a la une 30/04/2011 à 10h43

Foot français : Blaquart reconnaît l'existence d'un projet de quotas

Blandine Grosjean | Redchef adj Rue89


Laurent Blanc lors d’une conférence de presse en février 2011 (Gonzalo Fuentes/Reuters)

Comme promis, Mediapart commence à distiller les pièces à conviction de ses accusations de racisme et discrimination au sein de la Fédération française de football, où il aurait été décidé d’appliquer des quotas lors de la sélection des jeunes : pas plus de 30% « de Blacks et de Beurs ».

Mis en cause, le sélectionneur Laurent Blanc a démenti avec véhémence. François Blaquart, le directeur technique a été suspendu et reconnaît avoir caressé l’idée d’instaurer des quotas.

Voilà ce que ce petit monde de la FFF s’est dit lors d’une réunion officielle, le 8 novembre 2010, selon le nouvel arrivage publié par le site :

– Laurent Blanc, sélectionneur : « Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les Blacks (...) Je crois qu’il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d’autres critères, modifiés avec notre propre culture (...)

Les Espagnols, ils m’ont dit : “Nous, on n’a pas de problème. Nous, des Blacks, on n’en a pas.” »

– Erick Mombaerts, entraineur de l’équipe de France espoirs : « Est-ce qu’on s’attelle au problème et on limite l’entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité ? »

– Laurent Blanc : « Moi, j’y suis tout à fait favorable. »

– François Blaquart, nouveau directeur technique de la FFF : « On peut s’organiser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit. »

– Erick Mombaerts : « Donc il faut 30% ? (...) Il y a bien des clubs comme Lyon qui le font dans leur centre de formation. »

– Francis Smerecki, entraineur des bleus de moins de 20 ans : « Je dis, première chose, c’est discriminatoire. »

« Certains mots peuvent choquer »

Samedi, Chantal Jouanno, ministre des Sports, et Fernand Duchaussoy, président de la Fédération française du football (FFF) ont décidé « d’un commun accord que soient suspendues avec effet immédiat, les fonctions de directeur technique national de M. François Blaquart ».

Dans un communiqué, « la FFF réaffirme (...) qu’aucune de ses instances dirigeantes élues n’a validé, ni même envisagé une politique de quotas au recrutement de ses centres de formation ».

Dans l’après-midi, François Blaquart a pourtant reconnu que « l’idée d’instaurer un quota de joueurs binationaux dans les structures de formation fédérale avait été abandonnée ». Il reconnait que les propos rapportés par Médapart ont bien été tenus.

« Certains mots peuvent choquer, il y a eu des maladresses, mais c’était
dans une discussion interne et passionnée. A partir de là, il n’y a rien
de nocif. »

Le DTN suspendu s’est expliqué à l’AFP :

« Nous avons abandonné cette idée de pourcentage, mais nous avons demandé d’être vigilants sur la motivation des joueurs. On a 45% de joueurs dans les sélections qui ont la possibilité de nous quitter, on pense que c’est beaucoup. On veut essayer de le réduire.

C’est un problème dans la gestion de l’effectif. Quand on voit sur une génération entre 10% et 30% de joueurs de 18 à 21 ans nous quitter, c’est un problème. »

« Je regrette black et beur »

Dés jeudi le sélectionneur des Bleus avait démenti avoir tenu de tels propos, par la voix de l’attaché de presse de l’équipe de France :

« Laurent Blanc récuse ces propos ineptes et contraires à sa philosophie.

Laurent Blanc est outré qu’on puisse le mettre en cause de la sorte, toute discrimination étant insupportable à ses yeux, il répète que jamais il ne cautionnerait cela. »

La seule chose qu’il a dit « regretter », c’est le fait d’avoir utilisé des mots « black » et « beur » au lieu de ceux de « noir » et d’« arabe ».

Dans la suite du dialogue de cette réunion du 8 novembre, Laurent Blanc tempère (ou explicite) ses propos :

« Ca n’a aucune connotation raciste ou quoi que ce soit. Quand les gens portent les maillots de l’équipe nationale des 16 ans, 17 ans, 18 ans, 19 ans, 20 ans, Espoirs, et qu’après ils vont aller jouer dans des équipes nord-africaines ou africaines, ça me dérange énormément.

