Coup de cœur 12/06/2011 à 15h19

Relire Alice Miller pour comprendre la violence contre les enfants

Jean-Baptiste Mauvais | Enseignant

Qu’est-ce qu’un grand livre ? Peut-être celui qui change en profondeur et définitivement notre regard sur les situations les plus concrètes, les plus banales et les plus tragiques.

Un élève frappe d’autres élèves dans la cour d’un établissement scolaire. Un enseignant humilie ses élèves cours après cours. Un homme bat sa compagne. Une femme rabaisse son compagnon. Un manager harcèle ses collègues. Un automobiliste s’en prend physiquement aux autres pour une place de parking.

Situations où la violence n’est plus un bon mot malheureux ou un accès de fureur sans lendemains, mais un réflexe, un langage, une manière d’être.

« Ce qui arrive à l’enfant se répercute sur l’ensemble de la société »


Couverture de « C’est pour ton bien », d’Alice Miller

Le livre de la psychanalyste suisse Alice Miller, « C’est pour ton bien », paru en 1980 et traduit en français en 1985, dévoile un continent quasi inexploré et trop longtemps inconnu : le territoire des violences contre l’autre ou contre soi à l’âge adulte, en tant qu’héritage inévitable et massif des violences subies comme enfant – injures, coups, menaces, humiliations, manipulations !

« L’opinion publique est loin d’avoir pris conscience que ce qui arrivait à l’enfant dans les premières années de sa vie se répercutait inévitablement sur l’ensemble de la société, et que la psychose, la drogue et la criminalité étaient des expressions codées des expériences de la petite enfance. »

Alice Miller consacre un chapitre à l’enfance d’Adolf Hitler. Cette démarche, qui ne légitime ni n’excuse en rien l’injustifiable, la conduit à montrer de manière spectaculaire le lien entre les souffrances endurées dans l’enfance par le fils d’Aloïs Hitler et la barbarie à grande échelle initiée par la suite.

Pour l’enfant traumatisé, un « témoin secourable » peut tout changer

L’objection commune consistera à évoquer les millions d’autres enfants qui subissent ou ont subi le même sort et n’en érigent pas pour autant la barbarie en système.

Au-delà du contexte historique, politique et économique propre à l’Allemagne de la République de Weimar et favorable à l’avènement d’une telle figure, Alice Miller souligne que bien souvent, ces autres enfants ont un jour croisé, ne serait-ce que brièvement, un « témoin secourable », capable de leur prodiguer chaleur, écoute bienveillante et compréhension, enrayant ainsi le mécanisme de la violence.

La violence, nous dit Alice Miller, n’est pas l’expression d’une pulsion de mort telle que la conçoit la psychanalyse traditionnelle. Cette haine présente en certain(e)s, qu’on ne confondra pas avec la part d’agressivité et de conflictualité commune à tous et à toute relation, se révèle être le fruit d’un conditionnement ancien et précoce.

Dans le cas d’Hitler, la haine trouve son ancrage dans les coups reçus à répétition et sans possibilité d’échappatoire avant même l’âge de 4 ans. Cette haine aura ensuite trouvé un exutoire dans la détestation des juifs, cible séculaire d’opprobre offrant aux partisans d’Hitler, objets eux aussi d’une éducation comparable, « l’image concrète d’un ennemi qu’ils ont alors toute liberté de haïr ».

La violence n’est pas génétique, mais bien acquise

L’image idéalisée des parents maltraitants, vis-à-vis desquels le respect dû a entraîné très tôt le refoulement de la rancœur et de la violence, peut ainsi rester ménagée.

Le besoin obsessionnel d’Hitler de connaître les origines de chaque citoyen allemand en remontant jusqu’à la troisième génération trouverait sa source dans son incertitude première quant à sa propre éventuelle origine juive ; les juifs représentant alors la partie humiliée d’Hitler enfant, qu’il s’agit de réduire à néant.

L’analyse développée par Alice Miller montre de manière implacable que la violence, quand elle est quotidienne et systématique au point de devenir un rapport au monde, aux autres ou éventuellement à soi, n’est pas innée mais acquise, qu’il s’agisse de cas célèbres – Miller se penchera également sur le cas de Staline – ou de cas anonymes, que nous croisons tous les jours.

Je pense spontanément, en tant qu’enseignant, à deux élèves, le premier, frappé par son père, et qui lui-même frappe à l’occasion ses camarades. Une autre élève, à la violence plus subtile, manipulant ses interlocuteurs aussi bien qu’on l’a fait passer de main en main, petite, de parents biologiques en famille d’adoption, de famille d’adoption en famille d’accueil.

