L'info.com 25/04/2011 à 19h13

La randonnée en 2011 : moins d'odeurs, plus de marketing


La randonnée est en pleine expansion en France, avec déjà cinq à six millions d’adeptes selon la Fédération française de randonnée pédestre.

Corollaire de cette passion tardive mais tangible, un chiffre d’affaires non négligeable pour tout un secteur d’activités ; en 2010, Quechua, une des marques leaders d’outdoor, enregistrait une augmentation de 8,3% sur ses ventes de chaussures, tandis que s’écoulaient la même année 350 000 guides de randonnée.

Jean-Marc Silva était l’invité de L’Info.com, rendez-vous hebdomadaire en partenariat avec France Info, vendredi 22 avril. Ancien directeur de la station des Arcs et de l’office de tourisme de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), il est depuis un an à la tête de l’association France-Montagnes pour la promotion des massifs français et des sports de montagne en France – ski et sports d’hiver, mais aussi randonnée et autres activités d’altitude.

Avec l’explosion de la randonnée, il note un changement de clientèle à la montagne l’été, qui n’est pas sans conséquences sur l’offre disponible dans les villages et les stations. Passage en revue de quelques révolutions qui sentent moins la chaussette que le marketing ultra-ciblé. (Voir l’intégralité de l’interview en vidéo)

Moins d’ampoules, plus de plaisir

Du film de Philippe Harel « Les Randonneurs “ (un carton au cinéma en France en 1997), on a retenu Benoît Poolevorde en guide de montagne. Et aussi quelques répliques culte façon haïku montagnard, comme celle-ci, au moment de franchir une passerelle :

‘Chaque pas est une planche, chaque planche est un pas.’ (Voir des extraits du film de Philippe Harel)

Aujourd’hui, guides de moyenne montagne et accompagnateurs empruntent moins leur réclame au service militaire qu’aux pubs pour les gels-douche tendance bien-être.

La montagne campe une image moelleuse :

  • ‘marche afghane’, pour travailler la respiration ;

  • ‘rando-voix’, pour chanter à tue-tête en grimpant ;

  • ‘parcours spécial pieds nus’, pour les sensations paraît-il ;

  • ‘ruisseling’, pour marcher dans l’eau ;

  • ‘sentiers botaniques’, pour cueillir des plantes en moyenne montagne, etc.

L’offre se diversifie et rend accessible ces régions à un nouveau public qui exprime des attentes en rupture avec la figure du marcheur flanqué d’ampoules sur un GR ardu :

‘Longtemps on a donné une image d’une montagne-exploit, d’une montagne difficile, qui a pu rebuter ou faire peur à certains.

La preuve : les remontés mécaniques servent l’été à monter en altitude sans effort [...]. On n’est plus dans l’effort, dans l’exploit, dans la transpiration. On pratique la randonnée pour se faire du bien.’

Moins de mâles hypersportifs, mais des femmes et des vieux

Dans ‘Les Randonneurs’ toujours, Karin Viard s’enquillait le massif corse. Et en bavait. C’était en 1997. Depuis, le monde a changé et la figure du marcheur avec. Sur le plateau de France Info, Jean-Marc Silva brosse le portrait de la nouvelle clientèle :

‘La clientèle française ne représente plus seulement des urbains en mal de nature ou d’exploit. Les Français redécouvrent leur’ montagne. C’est une clientèle multi-âges.

La montagne est aussi de plus en plus féminine. On s’adresse beaucoup aux femmes qui sont les prescriptrices des vacances. Ce sont elles qui choisissent en général pour tout le monde et la montagne leur propose énormément de produits.”

... et moins cher

En 2010, plus de six mille personnes ont arpenté ce qu’on appelle désormais “le chemin de Stevenson”. Ce sentier, devenu le GR 70, court du Puy-en-Velay à Alès, dans le Massif central. C’est sur ce chemin cévenol que Robert Louis Stevenson a voyagé avec son âne jusqu’à en publier un célèbre récit en 1878. L’écrivain écossais y disait par exemple ceci :

“Quant à moi, je voyage non pour aller quelque part, mais pour
marcher. Je voyage pour le plaisir de voyager.

