A la une 12/08/2011 à 11h57

Violences conjugales : derrière la justice, le rôle du médecin

Valentine Pasquesoone | Etudiante en journalisme


Capture du clip de campagne contre les violences conjugales (François et Félicie/ministère de la Justice).

Elles ne sont encore qu’une minorité, seulement 20%, à consulter un médecin après avoir subi des violences conjugales. Pourtant, le nombre de plaintes est en hausse. Exemple dans le Val-de-Marne, où elles ont augmenté d’un tiers cette année, par rapport au premier semestre 2010, soit environ 400 cas.

Responsable du service de consultation médico-judiciaire (SCMJ) du Centre hospitalier intercommunal de Créteil, Annie Soussy perçoit cette évolution comme « un changement dans les mentalités » des femmes victimes de violences conjugales.

Plus informées, « mieux accompagnées » par les médecins, elles oseraient « davantage porter plainte », affirme sa collègue, Isabelle Abitbol. « Mais il reste beaucoup à faire. C’est à nous d’amener l’information », poursuit Annie Soussy.

Des jours d’ITT pour les victimes de souffrance psychologique

Les SCMJ, et c’est bien là leur particularité, n’accueillent que des femmes ayant déjà engagé une procédure de plainte envers leurs conjoints. A l’unité médico-judiciaire de Créteil, le 29 juillet, la secrétaire d’Etat aux Solidarités et à la Cohésion sociale Marie-Anne Montchamp a lancé l’idée d’une nouvelle expérimentation : permettre aux médecins d’établir des incapacités temporaires de travail (ITT) – là où la justice est saisie – également sur les souffrances psychologiques de leurs patientes.

Des dommages que 52% des femmes victimes de violences jugent « plutôt importants, voire très importants », selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée fin juillet.

« Il s’agit d’un indicateur difficile à détecter, et la méthode reste encore à définir », explique la secrétaire d’Etat :

« Mais cette collaboration entre médecins et justice permet, dans le respect des tâches de chacun, une vraie mise en protection des victimes. »

Problème : ces unités de consultations médico-judiciaires interviennent auprès d’une part encore minime des victimes de violences domestiques.

Un médecin : « On n’enclenche pas forcément des démarches »

Selon l’étude de l’ONDRP, « seule une moitié des personnes choisissant d’alerter les forces de l’ordre finissent par déposer une plainte », et ainsi avoir recours aux consultations médico-judiciaires. Soit moins de 10% du million de femmes victimes de violences conjugales en France, en deux ans.

Marie-Anne Montchamp reconnaît :

« Le nombre de femmes qui décide de ne pas porter plainte reste encore très élevé.

Mais la priorité est d’abord d’inciter les femmes à se protéger. Tant qu’elles ne sont pas mises en protection, elles se trouvent dans une situation de vulnérabilité. »

Médecin et enseignant à l’université Paris-Descartes, Grégoire Moutel rappelle l’importance du docteur dans l’accompagnement des victimes : ils sont aussi là, dit-il, pour proposer aux femmes des structures-relais. Mais sur ce point, les moyens manquent pour les médecins :

« Quand l’on repère des violences, on n’enclenche pas forcément des démarches, tout simplement car on se sent orphelin de solutions. »

« Si elles ne sont pas prêtes, ça ne sert à rien de les pousser »

Derrière l’insuffisance des moyens se pose aussi la question du secret médical. Laure Van Wassenhove, médecin généraliste en Loire-Atlantique :

« Notre premier rôle est avant tout de les aider à parler, de les écouter dans tout ce qu’elles ont à dire. C’est un accompagnement qui prend parfois des années.

J’essaie de voir où elles en sont, les informe. Mais je ne les force dans aucune direction. Si elles ne sont
pas prêtes, ça ne sert à rien de les pousser. Il faut accepter que leur chemin soit celui-là et pas celui qu’on souhaiterait pour elle. »

Quand les violences sont constatées, le médecin doit d’abord rédiger un certificat médical, jamais divulgué sans l’accord de la victime. Il n’engage une procédure de signalement auprès du procureur qu’en cas de « danger grave et immédiat ».

Briser le secret médical est encore plus rare : dans le cadre de violences conjugales, il n’est possible que si les enfants de la victime sont en danger, ou si la situation de vulnérabilité de la patiente est avérée.

