Première consultation 15/09/2011 à 12h16

Leur première séance de psychanalyse avec Lacan

Gaspard Dhellemmes | Etudiant en journalisme

Ils ne le consultaient pas par snobisme. Ils souffraient. L’architecte Roland Castro ruminait l’envie de se suicider. Il appelle le psychiatre Jacques Lacan et obtient « un rendez-vous dans la journée ». Bienveillant et attentif, « Lacan a dû sentir au son de ma voix que ça n’allait pas très bien ».

« J’ai décidé d’aller voir Lacan parce que j’allais mal, très mal », raconte le psychanalyste Gérard Haddad. Il était agronome lorsqu’en 1969, il décide de faire une analyse.

« Je l’ai contacté en regardant l’annuaire téléphonique, je pensais qu’il tenait une clinique, je n’aurais jamais cru qu’il me recevrait en personne. Lacan était en fait très ouvert au fait d’accueillir de nouveaux patients. Le plus dur, c’était de l’intéresser assez pour être gardé. [...]

Je crois qu’il a continué avec moi parce que j’ai soulevé une problématique au cœur de son œuvre, qui est le rapport entre judaïsme et psychanalyse. »

Quant à Gérard Pommier, il était déjà psychiatre et avait fait une analyse avant de rencontrer Jacques Lacan :

« Lacan faisait une présentation de malade à l’hôpital Sainte-Anne. Ce personnage était tellement charismatique que j’ai eu envie de le rencontrer pour discuter. Finalement, la discussion s’est transformée en analyse. »

« Un monstre sacré » avec « un cigare tordu »

Le rendez-vous fixé, vient le moment de la première rencontre. Mais avant cela, les patients doivent faire antichambre. La salle d’attente est bondée.

Roland Castro :

« Il y avait toujours beaucoup de gens qui se regardaient en chiens de faïence. L’intérieur était très beau, il y avait de magnifiques meubles partout. »

L’admiration de l’architecte se poursuit dans le cabinet :

« Ma rencontre avec lui m’a fait un effet absolument inouï, le transfert a été immédiat. J’étais scié par l’originalité du mec, par sa prestance. Il avait des vêtements improbables, un cigare tordu.

J’ai évoqué mes problèmes. Il m’a tout de suite dit que l’on n’y arriverait pas en une seule séance. Il s’est attaché à tempérer mes ardeurs : je voulais aller très vite. »

Gérard Haddad :

« Quand j’ai compris que j’allais être reçu par Lacan, j’ai été très impressionné. Pour moi, Lacan était un monstre sacré. »

Et cette première séance est un vrai choc pour le psychanalyste :

« Il a remué tellement de choses en moi que je suis sorti de la première séance en ayant l’impression d’être saoul. »

Il se souvient « d’un homme d’une grande simplicité ».

« Au fond il y a deux Lacan : celui, flamboyant des séminaires, et celui, attentif et engagé de ses consultations. »

Gérard Pommier :

« L’un des souvenirs que j’ai de cette première séance, c’est que Lacan m’a dit que je ressemblais à la statue du “Gaulois mourant” qui est exposé au musée du Capitole à Rome ».


« Le Gaulois mourant » (Leoboudv/Wikimedia Commons/CC).

« Pendant toute mon analyse, je tapais mes copains »

La séance terminée, vient le moment de payer.

Roland Castro :

« A l’époque, je n’ai pas de compte en banque, je viens avec ce que je gagne au Beaux-Arts, c’est-à-dire pas grand-chose. Lorsqu’il me demande si j’ai de l’argent, je sors les 300 francs de la séance. Pendant toute mon analyse, j’aurais du mal à le régler, je devrais taper mes copains. »

Gérard Haddad :

« Je lui ai dit que je n’avais pas beaucoup d’argent, alors il a calculé que mes séances coûteraient un tiers de mon salaire, c’est-à-dire mille francs par mois. »

Gérard Pommier :

« J’ai payé 300 ou 500 francs, je ne sais plus bien, de toute façon, ça les valait. »

Aucun de ses trois anciens patients ne regrette d’avoir payé si cher. « Cette rencontre a complètement transformé ma vie », assure Gérard Haddad. « Lacan a décapé mon narcissisme, m’a rendu plus ouvert », estime Gérard Pommier.

Roland Castro va lui jusqu’à dire que Lacan « lui a sauvé la vie ». Et ça, ça vaut bien 300 francs.

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  • petit padawan
    petit padawan
    artisan
    • Posté à 12h38 le 15/09/2011
    • Internaute 111846
      artisan

    Lorsque l’on s’ interresse à Jacques Lacan Le problème viens de ce qu’en on fait les lacaniens.
    Une troupe se regardant en chien de faillance à utiliser des néologisme sans fin, sans oser dire que le roi est nu pourvu que les billets pleuvent.
    La France est un cas à part pour ce qui est de la psychanalyse. Le dogme est tombé partout ailleurs.

    • Gibert Because-Youno
      Gibert Because-Youno répond à petit padawan
      Kaléïdoscopique
      • Posté à 13h03 le 15/09/2011
      • Internaute 68955
        Kaléïdoscopique

      Vous avez raison pour l’usage de la « langue » lacanienne, souvent caricaturale et insupportable.

      Pour autant, il ne faut pas non plus complètement caricaturer (psychanalyse = planche à billet).

      De nombreux analystes, particulièrement lacaniens, travaillent en institution, à l’hôpital, voire même au sein de structures bénévoles (comme les CPCT), directement en lien avec la souffrance sociale. C’est un aspect qui est trop souvent passé sous silence.

