Vos réactions 21/06/2011 à 18h40

Enseigner Internet, paradoxe conceptuel

François Vermorel | Consultant internet et coordinateur pédagogique


Une silhouette dessinée s’avachit devant son ordinateur, extrait d’une publicité parue dans le Wall Street Journal (joelogon/Flickr/CC).

Comme bien des professionnels du milieu, j’ai été surpris en découvrant que l’EEMI, école créée par trois entrepreneurs du Net (Free, Meetic, Vente-Privee.com), se proclamait la première école française des métiers d’Internet.

Mon étonnement a été d’autant plus grand que j’ai fondé il y a trois ans un cursus de webdesign au sein de Lisaa et que, chargé autant de son organisation pédagogique que de sa communication, je n’avais pas eu l’audace à l’époque de nous proclamer les « premiers ».

Et pour cause : j’ai moi-même été diplômé en 2001 de l’ancêtre du master Gestion éditoriale communication internet (Geci) de Lyon-II, une formation consacrée aux métiers de la communication sur Internet.

Un label antiringardisation

Les formations sur les métiers d’Internet sont nombreuses et parfois anciennes. Contrairement à ce qu’on aurait pu croire, la vénérable institution universitaire n’a pas été en reste et les premiers cursus ont vu le jour dès la fin des années 90. Quant aux écoles, des cursus créatifs et artistiques aux business schools en passant, bien sûr, par les formations d’ingénieurs, elles ont vite franchi le pas avec plus ou moins de bonheur.

Le label Internet est devenu une nécessité pour éviter la ringardisation.

Quittez un instant cet article et tapez « formation internet » sur Google. Vous êtes noyés sous le flot des réponses ? Moi aussi, et ça nous entraîne vers la question suivante : au fait, de quoi parle-t-on ? Internet, c’est quoi au juste ?

Peut-on faire de l’Internet et ne faire que ça ?

Internet, c’est une technologie et peu importe au fond qu’elle ait été inventée par le Pentagone ou par un réseau de chercheurs. C’est de la création graphique, c’est du rédactionnel, c’est de l’informatique. C’est du business, aussi, beaucoup, et les trois fondateurs de l’EEMI ont raison de le rappeler.

Internet, c’est également une société mondialisée, la nôtre, une culture, des idéaux souvent contradictoires mais porteurs d’espoirs parfois concrets comme en témoigne le printemps arabe, parfois amèrement déçus comme en Chine avec des dizaines de cyberdissidents emprisonnés.

Il était confiné aux ordinateurs mais il a glissé vers le mobile et la télévision. Ses contours sont flous et mouvants. Il colle à presque tous les aspects de la société humaine, mute et évolue avec eux. Tout cela fait-il d’Internet une discipline qu’on pourrait enseigner ? Rien n’est moins sûr.

En tout état de cause, même une formation professionnalisante ne devrait pas se contenter de définir Internet par le prisme étriqué des besoins de recrutement des entreprises. L’EEMI affirme – et ça serait son originalité si l’Hetic ne l’avait pas fait avant – faire de l’Internet et ne faire que ça. J’avoue que ce positionnement me laisse perplexe.

Un destin de dactylo de la fin des années 80

Quand des responsables d’agences viennent recruter mes étudiants webdesigners, ils cherchent évidemment des graphistes capables de créer des sites web.

Mais ils seraient assez surpris si à l’usage ces jeunes graphistes ne possédaient pas de compétences plus générales en typographie, en sémiologie, en identité visuelle et se révélaient incapables de mettre en page une plaquette ou une carte de visite.

La sur-spécialisation est un chant de sirènes auquel il ne faut pas céder. Bien sûr, les entreprises et les agences nous demandent de leur fournir des techniciens opérationnels. Mais tels besoins, telles techniques, tels logiciels peuvent très bien passer de mode au bout de quelques années.

Une école sérieuse ne doit pas faire courir à ses étudiants le risque de subir le même destin que les secrétaires dactylographes de la fin des années 80 que le logiciel Word a massivement envoyées remplir les files d’attente des Pôles emploi de l’époque.

Internet est un champ d’application et un accélérateur pour de nombreuses professions, notamment dans les domaines de la création ou du marketing. Pour autant le e-tourisme n’est pas le tourisme, mais le moyen de vendre des locations et des vols d’avion.

Internet est un réseau, pas une fin en soi. On travaille avec Internet, pas pour Internet. On ne fait pas de l’Internet.

Enseigner, c’est cuisiner ; Internet, c’est une paella

Dans une paella, la crevette déploie tout son potentiel gustatif mais elle laisse exister la moule et le riz safrané. Quand on mange, les saveurs se succèdent, toutes très différentes et toutes participant à la délicieuse harmonie de l’ensemble. La paella a une infinité de variantes avec plus ou moins de chorizo et plus ou moins d’encornets.

Quand je demande à mes étudiants graphistes de coder des CSS ou des boucles Spip, ils sont plusieurs à me regarder avec de grands yeux :

« Mais, monsieur, on va vraiment être obligés de faire ça ? On est des artistes, nous ! »

Ben oui, si vous voulez devenir professionnels d’Internet, faites-le. Certains d’entre vous continueront, d’autres pas. Ça sera peut être la dernière fois mais vous y serez passés un jour et quand vous croiserez un développeur, vous pourrez vous comprendre.

Lettres classiques, PHP et marketing

Moi qui ai une licence de Lettres classiques, j’ai appris le PHP et les rudiments du marketing. Et bien des ingénieurs se sont formés en mise en page. Internet, c’est comme ça.

Dans les grandes agences, les postes sont clairement dénommés et définis, avec un souci de la précision qui confine parfois à l’absurde. Mais les carrières à responsabilités sont à ceux qui sont capables de comprendre les métiers d’autrui. La personne qui dirigera un projet d’importance doit avoir à la fois une vision transdisciplinaire et une crédibilité confirmée par une compétence pointue.

C’est dans ce double mouvement une spécialité bien affirmée et une ouverture fine aux disciplines des autres que se trouve la spécificité très exaltante des métiers d’Internet. Et c’est dans cette direction que se comprend l’enseignement d’Internet aujourd’hui.

