Témoignage 05/09/2011 à 11h14

Ma chienne est morte, j'enquête sur la pénurie de médicaments

Pauline Curtet | Journaliste


Un labrador noir (Heather Buckley/Flickr/CC).

Ma chienne Tequila, un labrador âgé de 8 ans, est morte en juin après l’arrêt de son traitement au Syncortyl. Ce médicament, sous forme de piqûre, permet de soigner la maladie d’Addison, une insuffisance endocrinienne qui empêche la production d’hormones par les glandes surrénales.

Pour le dire plus simplement : sans traitement, ma chienne ne mangeait plus, ne buvait plus et se mettait à trembler à cause de courbatures. Sous traitement, prescrit par son vétérinaire, elle était en pleine forme.

Début juin, ma famille apprend auprès de notre pharmacien que le Syncortyl est en rupture de stock. Une course contre la montre s’engage. Chaque jour, l’état de Téquila se dégrade. Elle tremble de plus en plus, ne boit plus et ne mange plus.

Nous tentons de trouver des produits remplaçant le Syncortyl. Envisageons d’en commander auprès d’un laboratoire canadien. Pour la première fois, nous explorons des sites canins, qui parlent aussi du problème. Nous ne trouvons pas de solution. Tequila meurt, probablement d’une crise cardiaque, une semaine après l’arrêt de son traitement.

« Ces ruptures de stock sont de plus en plus nombreuses »

Je commence par m’insurger : comment un laboratoire, en l’occurrence Sanofi-Aventis, peut-il arrêter ainsi un traitement régulier, distribué en pharmacie à de nombreux chiens ? Derrière les explications simplistes qui mettraient en avant la recherche de profit du laboratoire, je me dis qu’il se cache quelque chose de plus compliqué.

J’ai raison. Après quelques coups de fil, je me rends compte que cette histoire est bien complexe. Il reste des stocks de Syncortyl, qui sont destinés aux centres hospitaliers. Ils servent à traiter en urgence des enfants développant la maladie d’Addison. Les pharmaciens de ville ne sont plus autorisés à distribuer ce médicament.

La première question vient naturellement : pourquoi une rupture de stock survient-elle ainsi, menaçant la sécurité sanitaire de personnes atteintes d’une maladie très rare ?

Une représentante de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France m’apporte une partie de la réponse :

« Ces ruptures de stock sont de plus en plus nombreuses, notamment depuis les trois dernières années. Des raisons, il y en a beaucoup...

En tout cas, c’est très embêtant, notamment dans le cas des antirétroviraux, utilisés dans le traitement du sida. »

Les labos accusent les grossistes qui accusent les labos qui...

En entendant ces exemples, je me sens un peu ridicule, à chercher à comprendre les raisons de la mort d’un chien. Je me rends compte que la production d’un médicament peut s’arrêter du jour au lendemain, laissant des malades sur le bord de la route.

A qui la faute ? Il semble que les laboratoires rejettent la responsabilité sur les « grossistes répartiteurs », chargés d’approvisionner les pharmacies. Bien sîr, les grossistes accusent les laboratoires. Dans tous les cas, des médicaments manquent à l’appel.

Pas d’autorisation de mise sur le marché... canin

Je contacte l’association Surrénales, qui représente notamment les personnes atteintes de la maladie d’Addison. Sa présidente m’apprend que le Syncortyl ne possède en fait qu’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les humains. Pas pour les animaux.

Je n’ai pourtant pas rêvé. Chaque semaine depuis près de trois ans, nous injections du Syncortyl à ma chienne. Sans nous douter que ce médicament ne lui était pas officiellement destiné.

En m’intéressant égoïstement à la mort de ma chienne, j’ai quand même fait une découverte intéressante : les laboratoires pharmaceutiques ne contrôlent pas le circuit de distribution de leurs produits.

« Nous avons reçu les plaintes de propriétaires de chiens... »

Sanofi-Aventis me confirme la chose. Son attachée de presse déclare :

« Le laboratoire ne savait pas que ce traitement était prescrit par des vétérinaires avant qu’il n’entre en rupture de stock. C’est lorsque nous avons reçu les plaintes de propriétaires de chiens que nous avons compris. »

Pourtant, les clients venaient avec une ordonnance à la pharmacie. Ils payaient ces médicaments. Comment le laboratoire ne pouvait-il pas savoir ?

« Nous distribuons les médicaments aux pharmaciens, selon ce qu’ils commandent. Après, nous ne contrôlons pas les ordonnances. Nous ne savons pas si le prescripteur est un vétérinaire ou un médecin. »

Pourquoi les labos restent-ils dans l’ignorance ?

Etrange découverte. Les laboratoires ne fonctionnent pas comme toute autre entreprise commerciale, qui vendrait son produit en étudiant précisément les usages qui en seront faits. Certes, le médicament est un produit un peu particulier. Il soigne des gens. Ce qui n’empêche pas de se demander : pourquoi le laboratoire reste-t-il dans cette ignorance ?

Si les laboratoires ne maitrisent pas la distribution de médicaments, se pose alors la question de leur usage. N’importe quel quidam peut venir en pharmacie, muni d’une ordonnance vétérinaire, demander un produit qui n’est normalement destiné qu’aux humains. Une utilisation parallèle s’est-elle développée ?

En fait, il semble que la distribution de médicaments hors autorisation de mise sur le marché (« hors AMM ») soit monnaie courante.

