Tribune 14/08/2011 à 09h39

Tunisie : de la révolution... à la démocratie !

Anas JABALLAH et El Yamine Soum | ingénieur et sociologue

Alors que le nombre de partis politiques continue de croître (déjà plus de 100 !) et avec lui celui des débats - tantôt cruciaux et productifs, tantôt purement politiciens et malheureusement stériles - de nombreux ministres et cadres du régime de Ben Ali sont toujours en poste dans le gouvernement provisoire.

Dernièrement, plusieurs anciens ministres impliqués de manière directe dans différentes affaires ont été acquittés et la permission a été accordée à certains symboles du régime déchu de quitter le sol tunisien. D’autres rumeurs s’ajoutent à ces faits et laissent craindre un retour en force du système corrompu que le peuple tunisien a vigoureusement rejeté au cours de la révolution qui, rappelons-le, a coûté la vie à plusieurs manifestants.

Dans ce contexte, il est impérieux que les partis politiques prétendant au pouvoir se penchent avec sérieux et application sur les grands défis qu’il faudra relever pour instaurer une démocratie durable en Tunisie.

Quelles que soient les formations politiques qui remporteront les scrutins à venir - ceux de l’Assemblée Constituante du 23 octobre puis ceux des élections qui suivront - les chantiers seront en effet identiques car la priorité pour la démocratie tunisienne balbutiante est de se construire un socle de stabilité reposant sur les quatre piliers suivants.

1

La lutte contre la corruption.

La corruption est un fléau qui entretient un lien viscéral avec la tyrannie. En 1549, Etienne de La Boétie, poète et écrivain humaniste français, s’interrogeait déjà sur les raisons qui expliquent que « tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent ».

Sa réflexion l’amène au constat que dans une tyrannie, il se trouve toujours une partie corrompue de la population qui trouve son intérêt dans le maintien du tyran :

« 5 ou 6 ont eu l’oreille du tyran [...]. Ces 6 ont 600 qui profitent sous eux, et qui font de leurs 600 ce que les 6 font au tyran [...] ces 600 en maintiennent sous eux 6000 ... ».

La corruption permet donc à la tyrannie de perdurer. Mais une fois le tyran déchu, tout n’est pas gagné car la corruption a ceci de terrible qu’elle gangrène durablement la société dans laquelle elle s’est propagée, au point d’entrer dans les mœurs. S’en défaire réclame non seulement de la justice un assainissement minutieux et déterminé des affaires passées, mais également une prise de conscience individuelle de chaque citoyen et la conception d’un cadre institutionnel particulièrement robuste.

2

La conception d’un cadre institutionnel robuste.

Le principe cardinal d’une Constitution est de garantir la souveraineté du peuple ainsi que la séparation effective et réelle des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Car comme l’énonce la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789,

« toute société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée et la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ».

En particulier, la Justice doit jouir, dans les textes et surtout dans les faits, d’une indépendance réelle, ce qui suppose notamment de lui accorder les moyens financiers de fonctionner convenablement.

Autre point essentiel, la Constitution doit impérativement prévoir des organes de contrôle crédibles et indépendants car comme l’affirmait Montesquieu, « il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».

Doivent en particulier être définis un Conseil Constitutionnel contrôlant la conformité des lois avec la Constitution, des organes de contrôle des finances publiques ainsi qu’un organe capable de délivrer des données économiques et statistiques fiables. Là encore, les discours ne suffisent pas et c’est dans les faits que l’indépendance et la crédibilité de ces différents organes seront évaluées.

L’importance de la Constitution dans la robustesse d’une démocratie émergente est véritablement capitale et doit inciter chaque Tunisien à aller voter le 23 octobre prochain afin que l’Assemblée Constituante dispose de la légitimité populaire la plus large possible.

3

La garantie de la sécurité sur l’ensemble du territoire.

La sécurité juridique étant assurée par le cadre constitutionnel que l’on vient d’évoquer, il convient également de garantir la sécurité physique des citoyens sur l’ensemble du territoire.

Cette mission régalienne est au cœur des missions de l’Etat qui doit pour cela disposer du monopole de la violence. Evidemment, cette violence doit se cantonner de manière très stricte au cadre que lui fixe la Loi et ne pas être utilisée à des fins idéologiques, partisanes ou privées comme cela a pu être le cas par le passé.

Dans ce domaine, un travail de longue haleine attend les forces de l’ordre pour éradiquer les différents trafics qui ont été entretenus et apprivoisés par l’ancien régime et certains cadres de l’administration publique. Ce travail devra s’accomplir avec détermination et dans le respect exemplaire de la Loi et des Institutions.

4

La relance de l’économie et la réduction des inégalités.

