Tribune 31/08/2011 à 13h01

L'« icône » Steve Jobs et les limites du personal branding

Louis Treussard | Directeur Général de L'Atelier BNP Paribas


Steve Jobs à San Francisco, le 2 mars 2011 (Beck Diefenbach/Reuters).

Désormais sur le Net, le personal branding (faire de sa personne une marque) permet à tout un chacun de promouvoir et de valoriser son image, et souvent celle de son entreprise ou de certains de ses collaborateurs. Pour un patron, c’est une belle opportunité de s’immerger dans les réseaux sociaux, d’encourager par l’exemple l’humanisation de son entreprise, ou même de profiter simplement de la puissance du Web pour y développer son ego.

Ce phénomène ne date pas d’hier. Avant même la naissance du Web, Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, a développé un personal branding qui a largement contribué au succès de son entreprise. Mieux que les autres, il a su cultiver les bruits, les rumeurs et le buzz qui ont participé à faire passer la valorisation d’Apple de 5 milliards de dollars dans les années 2000 à plus de 360 milliards aujourd’hui. Si d’autres dirigeants, en France ou aux Etats-Unis, ont essayé la même voie, aucun n’a été jusqu’à acquérir ce statut d’icône vivante.

Mais en construisant volontairement le mythe du génie de Steve Jobs, Apple aurait-il pris le risque d’un succès communicationnel pouvant se transformer en danger industriel ? Aujourd’hui, confronté à son départ, Apple ne doit-il pas démythifier sa communication, humaniser plus largement sa société en permettant à ses propres employés de s’approprier l’ère du buzz et de la conversation ?

Tout le monde est mortel

Tout d’abord la situation illustre un problème de pérennité de l’entreprise : tout le monde est mortel.

Ensuite, les mythes sont par essence fragiles, ils atteignent un jour leur limite. Il y a aussi la création d’une aberration financière, une distorsion créée par l’image même de Steve Jobs – les succès d’Apple sont indéniablement liés à la présence de Jobs, mais son statut de mythe vivant semble exercer un pouvoir irrationnel sur le marché – certains analystes parlent de champ de distorsion de la réalité.

Il me paraît pourtant sage de relativiser le risque que représente « l’icônisation » de Steve Jobs. Apple est une belle entreprise qui a mis en place de belles équipes. Sur les rails du succès depuis déjà dix ans, elle s’est diversifiée dans sa gamme de produits et elle s’est structurée autour de collaborateurs compétents, avec au premier chef son nouveau PDG Tim Cook.

Apple a été dirigé avec un talent industriel de premier plan, ce qui reste une force pour l’entreprise, et pour sa capacité à encadrer pendant longtemps encore ses jeunes experts du marketing, de la communication, du design et de l’engineering.

Mais alors, minimiser le rôle des collaborateurs représente un autre type de danger, à ne pas sous-estimer, en particulier lorsque la création de valeur repose sur l’intelligence collective : on casse le « moteur californien », qui a besoin d’un fonctionnement collaboratif.

Le personal branding, une prise de risque

A la base, Apple, c’est deux choses qui ne peuvent être dissociées, d’un côté la martingale ergonomie/design/simplicité et de l’autre l’apport de ruptures technologiques qui amènent à de nouveaux usages et surtout obligent la concurrence à se mettre au niveau.

Le succès est le fruit de ce que ce patron visionnaire a apporté, de son exigence de la simplicité, de sa capacité à disséquer les usages et à positionner l’utilisateur au centre de l’écosystème technique. Mais encore faudrait-il reconnaître la masse de travail et de compétences qui relaie ces géniales intuitions, toute cette intelligence collective qui participe à la réussite finale, reconnaître aussi le rôle des canaux marketing et commerciaux disponibles – sans sous-estimer le fait qu’Apple engendre des marges très importantes en sous-traitant la fabrication aux usines chinoises.

Le personal branding peut iconiser d’autres stars, y compris chez Apple, pour prendre la relève de Steve Jobs, pour perpétuer cette stratégie de la communication, de l’addiction, et du buzz. Mais quel investissement, en temps et en moyens, et quelle prise de risque !

Apple pourrait tout simplement se mettre à l’école de ses propres élèves, toutes ces entreprises qui, sur la Toile et les réseaux, ont mis leurs collaborateurs aux commandes du développement et de la communication, au contact des utilisateurs. Humaniser l’entreprise, ce n’est pas nécessairement stariser tout le monde, mais plutôt entrer dans l’ère de la conversation... qui n’est pas celle du buzz.

  • 15414 visites
  • 104 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • JP_JP
    • Posté à 13h28 le 31/08/2011
    • Internaute 18274

    Ce qui est amusant, c’est que pendant un grand nombre d’années, on nous a dit -et redit- que le culte de la personnalité était typiquement chinois et soviétique ...

    • Sebek
      Sebek répond à JP_JP
      Assis debout
      • Posté à 13h33 le 31/08/2011
      • Internaute 148937
        Assis debout

      Ca, c’est parce que les préjugés ont la vie dure.

      Les Chinois et les Soviétiques cultivent la personnalité ...
      Les gens de l’Est sont des alcooliques notoires ...
      Les Africains sont des fainéants ...
      ...

    • Nain Glumeux
      Nain Glumeux répond à JP_JP
      Touriste
      • Posté à 13h40 le 31/08/2011
      • Internaute 148099
        Touriste

      « Ce qui est amusant, c’est que pendant un grand nombre d’années, on nous a dit -et redit- que le culte de la personnalité était typiquement chinois et soviétique ... »

      Pas faux à ceci près qu’aujourd’hui tout le monde est une personnalité célébrant (et promouvant) son propre culte.

      pour ceux qui lisent suffisamment l’anglais journalistique dans le texte, un article très intéressant au sujet du webnarcissisme

      Lien

      • Ianeak
        Ianeak répond à Nain Glumeux
        escapiste
        • Posté à 16h04 le 31/08/2011
        • Internaute 104544
          escapiste

        L’émergence de ces « nouveaux » grands gourous du business d’avenir, grand génies visionnaires aux succès story quasi intouchables est en effet un des signes de l’installation d’un nouveau système dictatorial.
        Du 1/4d’h de célébrité de Warhol à la microcélébrité du web, on passe doucement de l’embriguadement de masse à l’endoctrinement coeur de cible.