Au-delà de cet apport sous-estimé à l’éternel débat, si savamment instrumentalisé par certains, du caractère inné ou acquis de la violence, le propos d’Alice Miller nous invite à poser un regard différent sur l’histoire passée et à venir.

La thèse d’Alice Miller est à la fois rassurante et terrifiante

Les événements qui font l’histoire sont souvent interprétés uniquement en termes d’intérêts stratégiques, géopolitiques et/ou économiques, d’actions communes et de mouvements collectifs dans lesquels l’individu se dissout.

Ils restent pourtant, en-deça des constructions idéologiques, politiques ou spirituels (bien réels mais de façon secondaire), une somme de prises de position individuelles liées à des parcours de vie singuliers et souvent chaotiques qui, le cas échéant, se retrouvent et se conjuguent.

Le propos de ce livre apparaît dans un même mouvement terrifiant et rassurant : certains comportements et évènements auraient pu et pourraient, à l’avenir, être autres, pour peu que l’éducation de nombreux enfants change, et que l’on fasse notamment l’apprentissage dès le plus jeune âge de l’empathie.

C’est aussi ce que suggérait récemment le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron.

Autrement dit : la violence collective à l’œuvre dans les conflits, guerres et terrorismes rassemble des violences dont l’origine est singulière et ancienne en chacun :

« Si nous ne faisons pas tout ce que nous pouvons pour comprendre la genèse de cette haine, les accords stratégiques les mieux élaborés ne nous sauveront pas non plus. »

Les souffrances refoulées, la machine à violence tourne sans fin

L’écrivain Nancy Huston rendait ainsi hommage à Alice Miller peu après sa mort :

« Alice Miller fut peu prise au sérieux. Une femme qui parle des enfants, c’est mignon. Pendant ce temps, les hommes vaquent aux choses sérieuses, la politique, les guerres, les génocides.

Ainsi, parce que les souffrances des enfants, les nôtres, sont refoulées et minimisées, la machine à violence peut-elle tourner indéfiniment.

Miller est morte le 14 avril 2010, sans que les penseurs de l’humain – intellectuels, philosophes, historiens, sociologues, psychologues – s’en soient émus. »

Faut-il attribuer la relative et regrettable confidentialité de cet ouvrage indispensable au fait que son auteure soit « une femme qui parle des enfants », comme le suggère Nancy Huston ? A sa diffusion modeste ? A la part intime et inquiétante qu’il convoque en nous ?

Ou alors est-ce son langage simple, accessible à tous, peut-être trop peu savant au goût de certains universitaires ? « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. », dit pourtant la maxime.

Le propos d’Alice Miller, sorte de psychanalyse individuelle d’une histoire collective passée et à venir, n’est pas seulement clair et simple sans être simpliste. Il est limpide.

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  • Mojique
    • Posté à 17h50 le 12/06/2011
    • Internaute 56020
      *

    Il me suffit qu’un petit enfant me regarde droit dans les yeux en me souriant pour comprendre que les enfants naissent avec beaucoup d’amour.

    Par l’éducation, le contexte et autres raisons ils deviennent méchants.

  • Mikcey
    • Posté à 20h10 le 12/06/2011
    • Internaute 100537

    Ma mère avait une copine psychologue qui refusait d’obliger ses filles à quoi que ce soit.
    Résultats : elles chiaient partout dans l’appartement, étaient horriblement mal élevé, j’en passe des pires et des meilleurs.

    Je crois qu’un livre à, aussi, relire c’est « Sa majesté des mouches ». Les enfants ne sont que des adultes en plus petits et en plus extrême, de la même façon qu’il y a des adultes mauvais, il y a des enfants mauvais.

    Tout ne vient pas de l’éducation, les pulsions sont aussi très importante.
    Il y a plein de gens qui ont eu une super enfance et qui se comporte comme des enflures, car pour eux, quoi qu’on en dise, quoi qu’on leur ai enseigné : c’est EUX qui compte, pas les autres.
    Et si pour réussir ils doivent détruire les autres : ils le feront.

    La violence vient du plus profond de l’être humain, de l’instinct de survie. Qui n’est pas une notion de cognition de haut niveau, donc qui n’est pas le siège de réflexion : c’est fight or flight.
    La nature est violente, le monde est violent. Les hommes sont donc violent, pour survivre tout simplement.
    Rien que pour vivre, il faut tuer : il faut manger des organismes vivants pour vivre, seuls les êtres photosynthétiques sont non violent, mais aussi horriblement faible.