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  • Nemed
    • Posté à 22h19 le 21/06/2011
    • Internaute 60703

    Ce n’est pas de la faute de l’enseignement supérieur. Personne n’oblige l’étudiant (de 17 à 87 ans) à ne pas s’intéresser à autre chose que leur discipline.

    Au contraire, arrivé à un niveau, on est capable de se renseigner et de comprendre assez précisément un thème qui n’a rien à voir avec l’intitulé exacte de notre diplôme.

    Pour moi, c’est la faute des personnes elles-même et des entreprises qui (s’)interdisent toute communication.

    • Lictor
      Lictor répond à Nemed
      informaticien
      • Posté à 14h46 le 22/06/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      Tout à fait... Les élèves ont une responsabilité...

      Par exemple, l’hyper-spécialisation n’existe pas au lycée. Par exemple, tous les élèves, tous cursus confondus, bénéficient d’un enseignement de français et de philo. Sauf que dans ma terminale C (terminal S maintenant), les 9/10 de la classe ne branlaient rien en cours de philo. Et la plupart sont ensuite fier d’exhiber leur 5 en philo, comme si c’était une marque d’appartenance à la caste des scientifiques.
      Même chose en français d’ailleurs...

      Même chose dans le supérieur... L’université/école que j’ai rejoint proposait des cours de philo, d’épistémologie, de sciences cognitives en option, je les ai pris. Elle proposait un cours sur les médias, j’ai pris aussi. Et il s’agissait bien d’une école d’ingénieur...
      Même chose pour les langues d’ailleurs : j’ai passé ma scolarité à lire en anglais.

      De même, faire des études n’empêche pas de vivre à côté. On peut parfaitement étudier l’informatique et lire, aller au théâtre, fréquenter les musées, lire des revues scientifiques...
      Mais la plupart des élèves préfèrent ignorer ces disciplines « inutiles ».

      Pourtant, aujourd’hui, l’expertise technique n’est pas suffisante dans mon boulot. En plus de ça, je dois :
      - rencontrer des clients d’horizons différents, avec un langage différent, des intérêts différents. Avoir la culture générale pour connecter avec le domaine fonctionnel du client est un gros plus, parce que tout de suite, on est plus un simple intervenant technique, mais quelqu’un qui a un fond commun.
      - discuter avec des graphistes, des directeurs artistiques, des gens de l’éditorial - et là, les notions de photographie, de français, etc., sont très utiles.
      - rédiger des cahiers des charges, des spécifications, rédiger des comptes-rendus de réunion... Et là, savoir écrire raisonnablement français et savoir faire un plan sont des compétences utiles...
      - faire des présentations à l’oral
      - lire des livres techniques en anglais. C’est le B-A-BA en informatique, pourtant je suis quasiment le seul dans mon bureau à pouvoir lire indifféremment en français et en anglais. Et aussi, rédiger en anglais, pouvoir suivre une conversation en anglais...

      Il est impossible de ne faire que de la technique, à moins de stagner à un niveau très bas. C’est ce qui a normalement toujours été l’avantage des bac+5 sur les bac+2, sauf qu’on est maintenant en train de spécialiser les bac+5 aussi...

  • Jaydi
    Jaydi
    Sûr de ne pas être certain
    • Posté à 08h24 le 22/06/2011
    • Internaute 79502
      Sûr de ne pas être certain

    Quand il faut une dizaine d’année pour accumuler des connaissances sur un sujet et enfin commencer à le comprendre, on ne peut pas jongler entre différentes thématiques...

    • BenoîtG
      BenoîtG répond à Jaydi
      râleur
      • Posté à 09h57 le 22/06/2011
      • Internaute 119844
        râleur

      Les dizaines d’années ne sont généralement pas dédiées à un seul sujet, il y a toujours quelques cours un peu différents. De plus, rien n’empêche de changer un peu de sujet en cours de route. De plus, quand on fait des études longues, on est généralement assez curieux et on peut regarder ce qui se fait ailleurs.

       
      • Jaydi
        Jaydi répond à BenoîtG
        Sûr de ne pas être certain
        • Posté à 10h07 le 22/06/2011
        • Internaute 79502
          Sûr de ne pas être certain

        My bad, je pensais que vous parliez des enseignants chercheurs.

        • BenoîtG
          BenoîtG répond à Jaydi
          râleur
          • Posté à 11h21 le 22/06/2011
          • Internaute 119844
            râleur

          Ah ok, je n’avais pas compris votre commentaire...

      2 autres commentaires
  • Monsieur Radjani
    Monsieur Radjani
    chef de projet web
    • Posté à 19h11 le 21/06/2011
    • Internaute 148478
      chef de projet web

    J’ai du mal à lire votre article. Certes, je suis d’accord avec vous. Quand on bosse dans le web, il faut savoir réflechir comme dans beaucoup de domaines. Il ne faut pas choisir une solution X ou Y parce que c’est « fun » ou « parce qu’aujourd’hui tout le monde le fait ».

    Il faut savoir prendre des décisions sur des critères pertinents. Cela n’est pas spécifique au web.OK

    « Moi qui ai une licence de Lettres classiques, j’ai appris le PHP et les rudiments du marketing. »

    « C’est dans ce double mouvement une spécialité bien affirmée et une ouverture fine aux disciplines des autres que se trouve la spécificité très exaltante des métiers d’Internet. »

    Ok, mais j’ai la forte impression que dans beaucoup d’agence web on ne cherche pas des gens qui soient polyvalent (technique, marketing, commercial) et capable de comprendre le boulot des autres afin de mener à bien un projet de création de site ou autre.

    J’ai l’impression que l’on cherche des gens très compétent partout en même temps : programmation/référecement/marketing/commercial/création...

    Alors d’accord pour votre approche. Mais je n’ai pas l’impression qu’elle soit très partagée.

    • François Vermorel
      François Vermorel répond à Monsieur Radjani
      Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
      • Posté à 19h44 le 21/06/2011
      • Internaute 160810
        Consultant internet et (...)

      Disons pour préciser qu’il faut être spécialisé pour entrer dans une agence et polyvalent pour évoluer. C’est un peu ça le sens de notre démarche.

      Après, bien sûr, les recruteurs sont (légitimement ?) à la recherche de mythiques moutons à cinq pattes capables de programmer, designer, rédiger et référencer comme des dieux. On a le Graal qu’on choisit après tout.