        Cela démontre bien ce glissement de plus en plus accéléré du totalitarisme, de la sphère étatique vers la sphère privée.
        La démocratie devient une notion de cosmétique purement marketing derrière laquelle se planquent les pires velléités totalitaires.

    • PGC
      PGC répond à JP_JP
      Impair Impasse89
      • Posté à 13h55 le 31/08/2011
      • Internaute 147266
        Impair Impasse89

      Bien vu.
      Comme leurs produits soit disant d’un marché libre qui sont tellement protégés qu’ils s’apparentent à des monopoles uniques et mondiaux (idem microsoft, facebook, etc..)

      • Lictor
        Lictor répond à PGC
        informaticien
        • Posté à 21h02 le 31/08/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Euh, concernant Facebook, je ne vois pas trop de quoi vous voulez parler...

        1/ Facebook est un produit récent
        2/ Facebook n’est que l’ancien petit concurrent qui a dézingué l’affreux monopole d’avant (MySpace). Demain, Facebook sera à son tour sorti du circuit par un autre concurrent (au hasard, Google+). Je vois mal comment on peut parler de monopole dans un domaine où la vie des entreprises ne dépasse pas les cinq ans...
        3/ Je ne vois pas non plus où le monopole de Facebook serait protégé. Si Facebook avait des brevets défendables, il n’y aurait pas actuellement plus d’une dizaine de réseaux sociaux. Et encore, c’est sans compter les centaines de réseaux sociaux restreints inspirés de Facebook...
        4/ La protection des brevets sur le logiciel n’est de toute façon pas valide en Europe, donc aucune frein à avoir une concurrence européenne, si ce n’est notre incapacité à innover.

         
        • isnogood
          isnogood répond à Lictor
          • Posté à 11h04 le 02/09/2011
          • Internaute 39364

          salut
          concernant les brevets.. c’est vrai et faux, car un puissant peut simplement en invoquant son brevet mondial faire saisir les produits a titre conservatoire, donc son adversaire ne vend plus rien..
          Évidement c’est risqué, si il perd a condition que son adversaire soit assez solide financièrement pour payer le procès ! ! .
          Un brevet appartient a celui qui peut le défendre ! !

          Et dans ce domaine Apple n’en est pas a son coup d’essai, d’enterrement de brevet... qu’il avait copié voir affaire xerox..
          Où le dépôt de brevet bidons.. permettant la saisie conservatoire. Un moyen pour Apple avec ses produits « fermés » d’empecher la concurrence de produit ouvert,

          Pour jobs, faut se souvenir qu’il a été viré par les actionnaires d’Apple, a fait une boite « Next » qui a coulé...
          En fait son retour n’est que marketing « coté gourou » d’Apple.

          Tous cela orchestré par John Sculley exPDG d’Apple (ex pepsi-cola) qui a mis en place les fondements des produits (fermés...), les équipes...

          Isnogood

          • Lictor
            Lictor répond à isnogood
            informaticien
            • Posté à 12h02 le 02/09/2011
            • Internaute 68450
              informaticien

            concernant les brevets.. c’est vrai et faux, car un puissant peut simplement en invoquant son brevet mondial faire saisir les produits a titre conservatoire, donc son adversaire ne vend plus rien..

            Non, il ne peut pas. En tout cas, pas dans le logiciel, puisque les brevets sur le logiciel n’ont pas de valeur en Europe. Je peux parfaitement aller prendre un brevet Microsoft et l’utiliser pour développer mon logiciel. Tant que je ne vends pas en dehors de l’Europe, Microsoft ne peut légalement absolument rien faire...

            Après, pour avoir pas mal regardé de brevets sur un domaine particulier à titre de R&D, les brevets logiciels sont de toute façon à 95% ridicules. Nous avions consulté un expert à l’époque pour voir si nous devions protéger notre propre innovation logicielle. Sa réponse avait été claire : s’il y a une réelle innovation non visible (pas de l’interface), un brevet est un danger pas une protection. En logiciel, on ne brevette que les choses triviales.

            Mais oui, autrement, je sais bien comment marche le mécanisme de blocage par asphyxie légale sur les brevets. Monsanto est coutumier du fait par exemple...

            Où le dépôt de brevet bidons.. permettant la saisie conservatoire. Un moyen pour Apple avec ses produits « fermés » d’empecher la concurrence de produit ouvert

            En même temps, quand on regarde l’informatique, la concurrence marche plutôt bien. Dans le web, les startups continuent d’émerger à un bon rythme, la concurrence continue de produire des choses intéressantes, les géants d’hier peuvent disparaître devant (cf. MySpace par exemple)...

            Pour jobs, faut se souvenir qu’il a été viré par les actionnaires d’Apple, a fait une boite « Next » qui a coulé...
            En fait son retour n’est que marketing « coté gourou » d’Apple.

            Il ne faut pas non plus réécrire l’histoire...
            Se faire virer d’une boite ou avoir une startup qui coule, ça n’empêche pas d’être visionnaire. Parce que Borland a finit par couler, vous aller conclure que Philippe Kahn n’était pas visionnaire ? Parce que Wozzniak s’est fait dégagé lui aussi, vous allez dire qu’il était incapable ?
            Oui, les actionnaires ont viré Steve Jobs, parce qu’il innovait au lieu de faire du beurre, parce qu’il était ingérable. Et suite à son départ, Apple a connu ses années noires et l’entreprise ne s’est redressée qu’à son retour.
            Oui, NeXT a été un échec financier. Tout simplement parce que le produit était bien trop innovant pour l’époque. Ce qui l’enlève rien au fait que la machine et l’OS étaient des concentrés d’innovation et ont mis en place les base d’OSX. Personnellement, je préfère un mec qui plante sa boite en essayent d’aller trop loin trop vite qu’un type comme Pascal Nègre qui vie de sa rente... Les ruines de NeXT ont plus apporté à la communauté informatique qu’un Universal en bonne santé n’en apporte au monde de la musique...