L’important est de
bouger, d’éprouver de plus près les nécessités et les embarras de la
vie, de quitter le nid douillet de la civilisation, de sentir sous mes
pieds le granit terrestre et les silex épars avec leurs coupants.”

Le dénuement dans lequel Stevenson voyageait est pour beaucoup dans la notoriété de son périple.

Cent-trente ans plus tard, la randonnée reste l’activité modique par excellence. Et le facteur prix et le contexte de crise économique expliquent en grande partie l’explosion de la pratique dans l’Hexagone. Ainsi, les marcheurs français sont de plus en plus nombreux à s’être redirigés sur les sentiers français alors qu’ils partaient davantage à l’étranger auparavant, selon plusieurs voyagistes spécialisés.

Jean-Marc Silva confirme l’impact du pouvoir d’achat sur l’engouement pour la montagne estivale :

“La montagne l’été s’adresse à tout le monde. Le panier moyen [dépense quotidienne, ndlr] est inférieur l’été (35 euros) à l’hiver (63 euros) car l’activité numéro un, la marche, est gratuite. Elle touche donc tout le monde, sans limite de budget.

Attention toutefois : les infrastructures de l’hiver sont également disponibles l’été, à des tarifs beaucoup plus intéressants.

Ça va de pair avec la montagne douce. On n’est plus dans l’image dortoir-grosses chaussures-grosses chaussettes.”

Près de deux fois plus de monde l’été que l’hiver

Il n’existe aucun épisode des “Bronzés en bivouac”, tarte aux myrtilles et traces du débardeur sur épaules cramoisies. Le film culte de Patrice Leconte, c’est bien sûr “Les Bronzés font du ski”, ou l’image d’Epinal de la montagne il y a trente-deux ans : anoraks aux couleurs qui claquent et après-ski rebords moumoute. C’est-à-dire, par défaut une montage d’hiver. (Voir des extraits du film de Patrice Leconte)

Aujourd’hui, les chiffres attestent pourtant d’un vrai changement. Alors que la France compte plus de trois cents domaines skiables, seulement 8% des Français pratiquent les sports d’hiver.

Pour les stations et l’ensemble des acteurs économiques qui vivent du tourisme en zone de montagne, l’afflux estival devient un enjeu d’autant plus central que l’enneigement se fait de plus en plus relatif à la faveur du changement climatique. Réponse de Jean-Marc Silva :

“Il faut évoluer avec les changements climatiques, s’adapter [...] ; L’enjeu est de promouvoir ‘une’ montagne, avant de parler de montagne d’hiver et de montagne d’été. C’est pour ça qu’elle se fait de plus en plus simple, variée, facile d’accès.

Aujourd’hui, la montagne l’été représente pratiquement deux fois plus de nuitées que l’hiver dans la mesure où notre territoire de montagne l’été est beaucoup plus étendu : 100 millions de nuitées l’été pour 60 millions l’hiver.”

  • 19529 visites
  • 93 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • profil.bas
    • Posté à 19h32 le 25/04/2011
    • Internaute 152905
      ...

    J’ai même pas envi de lire, j’ai la sensation que même marché et se balader ce sont fait accaparer par le capitalisme.

    • Roger Velu-
      Roger Velu- répond à profil.bas
      CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
      • Posté à 21h23 le 25/04/2011
      • Internaute 102062
        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

      Y a un sport rien que pour les gens comme toi : le saut sans élastique.

    • Mme Berthe
      Mme Berthe répond à profil.bas
      grmbl
      • Posté à 14h52 le 26/04/2011
      • Internaute 113627
        grmbl

      Non, non, ça n’est rien d’aussi grave : c’est juste Rue89 qui s’est fait accaparer par le capitalisme de France Info...

  • Roger Velu-
    Roger Velu-
    CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
    • Posté à 19h51 le 25/04/2011
    • Internaute 102062
      CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

    J’ai guidé une bonne centaines de treks dans l’Himalaya pendant une quinzaine d’années et tracé pas mal de sentiers en France.

    La clientèle est devenue tellement consumériste et con tout court que je suis bien heureux d’avoir échangé mon vieux sac à dos contre une paire de charentaises.

    • Lucien_de_Rubempré
      Lucien_de_Rubempré répond à Roger Velu-
      Splendeur et misère des court- (...)
      • Posté à 20h17 le 25/04/2011
      • Internaute 50016
        Splendeur et misère des court- (...)