D’aucuns s’étonneront que la relance de l’économie soit ici reléguée en quatrième position. La raison est pourtant simple : une économie gangrénée par la corruption et où règne l’insécurité juridique comme physique n’a aucune chance d’attirer les investisseurs et de faire émerger des entrepreneurs.

Pour autant, ces priorités de court terme ne dispenseront pas le futur gouvernement de développer une stratégie à moyen et long terme pour offrir à l’économie tunisienne autosuffisance et durabilité. Dans cette optique, la Tunisie pourra s’appuyer sur ses atouts et notamment sur la qualité de son système éducatif et sur sa nombreuse diaspora, notamment en France, dont les compétences devront être exploitées.

Mais il faudra également préparer la montée en gamme de l’industrie pour offrir des débouchés adaptés aux nombreux diplômés au chômage et créer des conditions favorables pour moderniser l’agriculture dans le respect de l’environnement et de la qualité des produits.

Le soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat ainsi que le développement des exportations devront s’inscrire au cœur des préoccupations économiques afin de stimuler la croissance et limiter la dépendance vis-à-vis du tourisme et des industries à faible valeur ajoutée.

La lutte contre la corruption, la résorption du chômage et la croissance économique contribueront sans nul doute à réduire la pauvreté et les inégalités. Cependant, une attention particulière devra être accordée à la redistribution des richesses produites et notamment à la mise en place de garanties sociales permettant de répondre à une préoccupation majeure du peuple tunisien.

Enfin, un développement régional ambitieux doit permettre aux régions les plus en difficulté de retrouver de l’espoir dans l’avenir. Elles disposent pour cela de richesses naturelles (sous-sol) et de compétences humaines bien réelles.

Des quatre piliers précédents dépendra donc en grande partie la solidité du système démocratique auxquels les Tunisiens aspirent. Mais c’est avant tout par la vigilance de chacun et l’instauration progressive d’une culture démocratique qui fait encore défaut qu’aboutira la révolution. Primordiale pour les Tunisiens, la transition démocratique en Tunisie est également scrutée avec beaucoup d’attention dans l’ensemble des dictatures du monde arabe.

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  • daoud01
    daoud01
    ingénieur
    • Posté à 10h10 le 14/08/2011
    • Internaute 150428
      ingénieur

    Allez, je parie 100 dinars sur la victoire des barbus et l’instauration de Al-Jumhūriyyah al-Islāmiyyah :

    • Sakae Osugi
      Sakae Osugi répond à daoud01
      Squatt neun und hartzig
      • Posté à 14h43 le 14/08/2011
      • Internaute 101522
        Squatt neun und hartzig

      y a pas de pétrole en Tunisie...tu vas les sponsoriser avec les oranges du pays tes Tortues Ninja ? mort de rire...

    • Saheyus
      Saheyus répond à daoud01
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 14h54 le 14/08/2011
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Je tiens le pari.

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à daoud01
      In enculo cum vibro
      • Posté à 15h55 le 14/08/2011
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      100€, on vous aurait trouvé petit joueur.

      Mais 100 dinars, on voit bien que vous n’y croyez pas vous même...

  • Arthur-J
    Arthur-J
    Déserteur
    • Posté à 12h10 le 14/08/2011
    • Internaute 116150
      Déserteur

    Tout ça est sans doute préférable au système benaliste, mais ça augure plutôt d’une nouvelle oligarchie de partis auxquels se rallieront les pouvoirs économiques effectifs que d’une démocratie véritable qui suppose autonomie, participation et contrôle de la population.
    Lien
    A l’heure où émerge en Occident le désir d’inventer une démocratie réellement représentative émancipée de la dictature de l’économie dite de marché, vous voulez reservir aux tunisiens une vieille soupe qui ne fait plus saliver personne ici. Il n’est pas sûr qu’ils s’en satisfassent.

    • parle à mon Q
      parle à mon Q répond à Arthur-J
      ..ma tête est ailleurs.
      • Posté à 13h33 le 14/08/2011
      • Internaute 166721
        ..ma tête est ailleurs.

      Oui pour l’occident (il faudra encore un peu de temps, un p’tit peu, et ça bouge..), mais les Tunisiens pourront-ils lutter contre la vieille soupe ?

    • suez
      suez répond à Arthur-J
      archiviste
      • Posté à 13h43 le 14/08/2011
      • Internaute 142258
        archiviste

      Article très bien écrit. Cependant, j’ajouterais un cinquième pilier : l’organisation et la sauvegarde de trois secteurs : l’administration générale, la justice et l’information.