        2 autres commentaires
    • Jean222
      Jean222 répond à JP_JP
      trader
      • Posté à 21h41 le 01/09/2011
      • Internaute 53494
        trader

      Avec une petite différence quand même ; Steve Jobs a énormément de talent, a monté une entreprise qui marche et ne force personne à l’aduler tandis qu’Hitler Staline Bang Ki Moon and co se sont imposé dans l’extermination de gens qui n’avaient rien demandé à personne. Ha mais oui c’est vrai, ce n’est qu’une petie différence et on peut se permettre ce genre d’amalgame entre cocos bien pensant. Après tout Apple et le nazisme c’est pas si différent...

      • JP_JP
        JP_JP répond à Jean222
        • Posté à 22h57 le 01/09/2011
        • Internaute 18274

        Il faut arrêter les alcools forts !

  • Saxon Chase
    • Posté à 13h37 le 31/08/2011
    • Internaute 126462
      CDD

    « experts du marketing, de la communication, du design et de l’engineering »

    l’ordre est bien choisi, c’est exactement les principales compétences d’apple par ordre décroissant d’importance.

    ce qu’il y a de plus magique chez apple, c’est leur marketing. ou comment vendre les mêmes composants, voire des composants plus anciens, 50% plus cher que la conccurrence.

    • BenoîtG
      BenoîtG répond à Saxon Chase
      râleur
      • Posté à 14h42 le 31/08/2011
      • Internaute 119844
        râleur

      « de l’engineering »

      C’est de l’ingénierie à la mode Jean-Claude Van Damme ? Ce qui est marrant, c’est qu’ingénieur est un mot français qui est passé dans l’anglais. Mais les blaireaux marketeux 2.0 aiment bien mettre de l’anglais partout.

      • Ludik69
        Ludik69 répond à BenoîtG
        toxico de l'info
        • Posté à 16h16 le 31/08/2011
        • Internaute 48785
          toxico de l'info

        engineer et ingenieur ont la même racine latine mais pas le même sens, et les anglais ne nous ont pas attendu pour l’utiliser... Pour le reste je suis d’accord.

         
        • BenoîtG
          BenoîtG répond à Ludik69
          râleur
          • Posté à 16h56 le 31/08/2011
          • Internaute 119844
            râleur

          Eh bien si les anglais ont attendu pour l’utiliser puisque son origine se trouve dans l’ancien français médiéval, dérivé d’engin qui lui a pour racine latine ingenium (intelligence, talent). Bref, quelle autre sens donnez vous à « engineering » qui ne soit pas celui « d’ingénierie » ?

          • Ludik69
            Ludik69 répond à BenoîtG
            toxico de l'info
            • Posté à 09h10 le 01/09/2011
            • Internaute 48785
              toxico de l'info

            « les anglais ont attendu pour l’utiliser puisque son origine se trouve dans l’ancien français médiéval » je suis d’accord avec vous pour ce qui est du mot « engin » pas pour engineering... » L’ingénierie » est un terme très récent en francais. Avant on parlait de « génie ». engineer en anglais peut aussi bien être un ingénieur qu’un simple technicien. Un bon exemple :
            Lien

            PS : On peut tranquillement discuter étymologie sans être nazé ou c’est trop demander sur rue89 ? ? Y a vraiment de plus en plus de débile ici..

            • BenoîtG
              BenoîtG répond à Ludik69
              râleur
              • Posté à 10h19 le 01/09/2011
              • Internaute 119844
                râleur

              Oui, on parle d’ingénierie par oubli du terme génie qui existait avant. Ce que je dis n’est pas valable que pour « engin », mais aussi pour « ingénieur » (« engineor » ou « enginour ») qui a donné « engineer » en anglais : celui qui construisait les « engins » (les machines de guerre), qui a une connotation plus précise que sa seule racine latine « ingenerare » (créer) Lien

              Pour ce qui est de la dénomination du métier d’ingénieur en français ou en anglais, ça dépend évidemment de la législation du pays. En France, ingénieur est un titre, mais aussi un métier (on peut avoir un poste d’ingénieur sans avoir le titre d’ingénieur, par exemple ingénieur d’étude qui nécessite bac+3). Les sens des mots ont un peu évolués (l’ingénierie informatique ne relève pas du génie), même si effectivement, les américains ont tendance à appeler tout techniciens « enginieer ».

        3 autres commentaires
    • zompti
      zompti répond à Saxon Chase
      futur « départ volontaire »
      • Posté à 20h42 le 31/08/2011
      • Internaute 71360
        futur « départ volontaire »

      Ha ? Apple ne serait qu’un marchand de composants ? J’avais cru comprendre qu« Apple vendait des ordinateurs et surtout un OS.

      Même le marketing le plus génial du monde ne permettra pas de vendre de la merde au prix fort durant des années.

      Vous avez du rater quelque chose en route !

      • Lictor
        Lictor répond à zompti
        informaticien
        • Posté à 21h03 le 31/08/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Ah, quand même, Nike se débrouille très bien dans le genre tout de même !

        Pareil pour Ladurée d’ailleurs, qui vend tout de même très cher des produits finalement assez quelconque.

    • Lictor
      Lictor répond à Saxon Chase
      informaticien
      • Posté à 21h17 le 31/08/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      Euh, quand même. Je sais qu’il est de bon ton de critiquer Apple, mais tout de même, les accuser de ne pas innover, c’est tout de même très fort... Ou alors, il faut avoir la mémoire courte !

