Afrique 23/07/2011 à 09h48

Cinémas en Afrique : c'étaient les dernières séances

Thomas Monnerais | Journaliste


Le Cinéma Opéra devenu le bastion de l’association Save Cinema in Marocco (SCIM).

« Les pays arabes ont connu une révolution politique. Ils ont aussi besoin d’une révolution culturelle. »

Et pour Tarik Mounim, fondateur de l’association Save Cinémas in Marocco, la révolution culturelle, ça passe par la sauvegarde des salles de cinéma marocaines :

« Je tournais une scène d’un film dans le cinéma Téatro Espanol, l’une des plus belles salles marocaines, laissée à l’abandon. Entre deux scènes, je discute avec un monsieur qui était là tous les jours. C’était le propriétaire. Dépité, il me dit que les Marocains ne savent plus ce que c’est d’aller dans les salles, que le cinéma est mort. »

Tarik Mounim, la trentaine joyeuse, met alors sa carrière de comédien entre parenthèses et entame un tour des salles obscures du Maroc afin de les répertorier et de dresser un état des lieux. Sac au dos, il dort dans des salles délabrées, rencontre des propriétaires et leurs familles. Son constat est amer :

« Ce sont des salles de 1 500 places, des bijoux d’architecture qu’on ne trouve nulle part ailleurs qui sont abandonnés. Il faut agir car c’est l’histoire des vieilles générations qui est en train de disparaître. »

Le piratage ? La seule façon de voir des films


Au cœur de Bamako, le ciné Soudan, qui devrait rouvrir en 2014 (Atelier d’architecture Lalo).

Ces fermetures en cascade ne reflètent pas « la demande énorme d’images en Afrique », continue Bénédicte Dumeige, directrice du projet Des Cinémas pour l’Afrique, l’association du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako et de l’actrice française Juliette Binoche, qui finance la réouverture de la salle Soudan Ciné à Bamako, au Mali.

Cette demande est illustrée par le piratage massif en Afrique. « C’est la seule façon de voir des films », lâche sous forme de boutade la responsable associative. « Les films sortent le mercredi, dès le samedi, “un pack Mégarama” est disponible sur le marché noir », confirme Jean-Christophe Baubiat, en charge des marchés africains pour le compte d’Unifrance, l’organisme qui promeut le cinéma français hors de nos frontières.

La chambre des salles de cinéma marocaines estime que les pirates réalisent « chaque année un chiffre d’affaires de 250 millions de dirhams (22 millions d’euros) échappant à tout contrôle fiscal ». Pour tenter d’endiguer le phénomène, la chambre marocaine des salles de cinéma souhaite « un contrôle à l’import des 50 millions de CD vierges importés légalement chaque année ». Une nécessité, sinon « les salles de cinéma sont condamnées à la disparition tant que la piraterie contrôle le marché de l’audiovisuel ». (Voir le cinéma Opéra, en 1978 et maintenant).



Avant, le cinéma Opéra projetait des films américains, égyptiens et indiens (SCIM).



Aujourd’hui, dans le bâtiment vétuste du cinéma Opéra, vit un ancien employé devenu laveur de taxi collectifs (SCIM).

La double concurrence du piratage et des multiplexes

« Les vendeurs de DVD piratés sont devenus de vrais connaisseurs. Ils ont leur boutique, qui a pignon sur rue, et sur leurs étals les films sont classés par thématique », raconte Tarik Mounim. Selon lui, ils forment un réseau de cinéphiles qu’il ne faut pas condamner trop vite et sur lequel l’industrie du cinéma pourrait s’appuyer.

« Pourquoi ne pas proposer des séances qui seraient moins chères que l’achat d’un DVD piraté ? ou proposer un tarif étudiant ? », suggère le trentenaire franco-marocain, tout en reconnaissant qu’une régulation s’impose. Le piratage refroidit donc les ardeurs des exploitants. Seul le groupe Mégarama a investi le sol africain en ouvrant deux multiplexes, à Casablanca et à Marrakech ; un investissement de près de 20 millions d’euros.

Pour Tarik Mounim, l’implantation de l’exploitant n’est pas forcément une mauvaise chose : « Mais Mégarama a aussi le monopole de la distribution donc ils diffusent les films en priorité dans son réseau. De fait, il empêche les petites salles d’accéder aux films ».

