Témoignage 27/05/2011 à 19h22

Ma journée dans le grand marché aux profs de Pôle emploi

Catherine Paris | journaliste, écrivain

Récit édifiant d’une participante à la journée organisée avec l’Education nationale pour le recrutement d’enseignants remplaçants.


Des vaches dans un pré (Joost J. Bakker IJmuiden/Flickr/CC)

Etiez-vous aux soldes de l’Education nationale ? Moi si ! Comment, vous ne savez pas ? Le ministère a organisé des soldes de profs remplaçants. Enfin, soyons précis, pas des soldes, plutôt un grand dépôt-vente de matériels expérimentaux non testés, et d’autres qui ont un peu, beaucoup servi à d’autres usages : nous, les aspirants au professorat vacataire et non-titulaire.

Un « X Factor » de gens de toutes sortes, ayant le niveau licence a minima, mais n’ayant jamais eu ni même préparé le capes et encore moins l’agrégation, ces concours donnant droit à l’intégration dans le grand mammouth laineux.

Par mammouth laineux, je veux dire ce truc ingérable, de gauche et ultra-syndiqué, défini par toutes les droites de France depuis mai 1968, sous le nom toujours prononcé avec morgue de « pédagos ». Alors pourquoi sommes-nous là ?

On l’a dit, notre gouvernement, par la voix de son ministre Luc Chatel, veut, dans toute la France et de la maternelle au lycée...

  • mieux encadrer les enfants,
  • être plus près des élèves en souffrance,
  • être plus juste avec tous dans un monde de plus en plus injuste,
  • liquider des centaines de classes et de postes d’enseignants titulaires, formés, homologués (plus ou moins) soutenus par les IUFM, leurs pairs et syndicats.

Le paradoxe est tragicomique. Le vrai but de ce recrutement est de raser le mammouth de l’Education nationale jusqu’au sang, en raréfiant les « vrais » profs qui coûtent chers et ouvrent beaucoup trop leur gueule, et d’amener à l’éducation des simili-profs (pas forcément pires et même parfois meilleurs que les titulaires, car ceux-là auront au moins l’expérience du monde du travail dans le privé, de l’échec, du chômage et du combat) payés une misère, corvéables à merci, et fantomatiques au niveau d’une pseudo représentation syndicale.

Que du bonheur !

La foire aux vacataires pour combler les brèches du système

Mardi, 7h05. Je chope l’info sur l’antenne d’une radio nationale : l’Education nationale, en partenariat avec Pôle emploi (étrange couple formé pour la circonstance) organise une (une seule !) journée de recrutement de professeurs vacataires.

L’objectif ? Faire face au flot d’enfants à éduquer à la rentrée, et au manque de professeurs non recrutés, ou apeurés et démissionnaires, par les classes de plus en plus difficiles surtout lorsque l’on est mal formés en l’absence d’IUFM.

Je suis contre ce recrutement, il est immonde. Il est contraire à toutes mes valeurs, contraire à l’engagement du syndicat de parents pour lequel je me suis engagée, la FCPE.

Oui, mais... Journaliste pigiste depuis vingt-cinq ans, écrivain publiée mais pas encore reconnue, mère sur le tard d’une enfant que j’élève en solo, j’ai bien du mal à retrouver des piges, des contrats d’édition dans mon contexte personnel et celui du tiercé contre l’emploi qui sévit partout : plans de licenciements à gogo ; emploi systématique de kyrielles de stagiaires hyper compétents, hyper disponibles et impliqués, mal ou pas payés du tout ; protectionnisme fielleux des personnels seniors en place.

Pour le capes, pourquoi pas un oral avant l’épreuve écrite ?

Ma litanie interne « Et si je devenais prof ? » n’est pas nouvelle. J’ai déjà raté le capes, faute de préparation dans un IUFM justement. A l’écrit, j’ai passé des épreuves pour juger de ma capacité à enseigner qui m’ont semblé ineptes – il faudrait, à mon sens, recruter d’abord sur diplômes, dossier et oraux, aux fins de vérifier la motivation et les capacités à se faire entendre et transmettre à un groupe d’un aspirant professeur, avant de passer les écrits.

Et j’ai fait valider mon inscription sur le site du Système d’information des agents temporaires de l’Education Nationale (Siaten), l’organe online du mammouth, dédié justement au recrutement de vacataires. Je m’étonne bien un peu de n’avoir jamais été contactée, avec mes diplômes et états de services, surtout que j’ai un numéro d’enregistrement et que j’accepte même de travailler en ZEP.

Sitôt mon café avalé et ma gosse à l’école, je me rends sur site de Pôle emploi : le recrutement est prévu dans deux jours et je veux bien sûr en connaître les modalités.

Je m’étonne d’avoir tant de mal à trouver l’info dans ces pages ou ou en tapant dans les moteurs de recherche et ensuite en tapant toutes les associations possibles entre Pôle Emploi, Education Nationale, professeurs vacataires et recrutement, sur un moteur de recherche.

La foule se presse devant le centre, c’est le bordel calme


Benoit Verschaeve (Pôle emploi)

Je finis par trouver la page de Pôle emploi où le directeur des ressources humaines de l’académie de Paris, Benoît Verschaeve, moustache en avant et regard bleu un peu perdu, explique face à une caméra mal positionnée comment se déroulera le recrutement.

Je finis par trouver ce qu’il faut apporter : original et copie de son diplôme le plus élevé, lettre de motivation, CV et... c’est tout.

Jeudi 11h15. Je me rends au Centre d’information et d’orientation (CIO) du boulevard du Montparnasse deux heures après l’ouverture. Là, c’est le bordel calme. Devant l’adresse, 150 personnes environ sur la gauche se massent dans une queue approximative, tandis que 150 personnes ont opté pour le flanc droit.

A vue de nez, il y a plus de candidats de trente à cinquante ans que de jeunes diplômés. Tout le monde est paisible, tout en s’étonnant tout de même, sans hausser le ton, de l’absence d’organisation.

Le rideau de fer, baissé à mon arrivée, se relève. Je crois comprendre que l’on laisse passer un flux, puis qu’on baisse de nouveau le rideau, pour avoir le calme.