      Apple, c’est :

      - L’Apple II, une machine mythique, qui a introduit l’informatique domestique dans des milliers de foyers, qui a porté des jeux mythiques (Wizardry, Ultima...) et par laquelle est passé toute une génération de hackers, développeurs, enthousiastes...
      - Le Lisa. A l’époque où les autres fabriquants proposaient des machins en ligne de commande avec un sale language BASIC merdique, Apple proposait une machine d’avant-garde, avec une interface souris-fenêtres, un garbage collector, l’un des meilleurs langages orientés objet (Smalltalk)... La concurrence n’a pas approché de ça pendant au moins une demi-décennie...
      - NeXTStep. Bon, pas Apple, mais Steve Jobs. Soit le Lisa II : un concentré d’innovations avec une bonne demi-décennie d’avance sur son temps. Tout y était : Objective-C, une API 100% objet pour le développement, les bases du développement RAD, un OS objet jusqu’au bout des doigts...
      - L’iPod. Je ne sais pas si vous avez connu les débuts du lecteur mp3, moi oui. Après m’être trimbalé un monstre Creative qui bouffait 4 piles R6 (bonjour le poids !) par journée, je peux vous assurait que l’iPad était une véritable innovation en terme d’encombrement, d’autonomie et d’ergonomie... Même chose, quand j’ai troqué mon iRiver pour un iPod, j’ai enfin pu bénéficier d’un lecteur mp3 avec lequel j’écoute de la musique au lieu de bidouiller pour réussir à avoir un truc fonctionnel (le joies du hack de firmware pour réussir à avoir un produit ergonomique)...
      - l’iPhone. Pareil. J’ai connu les premiers Smarphone Windows - ceux qu’il fallait redémarrer deux fois par jour pour réussir à libérer la mémoire et pouvoir téléphoner. L’iPhone a été un gigantesque pas en avant en terme d’ergonomie. A tel point que tous l’imitent maintenant : Android, Windows Mobile...
      - Le Newton. Regardez ce que faisait la concurrence en 1987 ! Le machin, là encore, avait une demi-décennie d’avance...
      - Garage Band. Certes, pas une innovation pure, d’autres produits similaires existait, mais là encore, une ergonomie étudiée. Combien de groupes ont fait leurs premières maquettes grâce à ce produit ?
      - Aperture. Un peu avant Lightroom, Apple a enfin permis aux photographes numériques d’utiliser un produit réellement adapté à leur métier au lieu de devoir bidouiller sous Photoshop.

      Franchement, si ça ne vous suffit pas, je ne sais pas ce qu’il vous faut pour qualifier une entreprise d’innovante...

      • Nico118
        Nico118 répond à Lictor
        informaticien
        • Posté à 23h30 le 31/08/2011
        • Internaute 136496
          informaticien

        2 choses... l’interface graphique et la souris ne sont pas des innovations d’apple mais de xerox et le newton a été un bide (les ventes se sont améliorées lorsque la technologie palm a été utilisée par Apple).

        Apple n’est pas et n’a jamais été une entreprise innovante. Que comme Microsoft ils sachent vendre leurs produits est une chose certaine mais l’informatique ne fait pas des bonds de géant grâce à eux.

         
        • Lictor
          Lictor répond à Nico118
          informaticien
          • Posté à 08h43 le 01/09/2011
          • Internaute 68450
            informaticien

          l’interface graphique et la souris ne sont pas des innovations d’apple mais de xerox

          Oui, je sais, c’est issu du PARC. Mais il y a une différence entre inventer des concepts et être capable de les commercialiser et de les imposer au grand public. Apple a tout de même joué un rôle historique dans la diffusion de ces concepts auprès du grand public alors qu’ils auraient pu rester dans les cartons.
          Même chose pour l’iPhone/iPad d’ailleurs. Les interfaces tactiles étaient un secteur de recherche très vivant depuis quelques années. Mais là encore, les faire plébisciter par le grand public est une étape indispensable au progrès technologique.

          le newton a été un bide

          Tout comme le Lisa ou le NeXT. On ne peut pas à la fois accuser Apple de ne pas innover et ensuite mettre en avant les échecs commerciaux que la boite a subis parce qu’elle innovait trop, trop tôt.
          Apple est une boite qui n’a pas craint de lancer des produits innovants, d’essuyer des échecs cuisants et quand même de recommencer. Par exemple, il faut un certain courage commercial et de l’obstination pour sortir le Mac après le bide essuyé par le Lisa...

          Que comme Microsoft ils sachent vendre leurs produits est une chose certaine mais l’informatique ne fait pas des bonds de géant grâce à eux.

          Il ne faut pas abuser quand même ! Regardez autours de vous !
          Combien de gens utilisent encore une machine en ligne de commande ? Combien de gens ont un smartphone tactile, un lecteur mp3 ? Trouver des trucs dans un laboratoire, ça n’est pas innover, c’est faire de la recherche. L’innovation, ça suppose la capacité à imposer ces progrès au grand public et à en faire des succès commerciaux...

          • PonG
            PonG répond à Lictor
            rationaliste fondamentaliste à (...)
            • Posté à 09h58 le 01/09/2011
            • Internaute 14407
              rationaliste fondamentaliste à (...)

            >« Mais il y a une différence entre inventer des concepts et être capable de les commercialiser et de les imposer au grand public. »

            Exact. Et pour les tablettes, MS doit l’avoir mauvaise puisque Redmond a investi des sommes folles en R&D depuis plus de 10 ans pour développer et imposer le Tablet PC. J’en ai un depuis 7 ans, tous ceux qui le voyait trouvaient ça génial, ça faisait et fait toujours bien plus de choses qu’un iPad, mais pour tout un tas de raisons (pas toutes mauvaises), ça n’a pas pris. Ou plutôt, ça ne commence à prendre que maintenant, grâce à... l’iPad.

            C’est un retour de roue assez ironique puisque longtemps, MS a été accusé de ne rien inventer et de n’être que le champion du marketing. Faut croire que le marketing, c’est pas si facile.

            • Lictor
              Lictor répond à PonG
              informaticien
              • Posté à 15h36 le 01/09/2011
              • Internaute 68450
                informaticien

              C’est un problème de positionnement et de qui fait les produits : est-ce que les produits sont conçus par les ingénieurs (et donc, inévitablement, pour des ingénieurs) ou par des designers ?

              La première approche, ça donne des produits très complets, mais qui ne correspondent pas forcément à un usage réel et qui ne sont pas pratiques. L’exemple typique, c’est le Freebox : ça fait tout (pour une box) mais avec une interface complètement baroque et parfois incompréhensible, même pour un ingénieur.
              La seconde approche donne des produits simples, parfois simplistes, mais qui font ce qu’ils ont à faire. C’est le cas de l’iPod Classic : il fait moins de chose que la concurrence, mais ce qu’il fait est limpide. C’est aussi le cas de Photoshop : il est complexe, mais il est exactement adapté à sa cible.

