Tribune 22/08/2011 à 18h24

Au secours ! Le Figaro Mag veut sauver les garçons

cyril barde | Elève ENS de Lyon


Des urinoirs (Ironchefbalara/Flickr/CC).

Dans son édition de ce week-end, Le Figaro Magazine proposait un dossier sur les différences entre garçons et filles. Cyril Barde, l’un de nos riverains qui a travaillé sur ces questions au cours de son master à l’Ecole normale supérieure de Lyon, a voulu réagir « à cet entretien qui réhabilite l’anatomie comme destin ».

Quand Le Figaro Magazine présente un dossier sur les questions de genre, ça fait plutôt mal. Le titre aurait dû me mettre la puce à l’oreille : « Garçons-filles : pourquoi sont-ils si différents ? ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que la question est déjà biaisée.

Le dossier comprend plusieurs articles, dont un entretien avec le pédopsychiatre Stéphane Clerget, intitulé « Il faut sauver les garçons ».

Sous couvert d’une volonté de rupture avec les stéréotypes de genre et d’un renouvellement de l’approche, l’entretien enchaîne avec désinvolture les clichés et les prises de position essentialistes, comme ce délectable : « On sait depuis le Moyen Age que le verbe est féminin et l’acte, masculin. »

Les filles dans l’introspection, les garçons dans la projection

Comment mieux reconduire les sempiternelles dichotomies (analysées par Bourdieu dans « La Domination masculine ») entre un féminin passif, intérieur, relégué dans l’espace privé, et un masculin actif, extérieur, destiné à occuper l’espace public.

Pis, M. Clerget réactive tout l’imaginaire patriarcal sous les oripeaux pseudo-modernes d’une analyse psycho-biologique qui laisse songeur tout lecteur ayant de près ou de loin approché les gender studies :

« Selon moi, l’enfant pense aussi en fonction de son corps et de sa génitalité. Les filles perçoivent très vite que leur génitalité est à l’intérieur d’elles, c’est-à-dire qu’elles auront plus tard un bébé dans le ventre. Cela ne favorise-t-il pas les activités introspectives, l’imaginaire ?

Les garçons, eux, réalisent que leur génitalité est extérieure. Ils sont plus dans la projection : ils lancent des projectiles, tirent au pistolet ; tandis que les filles, elles, tirent davantage pour ramener à elles : elles tirent les cheveux par exemple. »

La prépondérance du biologique

On n’est pas loin du fameux « Tota mulier in utero ». Même si quelques concessions sont faites aux facteurs culturels et sociaux qui expliquent la construction des différences de comportements des garçons et des filles, ceux-ci sont vite éludés pour insister sur le rôle du biologique, considéré par Stéphane Clerget comme premier et prépondérant.

En effet, « l’imprégnation hormonale » du fœtus est censée rendre compte des différences de niveau en maths ou en français observées entre garçons et filles : « Cette imprégnation hormonale favorise l’agressivité des garçons, ce qui encouragerait leur esprit cartésien. »

Les travaux de la neurobiologiste Catherine Vidal, bien plus sérieux, décortiquent au contraire tous les mécanismes culturels et sociaux qui fondent ces différences.

Le lecteur de l’entretien s’amuse en notant la coexistence d’éléments donnés comme gages de scientificité (rôle des hormones dans la formation du cerveau du fœtus) avec des développements tels que celui que nous venons de citer, ancrés dans une mythologie essentialiste qui s’appuie sur le discours métaphorique.

On se demande bien quel peut être le lien entre agressivité hormonale et esprit cartésien... Tout l’argumentaire déployé dans l’entretien tend donc à figer et à naturaliser des différences quasiment innées dans l’immuabilité du destin biologique.

L’échec scolaire ? La faute à un corps enseignant trop féminisé

Ainsi, les réponses que le pédopsychiatre tente d’apporter aux nouveaux enjeux de la construction de l’identité des jeunes enfants semblent pour le moins inadaptées. Allant jusqu’à évoquer la suppression de la mixité (« ce serait mieux que la situation actuelle »), M. Clerget compte résoudre le problème – bien réel – de l’échec scolaire masculin grandissant en masculinisant le corps enseignant au primaire et au collège, trop féminisé à son goût. Tout se joue selon lui dans la capacité d’identification de l’élève garçon au détenteur du savoir et de l’autorité.

La pensée essentialisante de M. Clerget semble concevoir le genre comme un système binaire à deux pôles complémentaires dont les référents, auxquels on peut s’identifier comme individu masculin ou féminin, doivent être en équilibre.

