A suivre 21/05/2011 à 10h13

Santé : les petits déremboursements font les grandes inégalités

Elodie Calas | Rue89

Jeanine, 78 ans, vit avec une retraite de 680 euros. Pour cette parisienne du XIXe arrondissement de Paris, chaque euro compte.

« Je prends régulièrement des cachets pour les muscles. Avant, ils étaient totalement remboursés. Mais aujourd’hui, chaque boîte me coûte 2 euros. J’en achète deux tous les mois, c’est 4 euros de dépenses supplémentaires. »

Une somme qui peut paraître dérisoire, mais qui, ajoutée à d’autres frais, devient une source de dépenses non-négligeable pour la retraitée qui explique :

« Je n’ai pas une bonne mutuelle. Elle rembourse 120 euros pour les lunettes mais pas grand-chose pour les soins dentaires. Et je ne peux pas la changer, il me faudrait faire des prêts exorbitants pour ça ! La plupart des personnes qui gagnent 1 500 euros ou 2 000 euros ne comprennent pas ma situation. »

Le déficit de l’Assurance maladie ? 11,6 milliards d’euros

Entré en vigueur le 2 mai, le décret n°2011-56 du 14 janvier 2011 a modifié la participation de la Sécurité sociale dans le remboursement de nombreux frais médicaux. L’article R322-1 augmente ainsi la part prise en charge par l’assuré :

  • 40% au lieu de 35% pour les lunettes,
  • 40% au lieu de 35% pour les appareils auditifs,

Inscrit dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale de 2011, l’ensemble des mesures prises devrait tout juste contenir cette année le déficit de l’Assurance maladie à 11,6 milliards d’euros, en réalisant un total de 2,4 milliards d’euros d’économies.

Pour Daniel Benamouzig, docteur en sociologie spécialiste de l’économie de la santé, les inégalités creusées par ce décret, sont plus complexes qu’il n’y paraît.

« La participation financière des assurés augmente, et aux inégalités en termes de couverture des dépenses (premier niveau d’inégalités) s’ajoutent des phénomènes de segmentation de l’offre de soins et de la clientèle.

Certains professionnels préférant se concentrer sur certains segments de la population, plus solvables que d’autres (second niveau d’inégalités). »

« 1 000 euros par mois, pas assez pour payer une mutuelle ! »

De nombreuses mutuelles ont annoncé qu’elles ne compenseraient pas la baisse du taux de remboursement de la Sécurité sociale. Dans ces cas-là, la différence de frais est à la charge du malade. A 36 ans, Anna – le prénom a été changé –, mère d’une fillette de 7 ans, n’a pas les moyens de se payer une complémentaire santé.

« Je suis femme de ménage chez des particuliers. Je gagne près de 1 000 euros par mois : trop pour bénéficier de la CMU complémentaire ; pas assez pour pouvoir payer une mutuelle ! »

Exception faite de quelques soins dentaires, Anna n’a, jusqu’à présent pas eu de dépenses de santé onéreuses. Mais année après année, elle a toujours les mêmes craintes : que sa fille soit hospitalisée, qu’elle ait besoin de lunettes, ou qu’elle se casse une dent.

Autres victimes de ce décret : les jeunes. Selon une étude de l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales (Usem), seuls 83,7% des étudiants possèderaient une complémentaire santé, contre 92% pour la population nationale. Souvent désinformés sur le système de santé, ils jugent les mutuelles « trop chères » pour leurs petits budget.

A la fin de ses études de sociologie, Paul, Toulousain de 26 ans, est resté plus d’un an sans revenu :

« Il m’était impossible de payer mes dépenses de santé. Je me suis cassé le bras et j’ai du renouveler mes lunettes. A chaque fois, mes parents m’ont aidé financièrement. “

Un moyen détourné pour pousser à prendre une mutuelle ?

Le Collectif interasscociatif sur la santé (Ciss) voit dans ce nouveau décret un moyen détourné de pousser les malades à prendre une mutuelle :

‘On retire à l’Assurance maladie des charges que l’on transfère aux usagers qui, pour accéder aux soins, sont vivement encouragés (bientôt contraints ?) à payer une complémentaire dont les tarifs progressent au minimum de 6% par an.’