              Sachant qu’il peut y avoir des nuances : OSX est un OS de designer, mais avec un vrai moteur d’ingénieur.

              Le problème, c’est que Microsoft est avant tout une boite d’ingénieurs et de commerciaux. Les ingénieurs veulent tout faire et les commerciaux veulent aligner des features. Ce qui est très bien pour vendre à des ingénieurs, des geeks, des experts... Mais pas pour vendre au grand public !
              Microsoft sait très bien vendre des produits pro, bien mieux qu’Apple - parce que les outils d’ingénieurs plaisent aux pro. Mais l’entreprise a le plus grand mal à conquérir le grand public. Le fait que Windows se vende bien est plus dû au génie commercial de Microsoft qu’aux qualités grand public du produit.

              C’est comme quand j’achète un frigo : je m’en fout des features avancées et des gadgets, je veux juste un bidule qui garde mes aliments au froid et qui ne soit pas moche dans ma cuisine. Apple vend ses produits comme des frigos : des produits fonctionnels et jolis pour les gens qui veulent juste que ça marche - en gros, le grand public.

          • PonG
            PonG répond à Lictor
            rationaliste fondamentaliste à (...)
            • Posté à 10h02 le 01/09/2011
            • Internaute 14407
              rationaliste fondamentaliste à (...)

            >« Trouver des trucs dans un laboratoire, ça n’est pas innover, c’est faire de la recherche. “

            D’accord avec vous. En plus l’accusation est injuste, au moins pour MS. MS Research fournit depuis quelques années des contributions très importante en informatique théorique/appliquée, et son association avec l’INRIA n’y est pas pour rien.

          • PonG
            PonG répond à Lictor
            rationaliste fondamentaliste à (...)
            • Posté à 10h03 le 01/09/2011
            • Internaute 14407
              rationaliste fondamentaliste à (...)

            >« Trouver des trucs dans un laboratoire, ça n’est pas innover, c’est faire de la recherche. “

            D’accord avec vous. En plus l’accusation est injuste, au moins pour MS. MS Research fournit depuis quelques années des contributions très importantes en informatique théorique/appliquée, et son association avec l’INRIA n’y est pas pour rien.

            • Lictor
              Lictor répond à PonG
              informaticien
              • Posté à 15h38 le 01/09/2011
              • Internaute 68450
                informaticien

              De même que côté développement, Microsoft est capable de faire des choses très bien, surtout dans l’univers pro.
              Après, l’accusation est aussi que Microsoft fait souvent ses bons technologique par croissance externe. Ainsi, le design de qualité de NT est en partie dû au débauchage d’une partie de l’équipe VMS. Le bon qualitatif en passant à .NET est dû au débauchage du lead et d’une partie de l’équipe de Borland Delphi et C++Builder.

          • Nico118
            Nico118 répond à Lictor
            informaticien
            • Posté à 00h50 le 03/09/2011
            • Internaute 136496
              informaticien

            Donc pour vous innover c’est savoir faire des succès commerciaux. Nous n’avons pas la même définition de l’innovation.

            • Lictor
              Lictor répond à Nico118
              informaticien
              • Posté à 13h26 le 03/09/2011
              • Internaute 68450
                informaticien

              Pas nécessairement - par exemple, le NeXT reste une innovation majeure.
              Mais innover, c’est au moins prendre des choses qui sont de l’ordre de la recherche et les mettre sous une forme accessible par la masse. Donc, normalement, un succès commercial. Par exemple, le walkman de Sony était une vraie innovation : un concept simple (écouter sa musique en déplacement) associé à une forme et à une simplicité qui a assuré un succès public. Et ces critères on fait que l’objet a occasionné un changement de paradigme : écouter de la musique partout fait maintenant parti des caractéristiques de notre civilisation.
              C’est à ça qu’on reconnait une véritable innovation : la capacité à changer les comportements, les usages ou la façon de concevoir le monde ou le rapport à certains objets.

              • Nico118
                Nico118 répond à Lictor
                informaticien
                • Posté à 14h26 le 04/09/2011
                • Internaute 136496
                  informaticien

                alors NeXT n’est pas un bon exemple puisque la diffusion est resté confidentielle (prix exorbitant)

        9 autres commentaires
  • Néopascon
    Néopascon
    Messager
    • Posté à 13h51 le 31/08/2011
    • Internaute 168590
      Messager

    Il est clair que Cook aura fort à faire pour remplacer le leader mythique d’Apple...

  • Néopascon
    Néopascon
    Messager
    • Posté à 13h51 le 31/08/2011
    • Internaute 168590
      Messager

    Il est clair que Cook aura fort à faire pour remplacer le leader mythique d’Apple...

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 13h53 le 31/08/2011
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    Show-business, politique, industrie, finance, le star-system et les nouveaux titres de noblesse gagnent du terrain.

  • golgote
    golgote
    h4ck3r
    • Posté à 14h07 le 31/08/2011
    • Internaute 118999
      h4ck3r


    « Les succès d’Apple sont indéniablement liés à la présence de Jobs. »

    Les succès d’Apple sont liés à leur stratégie cohérente et leurs choix technologiques, logistiques, commerciaux, leur communication et leur service après vente. Jobs est bien sûr responsable de ces choix, mais cela n’a rien à voir avec sa notoriété.

    Quand Jobs montait sur la scène, c’était pour représenter Apple, pas pour faire le dindon comme Jean-Marie Messier sur un plateau de télé. A ma connaissance, il n’a jamais fait de l’auto-promotion, mais a toujours mouillé sa chemise et son jean’s pour son entreprise et ses clients. C’est un type animé par une mission, pas par son enrichissement personnel.

    Vous devriez essayer d’analyser un peu plus finement ce qui fait le succès d’Apple, quels furent les choix de l’entreprise qui ont fait que les développeurs ont adhéré, que les clients ont choisi ses produits plutôt que ceux des concurrents.