    Croire qu’on peut abolir toutes violences chez l’humain est illusoire, car par essence et depuis la nuit des temps l’humain est violent.

    On peut voir les choses très simplement :
    - chaque homme veut vivre le mieux possible,
    - pour vivre le mieux possible, il faut des ressources,
    - il n’y a pas assez de ressources pour tous le monde (pas seulement pour les humains, mais les autres animaux, les végétaux, etc.)
    - il faut donc se battre pour les ressources.
    CQFD, la violence fait partit du monde.

    EDIT :

    « Je pense spontanément, en tant qu’enseignant, à deux élèves, le premier, frappé par son père, et qui lui-même frappe à l’occasion ses camarades. Une autre élève, à la violence plus subtile, manipulant ses interlocuteurs aussi bien qu’on l’a fait passer de main en main, petite, de parents biologiques en famille d’adoption, de famille d’adoption en famille d’accueil. »

    Donc pour vous l’Homme est un robot qui réagit aux stimulus extérieurs sans capacités de réflexion ? C’est très béhavioriste comme considération. Et vous confondez je pense psychanalyse et psychologie : la psychanalyse est un courant de la psychologie qui croit en gros que les choses sont innés, à l’inverse le béhaviorisme croit que les choses sont acquise.
    Ce débat est tranché depuis belle lurette avec l’essor des théories cognitivo-comportementaliste, humaniste, ou dite de thérapie familiale.
    La réalité est un mélange de ces deux théories principales : l’Homme agit en fonction de son environnement (éducation, etc.), mais également de façon inné. On n’est ni des robots, ni siège de pulsions innés.
    Vous ne pourrez donc battre la violence en n’attaquant que la partit acquise, car une partie de cette violence est inné.

    Pour moi cette théorie date de 1980, avec les idées de 1980. Depuis 1980, la psychologie a beaucoup évolué. Lisez des livres plus récent.

    Maintenant, vaincre au moins une partie de la violence ne serai pas un luxe.

    • fredgg84
      fredgg84 répond à Mikcey
      • Posté à 22h00 le 12/06/2011
      • Internaute 92172

      Entièrement d’accord avec toi sur ce post interessant.Tu es étudiant ou enseignant ? Etudes de quoi et enseignant en quoi juste pour info ?

      • Mikcey
        Mikcey répond à fredgg84
        • Posté à 23h03 le 12/06/2011
        • Internaute 100537

        Suis étudiant en pharmacie, mais j’ai fait de la psycho quand j’étais en médecine et j’avais adoré.

         
        • pétrolleuse
          pétrolleuse répond à Mikcey
          quel beau métier professeur
          • Posté à 15h27 le 13/06/2011
          • Expert 106867
            quel beau métier professeur

          Ah ouais ? Bah t’as dû sécher les cours plus d’une fois, parce que ton post précédent, c’est vraiment de la psycho à 2 balles, du genre de celle qu’on entend, non pas sur les bancs de la fac, mais au café du commerce... Ta vision des choses n’est pas simple, elle est simpliste. Quant à ta définition de la psychanalyse, là, les bras m’en tombent...

          • Mikcey
            Mikcey répond à pétrolleuse
            • Posté à 21h38 le 13/06/2011
            • Internaute 100537

            Peut-être pourriez vous nous annoncer votre pédigrée en matière de psychologie, où avez-vous eu vos cours ? combien avez-vous eu ? Etc.

            Peut-être pourrez-vous également nous apportez quelques lumières sur votre profession ?

            Moi quand je lis un poste comme le votre les bras m’en tombent : de la connerie du café du commerce (comme vous dites, du genre de celle qui confonds psychanalyse et psychologie comme dans l’article) enrobée d’un extra de condescendance (mais le bien gras, bien comme il faut : celui qui se croit plus malin que les autres, mais ...) ...
            Bah sincèrement j’espère que vous êtes pas prof comme le laisse entendre votre descriptif, parce que là ça veut vraiment dire qu’on recrute n’importe quoi ...

            Vous pourrez aussi ajouter votre définition de la psychanalyse (pas celle de wikipédia, merci), et notamment son évolution après Freud (père et fille) et Jung ...