      Et puis il y a le cas des nombreuses petites agences qui réclament de la polyvalence dès le début. Tout le monde ne va pas bosser chez Publicis, après tout.

      • Hatamoto
        Hatamoto répond à François Vermorel
        Vendeur de temps de cerveau (...)
        • Posté à 14h32 le 22/06/2011
        • Internaute 29766
          Vendeur de temps de cerveau (...)

        Sur les recruteurs, je vais rajouter qu’il y a en plus le phénomène des cabinets de recrutement, qui ne comprennent pas le métier pourlequel ils recrutent et demandent des compétences qui sortent complètement du cadre du poste proposé.

        Pour ce qui est de la formation, mettre l’accent a 100% sur une la technique est un non sens : au cours d’un cursus, il est impossible de voir tous les outils, tous les languages, les environements qui existent sur le marché, ou encore moins ceux qui sortiront demain.
        De plus, l’avantage que j’ai toujours reconnu aux jeunes recrues sorties de leurs cursus c’est qu’ils avaient des bases théoriques solides, en termes de conception, modélisation etc ... mais par contre, leur technique est souvent trés mauvaise, ou en tous cas leur manque d’expérience pratique réduisent leurs capacités techniques à pas grand chose.

        Mais bon, je penses que nous pouvons être sur que les recruteurs s’arracheront les jeunes recrues de cette école privée, pendant quelques années au moins, quelle que soit la qualité de leur formation : quand il s’agit de débutants, le prestige et le relation compenseront tous les manques de leur formation.

         
        • Lictor
          Lictor répond à Hatamoto
          informaticien
          • Posté à 14h58 le 22/06/2011
          • Internaute 68450
            informaticien

          Pour les cabinets de recrutement, il faut nuancer. Les chasseurs de tête sont généralement capables de mener une évaluation complète, y compris technique. Tout simplement parce qu’ils vont recruter des profils techniques pour faire ces évaluations. Pour moi, un contact chasseur de tête est plutôt positif, parce qu’on peut parler sérieusement...
          Là où ça se dégrade, c’est côté commerciaux des SSII, qui font du recrutement par mots clés et ne comprennent pas grand chose. La confusion étant que ces SSII se présentent parfois comme des cabinets de recrutement...

          Tout à fait d’accord avec vous sur l’opposition technique/théorie. J’ai eu la chance d’avoir une formation avec pas mal de théorie (universitaire professionnalisée), 15 ans après, ces bases me servent encore à comprendre les nouvelles évolutions.
          Et inversement, je suis un peu scié de voir les lacunes chez les jeunes ingénieurs ou stagiaires. On oublie des notions comme l’architecture serveur et réseau, l’administration (je suis toujours surpris par les ingénieurs incapables de maintenir leur machine et qui ont besoin d’un technicien d’exploitation pour tout et n’importe quoi)... On oublie même des fondements de la conception comme les principes objets, les design patterns...

          C’est une posture extrêmement dangereuse pour l’emploi à long terme, parce que les connaissances techniques se périment extrêmement vite. Au bout de dix ans, voire moins, tout ce qui reste, ce sont les bases théoriques...

        1 autres commentaires
  • Monsieur Radjani
    Monsieur Radjani
    chef de projet web
    • Posté à 19h11 le 21/06/2011
    • Internaute 148478
      chef de projet web

    J’ai du mal à lire votre article. Certes, je suis d’accord avec vous. Quand on bosse dans le web, il faut savoir réflechir comme dans beaucoup de domaines. Il ne faut pas choisir une solution X ou Y parce que c’est « fun » ou « parce qu’aujourd’hui tout le monde le fait ».

    Il faut savoir prendre des décisions sur des critères pertinents. Cela n’est pas spécifique au web.OK

    « Moi qui ai une licence de Lettres classiques, j’ai appris le PHP et les rudiments du marketing. »

    « C’est dans ce double mouvement une spécialité bien affirmée et une ouverture fine aux disciplines des autres que se trouve la spécificité très exaltante des métiers d’Internet. »

    Ok, mais j’ai la forte impression que dans beaucoup d’agence web on ne cherche pas des gens qui soient polyvalent (technique, marketing, commercial) et capable de comprendre le boulot des autres afin de mener à bien un projet de création de site ou autre.

    J’ai l’impression que l’on cherche des gens très compétent partout en même temps : programmation/référecement/marketing/commercial/création...

    Alors d’accord pour votre approche. Mais je n’ai pas l’impression qu’elle soit très partagée.

  • Sp1nal
    Sp1nal
    Blasty
    • Posté à 19h58 le 21/06/2011
    • Internaute 96091
      Blasty
  • Franchement...
    Franchement...
    Enseignant et Chercheur
    • Posté à 20h40 le 21/06/2011
    • Expert 130462
      Enseignant et Chercheur

    Bonjour,

    Ne confondriez-vous pas internet et web ?

    Internet c’est un réseau qui va bien plus loin que le simple domaine du web, la chose à laquelle vous accédez avec votre navigateur web.

    C’est assez incroyable la facilité avec laquelle cette confusion à lieu, et des médias en particulier.
    Je ne parle même pas des marketeux qui nous vendent des accès au web bridé sur mobile comme un accès à « internet illimité » !

    Alors de la part d’un enseignant, je suis carrément surpris, mais j’imagine que ce glissement est peut-être fait pour simplifier la compréhension du lecteur ? Dans ce cas, je vous en conjure, prenez le temps d’une phrase pour faire la distinction !

    • François Vermorel
      François Vermorel répond à Franchement...
      Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
      • Posté à 20h43 le 21/06/2011
      • Internaute 160810
        Consultant internet et (...)

      Où ai-je amorcé une confusion ? Je parle bien de l’enseignement d’internet, ici, pas uniquement de celui du web.

      • Grunt_
        Grunt_ répond à François Vermorel
        Technicien informatique
        • Posté à 21h16 le 21/06/2011
        • Internaute 119275
          Technicien informatique

        Où ai-je amorcé une confusion ?
        En écrivant « site Internet », cf mon commentaire plus bas ;)

      • shillom
        • Posté à 11h40 le 22/06/2011
        • Internaute 22134

        J’ai plutôt l’impression que vous parlez des technologies utilisant Internet et pas d’Internet qui n’est rien d’autre qu’un réseau, c’est d’ailleurs pour ça qu’il porte ce nom.

