Sur le terrain 08/05/2011 à 16h20

« Nein, danke ! » Berlin veut fermer sa porte aux touristes

Louise Culot | Journaliste


(De Berlin) Barcelone, c’est du passé. Depuis cinq ans, c’est à Berlin qu’il faut aller passer ses week-ends. La ville, dont la devise était « sexy et pauvre », voit les prix des loyers augmenter et les échoppes turques faire place aux bars à sushi. Les Berlinois, et pas seulement les Verts, accusent les touristes de mettre en péril leur programme : travailler moins pour gagner moins, mais vivre mieux.

Hormis le contact rugueux avec la langue allemande, qui ne risque pas de détrôner le succès de l’espagnol parmi les 25-35 ans, Berlin offre le meilleur du « city trip » :

  • s’y envoler pour 60 euros, aller-retour, avec Easyjet ;
  • louer un appart sur Craiglist.org pour 20 euros la nuit, ou dormir en auberge pour 10 euros ;
  • manger des kebabs moins chers qu’en Turquie ;
  • danser sur les sets des DJ les plus en vogue pour moins de 15 euros (un bémol
    tout de même : les files de plusieurs heures à la porte des clubs) ;
  • photographier les ruines du Mur (même si ces restes sont désormais balisés par les plasmas publicitaires géants de la O2 Arena annonçant les
    concerts de Britney et de Justin Bieber),
  • last but not least, le dimanche matin, acheter des vinyles et des fripes au marché aux puces avec les quelques piécettes qu’il reste de la veille.

Berlin est devenue la troisième ville la plus visitée d’Europe après
Paris et Londres. 20 millions de nuitées ont été consommées par les
touristes en 2010 (la moyenne pour Paris est de 60 millions), soit 10% de plus
qu’en 2009.

C’était le but de l’opération de marketing paneuropéenne que
les vingt ans de la réunification allemande avait opportunément permise.
Et les autorités locales comptent sur une croissance constante pour les
années à venir.

Les jeunes touristes étrangers, « on dirait un zoo »

La déferlante des « easyjeters » (ces touristes d’un week-end débarqués des vols low cost) ne fait pourtant pas le bonheur de tous. A Kreuzberg, un quartier turc devenu bobo, le nombre d’hôtels a doublé en cinq ans.

Les riverains se plaignent de l’incidence du tourisme sur leur vie quotidienne. Non seulement il participe à l’augmentation des loyers mais, en plus, il favorise la commercialisation du quartier.


Désormais, le bon vieil « Imbiss » (snack, en allemand) a des allures de café gourmet ou de bar à sushi. Finalement, on préférait les Turcs avec leurs chariots à commissions aux Espagnols tirant leur valise à roulettes.

Dans une vidéo publiée sur Spiegel Online1, un habitant de Kreuzberg dénonce le comportement animal que les jeunes étrangers « qui ne parlent pas un mot d’allemand ni de turc et n’ont rien à voir avec cette ville » adoptent lorsqu’ils se rassemblent pour boire sur l’Admiralbrücke, un pont du canal devenu haut lieu de la nuit berlinoise. « On dirait un zoo », se risque-t-il...

Une autre riveraine déplore les nuisances sonores auxquelles elle est exposée, et qu’elle attribue à ces touristes venus d’ailleurs, surtout les Latins et les « gens de couleur »...

La faction locale des Verts (les Grüne) a récupéré le problème et a organisé une campagne, en mars dernier, sous le slogan « Hilfe, die Touris kommen ». Littéralement : « Au secours, les touristes débarquent ». Ils suggèrent d’imposer une taxe dont devraient s’acquitter les touristes.

Mais cette mesure paraît inconcevable puisque le tourisme est l’une des principales branches de l’économie de la ville.

A vendre : ville pauvre mais sexy

Pour bien le comprendre, il faut inscrire ce débat dans la problématique très épineuse du développement urbain de la ville de Berlin.

Après la chute du Mur et pendant près de quinze ans, l’Est et les quartiers populaires de l’Ouest comme Kreuzberg ont été abandonnés aux immigrés, aux squatteurs et aux bohèmes en tout genre. A l’époque, personne ne souhaitait investir dans ces zones socio-économiquement pauvres, aux infrastructures désuètes et délabrées. Le processus de développement urbain a donc été confié à la fantaisie des populations locales.


Le Berghain, un club très à la mode dans une ancienne usine (Mlaiacker/Flickr/CC).

Les loyers très bas et les nombreux espaces disponibles ont engendré une prolifération de bars plus ou moins légaux, de salles de concerts, de galeries, de magasins de seconde main, de restaurants indiens et de tout ce qui précède la « boboïsation » d’un quartier.

C’est de cette dynamique qu’est née la Berlin « arm aber sexy » (« pauvre mais sexy »), que Klaus Wowereit, le maire de la ville, aime tant vanter à l’étranger. Entre-temps, Madonna, Brad Pitt et la jet set du Festival du film de Berlin ont aussi voulu en être.

Peu à peu, les anciens quartiers de l’Est sont donc devenus des objets de convoitise pour les Allemands des provinces riches du Sud et les investisseurs étrangers.

Gagner moins mais vivre mieux, combien de temps encore ?

Jusqu’à aujourd’hui, les prix de l’immobilier à Berlin demeurent encore bien en dessous de la moyenne européenne. Pour un appart de 60 m2 dans un quartier en passe de devenir branché, comptez un budget de 100 000 euros.