Ça, il faut quand même le limiter. Je dis pas qu’on va l’éradiquer mais le limiter dans ces pôles-là... »

« Si ces blacks-là se sentent français cela me va très bien »

L’objet de la discussion de ce jour est en effet la binationalité de nombreux espoirs, qui choisissent finalement le maillot d’un équipe étrangère après avoir été formés dans les centres français. Dans un rapport, l’Institut national du football (INF) de Clairefontaine notait que beaucoup de joueurs binationaux, ou susceptibles de changer de nationalité, y avaient été formés.

Pour la dernière Coupe du monde, au moins neufs joueurs qui avaient porté le maillot espoirs des Bleus jouaient pour des équipes du continent africain. En France, 45% des jeunes intégrés aux Pôles Espoirs bénéficient de la double nationalité, selon la fédération. En dix ans, ces pôles auraient formé 12 internationaux A pour la France et une vingtaine pour d’autres pays.

Laurent Blanc poursuit :

« Moi c’est pas les gens de couleur qui me posent un problème. C’est pas les gens de couleur, c’est pas les gens nord-africains. Moi j’ai aucun problème avec eux.

Mais le problème, c’est que ces gens-là doivent se déterminer et essayer qu’on les aide à se déterminer. S’il n’y a que des – et je parle crûment – que des Blacks dans les pôles [de jeunes, ndlr] et que ces Blacks-là se sentent français et veulent jouer en équipe de France, cela me va très bien. »

« Ils sont aussi français que toi et moi »

Européenne autrefois (Kopa, Fernandez, Platini), africaine et maghrébine aujourd’hui, la potentielle bi-nationalité des joueurs de foot en France épouse presque strictement les contours de l’immigration.

Laurent Blanc aurait sans doute pu parler de joueurs « ayant une autre nationalité que la française », mais le fait est que ce sont essentiellement, voire exclusivement, des jeunes noirs, d’origine africaine qui constituent les bataillons des binationaux.

– Erick Mombaerts : « Mais ça, on ne peut pas savoir à 13 ans, quand ils rentrent dans nos structures. On ne peut pas savoir. Ils vont te dire qu’ils se sentent français. »

– Laurent Blanc : « Tu peux les aider à s’identifier... »

– François Blaquart : « Il faut identifier. Parce que bon, c’est pas la couleur qui fait... Il y a des gens qui sont, de toute façon et fondamentalement, de souche française. »

Et Laurent Blanc conclut sans ironie apparente : « Mais bien sûr. Aussi français que toi et moi. »

« Le bon côté de la mondialisation, valorisant pour la France »

Joint par Rue89, Vikash Dhorasoo, ex-international, s’insurge contre cette focalisation sur la binationalité et la prétendue déperdition d’argent et d’énergie :

« S’élever contre le retour dans un autre pays des joueurs à double nationalité me semble indéfendable. Le système de formation français est bon, et c’est tout à son honneur que des joueurs qui y ont été formés puissent aller jouer ailleurs, sous d’autres couleurs et d’autres sélection.

C’est le bon côté de la mondialisation, et c’est valorisant pour la France. »

Concernant les quotas et la dose d’ethnicisme aux relents racistes de cette idée, l’ancien Bleu, s’il demande encore à voir si les propos ont véritablement été tenus, n’en est pas étonné :

« La France est maintenant totalement décomplexée sur le racisme. Pourquoi le foot ne serait-il pas touché ? Oui, il y a du racisme dans le foot, mais ça n’empêche pas que ce sont toujours les meilleurs qui sont sélectionnés.

On l’a vu en 1998, et il y avait des Blacks et des Beurs. Domenech, lui, n’a pas sélectionné de Beurs en 2010, mais il a pris beaucoup de Blacks. »

Devenu consultant télé, Dhorasoo remarque quand même que « si la Fédé réfléchit à des quotas, c’est quand même bien la preuve que leur propre politique jusqu’alors ne marche pas. Ça pose le problème du foot dans les quartiers ».