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  • Le_mouton_noir
    Le_mouton_noir
    www.delaservitudemoderne.org
    • Posté à 10h49 le 21/05/2011
    • Internaute 119868
      www.delaservitudemoderne.org

    En sarkonie, la santé aussi est un luxe.

    • Sexus Empiricus
      • Posté à 11h18 le 21/05/2011
      • Internaute 6004

      Vous songez à la riche idée de la franchise médicale votée dans la joie et la bonne humeur en octobre 2007 par l’assemblée ? Ou à l’instauration de la T2A qui a eu pour riche effet de déléguer un peu plus les services rentables aux cliniques privées et à laisser le boulot pas rentable à l’hôpital public ?

      • la champenoise
        • Posté à 11h33 le 21/05/2011
        • Internaute 27942

        Et à la promesse non tenue de mieux rembourser optiques et frais dentaires .... Mais les promesses de N.otre S.aigneur, on a bien compris ce que ça vaut, sauf quand il s’agit des riches copains et coquins du Fouquet’s !

      • Le_mouton_noir
        Le_mouton_noir répond à Sexus Empiricus
        www.delaservitudemoderne.org
        • Posté à 12h07 le 21/05/2011
        • Internaute 119868
          www.delaservitudemoderne.org

        Un peu à tout ça... entre autre. La privatisation de notre système de santé, un des meilleure au monde avant 2007, prend de multiple forme. Mais je pense aussi aux conséquences de cette politique qui fait qu’un nombre non négligeable de nos concitoyens a déjà renoncé à se soigner(source Insee).

        Le problème c’est que si j’ai les moyens d’aller consulter mon dentiste, par exemple, au moins une fois par an pour une visite de contrôle, j’évite de perdre une dent qui sera trop cariée pour être soignée.C’est une lapalissade mais si je peux aller voir mon médecin régulièrement, même pour des pathologies bénignes, j’ai de meilleure chance d’être en bonne santé. Et non seulement, plus un problème de santé est détecté rapidement et moins il aura d’incidence pour le patient, mais son coût sera aussi moins important pour la collectivité. C’est ce qui explique la rentabilité économique de la cmu.

        Aussi, à moins d’accepter de laisser mourir dans la rue des gens que l’on pourrait soigner(voir le documentaire « Sicko » de Moore), la privatisation du système de santé n’est pas une mesure d’économie pour les finances publiques. Et seul l’infime minorité de ceux qui en retirent un bénéfice peut se féliciter quand la santé devient un privilège.

  • Pas tripette.
    Pas tripette.
    Si j'aurais su, j'aurais po lu.
    • Posté à 10h59 le 21/05/2011
    • Internaute 117974
      Si j'aurais su, j'aurais po lu.

    « Quinze milliards d’euros (le déficit est de 23 milliards en 2010) de charges indues...
    C’est le coût estimé des maladies professionnelles non reconnues, pris en charge par l’assurance maladie, alors qu’elles devraient l’être par la caisse spécifique financée par le patronat. »
    Lien

    Sans parler des assurances non mises à contribution après un accident lors d’activités sportives ou autres.

    La liste des remboursements qui ne devraient pas être à la charge de la sécu est longue encore.

  • Sexus Empiricus
    • Posté à 11h12 le 21/05/2011
    • Internaute 6004

    Petite remarque hors-jeu à propos du « moyen détourné pour pousser à prendre une mutuelle ».
    Il y a un marché porteur et juteux des « mutuelles complémentaires » aujourd’hui, mais il faut bien voir en plus que la marchandise est trompeuse. Au départ, une mutuelle ce n’est pas une assurance : les assurances définissent des tarifs en fonction des risques contre lesquels on veut se protéger (et non pas en fonction des revenus : « chacun selon ses moyens »). En outre, les assurances ont aussi des actionnaires qu’il faut rémunérer... le mieux possible et dont les intérêts sont prioritaires.
    Or combien de mutuelles de santé ont abandonné le principe de la mutualisation et fonctionnent de fait comme des assurances privées ?
    Le plus fort, c’est que certaines compagnies d’assurance ayant des actionnaires privés utilisent aussi le doux nom (socialiste !) de mutuelle : encore un hommage du vice à la vertu ?