Toutefois, les prix à la location ont déjà augmenté de 16% ces cinq dernières années. Cette évolution sonnera sans doute le glas d’une époque glorieuse pour les Berlinois de souche ou d’adoption.

Dans le Berlin bon marché, où tous les modes de vie sont possible, le leitmotiv est encore de travailler moins pour gagner moins et vivre mieux. Mais pour combien de temps ? Les habitants de Kreuzberg ont d’abord reproché aux investisseurs privés et les nouveaux riches venus de l’Ouest de provoquer cette évolution.

Car ceux-ci sont les seuls capables de payer les loyers élevés que ceux-là demandent pour leurs appartements rénovés. Mais la gentrification a déjà eu lieu dans de la plupart des quartiers du centre-ville. En désespoir de cause, les locaux s’en prennent aux touristes.


Bientôt comme partout ailleurs dans la vieille Europe

La « touristification » de Berlin paraît pourtant inexorable, quoiqu’en disent les Grüne, même s’ils remportent les élections locales fin 2011. En revanche, ils n’ont pas relevé dans leur campagne que la ville avait vendu, de 2002 à 2007, 110 000 appartements dont elle était propriétaire.

Progressivement, le gouvernement de Berlin abandonne son rôle de garde-fou sur la croissance des prix à la location, au risque de voir les intérêts privés pervertir le marché de l’immobilier ici également, comme il en a été dans les autres capitales de la vieille Europe.

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  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 17h01 le 08/05/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    Le drame des Berlinois c’est que le Mur les protégeait de l’est et de l’ouest.

  • HellKommander
    HellKommander
    Faire peur aux gens.
    • Posté à 17h05 le 08/05/2011
    • Internaute 150868
      Faire peur aux gens.

    On ne les envoie pas chier quand ils débarquent par bus entiers sur les côtes l’été...

    Charité bien ordonnée commence par soi-même.

  • HelenH
    HelenH
    Humaine Terrienne
    • Posté à 17h13 le 08/05/2011
    • Internaute 146037
      Humaine Terrienne

    Ce que les Berlinois ne veulent pas c’est que leur ville devienne ce que sont devenues plein d’autres villes avant elle : des vitrines à touristes dénuées d’ame...Et malheureusement c’est ce qui est en train de s’y produire.
    Ce qui attire à Berlin,c’est justement ce qui va disparaitre avec ce tourisme exacerbé : les prix bas des denrées de base,des Imbiss,des loyers,et une vie culturelle alternative riche...
    Lorsque les propriétaires voient qu’ils peuvent louer leurs appartements trois fois plus chers qu’auparavant mais que les nouveaux arrivants trouvent toujours bon marché comparés aux loyers de Barcelone,Londres ou Paris,où donc les gens à petits revenus pourront désormais vivre ?
    Lorsque les propriétaires d’Imbiss ou de restaurants voient qu’ils peuvent augmenter leurs prix tout en continuant à vendre,ce ne seront plus que les touristes ou les gens aisés qui pourront continuer à y manger par la suite.
    Lorsque les gens qui viennent s’installer à Berlin parce qu’ils trouvent la nuit Berlinoise et la vie alternative intéressantes pendant leurs vacances mais qu’ensuite cela leur pose problème une fois qu’ils y vivent parce que cela veut dire du bruit la nuit parfois,ou que les squatts font « sale » à coté de leurs appartements,c’est la mort annoncée de la nature meme de Berlin...
    Je pense que l’article est un peu limité en disant que les Berlinois n’en veulent qu’aux touristes.Le problème est bien plus compliqué,meme si le tourisme y joue un effet un role trés important.Les touristes jouent ici un peu le role de boucs emissaires,le vrai problème c’est comme partout : on veut des villes propres et policées,habitées de gentils citoyens aux poches pleines qui ne font pas de vagues.Ceci,c’est les politiques qui en sont responsables,pas les touristes.
    Les Berlinois ne veulent simplement pas voir leur ville devenir petit à petit une ville comme les autres : le centre pour les gens qui en ont les moyens et qui ne sortent pas du rang,et plus rien pour les autres,devenus indésirables,rejetés vers les banlieues...
    Or cette ville a son majeur atout dans le fait que jusqu’ici cela lui était épargné plus ou moins.
    Le jour où sa vie alternative sera repoussée hors du centre,où les prix seront inabordables pour beaucoup,alors Berlin ne sera plus Berlin justement.

  • inspecteur crouton
    • Posté à 17h31 le 08/05/2011
    • Internaute 118828
      modéré

    « La déferlante des “ easyjeters ” (ces touristes d’un week-end débarqués des vols low cost) ne fait pourtant pas le bonheur de tous ».

    Ben oui mais pour avoir des gros Américains, Japonais ou Chinois pétés de thunes faut avoir des chouettes monuments tous vieux, hein...

  • Peach78
    Peach78
    riverain(e)
    • Posté à 17h35 le 08/05/2011
    • Internaute 95279
      riverain(e)

    Nous allons visiter le temps d’un week-end le centre-ville « disneylandisé » d’une autre ville par un avion low cost, pour oublier que nous vivons petitement à la périphérie de notre ville, bruyante et sale, à cause des loyers chers dans le centre...

    Saleté de touristes ! ; -)

  • Cautyright
    Cautyright
    Universitaire
    • Posté à 17h39 le 08/05/2011
    • Expert 154819
      Universitaire

    La « touristification » a tout de même permis le remodelage de Berlin après la réunification (et vice versa). La dénier maintenant, c’est finalement écarter ses bienfaits du passé. Pour information, selon l’Office des Statistiques du Land de Berlin, le tourisme apporte aujourd’hui 255 000 emplois et un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros à Berlin.