Devant la porte, un agent de Pôle emploi parle sans micro aux personnes qui l’interpellent une à une. Les délégués syndicaux de SNIIPP-FSU et SE-Unsa sont à pied d’œuvre, banderoles pliées, dépliées puis repliées. Mais pour l’heure, ils papotent dans les bourrasques de poussière et de pollen. Deux équipes de télé patientent.

On échange sourires et informations faméliques

Je parviens à demander au gars de Pôle emploi où se trouve la queue : à gauche ou à droite ? Il me fait un moulinet du bras et me répond :

« C’est égal, des deux côtés et au milieu, dans la masse quoi. »

Les gens ne défendent pas leur place, ne râlent pas, ne resquillent pas, n’exigent pas, ce qui est inouï à Paris. On échange sourires et informations faméliques. Je décide de rentrer déjeuner chez moi, car je me vois mal attendre au moins deux heures debout devant cette porte, dans cette « masse » dans un vent à décorner les bœufs que nous sommes devenus.

Jeudi, 14h10. Je reviens sur les lieux. Cette fois, une quarantaine de personnes seulement attendent devant l’entrée. Un, puis deux agents, un gars et une fille, continuent à parler sans micro et distribuer des feuilles et des petits mots.

A force de jouer doucement des coudes et de l’oreille, l’on finit par comprendre que face à l’afflux incroyable de candidats, il y a pléthore de dossiers et plus aucune possibilité aujourd’hui d’entretien, à part pour certaines disciplines.

On finit par nous tendre un vague formulaire à remplir

Nous finissons par apprendre, à l’arrache, que toutes les disciplines ou presque sont chargées jusqu’à la gueule, à part professeur d’espagnol. Deux ou trois hispanisants passent le barrage pour aller à l’entretien.

L’agent fille nous donne des feuilles volantes. C’est quoi ? On ne parvient pas à le savoir. Nous finissons par comprendre que nous pouvons déposer nos dossiers dans ses blanches mains, assortis de la feuille remplie. Et sur cette feuille, qu’est-ce qu’il y a ? Rien ou presque. Juste une ligne pour mettre notre nom, mais pas notre adresse !

Plus bas, cocher si l’on a pu ou non assister à la réunion et passer un entretien, et puis un espace de six lignes pour coucher nos « observations » (morte de rire !).

L’agent mâle distribue de minuscules papiers avec une adresse e-mail. Il est en rupture de stock. Je parviens à recopier un courriel du rectorat de Paris, sur ma voisine qui a décroché ce petit sésame. Elle croit avoir compris que l’on peut faire acte de candidature online à cette adresse.

« Nous avons été débordés par l’afflux de candidats »

Je donne à l’agent fille mon dossier avec la feuille, où j’ai inscrit mon nom et coché « non » aux deux cases, avant de vider les lieux en disant tout de même à l’agent garçon que je ne comprends pas pourquoi l’on fait ce recrutement organisé n’importe comment et à la dernière minute, et en une journée, alors qu’il existe déjà un organe sur internet, qui s’appelle le Siaten pour recruter des vacataires ?

Le gars me répond : « Oh, vous savez le Siaten, cela ne sert pas vraiment... C’est un peu... »

Un peu quoi ? Mort ? Voilà l’explication à mes inscriptions répétées et qui n’ont donné aucun résultats. A quoi sert le Siaten alors ?

Comment finaliser ce non-recrutement ? Qui sera choisi et sur quels critères ? Ceux de la première heure, dont je n’étais pas pour cause de dentiste matinal ? Ou bien le choix reposera-t-il sur la pertinence d’un dossier laissé à « quelqu’un » et par un email inconnu ?

L’agent fille me dit en finissant de se remplir les mains de nos futures vies de chair à ados : « Nous avons été débordés par l’afflux de candidats » (re-morte de rire !) Comme si faire une seule journée de recrutement pour tout le rectorat de Paris allait faire venir deux touristes !

Le mammouth est bien rasé, mais il peut encore sursauter

La masse formée de jeunes diplômés (bac +5, +6, +10) et de seniors dotés de doctorat pour certains, et de cinq, dix, vingt ans d’expérience pour la plupart, à ce que j’en écoute et questionne, se dissipe lentement, sans râler.

Je rentre. Le mammouth est bien rasé, mais il pourrait bien nous surprendre par un antépénultième sursaut avant la saignée.

Avec l’aide des parents exaspérés par le manque de personnel, les grèves récurrentes de la crèche au lycée qui nuisent gravement à la santé et l’éducation de leurs enfants, à leur propre quiétude de salarié, et le délire des boîtes privées qui se permettent pour cause d’afflux de n’enseigner qu’aux meilleurs élèves et aux plus sages et de virer tous les autres.

La rentrée 2011 et le vent d’automne qui fera claquer les étendards sanglants du mammouth seront chauds !

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  • geubeul1
    geubeul1
    edité sur http://fils2prof.over (...)
    • Posté à 09h42 le 28/05/2011
    • Internaute 4028
      edité sur http://fils2prof.over (...)

    voici ce que j’ai trouvé à la CGT éducation le communiqué de presse national :
    Le recrutement de précaires par Pôle Emploi commence…

    Le Rectorat de Paris inaugure jeudi 26 mai 2011 le recrutement avec Pôle Emploi de personnels non-titulaires enseignants. Il organise en effet une « journée de recrutement » sur 25 disciplines.
    Il s’agit là de la mise en pratique du recrutement via Pôle Emploi annoncé par Chatel : plutôt que de répondre aux promesses et de titulariser tous les précaires, le gouvernement aggrave encore les conditions d’emploi et de recrutement des personnels non-titulaires.
    Le Rectorat de Paris va encore plus loin puisqu’il annonce le recrutement sur des contrats allant de 1 à 6 mois, en contradiction totale avec le protocole Fonction Publique qui annonce la fin de tels abus !