      C’est vrai que d’une manière générale (je suis loin d’être un spécialiste de la montagne), le tourisme de masse c’est quand même un peu lâcher un troupeau d’éléphants dans une boutique de porcelaine : -)

      Sinon, une question me taraude ; -) : pourquoi « Le vrai », il y a un faux Roger Velu ?

    • i. a déménagé le 26 juillet
      • Posté à 21h29 le 25/04/2011
      • Internaute 151149
      • Roger Velu-
        Roger Velu- répond à i. a déménagé le 26 juillet
        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
        • Posté à 21h39 le 25/04/2011
        • Internaute 102062
          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
         
        • i. a déménagé le 26 juillet
          • Posté à 21h43 le 25/04/2011
          • Internaute 151149

           : -) joli
          comment vous trafiquez tout ça ? ?
          et ce diable de n°6, il les fait tout seul les dessins ?
          suis sidéré par le fonds documentaire qui se mobilise par ici, dès fois.
          google image ne suffit pas !

          • Roger Velu-
            Roger Velu- répond à i. a déménagé le 26 juillet
            CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
            • Posté à 21h58 le 25/04/2011
            • Internaute 102062
              CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

            Un bête petit machin de captures d’écran, tout simplement... et une photothèque mahousse et bien rangée.

        • jillqc
          jillqc répond à Roger Velu-
          le très Honorable
          • Posté à 04h16 le 26/04/2011
          • Internaute 126813
            le très Honorable

          « Money »

          Même l’entête était en français. Pourquoi n’avoir pas tout simplement écrit « de l’argent ! » ?

          • Roger Velu-
            Roger Velu- répond à jillqc
            CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
            • Posté à 11h55 le 26/04/2011
            • Internaute 102062
              CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

            Parce que les petits népalais demandent des roupies aux touristes en anglais.

            Et toc.

        4 autres commentaires
    • We want a shrubbery
      We want a shrubbery répond à Roger Velu-
      Fonctionnaire à chat. Ni!
      • Posté à 22h12 le 25/04/2011
      • Internaute 100046
        Fonctionnaire à chat. Ni!

      Je pars en Mongolie en juin (mon premier vrai trek sans tout-a-l’égout ni douches). L’organisme souligne que la principale cause de mécontentement invoquée par les participants est le manque de temps alloué pour faire du shopping a Oulan-Bator...

      • Roger Velu-
        Roger Velu- répond à We want a shrubbery
        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
        • Posté à 22h25 le 25/04/2011
        • Internaute 102062
          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

        Je connais pas la Mongolie...

        Le problème pour les agences de voyages, c’est la cinquième semaine de congés payés.

        C’est une superbe idée, certes, mais son effet secondaire majeur est que les gens ont pris l’habitude de fractionner leurs vacances, depuis.

        Alors pour les voyages dans les pays lointains, ça pose tout un tas de problèmes d’organisation : les circuits sont plus courts, donc il faut forcément rogner sur quelque chose, et c’est la plupart du temps sur les séjours en ville.

        Ils ont leur utilité, parce qu’ils permettent aux gens de s’adapter un peu moins brutalement au pays et de digérer le décalage horaire, même s’ils ne sont pas le but du voyage.

        Après, le shopping n’a jamais été ma tasse de thé. Je déteste ça ; -)

    • Deamon7
      Deamon7 répond à Roger Velu-
      Petit agité
      • Posté à 10h47 le 26/04/2011
      • 49273
        Petit agité

      J’ai fait plusieurs treks au Népal, je n’ai pas trouvé la clientèle si consumériste. Et puis vu le logement, le froid, l’altitude et la bouffe, il vaut mieux ne pas être trop douillet.

      Pour la route :

      • Roger Velu-
        Roger Velu- répond à Deamon7
        CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
        • Posté à 12h00 le 26/04/2011
        • Internaute 102062
          CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

        Le guide-accompagnateur perçoit ces choses d’une manière toute différente de celle de ses clients ; surtout si ce guide vit sur place depuis des années, loin des ghettos occidentaux.