Les enfants, le plus souvent soignés hors AMM

Voir le document

(Fichier PDF)

Pour en savoir plus, je m’intéresse au compte-rendu des Assises du médicament, transmis par la revue médicale Prescrire. Il date du 30 mars 2011. (Télécharger le compte-rendu des Assises du médicament)

Par ce compte-rendu, je m’aperçois que la prescription hors AMM est une pratique répandue dans le corps médical. J’apprends même que les enfants sont le plus souvent, soignés hors AMM :

« Globalement, on peut estimer que deux tiers des médicaments prescrits chez l’enfant le sont hors AMM. »

La recherche pharmaceutique se concentre en effet sur les adultes, les tests cliniques sur les enfants étant difficiles à effectuer. Ces derniers doivent donc s’adapter aux traitements des premiers, alors que l’AMM ne les inclue pas dans son aire d’autorisation.

Pour la régulation des prescriptions hors AMM

Les prescriptions hors AMM peuvent être utiles. Une autorisation de mise sur le marché ne reflète que partiellement l’état des connaissances sur un médicament. Des prescriptions faites en marge de cette autorisation peuvent donc permettre d’ajuster les usages de chaque traitement. Tout repose sur un équilibre entre le bénéfice et le risque de la prescription.

Cependant, ces utilisations hors AMM doivent faire l’objet de déclarations de la part des médecins et des pharmaciens. Ce qui n’est pas toujours le cas. En sachant que le but de ces prescriptions hors AMM est de faire évoluer l’AMM, il est simple de comprendre que si ces usages périphériques ne sont pas signalés, cela risque d’engendrer un désordre important dans la distribution des médicaments.

La revue Prescrire se déclare favorable à certains types de prescriptions hors AMM. Pour autant, elle milite pour un encadrement de ces pratiques. Le 17 mai 2011, suite aux Assises du médicament, elle préconisait la création d’une instance régulatrice des prescriptions hors AMM :

« La première mission de cette instance est de se prononcer sur la pertinence et les risques de l’usage hors AMM d’un médicament dans une situation clinique donnée. »

Aujourd’hui, ces prescriptions hors AMM restent dans le flou. Il est très difficile de les mesurer et de les détecter, et ce manque d’encadrement peut avoir des conséquences très graves. L’exemple du Mediator, révélé par la revue Prescrire, est flagrant.

Voilà comment, à partir de la mort d’un chien, je me rends compte que le circuit de distribution des médicaments s’apparente à une sorte de jungle, bien difficile à réguler.

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  • A déménagéle 14-12-2012
    • Posté à 11h27 le 05/09/2011
    • Internaute 119490
      Etudiant

    Ceci est à rapprocher des alertes récurrentes concernant les possibles pénuries d’isotopes médicaux (je me demande où la situation en est d’ailleurs, un ptit sujet pour la Rue ?).

    Dans un autre registre, j’ai souvent l’impression que les gens oublient que le confort moderne ne tombe pas du ciel, mais est le produit d’une machinerie complexe qui n’est pas infaillible.

    • pablico
      pablico répond à A déménagéle 14-12-2012
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 11h47 le 05/09/2011
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      « Dans un autre registre, j’ai souvent l’impression que les gens oublient que le confort moderne ne tombe pas du ciel, mais est le produit d’une machinerie complexe qui n’est pas infaillible. »

      raison de plus pour de créer un machinerie simple surtout pour les « conforts vitaux ».

      simple et efficace bien sûr, même si il y a redondance (ceinture et bretelles).

      la redondance est souvent la mère de la sécurité.

      • A déménagé le 27-08-2012
        A déménagé le 27-08-2012 répond à pablico
        perplexe
        • Posté à 13h13 le 05/09/2011
        • Internaute 119046
          perplexe

        Certes, mais la redondance a un coût.
        Dans son organisation actuelle, l’ensemble de la filière pharmaceutique est soumise pour l’essentiel aux lois du marché, juste à temps , flux tendus, abaissement des poits morts et surtout profit. a partir de là ce genre « d’incident » semble normal et probablement amené à se multiplier avec la délocalisation, en particulier en asir de la plupart des structures de production de médicaments ou de précurseurs, phénoméne déjà largement entamé et qui pose en plus de sérieux problèmes de suivi de la qualité.

         
        • pablico
          pablico répond à A déménagé le 27-08-2012
          Co-NOBEL de la Paix
          • Posté à 13h54 le 05/09/2011
          • Internaute 14278
            Co-NOBEL de la Paix

          « Certes, mais la redondance a un coût. »

          la vie n’a pas de coût..

          On mesure la qualité de l’humanisme :

          ’la vie et son respect’ versus ’l’économie’.

          pendant des millénaires l’homme a vécu sans l’économie.
          l’économie n’a jamais vécu sans l’homme.

          • zeph
            zeph répond à pablico
            humain
            • Posté à 13h59 le 05/09/2011
            • Internaute 169087
              humain

            La vie a malheureusement un coût, mais on peut considérer qu’elle n’a pas de prix ! : p

          • A déménagé le 27-08-2012
            A déménagé le 27-08-2012 répond à pablico
            perplexe
            • Posté à 10h14 le 06/09/2011
            • Internaute 119046
              perplexe

            Et la marmotte , elle met le chocolat dans le papier d’alu.....

            Vous pouvez toujours nier le réel, je doute que ça fasse avancer le schmilblick

        4 autres commentaires
      • pierrejcallard
        pierrejcallard répond à pablico
        http://www.nouvellesociete.org
        • Posté à 23h59 le 06/09/2011
        • Internaute 3366
          http://www.nouvellesociete.org

        @ Pablico.

        On voit les premiers signes d’une machine qui est à s’arreter. Une machine qui est devenue infernale, parce que son but véritable n’est plus celui pour laquelle elle a été conçue. On a pensé faire des médicaments pour soigner et guérir, on n’en fait plus que pour faire du fric et faire montrer des actions en Bourse. La meme dérive systémique et logique qui a conduit à la crise des subprimes aux USA. Mais ici, on ne risque pas sa fortune, on risque sa vie

        Il n’y a qu’une solution : nationaliser l’industrie pharmaceutique. Il faudra leur marcher sur le corps ? Faisons-le.