  • Vert de gris
    Vert de gris
    jeune retraité
    • Posté à 17h45 le 08/05/2011
    • Internaute 90690
      jeune retraité

    Mouarrrrffff ! J’ai toujours considéré les Verts comme étant des gens sectaires et dangereux.

    En voila une autre preuve, bientôt une alliance extrême droite / bobos des Grünen contre l’étranger qui envahit la ville.

    Tôt ou tard, il est EVIDENT que la capitale, même coupée en deux allait se comporter comme toutes les autres ! Surtout que l’Allemagne est la locomotive de l’Europe.

    Les faux bobos peu friqués de Berlin, vont faire place à ceux qu’on a chez nous...

  • Kamaki
    Kamaki
    Etudiant
    • Posté à 18h02 le 08/05/2011
    • Internaute 121053
      Etudiant

    Si les jeunes de tous âges (oui 16-35 on se comprends) pouvaient faire décemment la fête chez eux ils le feraient, ils n’iraient pas à Berlin.

    Pour vous dépeindre la situation, Paris, quand on est jeune qu’on a pas trop de rond, on y habite pas. Donc c’est direction banlieue. Quand on sort, à minuit faut se demander ce qu’on fait car après 1H plus de transports. Si on rentre, on rentre et puis voilà. Sinon 15-20€ pour entrer en club, 3 pauvres club qui en valent la peine soit dit en passant dans la capitale, 5€ la pinte, si tu as le malheur d’avoir faim j’en parle pas. LE PLUS COOL c’est que quand tu décides de passer la nuit dehors et bien c’est que les clubs ferment à 5H haha donc oui tu attends comme un con 1H le métro. Bien entendu tu ne peux pas fumer, nul part. Si à 3H tu t’es fait recaler de partout bien si t’as de la chance tu retournes chez un potes qui habite dans le coin sinon tu te tises la gueule comme un con sur les quais car t’as aucun parc, aucun endroit en peu free rien.

    Mon sentiment est que Berlin est un des derniers endroit d’Europe où l’état n’a pas encore serré la visse. Dans cette article vous mettez en avant le niveau de vie bon marché de Berlin, mais cet argument vient d’après moi très loin après la LIBERTE que cette ville offre. J’ai parlé ici de la nuit mais sur le plan culturel c’est pareil.

    Sinon à Berlin c’est vrai que les italiens et les espagnols dénotent un peu, ils viennent en groupe et ils sont latins, disons qu’on les repèrent. :)

    Cette liberté qu’offre la ville est en effet en danger, pas à cause des touristes, qui sont souvent aussi pauvre que les gens du coins, mais bien en raison de l’attrait que l’endroit suscite. Dans 10ans quand tous les gens qui font Berlin seront ailleurs et bien Berlin ne sera plus Berlin et ça sera une autre ville. Ainsi sont faites les choses.

  • Vint.
    Vint.
    En transition...
    • Posté à 18h20 le 08/05/2011
    • Internaute 116778
      En transition...

    Ca sent un peu la naïveté tout ça. Les Berlinois découvrent que les villes cools et à la mode ne le restent pas : c’est pourtant pas vraiment nouveau. Pensez par exemple au Paris des années 1950, au New York des années 1970 ou au Manchester des années 1980 : les conditions qui permettent un boum culturel et social sont toujours très précaires, et sont souvent très liées aux prix de l’immobilier.

    Berlin ne pourra pas rester éternellement une ville où les loyers sont trois fois moins chers que dans n’importe quelle autre capitale européenne. Le mécanisme est simple : loyers pas chers –> pleins de gens sont attirés –> loyers augmentent.

    Et comme les loyers augmentent, les activités « alternatives » (artistes, associations, fêtes originales...) s’en vont ailleurs, vers un endroit où l’immobilier est moins cher, jusqu’au jour où c’est ce nouvel endroit qui est « cool » et que le cycle recommence à nouveau. Ce genre de mécanisme a très bien été décrit par Jane Jacobs, dès la fin des années 60. Incriminer les touristes est un peu simpliste pour le coup...

  • vik75
    • Posté à 18h29 le 08/05/2011
    • Internaute 89761

    un bon bobo est un bobo mort !

    Lien

    • labrisure
      labrisure répond à vik75
      Personnage exceptionnel
      • Posté à 23h02 le 08/05/2011
      • Internaute 48949
        Personnage exceptionnel

      L’un des commentaires les plus censés.

    • Schrödinger
      Schrödinger répond à vik75
      Poli et gentil. Très rue89.
      • Posté à 17h26 le 11/05/2011
      • Internaute 41709
        Poli et gentil. Très rue89.

      Un bon prof de chinois ferme sa gueule...

  • wildbretschütze
    wildbretschütze
    joyeux chasseur
    • Posté à 18h42 le 08/05/2011
    • Internaute 124291
      joyeux chasseur

    Ach ! Schon gut ! Schon gut ! Perso, quand je vais à Groß
    Berlin, je n’ai pas de problème...Neukölln n’a pas encore été envahi, du moins pas par les touristes...Quant aux Grünen, je dirais des fascistes, verts, mais des fachos quand même...Nos verts font figures de pieds tendres à côté d’eux.