    • Omelette
      Omelette répond à golgote
      un type.
      • Posté à 14h14 le 31/08/2011
      • Internaute 157018
        un type.

      Oui, il n’y a qu’à écouter le discours qu’il a tenu il y a quelques années, un an après la guérison de son cancer, à une remise de diplômes. Où il expliquait un peu son parcours, sa façon de penser... c’était très intéressant. Et loin de l’image d’un type qui cultive le culte de sa personnalité. Bien loin...
      Mais l’auteur de cet article condescendant s’est-il seulement renseigné sur son sujet...

      • zompti
        zompti répond à Omelette
        futur « départ volontaire »
        • Posté à 20h45 le 31/08/2011
        • Internaute 71360
          futur « départ volontaire »

        Rue89 tappe systématiquement sur Apple dans chacun de leurs articles concernant cette marque, on aimerait comprendre pourquoi et surtout pourquoi les arguments sont à chaque autant aproximatifs ?

         
        • Omelette
          Omelette répond à zompti
          un type.
          • Posté à 21h40 le 31/08/2011
          • Internaute 157018
            un type.

          Pour lancer des débats, et par conséquent faire du clic, et vendre leurs espaces de pub plus cher !
          Et moi je me fais avoir, comme ça chaque fois... ^^

        1 autres commentaires
    • A déménagé le 05-02-2012
      A déménagé le 05-02-2012 répond à golgote
      non connue
      • Posté à 07h36 le 01/09/2011
      • Internaute 84960
        non connue

      Quand Jobs montait sur la scène, c’était pour représenter Apple, pas pour faire le dindon comme Jean-Marie Messier sur un plateau de télé. A ma connaissance, il n’a jamais fait de l’auto-promotion, mais a toujours mouillé sa che...................

      Amen.

  • Herostrate
    Herostrate
    mal barré...
    • Posté à 14h10 le 31/08/2011
    • Internaute 147050
      mal barré...

    La ou Jobs est tres fort, c’est qu’il a reussi a convaincre plein de gens de claquer un fric fou pour des trucs plus chers que la concurrence.
    Et il a meme parfois reussi a creer le besoin pour les trucs en question.
    Il est meme tres tres fort.

    D’un autre cote, je vois pas pourquoi vous devriez aduler un mec qui vous a vendu a prix d’or des merdes dont vous n’aviez pas besoin - mais ce n’est que mon opinion.

    • Omelette
      Omelette répond à Herostrate
      un type.
      • Posté à 14h20 le 31/08/2011
      • Internaute 157018
        un type.

      Les produits Apple ne s’adressent pas aux bidouilleurs, mais à la masse des gens, qui eux ne connaissent rien à l’informatique et veulent seulement des trucs qui fonctionnent, simples, intuitifs, jolis, qui ne plantent pas et qui n’ont pas besoin d’anti-virus.

      Ce qui est le cas des Mac, ne vous en déplaise. ;)

      J’ai bossé des années sur PC, passer sur Mac il y a dix ans a changé ma façon de travailler. Mon premier Mac a tenu 8 ans, et aujourd’hui il sert encore de serveur. Leurs produits sont fiables, ergonomiques, et solides.

      Pour l’iPad, par contre, je serai plus mitigé. Mon frère en a acheté un et n’en voit pas l’utilité quand on a un ordi (sauf pour les jeux, mais bon). L’iPad, OK, c’est un gros coup marketing.
      Mais les ordis et iPod sont de bons produits.

      • Herostrate
        Herostrate répond à Omelette
        mal barré...
        • Posté à 14h33 le 31/08/2011
        • Internaute 147050
          mal barré...

        « Les produits Apple ne s’adressent pas aux bidouilleurs »

        -> changer une barette de memoire vive (par exemple) c’est pas non plus bidouiller... Si vous ne savez aps le faire seul, un ami de passage s’en occupera en 3 minutes montre en main.

        « qui ne plantent pas et qui n’ont pas besoin d’anti-virus. »

        -> Un mac plante aussi de temps en temps, c’est a dire presque aussi souvent qu’un PC bien utilise et correctement configure. Et l’antivirus n’est pas vraiment utile dans le cadre d’une utilisation « normale », c’est a dire hors sites de piratage.

        Je comprend que des gens preferent mac, ou preferent les pc, chacun a ses avantages et inconvenients (notamment par rapport aux logiciels disponibles).
        Mais mac reste tout de meme bien plus cher pour un matos equivalent - et niveau fiabilite acheter son pc chez un monteur et pas en supermarche, vous avez quelques pieces garanties a vie...

        Apres pour les i-gadgets, voir mon premier post...

         
        • Lictor
          Lictor répond à Herostrate
          informaticien
          • Posté à 21h29 le 31/08/2011
          • Internaute 68450
            informaticien

          Vous pouvez aussi changer votre barrette de RAM sur un Mac. C’est d’ailleurs fortement conseillé, au prix où Apple facture l’extension. Le jour où j’ai acheté mon MacBook, il a eu l’opération standard : changement HDD et changement RAM.

          Si vous avez un Mac Pro, changer RAM, HDD, CPU ou carte vidéo est aussi facile que sur un PC (un PC avec un vrai boitier, type Antec - si vous avez un PC avec un boitier no-name ou un PC constructeur au rabais, c’est plus facile sur Mac).
          Si vous avez un iMac ou un MacBook, c’est une technologie portable ou semi-portable, il faut comparer ce qui est comparable. J’ai des amis qui ont un HP tout intégré (un gros écran tactile mais qui réagit dix fois moins bien qu’un iPad), je peux vous assurer que je n’irais pas leur changer quoi que ce soit dans ce foutoir...

          Et l’antivirus n’est pas vraiment utile dans le cadre d’une utilisation « normale », c’est a dire hors sites de piratage.

          Il y a des utilisateurs de Windows qui ne piratent pas ?
          Et une utilisation hors hors sites de piratages, hors conneries envoyées par email, hors gamins qui bidouillent sur la machine...
          Les seules machines Windows où je n’installerais pas d’antivirus, ce sont les machines type serveurs ou Media Center - parce qu’on y installe jamais rien.