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        Pierre JC Allard

    • pemmore
      • Posté à 13h39 le 05/09/2011
      • Internaute 121073
        geek

      pour les isotopes ,j’ignore s’il y a cause à effets ,mon gendre qui en est un spécialiste a été licencié et a changé de métier.
      Sans doute la filière n’est plus rentable et le labo fermé.
      Je pense que dans le cas du pauvre toutou, fabricants et pharmaciens n’ont pas réalisé que l’usage ne se limitait pas à l’espèce humaine et c’est une erreur de leur part, surtout que les produits vétérinaires sont vendus bien plus chers à poids égal.
      Souvent 10x.

    • kakoulite
      kakoulite répond à A déménagéle 14-12-2012
      Intermediation & Imprecation
      • Posté à 15h45 le 05/09/2011
      • Internaute 126452
        Intermediation & Imprecation

      « Dans un autre registre, j’ai souvent l’impression que les gens oublient que le confort moderne ne tombe pas du ciel, mais est le produit d’une machinerie complexe qui n’est pas infaillible. » .

      Et comme il ne se passe pas grand chose le moindre petit truc qui fait derailler une mini routine devient une cata nationale.

  • RUE.DEMAGO
    RUE.DEMAGO
    Rentier et heureux
    • Posté à 11h30 le 05/09/2011
    • Internaute 160316
      Rentier et heureux

    permet de soigner la maladie d’Addison ? ...

    Une seule solution un décodeur et l’abonnement Canal+ !

    • jyeden
      jyeden répond à RUE.DEMAGO
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 18h30 le 05/09/2011
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      ton humour n’est guère apprecié
      on se croirait sur le forum de libé

      • RUE.DEMAGO
        RUE.DEMAGO répond à jyeden
        Rentier et heureux
        • Posté à 19h09 le 05/09/2011
        • Internaute 160316
          Rentier et heureux

        M’en fout !

         
        • Pas lolo
          Pas lolo répond à RUE.DEMAGO
          fasciné
          • Posté à 20h06 le 05/09/2011
          • Internaute 29635
            fasciné

          Vous devriez pas.
          Cette aptitude à attirer la haine des fans de 30 millions d’amis devrez vous flatter. Mais bon, votre modestie est tout à votre honneur.

          • RUE.DEMAGO
            RUE.DEMAGO répond à Pas lolo
            Rentier et heureux
            • Posté à 20h54 le 05/09/2011
            • Internaute 160316
              Rentier et heureux

            Écoutes mes âneries font sourire 17 personnes et toi aucune !

            Le bilan est fait ! ..............Museau et à la niche Rantamplan !

        2 autres commentaires
  • DaffyDoc
    DaffyDoc
    doctorant ignorant
    • Posté à 11h39 le 05/09/2011
    • Internaute 127363
      doctorant ignorant

    Agréable surprise que cet article qui nous en apprend autant sur la démarche journalistique que sur les fameuses AMM.

    On voit bien que les médecins sont constamment confrontés à des arbitrages les amenants à prendre des risques mal évalués, (prescrire hors AMM) pour pouvoir tirer parti des bénéfices de nouveaux médicaments. Lorsque ces risques sont sous évalués ça donne le médiator, lorsque les bénéfices sont au rendez vous, ça donne le baclofène (enfin je m’avance les études cliniques sont en cours, mais il y avait des témoignages convaincants sur la rue).

    On voit aussi que le journalisme à plus à attendre de la curiosité lorsqu’on est confronté à un drame somme toute banal, que des comportements moutonniers face aux gros titres de l’info !

    • Blandine Grosjean
      Blandine Grosjean répond à DaffyDoc
      Rédactrice en chef Rue89
      • Posté à 11h54 le 05/09/2011
        éditeur
      • Journaliste 89094
        Rédactrice en chef

      Merci pour ce commentaire, pour la jeune journaliste...
      Plaisir du lundi matin :)

    • guyome
      guyome répond à DaffyDoc
      • Posté à 12h32 le 05/09/2011
      • Internaute 11884

      Tout à fait d’accord.

      Mais c’est quand même triste de devoir attendre la mort d’un chien pour que les journalistes s’interrogent sur les prescriptions hors AMM. Comme si le Mediator n’avait pas suffit.

    • A déménagé le 16-01-2012 3
      • Posté à 12h49 le 05/09/2011
      • Internaute 110430
        nc

      Ah ben voilà je voulais justement parler de l’attitude immonde de l’Afssaps vis à vis du médiator, pour lequel on avait des études sérieuses mettant en garde les praticiens sur les risques encourus et qui a pourtant maintenu l’AMM. Et maintenant voici le baclofène, médicament génériqué donc peu rentable dont les bénéfices semblent être bien plus important que les risques pour soigner les malades alcooliques et là bizarrement l’Afssaps envoie aux généralistes des courriers pour les dissuader d’en prescrire hors AMM en l’absence d’« étude sérieuse », étonnant non ?
      Est-ce utile de rappeler que l’afssaps grande détentrice d’avis pour autoriser ou non une AMM est à 100% financée par les laboratoires pharmaceutiques ?

      • marc_r89
        • Posté à 13h52 le 05/09/2011
        • Internaute 121487
          citoyen

        « l’afssaps [...] est à 100% financée par les laboratoires pharmaceutiques »

        Faudrait voir à vérifier ce que vous affirmez et citer vos sources.
        D’autant plus que ce que vous affirmez est faux. Cf. :
        Lien

        Lien

        « En France, le financement de l’Afssaps est constitué pour une large part, près de 80 % des taxes, droits et redevances versés par l’industrie pharmaceutique
        [...]
        Mais ce mode de financement ne permet pas à l’agence d’être totalement indépendante de l’industrie pharmaceutique comme l’exigeraient ses missions d’évaluation et d’expertise. »

        Rq : Raconter des conneries pour critiquer quelque chose est contre-productif car ça discrédite cette critique qui par ailleurs peut être parfaitement justifiée.