            • pétrolleuse
              pétrolleuse répond à Mikcey
              quel beau métier professeur
              • Posté à 22h00 le 13/06/2011
              • Expert 106867
                quel beau métier professeur

              Je ne vais pas te dérouler mon CV, je n’ai rien à prouver à un bouffon dans ton genre... contrairement à toi, qui semble avoir un furieux besoin de clamer sur les toits le peu qu’il sait. Parce que les références pédantes à Freud et Jung, ça frise le ridicule. Mais tu connais l’adage : la culture, c’est comme la confiture, etc, etc..

              Toi, t’as suivi une UV de psycho pendant, quoi, une année ? Et c’est tout ce que t’as retenu ? L’homme est un loup pour l’homme et il doit tuer ou être tué ? Faut pas se contenter de pomper les fiches de lecture des petits copains pour avoir ses exam’s et venir ici faire le kékos, rigolo ! Retourne à tes chères études, petit scarabée, t’as encore beaucoup à apprendre... Et pitié, reste en pharma...

              • Mikcey
                Mikcey répond à pétrolleuse
                • Posté à 22h13 le 13/06/2011
                • Internaute 100537

                Si votre CV est aussi minable que votre prose et votre répartie (« hey t’es un bouffon ! » olala), vous faites bien de pas l’étaler.

                Bon je vais vous laissez à votre connerie, abstenez vous de me commenter à l’avenir.

        4 autres commentaires
    • kakoulite
      kakoulite répond à Mikcey
      Intermediation & Imprecation
      • Posté à 13h45 le 13/06/2011
      • Internaute 126452
        Intermediation & Imprecation

      « Ma mère avait une copine psychologue qui refusait d’obliger ses filles à quoi que ce soit.
      Résultats : elles chiaient partout dans l’appartement, étaient horriblement mal élevé, j’en passe des pires et des meilleurs. »

      Elle faisait une experimentation grandeur nature ou bien c’etait par pure conviction. Vous savez ce qu elle sont devenues parce que ca doit etre quelquechose ! Ensemble et seules au milieu du Sahara ou de l Amazonie ok... elles pourraient continuer ainsi mais a partir du moment ou il doit y avoir interaction avec d’autres individus...hard..tres hard !

    • ni soumise ni rebelle
      ni soumise ni rebelle répond à Mikcey
      sans profession
      • Posté à 22h50 le 13/06/2011
      • Internaute 60828
        sans profession

      on ne parle pas de violence mais de haine.
      c’est different.

    • Sakhaline
      Sakhaline répond à Mikcey
      • Posté à 09h14 le 14/06/2011
      • Internaute 18886

      Mikcey, rien de ce que vous dites ne s’appuie sur autres choses que de vieux préjugés, des inexactitudes et des syllogismes sans intérêts. En tout cas strictement rien de scientifique...

      • Mikcey
        Mikcey répond à Sakhaline
        • Posté à 11h29 le 14/06/2011
        • Internaute 100537

        Votre commentaire est sans intérêt. Vous faites exactement ce que vous me reprochez.

         
        • Sakhaline
          Sakhaline répond à Mikcey
          • Posté à 08h24 le 15/06/2011
          • Internaute 18886

          Vous faites encore erreur, je ne vous reproche rien. Je souligne pour les lecteurs (et vous même par la même occasion) l’absence de fondement de vos théories.
          Je pense par ailleurs que vous n’avez jamais lu Alice Miller. Et sans doute rien d’intéressant sur le sujet.
          Pour finir, pendant que j’y suis, quelqu’un qui argumente sur un sujet aussi important en commençant par « ma mère a une copine » devrait plutôt commencer par « j’ai décidé de reprendre ma scolarité pour enfin apprendre quelque chose ».

        1 autres commentaires
    • Yp2
      Yp2 répond à Mikcey
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 09h31 le 14/06/2011
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      D’accord avec vous sur le partage inné/acquis, mais vous dites aussi que « croire qu’on peut abolir toutes violences chez l’humain est illusoire, car par essence et depuis la nuit des temps l’humain est violent. »

      Or ne pourrions-nous pas réfléchir cinq minutes sur la part d’acquis ? à comment vivent les gosses pendant leurs premières années ? Hors des pays riches du Nord, on a bien souvent des gosses soumis à la pauvreté, parfois même pauvreté extrême accompagnée de tous les abus imaginables de la part des adultes. De nombreux jeunes subissent également la violence de famines, maladies ou guerres. Rien qu’au Nord ou chez les riches du Sud, il y a aussi de la maltraitance.