      Après, en ce qui concerne le « partout ailleurs », ce sont bien souvent les traitements médicamenteux (parfois dès le plus jeune âge, comme aux Etats-Unis) qui ont remplacé toute forme d’« écoute » du sujet et de sa souffrance psychologique. Et là, on peut vraiment parler de gros sous.

      • I.P
        I.P répond à Gibert Because-Youno
        Flat4
        • Posté à 13h24 le 15/09/2011
        • Internaute 25391
          Flat4


        Pour autant, il ne faut pas non plus complètement caricaturer (psychanalyse = planche à billet).

        Tout à fait, résumer la psychanalyse à une arnaque est très réducteur, il est bien plus honnête de parler de pseudo-science dangereuse à ranger au même rayon que l’astrologie et la numérologie. Au détail près toutefois que la plupart des astrologues ne prétendent pas soigner des êtres humains ou les faire condamner lors d’un procès (cf Outreau et la musaraigne à grosse queue).

         
        • Gibert Because-Youno
          Gibert Because-Youno répond à I.P
          Kaléïdoscopique
          • Posté à 13h29 le 15/09/2011
          • Internaute 68955
            Kaléïdoscopique

          Je ne vais pas vous répondre sur le fond (je sais que vous considérez la psychanalyse comme une arnaque, je n’ai pas l’intention de vous faire changer d’avis là-dessus).

          Juste sur la question judiciaire : je vous rejoins sur ce point. Pour la simple et bonne raison que la présence de psychologues (qu’ils soient psychanalystes ou autre chose) au sein de l’appareil judiciaire est le plus souvent une aberration. L’expertise psychologique au cours des procès prétend faire passer les productions d’un sujet pour des « indices ». Utiliser des dessins d’enfant comme indices de la culpabilité d’adultes est un pur fantasme d’expert.

          Et la majorité des psychanalystes refusent de se prêter à ce jeu malsain.

          • Jo le K
            Jo le K répond à Gibert Because-Youno
            Critique
            • Posté à 09h51 le 16/09/2011
            • Internaute 123052
              Critique

            Pas un seul psychanalyste sérieux ne se prêterait au jeu de l’expertise médicale. Son travail n’est pas de catégoriser les gens, de les déclarer « responsables de leurs actes » ou non, ça, c’est celui des psychologues ou des psychiatres. Un psychanalyste est là pour aider les gens à devenir des sujets, à dépasser leurs souffrances et à vivre.

            • Gibert Because-Youno
              Gibert Because-Youno répond à Jo le K
              Kaléïdoscopique
              • Posté à 10h53 le 16/09/2011
              • Internaute 68955
                Kaléïdoscopique

              C’est exactement ce que je dis, non ?

              • Jo le K
                Jo le K répond à Gibert Because-Youno
                Critique
                • Posté à 15h57 le 16/09/2011
                • Internaute 123052
                  Critique

                Pas tout à fait. Vous dites : « la majorité des psychanalystes ». D’où ma précision, qui va néanmoins dans le même sens. Si un psychanalyste se fait expert judiciaire, c’est qu’il tourne le dos à la pratique et au sens même de la psychanalyse. Je voulais lever toute ambiguïté. Cordialement.

                • Gibert Because-Youno
                  Gibert Because-Youno répond à Jo le K
                  Kaléïdoscopique
                  • Posté à 13h20 le 17/09/2011
                  • Internaute 68955
                    Kaléïdoscopique

                  « Si un psychanalyste se fait expert judiciaire, c’est qu’il tourne le dos à la pratique et au sens même de la psychanalyse »

                  Oui, absolument. Je suis d’accord avec vous.

        5 autres commentaires
      • petit padawan
        petit padawan répond à Gibert Because-Youno
        artisan
        • Posté à 13h31 le 15/09/2011
        • Internaute 111846
          artisan

        Je fait une distinction colossale entre la psychanalyse et le traitement par la parole que je soutient.
        D’autre part certain psychanalyste ont pris de grandes liberté vis à vis de freud et lacan et ne sont pas du tout dogmatique.
        C’est cette vision dogmatique contre laquelle je m’insurge comme de dire en 2011 que l’homosexualité est une perversion.
        Je trouve dangereux de laisser croire que la psychanalyse est une science et que le nom ne soit pas réglementé j’ éstime qu’il faudrais être medecin ou tout du moins psychologue avant d’être psychanalyste pour éviter les abus et les dégats que la psychanalyse à commis.
        Aujourd’hui qui conque le souhaite peut mettre un plaque psychanalyste (contrairement au psychiatre et au psychologue) sans aucune formation ni quoi que se soit et aucune juridiction ne peut le lui interdire.

         
        • Gibert Because-Youno
          Gibert Because-Youno répond à petit padawan
          Kaléïdoscopique
          • Posté à 13h43 le 15/09/2011
          • Internaute 68955
            Kaléïdoscopique

          Première chose : vous n’entendrez jamais un psychanalyste lacanien dire que l’homosexualité est une perversion. Bien au contraire. Un des fondements de l’enseignement de Lacan est de poser qu’il n’y a, dans la vie psychique, pas de « norme », de normalité ; et pas du coup de « sujet sain » et de « sujet déviant ».

          Deuxième point : non, la psychanalyse n’est pas une science. Mais la question de la règlementation est très complexe. Que n’importe qui puisse se prétendre psychanalyste est un vrai problème. La plupart des analystes que je connais sont soient psychologues, soit psychiatres. Et ils ne deviennent psychanalystes au sein de leur école (quelle qu’elle soit) qu’au terme d’une procédure longue, beaucoup plus longue et « réglementée » que n’importe quelle formation.

          Mais cela n’empêche pas que de véritables charlatans - et en cela, véritablement dangereux pour ceux qu’ils reçoivent - puissent se prétendre analystes. Et là, je suis d’accord avec vous, c’est grave.