    La CGT Educ’action dénonce ces pratiques inacceptables, conséquences directes d’une insuffisance chronique en recrutement des personnels statutaires et des suppressions d’emploi.
    La CGT Educ’action revendique la titularisation sans condition de concours ni de nationalité des
    non-titulaires. Elle exige, dans l’immédiat, l’application réelle et concrète des mesures de titularisation prévues dans le protocole de résorption de la précarité, signé par la CGT.

    Montreuil, le 25 mai 2011

    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à geubeul1
      Précaire
      • Posté à 12h15 le 28/05/2011
      • Internaute 89449
        Précaire

      N’empêche que je vois pas en quoi on va améliorer la réussite des jeunes en leur mettant comme profs des vacataires qui seront là pour 6 mois. Un prof, c’est fait pour être là sur plusieurs années, et les élèves sont ravis de retrouver le même prof d’anglais d’une année à l’autre.

       
      • femur
        femur répond à myosotis_lys
        agent subversif
        • Posté à 13h02 le 28/05/2011
        • Internaute 120352
          agent subversif

        Si le prof est mauvais et de surcroit pas vraiment en odeur de sainteté auprès de ses élèves, je ne suis pas sur qu’il soient « ravis » de l’avoir plusieurs années durant....

        • paxanka
          paxanka répond à femur
          Parmi les Zotres
          • Posté à 14h50 le 28/05/2011
          • Internaute 144237
            Parmi les Zotres

          Effectivement, mais un prof qui ne reste que quelques mois ne mettra jamais en place de grands projets (disons voyage scolaire pour un prof de langue) qui s’organisent sur une année et même d’une année sur l’autre.
          Tous les profs titulaires ne le font pas, mais une chose est sûre : ces vacataires sous-payés le feront encore moins.

      • Vert de gris
        Vert de gris répond à myosotis_lys
        jeune retraité
        • Posté à 18h02 le 29/05/2011
        • Internaute 90690
          jeune retraité

        Mais il ne s’agit pas d’améliorer la réussite des jeunes !

        Il s’agit de mettre des profs pour remplacer les titulaires dans les trous énormes que vont créer les 16000 non embauches qu’aurait dû faire l’Etat.

        Il est même certain qu’on va voir des postes qui seront à longueur d’année occupés par... des remplaçants qui se remplaceront les uns les autres.

        Les élèves, le gouvernement s’en tape ! Leurs gamins sont ou ont été dans des boîtes privées et de toutes façons leurs emplois sont déjà réservé au sein de l’oligarchie...

        • myosotis_lys
          myosotis_lys répond à Vert de gris
          Précaire
          • Posté à 19h18 le 29/05/2011
          • Internaute 89449
            Précaire

          Ah, je pensais que le gouvernement avait pour priorité la réussite des jeunes, moi... Merde alors ! !

          PS : je vous suis totalement.

      4 autres commentaires
  • lancetre
    • Posté à 01h01 le 30/05/2011
    • Internaute 18658
  • framboise92
    framboise92
    essayons pour voir.
    • Posté à 19h39 le 27/05/2011
    • Internaute 24519
      essayons pour voir.

    Merci pour l’article. !
    mais si les français s’étaient bougés d’avantage (ceux qui pouvaient le faire, bien sûr), au lieu de réclamer un service minimum et râler contre ce monde enseignant qui le leur disait et sur lequel on déversait des tas de qualificatifs, « feignasses » etc... ! La FCPE a aidé, mais pas assez de parents dan la rue.
    Mais bon.......
    Il faut toujours compter sur le monde enseignant, enfin ceux qui ont voulu défendre l’école, d’abord, et...une fois au pied du mur, on fonce comme le lièvre. La tortue elle est fatiguée et a mis beaucoup d’argent dans les grèves.
    On évite de parler politique...et puis on s’affole. –-« Finalement, les professeurs avaient raison »....les crèches aussi et les collèges et lycées aussi .Ben oui !
    Merci à ceux qui nous ont aidés.

    • Neferourê paillette
      • Posté à 20h00 le 27/05/2011
      • Internaute 109763
        prof

      Les Français dont vous parlez et qui ont râlé contre les enseignants, n’ont rien, mais alors RIEN compris. En aucun cas les enseignants ne faisaient grève pour eux. En effet, s’il existe des enfants qui connaissent la réussite, et les bonnes filières, ce sont bien les enfants d’enseignants...Pour eux c’est gagné. Ils sont (et ont toujours été) du bon côté de la barrière.
      Pour moi, finies les grèves pour défendre « une éducation de qualité ». Cela ne me regarde pas, cela concerne les parents d’élèves. Quant à moi, même avec 40 élèves, j’arriverai à me débrouiller.
      Je me contente de défendre ce que personne ne peut défendre pour moi, ce qui concerne le salaire notamment.

      • framboise92
        framboise92 répond à Neferourê paillette
        essayons pour voir.
        • Posté à 08h11 le 28/05/2011
        • Internaute 24519
          essayons pour voir.

        Les bonnes filières ?
        Un enseignant peut avoir des problèmes, comme tout le monde. j’en sais quelque chose.
        Quant à moi, quarante tout-petits, ou même plus vieux, je m’enferme dans le placard et j’attends.

      • lisen
        lisen répond à Neferourê paillette
        chercheuse
        • Posté à 09h03 le 28/05/2011
        • Internaute 146227
          chercheuse

        C’est effectivement malheureusement au parents de s’occuper de l’enseignement de qualité de leurs enfants. En retournant les choses dans tous les sens , je me dis que finalement la seule solution c’est de tout faire carrément soi-même...Et puisque de toute façon il faut tout reprendre le soir et le week end, payer des profs particuliers, faire faire les dictées , les exo du « Bled », donner les punitions conjugaison, leur parler anglais, leur faire apprendre deux autres langues, leur donner des cours de philo et d’histoire au berceau, de math et de chimie au petit déj pour qu’ils aient peut être, je dis bien peut être, une chance de sortir du lot , et surtout les préparer mentalement à ne surtout pas aller à la fac, pour pouvoir peut être, ne pas passer leur vie à être stagiaire.
        Bref à part le fait que l’école constitue une bonne garderie pour nous parents travaillant, plus ça va , plus je me dis qu’on a finalement tout intérêt à s’en passer...malheureusement.