         
        • Deamon7
          Deamon7 répond à Roger Velu-
          Petit agité
          • Posté à 13h00 le 26/04/2011
          • 49273
            Petit agité

          Probablement...C’est vrai qu’on voit tout de suite la différence entre les vieux de la vieille qui racontent l’époque où c’était dal pour tout le monde et les égarés qui font des malaises dès qu’ils dépassent 3000 mètres.

          J’ai vécu en Inde un petit bout de temps et là je suis en Thaïlande, le touriste moyen du sous-continent est quand même plus curieux et moins abruti que celui d’Asie du Sud-Est.

          • Roger Velu-
            Roger Velu- répond à Deamon7
            CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG
            • Posté à 13h17 le 26/04/2011
            • Internaute 102062
              CHEF EN CHEF DE L'ICI-BLOG

            Je ne connais pas (encore) la Thaïlande, mais j’ai eu pas mal d’avis identiques au tien : y a encore pas mal de vrais amoureux du pays, qui viennent passer un bon bout de temps sur le sous-continent.

            M’enfin, d’après un pote qui revient tout juste de Katmandou, il semblerait bien que ça se thaïlandise un max, hélas.

            Bon voyage, gros veinard ; -)

            • Deamon7
              Deamon7 répond à Roger Velu-
              Petit agité
              • Posté à 13h38 le 26/04/2011
              • 49273
                Petit agité

              Il y a quand même de la marge !

              Merci ; -)

        3 autres commentaires
  • lidiot du village-
    lidiot du village-
    imbécile heureux
    • Posté à 20h50 le 25/04/2011
    • Internaute 106647
      imbécile heureux

    La randonnée, c’est ce qu’on en fait : si on a l’habitude chaque été d’aller à St Trop’ et qu’on se dit : « Tiens, cette année, je vais communier avec la nature et me faire un trek dans la Vanoise histoire de renouer avec mon Moi profond ! », on a toutes les chances de tomber dans un schéma du style « fond de vallée » pour un effort minimum (« Et qu’on ne me parle pas de camping sauvage ! »). Par contre, on peut encore très bien pratiquer en se foutant de tout ce battage publicitaire et médiatique si on le souhaite vraiment.

    Je crois pas du tout à ce phénomène de vampirisation du phénomène « randonnée » par les équipementiers ou les pros du tourisme. Les marcheurs sont assez avertis pour ne pas tomber dans le panneau.

  • Cadardoloth
    Cadardoloth
    independant
    • Posté à 20h24 le 25/04/2011
    • Internaute 150739
      independant

    On a pas besoin de Mr Silva pour nous vendre de la randonnée.
    Son but n’est que de nous sucer le portefeuille alors qu’il s’agit d’une activité accessible à tous.
    Voudrait-il nous faire découvrir sa montagne facile couverte de remontée bétonnée (haaa les arcs quelle beauté...) ?

    Affligeant !

    Quand au choix des vidéos qui illustre l’article, elles trahissent innocemment la cible de ce marketing : le parisien.

  • max3112
    max3112
    midi-pyrénéen
    • Posté à 20h39 le 25/04/2011
    • Internaute 153585
      midi-pyrénéen

    je pense qu’il est important de préciser que les dizaines de milliers de km de sentiers de randonnée sont créés, balisés (jaune, blanc rouge et jaune rouge) et entretenus par des bénévoles issus des associations de la fédération française de la randonnée pédestre.

  • inspecteur crouton
    • Posté à 20h42 le 25/04/2011
    • Internaute 118828
      modéré

    Des vieux ? ?

    Lien

    • Cadardoloth
      Cadardoloth répond à inspecteur crouton
      independant
      • Posté à 20h53 le 25/04/2011
      • Internaute 150739
        independant

      Puisqu’on parle de randonnées, voici la variante « randonnée financière » :

      Lien

  • A.T.swey
    • Posté à 20h43 le 25/04/2011
    • Internaute 112034
      *

    La randonnée en 2011 : moins d’odeurs, plus de marketing

    Et plus de tiques ! enfin...à ce qu’on dit :

    Lien

  • pachin
    pachin
    Etudiant
    • Posté à 20h55 le 25/04/2011
    • Internaute 90632
      Etudiant

    « “ sentiers botaniques ”, pour cueillir des plantes en moyenne montagne, etc. »
    Je suis choqué ! On ne cueille pas de fleurs (ou de plantes, ou d’arc-en-ciels) en montagne (ni où que ce soit d’ailleurs). Si vous cueillez une fleur vous la tuez, imaginez 10 000 meurtriers par jour sur le même sentier...