          • Derridé
            Derridé répond à Gibert Because-Youno
            Filou-sauf
            • Posté à 15h27 le 15/09/2011
            • Internaute 169416
              Filou-sauf

            - « Première chose : vous n’entendrez jamais un psychanalyste lacanien dire que l’homosexualité est une perversion. »

            Henri Baruk remarquait que « toute la psychologie moderne n’est qu’une négation, implicite ou explicite, de la conscience morale. »

            Baruk s’intéresse aux développements de la psychopharmacologie et défend la « psychiatrie morale », c’est-à-dire qui se réfère aux valeurs morales et religieuses. Cela le conduira à prendre position contre la psychanalyse.

            Henri Baruk, né le 15 août 1897 à Saint-Avé (Morbihan) et mort le 14 juin 1999 à Saint-Maurice (Val-de-Marne) est un psychiatre français.

            • Gibert Because-Youno
              Gibert Because-Youno répond à Derridé
              Kaléïdoscopique
              • Posté à 15h34 le 15/09/2011
              • Internaute 68955
                Kaléïdoscopique

              Euh oui, effectivement, il a raison, l’inconscient n’a que faire de la morale, à vrai dire, la plus part du temps, il s’assoit dessus.

              Mais je ne comprends pas bien ou vous voulez en venir. Vous défendez la position de ce M. Baruk ?

              Vous pensez que la « psychologie moderne » est à l’origine de la « faillite morale » de l’Europe ?

              • Derridé
                Derridé répond à Gibert Because-Youno
                Filou-sauf
                • Posté à 15h49 le 15/09/2011
                • Internaute 169416
                  Filou-sauf

                « Le malade est trop souvent vu dans une attitude policière, c’est-à-dire comme un homme qui cache des pensées inavouables. Par ailleurs, la doctrine psychanalytique qui met le point sur la jouissance individuelle, l’hédonisme, est contraire à l’altruisme. Par là même, elle détruit la morale et détermine une attitude d’agressivité de l’individu, ceci non seulement chez les malades, mais chez les psychanalystes eux-mêmes ».

                Henri BARUK. La psychiatrie française de Pinel à nos jours. PUF, 1967, p. 29

            • Gibert Because-Youno
              Gibert Because-Youno répond à Derridé
              Kaléïdoscopique
              • Posté à 15h40 le 15/09/2011
              • Internaute 68955
                Kaléïdoscopique

              Vous n’avez pas fermé vos balises italiques.

            • ethnix73
              ethnix73 répond à Derridé
              • Posté à 18h15 le 15/09/2011
              • Internaute 28009

              Et hop, le mot homosexualité est écrit et monsieur déridé, plus rapide que l’eclair, reprend sa prose déiste...

              Je passerai sur votre basse tentative d’opposer homosexualité et morale car ce qui me pose question , c’est votre prompte réaction d’un que le sujet des gays est évoqué...

              Vous avez un sacré problème avec l’homosexualité vous, n’est-ce pas ?

              Allez, avec moi dérridé, faites votre coming-out.
              un, deux, trois :
              « j’aime pas les... »

            • Pi.K
              Pi.K répond à Derridé
              Vilain Parisien
              • Posté à 19h36 le 15/09/2011
              • Internaute 105016
                Vilain Parisien

              (Fermeture de balise italique.)

          • k-i
            k-i répond à Gibert Because-Youno
            endimanché
            • Posté à 17h35 le 15/09/2011
            • Internaute 55073
              endimanché

            ...

        8 autres commentaires
      • réglisseanis
        • Posté à 18h19 le 15/09/2011
        • Internaute 169741
          zen

        En dehors de la psychanalyse (qui est surtout une rente pour l’analyste mais n’a jamais vraiment fait ses preuves en matière de soins), il n’y a pas que les médicaments.
        Il y a d’autres formes de psychothérapie qui peuvent soulager rapidement, avec des effets concrets : PNL, AT, sophro-analyse, EDMR...
        Elles mettent à disposition de ceux qui souffrent des outils concrets pour les aider. Et les résultats sont souvent là.

         
        • Gibert Because-Youno
          Gibert Because-Youno répond à réglisseanis
          Kaléïdoscopique
          • Posté à 18h33 le 15/09/2011
          • Internaute 68955
            Kaléïdoscopique

          « Il y a d’autres formes de psychothérapie »

          Mais oui. Bien entendu. Et heureusement.

        1 autres commentaires
    • PonG
      PonG répond à petit padawan
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 16h00 le 15/09/2011
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      >« Lorsque l’on s’ interresse à Jacques Lacan Le problème viens de ce qu’en on fait les lacaniens. »

      Je ne crois pas. Le problème du « lacanisme » (si j’ose) c’est bien le lacanisme lui-même. Comme toute pseudo-science, ou plus généralement, comme tout système de pensée non scientifique, il est ontologiquement condamné à une suite sans fin de schisme jusqu’à extinction naturelle lorsqu’il ne reste plus qu’un croyant par chapelle.
      Il n’en va pas différemment pour la psychanalyse en général. Les lacaniens poussent seulement le travers jusqu’à sa caricature.

  • donaldo
    donaldo
    indigné
    • Posté à 14h04 le 15/09/2011
    • Internaute 159867
      indigné

    Suicidaire le père du projet de Grand Paris ?

    On se disait bien, en effet...

    • David
      David répond à donaldo
      • Posté à 12h34 le 16/09/2011
      • Internaute 1126

      Castro, « le père du projet du Grand Paris » ? ? Je crois que vous essayez de faire une blague...

  • Redroom
    Redroom
    La V2, une grosse merde.
    • Posté à 14h26 le 15/09/2011
    • Internaute 23589
      La V2, une grosse merde.