         
        • Neferourê paillette
          Neferourê paillette répond à lisen
          prof
          • Posté à 09h22 le 28/05/2011
          • Internaute 109763
            prof

          Non, non, non. Je me suis mal fait comprendre. Je voulais dire, comme Framboise, que si on veut vraiment être efficace pour défendre la qualité de l’enseignement, il faut que les parents s’en mêlent. Je pense vraiment qu’ils sont les premiers concernés. Si ce ne sont que les enseignants qui réclament, cela passe pour du corporatisme. Or, le plus souvent, les enseignants ne font pas grève pour eux, mais pour leurs élèves.
          Et puis pour ce qui est de reprendre des travaux le soir ou le week end, ce n’est pas à vous que je vais apprendre l’importance que peut avoir pour la réussité d’un élève le fait que ses parents mettent un peu le nez dans son travail, s’intéressent, posent des questions, partagent...
          Bonne journée

          • lisen
            lisen répond à Neferourê paillette
            chercheuse
            • Posté à 18h49 le 28/05/2011
            • Internaute 146227
              chercheuse

            Bien d’accord ! et pas qu’un peu ... les pauvres petits ; c’est la double peine. D’où mon inttention (si un jour j’en ai les moyens) de me passer de l’école en elle même, vu sa navrante efficacité...
            Mon père a fait normal sup avec des parents paysans qui n’avaient que le certificat d’étude et dont la langue n’était pas le français mais l’occitan, finalement les mêmes problématiques socio-économiques que nos petits défavorisés d’aujourd’hui... c’était mieu avant , l’école.
            Que les parents s’en inquiètent et militent , oui tout à fait , mais qui croire, n’est ce vraiment qu’une question de moyens ou d’effectif , j’en doute , ou plutôt une question de choix pédagogiques généralisés qui ne fonctionnent pas ?

            bonne journée aussi !

        2 autres commentaires
      • ckeiko
        ckeiko répond à Neferourê paillette
        enseignante
        • Posté à 12h26 le 29/05/2011
        • Expert 157781
          enseignante

        vous arriverez à vous ’débrouiller’....l’idée c’est pas de se débrouiller, c’est d’enseigner....et on ne peut pas enseigner à 40 élèves....ça c’est peut-être valable en fac, mais pas à l’école ! je ne me vois aps avec 40 élèves de petite section...où est l’accueil ? la prise en charge des élèves qui arrivent pour la première fois à l’école ? rien.... et en plus on est remplacé par des gens non-qualifiés pour ce travail....on rêve !

    • Pas tripette.
      Pas tripette. répond à framboise92
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.
      • Posté à 21h35 le 27/05/2011
      • Internaute 117974
        Si j'aurais su, j'aurais po lu.

      Je viens et je te donne la main.
      Merci cent fois, c’est vraiment ce que j’ai lu de plus sensible et de plus intelligent à cette heure.
      Bisous.

    • jerome13103
      jerome13103 répond à framboise92
      Peut encore se(r)vir
      • Posté à 23h48 le 27/05/2011
      • Internaute 25696
        Peut encore se(r)vir

      Merci à l’auteure pour cet article que je peux compléter d’un témoignage sur la politique actuelle de gestion du personnel dans l’Education nationale, précisément la fin de disponibilité.
      La disponibilité étant le procédé par lequel un agent de la fonction publique peut mettre entre parenthèses sa carrière et bien sûr son salaire le temps de se reconvertir, se former, reprendre une entreprise, suivre un conjoint muté pour raisons professionnelles ou tout simplement faire une pause pour raisons personnelles, sauf que, actuellement et depuis sarko, la parenthèse ne se referme plus quand l’agent le souhaite mais quand l’administration le décide.
      La réintégration est donc très hypothétique, résultat : chômage sans indemnité, précarité, appauvrissement pour les agents qui attendent que l’administration veuille bien répondre à leur demande.
      La mise en disponibilité est-elle toujours un droit ? Oui, à ceci près
      que l’Etat ne joue plus le jeu.
      L’administration s’est toujours couverte même avant 2007 en subordonnant la réintégration à la nécessité de service, hors de question de vous réintégrer si le service qui vous employait avant la disponibilité est pourvu de tous ses moyens humains.
      Mais la mise en application de cette clause était rarissime car, tout simplement, les postes de fonctionnaires vacants étaient en nombre constant. Aujourd’hui effet pervers du non remplacement d’un agent sur deux, le surnombre est mécaniquement permanent.
      Cet effet est aussi voulu car rien n’oblige l’Etat à loger à même enseigne les agents souhaitant être réintégrés, donc déjà fonctionnaires, et ceux à recruter.
      Les nouveaux recrutements pourraient tenir compte non seulement de la politique actuelle de non remplacement de un sur deux mais aussi de ceux qui souhaitent être réintégrés, le nombre des nouveaux agents entrant devant être recrutés étant alors calculé par déduction.
      Mais non, ce n’est pas le cas.
      Volonté de pourrir la situation, bloquer les agents souhaitant être réintégrés dans tout projet de vie en attente de l’accord de reprendre dans « un délai raisonnable » comme le précise la loi, de toute évidence.
      Stratégie qui pousse à la démission ou des issus à la France Telecom peut être aussi.
      Dans le Vaucluse des enseignants ont attendu 2 ans entre la demande et l’autorisation de pouvoir reprendre une classe.
      Rajoutez à cela que d’une académie à l’autre la réintégration se fait selon des règles différentes et vous aurez une image assez étonnante d’un service d’Etat supposé aux règles nationales.
      Sans parler des besoins qui sont là, et bien là, puisque ce type de recrutement de l’article est organisé, puisque les écoles commencent à être occupées...etc...
      Mais le gouvernement continue son travail de sape, ne pas réintégrer un enseignant c’est se priver de quelqu’un de compétent et expérimenté qui a les diplômes requis et exigés jusqu’à présent par... l’Etat.
      L’article ne parle pas non plus pour être à présent recruté d’un document jusqu’alors incontournable pour être lâché dans un établissement scolaire : l’extrait de casier judiciaire vierge du candidat enseignant... Tremblez.
      C’est aussi et surtout faire des économies substantielles de masse salariale, le salaire d’un enseignant qui est réintégré est supérieur à ce que coûte un vacataire débutant.
      Comme dit l’autre « Y a mieux mais c’est plus cher. »
      Et les syndicats dans tout ça ?
      Ils constatent !