         
        • A déménagé le 16-01-2012 3
          • Posté à 14h04 le 05/09/2011
          • Internaute 110430
            nc

          ah ! 80% si vous le dites (dites moi d’où proviennent les 20% restant d’ailleurs) et vous dites vous même
          « Mais ce mode de financement ne permet pas à l’agence d’être totalement indépendante de l’industrie pharmaceutique »

          Donc en quoi ai-je raconté des conneries, l’afssaps dépend bien des labos, non ?

          • marc_r89
            • Posté à 14h49 le 05/09/2011
            • Internaute 121487
              citoyen

            Prenez le temps de lire et de comprendre ce que vous lisez, en n’oubliant pas les guillemets qui surviennent de temps en temps. Vous pouvez aussi cliquer sur les liens que j’ai fourni qui sont fort instructifs, à condition bien sûr de lire posément le texte des pages ciblées.

            80% ce n’est pas moi qui le dit, mais le Sénat. Enfin, il ne s’agit pas de financement par l’industrie pharamaceutique, comme si cette industrie pouvait ou non moduler son financement, mais de taxes obligatoires que l’industrie pharmaceutique doit payer quand elle dépose des dossiers.

            Enfin, la remarque « Mais ce mode de financement ne permet pas à l’agence d’être totalement indépendante de l’industrie pharmaceutique » n’est pas de moi, mais du Sénat. Cf. les guillemets dans mon texte, et le lien vers le rapport en question.

            Explication de texte :
            Le Sénat dit que le financement est fait à 80% via des taxes obligatoires.
            Enfin le Sénat dit que cependant, la proportion importante de type de fonctionnement n’est pas la meilleure chose pour assurer une indépendance totale de l’agence vis à vis de l’industrie pharmaceutique.

            Il y a des nuances certaines par rapport à votre intervention. De plus, le site ArrêtSurImages dans l’article que j’ai cité s’excuse de son erreur avec une argumentation détaillée, erreur qui était extactement celle-là même que vous avez commise dans votre commentaire simpliste.

            • A déménagé le 16-01-2012 3
              • Posté à 19h56 le 05/09/2011
              • Internaute 110430
                nc

              marc_89 citoyen,
              Je suis tout à fait prête à faire amende honorable et à nuancer mon propos si c’est là ce qui vous importe = l’Afssaps n’est pas un organisme neutre car fortement influencé par le lobby des labos pharmaceutiques. Dites moi si cette formulation vous convient.
              D’autant que ça m’ennuie beaucoup d’être comparée à Arrêt sur image étant donné que je peux plus blairer Schneidermann depuis le film de Pierre Carles (regardez mes derniers messages sur la rue, vous comprendrez)...
              Du coup, je vous ai rajouté une petite boule rouge car vous le valez bien.

              Il se trouve simplement que je suis malade alcoolique sous baclofène et que je suis en voie de guérison. Seulement, dans ma démarche auprès de plusieurs généralistes pour obtenir une ordonnance hors AMM, l’Afssaps m’a bien mis des bâtons dans les roues vu qu’ils ont envoyé des recommandation de « prudence » quant à son utilisation à certains médecins que j’ai pu consulter.
              Je résume donc = après avoir favorisé l’utilisation du médiator, molécule pourtant décriée pour sa dangerosité par plusieurs études et d’ailleurs interdite dans plusieurs pays dès la fin des années 90, l’Afssaps condamne aujourd’hui l’utilisation du baclofène qui pourrait soigner des milliers de patients bien que la molécule soit utilisée depuis 40 ans sans risque... Oups ! Il se trouve que le baclofène ne rapporte pas d’argent, il se trouve même que l’on pourrait trouver une molécule qui s’avèrerait bien plus rentable = le nalmefene (je vous renvoie à cet article de la rue sur ce sujet Lien).

              Verrais-je le mal partout ?

              • Akhu
                Akhu répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                אנטי ציונית
                • Posté à 04h19 le 06/09/2011
                • Internaute 119883
                  אנטי ציונית

                l’Afssaps condamne aujourd’hui l’utilisation du baclofène qui pourrait soigner des milliers de patients bien que la molécule soit utilisée depuis 40 ans sans risque.

                Le dernier médicament miracle ?

                Quelques effets secondaires du baclophène :

                « sédation, somnolence, asthénie, dépression respiratoire, confusion, vertiges, céphalées, insomnie, état euphorique, dépression, ataxie, tremblements, hallucinations, sécheresse buccale, paresthésie, dysarthrie, dysgueusie, acouphènes, hypotonie musculaire, hypothermie, troubles de l’accommodation, bradycardie, hypotension, nausées, vomissements, constipation, diarrhées, douleurs abdominales, anorexie, fonction hépatique anormale, hyperhydrose, éruption cutanée, aggravation d’une dysurie préexistante. »

                Extrait d’un article du Dr Marc Girard, Lien

                • A déménagé le 16-01-2012 3
                  • Posté à 10h00 le 06/09/2011
                  • Internaute 110430
                    nc

                  Heureusement on ne les a pas tous et pas en même temps, de plus, ils disparaissent le plus souvent après quelques semaines et restent assez bénins comparés à bien d’autres traitements (regardez votre notice d’aspirine vous allez en trouver une ribambelle d’effets secondaires)... Inutile donc, d’effrayer les gens sans savoir.

                  quelques effets secondaires de l’alcool maintenant =

                  dépendance psychique et physique, gastrite, hépatite, vomissements, angoisse, dépression, anxiété, impuissance, cirrhose, démence, conduites à risque, cancer du foie ou du pancréas, hypertension, cancer du sein, insuffisance hépatocellulaire, syndrôme d’alcoolisation foetale, violences, divorces, syndrôme de sevrage pouvant conduire au décès, etc...