          Après, au niveau fiabilité, un Mac plante autant qu’un PC quand ils sont bien entretenus, c’est à dire quasiment jamais. J’ai un uptime de plusieurs dizaines de jours sur mon Mac comme mon PC - en gros, je reboote pour les mises à jour de l’OS ou après avoir éteint la machine pour les vacances.
          Par contre, sur des machines laissées complètement à l’abandon, le Mac résiste tout de même nettement mieux. Par exemple, le Mac est une excellente machine de grands parents.

        • Omelette
          Omelette répond à Herostrate
          un type.
          • Posté à 21h38 le 31/08/2011
          • Internaute 157018
            un type.

          « changer une barette de memoire vive (par exemple) c’est pas non plus bidouiller... “

          Ben si... ^^
          Il faut ouvrir l’ordi, regarder comment ça marche, perso ça me gave, et je ne suis pas le seul.
          Ma grand-mère (73 ans) s’est mise au Mac récemment.
          Je ne l’imaginais pas changer une barrette de mémoire.
          C’est apparemment simple pour vous, mais ça n’intéresse pas la majorité des gens.

          ‘Un mac plante aussi de temps en temps, c’est a dire presque aussi souvent qu’un PC bien utilise et correctement configure.

          Deux choses.
          Quand le Mac plante, on redémarre et le problème est réglé (ça s’est toujours passé comme ça), contrairement au PC (encore une fois, j’en ai eu, et pas un mauvais)

          Et vous parlez d’un PC bien utilisé et correctement configuré. Déjà, ce n’est pas ultra méga simple à faire (contrairement au Mac où tout est déjà fait), ensuite, on ne parle pas du PC de merde à 400 euros, ce qui invalide l’argument du prix.

          Oui, il existe de bons PC, qui marchent bien. Je ne le nie pas.
          Mais ils sont au même prix que les Mac.
          Le truc d’Apple, c’est qu’ils n’ont pas de bas de gamme. Donc le prix le plus bas commence au-dessus des PC.

          Pour les logiciels dispos, au vu de mon activité et mes hobbies, ceux de Mac me conviennent plus, donc ça joue aussi, c’est sûr (par exemple, pour les films de famille, iMovie est quand même vachement bien conçu, et simple)

        2 autres commentaires
      • branchu
        branchu répond à Omelette
        etudiant veterinaire
        • Posté à 14h51 le 31/08/2011
        • Internaute 75270
          etudiant veterinaire

        Mon père a eu plus d’ennui avec deux macbooks successifs en 3ans qu’il n’en avait eu pendant 10 ans avec 3 pc différents.
        Et les problèmes sur mac sont bien souvent des casses têtes car le système étant peu modifiable on ne peut réparer tout seul.
        En plus les limites d’utilisation d’un mac explique en partie l’absence de bugs ou autres.
        Je pense que cela dépend surtout de l’expérience de chacun et des usages souhaités.
        L’effet marketing d’apple c’est qu’il n’a jamais cessé de sortir des choses qui existaient déjà chez des concurrents mais qui ne se vendaient pas.

         
        • zompti
          zompti répond à branchu
          futur « départ volontaire »
          • Posté à 21h01 le 31/08/2011
          • Internaute 71360
            futur « départ volontaire »

          OSX est peu modifiable ? c’est un Unix et il est modifiable comme tout unix, y compris à la ligne de commande si vous en avez envie.

          Ben moi c’est l’expérience inverse : au boulot avec un parc de mac et de PC qui tournaient 24h/24, les PC avaient un nombre de panne matérielles et bug OS nettement plus élévées. Comme quoi les vérités des uns et celles des autres…

          Concernant les limites d’utilisations d’OSX, expliquez-nous donc lesquelles puisque sur un mac on peut faire tourner en natif OSX, Windows et Linux sans même avoir besoin de rebooter pour passer de l’un à l’autre.

          Visiblement vous repétez des arguments à propos d’un OS que vous ne connaissez pas, qui est utilisé dans des calculateurs, dans la recherche scientifique, dans la presse (hein Rue 89 !), la musique et bien d’autres domaines, au même titre que Linux ou Windows.

          Vous ne répondez pas à votre question : pourquoi Apple arrive à vendre ce qui existe déjà ailleur et qui ne se vend pas ?

          Le marketing Aple ne suffit pas à l’expliquer, le marketing ne permet pas de vendre du vent sur la durée.

          Apple met sur le marché des solutions qui fonctionnent, à un moment où il y a la demande. Les tablettes existaient avant l’Ipad ? certes, mais avez-vous déjà essayé les tablettes existantes ils y a une dizaine d’année ? Si vous l’aviez fait, vous auriez compris que ces merdes étaient invendables, simplement par ce que le hardware ne suivait pas et les OS encore moins. Comme quoi les consommateurs même avec un bel habillage marketing sont bien moins cons qu’ils n’en n’ont l’air.

          Apple a une autre énorme qualité dont on ne parle jamais ? les personnes qui n’aiment pas Apple et le font savoir à longeur de forums ne sont pas obligées d’acheter des produits de la marque ! c’est dingue, non ?

          • Lictor
            Lictor répond à zompti
            informaticien
            • Posté à 21h37 le 31/08/2011
            • Internaute 68450
              informaticien

            OSX est peu modifiable ? c’est un Unix et il est modifiable comme tout unix, y compris à la ligne de commande si vous en avez envie.

            Je crois que c’est le problème : sous OSX, il *faut* passer en ligne de commande pour faire pas mal de choses, alors que sous Windows il y a pas mal de possibilités de personnalisations offertes de base.

            Ben moi c’est l’expérience inverse : au boulot avec un parc de mac et de PC qui tournaient 24h/24, les PC avaient un nombre de panne matérielles et bug OS nettement plus élévées. Comme quoi les vérités des uns et celles des autres…

            Il faut aussi se méfier. En entreprise, PC = Dell, et Dell, c’est quand même pas la qualité Apple...
            Est-ce que vous avez le même problème sur vos serveurs, qui sont généralement des machines mieux conçues, par exemple ?