Jamais les causes sociopolitiques de la féminisation de l’enseignement des premier et second degrés ne sont examinées. Il est vrai que le pédopsychiatre pose à juste titre la question des difficultés spécifiques rencontrées par les garçons et les jeunes hommes au cours de leur formation. Les problématiques propres à la construction de la masculinité doivent être envisagées, et un certain nombre des solutions concernent évidemment l’école.

Mais en naturalisant la supposée agressivité hormonale des garçons, en enfermant ces derniers dans des stéréotypes de genre qu’il croit pourtant combattre (hyperactivité, violence à maîtriser, esprit cartésien...), Stéphane Clerget nuit à sa propre entreprise.

Le culte de la performance complètement occulté

On ne sauvera pas les garçons en leur tendant le miroir d’une identité masculine éternelle où virilité rime avec agressivité, puissance et domination. Oui, monsieur Clerget, il faut sauver les garçons... mais en les libérant d’abord des stéréotypes et des injonctions de plus en plus contradictoires qui pèsent sur la construction de leur masculinité (dureté vs sensibilité, force vs douceur...).

De même, il faut s’interroger sur les représentations sociales et culturelles qui poussent à déconnecter masculinité accomplie et réussite scolaire, sujet pourtant effleuré dans l’entretien :

« Au collège, il y a même des garçons qui jouent à être moins bons pour ne pas se faire traiter d’intello ou de fille. »

Jamais le rôle écrasant d’une société de la performance, qui s’exerce tout particulièrement sur les jeunes hommes, n’est abordé. C’est justement peut-être parce que la performance prônée par la société néolibérale est avant tout et par-dessus tout fondée sur le succès économique et financier que réussite scolaire et épanouissement intellectuel se dévalorisent en même temps qu’ils se féminisent (dans un mouvement circulaire bien connu)...

Sauver les garçons, oui ! Mais les sauver d’abord de conceptions essentialistes et naturalisées qui, pour parler comme Bourdieu, leur tendent autant de pièges qu’elles ne leur accordent de privilèges. Voilà une clé de l’émancipation des hommes et des femmes en ce début de XXIe siècle.

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  • guiliguili
    guiliguili
    loin
    • Posté à 18h30 le 22/08/2011
    • Internaute 166451
      loin

    Les recherches vont dans le sens d’une bien plus grande différence entre les sexes qu’on ne le pensait il y a quelques années. c’est un fait.

    • Camille
      Camille répond à guiliguili
      Mauvais genre
      • Posté à 18h35 le 22/08/2011
      • Internaute 48427
        Mauvais genre

      mmm, les recherches vont dans le sens sens d’une bien moindre différence entre les sexes qu’on ne le pensait il y a quelques années, c’est un fait.

      Sauf que je peux citer des sources...
      D’ailleurs sexuellement c’est très intéressant, une fois que vous avez compris que ce qui est, dans le foetus, le début des organes génitaux devient le gland chez l’homme/le clito et le capuchon chez les femmes ou les couilles chez l’homme/les lèvres chez la femme... vous comprenez pourquoi un clitoris peut être en érection, pourquoi les femmes ont du plaisir avec le clitoris, etc...

      • guiliguili
        guiliguili répond à Camille
        loin
        • Posté à 18h50 le 22/08/2011
        • Internaute 166451
          loin

        Comment expliquez vous que des garçons, élevé comme des petits garçons, en viennent à se faire retirer la verge et pousser les seins pour devenir des femmes ?

        Comment vous expliquez l’itinéraire d’Erika Schinegger. Élevée comme une fille ?

        Pourquoi y a t il plus de transsexuels homme-femme que de transsexuel femme-homme si le genre masculin est dominant socialement ?

         
        • Mordraal
          Mordraal répond à guiliguili
          Kein Mitleid Für Die Mehrheit
          • Posté à 18h55 le 22/08/2011
          • Internaute 167433
            Kein Mitleid Für Die Mehrheit

          Vous dîtes vrai, il n’y a qu’à voir toutes ces femmes au gouvernement et à la tête des entreprises, le salaire moyen des femmes, leur représentation dans la culture... Ça crève, les yeux, n’est-ce pas, nous vivons dans une société de dictature féminine.

          Surtout en France !

          • guiliguili
            guiliguili répond à Mordraal
            loin
            • Posté à 19h16 le 22/08/2011
            • Internaute 166451
              loin

            Donc pourquoi y a t il plus de transsexuels homme-femme que de transsexuels femme-homme ?