« Désintérêt » et manque de formation du milieu médical

Mais ce que Laure Van Wassenhove dénonce avant tout, c’est bien un « désintérêt » de la profession pour les violences conjugales. Elle est elle-même formatrice auprès d’étudiants de médecine à ce sujet, via l’association MG-Form.

« Il y a énormément de vœux pieux, de déclarations d’intention mais globalement, ça n’intéresse à peu près personne dans le milieu médical. Quand on commence le séminaire, les médecins nous disent qu’ils ont très peu de cas, simplement parce qu’ils ne repèrent que les femmes qui viennent en situation d’urgence. »

Non-obligatoire dans la profession, la formation aux violences conjugales manque aussi dans le cursus universitaire. « Médecine légale, droits des patients et protection de l’individu sont encore les parents pauvres des facultés de médecine », regrette Grégoire Mourtel.

« Sur six ans d’étude, cela représente seulement vingt heures d’enseignement. »

« Ce n’est pas du tout généralisé dans les formations en médecine », poursuit Laure Van Wassenhove.

Aucune aide de l’Etat pour former les professionnels

En 2007, cinq médecins, dont elle-même, avaient d’ailleurs lancé un manifeste contre ce manque de formation chez les médecins. Le second plan gouvernemental de lutte contre les violences faites aux femmes (2008-2010) proposait à ce sujet « l’intégration de la problématique des violences conjugales dans une partie du programme national des étudiants en médecine », et « plus de coordination entre les services de santé ».

Mais alors que le troisième plan a été lancé en avril, rappelant la nécessité de « relancer des actions de sensibilisation des professionnels de santé », Laure Van Wassenhove affirme « ne pas avoir l’impression que l’Etat intervienne ».

Chargée, entre autres, de cette formation des professionnels aux violences conjugales, la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF) affirme quant à elle ne recevoir aucune aide de l’Etat.

« On affiche, on sensibilise, mais on ne crée rien de supplémentaire », déplore Grégoire Moutel, au sujet de la réforme de la médecine légale (janvier 2011). A l’échelle de l’unité médico-judiciaire de Créteil, ce plan a permis le recrutement d’un psychiatre et d’un psychologue supplémentaires pour accompagner les victimes. Mais pour le médecin, il s’agit d’une enveloppe budgétaire « qui paie l’existant, et ne permet pas plus ».

De son côté, la secrétaire d’Etat Marie-Anne Montchamp affirme pourtant que « les moyens alloués à la cause de la lutte contre les violences faites aux femmes ne seront jamais remis en cause ».

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  • héliotrope
    héliotrope
    Ecocitoyen débutant, chercheur (...)
    • Posté à 12h05 le 12/08/2011
    • Expert 2978
      Ecocitoyen débutant, chercheur (...)

    Quand on arrêtera de mettre une petite tape sur la joue des conjoints violents dans les tribunaux en leur disant d’un ton désuet : « Vilain garçon ! Tu sais que ce n’est pas bien de faire ça, hein ? Allez vite la rejoindre. Elle t’attend. Ça ce voit qu’elle t’aime ! Bon ! Et qu’on ne vous y reprenne pas (avec une voix fluette !) vilain garnement ! ».
    Et le lendemain, à la « Une » du quotidien local : « Tuée par son compagnon à coups de batte de baseb......... ».

    • guiliguili
      guiliguili répond à héliotrope
      loin
      • Posté à 14h24 le 12/08/2011
      • Internaute 166451
        loin

      « Vilain garçon ! Tu sais que ce n’est pas bien de faire ça, hein ? Allez vite la rejoindre. Elle t’attend. Ça ce voit qu’elle t’aime ! Bon ! Et qu’on ne vous y reprenne pas (avec une voix fluette !) vilain garnement ! »

      Mouais, enfin force est de constater que s’il y a beaucoup de femme battues, c’est qu’il y a peu d’hommes violents célibataires.

      Ça m’a toujours amusé de voir l’ambiguïté féminine vis à vis de la violence.

      Le neuneu dominateur sanguin et violent qui tabasse pour un regard de travers chope statistiquement 16 fois plus que le timide touyenti qui arrive avec des bégonias et un poème.

      Que celui qui n’a jamais entendu une femme dire « nan je ne me vois pas avec lui, il est trop gentil » me jette la première boule grise...

