social-libéral... C'est pas (...)
      • Posté à 16h10 le 16/09/2011
      • Internaute 137595
        Social-libéral... C'est pas (...)

      Et donc comment faîtes vous si vous voulez vraiment aider, apporter un peu d’humanisme dans ce monde brutal ?

      Je suis ingénieur, il parait que certaines ONG ont besoin de moi (au sens de « mes compétences, mes talents, mes idées et mon ingé,iosité »). Croyez-vous que je fais bien de vouloir m’expatrier, voir du pays, d’autres cultures et qui plus est, participer à construire ces mêmes pays ? Ou ferais-je mieux de rester en France juste parce que ça fait moins « faux jeton » à vos yeux ?

      • GG Bweni
        GG Bweni répond à 22decembre
        Bweni
        • Posté à 16h26 le 17/09/2011
        • Internaute 144700
          Bweni

        Comme dirait le dicton, c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Si vous faites pour les autres, vous ne les aidez pas. Au contraire, vous aggravez cette dépendance. Cette notion d’indépendance est très peu développée chez les humano-ïdes. Car, en rendant autonomes les gens, la nécessité de leur présence devient caduque ! !
        Ils ne vont tout de même pas se couper le bras tout de même !

        Non mais, plus sérieusement,
        vous voulez faire quelque chose pour eux ?
        Et ba, agissez ici, face à la politique de votre gouvernement et des politiques qui eux sont vraiment nocifs pour ces pays. Et là, vous ferez vraiment quelque chose.
        Aller se dorer la pilule au soleil à 5 000 euros pour dire que moi, j’aide. Vraiment..vous savez déjà ce que j’en pense. Pas besoin de me répéter.

        Très peu de gens se rendent compte de l’indécence que cela peut être de vivre dans un pays avec un salaire 15 fois celui du salaire moyen du pays. J’ai un copain une fois qui m’a dit et je trouve cela très juste : j’aime pas le tourisme. Tu vas dans des pays pauvre avec ton salaire de riche..
        Mais à regarder, si cela ne dérange pas les gens de vivre avec un salaire à 6 000 e par mois en France, pourquoi cela les dérangerait dans un autre pays ? ? ! !

        Du coup, la boucle est bouclé. Quelle conscience politique peut bien avoir un humanitaire ? ?
        En tout cas, pas la conscience de la lutte des classes, pour sûr ! ! ! !
        A bon entendeur,
        GG

         
        • 22decembre
          22decembre répond à GG Bweni
          Social-libéral... C'est pas (...)
          • Posté à 13h40 le 18/09/2011
          • Internaute 137595
            Social-libéral... C'est pas (...)

          J’ai pas parlé d’enfoncer les gens, mais bien de les aider ! Donc effectivement, construire des trucs sur place, mais aussi et dans le même temps, leur apprendre à construire ces mêmes trucs !

          La lutte des classes, c’est une lutte ! En tant que tel, ça correspond pas à mon caractère. Et je suis d’une totale impuissance ici face à mon gouvernement. Croire le contraire relève de l’idiotie.

          Jamais je gagnerais 6000 € en France. Je pense plutôt qu’un ingénieur dans l’humanitaire peut très bien vivre à 2000 € (peut-être revenir en France plus tard... auquel cas, une telle paye serait intéressante, et c’est le salaire de départ d’un ingé à la sortie de l’école).

          Au passage, comme la France, c’est plus tellement top, autant se barrer !

        1 autres commentaires
  • silversamourai
    silversamourai
    paranoia agent
    • Posté à 17h11 le 16/09/2011
    • Internaute 15954
      paranoia agent

    la conclusion de Johanna Siméant est cyniquement dérangeante :

    le choix humanitaire comme recherche d’un sentiment de gratification...

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