Le passage au numérique, une (chère) solution

Pour Des cinémas pour l’Afrique, la numérisation des salles est la condition de leur développement. « Le passage au numérique permet la simultanéité des sorties partout dans le monde et donc de lutter contre le piratage », souligne Bénédicte Dumeige. « Elle facilite aussi la diffusion des grands événements, une finale de foot ou l’élection d’Obama, par exemple ». Ce qui fait donc des salles de cinéma de véritables lieux de socialisation.

Problème : ça coûte cher. Selon la chambre marocaine des salles de cinéma marocaines, « le matériel numérique coûte 1 million de dirhams (88 500 euros) par salle ». En l’absence de véritable politique culturelle publique, il faut convaincre les potentiels investisseurs privés. « C’est compliqué, car ils ne croient pas toujours à la culture », regrette Tarik Mounim, qui multiplie les actions et happenings pour tenter d’attirer leur attention.

11 millions de Tchadiens, une salle de ciné

Selon le Centre du cinéma marocain (CCM), le Maroc ne compte que 68 écrans et 44 salles pour 31 millions d’habitants. Et ce qui vaut pour le Maroc vaut pour le reste de l’Afrique : les salles de cinémas sont une denrée rare.

En Tunisie, on recense une quinzaine de salles pour 10 millions d’habitants. Une vingtaine en Algérie pour 35 millions d’Algériens. Au Tchad, une seule, inaugurée en janvier 2011, le cinéma Normandie, pour 11 millions d’habitants. Pour comparaison, il y en a plus de 5 000 en France.

Seule l’Afrique du Sud peut se targuer de disposer de véritables infrastructures de diffusion du cinéma. Les rares salles encore en vie ont été ouvertes pendant la colonisation. Mais beaucoup n’ont pas survécu à la crise de la dette africaine de la fin des années 1980, comme l’explique Bénédicte Dumeige :

« A la fin de la colonisation, les salles de cinéma ont été confiées aux Etats, qui ont continué à assurer la distribution des films et leur bon fonctionnement. Mais, au moment où le FMI s’est penché sur le réajustement des dettes, il a demandé aux Etats de se couper des activités non bénéficiaires, les salles ont donc été vendues au privé. »

Réinventer les cinémas

A terme, les deux associations veulent créer des espaces qui sont plus que des salles de cinéma, « mais aussi des salles d’exposition, de concerts. Des lieux où tous les artistes pourraient s’exprimer », se prend à rêver Tarik Mounim, qui veut fédérer toutes les volontés artistiques possibles.

« Nous souhaitons créer un nouveau modèle économique, réinventer les filières. L’enjeu, avec le Soudan Ciné, c’est d’en faire une véritable maison de l’image, un lieu culturel et d’éducation, et donc de rendre l’établissement pérenne. C’est ça le véritable challenge », s’enthousiasme Bénédicte Dumeige.

D’autres initiatives se mettent en place, telle celle de Frédéric Massin, exploitant de salles en Afrique , qui se lance dans un cinéma itinérant. Leur philosophie est simple, à écouter Tarik Mounim : « Le cinéma est un droit, pas un luxe ».

L’effervescence du printemps arabe a dopé la production cinématographique en Afrique. Les premiers concernés ne pourront en profiter, faute de lieux où regarder ces films. « Filmer c’est bien, mais montrer, c’est mieux », conclut Bénédicte Dumeige.

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  • damienl
    damienl
    Chercheur
    • Posté à 14h42 le 23/07/2011
    • Expert 101560
      Chercheur

    C’est vrai que dans un pays qui croule sous les dettes, où une bonne partie de la population ne peut pas aller à l’école, n’a pas accès à l’eau potable, n’a même pas les moyens de se payer des vaccins, la priorité pour l’état est de perdre de l’argent en finançant des cinémas qui ne parviennent pas à rentrer dans leurs frais parce que la population n’est pas prête à payer assez pour que cette activité soit viable parce qu’elle a elle aussi d’autres priorités. Qui plus est des salles qui sont installées dans les capitales économiques et politiques du pays et sera fréquentée sans doute essentiellement par une certaine élite culturelle qui ne se contente pas des films appréciés du grand public que l’on retrouve à moindre coût en DVD pirate.

    Nombrilisme des intellectuels qui s’exclament « mon Dieu, ils n’ont même pas de cinéma » parce qu’ils ne peuvent pas concevoir que les certains ont des besoins et envies différentes.