            Pourquoi un homme appartenant au genre dominant décide de changer de sexe ?
            Pourquoi se faire couper la pine et pousser les seins pour appartenir à un groupe opprimé, mal payé etc ?

            Parcequ’il a trop joué à la dinette ? parceque ses parents l’ont habillé en robe jusqu’à 16 ans ?

            • Mordraal
              Mordraal répond à guiliguili
              Kein Mitleid Für Die Mehrheit
              • Posté à 19h23 le 22/08/2011
              • Internaute 167433
                Kein Mitleid Für Die Mehrheit

              Parce que le transsexualisme n’est pas un choix, tout simplement !

              Ah, et tant qu’on y est, vous avez des études statistiques sur les proportions d’hommes et de femmes parmi les transsexuels ? Montrez-les nous.

              • guiliguili
                guiliguili répond à Mordraal
                loin
                • Posté à 19h42 le 22/08/2011
                • Internaute 166451
                  loin

                Parce que le transsexualisme n’est pas un choix, tout simplement !

                voilà colombo.

                Le ratio c’est 1,4 ( homme- femme) pour 1 femme-homme.

                • Mordraal
                  Mordraal répond à guiliguili
                  Kein Mitleid Für Die Mehrheit
                  • Posté à 19h51 le 22/08/2011
                  • Internaute 167433
                    Kein Mitleid Für Die Mehrheit

                  Non mais vous vous fichez de moi, là ? Ça correspond à la part des hommes par rapport aux femmes dans la population totale, tout ce que vous venez de démontrer, c’est qu’il y a plus d’hommes que de femmes, ce qui est un fait statistique...

                  • mewtow
                    mewtow répond à Mordraal
                    • Posté à 19h55 le 22/08/2011
                    • Internaute 138470

                    Vous êtes sur pour cette histoire de ratio homme/femme dans la population ?

                    • Mordraal
                      Mordraal répond à mewtow
                      Kein Mitleid Für Die Mehrheit
                      • Posté à 19h58 le 22/08/2011
                      • Internaute 167433
                        Kein Mitleid Für Die Mehrheit

                      Pas entièrement, il est vrai... Quelqu’un a une source OFFICIELLE ?

                      • Taladris
                        Taladris répond à Mordraal
                        Ancien observateur
                        • Posté à 20h45 le 22/08/2011
                        • Internaute 141499
                          Ancien observateur

                        Lien

                        Le ratio est de 1,02 d’après l’INED.

                      • Taladris
                        Taladris répond à Mordraal
                        Ancien observateur
                        • Posté à 20h47 le 22/08/2011
                        • Internaute 141499
                          Ancien observateur

                        Lien

                        Le ratio est de 1,02 d’après l’INED.

                        Edit : je n’avais pas vu la suite des commentaires. Post inutile donc.

                  • guiliguili
                    guiliguili répond à Mordraal
                    loin
                    • Posté à 20h17 le 22/08/2011
                    • Internaute 166451
                      loin

                    Que je sache les hommes ne sont pas 40% plus nombreux que les femmes.

                    • Mordraal
                      Mordraal répond à guiliguili
                      Kein Mitleid Für Die Mehrheit
                      • Posté à 20h30 le 22/08/2011
                      • Internaute 167433
                        Kein Mitleid Für Die Mehrheit

                      Ouep, en effet, c’est 1, 04, je me suis trompé d’un zéro (EPIC FAIL, j’avoue^^), donc autant pour moi. Mais ça ne prouve rien, surtout en l’absence de source officielle.

                  • SandrineLaBlonde
                    SandrineLaBlonde répond à Mordraal
                    Fluctuat Nec Mergitur
                    • Posté à 17h32 le 23/08/2011
                    • Internaute 167034
                      Fluctuat Nec Mergitur

                    Oups...

                • Radiotox
                  Radiotox répond à guiliguili
                  • Posté à 19h58 le 22/08/2011
                  • Internaute 151254

                  Donc pour être clair, pour vous, le fait qu’il y ait plus de transsexuels homme>femme que l’inverse est une preuve de la prédétermination biologique de l’orientation sexuelle et/ou de l’identité de genre ?

                  Alors comment expliquez-vous que certains jumeaux monozygotes puissent avoir une orientation sexuelle différente ?