        « Internet transporte un large spectre d’information et permet l’élaboration d’applications et de services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web.

        Internet ayant été popularisé par l’apparition du World Wide Web, les deux sont parfois confondus par le public non averti. Le World Wide Web n’est pourtant que l’une des applications d’Internet. »

        Internet n’est pas « de la création graphique, du rédactionnel, de l’informatique », mais du réseau.

        Vous me semblez pourtant averti, mais vous avez peut être fait beaucoup de business et êtes habitués à la vulgarisation à outrance. De plus on n’enseigne pas internet on enseigne des technologies qui utilisent internet, ou on enseigne le réseau, ce qui n’est manifestement pas votre cas :)

         
        • François Vermorel
          François Vermorel répond à shillom
          Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
          • Posté à 11h59 le 22/06/2011
          • Internaute 160810
            Consultant internet et (...)

          On est d’accord : le web n’est qu’un ensemble de pages graphiques liées entre elles et accessibles via le réseau internet.

          Cependant, je ne crois pas qu’on peut limiter la définition d’internet à une technologie, ça me paraît très réducteur. C’est aussi un phénomène de société mondiale. La notion même de réseau, sur laquelle nous sommes parfaitement d’accord, est une notion compliquée et dans le cas qui nous occupe, je me vois mal dissocier l’échange que tous les deux (qui ne nous connaissons ni d’Eve, ni d’Adam) nous avons des technologies informatiques qui nous permettent de dialoguer.

          • shillom
            • Posté à 14h11 le 22/06/2011
            • Internaute 22134

            On est d’accord, on ne va pas se lancer dans une explication des technologies qui permettent au web de fonctionner, ni se lancer dans un cours sur le sujet.

            Ce qui me dérange est l’abus de langage : l’usage d’internet est un phénomène de société mondiale, pas internet.

            Enfin bref, on se comprend :)

        2 autres commentaires
  • juliaP
    juliaP
    conteuse
    • Posté à 20h58 le 21/06/2011
    • Internaute 152689
      conteuse

    Si vous voulez créer un site Internet un jour, je vous conseille de lire les articles sur le site droitissimo.com. Vous serez mieux armé. Voici le lien :
    Lien

  • Grunt_
    Grunt_
    Technicien informatique
    • Posté à 21h15 le 21/06/2011
    • Internaute 119275
      Technicien informatique

    sites internet.

    On dit « site Web ». Un « site Internet » ça ne veut pas dire grand chose.

    Vous, vous faites la différence, mais le grand public confond les deux, et cette confusion a des conséquences regrettables. Merci de ne pas ajouter à la confusion ;)

    • François Vermorel
      François Vermorel répond à Grunt_
      Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
      • Posté à 21h25 le 21/06/2011
      • Internaute 160810
        Consultant internet et (...)

      Effectivement.

      Sorry so much ; o)

      D’ailleurs j’ai fait la boulette un peu plus haut en parlant des entrepreneurs du web. Pour les fondateurs de Vente Privée et Meetic ça se discutait déjà mais pour celui de Free, c’est clairement un glissement de sens.

  • pachin
    pachin
    Etudiant
    • Posté à 21h27 le 21/06/2011
    • Internaute 90632
      Etudiant

    Enseigner internet ça m’a toujours beaucoup fait rire, surtout à l’époque post-bac où on reçoit par mail les pubs de différentes écoles qui vous propose d’apprendre je ne sais quoi en rapport avec internet mais en tout cas de venir vite chez eux avec votre argent. Pathétique.
    Sinon moi je connais pas bien la paela mais je suis très fort en gaspacho depuis hier soir, c’est bon quand même ?

  • keupon79
    keupon79
    Syndicaliste Informaticien ex (...)
    • Posté à 22h24 le 21/06/2011
    • Internaute 127803
      Syndicaliste Informaticien ex (...)

    En gros l’auteur aurait voulu être prem’s avant les 3 majors ?

    Les vrais créatif du Web sont des autodidactes, pas les fruits d’une « école » spécialisée dans la conception de sites WEB.

    Et parler de primauté par un cursus créé il y a 3 ans, laissez moi rire......

    C’est comme un bon commercial, il ne sort pas forcément d’une école de commerce, ou alors il avait déjà les bonnes bases.

    • François Vermorel
      François Vermorel répond à keupon79
      Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
      • Posté à 07h32 le 22/06/2011
      • Internaute 160810
        Consultant internet et (...)

      Effectivement, et d’ailleurs je précise que j’ai été diplômé de l’ancêtre du GECI, il y a dix ans, date approximative de la fondation de l’HETIC. Où voyez vous que je revendique d’avoir été le premier ?

      • keupon79
        keupon79 répond à François Vermorel
        Syndicaliste Informaticien ex (...)
        • Posté à 20h08 le 22/06/2011
        • Internaute 127803
          Syndicaliste Informaticien ex (...)

        Je cite l’article

        Mon étonnement a été d’autant plus grand que j’ai fondé il y a trois ans un cursus de webdesign au sein de Lisaa et que, chargé autant de son organisation pédagogique que de sa communication, je n’avais pas eu l’audace à l’époque de nous proclamer les « premiers ».

        C’est en tout cas la lecture que j’en ai eu.

        Plus prosaïquement, je pense que la quasi totalité de ceux qui font que le web en général est ce qu’il est aujourd’hui, je parle au niveau contenant, pas contenu, ne sont pas issus de filières de formations informatiques.

        Ne jamais sous estimer ou dénigrer la capacité créative et innovatrice des auto didactes, surtout dans des domaines comme l’informatique.

        Je précise que je suis aussi diplomé de l’informatique, version pré historique sans doute, et ceux qui m’ont appris le plus de choses professionnellement et techniquement ne sont pas des informaticiens de formation, comme quoi :)

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à keupon79
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 07h42 le 22/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « C’est comme un bon commercial, il ne sort pas forcément d’une
      école de commerce, ou alors il avait déjà les bonnes bases ».