    • Pi.K
      Pi.K répond à Sexus Empiricus
      Vilain Parisien
      • Posté à 11h38 le 21/05/2011
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Ajoutons que l’assurance est, par construction, un système totalement inefficace. Je reprends l’essentiel de la démonstration fournie par Akerlof dans « The Market for Lemons ».

      Considérons un assureur honnête (rires dans l’assistance). Il indexe le prix de son service sur le risque qu’il attache au client. Or, c’est un fait bien connu que les personnes âgées tombent plus facilement malades. Lorsqu’une personne âgée se présente chez notre assureur honnête, ce dernier ignore quel niveau de risque est réellement attaché à la personne. Il est de fait tenté d’augmenter la prime à payer pour couvrir le risque. Mais comme la personne en face sait mieux que l’assureur si elle risque d’entraîner des frais importants, elle peut choisir de ne pas s’assurer si la prime est plus élevée que ce qu’elle s’attend à coûter. Résultat : seules les personnes qui s’attendent à coûter cher prennent une assurance. Et l’objectif initial (se couvrir du risque) est bien entendu raté, puisque justement ne se sont assurées que les personnes les plus « risquées ».

      Akerlof en conclut que les programmes type Medicaid et Medicare sont plus avantageux que l’assurance privée pour les personnes statistiquement plus « risquées » (personnes âgées dans son exemple).

      On peut aussi en conclure que la mutuelle, comme l’amour, est à réinventer. Cela ne plaira pas à M. Bébéar, mais comme en pratique les assurances ont pour principal effet de ponctionner les revenus des gens en redistribuant aussi peu que possible, les états d’âme des assureurs m’affectent assez peu.

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 13h01 le 21/05/2011
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Le libéralisme ne veut pas de sécurité sociale pour tous.
    Le libéralisme ne veut pas de mutuelles.
    Le libéralisme veut des assurances privées.

    Ceux qui peuvent payent et ne sont pas remboursés comme ils le pensent le jour où un coup dur arrive... les restrictions inscrites sur le contrat l’étaient dans des caractères trop petits ou en italique, ce qui désavantage ceux qui ont certains problèmes de vue.

    Ah... si on est riche et en bonne santé en 2011 –-> :

    - Vive la France !
    - Revotez Sarkozy !

    Ceux qui sont pauvres, au chomedu, malades –-> crevez bande de rats qui vivent sur le dos des contribuables !

    Société de merde, époque de merde !

    • pablico
      pablico répond à 101.7
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 13h11 le 21/05/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      tranquilo....
      Le jasmin pousse tout doucement.. tranquillement, il monte, il grimpe, il paraitrait qu’avec le réchauffement il arrivera à Paris..

      il a le parfum subtil, et entêtant de la liberté, égalité, fraternité... cette année

      le vent du sud semble dominant cette année..

      • bloozmarch
        bloozmarch répond à pablico
        indocile heureux
        • Posté à 14h59 le 21/05/2011
        • Internaute 15731
          indocile heureux

        Ce vent du Sud qui sent le jasmin,
        Je crois qu’ il gronde contre notre Mazarin !

  • ANTIPARASITES
    • Posté à 13h02 le 21/05/2011
    • Internaute 155524
      MDR

    L’article d’Evelyne DUBIN, qui nous apprend que le trou de la Sécurité sociale provient du non reversement par l’État des taxes destinées à la Sécurité Sociale. D’après son calcul si ces taxes étaient reversées à la sécurité sociale disposerait d’un excédent de 9 Milliards.

    Voici le document :

    Ceci nous concerne tous !

    Il faut à Evelyne DUBIN, la signataire de ce document une bonne dose de courage pour avoir écrit ce texte en se nommant

    L’ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lecture à couper le souffle.

    Pour combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c’était encore de nous faire payer...

    a - Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 euro,

    b - Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ....

    c - Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste..

    d - Pour tout traitement de plus de 91 euro, nous en sommes de 18 euros de notre poche,

    e - Taxe de 0,50c sur les boites

    f - etc.......