                  Je l’aime bien votre Dr Girard il commence son article en disant = « Disons-le d’emblée : je n’ai pour l’instant aucune idée définitive sur la place que mérite d’occuper un produit comme le baclofène dans le traitement de l’alcoolisme » cependant son article a pour titre = « Baclofène dans le traitement de l’alcoolisme : nouvelle entourloupe en vue... » Bien objectif et pas contradictoire pour deux sous ce monsieur (argumentaire à base d’insultes et de désinformation par exemple = « un minimum de culture devrait aider les journalistes à détricoter, au lieu de les amplifier, les “Belles Histoires” improbables qui dissimulent les vrais problèmes . » = les milliers de gens soignés par le baclofène apprécieront de voir taxer leur expérience d’« improbable » !).

                  • Akhu
                    Akhu répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                    אנטי ציונית
                    • Posté à 14h36 le 06/09/2011
                    • Internaute 119883
                      אנטי ציונית

                    Pour l’aspirine, il me semble que c’est utilisé sans jamais avoir fait l’objet d’une AMM (comme bien des médicaments anciens) et sans même que personne ne comprenne exactement comment ça fonctionne.
                    Ca peut aussi être un redoutable poison, par exemple en cas de grippe.

                    Je l’aime bien votre Dr Girard
                    Moi aussi. Pas parce qu’il serait affable , mais parce qu’il ose, au mépris des emmerdements potentiels, dénoncer des pratiques plus que douteuses, alors qu’il n’a rien à y gagner que le respect de son intégrité.

                    argumentaire à base d’insultes et de désinformation par exemple
                    Il est parfois cru, mais sur le fond il a raison.
                    Ce n’est pas parce qu’il y a de temps en temps des miraculés à Lourdes que la totalité des pèlerins sont guéris.
                    La foi (en Dieu, en son médecin ou en un quelconque produit) peut avoir des effets extraordinaires, qui ne sont pas forcément reproductibles.

                    • A déménagé le 16-01-2012 3
                      • Posté à 14h52 le 06/09/2011
                      • Internaute 110430
                        nc

                      « Pour l’aspirine, il me semble que c’est utilisé sans jamais avoir fait l’objet d’une AMM (comme bien des médicaments anciens) » =

                      hé oui pourtant, on peut se suicider à l’aspirine, pas au baclofène...

                      « Il est parfois cru, mais sur le fond il a raison.
                      Ce n’est pas parce qu’il y a de temps en temps des miraculés à Lourdes que la totalité des pèlerins sont guéris. »

                      Non, il n’a pas « raison » de dénigrer comme il le fait les nombreux témoignages de guérison.
                      Même si ce n’est pas une solution pour TOUS car certains ne supporteront pas les effets secondaires, ne seront pas assez motivés ou auront des contre-indications au traitement où il vaudrait mieux tenter d’autres méthodes en priorité (comme les gens cardiaques ou ceux souffrant de grave insuffisance rénale) cela n’a rien d’objectif de balayer comme il le fait une avancée potentiellement énorme pour les malades.
                      Il n’est pas ici question de « quelques uns » mais d’une bonne partie de malades qui l’ont essayé et pour lesquels ça a marché.
                      S’il avait été objectif il aurait émis des doutes, ou des précautions de principe mais parler de « charlatanisme » par exemple montre bien qu’il y a là une position idéologique sans grand fondement et là je ne vois pas où est le courage !

                      • Akhu
                        Akhu répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                        אנטי ציונית
                        • Posté à 21h08 le 06/09/2011
                        • Internaute 119883
                          אנטי ציונית

                        Si vous connaissiez le personnage, vous penseriez tout différemment.
                        Son truc à lui, c’est le travail propre, bien fait et dans les règles.
                        Un médicament ne se prend pas à la légère, ce n’est jamais anodin.
                        En utiliser un pour une pathologie pour laquelle il n’a jamais fait l’objet de tests rigoureux est une hérésie.
                        Si vous voulez utiliser ce produit à titre personnel, grand bien vous fasse, mais en faire la promotion comme d’un produit miraculeux relève de l’irresponsabilité.
                        Après, le ton ne vous plait pas, soit, mais documentez-vous un peu sur lui, peut-être le prendrez-vous plus au sérieux.

                        • A déménagé le 16-01-2012 3
                          • Posté à 21h23 le 06/09/2011
                          • Internaute 110430
                            nc

                          ’Si vous connaissiez le personnage, vous penseriez tout différemment. »

                          Ah mais je bouffe pas chaque semaine avec lui ! Si vous, oui, grand bien vous en fasse mais moi je me contente de relever sa mauvaise foi et ses conneries dans l’article en question !

                          « En utiliser un pour une pathologie pour laquelle il n’a jamais fait l’objet de tests rigoureux est une hérésie. »

                          Et qu’est-ce qui vous paraît « hérétique » dans mes propos ? (pitié ne me brulez pas) J’envisage des dangers, des limites mais je ne pense pas faire de désinformation sur des arguments bidons ! Par contre, j’estime que c’est le cas de votre cher docteur.

                          Par ailleurs je crois vraiment qu’il faut être malade alcoolique et prendre conscience des conséquences que ça implique pour comprendre que ces débats stupides sont secondaires comparés à l’urgence de soigner cette maladie.

                          • Akhu
                            Akhu répond à A déménagé le 16-01-2012 3
                            אנטי ציונית
                            • Posté à 12h28 le 07/09/2011
                            • Internaute 119883
                              אנטי ציונית

                            Ah mais je bouffe pas chaque semaine avec lu
                            Moi non plus, rassurez-vous.