      Savez vous ce que c’est qu’un bon commercial... ?
      Hé bin j’vais vous l’dire (avec soubressaut claviculaire associé)

      Un bon commercial, c’est quelqu’un qui traite ses clients de la
      même manière que ses cigarettes : Il les roule lui même !

      • keupon79
        keupon79 répond à Yvon le Zébulon
        Syndicaliste Informaticien ex (...)
        • Posté à 20h11 le 22/06/2011
        • Internaute 127803
          Syndicaliste Informaticien ex (...)

        Un bon commercial c’est celui qui vendrait n’importe quoi à n’importe qui, et sans forcer la vente, juste à l’argumentaire.

        Enfin c’est ma vision, mais je ne suis pas commercial, je suis totalement hermétique à ce genre de métier, je préfère les technicos aux commerciaux :)

         
        • Yvon le Zébulon
          Yvon le Zébulon répond à keupon79
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
          • Posté à 20h24 le 22/06/2011
          • Internaute 65781
            L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

          Je plaisantais de toutes façons...
          ...en présentant les commerciaux comme des rouleurs de clients.

          Il en existe, bien sur, mais malgré une longue carrière dans ce domaine, je puis m’enorgueillir de n’avoir jamais « trompé » le client. Bien au contraire, je lui rendais visite pour un éventuel suivi, alors que ce n’était pas du tout obligatoire.

          Et à chaque fois qu’une entreprise m’imposait une méthode de vente peu loyale, et me forçais à l’appliquer, je quittais la boite.

          C’était probablement plus facile à mon époque (de plein emploi).

        1 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h29 le 21/06/2011
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    les métiers d’internet pour Free, Meetic, Vente-Privee.com ? ? ? ? ? ?
    Ils devraient préciser qu’il s’agit certainement d’une école spécialisée dans les métiers de la vente ! comment appâter le chaland internaute. D’ailleurs, c’est confirmé par le site
    Lien
    qui parle de « e-business et e-commerce »
    c’est la formation en webmarketing qui doit assimiler un minimum de graphisme et autres disciplines, juste ce qu’il faut pour faire vendre ...
    Bof bof bof

    • keupon79
      keupon79 répond à caro
      Syndicaliste Informaticien ex (...)
      • Posté à 20h14 le 22/06/2011
      • Internaute 127803
        Syndicaliste Informaticien ex (...)

      Pourtant, dans la triplette citée, l’un à révolutionné l’accès à Internet pour le grand public, un autre à répondu techniquement au plus vieux besoin humain, « faire connaissance » :)

      Ventes-privées est par contre en effet un modèle économique dans le domaine du web marchand, bonne affaire ou piège à gogo, perso je n’y ai jamais rien trouvé d’innovant ou introuvable ailleurs au même prix, mais je suis un e-acheteur avisé qui sait élargir son périmètre de recherche hors France et hors CEE, surtout pour des produits Made in RPC.....

  • Grunt_
    Grunt_
    Technicien informatique
    • Posté à 00h20 le 22/06/2011
    • Internaute 119275
      Technicien informatique

    Un cursus de 3 ans, ahah ! 3 ans, à l’échelle de l’évolution d’Internet, c’est une demi-éternité.

    Qui aurait parié sur Twitter il y a 3 ans ? ; +)

  • Banteay Srei
    • Posté à 00h47 le 22/06/2011
    • Internaute 152460

    L’image de la paella est vraiment grotesque dans cet article qui ressemble à une « grosse bouillasse » insipide de vulgarisation informatique.

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Banteay Srei
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 07h06 le 22/06/2011
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      Tiens donc !
      Vous êtes le seul (avec moi) à avoir relevé la stupidité du titre.
       ; -))

  • frangois
    frangois
    ici
    • Posté à 02h00 le 22/06/2011
    • Internaute 126303
      ici

    Je ne comprends pas trop le but ou l’information de l’article. Un billet d’humeur d’un responsable de pédagogie d’une école privée (parmi tant d’autres) qui bashe une autre école privée (parmi tant d’autres).

    Quelle est l’intérêt, où est l’info ? Sérieusement c’est une pub ça, ni plus ni moins.

    Je m’interroge sur la légitimité même de l’auteur : pour avoir bossé depuis 10 ans dans le Web en agence et ailleurs, un gars comme ça qui se la joue prof (ou prophète), non seulement ne passe pas le seuil d’une agence (une vraie) sans déclencher l’hilarité, mais en plus il déclenchera probablement un certain énervement voir quelques tartes bien méritées.

    C’est le gros souci en France : les profs (ou prophètes) sans aucune expérience (ou si peu, j’ai regardé), qui se permettent de poser un jugement sur un métier qu’ils ne connaissent pas (ils sont profs, pas pros !). Je suis ravi d’apprendre qu’on enseigne encore SPIP à LISAA - dernière version stable Octobre 2010, le projet est cliniquement mort - vous faites du COBOL aussi ? Quant à PHP... ah oui vous êtes français, ça doit être pour ça...

    On sait bien que le cursus de l’EEMI ne visera pas l’épanouissement personnel de l’étudiant, mais LISAA ne forme pas non plus des savants « Renaissance ». C’est exactement la même came. L’une ne vaut pas mieux que l’autre, ni qu’aucune des autres. Au rayon des boites privées, recueillant les rejettées des Gobelins : LISAA, HETIC, IESA, EFFICOM, et bientôt EEMI c’est kif-kif.

    Bref Rue89 fait de la pub. Soit. J’en prends note. Vous avez un stagiaire de LISAA en ce moment ?

    • François Vermorel
      François Vermorel répond à frangois
      Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
      • Posté à 07h29 le 22/06/2011
      • Internaute 160810
        Consultant internet et (...)

      Oui, enfin en ce qui concerne ma légitimité j’ai des activités d’agence, voyez vous. Après, si le concept même d’école vous paraît ridicule, libre à vous. Notez simplement qu’en 2011 il n’est peut être plus aussi facile qu’il y a quinze ans d’entrer dans le circuit pro et d’y progresser sur le tas.

      Pour le reproche d’autopub, je ne cite Lisaa qu’une fois et en début d’article. Donc remettez vous, de grâce.