  • Sakae Osugi
    Sakae Osugi
    Squatt neun und hartzig
    • Posté à 14h49 le 14/08/2011
    • Internaute 101522
      Squatt neun und hartzig

    s’ils économisent une épuration comme en France après la collaboration,la bête immonde renaîtra toujours de ses cendres...

    • Saheyus
      Saheyus répond à Sakae Osugi
      Nightfall, quietly it crept and (...)
      • Posté à 15h34 le 14/08/2011
      • Internaute 28231
        Nightfall, quietly it crept and (...)

      Parce que la « bête immonde » a disparu en France, vous croyez ?
      Vous avez le sens de l’humour. Noir.

      • Sakae Osugi
        Sakae Osugi répond à Saheyus
        Squatt neun und hartzig
        • Posté à 11h02 le 15/08/2011
        • Internaute 101522
          Squatt neun und hartzig

        mon humour à la couleur de ma colère,la bête immonde n’a jamais été achevée parce que les gens qui en véhiculent ses idées n’ont pas été exclus du paysage politique comme ils auraient dû l’être...la prochaine fois on fera le job jusqu’au bout....

         
        • Saheyus
          Saheyus répond à Sakae Osugi
          Nightfall, quietly it crept and (...)
          • Posté à 19h31 le 15/08/2011
          • Internaute 28231
            Nightfall, quietly it crept and (...)

          Je trouve cependant le terme « épuration » extrêmement déplacé et impropre.

          Le problème est que si par « bête immonde » vous entendez juste racisme, autoritarisme, adepte de l’État policier, etcetc... virer le FN ne suffirait même pas. Il faudrait virer l’UMP avec.
          D’ailleurs, en fait de racisme, il aurait fallu virer De Gaulle qui s’y connaissait assez bien.

          M’est avis que le problème n’est pas de virer les ordures. Cela ne peut pas marcher, d’autres ordures prendront leur place, c’est inévitable. Qui donc pourrait vouloir « commander au destin des peuples » ? Sinon un individu égocentrique, imbu de lui-même ?
          Ce qu’il faut, c’est détruire les piédestaux. Ainsi vous serez certain qu’aucun salaud n’y prendra place.

        1 autres commentaires
  • Saheyus
    Saheyus
    Nightfall, quietly it crept and (...)
    • Posté à 15h37 le 14/08/2011
    • Internaute 28231
      Nightfall, quietly it crept and (...)

    Ah, notre merveilleux système occidental !

    Si vous avez réellement la naïveté de croire que l’on peut appeler cela une démocratie, si vous croyez vraiment que nous appliquons, dans nos verte contrée, le plus petit principe de Montesquieu, de la Boétie ou de la Déclaration des Droits de l’Homme, vous vous fourrez le doigt dans l’œil suffisamment profond pour vous gratter l’omoplate de l’intérieur.

    « 5 ou 6 ont eu l’oreille du tyran […]. Ces 6 ont 600 qui profitent sous eux, et qui font de leurs 600 ce que les 6 font au tyran […] ces 600 en maintiennent sous eux 6000 … »

    Remplacez tyran par président, et bienvenue au pays des Droits de l’Homme !

    Vous parlez vaguement d’indépendance de la justice, d’organes de contrôle, tout ça. Notre système en parle très bien, lui aussi.
    Sauf que, dans les faits, le conseil constitutionnels est constitué d’une bande de momies, à savoir les anciens présidents et présidents d’assemblée ; la justice n’a aucun contrôle de son budget et le parquet est directement sous le contrôle du ministère de la justice ; les partis sont aussi proches du peuple qu’un yacht de luxe ; la corruption se dissimule à peine, on fait des « cadeaux entre amis », sans aucun lien avec la politique, bien entendu.

    Bref, soyez CONCRET, soyez PRÉCIS, soyez VIRULENT.
    Il n’en faut pas moins.

    On pourrait par exemple demander à ce que la justice fixe elle-même son budget, que les avancements y soient limités ou entièrement liés à la durée de la carrière (pour éviter toute asservissement). Même chose pour la police fiscale, que les politiciens ont tout intérêt à garder sous contrôle.

    On pourrait demander à ce que tous les partis disposent du même budget pour les campagnes (en fonction du nombre de candidats, éventuellement), budget qui sera financé par un impôt très progressif. Une manière de faire contribuer les riches malgré eux, plutôt que de leur donner l’occasion de « faire des dons généreux » aux partis. Manière aussi d’assurer une certaine égalité entre ces partis.

    Dire « on va faire un conseil constitutionnel et on verra bien si ça marche » est grotesque. Il y a des moyens d’assurer son indépendance et son efficacité. Par exemple tirant au sort des professionnels de divers domaines (économiques, sociaux, judiciaires...). Il y aura peut-être le risque de tomber occasionnellement sur l’un ou l’autre incompétent, mais ce risque ne sera pas plus grand qu’en y plaçant des pontifes, dont la place est généralement plus assurée par les relations que par les compétences.