                            Et qu’est-ce qui vous paraît « hérétique » dans mes propos ?
                            Il ne s’agit pas de vous, mais de gens ayant une influence sur le public, et dont les propos tendent à faire croire au miracle.

                            Par contre, j’estime que c’est le cas de votre cher docteur.
                            Son domaine est l’expertise médicale, pas le sensationnalisme journalistique.
                            Il y excelle, et ça lui a d’ailleurs apporté pas mal d’emmerdements.

                            Par ailleurs je crois vraiment qu’il faut être malade alcoolique et prendre conscience des conséquences que ça implique pour comprendre que ces débats stupides sont secondaires comparés à l’urgence de soigner cette maladie.
                            J’en ai connu un qui a stoppé net sa consommation d’alcool (il était pété tous les soirs) suite à l’intervention d’un médecin traditionnel africain.
                            Dois-je faire la promotion de cette méthode et l’annoncer comme miraculeuse ?

                        • missl
                          missl répond à Akhu
                          comme un long dimanche de (...)
                          • Posté à 20h03 le 08/09/2011
                          • Internaute 134351
                            comme un long dimanche de (...)

                          « En utiliser un pour une pathologie pour laquelle il n’a jamais fait l’objet de tests rigoureux est une hérésie. »

                          Le problème c’est que jamais les labos n’ont voulu faire des tests rigoureux puisque la molécule est génériquée les études actuellement en cours sont conduites par des universitaires :

                          Pr Jaury, médecin libéral et professeur de médecine générale à Paris-Descartes.
                          Lien
                          le professeur Andreas Heinz, chef du service de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Charité à Berlin (Université Humboldt) a officiellement annoncé qu’il mettrait au plus tôt en place un essai clinique randomisé de baclofène, cette fois à doses adéquates (hautes doses)
                          Lien

            • A déménagé le 16-01-2012 3
              • Posté à 19h59 le 05/09/2011
              • Internaute 110430
                nc

              « Enfin, il ne s’agit pas de financement par l’industrie pharamaceutique, comme si cette industrie pouvait ou non moduler son financement, mais de taxes obligatoires que l’industrie pharmaceutique doit payer quand elle dépose des dossiers. »

              ... et ça s’appellerait pas un financement, par hasard ?

              • marc_r89
                • Posté à 14h07 le 06/09/2011
                • Internaute 121487
                  citoyen

                Oui, bien sûr qu’il s’agit d’un financement.
                Mais pas direct, en ceci que le prix n’est pas négociable etc.

                Mais je suis en vérité d’accord avec vous sur le fond. Pour assurer une indépendance absolue de l’afsap vis à vis de l’industrie pharmaceutique, celle-ci ne devrait pas payer ces taxes à l’afsap, mais à un autre organisme de l’Etat. Et l’afsap devrait être financée exclusivement par l’Etat.

                PS : Bon courage pour votre traitement. Parfois il faut avoir recours à des chemins détournés. Par exemple, mon père a bénéficié à une époque pour le traitement contre son cancer de médicaments expérimentaux. Ce traitement avait été très positif pour lui, mais il a dû cesser à la fin de l’expérimentation et ensuite mon père n’avait plus accès à ces médicaments « miracle » pour lui. Finalement, il a pu se les procurer grâce à l’un de mes amis qui avait passé son bac avec moi et était devenu médecin, officiant au CHU où il avait été traité... Et il a été guéri de ce cancer grâce à ce médicament alors que les autres avaient moins d’effets positifs.

        14 autres commentaires
    • itOtO
      itOtO répond à DaffyDoc
      Externe
      • Posté à 15h09 le 05/09/2011
      • Internaute 78347
        Externe

      Attention a ne pas confondre la prescription AMM/hors AMM et le danger de la prescription, la prescription hors AMM d’un vieux médicament très bien connu est plus sure que la prescription sous AMM d’un médicament récent !

      A la découverte d’un effet non connu d’un médicament, le labo ne payera pour avoir l’extension d’AMM que si la fréquence de la maladie et/ou le prix du médicament sont assez élevés pour contrebalancer le cout (énorme) de la demande d’AMM, dans certain cas ces conditions sont requises mais si il n’y a pas de médicament concurrent sur ce créneau ils ne se donnent mme pas la peine de faire la demande d’extension d’AMM, sachant que si le bénéfice est suffisamment important, les médecins le prescriront AMM ou non.

      Le cas du médiator est l’exemple parfait d’un médicament ayant une AMM pour laquelle le risque était clairement mal évalué au départ, et où il y a eu un défaut de vigilance des autorité sanitaires qui ont mis beaucoup trop de temps à réagir après la découverte de ce risque.

      A l’inverse, certain médicaments (en particulier en pédiatrie et chez les femmes enceintes) sont prescrit hors AMM, mais avec un risque (quasi)nul, car prescrits depuis des dizaines d’années et avec de nombreuses études appuyant l’effet bénéfiques et l’absence de risque majeur (ou du moins contrebalançant suffisamment le bénéfice attendu).
      C’est par exemple le cas de médicament comme le baclofène dont le recul important d’utilisation permet de connaitre parfaitement les effets indésirable et donc d’évaluer correctement le risque de leur utilisation hors AMM. Ces médicaments n’auront jamais leur AMM car ça n’intéresse pas les laboratoires.

      On pourrait aussi rajouter au problèmes d’AMM les problèmes de galéniques. Certains médicaments n’existent pas sous certaines formes galéniques qui pourraient etre utiles, simplement parce que cela ne rapporterait pas assez au labo.

      • DaffyDoc
        DaffyDoc répond à itOtO
        doctorant ignorant
        • Posté à 21h45 le 05/09/2011
        • Internaute 127363
          doctorant ignorant

        merci pour ces précisions fort utiles.