      • frangois
        frangois répond à François Vermorel
        ici
        • Posté à 12h37 le 22/06/2011
        • Internaute 126303
          ici

        Tu ne réponds que sur des détails et pas sur le fond. Et en déformant mes propos : je n’ai pas discuté l’existence des écoles, mais bien celles des écoles privées telles que celle qui sont le sujet ici, celles qui « enseignent le Web ». C’est quelque chose de très particulier au sein des établissements d’enseignement.

        Dans la vraie vie, on travaille pas dans « le Web ». On a un métier : directeur artistique, développeur, etc. Ce métier on l’apprend dans l’école adaptée : ENSAD, Gobelins pour les DA, les masters pour les devs, IUT SRC pour les intégrateurs, etc. Que des formations publiques, 300€ l’année, pas 5000€.

        Premier problème, ces formations sont très demandées, donc il y a filtrage et concours d’entrée. Dès lors pour les gens refusés, une seule possibilité, sortir le chéquier pour aller dans une école privée.

        Deuxième problème, à l’origine ces écoles étaient des boites-à-prépas privées qui préparaient justement pour les concours de l’ENSAD et des Gobelins. Comme le nombre d’étudiants est devenu subitement très intéressant, elles ont créé leurs propres diplômes. Le contenu exact de ces formations privées est pour le moins flou. On le constate en lisant l’article.

        Ces écoles privées sont légions, en plein décollage. Ce ne sont que des entreprises purement commerciales à but lucratif. Ce ne sont pas des établissements de recherche pointue, ni d’une excellence académique.

        Dès lors, je questionne la légitimité de l’auteur, et de la présence même d’un billet de sa part sur Rue89 : quel est exactement le sens, le but, l’information, le message de ton billet, si ce n’est de faire de la pub et d’acheter une légitimité personnelle (« j’ai été publié sur Rue89 ») ? LISAA n’est peut être citée qu’une fois, mais c’est la seule partie intelligible.

         
        • François Vermorel
          François Vermorel répond à frangois
          Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
          • Posté à 12h53 le 22/06/2011
          • Internaute 160810
            Consultant internet et (...)

          Donc, nous passons au tutoiement. Soit.

          Si tu as envie d’écrire une tribune sur les écoles privées pour les dénoncer, grand bien te fasse : propose le sujet à Rue89 et lance toi. Mais, pitié, sois méthodique : tu dis que les contenus des enseignements des écoles privées est flou. Je ne vois pas trop sur quoi tu t’appuies pour affirmer ça. N’hésite pas à enquêter : à titre personnel, je suis près à expliquer précisément chacun des choix pédagogiques de la section dont je m’occupe.

          Mais, vois tu, ce n’était pas ça, l’objectif de l’article. Et encore heureux, n’est ce pas : ça aurait été de l’autopub ; o)

          Quant à ma légitimité, que répondre ? Je travaille depuis dix ans sur internet, je dirige une formation depuis trois ans, je gère une petite agence... et je réfléchis sur tout ça. Voilà, c’est tout.

        1 autres commentaires
    • lossendae
      lossendae répond à frangois
      glandeur de droite
      • Posté à 10h34 le 22/06/2011
      • Internaute 84920
        glandeur de droite

      En l’occurrence, le français à tendance à snobé PHP pour des solutions plus sérieuse type J2EE ou .NET

      A l’étranger PHP, à la même légitimité que les autres langages à partir du moment ou il est utilisé à bon escient.
      Des sites tres sérieux (et pas moins complet tourne sur des solutions PHP connue tel Drupal ou Wordpress).

      Le vrai problème de l’enseignement du PHP en France, c’est qu’il est enseigné pour maîtriser ses rudiments avec des conventions de codage aujourd’hui dépassées et souvent peu sécurisées.

      Ceci dit, je suis aussi étonné aussi que l’on enseigne SPIP en cours. Wordpress ou encore Joomla sont bien plus en phase avec les outils réclamé par le marché (et facilement « enseignable »).

      • François Vermorel
        François Vermorel répond à lossendae
        Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
        • Posté à 11h40 le 22/06/2011
        • Internaute 160810
          Consultant internet et (...)

        Nous enseignons aussi Wordpress ; o)

        L’intérêt de Spip, pour le public que nous avons (des graphistes), est essentiellement pédagogique : le cheminement direction artistique > maquette graphique > intégration html/css > publication sous Spip est plus aisé sur ce système que sur d’autres.

        Et puis on n’a pas pour objectif de faire de nos ouailles des pros en Spip : l’enjeu de la formation c’est surtout de leur apprendre le webdesign pour un CMS en général. Qui peut dire ce lequel sera à la mode dans quatre ou cinq ans ?

      • Lictor
        Lictor répond à lossendae
        informaticien
        • Posté à 15h16 le 22/06/2011
        • Internaute 68450
          informaticien

        Il n’y a pas qu’en France que PHP est « snobé »...

        Le problème, c’est que PHP est devenu un langage ni-ni-ni :
        - il n’est pas très performant (contrairement à ce que semblent penser beaucoup de développeurs PHP)
        - il est facile à apprendre, mais il n’apprend pas vraiment de bonne bases
        - c’est un langage vieillissant et qui a beaucoup de mal à évoluer (voir les délais pour adopter unicode, la difficulté pour sortir PHP6, le retard accumulé sur les fonctionnalités objet...), du coup il est en train de devenir très pauvre et peu expressif.

        En parlant de langages snobés, il y a surtout Ruby et Rails, qui prennent de la vitesse aux USA, et à raison, alors qu’ils démarrent très lentement en France. Ruby est un bien meilleur langage d’apprentissage que PHP, parce qu’il permet d’aborder l’ensemble des concepts objets modernes de manière propre et efficace.
        C’est un peu le problème de vouloir à la fois enseigner et donner une compétence immédiatement vendable : la qualité de l’enseignement devient contrainte par les limitations de l’outil le plus vendable... Du coup, on fait passer les élèves à côté de concepts importants sous prétexte que le language du moment ne les a pas....
        RoR (et ces alternatives type Groovy, sans compter les introductions de paradigmes non-objets via des langages comme Clojure) devient l’alternative pour pas mal de développeurs J2EE qui cherchent une solution « light » pour certains problèmes... Tout en pouvant, énorme avantage, tourner dans la JVM.