      • antonvoyl
        antonvoyl répond à jerome13103
        gestionnaire administratif
        • Posté à 00h57 le 28/05/2011
        • Internaute 56090
          gestionnaire administratif

        Je ne peux qu’abonder dans votre sens.

        Je suis contractuel au rectorat (service des examens) et, voyez-vous, je vais vous expliquer techniquement comment ça se passe la mise en application d’un budget déficitaire et voté « à la zobe » si vous me passez l’expression.

        Alors, en gros, on fait traîner. Mais c’est vachement technique de faire traîner. Au lieu de faire passer un frais de déplacement à la trésorerie, on le fait transiter sur 5 ou 6 serveurs informatique. Un aller retour Nice Marseille se retrouve en attente de traitement sur un serveur à Paris !

        Voilà donc les administratifs sous payés qui se tapent des heures sup pour payer les gens avec qui ils doivent bien travailler pour la session de Juin.

        C’est une véritable honte... Le chantier qui attend le prochain gouvernement vaguement social démocrate est immense. Les lycées publics sont en voie de disparition dans le secondaire et beaucoup de gamins se retrouvent avec 18 de moyenne toute l’année dans des établissement hors contrats qui ne les préparent absolument pas à leur BTS par exemple... On a parfois des promotions qui comptent 2% de réussite ! !

        Mais bon, puisque les parents préfèrent râler sur les fonctionnaiiireuuuh, ruiner l’avenir de leurs gamins en y laissant toutes leurs économies et surtout... Surtout ! Rentrer à temps le soir pour la roue de la fortune, et bien tant mieux pour eux... On a le modèle social qu’on mérite quelque part. C’est foncièrement pessimiste, mais que voulez-vous...
        Quand on a un président qui fait un numéro de Don Quichotte sur TF1 pour nous convaincre qu’il va titulariser les vacataires enseignants, faire marcher les culs de jatte (etc) et qui organise une foire aux bestiaux de la sorte en moins de 6 mois, c’est la conclusion la plus raisonnable que j’arrive à formuler : Les français sont de plus en plus cons...

        P.S : Pendant ce temps, Florence Woerth est aux prud’hommes pour démission forcée de la société Clymène... Et personne n’est dans la rue c’est tout à fait normal...

         
        • decodeur
          decodeur répond à antonvoyl
          libéral
          • Posté à 09h52 le 28/05/2011
          • Internaute 100449
            libéral

          Mais non, mais non, ! Ce n’est pas un gouvernement qui décide qu’une administration doit devenir une usine à gaz. C’est l’administration elle même qui fabrique des usines à gaz de façon à créer des emplois artificiels,ce qui lui permet de prendre le pouvoir réel.Quand on songe au merdier et à la paralysie de l’économie de l’impôt sur le revenu et que celui-ci ne couvre même pas les salaires qui servent à son recouvrement ,et que l’on a la même chose dans toutes les administrations, comment voulez-vous que l’on sorte de ce puits sans fond

          • antonvoyl
            antonvoyl répond à decodeur
            gestionnaire administratif
            • Posté à 10h51 le 28/05/2011
            • Internaute 56090
              gestionnaire administratif

            Troll ! Vous dites de la merde un point c’est tout !

            • decodeur
              decodeur répond à antonvoyl
              libéral
              • Posté à 11h08 le 28/05/2011
              • Internaute 100449
                libéral

              J’ai beaucoup apprécié votre argumentation ,cela ne fait que confirmer mes dire !

          • Zombieland
            Zombieland répond à decodeur
            C'est du zombie français, (...)
            • Posté à 16h05 le 29/05/2011
            • Internaute 110441
              C'est du zombie français, (...)

            Hélas, votre commentaire démontre votre incompréhension de ce qu’est l’administration, la Fonction Publique.

            Ce n’est pas le fonctionnaire qui s’« amuse » à transformer son travail en enfer kafkaïen, ni même ses supérieurs d’ailleurs, mais bien la logique ministérielle qui dépend beaucoup (et uniquement d’ailleurs, depuis 2007...) d’une vision politique, voire partisane.

            Nous fonctionnons (oui, je suis fonctionnaire) avec des circulaires qui sont censées traduire en pratique les lois et décrets que nous pondent nos ministres. Et depuis que je suis dans la Fonction publique, aucun de ces pensums n’a été capable de nous donner une idée juste de ce que voulait notre ministre. Comment voulez-vous travailler quand vous n’arrivez pas à comprendre ce que votre patron attend de vous ? Et qu’en plus, il ne vous donne pas les bons outils ? Ou oubli même qu’il en faut pour réaliser ce qu’il vous a demandé ? Mais qu’il attend avec impatience de voir les résultats de sa demande, voire même demande déjà ces résultats alors que vous venez de prendre connaissance de ses ordres.

            Nous ne pouvons improviser. Nous ne pouvons faire les choses tout seul dans notre coin. Nous faisons partie d’un ensemble (Rectorat, Direction, Division, EPLE, etc.) qui a des règles de fonctionnement précises, mais qui sont bousculées par des circulaires obscures, inachevées, voire même bâclées. Alors on gère. On essaye de contourner les « points noirs », les manques, les aberrations, etc.

            C’est le fonctionnaire qui fait marcher le système et ce malgré des politiques qui ne comprennent pas (volontairement ou non, pour ça, j’ai ma petite idée...) comment fonctionne leur propre outil qu’est la Fonction publique.