      • lambertine
        lambertine répond à guiliguili
        Nulle part... ou ailleurs
        • Posté à 15h09 le 12/08/2011
        • Internaute 91509
          Nulle part... ou ailleurs

        Aucune boule grise.

        Je discutais avant-hier avec un « petit voyou » qui me disait (et je le crois ) qu’il s’est fait larguer plusieurs fois parce qu’il ne cognait pas, et qu’un homme, un vrai, ça cogne.
        Et qu’un bon nombre de ses copains avaient commencé à cogner pour ça.

         
        • Avocat du diable
          Avocat du diable répond à lambertine
          Il en faut bien un
          • Posté à 15h15 le 12/08/2011
          • Internaute 165235
            Il en faut bien un

          Piste intéressante pour rompre avec mon célibat, ça.

          C’est pas de gaieté de cœur, mais bon, s’il faut en passer par là..

          Qui veut que je lui tape dessus, s’il vous plaît ?

          • lambertine
            lambertine répond à Avocat du diable
            Nulle part... ou ailleurs
            • Posté à 15h45 le 12/08/2011
            • Internaute 91509
              Nulle part... ou ailleurs

            Vous aimez tellement ça, cogner ?

        • guiliguili
          guiliguili répond à lambertine
          loin
          • Posté à 15h33 le 12/08/2011
          • Internaute 166451
            loin

          Je n’aurais pas pensé à ce point mais ça ne m’étonne pas autant que ça.

          Il doit bien y avoir un truc évolutionniste là dessous : un type plus violent me tabasse mais aura plus de chance de me protéger en cas de danger extérieur que l’artiste sensible et maigrelet.

          Bien triste...

          • Avocat du diable
            Avocat du diable répond à guiliguili
            Il en faut bien un
            • Posté à 15h57 le 12/08/2011
            • Internaute 165235
              Il en faut bien un

            Mouais enfin bon. Les excuses évolutionnistes, ça va 5 minutes.

            Je veux dire, on est censés être doués de conscience et de raison, pas juste suivre bêtement notre instinct.

            Sinon, inutile de porter plainte contre les mecs violents : ils font ça par instinct : ]

            • guiliguili
              guiliguili répond à Avocat du diable
              loin
              • Posté à 16h06 le 12/08/2011
              • Internaute 166451
                loin

              Une explication n’est pas une excuse.

              • Avocat du diable
                Avocat du diable répond à guiliguili
                Il en faut bien un
                • Posté à 16h18 le 12/08/2011
                • Internaute 165235
                  Il en faut bien un

                Tout à fait.

                Mais dans une situation où une femme reste avec un type violent, alors qu’elle a la possibilité de le quitter (réelle possibilité, je veux dire, sans perte de revenu, d’emploi, de logement, d’effets personnels..), pourquoi tenir le type responsable de cette situation, si les deux agissent bêtement par instinct ?

                • Fondriest
                  Fondriest répond à Avocat du diable
                  http://spermufle.wifeo.com/
                  • Posté à 16h35 le 12/08/2011
                  • Internaute 49865
                    http://spermufle.wifeo.com/

                  Effectivement, les femmes sont ainsi déresponsabilisées. Les types violents sont soit des hommes charmants qui se transforment peu à peu en dragons domestiques, auquel cas leur conjointe est responsable dans la mesure où elle ne se barre pas dès les premiers indices de violence ; soit ce sont les types que M. Guy Liguili décrit, des êtres constamment brutaux, dont les compagnes sont des abruties et/ou des déséquilibrées, puisqu’elles font preuve d’une complaisance, voire d’une fascination, à l’endroit des comportements anti-sociaux. Le lion féroce et protecteur du foyer, qui défend ses opinions avec vigueur, mais qui se transforme en tendre compagnon dans l’intimité, ça n’existe pas, c’est une chimère. Un macho dominant qui impose à son prochain un rapport de conflit établira le même cadre avec sa femme.

                  Il y a une responsabilité pénale du conjoint tabasseur, mais il y a également une responsabilité circonstancielle de sa compagne qui est aussi la victime de son mauvais choix conjugal.