        Les gros avantages de PHP sont surtout l’hébergement mutualisé par cher (mais qui tombe dès qu’on fait des sites complexes) et le fait de disposer de CMS Open Source et gratuits corrects. Par contre, je ne mettrais clairement pas Wordpress et Joomla dans le lot, qui sont tout de même très légers...
        Même s’il y a effectivement une forte demande sur ces CMS, ils bloquent tout de même l’évolution vers des sites réellement complexes...

         
        • lossendae
          lossendae répond à Lictor
          glandeur de droite
          • Posté à 09h51 le 23/06/2011
          • Internaute 84920
            glandeur de droite

          Le PHP est un excellent langage pour faire du web.

          Que le PHP soit mal enseigné, c’est un fait, mais ça n’en fait pas un mauvais langage pour autant.
          Si les bases solides auxquels vous faites allusions était enseignées, même pour un langage qui ne le force pas , il y aurait moins d’expert pour prétendre que le PHP est un langage ni-ni-ni.

          L’exemple de RoR est bien choisi pour illustrer le premier ni, puisque de maniere générale, il est moins rapide que PHP et supporte moins bien la charge.

          Dans le monde réel, que ce soit RoR, PHP ou Python (pour ne citer qu’eux), de très gros sites tourne avec chacun d’entre eux sans rencontrer de problème majeurs à partir du moment ou de vrais experts ont développé et maîtrise l’outil.

          Ceci dit, vu votre commentaire, je suppute que vous êtes un développeur utilisant J2EE, et qu’habitué à une certaine rigueur d’office (sans compter l’aisance avec son langage de prédilection), le laxisme relatif du PHP ne peut que vous rebuter.

          Un mauvais développeur, produira du mauvais code quel que soit son langage (et je suis sûr que vous aussi avez vu des horreurs même dans votre langage).

          Je n’ai pas spécialement envie de vous jeter la pierre, j’ai vu des dev passer de PHP à J2EE et/ou l’inverse, ou continuer à développer avec les 2 en fonction du cahier des charges.
          Mais j’ai tendance à prendre plus au sérieux une personne qui prenne plus de recul face à un outil, ça évite des jugements un peu facile et au final peu justifié.

          Pour terminer, j’ai une sainte horreur de Joomla, WP est suffisant pour de petit site (vitrine ou blog), et si je devais choisir des outils PHP, ce serait soit Expression Engine, soit Silverstripe, soit MODx.

          • Lictor
            Lictor répond à lossendae
            informaticien
            • Posté à 10h40 le 23/06/2011
            • Internaute 68450
              informaticien

            L’exemple de RoR est bien choisi pour illustrer le premier ni, puisque de maniere générale, il est moins rapide que PHP et supporte moins bien la charge.

            Il ne faut pas exécuter Ruby dans son environnement natif, mais dans la JVM via JRuby. ;)
            Et il ne faut pas confondre rapidité et capacité à monter en charge - il y a un article très intéressant sur les choix de Facebook à ce niveau, où il a clairement été choisi de ne pas faire d’optimisation au niveau rapidité pour miser au contraire sur la scalabilité. On rajoute donc des serveurs au lieu d’essayer de faire fonctionner le code plus vite...
            PHP n’est pas particulièrement rapide, par exemple comparé à Java ou même Groovy, et il est assez malpratique pour mettre en place des stratégie de cache complexes. Ce que fait assez bien RoR par exemple.

            Dans le monde réel, que ce soit RoR, PHP ou Python (pour ne citer qu’eux), de très gros sites tourne avec chacun d’entre eux sans rencontrer de problème majeurs à partir du moment ou de vrais experts ont développé et maîtrise l’outil.

            Tout dépend de ce qu’on appelle « gros site ».
            J’ai fait tourner un site « catalogue » Java à dix millions de visites par mois essentiellement sur un seul serveur. Ce site aurait tout aussi bien pu fonctionner en Ruby ou autre. Bon, pas PHP à l’époque, ça ne serait pas mon langage de choix pour manipuler des tonnes de XML et de l’unicode. Mais sur ce genre de site, le contenu est le même pour tout le monde : avec de bons caches, chaque page n’est générée qu’une fois. Même avec un contenu tournant autours de 100k pages, n’importe quoi sera capable de le servir.
            Par contre, pour un vrai gros site complexe, dynamique, avec des web services, etc., j’aurais quand même des doutes avec du 100% PHP... L’expérience des grands sites sociaux montre qu’en fait ils sont souvent construits avec des langages hétérogènes, afin de pouvoir traiter les parties critiques au mieux. Y compris avec des langages de niche, comme Erlang, et des technologies atypiques, type NoSQL.

            Ceci dit, vu votre commentaire, je suppute que vous êtes un développeur utilisant J2EE, et qu’habitué à une certaine rigueur d’office (sans compter l’aisance avec son langage de prédilection), le laxisme relatif du PHP ne peut que vous rebuter.

            Je suis développeur C++ (donc, non web, j’étais plutôt informatique industrielle et scientifique à l’origine), migré vers J2EE pour passer au web. Et j’ai aussi de l’expérience sur des langages comme Groovy/Grails, ActionScript 3... Et je lorgne actuellement pas mal du côté d’Objective-C et des langages de niches, plus par intérêt culturel (Clojure, Erlang...). Actuellement, j’encadre des projets PHP sur CMS eZ Publish (infiniment mieux que des gadgets comme Joomla), donc j’arrive quand même à m’en accommoder. ;) Mais pour avoir regardé certains CMS PHP, c’est parfois à se demander si les développeurs ont déjà vu un vrai CMS commercial, certains sont tout de même extrêmement « light » en possibilité...

            En fait, depuis que j’ai touché à Groovy, j’aime plutôt bien les langages dynamiques. Mais je trouve que PHP est effectivement plus laxiste que dynamique et que du coup le langage n’en bénéficie pas vraiment. En Groovy (et Ruby), le dynamisme apporte énormément de possibilité, de concision et d’expressivité. Il est aussi encadré par les gardes-fous nécessaires (culture des tests automatiques, bonnes pratiques...). PHP offre un langage extrêmement laxiste (dynamique *et* faiblement typé) tout en encourageant pas vraiment les développeurs à s’en protéger (quasiment impossible de convaincre les développeurs qu’avoir des pages et des pages de warning est tout de même un peu préoccupant).