            Deux exemples qui me viennent à l’esprit :

            Le DIF, Droit Individuel à la Formation. Mis en place il y a maintenant 3 ans pour permettre aux personnels de pouvoir prétendre à des formations professionnelles ou non. Très joli sur le papier. Complètement bâclé dans les fait. Une circulaire incompréhensible, qui n’explique rien, qui se contente de reprendre la loi (ce qui, pour rappel, n’est pas son objectif). Bilan, dans les services de formation : difficultés à expliquer ce que nous ne comprenons pas nous-mêmes, gérer en plus les « ajustements » de dernière minute qui n’arrangent rien et surtout se demander comment gérer ce système alors qu’aucun outil nous a été fourni pour le faire. Nous avons bien une application pour la gestion des formations, la bien nommée GAIA, mais si elle prend en compte l’éventuelle demande de mobilisation du DIF sur une formation, elle n’a pas de compteur qui nous permettrait de savoir qui a dépensé combien (pour rappel : le DIF, c’est 20 heures par an cumulable sur 6 ans). En plus, le stagiaire peut choisir de ne pas mobiliser son DIF encore maintenant. Cela, de toute façon, ne fait aucune différence puisqu’il n’y pas d’avantage ou de désavantage concret à le faire. Vendu comme une « super réforme pour la formation professionnelle » des salariés, dans la Fonction publique cela nous a amené plus de travail pour palier les disfonctionnements et les revirements politiques qu’une avancée pour les collègues. Avec en plus : toujours pas de DIF pour les enseignants (on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs) et aucune formation, ni information sérieuse pour les collègues administratifs. Beaucoup, après trois ans, ne savent toujours pas ce qu’est le DIF...

            Deuxième exemple : la réforme des concours de catégorie B (appelé SAENES à l’Education nationale). Là encore, l’idée n’est pas idiote : faire que tous les concours à l’accès à cette catégorie B, dans tous les ministères, aient les mêmes épreuves, autant à l’écrit qu’à l’oral. Pourquoi, alors, nous la pondre en pleine vacances d’été (sortie de la loi et du décret au mois d’août) ? En sachant que le temps qu’une circulaire arrive, les centres d’examen ne pourront pas travailler sereinement sur les sujets pour le concours qui devrait pourtant être prêt pour février/mars. Et pendant ce temps, nous, service de formation, et bien, on est aussi bloqué dans nos propres formations : elles commencent en octobre et nous ne savons rien des nouvelles épreuves. Vous reprendrez bien un peu de stress avec votre angoisse ? Finalement, la circulaire tombe. C’est un « cas pratique ». Des textes avec des questions. Et pour l’oral, la RAEP (Reconnaissance de l’Acquis de l’Expérience Professionnelle). Ce qui est tout nouveau. Très peu d’explication, aucun exemple. Démerdez-vous. Pour pouvoir assurer les formations, il a fallu faire le forcing auprès du ministère pour qu’il précise ce qu’il attend. Le centre d’examen était dans les choux et ne voulait pas communiquer. De plus, il a fallu « reformater » nos formateurs habitués aux anciennes épreuves. Et ça, en 1 mois et demi pour que les formations puissent démarrer correctement et prendre en compte ces modifications majeures. Avons-nous été aidés ? Non. De la vraie démerde dans les limites de nos compétences. Pour un bilan très mitigé puisque le service des examens a pondu un concours qui n’avait pas grand-chose à voir avec ce que décrivait la circulaire…

            La Fonction publique ne tient que parce que nous, petites mains, nous rafistolons, nous comblons, nous nous échinons à la faire fonctionner. Et ce malgré le mépris affiché de nos propres patrons (Président et Premier ministre en tête), pour des salaires bloqués (j’ai 13 ans de « boîte », obtenu 2 concours et je touche 1650 euros par mois en y incluant les primes) Alors, le mépris que vous affichez vis-à-vis de cette Fonction publique est déplacée. Visez plus haut. Ceux qui trônent dans leur ministère qui s’imaginent tout savoir, tout comprendre, tout maîtriser et qui ne font, finalement, que de la « petite politique »…

            • decodeur
              decodeur répond à Zombieland
              libéral
              • Posté à 16h51 le 29/05/2011
              • Internaute 100449
                libéral

              Merci de votre réponse cela ne fait que confirmer l’inutilité des textes et de ceux chargés de les faire appliquer. « Quand la loi bavarde ,il n’y a plus de lois » L’usine à gaz finira bien par exploser avec une nouvelle crise économique.

            • DIOPZO
              DIOPZO répond à Zombieland
              • Posté à 17h28 le 29/05/2011
              • Internaute 24613

              En plus de quarante ans de métier je ne me suis jamais attardé à comprendre ou interpréter les propos des ministres, recteurs et autres secrétaires.Un seul texte doit être l’objet de toute votre attention, de tous vos efforts : le contenu des programmes qui sont les véhicules de votre enseignement. Ne pensez qu’à eux, fouillez-les, décortiquez-les, critiquez-les mais ne dispersez pas inutilement votre « énergie de réflexion ».

              • Zombieland
                Zombieland répond à DIOPZO
                C'est du zombie français, (...)
                • Posté à 13h56 le 30/05/2011
                • Internaute 110441
                  C'est du zombie français, (...)

                Je ne suis pas un enseignant, mais un administratif. Et mon travail ne peut que reposer sur des textes de lois, des décrets et des circulaires.

                Ce que je reproche, ce n’est pas tant d’avoir des idées pour la Fonction publique, c’est de mélanger « basse politique » (on fabrique une loi parce que l’actualité s’y « prête » ou parce que comme ça, on va faire plaisir à un syndicat minoritaire mais complaisant) et une vision politique sur le long terme, claire et concise qui permettrait aux fonctionnaires dont je suis de faire leur travail en toute sérénité. Et avec bien plus d’efficacité.

                • DIOPZO
                  DIOPZO répond à Zombieland
                  • Posté à 08h44 le 31/05/2011
                  • Internaute 24613

                  Je comprends, je comprends.Mais hélas Ce comportement des hommes de pouvoir est récurrent. Il nous faudra attendre celui qui mettra l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts partisans. Viendra-t-il un jour ? saurons-nous le reconnaître pour le porter au pouvoir ?