        Sur le médiator en revanche, il me semble que l’AMM concernait le traitement du diabète chez les personnes en surchage pondérale. Chez ces personnes on peut concevoir que les bénéfices étaient supérieurs aux risques, ce qui justifiait son AMM.

        Le problème, si je me souviens bien, était lié au fait qu’il soit prescrit chez des sujets non diabétiques pour lesquels les bénéfices étaient beaucoup plus minces, et ne suffisaient donc pas à contrbalancer les risques. C’était donc les prescriptions hors AMM qui sont en cause dans l’affaire du médiator...

        Enfin, c’est ce que j’en ai retenu, mais je peux me tromper...

         
        • itOtO
          itOtO répond à DaffyDoc
          Externe
          • Posté à 22h46 le 05/09/2011
          • Internaute 78347
            Externe

          Pour le mediator j’avoue que je n’ai pas trop suivi, pour les prescriptions hors AMM je ne sais pas du tout, mais pour les prescriptions AMM le probleme est que ce medicament entrainait un surrisque de develloper une valvulopathie chez les diabetiques traite (de l’ordre de 4 a 5 fois plus) et donc plus d’hospitalisation, plus de chirurgie de valve, plus de deces... Un risque qui n’a pas lieux d’exister etant donner que d’autre molecules ayant la meme indication n’ont pas ces effets indesirable.

          Apres dans le scandale il y avait surtout le temps mis par l’affsaps pour interdire le medicament (retire en 2009) ainsi que le fait qu’un coupe-faim de servier qui a une structure moleculaire presque identique avait ete interdit en 97 pour les memes risques de valvulopathies. Donc on reproche a servier d’avoir vendu le mediator en etant conscient des risques encouru et de les avoir cache.

        1 autres commentaires
  • Maharajay
    Maharajay
    Trium Virat Sublimus
    • Posté à 11h59 le 05/09/2011
    • Internaute 88427
      Trium Virat Sublimus

    Pour avoir approcher un peu le milieu des labos pharmaceutiques dans une précédente vie professionnelle, je me souviens du jour ou j’ai compris que le principal axe de croissance de ces labos était en réalité...les gens bien portants !
    En effet, il y a beaucoup de gens malades, mais il y a surtout pleins de gens en bonne santé !
    Inventons des pathologies, créons des peurs, des pénuries etc...et le business sera encore meilleur !

    De toute façon il n’y a jamais de coupable...

    Lien

    • rafrances
      rafrances répond à Maharajay
      ...
      • Posté à 09h12 le 06/09/2011
      • Internaute 54016
        ...

      Anti dépresseurs et autres médicaments du genre constituent une grande partie des revenus colossaux de ces labos....

      Un business tellement lucratif... C’est flippant

  • Herostrate
    Herostrate
    mal barré...
    • Posté à 12h00 le 05/09/2011
    • Internaute 147050
      mal barré...

    Les labos savent tres bien que beaucoup de medicaments sont utilises hors AMM.
    Cela fait d’ailleurs plus ou moins partie de ce qu’on appelle la phase IV* d’une etude clinique qui represente la partie « suivi » de l’effet du medicament. Ceci concerne sa prescription d’origine et celles qui peuvent etre faites par la suite, hors AMM donc, soit par extension (animaux, enfants) ou par la constatation d’autres effets (l’aspirine est un anti-coagulant en plus d’etre un anti-douleur).

    * Pour info : Phase I = etudes de toxicite, II = interet therapeutique sur faible nombre de patiens, III = II sur grand nombre de patients, si succes l’AMM est apres phase III.
    Phases I a AMM = 6 a 10 ans, environ 1 milliard d’euros.

    • guiliguili
      guiliguili répond à Herostrate
      loin
      • Posté à 13h01 le 05/09/2011
      • Internaute 166451
        loin

      1 milliard d’euros c’est franchement très large. Faut inclure les molécules rejetées, être en pleine folie boursière etc... 1 milliard c’est en partant de rien et en comptant toutes les recherches qui ne mènent nulle part. Sur une molécules déjà isolée tu peux allègrement diviser les couts par 10.
      Le cout de développement servant à négocier les prix avec les assureurs, les labo ont une pénible tendance à exagérer les coûts réels. Ce qui m’énerve prodigieusement.

      • kevangel
        kevangel répond à guiliguili
        Chercheur
        • Posté à 13h06 le 05/09/2011
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Sur une molécules déjà isolée tu peux allègrement diviser les couts par 10. »

        Et vous faites quoi des recherches qui n’ont pas abouti ? Vous ne payez pas les chercheurs ?

         
        • guiliguili
          guiliguili répond à kevangel
          loin
          • Posté à 13h14 le 05/09/2011
          • Internaute 166451
            loin

          Il parlait d’études de phase I à III sur une utilisation nouvelle d’une molécules déjà sur le marché. Penser qu’évaluer l’ibuprofène comme antiangiogénique par exemple coûterait 1 milliard d’euros semble un chouïa fantaisiste.
          Surtout quand on sait que les phase I et III pour ce type de recherches sont une perte de temps pas forcément nécessaire.

          • kevangel
            kevangel répond à guiliguili
            Chercheur
            • Posté à 13h17 le 05/09/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            « Il parlait d’études de phase I à III sur une utilisation nouvelle d’une molécules déjà sur le marché. »

            Relisez son post, il ne parlait pas de ca, mais du coup moyen de développement d’une molécule. Cout qui n’a rien de fantaisiste.