    Toutes ces mesures sont destinées à combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

    Or, savez-vous que :

    1°) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu, n’est pas reversée. 7.8 milliards

    2°) Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécu, n’est pas reversée.3.5 milliards

    3°) Une partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécu, n’est pas reversée 1. 6 milliards

    4°) La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu, n’est pas reversée 1,2 milliards

    5°) La part de TVA destinée à la Sécu n’est pas reversée. 2.0 Milliards

    6°) Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2.1 milliards

    7°) Retard de paiement par les entreprises 1.9milliards

    En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’euros.

    Conclusion : si les responsables de la Sécu et nos gouvernants font leur boulot efficacement et honnêtement, si chacune des institutions reverse ce qu’ils doivent chaque année, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent ! .

    Ces chiffres ne sont pas inventés vous pouvez les consulter sur le site de la sécu ; ils sont issus du rapport des comptes de la Sécu.

    Si les pouvoirs publics, qui nous harcèlent au quotidien de messages publicitaires afin de consommer des fruits et légumes, étaient vraiment convaincus qu’il nous faut consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver notre santé et donc l’assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits !

    N’oubliez pas d’avoir une petite pensée sur l’achat, à la hâte, des 90 Millions de doses de Tamiflu par le ministère de la santé publique, quand on sait que la grippe A n’est pas plus mortelle et dangereuse pour vous et moi que la grippe saisonnière classique. Hélas on ne peut en dire autant des dommages collatéraux potentiels qui existent réellement dans les adjuvants que contiennent les vaccins !

    Quel sera le coût total de cette opération, que la sécu va supporter une nouvelle fois, lorsque le gouvernement sera décidé à dédramatiser la situation !

    Cordialement.

    ((Evelyne DUBIN

    Secrétaire Générale Adjointe au Directeur Général

    Institut National du Développement Local ))

  • LesCayes
    LesCayes
    Dirigeant d'entreprise
    • Posté à 14h11 le 21/05/2011
    • Internaute 145809
      Dirigeant d'entreprise

    Toucher à la santé, à l’école, aux « cancéreux de l’assistanat » n’est pas seulement révélateur d’une immense injustice.

    C’est programmer le déclin d’une société dont les fondements devraient toujours être dissociés des logiques financières de croissance.

  • Albufera
    Albufera
    Observateur.
    • Posté à 11h04 le 22/05/2011
    • Internaute 29241
      Observateur.

    La stratégie est simple : transférer sur les mutuelles et les assurances le plus possible de remboursements. Deux avantages : 1° permettre au corps médical de pratiquer des dépassements d’ honoraires en tout genre, le client moyen s’ en fichant puisqu’ il a une mutuelle qui « rembourse bien »... et tant pis si les cotisations augmentent pour tout le monde, notamment pour ceux qui ont un forfait de base qui rembourse mal 2° Permettre de transformer l’ assuré social à traiter équitablement en client d’ une mutuelle ou d’ une assurance qui n’ a qu’ à s’ en prendre à lui (salaud de pauvre) s’ il ne peut pas payer ses cotisations. Et voilà le problème financier et social du déficit de la sécu résolu : les poches des assureurs de tout poil se gonflent (mr Kessler vous remercie) tandis que les pauvres qui cotisent sans avoir accès au soin paient pour les riches. Formidable, non ?

  • Jadore
    Jadore
    verseau
    • Posté à 13h46 le 22/05/2011
    • Internaute 127928
      verseau

    Prendre une mutuelle, je ne vois pas en quoi celà intéresserait le gouvernement, qui pousse vers le privé, naturellement.
    De plus, les mutuelles remboursent de moins en moins. J’ai acheté hier deux médicaments dont un - Pyroxicam - n’est pas remboursé du tout par ma mutuelle. La pharmacienne m’a précisé que ma mutuelle ne remboursait aucun médicament « à étiquette jaune ».

    On peut ajouter l’absence ou presque de ma mutuelle sur le front des dépenses les coûteuses - dents, lunettes - . Unn implant, évalué par ma mutuellle, coûte - remboursement Sécu et mutuelle déduits - 1800€ par dent. Il me faudrait quatre implants. Autant que je cultive le look Keith Richards.

    Je suis passé au progressives dernièrement. Coût des lunettes autour de 400€. Si le remboursement de ma mutuelle est meilleur que pour les dents, il n’en reste pas moins que j’ai dû aligner plus de 200€. Je fais plutôt attention à ne pas les rayer.