    ________Seule l’Afrique du Sud peut se targuer de disposer de ________véritables infrastructures de diffusion du cinéma.

    Il y a des cinémas au Kenya par exemple, des multiplex dans certains centres commerciaux. +Lorsqu’il y a une demande+, il y aura toujours quelqu’un pour le faire sans pomper de l’argent de l’état.

    • jarjinus
      jarjinus répond à damienl
      Chômeur
      • Posté à 17h54 le 23/07/2011
      • Internaute 110015
        Chômeur

      Dans Bread and Roses, il y a aussi Roses...

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 14h44 le 23/07/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Hé oui ! Encore et toujours les pères fouettards...

  • Gethro
    Gethro
    Technicien helpdesk
    • Posté à 10h12 le 23/07/2011
    • Internaute 101455
      Technicien helpdesk

    « “ Pourquoi ne pas proposer des séances qui seraient moins chères que l’achat d’un DVD piraté ? ou proposer un tarif étudiant ?” »

    Haha lol comme on dit, les dvd piratés sont proposés à 10 dirhams dans la rue... Aucun cinéma ne peut rivaliser avec ça (d’autant que le taux d’équipement des marocains en tv+lecteur est très important).

    • LienRag
      LienRag répond à Gethro
      • Posté à 05h48 le 24/07/2011
      • Internaute 34767

      Le Septième Art, un des meilleurs cinémas de Rabat, coûtait 7 Dh la séance à une époque...

      Le modèle économique pour un cinéma populaire ne peut être le même que celui d’une France à 5000 salles presque toujours aux trois-quarts vides.

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 10h48 le 23/07/2011
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    D’une part,au Maghreb (pour parler de la Tunisie que je connais) aller au cinema n’est pas dans les coutumes, les gens n’en comprennent pas vraiment l’interet quand l’on peux pour 1 Dinar (50cts) s acheter un dvd. D’autre part la monnaie n’etant pas convertible (au maroc elle l est) cela serai donc considere comme de l import (un distributeur europeen ou US ne se faisant pas payer en Dinars) donc non seulement soumis a une taxe mais aussi a une autorisation de change. En admettant que cela se fasse et que l’on arrive a l’equivalent du prix d’une place de cinema soit 7/8 euros donc 14/16 dinars (salaire quotidien d un ouvrier) ,qui serai pret a depenser une telle somme ? 0.1% de la population surement pas plus.Au finish seul des films egyptiens ou des series B (mauvais films d’arts martiaux) se retrouvent a l affiche des quelques salles « tres obscures » encore debout le box office etant consomme a la maison en dvd. La Tunisie n ayant pas reconnue le copyright donc du logiciel pro aux jeux en passant par les dvd la copie n’est pas illegale et le concept meme du copyright est alien. Un jour j ai demandee a un devellopeur si il etait possible d’acheter office legalement et il m’a repondu : Ca c’est une super question...franchement je ne sais pas et je n’ai jamais entendu parler de quelqu’un ou d’une entreprise qui en avait une version legale, si tu trouves quelqu’un pour te repondre dis le moi !

  • bertys
    bertys
    retraité
    • Posté à 11h09 le 23/07/2011
    • Internaute 94016
      retraité

    Dans les années 50 et 60, jusqu’aux années 70 d’ailleurs, la tunisie comptait presque une centaine de salles réparties dans tout le pays ! Il y avait meme des salles à toit ouvrant l’été, ce qui était bien agréable.
    Mais comme dit Tassin.......

  • momo la salade
    • Posté à 12h21 le 23/07/2011
    • Internaute 110276
      foutus

    allez faire un tour en algérie , une désolation

    • kakoulite
      kakoulite répond à momo la salade
      Intermediation & Imprecation
      • Posté à 14h06 le 24/07/2011
      • Internaute 126452
        Intermediation & Imprecation

      Si ca n etait que pour le cinema...

  • SCIM-2011
    SCIM-2011
    Citoyen Marocain
    • Posté à 12h22 le 23/07/2011
    • Internaute 164951
      Citoyen Marocain

    Une séance à 10dh c ’est largement possible pour encourager l’expérience du Cinéma !
    Surtout Les jeunes génerations celles qui n’ont pas ou plus accès au cinéma doivent vivre une séance de cinéma à un prix symbolique . Et la le gouvernement de compenser soit en baissant les taxes soit en apportant une compensation par un tarif réduit !
    37 cinémas au Maroc en 2011 ! Moins de 2 millions de spectacteur en 2010 !
    Le Cinéma est un droit est pas un luxe !