                  • stamino
                    stamino répond à Fondriest
                    • Posté à 17h52 le 12/08/2011
                    • Internaute 81071

                    Vos propos sont scandaleux

                    • Fondriest
                      Fondriest répond à stamino
                      http://spermufle.wifeo.com/
                      • Posté à 18h05 le 12/08/2011
                      • Internaute 49865
                        http://spermufle.wifeo.com/

                      Effectivement, il paraît que je suis un misogyne... C’est ce que me disait mon ex-compagne qui détestait que je lise le blog d’un gars aux opinions similaires aux miennes.

                      • Avocat du diable
                        Avocat du diable répond à Fondriest
                        Il en faut bien un
                        • Posté à 19h55 le 12/08/2011
                        • Internaute 165235
                          Il en faut bien un

                        T’avais qu’à taper dessus, elle ne t’aurait pas quitté. Bien fait.

                        • Fondriest
                          Fondriest répond à Avocat du diable
                          http://spermufle.wifeo.com/
                          • Posté à 20h02 le 12/08/2011
                          • Internaute 49865
                            http://spermufle.wifeo.com/

                          Figurez-vous qu’effectivement j’ai été largué parce que je n’étais plus assez « dominant », pas au sens physique du terme (je ne lui cognais pas dessus), plutôt dans le sens où différentes péripéties ne lui ont plus permis de me caractériser comme un individu « supérieur », dont le contact est narcissisant pour celle qu’il choisit.

                    • adrak
                      adrak répond à stamino
                      • Posté à 21h12 le 13/08/2011
                      • Internaute 31361

                      Non seulement les commentaires ci-dessus sont scandaleux mais en plus ils dénotent une totale ignorance des problématiques de violence conjugale. Pour ces deux raisons il est urgent de continuer à sensibiliser le grand public et à informer.

                      La violence conjugale, ce n’est pas simplement cogner mais aussi tout un engrenage de chantage affectif, de stress et d’isolation sociale. Les hommes qui frappent leurs femmes ont les mêmes commentaires méprisants et dévalorisants que ceux que je viens de lire ci-dessus.

                      Cette dévalorisation de la femme cache souvent chez l’homme méprisant son propre manque de confiance en soi (et bien-sûr la peur d’être quitté, flagrante dans ces commentaires aussi...)

                      Sur ce, allez-y, méprisez-moi.

                      • stamino
                        stamino répond à adrak
                        • Posté à 21h24 le 13/08/2011
                        • Internaute 81071

                        « Sur ce, allez-y, méprisez-moi. »

                        Pauvre petite victime...

                      • arg
                        arg répond à adrak
                        • Posté à 12h39 le 14/08/2011
                        • Internaute 25486

                        d’autant plus que vous avez tout faux en fonçant tête baissée dans le panurgisme ambiant : la violence feminine envers les hommes est malheureusement au même niveau que celle des hommes donc votre discours sexiste et sexué devrait être corrigé et parler de violences conjugales.......

                  • debatbla
                    debatbla répond à Fondriest
                    grave mais pas désespérée
                    • Posté à 12h57 le 14/08/2011
                    • Internaute 49043
                      grave mais pas désespérée

                    Rien à redire...
                    On pourrait juste ajouter :
                    Mais que voulez vous, je l’aimeuh, je ne veux pas le perdre. Il me l’a juré il va changer, grâce à moi ! ...Car au fond il n’est pas méchant, c’est juste qu’il est, au choix : (super amoureux-jaloux, qu’il a perdu son job, qu’il a peur que je le trompe avec tous ses copains, qu’il ne connait pas sa force, que petit son père le battait, etc...)

                    Ce matin il était si tendre, il m’ a apporté le café au lit en me faisant de gentils bisous sur mon oeil au beurre noir, avant que je lui fasse sa petite gâterie matinale...

                    • Fondriest
                      Fondriest répond à debatbla
                      http://spermufle.wifeo.com/
                      • Posté à 14h49 le 14/08/2011
                      • Internaute 49865
                        http://spermufle.wifeo.com/

                      L’autre aspect problématique, en tous cas dans le premier cas de figure que je décris (le choupinou qui se métamorphose en dragon domestique), réside dans le côté « apothicaire du sentiment » lorsqu’on mène une relation de couple. On investit (de l’amour, du sexe, ou les deux), et on espère obtenir à terme une contrepartie (réciprocité du sentiment amoureux, sexe, engagement paternel, etc).