  • Jacky Soulié
    • Posté à 18h44 le 08/05/2011
    • Internaute 24828

    Et si, supposition folle, le maire de Berlin décidait du contrôle du marché immobilier par la municipalité, quitte à préempter ?

    • Dalriada
      Dalriada répond à Jacky Soulié
      Joueur
      • Posté à 13h22 le 09/05/2011
      • Internaute 96579
        Joueur

      Quand on lit l’article, on s’aperçoit qu’on ne sait absolument pas la position de la mairie sur le sujet.
      Et qu’on ne sait pas la position des berlinois.
      Donc ne sait même pas si la mairie souhaiterait faire quelque chose.

      On a des témoignages vagues qui feraient la joie d’une discussion de comptoir (« une riveraine »), on a un slogan d’un parti politique dont on ne connait ni l’importance, ni la façon dont il peut s’appliquer...
      Par contre, impossible de savoir si les berlinois, ou même l’ensemble des habitants du quartier en question, voient le tourisme comme globalement positif ou globalement négatif.
      C’est un gros tas de vide, cet article.

  • Pierro59
    Pierro59
    prof d'histoire-géo
    • Posté à 18h46 le 08/05/2011
    • Internaute 128298
      prof d'histoire-géo

    bientôt ils pourront dire « ich bin ein xénophobe » !

    • WhiteWarrior-
      WhiteWarrior- répond à Pierro59
      • Posté à 18h40 le 09/05/2011
      • Internaute 129329

      Lourd. Trés lourd. Et la xénophobie du Français pour tout ce qui se trouve à l’Est du Rhin et au Nord de la Manche ?

      • Pierro59
        Pierro59 répond à WhiteWarrior-
        prof d'histoire-géo
        • Posté à 19h38 le 09/05/2011
        • Internaute 128298
          prof d'histoire-géo

        je n’ai rien contre nos voisins (et néanmoins amis) teutons et encore moins contre nos sympathiques camarades de la perfide Albion !

        d’autant qu’ils ont bien du mérite de supporter des voisins comme nous !

         ; D

  • Ride the beach
    Ride the beach
    Etudiant en sciences économiques (...)
    • Posté à 18h47 le 08/05/2011
    • Internaute 154263
      Etudiant en sciences économiques (...)

    Les problèmes sont maladroitement mélangés apparemment.

    Les touristes ne sont pas respectueux envers la population locale, à beugler ou faire n’importe quoi et n’importe quand. Ils dérangent de par leur comportement, d’accord. Il y aurait donc une corrélation entre les bas prix du quartier et le niveau de bêtise des touristes, donc entre le revenu des touristes et leur capacité à vivre en société, donc entre les pauvres et la bêtise ? Raccourci dangereux, somme toute.

    Si le quartier devient « à la mode » et que l’Etat ou la collectivité ne fait rien contre la hausse importante des loyers, le quartier va se « boboïser » de fait et dégager par la même occasion les touristes qui n’auront plus les moyens de payer. Et ceux qui auront les moyens de payer seront en moyenne plus respectueux ? Raccourci dangereux encore une fois, mais bon, la frontière avec la réalité semble ténue.

  • expat
    • Posté à 18h52 le 08/05/2011
    • Internaute 25627

    Ce ne serait pas un probleme de taxer les touristes, ce ne serait certainement ni revolutionaire ni meme nouveau car ca se pratique dans beaucoup d’endroit, les nuitees d’hotel incluent une taxe de quelques €, comme dans les stations de ski en Suisse ou la taxe est collectee sur tous ceux qui passaient des nuits sur place mais ne paient pas d’impots locaux !

    Le probleme du tourisme est loin d’etre limite aux grandes villes, en Ecosse beaucoup d’habitants de l’ile d’Arran sur le cote ouest doivent se contenter de caravanes, n’ayant pas les moyens de louer des appartements ou des maisons contrairement aux touristes.

  • A déménagé l année derniere
    • Posté à 19h09 le 08/05/2011
    • Internaute 153323
      Ghroniqueur

    Cet article arrive un peu tard. Cela fait des années que Berlin est non seulement un repaire de touristes low-cost mais aussi la capitale culturelle de l’Europe. C’est là qu’il est de bon ton de s’installer lorsqu’on est un artiste.

    Les artistes ont quitté Paris depuis longtemps, depuis que les loyers ont explosé, depuis que les squats d’artistes n’existent plus, depuis que cette ville est devenu un repère de bobos ou d’investisseurs, une ville musée morte.

    Cet article a entre 5 et 10 ans de retard.

  • dianthus
    dianthus
    Le peu que je sais, c'est à mon (...)
    • Posté à 19h14 le 08/05/2011
    • Internaute 133208
      Le peu que je sais, c'est à mon (...)

    Et les allemands qui vont faire du tourisme dans tous les pays majoritairement en Espagne aux baléares,en Italie à Rimini et tous les bords de l’Adriatique, en France notamment en Alsace ou ils se comportent comme des conquérants d’ailleurs leurs devise est vivre comme Dieu en France en parlant des français et d’ailleurs partout ils ne se préoccupent pas de ce qu’ils reprochent aux autres !

    Les Turcs ils se retrouvent majoritairement chez nous en Alsace-Moselle avec des kebabs tous les cinquante mètres dans certains quartiers a se demander comment ils peuvent tenir ?

    Ils utilisent la lessive qui lave plus blanc que blanc ?