►Mise à jour le 30/04 à 15h30. Ajout de la suspension de François Blanquart

►Mise à jour le 30/04 à 19H15. Ajout des déclarations de François Blanquart

Avec Hubert Artus

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  • Inquisiteur
    Inquisiteur
    Chanteur de charme
    • Posté à 11h34 le 30/04/2011
    • Internaute 132321
      Chanteur de charme

    Attention à ne pas tout mélanger.
    Le problème soulevé ici par les instances footballistiques est celui de la binationalité, pas celui de la couleur de peau.

    De jeunes joueurs franco-x ou y sont formés par les instances françaises, jouent pour les équipes de France de jeunes, puis une fois formés choisissent une autre nationalité footballistique.

    Cela pose plusieurs problèmes.
    - Est il normal de former en nombre important nos futurs adversaires ?
    - Est il normal que certains pays étrangers ne fassent pas progresser leurs filières de formation mais profitent de la formation française en allant y recueillir des joueurs prêts à l’emploi, pour un coût de formation nul ?

    Je ne pense pas que faire des quotas soit une bonne solution d’un point de vue règlementaire ou éthique, mais il est naturel que la fédération française se pose des questions sur ce mode de fonctionnement non maitrisé et pénalisant.

    Le reste est de la maladresse orale d’hommes peu instruits, il faut bien le dire.

  • Sonchai
    Sonchai
    iconoclaste
    • Posté à 11h42 le 30/04/2011
    • Internaute 112878
      iconoclaste

    Le racisme dans le foot existe depuis longtemps et à tout les niveaux, Les postes de responsabilités sont majoritairement tenus par des « blancs », les entraineurs sont très majoritairement des blancs et la ca va loin, puisque beaucoup de sélections africaines, arabes et asiatiques utilisent des entraineurs au profil de « white caucasien “, alors qu’elles ont moult personnes qui sont très compétentes et qui ont été formé dans les plus grands clubs européens, mais il est dur de se débarrasser de certains réflexe que les colons ont inculqués.
    Le racisme et la haine existent tout les dimanches, il suffit d’aller au stade pour le savoir, plus le niveau est petit plus cela est présent...
    Et tout le monde est raciste pas que les blancs, chez pas si vous avez déjà vu jouer certaines équipes de quartiers ‘communautariste’ mais c’est fais peur, la haine de l’autre est omniprésente, black, blanc, beur tout est bon à détester et tous ce détestent...
    Après à force de décomplexer la parole raciste, on en arrive là ou en ai, j’ai l’impression que le Tea party a investit les esprits français, Palin-Lepen, même populisme que tout le monde accepte, après ca donne du Laurent Blanc qui s’aperçois même plus qu’il est raciste bercer par une logique à la Thierry Roland, ca fais peur, quand au Dtn, lui il n’a aucune excuse, avec son bagage culturel, il sait très bien ce qu’il dit et ce qu’il fait, il doit être virer et vite, blanc passera entre les gouttes, mais que tout ceci est nauséabond...

  • kiltor
    kiltor
    chargé de prod pub
    • Posté à 11h49 le 30/04/2011
    • Internaute 91740
      chargé de prod pub

    Si j’ai bien compris l’intention de la FFF, le but est de limiter le nombre de personnes ayant la double nationalité ?
    Ou bien de limiter le nombre de noir et d’arabes ?
    C’est pas clair....

    Dans le premier cas, ca ne me parait pas incompréhensible de vouloir s’assurer que les personnes formées ne partiront pas à l’étranger pour exprimer leur talents alors qu’ils ont été formés ici.

    Dans le deuxième cas, çà a tout l’air d’être du racisme si ce n’est qu’il semble que la majorité des personnes ayant double nationalité sont d’origine afriquaine ou nord africaine.

    Enfin, si la majorité des personnes à double nationalité étaient de type européen, la FFF serait elle accusée de racisme ?
    Sur ce coup la, Zemmour doit boire du petit lait....