    • Mr.White
      Mr.White répond à SCIM-2011
      • Posté à 14h49 le 23/07/2011
      • Internaute 21805

      Le Maroc a d’autres priorités que le cinéma si je peux me permettre.

  • Samuel Hounkpe
    Samuel Hounkpe
    Echappé de Cayenne
    • Posté à 13h17 le 23/07/2011
    • Internaute 108316
      Echappé de Cayenne

    Je suis d’origine béninoise et j’y vais souvent, il n’y a même pas un seul cinéma en activité dans la capitale économique, Cotonou, heureusement il nous reste la photo...
    Lien

  • herve14-
    herve14-
    boulanger
    • Posté à 14h06 le 23/07/2011
    • Internaute 135409
      boulanger

    Sa
    c une belle sale de cinéma
    et ont voit
    bien balayer
    mais
    c sur
    ils n’ont pas de balai

    • Aymard
      Aymard répond à herve14-
      étudiant
      • Posté à 20h41 le 23/07/2011
      • Internaute 122430
        étudiant

      C’est une salle désaffectée.

    • Aymard
      Aymard répond à herve14-
      étudiant
      • Posté à 20h41 le 23/07/2011
      • Internaute 122430
        étudiant

      C’est une salle désaffectée.

      • herve14-
        herve14- répond à Aymard
        boulanger
        • Posté à 03h25 le 24/07/2011
        • Internaute 135409
          boulanger

        oui ta raison

  • A déménagé le 9-4-2012
    A déménagé le 9-4-2012
    Explore l'indéterminé
    • Posté à 14h41 le 23/07/2011
    • Internaute 22643
      Explore l'indéterminé

    Merci pour cet article passionnant et tous mes voeux de réussite à ceux qui s’efforcent de recréer un tissu de lieux de vie culturelle dans cette région du monde.

    « Les pays arabes ont connu une révolution politique. Ils ont aussi besoin d’une révolution culturelle. » : oui ! Peut-être que nous aussi, différemment bien sûr ? Contrairement à la mentalité bourgeoise, qui range les arts du côté du divertissement, il faut se souvenir que « l’homme ne vit pas que de pain... » et que le complément nécessaire n’est pas exclusivement religieux.

  • Al Faylasuf
    Al Faylasuf
    Chroniqueur
    • Posté à 16h31 le 23/07/2011
    • Internaute 163004
      Chroniqueur

    Si c’est pour diffuser du Nadia El Fani, on peut s’en passer.

    M’enfin, avoir des cinémas dans des pays où personne ne fait de bons films, c’est pas forcément utile..

  • ElTitouBolivar
    ElTitouBolivar
    InsomniaK
    • Posté à 18h06 le 23/07/2011
    • Internaute 53845
      InsomniaK

    Pour aller au cinéma, il faut de l’argent ! Même en France, des millions de personnes n’y vont jamais, ou peut-être une fois dans l’année. Pour beaucoup de familles, c’est hors budget. En Afrique, n’en parlons pas ! Quand vous vous levez le matin avec comme seul objectif gagner assez d’argent dans les 8 ou 10 heures qui viennent pour pouvoir nourrir votre famille le soir, une séance de cinoche devient franchement facultative ! Une aide de l’état ? La plupart des pays africains est corrompue... Le « ministre de la culture » préférera s’acheter une 10ème voiture, envoyer ses enfants étudier aux USA, ou se faire installer des robinets en or dans l’une de ses maisons sur les bords du lac Léman...
    Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir se faire emmerder pendant 2 heures par un voisin qui se goinfre de pop-corn ! ..

  • Albert Fulor
    • Posté à 03h03 le 24/07/2011
    • Internaute 25568

    Les cinémas associatifs ou d’Art et essai, les seuls qui prennent le risque de diffuser des films rares en provenance d’autres continents, sont aussi menacés en France.
    Ces cinémas sont une véritable porte ouverte sur d’autres cultures en diffusant en langue originale, mais aussi en créant divers partenariats avec les associations.
    Pour exemple, les studios du Chapeau Rouge à Quimper, salles de référence en France (on y a vu tous les derniers films de la nouvelle génération roumaine, ceux de Ceylan, de Jia Zhangke et bien sûr quelques films africains ou kazhaks (dont certains n’ont même pas été sélectionnés par le Festival des 3 Continents).
    Menacé par l’ouverture d’un multiplexe, exclu d’un projet de pôle culturel global (dit Max Jacob) et sommé de dégager pour laisser la place à un palais des « congres », ce cinéma est à terme condamné.
    C’est d’autant plus navrant que l’équipe municipale qui organise sa mort lente est étiquetée PS.
    Faute de moyens et de volonté, les collectivités locales se débarrassent de tout ce qui coûte, confient aujourd’hui au privé l’animation culturelle et probablement l’éducation.
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  • spidermoon
    spidermoon
    célibataire endurci
    • Posté à 03h27 le 24/07/2011
    • Internaute 42835
      célibataire endurci