            • guiliguili
              guiliguili répond à kevangel
              loin
              • Posté à 13h38 le 05/09/2011
              • Internaute 166451
                loin

              1 milliard c’est le chiffre annoncé par l’industrie. Calculé en incluant le cout d’oportunité d’immobiliser la somme dans la recherche plutôt que de la placer directement sur les marchés financier. Et c’est un coüt moyen qui inclut des technique dites de sérendipité contrôlée ( bel euphémisme) souvent utilisée aux frontières de l’absurde. Mais ça fait toujours chic d’annoncer qu’on a testé des dizaines de millier de molécules pour en isoler une...

              • kevangel
                kevangel répond à guiliguili
                Chercheur
                • Posté à 15h54 le 05/09/2011
                • Expert 24356
                  Chercheur

                « Et c’est un coüt moyen qui inclut des technique dites de sérendipité contrôlée ( bel euphémisme) souvent utilisée aux frontières de l’absurde. Mais ça fait toujours chic d’annoncer qu’on a testé des dizaines de millier de molécules pour en isoler une... »

                Les chercheurs fabriquent et testent donc des millions de molécules juste pour le plaisir.
                Alors que vous, dans votre canapé et devant votre ordinateur, vous seriez capable de fabriquer directement la molécule miracle qui va guérir tous les cancers en 6 mois et pour quelques euros.
                Pourquoi vous ne fondez pas votre propre entreprise pharmaceutique si c’est si facile et que ca ne coute pas cher ?

                • guiliguili
                  guiliguili répond à kevangel
                  loin
                  • Posté à 16h50 le 05/09/2011
                  • Internaute 166451
                    loin

                  Je ne vois pas ce qui t’autorise à t’adresser à moi avec ce ton péniblement condescendant.

                  La recherche telle qu’elle pratiquée dans les labo pharmaceutique tient plus du processus industriel que de la recherche pure. Les laboratoire testent des millions de combinaisons à peu près au pif pour des raisons économiques qui n’ont rien à voir avec la biologie.
                  Quand on cherche un nouvel antinéoplasique, et qu’on procède dans une logique un tant soi peu rationnelle, on commence par le lait maternel, puis les plantes alimentaires courantes, puis les plantes médicinales puis des molécules de pure synthèse.

                  Quand on procède dans cet ordre on isole des molécules prometteuses avec un taux de succès sans commune mesure avec un choix parmi X millions de molécules créées pratiquement à l’aveugle.
                  Isoler une molécule, ce n’est pas la fabriquer. Je n’ai jamais parlé de synthèse à prix malin.

                  • kevangel
                    kevangel répond à guiliguili
                    Chercheur
                    • Posté à 18h05 le 05/09/2011
                    • Expert 24356
                      Chercheur

                    « Je ne vois pas ce qui t’autorise à t’adresser à moi avec ce ton péniblement condescendant. »
                    Moi je ne tutoie personne.

                    « Les laboratoire testent des millions de combinaisons à peu près au pif pour des raisons économiques qui n’ont rien à voir avec la biologie. »
                    C’est pas en répétant un mensonge 50 fois que ça devient une vérité. Si c’était si facile de trouver des nouvelles molécules, croyez-bien que les chercheurs s’embêteraient pas à synthétiser des millions de molécules (sachant que pour chacune d’entre elles, c’est des semaines de boulot, les molécules ne sortent pas du chapeau).
                    C’est pas parce que vous avez manifestement des connaissances en biologie que vous connaissez tout de l’industrie pharmaceutique (qui reste avant tout de la chimie). Avez-vous déjà entendu du parler de pharmacocinétique, de biodisponibilité,... ? C’est pas parce qu’une plante médicinale est plus ou moins efficace qu’on peut en sortir un médicament en claquant des doigts.
                    Et je ne parle pas des problèmes de propriété intellectuelle ou de coût de fabrication industrielle, qui sont des paramètres à prendre en compte dans l’industrie. C’est plus difficile que derrière son écran d’ordinateur.

                    • Akhu
                      Akhu répond à kevangel
                      אנטי ציונית
                      • Posté à 04h28 le 06/09/2011
                      • Internaute 119883
                        אנטי ציונית

                      C’est pas parce qu’une plante médicinale est plus ou moins efficace qu’on peut en sortir un médicament en claquant des doigts.

                      Il arrive même parfois qu’une molécule synthétique ait des effets totalement différents de celle qu’elle est sensée reproduire.

        7 autres commentaires
      • Herostrate
        Herostrate répond à guiliguili
        mal barré...
        • Posté à 13h47 le 05/09/2011
        • Internaute 147050
          mal barré...

        1) je n’aime pas les labos pour plein de raisons - cela pour signifier que je ne leur fais pas de cadeau dans mon jugement.

        2) 1 milliard est le vrai chiffre « moyen ». C’est peut etre moins pour certaines molecules « old school ». Mais pour les medocs plus modernes (anti-corps monoclonaux, siRNA etc. c’est probablement plus).

        Ne sous estimez pas le cout de ce genre de trucs : salaires des chercheurs, cout de production d’une molecule en qualite GMP (i.e. administrables a l’humain) sans chaine de production de grande echelle puisque pas encore commercialise, assurances, animaux de laboratoire, cout du materiel et de la sous traitance (tox chez l’animal, etudes de biodistribution...)...
        Cette fourchette du milliard m’a ete donnee a plusieurs reprises par des gens directement concernes.

        Et en plus, une fois le milliard depense, tu peux rater l’AMM. Enfin, ca c’est en theorie, Cf exemple recent des statines qui « reduisent le risque cardiovasculaire » dont le benefice therapeutique est tellement transparent que l’AMM aurait ete rejetee si les labos n’avaient pas avance le manque a gagner et menace d’interrompre le developpement de trucs « non-rentables » (maladies orphelines...).

        Edit en lisant votre echange avec Kevangel : je ne parle pas en effet de la requalification d’une molecule deja existante, mais bien du developpement d’une nouvelle...

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