    « La psychanalyse est un remède contre l’ignorance » Lacan

    « Les hommes, n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, se sont avisés pour se rendre heureux de n’y point penser. » Blaise Pascal

    Pour ceux qui veulent faire des économies...

    • Derridé
      Derridé répond à Redroom
      Filou-sauf
      • Posté à 15h47 le 15/09/2011
      • Internaute 169416
        Filou-sauf

      1) la psychanalyse n’était pas une thérapie (« elle ne soigne rien »)
      2) Parler ne fait pas du bien, contrairement à l’idée reçue : la parole de la scène analytique renvoie plutôt au pire, soit la confrontation même avec ce que le sujet a toujours cherché à fuir.
      3) Pour ce qui est de l’obnubilation vers l’acte psychanalytique, Maria Pierrakos, psychanalyste lacanienne, écrit :

      « On peut dire en effet qu’il s’agit de libérer le sujet des liens qui l’empêchent de vivre. Mais le résultat de certaines analyses n’est-il pas, au bout de bien des années, de voir ces liens remplacés par une toile d’araignée de mots qui peu à peu perdent leur sens premier pour en avoir un double, un triple, une multitude ; et le sujet qui était dans un monde cohérent de souffrance se trouve dans un univers éclaté où le tout et le rien s’équivalent, pour ne pas dire le tout et le n’importe quoi »

      Maria Pierrakos, in La tapeuse de Lacan. Souvenirs d’une sténotypiste fâchée. Réflexions d’une psychanalyste navrée, l’Harmattan, Paris, 2003.

      • Redroom
        Redroom répond à Derridé
        La V2, une grosse merde.
        • Posté à 11h52 le 16/09/2011
        • Internaute 23589
          La V2, une grosse merde.

        Je dirais plutôt que la psychanalyse est le symptôme d’une société manquant cruellement d’éducation...

        Les gens partent sans base philosophique, sans base de réflexion dans la vie et finissent par s’échouer à un moment ou à un autre parce que manquant de carburant pour avancer.

        Nous possédons un cerveau, une conscience manipulée et une inconscience frustrée, si on a pas la capacité de raisonnement suffisant pour gérer ce conflit ben c’est la fin...

        « Tu te dis libre ? je veux entendre ta pensée maîtresse et non pas apprendre que tu t’es délivré d’un joug. » F. Nietzsche

  • vieilanarfatigué
    vieilanarfatigué
    Changer le monde, c'est se (...)
    • Posté à 15h28 le 15/09/2011
    • Internaute 125168
      Changer le monde, c'est se (...)

    La psychanalyse n’est pas un produit de consommation courant. Le choix du psy doit être très circonspect car les chemins sur lesquels on va sont semés d’embûches et sont surtout très déstructurants. Ce n’est pas un remède miracle, pas une pilule, mais une technique qui a ses avantages, ses inconvénients,ses atouts,ses faiblesses et un coût, et parfois elle est inadaptée à la personne.
    Si on souffre ,et que le divan ne fonctionne pas il ne faut pas hésiter à essayer, à voir d’autres personnes, d’autres techniques, et il y a pléthore (gestalt, cri primal, sophrologie, bio énergie, psychodrame....)
    Le tout étant de « guérir »
    Pas simple.
    12 ans de divans et techniques diverses m’ont amené à écrire cela.

  • Derridé
    Derridé
    Filou-sauf
    • Posté à 15h51 le 15/09/2011
    • Internaute 169416
      Filou-sauf

    « Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c’est quand même ce qu’on appelle d’habitude du chiqué... Du point de vue éthique, c’est intenable, notre profession... Il s’agit de savoir si oui ou non Freud est un évènement historique. [...] Je crois qu’il a raté son coup. C’est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s’en foutra de la psychanalyse. »
    — Jacques Lacan,
    Le Nouvel Observateur, La leçon de Lacan ; Extraits d »une conférence prononcée à Bruxelles le 26 février 1977, n° 880, sept. 1981, p. 88.

    « le célèbre psychanalyste, arrivé au terme de l’existence, a voulu simplement jeter le masque ».

    • PonG
      PonG répond à Derridé
      rationaliste fondamentaliste à (...)
      • Posté à 16h05 le 15/09/2011
      • Internaute 14407
        rationaliste fondamentaliste à (...)

      Et dans la même veine :
      « Comme l’a montré abondamment un nommé Karl Popper, ce [la psychanalyse] n’est pas une science du tout, parce que c’est irréfutable. C’est une pratique, une pratique qui durera ce qu’elle durera. C’est une pratique de bavardage »
      Jacques Lacan, Le séminaire de Jacques Lacan. Ornicar ? , 19, 1979, p.5-9

      Ou encore :
      « Elle est toujours là, la psychanalyse : bon pied, bon oeil à travers tous ses boniments et même qu’elle jouit d’un effet de prestance tout à fait singulier, si l’on songe quand même à ce que c’est les exigences de l’esprit scientifique. »
      J.Lacan in Place, origine et fin de mon enseignement, conférence, Hôpital du Vinatier, Bron, 1967.

      Comme quoi le bonhomme était bien trop intelligent pour être dupe de sa propre escroquerie.

      • Derridé
        Derridé répond à PonG
        Filou-sauf
        • Posté à 17h43 le 15/09/2011
        • Internaute 169416
          Filou-sauf

        Merci pour ces citations d’un de nos « derniers maîtres » :

        Lévi-Strauss, Lacan, Barthes, Foucault, Deleuze, Bourdieu, Derrida… : sept penseurs français qui ont bouleversé notre mode de pensée en révolutionnant les sciences humaines.