    Assemblée générale prévue le 25/05. Je pense que je vais proposer à l’aimable assemblée une liste des coûts qu’elle nous inflige, pendant que les rendez-vous en centre mutualiste sont de plus en plus difficiles à obtenir, que les remboursements on l’a vu fondent et que la mutuelle pourtant continue à produire son canard en quadrichomie, papier glacé, en vantant tous azimuths ses réussites. Sans parler des moments d’élire les sociétaires, où l’on vote pour des gens sans connaître leur programme, leur rémunération et leurs attributions exactes.
    Dans le registre également du blanc-seing, j’ajouterais les rémunérations des dirigeants qui ne sont jamais données.

    La mutuelle en question est la MGEN.

  • Tiphonnet
    Tiphonnet
    limousin
    • Posté à 22h28 le 22/05/2011
    • Internaute 39452
      limousin

    La sécu fait disparaître par miracle ou par magouilles lamentables des accidents du travail. (Je dis « des » car je suis persuadé que je ne suis pas les seul et unique assuré social à être dans ce cas) Donc, les frais médicaux devant être pris en charge par l’assurance « accident du travail » sont pris en charge par l’ensemble des assurés sociaux . Ce qui est , à mon avis, un pur scandale qui est largement connu mais encore plus largement et volontairement ignoré.
    Mon blog relatant cette affaire est sur :
    Lien
    Merci à tout ceux qui veulent bien faire suivre ce blog. Si cette administration (qui se dit sociale) est dans l’incapacité de reconnaître ses actes, j’assume les miens.

  • chania72
    chania72
    militante associative
    • Posté à 09h46 le 23/05/2011
    • Internaute 136989
      militante associative

    pour les personnes qui disposent d’un peu plus du seuil de la CMU complémentaire (environ 640 euros par mois) il existe une aide financière, il suffit de retirer un dossier CMU à la CPAM, ce dont je bénéficie moi qui ne dispose que de 660 euros par mois. Au delà de 51 ans, cette aide est de 350 euros par ans pour financer une mutuelle. Etant en invalidité, et remboursée à 100 % pour TOUTES mes dépenses médicales hormis les 0,50 et 1 euros non remboursés, j’ai souscrit une mutuelle complémentaire prenant en charge le forfait journalier en cas d’hospitalisation plus quelques accessoires dont remboursement de trois consultations d’ostéopathie ou chiropractie chez un praticien agréé). La somme forfaitaire de 350 euros couvre largement le montant de la mutuelle et je n’ai donc plus rien à mettre de ma poche. Et ce ne sont pas les seuls droits dont on peut bénéficier : en effet, il est possible de demander aux impôts le dégrèvement de la taxe d’habitation en se basant sur la faiblesse des revenus, il suffit pour cela d’adresser un courrier au centre des impôts. il est regrettable que de nombreuses personnes ignorent leurs droits. Il serait utile que les médias informent le citoyen des possibilités d’aides car ce ne sont pas les organismes officiels qui le feront. Quant aux tarifs sociaux EDF, GAZ et EAU transports en communs, accès à la culture : seuls les bénéficiaires du RSA y ont droit et les autres pauvres peuvent toujours pleurer ! voilà comment on fait perdurer les inégalités sociales dans ce pays et comment on permet à certains de développer un sentiment de rancoeur vis à vis de ceux qui bénéficient de tous les avantages sociaux. La pauvreté engendre la souffrance, surtout chez nous les femmes qui avons du élever nos enfants en nous privant continuellement. Je veille personnellement à ne pas me tromper de cible : ce ne sont pas les bénéficiaires qui sont coupables mais ceux qui nous gouvernent qui sont les seuls responsables des inégalités !

  • tizzone
    tizzone
    corse
    • Posté à 13h35 le 23/05/2011
    • Internaute 49434
      corse

    il faut bien comprendre que le but est de couler la sécu....
    en laissant filer le déficit et en remboursant de moins en moins, les français finiront par être sensibles au discours qui veux que notre système coute trop cher et qu’il est inefficace....
    avec 11% de notre pib, nous soignons tout le monde, les usa dépensent 18% de leur pib pour la santé, et des millions de personnes ne sont pas couvertes....
    pourtant certains veulent nous faire croire que le système privé est bien meilleur ! ? ! ?