        8 autres commentaires
      • framboise92
        framboise92 répond à jerome13103
        essayons pour voir.
        • Posté à 08h17 le 28/05/2011
        • Internaute 24519
          essayons pour voir.

        Merci pour la réponse.
        oui, les syndicats défendent la veuve et l’orphelin, c’est plus soft, c’est plus in...et nous sommes out !
        C’est lamentable .
        Sachez tout de même, dans ce bazar, que je ne peux poster ici des détails, mais que les vieux professeurs sont tout de même pris en considération. Si j’ai le temps, je vous écris personnellement.
        biz

      • decodeur
        decodeur répond à jerome13103
        libéral
        • Posté à 09h39 le 28/05/2011
        • Internaute 100449
          libéral

        Dans ce monde qui part on ne sait ou, est-ce que vous pensez que le mammouth doit continuer à vivre dans un placard ou sur la planète mars ? Est-ce à Sarko de jouer avec les règles imposées par l’éducation de la nation et non pas l’inverse ? Je ne sais pas quel est le nombres d’enseignants qui ont voulu le grand marché,mais il est trop facile après de s’exclure des conséquences !

         
        • jerome13103
          jerome13103 répond à decodeur
          Peut encore se(r)vir
          • Posté à 09h50 le 28/05/2011
          • Internaute 25696
            Peut encore se(r)vir

          Vous connaissez beaucoup d’ouvriers qui ont voulu la délocalisation de leur usine ?
          Moi, non plus.
          Que les électeurs n’aient pas réfléchi plus loin que les promesses de 2007 c’est évident.
          Vivre sur mars ?
          Non simplement en France avec les spécificités sociales que cela suppose.
          Le monde libéral, ses règles incontournables, c’est de l’idéologie pré-mâchée, ça non ?
          Même Lagarde dans ses entretiens médiatiques pour le FMI parle aujourd’hui « d’un marché tempéré ».
          Quant au mammouth, fabriquer des boulons c’est une activité industrielle aux coûts à mettre en concurrence à travers le marché mondial, fabriquer les futurs étudiants, dirigeants, citoyens dans les écoles, c’est plus compliqué en terme d’ingiénerie du process pour parler top industrie.
          Et enfin, la fonction publique a des règles, même sarko doit s’y plier, lui qui n’est rien d’autre qu’un fonctionnaire d’Etat depuis 2007 et territorial depuis bien des années.

          • decodeur
            decodeur répond à jerome13103
            libéral
            • Posté à 10h02 le 28/05/2011
            • Internaute 100449
              libéral

            Et enfin, la fonction publique a des règles, même sarko doit s’y plier, lui qui n’est rien d’autre qu’un fonctionnaire d’Etat depuis 2007 et territorial depuis bien des années.

            Et bien ça va mieux en le disait . Nous avons une nouvelle noblesse qui règne,que la démocratie est un mot creux fait pour les cons qui y croit encore. Et que les gueux ,vilains et serfs ne se justifient que comme faire valoir ,pour accroitre encore les privilèges pour ceux qui en ont.

            • jerome13103
              jerome13103 répond à decodeur
              Peut encore se(r)vir
              • Posté à 10h15 le 28/05/2011
              • Internaute 25696
                Peut encore se(r)vir

              si vous voulez dire que sarko n’a aucune culture du bien public et de l’intérêt commun et général, je suis d’accord

            • cactusun
              cactusun répond à decodeur
              retraité
              • Posté à 10h33 le 28/05/2011
              • Internaute 50486
                retraité

              Parce que demander à un élu de respecter des règles votées par les représentant du peuple, ce serait selon vous remplacer la démocratie par un système nobiliaire. N’auriez-vous pas des problèmes de compréhension ?

              Je rappelle que la loi dit que la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. De plus, des textes régissent les principes de l’éducation publique et le nécessaire engagement de l’Etat à la réussite de cette mission. En conséquence, Sarkozy, tout président qu’il soit, ne saurait déroger à ces règles. Sinon, il s’agit de dictature.

              Seriez-vous de ces personnages adeptes des amalgames du genre : le respect des règles, c’est l’anarchie,
              la guerre, c’est la paix,
              la liberté, c’est l’esclavage ...

              • decodeur
                decodeur répond à cactusun
                libéral
                • Posté à 11h05 le 28/05/2011
                • Internaute 100449
                  libéral

                « Je rappelle que la loi dit que la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans “ Oui et Alors ?

                ‘Parce que demander à un élu de respecter des règles votées par les représentant du peuple’ L’excès de lois tue la loi ! Ce n’est pas parce qu’une loi est idiote qu’il faille la garder ! ‘Ce qu’une loi à fait une autre pourra la défaire : Fabius’

                ‘Seriez-vous de ces personnages adeptes des amalgames du genre Mettre des gens dans des cases si vous avez fait la même chose toute votre vie,avec vos collègues envers les enfants(qui n’ont pas eu le choix) ce n’est pas étonnant que éducation en soit là.

                • cactusun
                  cactusun répond à decodeur
                  retraité
                  • Posté à 12h25 le 28/05/2011
                  • Internaute 50486
                    retraité

                  « Oui et Alors ? »

                  Je vois que vous n’avez jamais cherché à vous renseigner sur les conséquences de cette loi. Il est donc probable que vous ignoriez les fondements de l’école publique. Il n’est donc pas étonnant que vous sortiez de telles âneries.

                  « Ce qu’une loi à fait une autre pourra la défaire : Fabius »

                  Exact. A ma connaissance, personne n’a abrogé les lois sur l’instruction obligatoitre et les devoirs de l’Etat, ni les diverses déclaration internationales que la France a signées. donc, votre propos est hors sujet.

                  « Mettre des gens dans des cases ... »

                  Poser une question n’est pas affirmer. Je n’ai pas le sentiment de mettre dans des cases lorsque je propose une mise en relief.