                  • guiliguili
                    guiliguili répond à Radiotox
                    loin
                    • Posté à 20h08 le 22/08/2011
                    • Internaute 166451
                      loin

                    Donc pour être clair, pour vous, le fait qu’il y ait plus de transsexuels homme>femme que l’inverse est une preuve de la prédétermination biologique de l’orientation sexuelle et/ou de l’identité de genre ?

                    Le transsexualisme est en soi une preuve que l’éducation ne fait pas l’identité sexuelle.

                    Des jumeaux monozygote peuvent recevoir un niveau hormonal légèrement différent au cours du développement embryonnaire.

                    Une anomalie cérébrale peut survenir au cours du développement.

                    La biologie ne se réduit pas à la génétique.

                    • Radiotox
                      Radiotox répond à guiliguili
                      • Posté à 20h21 le 22/08/2011
                      • Internaute 151254

                      Le transsexualisme n’est une preuve de rien du tout.

                      « Education » ne signifie pas « formatage ». L’éducation comporte des biais, et j’espère ne rien vous apprendre en vous disant que la psychologie humaine est encore trop complexe pour être appréhendée complètement.

                      Des jumeaux monozygote peuvent recevoir un niveau hormonal légèrement différent au cours du développement embryonnaire.
                      Ah ouais, et vous tenez ça d’où ? Ca m’intéresse beaucoup.

                    • Sybylle
                      Sybylle répond à guiliguili
                      Autodidacte multilingue
                      • Posté à 21h33 le 22/08/2011
                      • Internaute 117442
                        Autodidacte multilingue

                      « Une anomalie cérébrale peut survenir au cours du développement. “

                      J’en vois une belle d’anomalie cérébrale moi, tiens !

                      • guiliguili
                        guiliguili répond à Sybylle
                        loin
                        • Posté à 21h42 le 22/08/2011
                        • Internaute 166451
                          loin

                        Parce qu’un homme qui veut se faire couper la pine, se faire pousser les seins et s’appeler Lucie, ça ne vous évoque pas une petite anomalie cérébrale ?

                        • Saheyus
                          Saheyus répond à guiliguili
                          Nightfall, quietly it crept and (...)
                          • Posté à 22h47 le 22/08/2011
                          • Internaute 28231
                            Nightfall, quietly it crept and (...)

                          « Couper la pine »... oui, naturellement...
                          Et votre angoisse de la castration, ce serait pas une petite anomalie cérébrale, par hasard ?

                          • guiliguili
                            guiliguili répond à Saheyus
                            loin
                            • Posté à 02h03 le 23/08/2011
                            • Internaute 166451
                              loin

                            Une femme qui paierait pour se faire exciser ou couper une main me semblerait souffrir d’une pitite anomalie cérébrale.

                            Choisir de se mutiler est quelque chose, au sens propre, d’anormal. Un phénomène anormal est le produit d’une anomalie.

                            Rien à voir avec vos théorie freudo-débile de peur de la castration.

                            • Saheyus
                              Saheyus répond à guiliguili
                              Nightfall, quietly it crept and (...)
                              • Posté à 02h43 le 23/08/2011
                              • Internaute 28231
                                Nightfall, quietly it crept and (...)

                              Ah, parce que le pénis c’est « quelque chose » mais le vagin (qui le remplace) c’est « rien » ?
                              Donc, logiquement, passer de femme à homme c’est « bien », et passer d’homme à femme c’est « mal » ?

                              Les femmes apprécieront.

                              Je ne suis pas freudien, bien au contraire, mais vous êtes quand même un beau cas.

                              • guiliguili
                                guiliguili répond à Saheyus
                                loin
                                • Posté à 03h37 le 23/08/2011
                                • Internaute 166451
                                  loin

                                normal/anormal ce n’est pas bien/mal.
                                Ais-je dit que je trouvais qu’une femme se faisant enlever les seins, coudre le vagin, poser un simili chibre était une démarche normale ?
                                Qui pense qu’il s’agit d’une démarche normale et non-mutilante ? Vous savez ce que signifie le mot « normal » ?

                                • soute
                                  soute répond à guiliguili
                                  autre
                                  • Posté à 10h27 le 23/08/2011
                                  • Internaute 167630
                                    autre

                                  Normal : « Conforme à la norme » (suivant la définition de ce dictionnaire en ligne. Lien)

                                  La norme, n’est-elle pas une notion liée au social selon vous ?
                                  Une norme peut évoluer dans le temps, c’est une conception culturelle et historique.
                                  La définition de normal ne sert pas votre propos. On est loin de l’essentialisme que vous essayez de faire passer.