            Il n’y a qu’à voir : mon PC à la maison pèse facilement le double de mon PC Dell au bureau. Rien que mon alimentation doit peser à elle toute seule la moitié du PC Dell, qui à l’air construit en balsa. Et PC léger = boitier pas solide, alimentation mal refroidie, radiateur CPU au rabais...
            Du coup, jamais eu de problème sur mon PC à la maison. Mais par contre, j’ai choisi spécifiquement des composants fiables : alimentation Seasonic haut de gamme, carte mère Asus orienté fiabilité, méga-radiateur qui dissipe très bien pour avoir du silence, chipset « pro » réputé stable, SSD Intel... Mais à l’arrivée, c’est pas le prix d’un Dell... En fait, c’est pas si loin du prix du Mac Pro le moins cher...

            certes, mais avez-vous déjà essayé les tablettes existantes ils y a une dizaine d’année ?

            Même celles d’aujourd’hui ! C’est parfois du gag. Par exemple, découvrir qu’il y a des tablettes qui bootent. Je veux dire, pas après une extinction complète, non, tout le temps : pas de mode veille.
            Et je ne parle pas du tactile qui est vraiment approximatif sur certains terminaux.
            Sans parler de l’écran - l’iPad a tout de même une dalle IPS et c’est ce qui se fait de mieux, et de loin, en terme de qualité d’image.

          • branchu
            branchu répond à zompti
            etudiant veterinaire
            • Posté à 23h00 le 31/08/2011
            • Internaute 75270
              etudiant veterinaire

            Sauf que quand quelqu’un qui maitrise pas l’informatique achète un mac parce que c’est plus simple et que par malchance il plante, il sait pas taper des lignes de commandes pour réparer le truc, pareil pour faire tourner en natif plusieurs OS et utiliser windows sur un mac ça veut bien dire qu’on a besoin de windows pour être moins limité niveau utilisation.
            Les macs sont surtout utilisés dans la recherche à grand coup d’offre d’achat moins cher pour les universités de la même manière que DELL.
            Et il est utilisé dans la musique de la même façon qu’il l’était dans le graphisme pour son design et son coté branché et le fait qu’il s’encombre plus difficilement qu’un pc.

            Apple arrive à vendre justement à cause de sa notoriété, de sa pub, et du fait que certains achètent n’importe quel produit apple parce que c’est apple. Le premier iphone sorti ne faisait pas 3g alors que les téléphones basiques le faisaient, ça ne l’a pas empêché de très bien se vendre.

            Et le problème avec Apple c’est que justement si on achète un produit et qu’on veut en profiter pleinement il faut acheter tout les autres produits apple.

            • Lictor
              Lictor répond à branchu
              informaticien
              • Posté à 17h05 le 01/09/2011
              • Internaute 68450
                informaticien

              Et le problème avec Apple c’est que justement si on achète un produit et qu’on veut en profiter pleinement il faut acheter tout les autres produits apple.

              Ah bon ? ? ?

              Pourtant, à la maison, j’ai :
              - un PC principal sous Windows, pour le jeu, la photographie (question de puissance), la vie courante et pour du dev
              - un Mac Book pour les déplacement, pour utiliser certains logiciels exclusifs Apple et pour du dev
              - un HTPC sous Windows et MediaPortal, qui est relié à la télé HD et à la chaîne 5.1
              - deux iPhone
              - d’autres périphériques spécialisés

              A votre avis, les iPhone sont synchronisés sur quelle machine ? Le Mac ? Ben non. Ils sont synchronisés sur le HTPC, parce que c’est là qu’est installé iTunes et toute ma musique... Et ça marche très bien, je n’ai jamais ressenti le besoin de synchroniser avec mon MacBook à la place.
              De même, le MacBook fonctionne très bien en environnement PC, avec une imprimante non Apple et tout...

        4 autres commentaires
      • Lictor
        Lictor répond à Omelette
        informaticien
        • Posté à 21h22 le 31/08/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Les produits Apple ne s’adressent pas aux bidouilleurs

        Euh, si. Par exemple, j’utilise beaucoup plus la ligne de commande sur mon Mac que sur mon PC. Et c’est aussi pour ça que pas mal de développeurs apprécient le Mac : c’est une base Unix, avec une compatibilité satisfaisante, un environnement de développement sympa (Xcode) et de toute façon la possibilité de faire la plupart des choses que l’on fait sur un PC (il y a Java, Eclipse, PHP...).
        Pour du développement, ce sont des machines très productives en fait. Par exemples, Spaces est très bien intégré à l’OS et quasiment indispensable quand on doit jongler entre une dizaine de fenêtres.
        De même, le Mac a un excellent écosystème d’applications très productives. Par exemple, je préfère infiniment Omnigraffle à Visio pour produire rapidement des choses agréables à regarder (ben oui, ça compte pour les clients). De même, des outils comme Omnifocus (gestion de TODO type GTD) n’ont pas d’équivalent sur PC.

         
        • Omelette
          Omelette répond à Lictor
          un type.
          • Posté à 21h41 le 31/08/2011
          • Internaute 157018
            un type.

          Ah, peut-être ! Je ne connais rien de tout ça.
          Merci pour votre commentaire. :)

        1 autres commentaires
    • jino83
      jino83 répond à Herostrate
      citoyen curieux
      • Posté à 14h56 le 31/08/2011
      • Internaute 159282
        citoyen curieux

      Je suis bien d’accord avec vous , la ou apple et jobs ont été fort c’est bien pour créer un besoin , la ou y en a pas forcément .

      Comme je me demande comment sur nos médias ont arrive a une marque Apple encensé de toute part , qui révolutionne le monde et la technologie ... Apple offre ses appareils aux journalistes pour qu’ils en fassent la pub ou bien ?
      surtout avec des trucs comme le iphone qui représente que 15-17% des smartphones ( les autres serais tous des cons ?) sans parler des Mac qui percent pas depuis 20ans ...

      La pomme n’as améliorer que l’accessibilité de certains produits pour les plus novices de l’informatique mais n’as pas inventer ou révolutionner grand chose .
      Le plus inquiétant c’est que ce type a pu diffuser son idée d’un monde connecter a Apple sans effrayer grand monde surtout coté média .

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3