        Le Point Références – N° 35 – Lien – 128 pages

      • Gibert Because-Youno
        Gibert Because-Youno répond à PonG
        Kaléïdoscopique
        • Posté à 18h34 le 15/09/2011
        • Internaute 68955
          Kaléïdoscopique

        Certes, il était trop intelligent pour être dupe de sa propre arnaque. Mais comme il l’a rappelé lui-même, dans un de ces jeux de mot qu’il affectionnait, « les non-dupes errent ».

        C’est ce qui fonde pour une part la fascination et la répulsion pour cette pratique : elle ne permet pas de se laisser aveugler par les effets imaginaires du discours. Elle oblige à « errer », à ne pas avoir de certitudes.

        Du coup, dire : « mais vous voyez, c’est une arnaque, Lacan lui-même le dit », c’est ne pas voir le fond du « pessimisme » lacanien, à savoir : toute construction humaine est fondée sur une arnaque, et la psychanalyse n’y échappe pas. Elle essaie seulement de mettre cette arnaque au cœur du problème.

        Toute relation, toute relation pourrait-on dire « de désir » (désir amoureux, désir de savoir, désir de domination) est fondé sur une arnaque. La psychanalyse, et c’est là son intérêt, son étrange intérêt, permet de travailler avec cette arnaque structurelle. De la faire jouer. De ne pas en être dupe. Elle thématise sa position dans le discours, contrairement à la science, qui prétend parler le discours de « la vérité ».

        Contrairement à la science, la psychanalyse sait ce qu’elle est : du langage, c’est à dire, du blabla, du bavardage.

         
        • mobydick89
          mobydick89 répond à Gibert Because-Youno
          sociologue
          • Posté à 23h47 le 15/09/2011
          • Internaute 101841
            sociologue

          C’est très amusant votre remarque et votre interprétation sur « les non-dupes errent », aphorisme /jeu de mots que j’ai toujours beaucoup apprécié, parce que j’en ai tiré une leçon totalement différente de la vôtre ! C’est d’ailleurs la vertu de la pensée lacanienne, ça continue à faire penser, sans garantie, sans garant, mais au moins ça questionne et ça ne rassure pas comme pourrait le faire le régime de vérité scientifique. C’est cela que ceux qui n’ont pas fait l’expérience de la psychanalyse auront du mal à comprendre, ça ne donne pas de réponses, ça ne remplit pas les vides, ça permet seulement de vivre avec, de les accepter (enfin presque ou de temps en temps), ces vides et ces failles, ces refentes qui devraient nous faire fuir, et ça nous permet de les sentir et de les accepter (un peu) aussi chez les autres , bref ça nous rend plus humain.
          Et certainement pas plus savant parce que précisément, nous crevons d’un monde pseudo scientifique de la maitrise. Ce que la psychanalyse garde de la pratique scientifique en revanche, c’est le questionnement, le doute, et cela au coeur même de l’expérience analytique, ça oui, mais certainement pas « la science faite » et pleine d’évidences qui nous conduisent à cette démesure qui crée les catastrophes que l’on connait actuellement. C’est pour cela que cela ne peut et ne doit jamais devenir un dogme mais au contraire être toujours ailleurs pour empêcher les stéréotypes et les défenses bien établies de fonctionner.
          Mais évidemment c’est fatigant et risqué, c’est pour ça qu’il faut s’arrêter et revenir à l’état de dupes et l’accepter aussi. C’est en cela que j’ai interprété le mot de Lacan : ceux qui prétendent pouvoir ne jamais être dupes, ceux là errent ( et ce n’est pas la joie d’errer, un peu comme les zombies), parce que finalement j’ai appris à me réconcilier avec les duperies de mon propre désir. Et en cela, c’est une forme de paix qui rend la vie plus intéressante. Mais vouloir ou prétendre ne jamais être dupes, c’est surhumain et certainement la plus grande des autoduperies ! Evidemment la grande duperie c’est le « nom du père » mais elle est précisément indispensable à la suite de l’histoire personnelle. Enfin voilà ce que j’avais cru comprendre, et ça m’a aidé à vivre, il se peut que votre interprétation vous ait aussi aidé de votre côté et c’est cela le miracle (non scientifique bien entendu !)

          • Gibert Because-Youno
            Gibert Because-Youno répond à mobydick89
            Kaléïdoscopique
            • Posté à 00h39 le 16/09/2011
            • Internaute 68955
              Kaléïdoscopique

            Non non, à vrai dire, je suis tout à fait d’accord avec vous, mon interprétation des « non-dupes errent » est un peu cavalière - dans le sens où je pense qu’effectivement, la phrase de Lacan pose la nécessité des semblants (être un peu dupe).

            La finalité de l’analyse n’est pas de errer sans fin.

            En fait, je la citais, ici, pour pointer que Lacan lui-même, et particulièrement à la fin de son enseignement, était sans doute - d’où ces phrases sur l’arnaque de la psychanalyse - arrivé à un point de dévoilement de sa pratique qui le faisait toucher d’un peu trop près à la « non-duperie ».

            Pour le reste, je souscris totalement à votre analyse.

        2 autres commentaires
  • Derridé
    Derridé
    Filou-sauf
    • Posté à 17h44 le 15/09/2011
    • Internaute 169416
      Filou-sauf

    « La psychanalyse a complètement dénaturé la réflexion sincère de l’homme sur lui-même, qui avait atteint son point culminant, après un long développement du christianisme, chez Kierkegaard et Nietzsche, et l’a remplacée par une méthode qui consiste à dévoiler le rôle des désirs sexuels et à retrouver les expériences spécifiques de l’enfance. Ainsi la réflexion véritable, pleine de périls est-elle supplantée par la simple récognition de types connus, dans une prétendue nécessité qui porte à l’absolu les manifestations les plus inférieures de l’existence humaine (...). La théorie psychanalytique fait de la libido et des autres instincts la réalité authentique, comme le fait le marxisme des intérêts matériels. Sans doute existe-t-il réellement, mais il s’agit de découvrir leurs limites possibles et de comprendre qu’ils ne constituent pas l’essentiel de l’être humain. »

    Karl Jaspers, La situation spirituelle de notre temps.