                                • Saheyus
                                  Saheyus répond à guiliguili
                                  Nightfall, quietly it crept and (...)
                                  • Posté à 14h11 le 23/08/2011
                                  • Internaute 28231
                                    Nightfall, quietly it crept and (...)

                                  « normal/anormal ce n’est pas bien/mal. »

                                  Heureux de vous l’entendre dire ; à vous lire, c’était tout sauf évident.

                                  Vous avez parlé « d’anomalie cérébrale », et vous le faites de toute évidence, quoique vous en disiez, avec un a priori négatif (sans quoi vous n’auriez pas comparé à la mutilation et à l’excision). Jusqu’à preuve du contraire, personne ne sait ce que c’est qu’un « cerveau normal ». Votre expression dans un langage moins mielleux, se traduit généralement par « dégénérescence cérébrale ».

                                  En outre, si c’est anormal mais que ce n’est pas un problème, où voulez-vous en venir ? Votre but à l’origine c’était quoi déjà ?
                                  Prouvez que les deux sexes sont « plus différents qu’on ne le pensait » c’est ça ? Désolé, mais je ne vois pas le lien.

                                  Vous voulez dire que des gens avec un corps de garçon/fille auraient développé un « cerveau de l’autre genre » ? Imaginons que ce soit vrai, que la perception de notre genre vienne de là.
                                  En quoi cela prouve-t-il quelque autre différence que ce soit entre les hommes et les femmes ?

                                • a déménagé le 02 avril 2012
                                  • Posté à 10h43 le 24/08/2011
                                  • Internaute 129992
                                    Non connue

                                  Le terme « normal » est dangereux sur Rue89, haut lieu de l’égalitarisme libertaire.

                                  Bientôt ils soutiendront qu’un schizophrène sans médication est aussi « normal » que le citoyen lambda

                            • Fondriest
                              Fondriest répond à guiliguili
                              • Posté à 02h42 le 23/08/2011
                              • Internaute 49865

                              C’est le terme « anomalie » qui choque les vertueux riverains, des âmes pures affranchies de tout conditionnement biologique et social. D’ici deux messages, on vous suspectera de vouloir imposer le port du triangle rose aux homosexuels.

                              • guiliguili
                                guiliguili répond à Fondriest
                                loin
                                • Posté à 04h30 le 23/08/2011
                                • Internaute 166451
                                  loin

                                Et encore, je n’ose même pas leur dire que changer de sexe modifie la taille du cerveau...

                                Lien

                                • Fondriest
                                  Fondriest répond à guiliguili
                                  • Posté à 04h55 le 23/08/2011
                                  • Internaute 49865

                                  Oui, mais ce dont vous parlez concerne le commun des mortels. Nos remarquables riverains et leurs copains transexuels sont des êtres libres, des consciences pures et inaltérables fonctionnant sans le moindre support matériel.

                                • Syd59
                                  Syd59 répond à guiliguili
                                  Quidam
                                  • Posté à 11h37 le 23/08/2011
                                  • Internaute 167617
                                    Quidam

                                  Vous croyez qu’on pourrait leur demander de rechercher chez vous le RGS14 pour vous l’extraire ? Ceci modifierai t-il votre esprit critique ou bien est-il déjà trop tard pour le modifier si les dégâts sont trop conséquents ?

                                  Plus sérieusement.
                                  Si demain un problème médical devait vous obliger à vous faire amputer vos organes génitaux, vous croyez que le traitement hormonal substitutif que vous prendriez diminuerai la taille de votre cerveau ? Parce qu’il s’agit bien de ça, la prise d’un traitement hormonal substitutif, chez les personnes trans. Vous en pensez quoi ?

                                  • guiliguili
                                    guiliguili répond à Syd59
                                    loin
                                    • Posté à 11h45 le 23/08/2011
                                    • Internaute 166451
                                      loin

                                    Les traitements hormonaux augmentent la taille du cerveau chez les transsexuels femmes devenant hommes et la diminue chez les hommes devenant femmes.
                                    Etant un homme et souhaitant le rester, je suivrais un traitement à base de testostérone donc aucun changement.
                                    Allez éclatez vous à faire votre petite vanne sur la taille présumée minuscule de mon cerveau.