  • tete2noeuds
    tete2noeuds répond à MasterMan
    plouc
    • Posté à 11h58 le 30/04/2011
    • Internaute 121012
      plouc

    rien de scandaleux, en fait, perso, je m’en tamponne un peu les roustons
    sinon, une equipe avec que des noirs dedans en France c’est tout a fait normal
    c’est un peu comme a la ville, les blancs dans les bureaux qui organisent et supervisent, les noirs sur le terrain qui mouillent le maillot
    la tête et les jambes comme ils disent a la fédé...

    en fait cette histoire de quota est une excellente chose....a condition de l’appliquer aux dirigeants de fa FFF avec 30% de noirs/arabes chez eux
     : p

  • Philippe Mahieu de Warelles
    • Posté à 13h51 le 30/04/2011
    • Internaute 18856
      La Rochelle

    Je crois qu’on se trompe de problème en invoquant le racisme ici.
    Selon moi, il ne s’agit pas d’un problème de discrimination basée sur l’origine, mais de joueurs jouissant de la double nationalité (quelque soit l’autre nationalité qui s’ajoute à la française), qui sont formés en France dans les centres de formation des clubs et dont les qualités les font sélectionner dans une équipe de France de jeunes (16, 17, 18 ans) qu’on appelle « les bleuets » . Une fois pro, évoluant en « seniors », ces joueurs ne sont pas jugés assez performants pour évoluer en équipe de France « A » (les bleus) et font alors valoir leur double nationalité pour évoluer dans l’équipe nationale de leur autre nationalité.
    Il y a là une question qui mérite d’être posée. Peut on être sélectionné dans une équipe nationale puis dans une autre ? peut on défendre sur un terrain de sport deux pays différents ? L’éthique sportive y trouverait elle son compte si les deux sélections nationales devaient s’affronter ?

    C’est cette question qui fut évoquée lors des réunions de la FFF, et le racisme n’a rien à voir là dedans, sauf pour ceux qui ont intérêt à souffler sur les braises d’un feu qui ronge notre pays.

  • Venezuela
    Venezuela
    vit aux Pays-Bas
    • Posté à 14h12 le 30/04/2011
    • Internaute 114
      vit aux Pays-Bas

    Peut-on arrêter de se moquer de nous. Les jeunes qui après avoir été formé en France se servent finalement de leur double nationalité pour aller jouer dans le pays d’origine de leurs parents, le font parce qu’ils ne sont pas assez bons pour jouer en équipe de France. Si l’équipe de France ne veut pas d’eux, pourquoi se gêneraient-ils ! Ce n’est pas la peine de se cacher derrière son petit doigt : Médiapart a fait du bon boulot.

  • calipachanguero
    calipachanguero
    niniste
    • Posté à 14h13 le 30/04/2011
    • Internaute 150277
      niniste

    pas le temps de lire les coms, mais cette affaire m’a l’air d’être montée en épingle pour faire le buzz par beaucoup de monde ayant des connaissances limitées sur les enjeux du football français.
    Je voudrais juste citer un exemple, la France ne forme aujourd’hui que des joueurs très puissants, pas très techniques, mais des physiques de déménageurs surtout en catégories de jeunes ou les noirs sont souvent plus précoces.
    Un exemple : Antoine Griezman, aujourd’hui l’un des plus grands espoirs du foot français, a été refusé de plusieurs centres de formations français, car avec un physique trop fragile. Il a du s’exiler en espagne pour pouvoir éclater au plus haut niveau.
    Des mecs comme iniesta ou messi ne serairnt jamais sortis en france.

    Blanc est un mec vraiement honnête, et ce qu’il dit confirme ce que je dis sur la formation française.
    Médiapart, ils font leur taf, rien à leur redire, mais je suis pas persuadé qu’ils comprennent le foot français et ses problématiques comme blandine qu’a écrit le papier par ex.
    Quant à Vikash, je l’aime bien, mais il passe sont temps à se faire passer pour un intello comme thuram. Il en devient caricatural.