                      Je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles les femmes violentées, et d’une manière générale les insatisfaits du couple, rechignent à briser une relation nocive : à la manière d’un joueur de casino qui refuse de quitter la table tant qu’il ne s’est pas renfloué (quitte à se ruiner), beaucoup ne peuvent admettre qu’ils ont « investi » en vain leur partenaire.

                • FabiendeMénilmontant
                  FabiendeMénilmontant répond à Avocat du diable
                  journaleux - blogueur
                  • Posté à 19h17 le 14/08/2011
                  • Internaute 14145
                    journaleux - blogueur

                  Dans mon cas, d’un homme battu par une femme, assez rare dans les années quatre-vingt, mais qui se développe de nos jours pour atteindre la proportion de 1/6e sur Paris et petite couronne :
                  Lien

                  je n’avais pas eu besoin d’attendre que MAMontchamp décide de « permettre aux médecins d’établir des incapacités temporaires de travail (ITT) », comme l’écrit Rue89. Je filais chez le toubib, qui me délivrait un certificat médical avec ITT, ce qui ne m’empêchait du reste nullement de travailler du moment que je n’avais pas d’arrêt de travail au sens CPAM du terme, éπcétou.
                  Et si je restais « en couple », si l’on peut dire, car ce n’était que façade, c’était uniquement parce que j’y voyait le bien de ma fille. Rien de plus, dans la mesure où sa mère ne pouvait seule en assumer financièrement et matériellement la charge.

                  Il ne s’agissait point de ma part d’un agissement « par instinct », mais réfléchi. Trop, peut-être.

        17 autres commentaires
      • Lexaar
        Lexaar répond à guiliguili
        • Posté à 15h19 le 12/08/2011
        • Internaute 40623

        Je suis absolument d’accord avec vous ! ça m’a aussi toujours étonné d’entendre des femmes battues vivre l’enfer et dire « je peux pas le quitter, je l’aime trop »

        Cela dit, on peut aussi voir que la plupart des mecs ne se mettent pas ou ne restent pas avec des filles sympa et qui s’accrochent a celles qui jouent avec eux... [si certain(e)s veulent savoir : je suis un mec aussi, mais en général je préfère rompre que m’obstiner]
        On peut souvent entendre des variantes de la phrase « nan je ne me vois pas avec lui, il est trop gentil “ mise au féminin et dite par un mec.

        L’amour est maso parfois, on rencontre ici un problème certes préoccupant mais auquel on ne peut pas faire face avec des lois. La sensibilisation et le débat restent un moyen de lutter contre cela et de faire changer les mentalités des deux sexes, même si il manque sûrement une réelle volonté gouvernementale de s’attaquer au problème.

        EDIT : @ lambertine, a ce point-la c’est hallucinant ! mais je te crois ; cela dit leur comportement n’est pas excusable pour autant (je sais que ce n’est pas ce que tu as voulu dire)

         
        • lambertine
          lambertine répond à Lexaar
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 16h09 le 12/08/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          A ce point là, c’est hallucinant, oui, et pourtant, c’est vrai. Et triste.

        • lambertine
          lambertine répond à Lexaar
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 02h39 le 13/08/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          PS : je n’ai pas dit, ni le jeune homme qui m’en a parlé (et qui malgré son passé de délinquant toxicomane n’arrivait pas à comprendre ces actes et ces attitudes) que les comportements de ces garçons étaient excusables. Peut-être juste « explicables ».

          Ce que j’essaie de dire aussi, c’est qu’une partie de la violence conjugale ne correspond pas du tout au schéma que l’on nous sort habituellement sur le sujet (le gentil fiancé qui devient petit à petit un méchant mari qui tape près avoir démoli psychologiquement sa malheureuse épouse).

        2 autres commentaires
  • curiosités
    curiosités
    curieux
    • Posté à 12h15 le 12/08/2011
    • Internaute 119018
      curieux

    Les violences faites aux femmes, la maltraitance (souvent quotidienne : les coups, mais aussi les mots), le gouvernement, et plus généralement les politiques, n’en ont rien à faire.

    Xénophobie, racisme, antisémitisme, haine, suprématie, communautarisme et autres plaies de ce monde disparaîtront le jour où les femmes seront reconnues et respectées à l’égal des hommes. La clef est là.

    • Frangipanier
      Frangipanier répond à curiosités
      Plante verte, rouge et noire.
      • Posté à 12h41 le 12/08/2011
      • Internaute 106626
        Plante verte, rouge et noire.