                                    • jarjinus
                                      jarjinus répond à guiliguili
                                      Chômeur
                                      • Posté à 12h54 le 23/08/2011
                                      • Internaute 110015
                                        Chômeur

                                      Et c’est la taille du cerveau qui fait tout... Le rat a un tout petit cerveau, mais il est moins con que la plupart des bestiaux en ayant un plus gros que lui. En tout cas, si t’essaye de démontrer par là que les hommes sont plus intelligents que les femmes, et bien je ne mange pas de ce pain là, et vais même considérer jusqu’au fait que malgré leur atrophie cérébrale relative, malgré leur infériorité physique (quand même, la taille, le poids, le tour de taille après 30 ans d’alcoolisme) on peut les laisser conduire, et même apprendre à lire.

                                    • Syd59
                                      Syd59 répond à guiliguili
                                      Quidam
                                      • Posté à 14h59 le 23/08/2011
                                      • Internaute 167617
                                        Quidam

                                      Dans l’article que vous avez cité, il est surtout question de structuration du cerveau, cette idée de taille est selon moi excessive. Le centre de la spatialisation chez l’homme est à ce qu’il parait (études a l’appui il me semble) plus développé, même si l’on ne peut pas appliquer ce principe à tous. Chez les femmes il y a aussi une histoire de connexions plus nombreuses qui leur permet d’être multi-tâches (encore une fois, il y a visiblement des études là dessus) mais comme pour l’exemple précédent ce principe n’est pas forcément applicable à toutes. Il ne s’agit que d’observation sur X personnes, qui ne peuvent être représentatives que dans une certaine mesure.

                                      Aussi, je conteste ce que vous dites dans la mesure ou vous avez l’air d’appliquer le même principe pour tous les cas de figure (cf le fait que vous vous attendez à une vanne sur la taille présumée de votre cerveau), oubliant que d’une part, personne n’a le même cerveau ni les mêmes aptitudes que son voisin, d’autre part que le cerveau est une machine très complexe et que parler de taille, c’est plutôt exaspérant, voir assez ridicule. Surtout quand on sait que peu importe la taille, nous n’utilisons pas tout notre cerveau. Donc, si vous voulez faire des polémiques débiles, effectivement, je peux vous envoyer des vannes débiles : elles sont faciles et ne me demandent pas d’aller puiser dans des ressources inexploitées de mon cerveau.

                                      Cordialement, bisous.

                                      • guiliguili
                                        guiliguili répond à Syd59
                                        loin
                                        • Posté à 22h32 le 23/08/2011
                                        • Internaute 166451
                                          loin

                                        1) Le volume cerébral est plus important chez l’homme avec plus de connexions neuronales.

                                        2) L’activité cérébrale est chez la femme plus distribuée, ce qui permet aux femmes de réaliser plus efficacement plusieurs tâche à la fois.

                                        3) Le QI moyen est très légèrement supérieur chez l’homme, avec surtout une distribution beaucoup plus large. Il y a, en proportion, plus de QI très élevés et très faibles, chez l’homme que chez la femme. Il y a 2 hommes pour une femme parmi les individus doués d’un QI supérieur à 130.

                                        4) Il y a une corrélation positive de 0.4 entre volume cérébral et QI.

                                        5) Dire qu’on n’utilise qu’une fraction du cerveau est un marronier assez ancien sans base biologique réelle.

                                        • Syd59
                                          Syd59 répond à guiliguili
                                          Quidam
                                          • Posté à 08h25 le 24/08/2011
                                          • Internaute 167617
                                            Quidam

                                          J’ai une envie irrépressible de rire à vous lire. je ris tellement que je ne sais même plus ou commencer pour vous expliquer qu’une donnée scientifique extraite de son contexte et sans corrélation avec la ou les raisons sociologiques qui ont amené à ces recherche ne veut plus dire grand chose (et accessoirement, dans ces cas là, on leur fait dire tout ce qu’on veut). Naturellement, les choses ne s’arrêtent pas là mais je préfère rire, pour le moment.

                                          Je vous fais un bisou, c’est juste pour vous remercier d’avoir mis un brin de bonne humeur au commencement de ma journée.

                                • Sabrinalafraise
                                  Sabrinalafraise répond à guiliguili
                                  sur mon canapé, pas loin du (...)
                                  • Posté à 23h55 le 24/08/2011
                                  • Internaute 167859
                                    sur mon canapé, pas loin du (...)