      Ensuite, en restant à un niveau beaucoup plus soft, disons avec une enfance normale dans nos sociétés, je me permets juste de vous rappeler vos souvenirs de primaire ou de collège. Personnellement quand j’y repense je me marre bien en entendant les gros niais qui prétendent que les enfants sont des anges à cet âge. Non, ce sont souvent aussi de petits démons qui ont déjà absorbé beaucoup de haine de notre société violente. Si j’ai bien retenu une leçon de cette époque, c’est que les adultes ne garantiraient jamais un minimum de justice au sein de l’école et qu’il serait toujours beaucoup plus simple de dégommer à coups de latte un emmerdeur avec trois potes au coin de la cour ou de le harceler que de tenter de convaincre un adulte (je ne dis pas que je le faisais, mais que c’était la logique en place, et tant pis pour les faibles qui se faisaient écraser).
      Je suis intimement convaincu que plusieurs de mes exs compagnons de classe ont été « pourris » dans leur tête à cette époque : devenus des enfants très agressifs ou ayant perdu leur estime personnelle, ils ont eu parfois une trajectoire peu enviable par la suite.

      • Mikcey
        Mikcey répond à Yp2
        • Posté à 11h31 le 14/06/2011
        • Internaute 100537

        Nos avis ne s’opposent pas, en tout cas je n’en ai pas l’impression.

  • riposte2011
    • Posté à 00h48 le 13/06/2011
    • Internaute 138928

    « Miller est morte le 14 avril 2010, sans que les penseurs de l’humain – intellectuels, philosophes, historiens, sociologues, psychologues – s’en soient émus. »

    Alice Miller a eu le « très mauvais gout » de parler de la pédagogie noire et des problèmes d’inceste, de maltraitance, ce qui l’a placée au fond de la classe, voir dans le couloir. Ça nous laisse tout son travail et ses réflexions à lire et à intégrer. Pour ceux qui se sentent concernés.

    Merci Monsieur l’enseignant, savoir que des gens de votre profession « se penchent » sur cette grande dame, réchauffe le cœur.

    Alice Miller nous laisse tous ses écrits et je pense que des fausses sympathies, elle n’en avait que faire .

    Bon courage et merci pour votre article. C’est pas banal.

  • soleil vert
    soleil vert
    cool à toulouse
    • Posté à 00h59 le 13/06/2011
    • Internaute 25662
      cool à toulouse

    je l’ai lu quand il est sorti et je le conseille à tout le monde. Vraiment un livre qui m’a changée et qui a changé ma vision de mes rapports avec les autres.

  • EdkOb
    • Posté à 11h07 le 13/06/2011
    • Internaute 85736

    Merci pour cette mise en lumière d’une femme et de son travail pour expliquer et donc diminuer les violences faites aux plus fragiles.

    • DiaboloSatanas
      DiaboloSatanas répond à EdkOb
      Fou du volant
      • Posté à 15h16 le 13/06/2011
      • Internaute 79165
        Fou du volant

      Bon . Bon . Je ne savais pas . Je ne vais plus taper sur les enfants, alors . Je termine celui la et demain j’arrête.
      Vous auriez pu me le dire avant..

      • Hulk
        Hulk répond à DiaboloSatanas
        Gros con de droite
        • Posté à 15h23 le 13/06/2011
        • Internaute 108405
          Gros con de droite

        Heureusement qu’elle est là cette bonne femme, je n’aurais jamais imaginé que les forts tapaient sur les faibles sur cette Terre.

        On apprend de ces trucs quand même grâce aux avancées de la science.

         
        • DiaboloSatanas
          DiaboloSatanas répond à Hulk
          Fou du volant
          • Posté à 15h28 le 13/06/2011
          • Internaute 79165
            Fou du volant

          Toi aussi tu évites de fréquenter les victimes et les bourreaux.
          Il est vrai que ces gens la ne sont pas très intéressants, voire meme franchement ennuyeux
          Quand j’en vois deux , J’ai envie d’en prendre un pour taper sur l’autre, comme disait ma grand mère qui n’a jamais tapé sur personne, en réalité..

          • Hulk
            Hulk répond à DiaboloSatanas
            Gros con de droite
            • Posté à 15h30 le 13/06/2011
            • Internaute 108405
              Gros con de droite

            À choisir, je préfère encore la compagnie des bourreaux. Ils sont moins rabat-joie.

            • DiaboloSatanas
              DiaboloSatanas répond à Hulk
              Fou du volant
              • Posté à 15h36 le 13/06/2011
              • Internaute 79165
                Fou du volant

              ...et surtout , ils sont pas la a faire chier à raconter tout le temps leur vie. les bourreaux. Ils sont de droite. Ils agissent eux.
              Alors que les victimes..Pfou ..
              En plus elles ont le vin triste.