    Il reste l’initiative d’orange et son ciné tour africain. Du cinéma en plein air :

    Lien

  • Gelone2010
    Gelone2010
    Sarkophobe
    • Posté à 09h45 le 24/07/2011
    • Internaute 99991
      Sarkophobe

    « “ Ce sont des salles de 1 500 places, des bijoux d’architecture qu’on ne trouve nulle part ailleurs qui sont abandonnés. Il faut agir car c’est l’histoire des vieilles générations qui est en train de disparaître. ”

    Dans la mesure où ce sont des vestiges de la colonisation, en même temps que des témoins de l’impéritie des décolonisés, le mieux est que ces salles soient rasées au sol.

  • cefrandpt77
    cefrandpt77
    Retraité
    • Posté à 11h10 le 24/07/2011
    • Internaute 62588
      Retraité

    Pour ceux qui vont au Maghreb (moi au Maroc) le cinéma est à l’abandon et sont pour certains le lieu où ils peuvent dans l’obscurité emmener la copine !
    La télé et les blas blas à la terrasse d’un café priment !
    Pourtant à Agadir via l’institut française il y a tous les 15 jours des séances gratuites d’oeuvre notamment primés au festival de cannes avec débat à la fin ! Pas beaucoup mais des jeunes marocains y vont ! cela semble une bonne passerelle mais sans doute pas pour le buissness des gens du cinéma !
    Les salles sont sans doute les derniers vestiges de celles connues chez nous dans les années 60 ! Sauf dans les lieux touristiques comme notamment à Casablanca où existe un complexe de plusieurs salles !

  • kakoulite
    kakoulite
    Intermediation & Imprecation
    • Posté à 14h12 le 24/07/2011
    • Internaute 126452
      Intermediation & Imprecation

    Au Maghreb les salles se cines sont vides mais a l oppose de l Europe les cafes sont pleins...a chacun son style de vie.

  • Marmotine
    Marmotine
    Autrepart
    • Posté à 22h22 le 24/07/2011
    • Internaute 92932
      Autrepart

    J’adore ce genre d’articles où l’Afrique est présentée comme un tout...

    Soyons sérieux, comment peut-on comparer le Maroc et l’Afrique du Sud ou, au hasard, le Kenya ou le Sénégal ? Est-ce qu’on ferait un article sur « le cinéma en Europe » en se permettant de comparer, sans autre forme de procès, la Finlande et le Portugal ?

    Bref, les cultures cinématographiques sont très différentes selon les pays (ça me tue d’avoir à écrire des trucs pareils...). Beaucoup de multiplexs s’installent actuellement en Afrique (subsaharienne), où l’émergence d’une classe moyenne locale permet leur rentabilité. On les trouve essentiellement dans les malls qui se multiplient à vitesse grand V ces dernières années. C’est beaucoup plus vrai dans les pays anglophones (Kenya, Ghana) que dans les pays francophones.

    Maintenant, il y a des pays, rares, qui ont une vraie culture cinématographique et pas mal de salles dans les grandes villes, où on peut voir autre chose que des blockbusters américains. Je pense évidemment au Burkina Faso, avec en particulier le Fespaco. Au Nigeria, aussi, même si la production est aussi beaucoup pour la télé.

  • ring de boxe
    • Posté à 13h05 le 25/07/2011
    • Internaute 114594
      jojo

    Le mec qui n’a rien à faire de sa vie.
    Qui se balade sac au dos, pour sauvez ce qu’il reste de cinéma si exceptionnels...

    Dites-moi, ces cinémas merveilleux, c’est tout de même pas ceux en photo ? Ces atroces morceaux de béton....

    Le cinéma : c’est cher et ça pu.
    C’est uniquement bon pour nos bobofs en manque d’utilisation de subventions publique.