  • Derridé
    Derridé
    Filou-sauf
    • Posté à 15h59 le 15/09/2011
    • Internaute 169416
      Filou-sauf

    Édouard Zarifian était un psychiatre : il dénie toute valeur à la cure psychanalytique comme thérapie « Une autre revendication de la psychanalyse est d’être un outil thérapeutique. C’est là que le bât blesse le plus. Si c’était vrai, depuis plus de cent ans, cela finirait par se savoir. ..[la cure psychanalytique], elle ne constitue pas à proprement parler une thérapeutique. C’est même, parmi les différentes formes de psychothérapies, celle qui s’en éloigne le plus “ (les jardiniers de la folie p.162)

    • ethnix73
      ethnix73 répond à Derridé
      • Posté à 18h30 le 15/09/2011
      • Internaute 28009

      Pour complément d’information, je me permets de donner la citation in extenso car vous tentez d’en modifier le sens en la tronquant :

      « La théorie psychanalytique demeure, encore aujourd’hui, la description la plus satisfaisante de l’organisation de la vie psychique. Elle permet une évaluation de la structure de la personnalité et de la dynamique des énergies qui animent la vie psychique d’un individu. Cette analyse “psychodynamique” permet de situer le sujet dans ses interrelations avec les autres et de comprendre les raisons profondes de son comportement » (les jardiniers de la folie, p 165-166) , il dénie toute valeur à la cure psychanalytique comme thérapie « Une autre revendication de la psychanalyse est d’être un outil thérapeutique. C’est là que le bât blesse le plus. Si c’était vrai, depuis plus de cent ans, cela finirait par se savoir. ..[la cure psychanalytique], elle ne constitue pas à proprement parler une thérapeutique. C’est même, parmi les différentes formes de psychothérapies, celle qui s’en éloigne le plus » (les jardiniers de la folie p162) »

      Lien

      • Derridé
        Derridé répond à ethnix73
        Filou-sauf
        • Posté à 21h02 le 15/09/2011
        • Internaute 169416
          Filou-sauf

        Tout et n’importe quoi :

        « description, évaluation » ne sont pas « valeur à la cure », « outil thérapeutique ».

        Je n’ai absolument pas changé le sens de la phrase : « C’est même, parmi les différentes formes de psychothérapies, celle qui s’en éloigne le plus » (les jardiniers de la folie p162) »

        Vous divaguez et c’est bien la dernière fois que je réponds à un imbécile soucieux de prendre le contre-pied des citations des autres car totalement impuissant à en offrir lui-même !

         
        • papous
          papous répond à Derridé
           !
          • Posté à 22h47 le 15/09/2011
          • Internaute 169666
             !

          Hé Dérridé, ce n’est pas parce que vous passez votre temps à nous sortir des citations de votre dico ou de wikipédia, que vous nous prouvez votre supériorité intellectuelle. Parlez en votre nom, dites nous quelque chose de vous, on vous écoute... Si j’osais, allongez vous !

          • Derridé
            Derridé répond à papous
            Filou-sauf
            • Posté à 00h56 le 16/09/2011
            • Internaute 169416
              Filou-sauf

            Un complexe d’infériorité vous fais prêter aux autres des idées de grandeur qu’ils n’ont peut-être pas...

            Je répondrais à votre invite : « allongez vous ! » par un slogan féministe connu (encore une citation) :

            « Je ne suis pas un canapé, je ne suis pas convertible »
            trouvé sur wikipédia : Lien

            Sinon, j’en ai un peu marre des jugements de valeurs qui s’exonèrent de la discussion sur la citation elle-même : je préfère les jugements de réalité ce qui ne nécessite pas de ’supériorité’ intellectuelle mais de la ... ’maturité’.

        • Pascal13000
          Pascal13000 répond à Derridé
          • Posté à 16h41 le 16/09/2011
          • Internaute 22529

          Pathétique

        • ethnix73
          ethnix73 répond à Derridé
          • Posté à 13h14 le 18/09/2011
          • Internaute 28009

          Quel contre-pied Antinomix-Bibliobus-Derride-Astor ?

          Je ne fais que reprendre la citation in extenso.

          Face à votre difficulté à supporter la contradiction puisque vous me traitez d’imbécile, je commence à m’interroger sur votre capacité à supporter le débat démocratique...

          Ceci aurait-il un lien avec votre fascination pour l’homme de cour du XVII siècle, votre répulsion réactionnelle quant à l’homosexualité, votre attachement déiste a réfuté à tout prix la théorie de l’évolution, votre fixation obsessionnelle à voir du freudo-marxisme des pseudos-sciences partout... ?

          Je m’interroge...A moins que vous nous fassiez un dément-i ?

          ^_^

        5 autres commentaires
      • Mécananthrope
        Mécananthrope répond à ethnix73
        mutatis mutandis
        • Posté à 23h04 le 15/09/2011
        • Internaute 169511
          mutatis mutandis

        « La théorie psychanalytique demeure, encore aujourd’hui, la description la plus satisfaisante de l’organisation de la vie psychique. Elle permet une évaluation de la structure de la personnalité et de la dynamique des énergies qui animent la vie psychique d’un individu. Cette analyse “psychodynamique” permet de situer le sujet dans ses interrelations avec les autres et de comprendre les raisons profondes de son comportement » (les jardiniers de la folie, p 165-166)... »

        Merci ethnix73 pour cette mise en perspective.