        3 autres commentaires
  • flammèche
    • Posté à 12h08 le 13/06/2011
    • Internaute 37249
      ...

    Elle a dit aussi que l’on n’était pas obligé d’aimer ses parents, ni de leur pardonner et cela choque beaucoup de monde.
    En tout cas lecture libératrice...

    • Sidonie Marcounette
      Sidonie Marcounette répond à flammèche
      feignasse professionnelle
      • Posté à 09h51 le 14/06/2011
      • Internaute 111119
        feignasse professionnelle

      oui, et ça c’est une idée difficile admise par la plupart des gens, qui vous rétorquent très vite « mais faut PARDONNER et tout ira mieux »...

      or, l’enfant a le grand don de pardonner tout ce qu’on lui fait et devenu adulte, s’il ne prend pas vraiment conscience des mauvais traitements infligés, s’il n’est pas entendu et reconnu dans un premier temps comme tel, retournera la culpabilité et la violence contre lui... ou les autres.

      • flammèche
        • Posté à 00h16 le 15/06/2011
        • Internaute 37249
          ...

        Oui et la culpabilisation sur le non-pardon est très forte. Cela rassure, c’est l’ordre établi. Mais tous les parents ne font pas ce qu’il faut pour leurs enfants.
        Prendre conscience des mauvais traitements , c’est d’une certaine façon élever l’enfant, car il y a pire qu’un enfant battu, c’est celui qui va chercher le bâton pour se faire battre parce qu’il le’’ vaut bien. ’’ Là, nous avons vraiment des Mozart assassinés..

  • Fantomax
    Fantomax
    génie du mal
    • Posté à 17h08 le 13/06/2011
    • Internaute 157606
      génie du mal

    Oui, bon, y a des fois quand même, hein...

    Lien

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 17h22 le 13/06/2011
    • Internaute 39710
      Etudiant apolitique

    Personnellement, je pense que la plupart des enfants sont méchants par défaut et que seule l’éducation permet d’en faire des humains fréquentables. Suffit de voire le comportement de gosses en primaire avec un ou une élève un peu enveloppée, un peu moche ou de couleur différente : bien peu d’adultes seront aussi cruels.

    • LienRag
      LienRag répond à Atlantis
      • Posté à 05h23 le 14/06/2011
      • Internaute 34767

      Bien peu d’adultes seront aussi francs dans leur cruauté, certes, ayant appris à la refouler au fur et à mesure de leur « éducation ».

  • jc grellety
    • Posté à 17h50 le 13/06/2011
    • Internaute 775

    Le cas d’Hitler est terrifiant. Je me suis souvent demandé par quel biais il était possible d’avoir de la « compassion » pour lui, pris dans sa folie criminelle, et ce que révèle-rappelle cette auteure est très émouvant, très difficile à supporter quand on y pense, un tout petit enfant battu avec une telle violence, tous les jours, par un barbare teuton. Quel est le titre de ce film qui a parlé de cette éducation sadique en Allemagne à la fin du 19ème et au début du 20ème ?

  • ni soumise ni rebelle
    ni soumise ni rebelle
    sans profession
    • Posté à 23h01 le 13/06/2011
    • Internaute 60828
      sans profession

    c’est en effet surprenant comment le travail d’alice miller n’est pas plus connu alors qu’il est si accessible.
    en ce qui me concerne elle a ouverte plusieurs lourdes portes !

  • LienRag
    • Posté à 05h32 le 14/06/2011
    • Internaute 34767

    Autrement dit : la violence collective à l’œuvre dans les conflits, guerres et terrorismes rassemble des violences dont l’origine est singulière et ancienne en chacun
    Mais la violence singulière et ancienne en chacun n’est-elle pas liée à son tour aux conflits, guerres et terrorismes ?
    L’inhumanité du traitement du jeune Hitler n’a-t’elle vraiment aucun lien avec l’existence d’une société machiste et autoritaire, issue de la répression du « printemps des peuples » de 1848 ?

  • Sidonie Marcounette
    Sidonie Marcounette
    feignasse professionnelle
    • Posté à 09h47 le 14/06/2011
    • Internaute 111119
      feignasse professionnelle

    merci pour cet article. Lire Alice Miller fait un bien fou, aide à se reconstruire et ne pas reproduire...

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