      Ah que coucou,

      Y’a pas comme un léger amalgame, là ? C’est un voeu pieux que vous faites, mais...

      L’antisémitisme se nourrit de haines bien différentes que les différentes raisons (condamnables, bien entendu) qui poussent un conjoint à frapper l’autre (notez que ça marche dans les deux sens : les hommes battus existent aussi...Mais je ne vous apprend rien)...

      Je pense sincèrement qu’on aurait tort de croire que l’égalité homme-femme permet de soigner les cancers de la société (non, pas les RMIstes, Monsieur Wauquiez !) tels que le racisme, le communautarisme, etc...

      Cela dit, l’un n’empêche pas l’autre : on peut combattre l’inégalité des sexes et toutes les formes de rejet, de haine propres à l’espèce Humaine.

      Cordialement,

      • curiosités
        curiosités répond à Frangipanier
        curieux
        • Posté à 13h27 le 12/08/2011
        • Internaute 119018
          curieux

        Vœu pieu, en effet, si l’on de ne démontre pas de volonté forte pour engager ce qui aurait dû être la toute première révolution humaine...

        Dites, chiche ? On tente ? : -)

         
        • Frangipanier
          Frangipanier répond à curiosités
          Plante verte, rouge et noire.
          • Posté à 14h04 le 12/08/2011
          • Internaute 106626
            Plante verte, rouge et noire.

          Voui.

          Ça se « tente » tous les jours, ces combats-là.

          Militer pour plus d’éducation « des masses » (supprimer des postes d’enseignants est une aberration... on cherche quoi ? Des générations d’abrutis au QI d’amibe ?), éduquer ses enfants (c’est en quelque sorte « semer » du bon sens pour quand on ne sera plus vivant physiquement...), communiquer et argumenter, VOTER (nom d’une bite !), arrêter ces conneries avec les frontières (sans renier le passé, hein ?) : la Terre appartient à tout le monde !

          Bref, un beau programme gigantesque, à mettre en oeuvre tous les jours.

          Bon courage ! ; o)

        1 autres commentaires
      • Lictor
        Lictor répond à Frangipanier
        informaticien
        • Posté à 14h18 le 12/08/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Je pense sincèrement qu’on aurait tort de croire que l’égalité homme-femme permet de soigner les cancers de la société (non, pas les RMIstes, Monsieur Wauquiez !) tels que le racisme, le communautarisme, etc...

        Tout comme on aurait tort de croire que l’égalité homme-femme résoudrait les problèmes de femmes battues... Comme s’il n’y avait pas aussi ces problèmes dans les couples homosexuels...

         
        • Frangipanier
          Frangipanier répond à Lictor
          Plante verte, rouge et noire.
          • Posté à 14h25 le 12/08/2011
          • Internaute 106626
            Plante verte, rouge et noire.

          C’est évident !

        1 autres commentaires
  • evanligus
    evanligus
    Skullkid
    • Posté à 12h20 le 12/08/2011
    • Internaute 111964
      Skullkid

    Il serait temps qu’on s’en occupe.

    J’aimerais cependant rappeler que les violences psychologiques des femmes envers les hommes sont également légion et très dures. Qui ne connaît pas quelqu’un qui suite à un divorce a vu son ex femme lui faire les pires coups avec les gamins pour qu’il souffre un max voir qu’il ne puisse plus voir les enfants ?

    • arg
      arg répond à evanligus
      • Posté à 13h00 le 12/08/2011
      • Internaute 25486

      vous avez parfaitement raison ! ! et depuis qu’il y a une loi réprimant la violence psychologique , nombre de papas vont pouvoir en faire usage et il serait de bon ton de diffuser ce message largement .

      pour ce qui est de la violence faite aux femmes , il suffit de regarder l’australie où pendant des années , il y a une le même discours que ici , sauf que dans le spays anglosaxons , il n’y a pas de tabou et on s’est finalement aperçu que dans ce domaine , l’égalité était là : il y a autant de femmes violentes que de mecs donc qu’on arrete de nous bassiner avec ça tous les 3 mois et que enfin l’etat ou un vrai journaliste ou un « machin “ indépendant nous ponde une vraie étude sur le sujet mais cela va surprendre........