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à pachin
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 20h59 le 25/04/2011
      • Internaute 74
        Rue89

      Je préjuge (avec une lueur d’espoir, j’avoue) que Jean-Marc Silva parle ici d’espaces dédiés conçus et plantés à dessein. Pas de cueillette à la sauvette en passant sur un sentier lambda. A l’entendre, ça semble quand même archi balisé.

      • Appleseed
        Appleseed répond à Chloé Leprince
        Mangeur de Twix
        • Posté à 10h18 le 26/04/2011
        • Internaute 11691
          Mangeur de Twix

        Je me permet (malheureusement) d’en douter très fortement, puisque pas mal de plantes de montagne sont quand même très difficiles à « faire pousser » quand elles ne poussent pas toutes seules. Après je suppose tout de même que les plantes rares et / où protégées sont connues des guides et qu’ils n’y touchent pas, mais bon, c’est comme tout et cela à été bien souligné par les autres riverains, dès que l’on ouvre un secteur aux masses, il y’a forcément dégradation du milieu...

        Après à nous de nous poser la question, est-ce qu’en y allant aussi je ne fait pas partie de cette « masse » ? De quel droit s’autoproclame t’on « vrai randonneur », j’ai vu des gens expérimentés laisser trainer leurs papiers après un pique-nique... Donc bon.

    • Vert de gris
      Vert de gris répond à pachin
      jeune retraité
      • Posté à 11h21 le 26/04/2011
      • Internaute 90690
        jeune retraité

      MOUUARRRRRRFFFFF ! ! ! !

      Imaginez un paysan qui laboure son champ après la jachère !

      • pachin
        pachin répond à Vert de gris
        Etudiant
        • Posté à 12h19 le 26/04/2011
        • Internaute 90632
          Etudiant

        Mais quel rapport ?

         
        • Vert de gris
          Vert de gris répond à pachin
          jeune retraité
          • Posté à 11h26 le 27/04/2011
          • Internaute 90690
            jeune retraité

          Vous habitez en ville vous, non ?

          Parler de meurtres de fleurs est risible !

          Les agriculteurs en tuent des milliards chaque année, le DDE aussi le long des routes y compris des espèces protégées comme des orchidées qui s’en trouvent.bien puisqu’elles se reproduisent là.

          La cueillette par les randonneurs se limite bien souvent aux abords du chemin.

          • pachin
            pachin répond à Vert de gris
            Etudiant
            • Posté à 18h03 le 27/04/2011
            • Internaute 90632
              Etudiant

            Oui j’habite en ville.
            « La cueillette par les randonneurs se limite bien souvent aux abords du chemin. » parfaitement vrai, c’est pourquoi je ne voie pas l’intérêt de parler du labourage de champs, c’est un article sur la randonnée...

            « Parler de meurtres de fleurs est risible ! » tant mieux, c’était pour faire rire.

        • Vert de gris
          Vert de gris répond à pachin
          jeune retraité
          • Posté à 11h26 le 27/04/2011
          • Internaute 90690
            jeune retraité

          Vous habitez en ville vous, non ?

          Parler de meurtres de fleurs est risible !

          Les agriculteurs en tuent des milliards chaque année, le DDE aussi le long des routes y compris des espèces protégées comme des orchidées qui s’en trouvent.bien puisqu’elles se reproduisent là.

          La cueillette par les randonneurs se limite bien souvent aux abords du chemin.

        3 autres commentaires
  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h56 le 25/04/2011
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    heureusement qu’au début de l’article une phrase allume une petite lampe rouge :

    Passage en revue de quelques révolutions qui sentent moins la chaussette que le marketing ultra-ciblé

    oui, Jean-Marc Silva se livre à une belle opération marketing ! Dans un sens, c’est bien qu’il mette les randonneurs en garde, j’ai bien croisé sur des chemins de montagne des citadins en chaussures de ville, mais dans un autre, la montagne est encore un des rares territoires où on peut se sentir libre.
    Il faudrait voir à ne pas nous enlever cette liberté de randonner comme il nous plait.

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
Verbes thématiques