                  • decodeur
                    decodeur répond à cactusun
                    libéral
                    • Posté à 14h11 le 28/05/2011
                    • Internaute 100449
                      libéral

                    Les devoirs de l’état n’ont rien à voir avec les revendications plus ou moins absurdes du mammouth qui jusqu’ alors n’a pas brillé par son excellence,aux vues des moyens supplémentaires donnés depuis 30 ans,par l’état et les collectivités.
                    J’ai passé ,l’age de recevoir des notes d’enseignant de la fonction publique retraité et planqué. Votre mot âneries vous vous le gardé,et vous vous l’enregistrez.

                    Oui ,l’état est une usine a gaz qui embauche de trop et trop mal et pas la ou il faut ,et ce n’est pas Sarko qui embauche que cela vous plaise ou pas. La France est en faillite ,que cela vous plaise ou pas,accord ou pas .Que pour cet état de fait ,que les fonctionnaires comme les autres en ont leurs parts,et que cela plaise ou pas quand il y a eu la croissance ils ont eu leur part , ils devront aussi dans la décroissance avoir aussi leur part.

                    • cactusun
                      cactusun répond à decodeur
                      retraité
                      • Posté à 17h19 le 28/05/2011
                      • Internaute 50486
                        retraité

                      « Les devoirs de l’état n’ont rien à voir avec les revendications plus ou moins absurdes du mammouth qui jusqu’ alors n’a pas brillé par son excellence,aux vues des moyens supplémentaires donnés depuis 30 ans,par l’état et les collectivités. »

                      Le problème que vous semblez avoir du mal à percevoir, c’est que les revendications de ces dernières années se résument ainsi : l’état doit assumer ses devoirs.

                      • decodeur
                        decodeur répond à cactusun
                        libéral
                        • Posté à 17h35 le 28/05/2011
                        • Internaute 100449
                          libéral

                        Cela fait 40 ans que l’état n’assume plus ses devoirs et en particulier ses devoirs régaliens ,par contre elle vole le con tribuable et distribue leur argent , à ses obligés ou camarades avec une très grande largesse.

                        • cactusun
                          cactusun répond à decodeur
                          retraité
                          • Posté à 19h36 le 28/05/2011
                          • Internaute 50486
                            retraité

                          Je lis : decodeur libéral

                          Je croyais que le libéralisme prônait le désengagement de l’état.

                          Bien évidemment, l’Etat n’assume plus ses devoirs. A qui la faute ?

                          • decodeur
                            decodeur répond à cactusun
                            libéral
                            • Posté à 19h55 le 28/05/2011
                            • Internaute 100449
                              libéral

                            Justement un libéral n’est pas un anarchiste comme veulent le faire croire la gauche . Une société libéral devrait être une société ou l’interventionnisme d’état est impossible pour octroyer des pré-bandes aux copains( Comme l’affaire Tapie). Une société libèral n’annule pas les devoirs régaliens de l’état et c’est même l’inverse elle les renforces,par contre il ne perturbe pas le marché en privilégiant les uns au détriment d ’autres. Je pense vous avoir répondu pour « à qui la faute“et pour moi je pense que nous somme dans une société maffieuse.

        11 autres commentaires
    • myosotis_lys
      myosotis_lys répond à framboise92
      Précaire
      • Posté à 12h17 le 28/05/2011
      • Internaute 89449
        Précaire

      Ca me fait penser aussi au mouvement étudiant contre la LRU, et dont on voit les couleurs aujourd’hui et dont les futurs étudiants verront, notamment par les frais d’inscriptions exhorbitants.

      Beaucoup ont râlé, ne voulaient pas rater de cours, ne voulaient pas manifester... Et voient qu’aujourd’hui les conditions se dégradent...

      • framboise92
        framboise92 répond à myosotis_lys
        essayons pour voir.
        • Posté à 19h05 le 28/05/2011
        • Internaute 24519
          essayons pour voir.

        Exactement.
        –- Que ton nom est beau, au fait ! Lys fait partie du prénom de ma petite fille et j’aime beaucoup les myosotis .–-
        Ce sont toujours les mêmes qui voient globalement et avec analyse les choses. Ainsi va la vie !
        Mais cela fait mal, parfois.
        bizz

         
        • myosotis_lys
          myosotis_lys répond à framboise92
          Précaire
          • Posté à 20h30 le 28/05/2011
          • Internaute 89449
            Précaire

          J’aime les fleurs, en particuliers celles que Goethe décrit dans ses magnifiques poèmes... Mon surnom est d’ailleurs Veilchen (Violette)... Mes petites souris ont toutes un nom de fleur, avec leur diminutif :)

          Bises !

          PS : j’adore les framboises, je manferais bien ton pseudo :)

        2 autres commentaires
    • A déménagé le 9-4-2012
      A déménagé le 9-4-2012 répond à framboise92
      Explore l'indéterminé
      • Posté à 21h19 le 29/05/2011
      • Internaute 22643
        Explore l'indéterminé

      Bonsoir Framboise. Tu as bien sûr entièrement raison. :)

  • merle-moqueur
    merle-moqueur
    GRRRRRRRRRRRR (...)
    • Posté à 19h34 le 27/05/2011
    • Internaute 17922
      GRRRRRRRRRRRR (...)

    yooooouuuuuppppppiiiiieeeee

  • Jean_Karl
    Jean_Karl
    Rasta-quouère désabusé
    • Posté à 19h46 le 27/05/2011
    • Internaute 130805
      Rasta-quouère désabusé

    Ca veut dire que maintenant, quand un prof se permettra de faire n’importe quoi, il pourra être viré ?

    Que maintenant l’absence totale de pédagogie pourra être pénalisante aussi pour le prof ?

    [EDIT : dans ma vie j’ai eu plus de bon prof que de mauvais, mais il en a quand même existé une quantité non négligeable qui étaient vraiment pathétique, et pas que des profs de dessin]

    • kevangel
      kevangel répond à Jean_Karl
      Chercheur
      • Posté à 19h55 le 27/05/2011
      • Expert 24356
        Chercheur

      « Ca veut dire que maintenant, quand un prof se permettra de faire n’importe quoi, il pourra être viré ? “

      Effectivement, ça fait peur. Si ça continue, on virera même les PDG qui font n’importe quoi ! Heureusement on en est encore loin.

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