Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, toujours assigné à résidence en Angleterre en attendant l’issue de sa procédure judiciaire sur la demande d’extradition suédoise, a pris la parole le 29 juillet lors du Festival « Splendour in the Grass “, en Australie, par un message enregistré, dans lequel il proclame :
‘Cette génération est en train de réduire en cendres les Médias de masse’. Nous réclamons nos droits devant l’histoire du monde. Nous déchirons et exposons les archives secrètes de Washington au Caire. Nous réclamons une place partagée pour chacun d’entre nous dans notre époque, d’être les auteurs et les acteurs de notre propre histoire.
Nous ne savons pas exactement où nous sommes, mais nous savons où nous allons. Les changements de perspective qui se sont produits l’année dernière sont la somme de ce que cette génération entreprend pour trouver son propre phare. Et lorsque nous arriverons en haut, nous allumerons le foutu projecteur.”
Un message en anglais, avec sous-titres français. Via @Lohiel









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v2=notes articles en moins...
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« Pour que cette libération devienne possible, il faut dévaloriser, refouler les satisfactions et les besoins hétéronomes qui conditionnent la vie de cette société.
(…)
Prenons un exemple (malheureusement fantastique) : si simplement il n’y avait plus subitement de publicité et d’endoctrinement dans l’information et dans les loisirs, l’individu serait plongé premièrement dans un vide traumatisant, puis il y trouverait la possibilité de se poser des questions et de penser, de se connaître lui-même (ou encore le négatif de lui-même) ainsi que sa société. Privé de ses faux-pères, ses dirigeants, ses faux amis, ses députés, il devrait apprendre à nouveau son B-A BA. Mais les mots et les phrases qu’il formerait alors pourraient surgir sous une forme tout à fait nouvelle et il en serait de même pour ses aspirations et ses angoisses.
Bien entendu, une telle situation serait insupportable et cauchemardesque. Si les gens peuvent supporter qu’on créé sans cesse des engins nucléaires, qu’il y ait des retombées radioactives, des matières nutritives contestables, ils ne peuvent pas supporter (précisément pour cette raison) d’être dépossédé du loisir et de l’éducation grâce auxquels ils sont conditionnés et qui les poussent à reproduire les armes de leur défense et/ou de leur destruction.
Si la télévision et les moyens de communications similaires cessaient de fonctionner, alors pourrait commencer à se réaliser ce que les contradictions inhérentes du capitalisme ne sont pas encore parvenues à accomplir – la désintégration du système. Créer des besoins qui coïncident avec la répression est depuis longtemps devenu un aspect du travail socialement nécessaire – nécessaire, au sens où, s’il n’existait pas, le mode de production établi ne pourrait pas se maintenir. Il ne s’agit pas de problèmes de psychologie ni de problèmes d’esthétiques, il s’agit de mettre en question le fondement matériel de la domination. »
- Herbert Marcuse, « L’homme unidimensionnel »




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