    Antre problème soulevé : la double nationalité : Par contre la, je trouve la position des formateurs français hypocrite, car ce système a aussi fortement favorisé la France en foot ou autre pour nationaliser des étrangers et les faire jouer pour la France. (eunice Barber en athlé ou Viera en foot). Ceux qui sont nés en France mais qui décident de jouer pour l’Algérie par ex, pays d’origine de leurs parents, le font souvent parce qu’ils n’aureitbn jamais eu la possibilité d’être sélectionnés avec la France (quelques exceptions, chamack par ex).

    Certains disent que c’est bien de faire venir des gens de l’étranger pour les faire jouer avec la France, c’est la générosité, la tradition d’accueuil de la France blabla.... ce n’’est souvent que du postcolonialisme via le pillage des meilleurs talents.
    Bon weekend !

  • inspecteur crouton
    inspecteur crouton
    troll de tram
    • Posté à 14h34 le 30/04/2011
    • Internaute 118828
      troll de tram

    Bon et quand est ce qu’ on s attaque à l’ athlétisme ?

    Parce que là aussi il y en aurait des choses à dire, hein.

  • 4nT01n3
    4nT01n3
    Etudiants
    • Posté à 15h33 le 30/04/2011
    • Internaute 121016
      Etudiants

    Je vais parler football et là c’est déjà un exploit. Je suis pas un grand fan pour des raisons personnelles mais quand je lis ce genre de chose je me dis qu’on est tombé bien bas.

    Comment ne pas mettre une forme de ségrégation sur cette affaire. Le fait que des joueurs avec une binationalité formés en France partent à l’étranger au moment de faire leur choix pour le maillot qu’ils représenteront ne me choque même pas.

    L’ensemble des joueurs formés dans les centres français portera-t-il, après 21 ans, le maillot de l’équipe de France ? J’en doute fort. Alors comment empêcher ces jeunes joueurs d’aller chercher ailleurs une chance qu’il n’auront plus en France. Cherche-t-on à créer un cheptel de footballeurs en standby, prêt à bondir dès que leur nom sera sélectionner ?

    Quand on voit le fonctionnement de ce sport, je ne vois pas comment ces jeunes pourraient se priver de l’opportunité de se mettre en avant dans des compétitions internationales pour attirer l’oeil de recruteurs potentiels. C’est pas comme si ils avaient toute leur vie devant eux pour faire valoir leurs qualités.

    De plus, imaginez si demain on faisait le même parallèle avec l’éducation nationale et autres administrations qui investissent de l’argent dans la formation. Imaginez que demain on commence à sélectionner pour les entrées en formations les personnes pour lesquelles on a la certitude qu’il resteront travailler en France et n’iront pas se sauver à l’étranger. Pire encore, peut-être devrait-on imposer une reconnaissance de dettes pour ceux qui décident de partir au prorata de ce qu’ils ont coûté à l’Etat parce qu’il ne font pas tourner l’économie du pays ? J’en pleure de rire à l’avance.

    Quand je vois cette affaire et tout ce qui tourne autour du football, je me demande si on doit encore appeler ça un sport. Oui car on parle bien d’un sport là, non ? Oulala c’est clair qu’il y a des enjeux fondamentaux derrière tout ça ! Ahahahah
    Ou peut-être alors le football est-il définitivement passer dans la catégorie divertissement capitalistique.

  • temudjin1155-
    temudjin1155-
    Horror humanum est
    • Posté à 15h38 le 30/04/2011
    • Internaute 127128
      Horror humanum est

    J’ai lu dans des commentaires qu’il fallait se poser la question qui consiste à remettre en cause leur droit d’être formés dans un pays et d’aller jouer ailleurs. Si on en arrive à se poser cette question, on doit se la poser pour tous les corps de métiers. Faut-il refuser à un ingénieur formé en France de s’expatrier si on lui offre l’opportunité de mieux s’épanouir à l’étranger et bien sûr, d’avoir un niveau de vie meilleur ? Concernant le foot, faut-il refuser à Arsène Wenger d’oeuvrer pour le compte d’Arsenal ?

    Argument risible...