    • WhiteWarrior-
      WhiteWarrior- répond à dianthus
      • Posté à 18h44 le 09/05/2011
      • Internaute 129329

      « en Alsace où ils se compoertent comme des conquérants » : ne t’en déplaise, ils sont autant chez eux en Alsace que toi, car l’Alsacien est un dialecte germanique et avant son annexion par Louis XIV, l’Alsace faisait partie du Saint Empire, et fut de nouveau allemande une bonne partie des 19éme et 20éme siècles.. Révise ton histoire.

  • kawouede
    • Posté à 19h23 le 08/05/2011
    • Internaute 27995

    On a connu les Grünen berlinois plus inspirés... le tourisme de masse, voilà l’ennemi ?

  • cyrilleh
    cyrilleh
    Classe moyenne
    • Posté à 20h13 le 08/05/2011
    • Internaute 99871
      Classe moyenne

    Alors je résume :
    - dans le rôle des mauvais :
    1. L’espagnol bourré.
    2. Le touriste qui ne parle pas la langue. C’est un peu oublier que les « easyjeteurs » visitent 3 pays par an.
    3. Les turcs (mais on les préfère aux Espagnols) et depuis, on les aurais presque accepté.
    - dans le rôle du bon : Le berlinois local (blonds aux yeux c’est ça ?) et seul lui devrait avoir le droit de vivre ou visiter Berlin...

    • photosieste
      photosieste répond à cyrilleh
      Lyon
      • Posté à 09h21 le 09/05/2011
      • Internaute 1211
        Lyon

      dans le rôle des mauvais
      4- L’allemand touriste dans le Sud de l’Europe

  • claire_
    claire_
    Obscure
    • Posté à 20h29 le 08/05/2011
    • Internaute 76292
      Obscure

    Dernier paragraphe :
    « au risque de voir les intérêts privés pervertir » et non pas « pervertirent »...

  • Mathilde
    Mathilde
    Journaliste
    • Posté à 21h24 le 08/05/2011
    • Journaliste 2731
      Journaliste

    Aïe, aïe, encore un titre racoleur ! Rue89 tu me déçois (encore...)
    Affirmer quelque chose en titre, pour ne pas le démontrer dans l’article...pas très déontologique tout ça ! !

    C’est pas parce qu’une partie de la population ( des riverains, une section locale d’un parti politique... qui d’autres ?) se plait de la nuisance des touristes, que cela signifie que la municipalité va fermer ses portes !
    ça serait même le contraire, puisque :

    « Progressivement, le gouvernement de Berlin abandonne son rôle de garde-fou sur la croissance des prix à la location.... » (citation)

    ça veut dire, qu’au lieu de protéger les résidents de la hausse des prix, Berlin laisse exploser les prix, donc favorise la venue de riches étrangers, donc... la gentrification !

    Il faut encore dire que gentrification et touristes « easyjeter » sont deux problèmes différents. L’un touche le marché de l’immobilier, l’autre influe sur la mentalité, l’« esprit » de la nuit berlinoise...
    Berlin n’est d’ailleurs pas la seule capitale touchée par ce phénomène : à Bratislava, il est encore plus marquant, des arrivages d’anglais et autres, ne viennent littéralement que pour boire de la bière pas chère. Alors qu’à Berlin, il y a quand même un tourisme culturel très développé.

    Bref, oui, Berlin victime de son succès qui lui fait perdre de son authenticité, ça c’est sûr... mais les touristes ne sont que de passage.
    Ce qui fait vraiment changer la ville, c’est pas eux, mais bien les investisseurs étrangers, les grandes multinationales qui viennent s’installer (cf. Le quartier « Mediaspree », avec Universal Music, O2...etc) et qui par leurs millions pervertissent l’esprit bohème et décontracté de quartiers comme Kreuzberg ou Friedrichshain.

  • pachin
    pachin
    Etudiant
    • Posté à 22h05 le 08/05/2011
    • Internaute 90632
      Etudiant

    J’ai bien peur que le premier coupable soit le progrès. Un monde de plus en plus grand et varié se trouve à notre porte et pas besoin d’être richissime pour s’y rendre. Ce n’est pas une mauvaise chose mais en effet ça provoque des changements d’un genre nouveau, les régler est peut être un des plus grands enjeux politiques du 21ieme siècle. Ces nouveaux phénomènes ne sont somme toute pas très différents de l’immigration qui prend de la vitesse,de la destruction des minorités qui devient presque inconsciente car invisible ou encore de l’expansion de l’homme au détriment de la nature. Le monde bouillonne, faut-il faire baisser la température ?

  • Olivier DELALANDE
    • Posté à 22h44 le 08/05/2011
    • Internaute 52891

    Je me souviens d’un article paru il n’y a pas si longtemps dans Rue 89 où on déplorait que les nuits parisiennes soient menacées à cause de quelques plaintes chez les flics pour tapage nocturne. Et on y disait qu’à Berlin, au moins, la vie nocturne s’épanouissait en toute liberté !

    Le gars qui avait écrit l’article à l’époque, il avait conscience que sa seule présence indisposait les Berlinois ?

  • Theodore
    Theodore
    directeur technique
    • Posté à 23h31 le 08/05/2011
    • Internaute 57357
      directeur technique

    Berlin est une des villes les plus agréable que je connaisse, on y croise meme des renards en ville (séquelles du no man land ?)
    Avec un bateau on peut y naviguer de la baltique à l’atlantique et profiter des lacs.
    Il y a de super restaurants pas cher et contrairement à Paris pas de crotte de chiens.
    Le couts de la vie y est très raisonnable comparé à Paris, londres ou Dusseldorf
    Les Berlinois sont très sympas mais malheureusement peu polyglotte.
    J’ai effectivement envisagé d’y investir il y a quelques années.