        , » il dénie toute valeur à la cure psychanalytique comme thérapie « Une autre revendication de la psychanalyse est d’être un outil thérapeutique. C’est là que le bât blesse le plus. Si c’était vrai, depuis plus de cent ans, cela finirait par se savoir. ..[la cure psychanalytique], elle ne constitue pas à proprement parler une thérapeutique. C’est même, parmi les différentes formes de psychothérapies, celle qui s’en éloigne le plus » (les jardiniers de la folie p162) »

        Tronquer l’un ou l’autre de ces paragraphes permet de donner un sens partisan et récupérateur à l’encontre ou en faveur de la psychanalyse. (en plus ça tombe bien : ces deux paragraphes reflètent tout à fait ce que j’en pense).

        Et pour ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, il me semble que l’inconscient freudien soit un concept qui peut évoluer mais qu’il a dores et déjà permis une compréhension de soi et des autres bien efficace. A minima je ne vois guère d’alternative pour expliquer les actes manqués. Y a t il une branche de la psychologie moderne qui peut s’en exonérer ? C’est une question sérieuse, si quelqu’un a des infos à ce sujet... On évitera les sources ésotériques pour rester crédible. Je comprends bien sur les angoisses que les thèses de la psychanalyse peuvent provoquer chez des êtres qui ont un besoin irrépressible de croire qu’ils appartiennent à un monde divin (quelque soit le « support » de leurs exaltations mystiques) pour compenser leurs angoisses de la mort ou autres. Ceux-ci doivent ressentir au plus profond de leur petit égo ce que Pascal évoquait ainsi « Le silence des espaces infinis m’effraie » après que Galilée eut vidé Dieu du ciel.

        .

         
        • Derridé
          Derridé répond à Mécananthrope
          Filou-sauf
          • Posté à 00h30 le 16/09/2011
          • Internaute 169416
            Filou-sauf

          Les ’sur-humains’ qui pensent qu’à l’article de la mort, il feront les fiers peuvent méditer là-dessus :

          « Quand on sera au bord du trou faudra pas faire les malins nous autres, mais faudra pas oublier non plus, faudra raconter tout sans changer un mot, de ce qu’on a vu de plus vicieux chez les
          hommes et puis poser sa chique et puis descendre. Ça suffit
          comme boulot pour une vie tout entière. »

          Voyage au bout de la nuit de Céline, publié en 1932, p.18, 19.

          « Mais il y a trop de choses à comprendre en
          même temps. La vie est bien trop courte. On ne voudrait être
          injuste avec personne. On a des scrupules, on hésite à juger
          tout ça d’un coup et on a peur surtout d’avoir à mourir
          pendant qu’on hésite, parce qu’alors on serait venu sur la
          terre pour rien du tout. Le pire des pires. »

          idem, p.325.

          Les ’fiers-à-bras métaphysiques’ peuvent profiter qu’ils sont vivants pour commencer à en rabattre et se souvenir que :

          « La fascination pour la vitalité, érigée en valeur suprême, est plus un signe de maladie et de faiblesse qu’un signe de force.
          La santé et l’équilibre sont certainement plus du côté de ceux qui ont une conscience morale ferme, et sont capables, précisément parce qu’ils aiment la vie, de refuser l’inacceptable, que de ceux qui rêvent d’une humanité fantasmatique. »
          l’Illusion. Roland Quilliot*, Presses Universitaires de France (PUF) p.78

          La Psychanalyse permet « de mieux se connaître et de comprendre parfois le sens caché des comportements d’ autrui... »,
          Les jardiniers de la folie - Page 173.

          mais « elle ne constitue pas à proprement parler une thérapeutique. » p.162

          Ça ne change rien à l’affaire : c’est de la bêtise que d’invoquer un ’troncage’ du texte pour faire dire à Zarifian le contraire de ce qu’il dit sans ambiguïté !

          Moi, c’est le bruit des sottises infinies qui m’effraie.

          Vous qui ne voulez pas voir le retour du religieux dans cette histoire, vous êtes bien le dupe que l’on soupçonnait :

          Onfray explique que Freud n’aurait pas sublimé son complexe, il se serait caché derrière une fiction littéraire et se serait employé à bâtir une nouvelle religion avec dogme impératif et servile cléricature.

          Et pour finir avec vos angoisses sur l’inconscient freudien :

          J. Allan Hobson, professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School, et directeur de neurophysiologie au Massachusetts Mental Health Center, avance un modèle neurobiologique du rêve, le modèle dit d’activation-synthèse, qui démontre l’effondrement total de toutes les théories freudiennes sur le rêve.

          • Mécananthrope
            Mécananthrope répond à Derridé
            mutatis mutandis
            • Posté à 07h51 le 16/09/2011
            • Internaute 169511
              mutatis mutandis

            Les « imbéciles » « dupes » sottises » et autres que vous employez quand on vous contredit ne plaident pas en faveur de votre maturité. Vous voulez en imposer avec vos références qui voudraient faire croire à un grand savoir mais vous êtes le Pic de la Mirandole cybernétique. Vous avez un besoin de surcompenser aux yeux des autres.Derridé, Il y a une cassure en vous, (vers l’age de 7-8 ans n’auriez vous pas vécu une expérience réellement traumatisante ?) vous n’êtes surement pas dénué d’intelligence mais vous l’employez à combler cette incommensurable faille.Cette faille est toujours là et elle a fixé votre caractère à cet age, vous empêchant de grandir. Vous êtes comme un enfant à qui on apprend que le Père Noel n’existe pas et qui nous fait un gros caca nerveux. Je vous paraphrase : « on verra ceux qui ne croient pas au Père Noel le 24 décembre et qui n’auront pas de cadeaux ! » Je vous vois d’abord comme une victime mais cela ne justifie pas vos caprices. Je connais déjà vos réactions tant vous m’êtes prévisible : bouder snober ou piquer une colère ? A moins que vous ne choisissiez l’insulte plus ou moins subtile ?