            Pour les reproches essentiels que j’ai vis-à-vis de PHP :

            - un gros problème culturel. PHP est un langage de bidouilleur. Du coup, le recrutement est une plaie. Il est très facile de trouver un développeur PHP et tout aussi difficile de trouver un *bon* développeur PHP. Beaucoup de développeurs PHP ont un vrai problème d’attitude (mon langage est rapide pas la peine de faire d’architecture, ça tombe en marche c’est bon...). Il y a d’ailleurs le même problème avec les autres langages du web : Javascript, CSS, HTML... Quelques types vraiment très compétent et plein de bidouilleurs... Même si la situation s’améliore doucement...
            - PHP me rappelle C++, dans le sens qu’il y a une absence de standard gênante. Contrairement à Java, il n’y a pas vraiment de manière standard de coder, de bibliothèque standard, de patterns utilisés de manière commune... Du coup, on ne programme pas vraiment en PHP, on programme en PHP/Joomla, en PHP/WP, en PHP/eZ... Pareil pour Javascript d’ailleurs. Là encore, ça n’aide pas vraiment le recrutement...
            - le langage est un peu figé. Franchement, les problèmes autours de PHP 6 ne sont pas très rassurants vus de l’extérieur... Du coup, l’essentiel de l’évolution du langage est portée par les frameworks, sans que ça soit vraiment réintégré dans le corps du langage (une chose que J2EE a toujours assez bien fait).
            - il manque souvent une pierre entre le langage et les frameworks. Par exemple, beaucoup de frameworks Java sont agnostiques vis-à-vis des choix techniques. Ce n’est pas parce que j’utilise Spring qu’on m’impose une technologie de cache, une technologie ORM ou une technologie pour ma vue.

            PHP peut être un bon langage de production, ne serait-ce que pour les facilités d’hébergement, la facilité pour produire et livrer des petits sites et la présence de moteurs de blog et CMS corrects.
            Mais pour moi, ça n’est pas forcément un bon langage d’apprentissage. Je trouve que RoR est par exemple plus structurant, qu’il encourage de bonnes pratiques (tests par exemple) et introduit des concepts importants dès le début (closures, ORM, MVC...).

            • lossendae
              lossendae répond à Lictor
              glandeur de droite
              • Posté à 09h29 le 24/06/2011
              • Internaute 84920
                glandeur de droite

              Réponse on ne peut plus juste.

        3 autres commentaires
    • Lictor
      Lictor répond à frangois
      informaticien
      • Posté à 15h04 le 22/06/2011
      • Internaute 68450
        informaticien

      C’est vrai que le choix de SPIP a un côté très vintage...

  • Babarcéleste
    • Posté à 06h39 le 22/06/2011
    • Internaute 151269
      quoi

    J’ai l’impression que le but de l’article est de mettre en avant le fait que bosser dans le monde internet, c’est s’attaquer à un grand nombre de domaines : programmation, marketing, communication...Et que par ailleurs, se spécialiser dans « le marketing internet » n’est pas forcément une bonne solution, les pratiques évoluant, et peut-être aussi parce qu’une bonne formation généraliste avec un cerveau bien fichu qui analyse derrière pour adapter au net sera peut-être plus efficace qu’une spécialisé internet instant t qui sera dépassée si les pratiques évoluent, sans pouvoir se recycler, ne connaissant pas les bases mais juste les aboutissants.
    L’auteur semble craindre que les écoles spécialisent sur un instant t, en produisant des étudiants qui n’auront pas le background pour s’adapter en même temps que les évolutions du net.
    Aujourd’hui, il est difficile de ne pas être hyperspécialisé. J’ai fait le grand écart entre le domaine de ma licence et celui de mon master, et je me suis auto-formée en informatique, jusqu’à atteindre un niveau plus que correct, d’après les informaticiens avec qui j’ai bossé. Résultat : considérée « fait tout fait mal » ou « à risque » par les recruteurs lambda. Par contre les chasseurs de tête sont en général intéressés, et dès que je rencontre un manager qui peut tester, je sais que c’est quasiment gagné. Mais le marché de l’emploi se trouve très restreint quand on ne peut pas passer les barrages des recruteurs. Dommage...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 07h05 le 22/06/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Enseigner Internet, c’est aussi compliqué qu’une bonne paëlla »

    J’en suis encore à rechercher ce que la « paëlla “ vient faire là dedans.
    L’auteur aurait très bien pu écrire ‘pizza’ ou ‘ratatouille’ à la place.

    Ce titre est particulièrement ridicule,
    et je pense que quand on manque d’imagination, on évite de se lancer
    dans le style métaphorique. C’est ’terrible’ quand c’est raté !

    • François Vermorel
      François Vermorel répond à Yvon le Zébulon
      Auteur(e) de l'article Consultant internet et (...)
      • Posté à 07h22 le 22/06/2011
      • Internaute 160810
        Consultant internet et (...)

      Le titre n’est pas de moi. C’était un inter dans mon papier. Mais mon titre originel n’était pas terrible non plus.

      Par contre, juste pour précision, il ne s’agit pas d’une métaphore, la métaphore étant une image sans outil de comparaison. Quand on a pas les compétences nécessaires, on ne se lance pas dans la critique stylistique : c’est terrible quand c’est raté.

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à François Vermorel
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 07h38 le 22/06/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        Merci pour l’explication de l’académicien sur la métaphore,

        et vous êtes bien gentil aussi de reconnaître que ce titre est particulièrement nul. (Vous deviez vous opposer à ce choix)

         1 autres commentaires
      • mard_i
        mard_i répond à François Vermorel
        Bibliothécaire
        • Posté à 11h24 le 22/06/2011
        • Internaute 110350
          Bibliothécaire

        Attention ! J’ai le glaive vengeur et le bras séculier ! L’aigle va fondre sur la vieille buse ! ...
        - Un peu chouette comme métaphore, non ?
        - C’est pas une métaphore, c’est une périphrase.
        - Fais pas chier ! ...
        - Ca, c’est une métaphore.

        Revisitons les Classiques, Audiard, Faut pas prendre les Enfants du Bon Dieu pour des Canards sauvages (1968)

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