    • tigre du nord-
      tigre du nord- répond à Theodore
      pompé par carla
      • Posté à 21h48 le 09/05/2011
      • Internaute 59644
        pompé par carla

      Le no mans land c’etait les lapins , pleins
      J’ ai faillit aussi acheter il y as 2 ans a Freidrichein,mais pour un ex squateur de kreuzberg des 80ies,ma conscience m’en as empeché,et le froid aussi quand meme.C« etait pour y re-vivre.
      Schuss

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 23h48 le 08/05/2011
    • Internaute 87746
      stagiaire

    Je suis sur que pas mal d’allemands aimeraient bien etre un peu moins pauvres..

  • jean-bernard
    jean-bernard
    comptable
    • Posté à 00h33 le 09/05/2011
    • Internaute 13564
      comptable

    IL FAIT froid dans ce pays, c’est bon pour les voleurs de poules, pas pour les afficionados du ché QUI ont l’habitude du soleil à zarsis, ou gabes

    de plus ya que du porc........................ je sais c’est lourd, mais lourd...........

  • Luc Skaïoualquère
    Luc Skaïoualquère
    French Resistance
    • Posté à 00h50 le 09/05/2011
    • Internaute 130442
      French Resistance

    Les allemands ne savent pas draguer les latins si.

    C’est la loi de la concurrence, pour une fois qu’on est gagnant !

    Pas de pitié OPA maximale !

  • daddycork
    daddycork
    employé du privé
    • Posté à 02h32 le 09/05/2011
    • Internaute 87153
      employé du privé

    Le problème du tourisme à Berlin ne vient pas vraiment du fait qu’ils soient espagnols et nombreux (comme le dit l’article), mais plutot qu’ils participent à la spéculation immobilière (comme le dit aussi l’article). mais bon, j’imagine que le climat politique actuel français fait que chaque sujet de discrimination est en ce moment sensible. des racistes, y’en a partout, même en allemagne ...

    ce qui peut sauver Berlin par rapport à Barcelone (autre ville autrefois libre et complètement pourrie par le capitalisme et les livres sterling) c’est son hiver rude et la langue allemande (rude aussi) qui va en décourager plus d’un. quel dommage que les allemands parlent si bien l’anglais ... autrement dit il y aura toujours de la place pour les gens qui restent l’hiver. et puis de la place, y’en a là bas, même si les friches industrielles se convertissent apparemment en zone résidentielle.

    enfin, c’est ce que je crois. en tous cas, moi, à Berlin, j’y vivrai bien. les gens sont assez cool et j’en parlais avec une française vivant à Berlin cet aprem, le vivre mois pour gagner mois est vraiment de mise. Pourvu que cela dure, et que cela fasse des émules en Europe ...

  • Kahuete
    • Posté à 02h34 le 09/05/2011
    • Internaute 26842

    « au risque de voir les intérêts privés pervertirent

    o.O

  • Srgvlt
    Srgvlt
    Twitter @srgvlt
    • Posté à 04h32 le 09/05/2011
    • Internaute 23660
      Twitter @srgvlt

    Encore une idée anticapitaliste dont la capitalisme est friand. Heureusement que dans ces quartiers ils aiment la récup’^^

    Le tourisme mais sans le capitalisme ? C’est curieux de vouloir le commerce sans le commerce. Peut-être un modèle à développer, remarquez, mais pourquoi construire une marque si on se plaint qu’elle se vend ?

    Si vous proposez « moches, gros, cons, violents, racistes (ou arabes) et pauvres dans un quartier pourri », ça ne marchera pas commercialement parlant, mais vous serez tranquille dans un 60m2 qu’on vous payera pour habiter. Et ça n’a rien de nouveau.

  • Opium.
    • Posté à 13h28 le 09/05/2011
    • Internaute 153510

    Article qui illustre bien le rapport ambivalent que les gens entretiennent avec le tourisme et les touristes :

    -On veut bien de leur pognon, mais on ne veut pas de leurs « nuisances »

    -On s’installe dans un quartier populaire underground, on le fait évoluer, on l’adapte à notre mode de vie, on le « boboïse » (probable que les loyers ont augmenté aussi après l’arrivée de ces nouveaux habitants), mais on pousse des cris d’orffraie quand des bars à sushis remplacent les kebabs turcs.
    Tout change, c’est le propre de ce qui est vivant ! Pourquoi ces gens auraient-ils l’exclusivité de la façon dont un quartier évolue ? Les lieux n’appartiennent à personne !

    En plus, l’article le dit bien : l’augmentation des loyers a des causes qui dépassent le tourisme, mais c’est plus facile de taper sur ce qui est visible.

    Le tourisme est une activité humaine qui transforme les lieux comme n’importe quelle autre activité humaine, et pas forcèment que en mal. Vous avez pleins de villes qui ont fait des efforts en matières de propreté, de ramassage des déchets et de transports en commun pour attirer les touristes, et ça profite aussi aux résidents permanents.

    -Et par dessus tout, on méprise ces touristes en quête de plaisir, de dépaysement et de détente, alors qu’on est tous des touristes en puissance.

    Le mépris qui émane de certains commentaires me hérisse.