      • Hououji_Fuu
        Hououji_Fuu répond à arg
        Racaille Syndicale (oh yeah ! )
        • Posté à 13h23 le 12/08/2011
        • Internaute 27115
          Racaille Syndicale (oh yeah ! )

        W-O-W

         
        • A déménagé le 16-01-2012 3
          • Posté à 13h26 le 12/08/2011
          • Internaute 110430
            nc

          Ben oui tu savais pas que les hommes sont pourtant autant battus que les femmes ? Et que les femmes battues l’ont bien cherché parce qu’elles étaient violentes psychologiquement ?
          C’est pas politiquement correct mais faut bien le dire (demande à Eric Zemmour).

        1 autres commentaires
      • Kamakura
        Kamakura répond à arg
        quelque part
        • Posté à 13h47 le 12/08/2011
        • Internaute 148062
          quelque part

        Vous avez raison , occupons nous des hommes battus pour commencer ensuite éventuellement on verra pour les femmes.Et que l’article soit rédigé par un homme , il n’y a qu’un homme pour comprendre un homme...

        Je me demanderai toujours pourquoi lorsqu’on évoque le cas d’une victime , au bout du 3ieme message il faut que quelqu’un réponde par un autre type de victime.
        Pourquoi vouloir hiérarchiser la souffrance ? vouloir à tout prix être la reine des victimes pour ce faire pleurer un peu plus que les autres ?

        Arg , vous savez libre à vous ,de prendre votre meilleur clavier , de rédiger un article intelligent sur la violence faite aux hommes , chiffre à l’appui , de l’envoyer à la rédaction de rue89.Peut être qu’il sera publié...

        En attendant parler de la violence faite aux femmes ne minimise pas celle des hommes.

         
        • lambertine
          lambertine répond à Kamakura
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 14h01 le 12/08/2011
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          Pourquoi parler de « violence faite aux femmes » et pas de « violence conjugale » ?

          • arg
            arg répond à lambertine
            • Posté à 14h17 le 12/08/2011
            • Internaute 25486

            merci de lui avoir répondu de maniere aussi claire et concise !

            le legislateur aurait dû parler de violence conjugale mais c’est si bon de stigmatiser une partie de la population.....

        2 autres commentaires
      • Plume timide
        Plume timide répond à arg
        • Posté à 14h17 le 12/08/2011
        • Internaute 4280

        Vos sources s.v.p. ?

      • Yukon Boy
        Yukon Boy répond à arg
        Curieux
        • Posté à 12h55 le 13/08/2011
        • Internaute 138246
          Curieux

        Vous suggérez qu’il suffise de regarder une société différente, à l’autre bout de la planète parce qu’il n’y aurait prétendument pas de tabou ?

        D’où tenez vous qu’il existe forcément un mimétisme sous prétexte que la France et l’Australie ont toutes deux des cultures occidentales ?

        Donc on arrête de militer contre les violences faites aux femmes puisqu’en Australie, les femmes causeraient autant de violences aux hommes qu’elles en subissent ? Y aurait il également une égalité dans les traumas puisque vous semblez calé sur le sujet ?

         
        • arg
          arg répond à Yukon Boy
          • Posté à 16h01 le 13/08/2011
          • Internaute 25486

          tres bien , alors si on suit votre raisonnement , le simple fait d’être au pied d’une montagne plutot qu’en bord de mer merite qu’il n’y ait aucune reflexion , que l’on parle une langue differente , etc ,etc ..... avec un tel raisonnement ( heureusement que jamais personne n’a adopté ) il serait aisé de rester replié sur soi-même ......

          deuxiémement , et toujours dans votre logique incompréhensible , parce qu’il y a une violence faite aux hommes mais dont personne ne veut parler en France , il faudrait arreter de parler de la violence faite aux femmes ? Je dois dire que un tel niveau de reflexion me laisse pantois.......

          je ne saurai que vous renvoyer vers les ecrits d’elisabeth badinter de 2005 sur le sujet : violences conjugales ; lisez et revenez moi bête.....

          • Yukon Boy
            Yukon Boy répond à arg
            Curieux
            • Posté à 20h45 le 14/08/2011
            • Internaute 138246
              Curieux

            Vous tenez pour agression des propos qui sont des interrogations, tout ce que je peux constater c’est que vous ne faites que les éluder. Apparemment vous avez lu un ouvrage intéressant sur le sujet, cependant je ne l’ai pas sous la main, auriez vous l’amabilité de nous en faire profiter ?