                                  Je voudrais juste dire au monsieur qui a très peur de devenir une femme et qui croit que le fait qu’il y aurait plus de transsexuels Homme >> femme a un lien direct avec le fait que ces dernières ne devraient plus se plaindre d’être payées 20% de moins en moyenne que leurs homologues masculins que la taille du cerveau n’a rien a voir avec l’intelligence. Albert Einstein ou encore Anatole France avaient des cerveau en moyenne moins lourds que la moyenne masculine (ça m’a toujours fasciné cette inquiétude).

                                  Le pire qu’il puisse arriver à un trans, ça n’est pas de voir son corps modifié mais de tomber face à qqun tel que vous

                                  • guiliguili
                                    guiliguili répond à Sabrinalafraise
                                    loin
                                    • Posté à 00h32 le 25/08/2011
                                    • Internaute 166451
                                      loin

                                    Albert Einstein ou encore Anatole France avaient des cerveau en moyenne moins lourds que la moyenne masculine

                                    Vous comprenez ce qu’est une corrélation de 0.4 ?

                                    • Sabrinalafraise
                                      Sabrinalafraise répond à guiliguili
                                      sur mon canapé, pas loin du (...)
                                      • Posté à 01h13 le 25/08/2011
                                      • Internaute 167859
                                        sur mon canapé, pas loin du (...)

                                      Oui mais je sais aussi que vous dites pas mal de conneries. Et pour qqun qui est prétendument dans la recherche il semble que vous ne soyez pas en capacité de discuter des points de vue.

                                      Les chiffres que vous présentez ont été maintes fois discutés. Pour exemple, quand vous parlez du « nombre de connexions » il y a pas mal d’études qui montrent que ça n’a pas de rapport direct avec le QI ou « l’intelligence’ d’une personne. Aujourd’hui on est plus sur la qualité des dites connexions. Par exemple le cerveau d’Albert Einstein connaissait une plus forte myélinisation que la moyenne. Les communications neuronales étaient donc plus rapides et les aires en relations étaient plus nombreuses et plus variées.

                                      De nombreuses études sur la plasticité cérébrale et les différences experts/novices dans des domaines très variés vont aussi dans ce sens. Contrairement à ce qu’on pourrait penser quand on est un con phallocrate arrogant, le nombre de neurones activés quand on est un expert est moins important que lorsqu’on est un novice. Cette spécification des activations est plus économique. Par conséquent le débat et les calculs de corrélation sur le poids et le nombre de neurone n’est qu’un faux débat. C’est la structure des réseaux neuronaux et leur facultés à se modifier et s’interconnecter qui vont permettre d’avoir de meilleures stratégies de raisonnement.

                                      On s’en fout que vous ayez beaucoup de neurones si c’est pour tourner en boucle autour d’une idée raciste et condescendante due au fait que vous avez manqué de calins durant votre enfance..

                                      Encore cette obsession du plus “gros” nombre.

                                      • guiliguili
                                        guiliguili répond à Sabrinalafraise
                                        loin
                                        • Posté à 01h30 le 25/08/2011
                                        • Internaute 166451
                                          loin

                                        Voilà c’est déjà plus intéressant comme message. Il y a d’autre facteurs à prendre en compte que le simple volume cérébral. Maintenant dire qu’il n’y a aucun lien entre taille du cerveau et intelligence est franchement cavalier. je doute que l’évolution nous aurait doté d’un organe qui consomme une quantité démesurée de sucre et d’oxygène si un cerveau de la taille d’une pomme pouvait suffire.
                                        Maintenant, il ne s’agit pas seulement, pour que votre thèse égalitaire soit valide, de trouver un facteur autre que le volume cérébral dans la formation des capacité cognitive ( que j’admet évidemment), mais de trouver un avantage qui compense l’écart de départ.

                                        • Sabrinalafraise
                                          Sabrinalafraise répond à guiliguili
                                          sur mon canapé, pas loin du (...)
                                          • Posté à 01h41 le 25/08/2011
                                          • Internaute 167859
                                            sur mon canapé, pas loin du (...)

                                          Mais dites moi vous êtes complètement con ? Ou vous n’avez juste plus d’arguments ?

                                          Je croyais que vous parliez de différences de QI.
                                          Peut-on mesurer le QI d’un cafard et celui d’un génie des maths tels que vous de la même façon ? Ah. Allez. Je ne vais pas me laisser aller à un humour facile.

                                          Cependant mon petit je vois que vous avez quelques troubles de la concentration. Il faut vraiment que je vous cite pour recadrer le débat ou vous pourrez vous relire vous même.