    Juger les pratiques touristiques des autres parce qu’ils sont soit disant trop vulgaires/grégaires/irrespectueux/stupides/etc. , c’est du pur snobisme. Et c’est particulièrement répandu en France où l’accueil des touristes est souvent froid et hautain (le pire étant Paris où on ne peut même pas demander son chemin si on est perdu).
    Ce qui est bien dommage, parce que vu le rythme auquel vont les choses actuellement, on sera bien content un jour que des gens se donnent la peine de se déplacer et de payer pour admirer notre patrimoine culturel et nos paysages.
    Il y a d’autres pays un peu moins fiers qui reconnaissent l’apport du tourisme, et qui cultivent une tradition de l’hospitalité qui fait cruellement défaut à la France.

    Et le plus ironique dans tout ça, c’est que les Français...sont perçus comme les pires touristes qui soit, partout dans le monde ! ! !

  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 07h48 le 09/05/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    Les allemands ne vont tout de même pas se plaindre d’être envahis !
    Chacun son tour...

  • femmedesbois
    femmedesbois
    dans sa forêt
    • Posté à 08h41 le 09/05/2011
    • Internaute 93115
      dans sa forêt

    Je ne connais pas du tout Berlin mais je crois un peu cerner le problème : je suis habitante de PACA, une des régions les plus touristiques de France et aussi l’une ou l’immobilier est le plus cher.
    J’ai vécu dans un village non loin des gorges du Verdon, donc une zone très touristique et l’été c’est l’enfer, comme la population augmente énormément, les magasins, surtout les boulangeries, sont prises d’assaut et les prix flambent en été. De plus, les touristes (pas forcément étranger, les français se débrouillent très bien en matière de sans gène), croient que les habitants n’ont rien d’autres à faire que de prendre l’apéro, jouer aux boules et pousser des beuglantes dans les rues à trois heures du matin (troubles du sommeil garanti en juillet, août). ET il faut dire que certains habitants sont assez cons pour faire les « santons » pour amuser ces touristes en mal d’ambiance bon enfant.

    Du coup, pour l’habitant qui n’a pas envie de se la jouer devant les touristes et qui, ont beaucoup de travail l’été, c’est l’horreur. Aussi, j’ai déménagé dans un coin moins touristique, dans un hameau de trois maisons....

    Je crois que les gens ne réalisent plus lorsqu’ils voyagent, qu’ils vont dans des lieux ou les gens vivent comme eux, travaillent, dorment et ont aussi leurs soucis. Les pays, les villes, sont vendus comme des produits de consommation alors, on a les résultats que l’on a... ET les touristes sont, il est vrai, d’un incroyable sans gène et je ne comprend pas, j’ai visité Londres, Dublin, Varsovie, Prague... Et je ne me suis pas sentie obligée de pousser des hurlements de cochons qu’on égorge en pleine nuit dans les rues et j’ai même appris des mots en polonais et en tchèque. Je le ferais volontiers en allemand...

  • abaslacroissance
    abaslacroissance
    contestataire
    • Posté à 09h04 le 09/05/2011
    • Internaute 154926
      contestataire

    Article intéressant. Le problème de Berlin est un peu le même que celui de Paris, mais à un stade moins avancé. Doit on permettre qu’une vile où il faisait bon vivre devienne une ville zoo pour les touristes, où les autochtones ne peuvent plus payer les loyers et sont obligés d’émigrer ? Et tout ça parce les gérants de nos vies manquent d’imagination pour trouver les sous qui leur manquent ailleurs ?

    P.S. Y a-t-il quelqu’un pour relire les articles avant publication ?
    Bonjour les fautes de grammaire/orthographe...

  • photosieste
    • Posté à 10h10 le 09/05/2011
    • Internaute 1211
      Lyon

    Je suis étonné de ne pas voir UN SEUL commentaire sur la nuisance du tourisme de masse.

    Certes nous sommes tous des touristes, et pour cela, il est justement nécessaire de s’interroger sur le phénomène voir de se remettre en question.

    « Le nombre de touristes est passé de 25 millions en 1950 à 702 millions en 2000. Sa progression est de 4 % par an. (…) Si les tendances actuelles se poursuivent, l’Organisation mondiale du Tourisme prévoit 1 milliard de touriste en 2010 et 1.6 milliard en 2020. » (1)

    L’explosion du Low Cost est bien sûr lié à cela, je vous laisse calculer les rejets CO2 dans l’atmosphère (0,5 tonnes pour un AR Berlin (2) ;

    En sachant que le nombre de vols devrait TRIPLER d’ici 2050, et que les low cost sont généralement utilisés pour des trajets relativement cours, 95% moins de 2500 km (3), soit pour Paris Berlin :
    - une 10aine d’heures de TGV,
    - une nuit de bus (19h 30 / 9h)

    Partez moins loin !
    Ne prenez pas l’avion pour un week end !

    Ca me semble urgent… Je suis désolé, ça veut dire remettre en cause vos habitudes de vacances.
    Nous sommes des hyper-privilégiés de pouvoir prendre l’avion pour passer un week-end à l’étranger.

    Alors comparativement, quand on critique le fait que les Berlinois puisse mettre en place une taxe pour les touristes visitant la ville, cela me semble vraiment un caprice d’occidental gaté.

    Sur ce commentaire moralisateur (j’en ai conscience) et militant, bonne journée !

    _________________________________________________

    (1) Lien

    (2) Lien

    (3) Lien

    • adrienden
      adrienden répond à photosieste
      En quête de sens
      • Posté à 10h42 le 09/05/2011
      • Internaute 136586
        En quête de sens

      Non vous faites bien, je suis totalement d’accord avec vous !
      Tout est lié, et j’ai le sentiment que les Berlinois l’ont peut-être compris ?