            Quoiqu’il en soit maintenant votre malhonnêteté intellectuelle est bien prouvée, quoi que vous fassiez pour vous en défendre, et c’est bien ce qu’il faut retenir.

            • Derridé
              Derridé répond à Mécananthrope
              Filou-sauf
              • Posté à 11h41 le 16/09/2011
              • Internaute 169416
                Filou-sauf

              Selon le mot fameux de Jean Rostand, vous croyez, avec toutes ces théories, en des « contes de fée pour grandes personnes » et c’est ça qui vous énerve : que l’on vous apporte avec force documentation, la contradiction.

              Cela correspond au traumatisme (vers 6-7 ans ?) où vous avez dû admettre que le Père Noël n’existait pas...

              Votre médisance gratuite se retourne ici contre vous.

              Mon objectif légitime, c’est l’échange mais votre attaque uniquement personnelle rend celui-ci à sens unique.

              Vous peinez à citer qui que ce soit et cela vous rend haineux de frustration...

              • Derridé
                Derridé répond à Derridé
                Filou-sauf
                • Posté à 12h06 le 16/09/2011
                • Internaute 169416
                  Filou-sauf

                « on prend la science pour témoin pour se prononcer sur le bien-fondé d’une idéologie »

                « Lorsqu’on étudie le racisme nazi, on affirme qu’il repose sur une théorie scientifique fausse, lorsqu’on parle de marxisme on prétend, fort souvent, qu’il repose sur une théorie scientifique vraie. Or, dans les deux cas on se trouve en présence de deux conceptions du Monde qui ont, pas seulement mais surtout, la théorie darwinienne de la sélection naturelle pour racine commune. Dans un cas comme dans l’autre, dans le refus comme dans l’acceptation, on a affaire à des jugements de valeur qui affirment se fonder sur des jugements de réalité, on prend la science pour témoin pour se prononcer sur le bien-fondé d’une idéologie. »
                Jean Brun
                Les Rivages Du Monde : Des Vérités Muettes À La Vérité Qui Parle , Paris, Desclée, 1979, p.27,28.

              • Mécananthrope
                Mécananthrope répond à Derridé
                mutatis mutandis
                • Posté à 12h23 le 16/09/2011
                • Internaute 169511
                  mutatis mutandis

                Allons ! Vous vous impliquez de façon trop nerveuse dans cette discussion et vous n’avez même pas vu la légèreté avec laquelle je tenais à vous répondre. Ressaisissez-vous que Diable !

                Ce qu’il y a de pratique avec ces commentaires c’est que chacun peut voir qui insulte qui et qui crispe dès qu’il est contrarié...

                Tortillez vous dans tous les sens, vous offrez là un spectacle réjouissant.

                PS oui je dois confesser mon père que je n’ai pas le temps pour compulser Wikipédia et j’en bave de rage mais je vous supplie de me pardonner dans votre infinie sagesse. ^_^

                • Derridé
                  Derridé répond à Mécananthrope
                  Filou-sauf
                  • Posté à 13h20 le 16/09/2011
                  • Internaute 169416
                    Filou-sauf

                  Vous ne m’intéressez pas ! Vous n’avez rien de concret et d’objectif à apporter.
                  Profitez de votre week-end pour lire un peu, sans doute vous ferez-nous l’obole de quelques références utiles.

                  Vous n’avez rien de précis à objecter comme nous le constatons tous :
                  Vous perdez votre temps à supputer des choses chez des gens que vous ne connaissez pas.

                  La discussion sur le fond vous est étrangère car elle réclame de la maturité. Vous vous réfugiez dans une conduite d’évitement.

                  Inutile de répondre car je ne le ferais pas moi-même.

                  J’ai assez prouvé ici que pour ma part je m’en prends aux idées mais pas aux gens.

                  Mais pour cela, il faudrait pouvoir en disposer...

                • Astor
                  Astor répond à Mécananthrope
                  A tort
                  • Posté à 16h29 le 16/09/2011
                  • Internaute 170285
                    A tort

                  Croire que la psychanalyse guérit relève de l’affabulation freudienne dont parle Onfray : libre a vous de croire, comme il a été suggéré ici à des fables pour adultes, réminiscence de votre puérile croyance au Père Noël.

                  Régression infantile déguisée ? ...

              • Mécananthrope
                Mécananthrope répond à Derridé
                mutatis mutandis
                • Posté à 12h48 le 16/09/2011
                • Internaute 169511
                  mutatis mutandis

                « Selon le mot fameux de Jean Rostand, vous croyez, avec toutes ces théories, en des “contes de fée pour grandes personnes”

                Vous référez-vous à ce passage d’Edouard Zafiran pour affirmer cela ?

                “La théorie psychanalytique demeure, encore aujourd’hui, la description la plus satisfaisante de l’organisation de la vie psychique. Elle permet une évaluation de la structure de la personnalité et de la dynamique des énergies qui animent la vie psychique d’un individu. Cette analyse ‘psychodynamique’ permet de situer le sujet dans ses interrelations avec les autres et de comprendre les raisons profondes de son comportement” (les jardiniers de la folie, p 165-166)... »

                Je comprends que vous l’ayez occulté mais pourriez vous nous dire ce qui vous gène tant ? Quel est votre propre explication quant à la construction de la personne ? Pas d’explication de votre part quant aux actes manqués ?

                Je vous lirais avec le plus vif intérêt dès mon retour de week end.

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