                                          Sinon encore une fois en ce qui concerne la taille (ça vous obsède vraiment !) vous vous débattez sur ce qui est en fait un faux débat.

                                          Il va falloir faire un peu mieux que quelques pirouettes de rhétorique pour démontrer que le fait que votre gros cerveau est plus efficace que celui d’un trans, alors que visiblement vous avez plus de mal à ouvrir votre réflexion.

                          • sainkho
                            sainkho répond à Saheyus
                            –-
                            • Posté à 10h26 le 26/08/2011
                            • Internaute 149671
                              –-

                            MDR ! ! ! très bon, je la retiens celle là ! ! ! : p

                        • La Voix de son Maître
                          La Voix de son Maître répond à guiliguili
                          Pas dans la cuisse de Jupiter.
                          • Posté à 10h45 le 23/08/2011
                          • Internaute 38992
                            Pas dans la cuisse de Jupiter.

                          Non.

                        • alangaja
                          alangaja répond à guiliguili
                          éthiopique
                          • Posté à 12h01 le 23/08/2011
                          • Internaute 93690
                            éthiopique

                          ben quoi, Marine Le Pen était un homme avant aussi, et maintenant vous la trouvez super, hein guili X2 ?

                    • La Voix de son Maître
                      La Voix de son Maître répond à guiliguili
                      Pas dans la cuisse de Jupiter.
                      • Posté à 11h01 le 23/08/2011
                      • Internaute 38992
                        Pas dans la cuisse de Jupiter.

                      Votre eugénisme est la preuve qu’un certain discours que l’on croyait largement oublié refait surface à l’heure actuelle. Sur les transsexuels, sur les homos (on devrait y arriver logiquement), mais aussi sur les « exaltés politiques » et autres « monomanes », « maniaques », « déments ».

                      Ce discours - prétendument scientifique - pondu au XIXe par des praticiens de salons bourgeois renvoyait exactement aux conclusions de l’auteur, mais aussi aux vôtres.

                      À l’auteur parce que ce discours décrit l’effondrement psychologique de la femme dès lors qu’elle se mêle de politique, et plus particulièrement lorsqu’elle est touchée par une littérature grise « socialiste » (et donc démentielle), et qu’elle en vient à abandonner sa place naturelle qui est celle du foyer (quelle dépravation !).

                      À vous parce que finalement, votre discours reprend les mêmes bases que celui précédemment cité. Il y a « une fragilité intrinsèque » qui est vectrice d’une « anomalie dans le développement » si cette fragilité est stimulée par un élément relevant du dément. Ou pas, dans ce cas il y a une fatalité directe que les coups de bâtons ne sauraient même pas empêcher.

                      L’animalisation de la révolte populaire actuelle est anecdotique à plus d’un titre, parce qu’elle côtoie aussi une description qui relève du psychiatrique.
                      On entend plus que jamais parler de « grogne » populaire (pour info, la grogne relève de l’ours, du goret et du sanglier... ça en dit long sur le crédit qu’on peut lui accorder) et aussi de « fièvre » de révolte etc...

                      Comme si se battre et se révolter contre ce que quelques-uns comme vous appelle « l’ordre naturel » (famille, capital, propriété privée) ne pouvait relever que de la bestialité, ou de la folie.

                      • guiliguili
                        • Posté à 11h39 le 23/08/2011
                        • Internaute 166451
                          loin

                        Vous savez ce qu’est l’eugénisme ?
                        Ais-je défendu une politique de stérilisation des transexuels ?
                        Je ne vois pas l’intérêt de votre message.

                      • Fondriest
                        • Posté à 13h47 le 23/08/2011
                        • Internaute 49865

                        Salmigondis masturbatoire, qui au moins le mérite de conforter mon intuition de cette nuit.

                • a déménagé le 28-04-2012
                  • Posté à 21h10 le 22/08/2011
                  • Internaute 151986

                  ben non la transidentité n’est jamais un choix, c’est quelque chose qui est là depuis la petite enfance : je connais de très nombreuses personnes trans et toutes disent la même chose... je vous invite à rencontrer des trans, opérées ou non, pour perfectionner vos connaissances sur le sujet ; -)

                  • guiliguili
                    • Posté à 21h14 le 22/08/2011
                    • Internaute 166451
                      loin

                    Je n’ai jamais dit que le transsexualisme était un choix. C’est plus probablement l’effet d’une anomalie du développement cérébral lors de la phase embryonnaire qu’un choix ou une conséquence de l’éducation.

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