      C’est pour cela que la décroissance, la simplicité volontaire et le revenu de base sont pour moi la clé.
      Schématiquement :

      revenu de base = capacité à vivre décemment sans avoir besoin de travailler autant qu’aujourd’hui = sécurité pour tous et égalité de base entre tous les citoyens = diminution de la corruption = investissement personnel plus fort dans des choix de vie qui nous correspondent vraiment = temps pour s’épanouir dans d’autres domaines de la vie et la partager

      A cela on ajoute la simplicité volontaire, comme partir à Berlin mais en train, (et oui, mon dieu 10h de train, quelle horreur, on se retrouverait à faire comme dans 90% des pays du monde, et encore dans un super confort de voyage), et pas pour un week-end mais pour 4 ou 5 jours, puisqu’on a plus de temps en règle générale.

      Bref, je prêche peut-être un convaincu, je le suis déjà tellement !

      • A déménagé 22-03-2013 5
        A déménagé 22-03-2013 5 répond à adrienden
        non connue
        • Posté à 15h49 le 09/05/2011
        • 123077
          non connue

        « C’est pour cela que la décroissance, la simplicité volontaire et le revenu de base sont pour moi la clé. [...] la simplicité volontaire, comme partir à Berlin mais en train ».

        Oui vas-y Oui-Oui (en chœur… Oui-Oui)
        Tu as mille amis
        Au beau pays des jouets oui
        Tu chantes et tu ries

    • Opium.
      Opium. répond à photosieste
      • Posté à 13h17 le 09/05/2011
      • Internaute 153510

      Quel pourcentage représentent les rejets de CO2 occasionnés par les déplacements des touristes en avion, sur l’ensemble du CO2 émis mondialement par l’industrie, les transports, les gens qui prennent l’avion pour des voyages d’affaires, etc. ?

      • photosieste
        photosieste répond à Opium.
        Lyon
        • Posté à 14h17 le 09/05/2011
        • Internaute 1211
          Lyon

        2% des rejets totaux de CO2 pour l’aviation,
        + de 2/3 de l’aviation est associée au tourisme.

        700 millions de touristes en 2000
        1 milliard en 2010
        1,6 milliards en 2020

        Les rejets de CO2 liés au tourisme, loin de diminuer, devraient plus que doubler en 20 ans.

        EDIT :

        cf :
        > « L’aviation est responsable de 2% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) produites par l’être humain dans le monde »

        Lien

        Ce blog est tenu par « The Air Transport Action Group (ATAG) »
        Ce ne sont pas les plus objectifs. Ca ressemble même carrément a du lobbying.

        C’est donc probablement une part plus importante en Europe, ou le Low cost est particulièrement développé ?

  • daniel
    daniel
    daniel
    • Posté à 10h23 le 09/05/2011
    • Internaute 5273
      daniel

    Si j’ai bien compris, c’est le moment d’investir à Berlin !
    C’est vrai que mes collègues Allemands sont éffarés des prix en France. Leur théorie : les Français sont un peuple de rentiers.

    • adrienden
      adrienden répond à daniel
      En quête de sens
      • Posté à 10h49 le 09/05/2011
      • Internaute 136586
        En quête de sens

      Les français sont figés sur le modèle de croissance étasunien : 2 voitures, 2 maisons et toujours plus d’argent. Notre cher président l’a bien compris avec son slogan à 2 balles.

      Les prix de l’immobilier, surtout à Paris, sont vraiment inadmissibles.
      Pourquoi ? La fameuse loi de l’offre et de la demande qui met les gens en concurrence les uns des autres. Comme pour les billets de train... C’est inadmissible ! Plus il y a de monde qui désire habiter dans un lieu, plus les prix doivent être régulés pour permettre à tous de se loger (droit fondamental de tout être humain), pas augmenter pour arriver à des 60m2 à 300.000€ !

      Mais non, le capitalisme s’octroie le droit de faire de la plu-value sur un besoin primaire.
      C’est en prenant conscience de cela que j’ai décider de déménager. Tant que ce système ne sera pas régulé, je n’y participerai pas.

  • adrienden
    adrienden
    En quête de sens
    • Posté à 10h34 le 09/05/2011
    • Internaute 136586
      En quête de sens

    - « Ils suggèrent d’imposer une taxe dont devraient s’acquitter les touristes. » Comme dans pas mal de pays d’Amérique du Sud ou d’Asie, les services proposés au touristes sont souvent 2 à 5 fois plus cher. Je ne suis pas sûr que cela règle le problème de fond des nuisances et de la masse touristique de Berlin, c’est même une façon de profiter d’un problème en lui trouvant une réponse opportuniste.
    Chacun devrait pouvoir visiter d’autres villes, en mettant une taxe ou en augmentant les prix pour les touristes, il vont empêcher les gens de venir visiter leur ville. Or, si j’en crois leur programme (avec lequel je suis 100% d’accord), si on donne aussi du temps aux autres villes ou pays, c’est justement pour pouvoir découvrir l’autre, sa ville et son pays.

    Je vous conseille d’ailleurs cette vidéo sur le revenu de base, dont parlent beaucoup les allemands aussi : Lien

    Espérons que Berlin anticipe les choses car elle reste peut-être la dernière ville à pouvoir facilement mettre en place une politique de décroissance locale accompagnée d’un revenu de base. Ce serait vraiment une belle expérience et un bon exemple que c’est possible.

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