            • arg
              arg répond à Yukon Boy
              • Posté à 20h48 le 14/08/2011
              • Internaute 25486

              je démontre juste votre inepte raisonnement qui ne vaut pas un pet de lapin , c’est tout et ça ne mérite rien d’autre .....

              y a un truc qui s’appelle GOOGLE , tapez les bons mots clés et revenez ( moi bête (bis ))

              • Yukon Boy
                Yukon Boy répond à arg
                Curieux
                • Posté à 14h44 le 15/08/2011
                • Internaute 138246
                  Curieux

                cela fait deux fois que vous dites « moi bête » au lieu de moins « bête », si bien que je me demande s’il ne s’agit pas d’un lapsus révélateur. Je vous laisse à votre petite autosatisfaction puisque toute discussion est impossible.

                • arg
                  arg répond à Yukon Boy
                  • Posté à 14h59 le 15/08/2011
                  • Internaute 25486

                  qui vous a dit que c’était une coquille ? cela signifie peut-être que votre cas est tellement désespéré que , quoique vous fassiez , vous reviendrez bête , quoiqu’il arrive ......

                  • Yukon Boy
                    Yukon Boy répond à arg
                    Curieux
                    • Posté à 15h14 le 15/08/2011
                    • Internaute 138246
                      Curieux

                    D’accord oh grand Ayatollah je loue votre sagesse et vous remercie de nous éclairer, pauvres ignares, du phare de vos lumières. Tenez je vous rajoute des boules rouges pour compléter celles que vous vous auto attribuez. Adiou comme on dit par chez moi.

                    • arg
                      arg répond à Yukon Boy
                      • Posté à 16h34 le 15/08/2011
                      • Internaute 25486

                      c’est bien petit , tu comprends vite mais faut t’expliquer longtemps !

        7 autres commentaires
      • adrak
        adrak répond à arg
        • Posté à 21h25 le 13/08/2011
        • Internaute 31361

        Vos sources, please ?

        Rassurez-vous, ce ne sont pas les femmes qui militent contre la reconnaissance des violences subies par les hommes. C’est juste l’absence de volonté politique dont parle déjà la journaliste.

    • A déménagé le 16-01-2012 3
      • Posté à 13h19 le 12/08/2011
      • Internaute 110430
        nc

      OK et combien de cas de nanas qui se sont retrouvée seules avec un ou plusieurs mioches à assumer parce que papa ne payait pas de pension et n’assurait même pas sa garde 1 we/ deux ?
      Violences psychologique aussi faites aux femmes et violences physiques à 95% faites sur des femmes...
      Merci de ne pas le minimiser. On parle des violences faites aux femmes, j’espère que vous n’êtes pas en train de les justifier ?

      • miles.v
        • Posté à 14h32 le 12/08/2011
        • Internaute 80105
          Matheux

        Je ne pense pas qu’evanligus nie ou même minimise les violences faites aux femmes, mais simplement, comme moi, il s’interroge sur le fait qu’un article titrant sur les violences conjugales semble considérer que celles ci ne puissent être le fait que des hommes et les seules victimes en soient les femmes. (alors que la réalité est évidemment plus complexe, il existe ainsi surement, des femmes victimes d’autres femmes, des hommes victimes de femmes et des hommes victimes d’hommes et je dois en oublier )

      • evanligus
        • Posté à 14h45 le 12/08/2011
        • Internaute 111964
          Skullkid

        Et voilà tout de suite il faut que vous vous braquiez et parliez de minimisation.... Pfffff !

        Je ne minimise absolument rien et si vous saviez ce que je ferais à un homme qui frappe une femme...

        Simplement je tiens à rappeler le fait que tout n’est pas blanc ni noir et que les hommes aussi peuvent être victime. On parle d’égalité, qu’on la respecte donc pardi !

        ps : ce n’est pas un concours de celui qui a vécu la pire chose, merci

         
        • guiliguili
          guiliguili répond à evanligus
          loin
          • Posté à 15h07 le 12/08/2011
          • Internaute 166451
            loin

          « je ne minimise absolument rien et si vous saviez ce que je ferais à un homme qui frappe une femme... »

          Ah le conditionnel du fier à bras. Franchement si vous voulez en dégotter un, une demi après midi dans un tribunal d’instance quelconque devrait faire l’affaire.

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