    Bon, ce sont quelques exemples que je juge, personnellement, d’une extrême modération.
    Si je m’écoutais, je demanderai plutôt l’abolition de l’État, du gouvernement, des assemblées, la constitution de larges conseils communaux sans aucune hiérarchie et ouverts à tous, la prise de décisions, sinon à l’unanimité, du moins à 70 ou 80%, l’abolition du patronat et la collectivisation des entreprises, la répartition des richesses avec, par exemple, un salaire universel et inconditionnel minimum, et un salaire maximum drastique, l’abolition de l’armée et la traque et la destruction de toutes les d’armes, la nationalisation de toutes les ressources naturelles, et j’en passe.

    Mais bon, je ne m’attends à ce que quelqu’un doté d’une vision aussi hiérarchique et centralisée que la vôtre puisse s’accorder avec ma vision des choses.
    D’où mes quelques propositions, plus haut, qui ne seraient à mes yeux qu’un « premier pas » vers un système meilleur, plus juste et plus démocratique, que ce qu’on a l’habitude de voir dans nos oligarchies occidentales.

    « Cette mission régalienne est au cœur des missions de l’Etat qui doit pour cela disposer du monopole de la violence. »

    Brr, y a des gens comme ça, ils me fichent les jetons...

  • M. de Wolmar
    M. de Wolmar
    explorateur
    • Posté à 15h38 le 14/08/2011
    • Internaute 59614
      explorateur

    >>Tunisie : de la révolution… à la démocratie !

    Yep, démocratie capitaliste...comme chez nous quoi.
    Bonne chance aux Tunisiens...

    >>D’aucuns s’étonneront que la relance de l’économie soit ici reléguée en quatrième position. La raison est pourtant simple : une économie gangrénée par la corruption et où règne l’insécurité juridique comme physique n’a aucune chance d’attirer les investisseurs et de faire émerger des entrepreneurs.

    C’est bien ce que j’ai dit, démocratie « capitaliste ».
    Voilà l’avenir pour tous les pays de la planète, voilà le paradis, la voie, la solution : « attirer les investisseurs et faire émerger des entrepreneurs » ! ! Sans déconner ? ! et ils les vendront dans quels pays, sur quels marchés, leur surproduction ?
    Attendez ils n’auront qu’à faire comme....les chinois ? Ah non, non, même les américains ne peuvent plus faire semblant d’acheter leurs produits...alors qui ? Les allemands ? Ah non là aussi, les pays d’Europe ne peuvent plus faire semblant d’acheter leurs produits.
    Démocratie bourgeoise, économie bourgeoise= crises bourgeoises (et nécessairement violentes sur le long terme).

    Les journaleux devraient avoir honte de propager de telles mensonges sur les supposées révolutions arabes et la pseudo solution démocratique (il faut dire aussi, à leur décharge, qu’ils ont été biberonnés au mythe de la « fin de l’histoire » et de la Pax America, et puis la démocratie capitaliste, n’est-ce pas le paradis sur terre ? En tout cas pour nos propriétaires de moyens de production et leurs média)

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 15h46 le 14/08/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    « une économie gangrénée par la corruption et où règne l’insécurité juridique comme physique n’a aucune chance d’attirer les investisseurs et de faire émerger des entrepreneurs. “

    Pourtant, les investisseurs investissent en priorité là où la corruption règne plutôt que la loi.
    Quitte à organiser la corruption dans des pays où elle n’existait pas...

    Vous voulez attirer les investisseurs ?

    Abolissez le code du travail, rétablissez l’esclavage.

    Vous aurez encore plusse d’investisseurs que la Chine...

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 15h53 le 14/08/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    El Yamine Soum est sociologue, coauteur avec Vincent Geisser de « Discriminer pour mieux régner, enquête sur la diversité dans les partis politiques français » (éd. de l’Atelier, 204 pages).

    Il devrait contacter le docteur De Fermieux.

    Pour la prochaine analyse, Geisser et De Fermieux...

  • Krishnamurti
    Krishnamurti
    Humain (1895 - 1986)
    • Posté à 19h07 le 14/08/2011
    • Internaute 53637
      Humain (1895 - 1986)

    Nous aussi on a eu ça il y a 222 ans.
    Svp, ne prenez pas l’occident comme modèle. Ce modèle est cassé, suite à un vice volontaire de fabrication.
    Ca ne doit pas être difficile de faire mieux, et c’est le bon moment pour vous, alors ne vous en privez pas !

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