A LA UNE 22/04/2011 à 12h28

Drogues, insomnie : Facebook et les jeux vidéo peuvent soigner

Jeanne Portal | étudiante


Trop d’écrans, de jeux vidéo, de réseaux sociaux, c’est mal, ça crée de l’addiction. Prenant le contre-pied du discours dominant, des psychologues utilisent ces outils dans les thérapies qu’ils proposent à des patient souffrant de troubles du comportement. Rencontre avec Michael Stora, qui préfère les réseaux sociaux aux ateliers dessin pour aider ses malades.

A l’instar de François Lespinasse, autre pionnier, Michael Stora estime que les jeux vidéo tels les Sims, ICO, Mario (Nitendo) permettent de renforcer l’estime de soi. Michael Stora explique :

« Ils permettent de comprendre que c’est en perdant que l’on apprend à gagner, puisqu’ils obligent le joueur à développer de nouvelles stratégies. »

Aujourd’hui, cette méthode est poussée encore plus loin dans l’esprit du psychologue. Il souhaite créer, sur Facebook, « une plateforme web utilisant le jeu vidéo communautaire comme moyen thérapeutique ».

« Un cadre ludique pour faire émerger ses pulsions agressives »

Ce projet est le fruit d’une collaboration entre le thérapeute et des experts de jeux vidéo réunis autour de l’agence Manzalab. Ce jeu (au nom pas encore déterminé) s’adresse à toute personne atteinte de trouble du comportement (toxicomanie, boulimie-anorexie, insomnies, alcoolisme, tabagisme).

L’idée est de reprendre les hypothèses psychologiques liées aux jeux vidéo, mais aussi celles des réseaux sociaux. Ces derniers permettent notamment un travail en groupe et un soutien par les pairs, sur le modèle des alcooliques anonymes.

Selon Michael Stora, les jeux vidéo ont une véritable vertu thérapeutique :

« Toute personne souffrant de pathologies narcissiques comme l’addiction à la cigarette, l’obésité, l’insomnie, la dépression... cache une volonté de réprimer ses pulsions et pensées négatives. Le jeu va servir de prétexte pour faire émerger ses pulsions agressives dans un cadre ludique. »

L’important dans ce concept comme dans tout travail thérapeutique, insiste le thérapeute, est de créer une dépendance au cadre :

« Dans tous les problèmes d’addiction, le patient souffre systématiquement d’une faiblesse dans sa structure psychique, ce qui fait qu’il a besoin de la cigarette par exemple... Dans le cadre d’une thérapie classique, il est nécessaire de faire un “transfert” de dépendance au cadre thérapeutique.

Dans le jeu en ligne, il est également nécessaire de trouver les ressorts addictifs qui vont provoquer la dépendance des patients au cadre du jeu. »

« Il existe constamment un lien entre le réel et le virtuel »

Partant de là, le psychologue, passionné par les jeux virtuels, a décidé de créer cet accompagnement ludo-thérapeutique sur Facebook pour aider le patient-joueur dans son combat. A l’image des Skyblogs, sur lesquels Michael Stora intervient en cas de détresse des utilisateurs, ce système propose une assistance psychologique en ligne. Michael Stora souligne que :

« Le traitement du trouble dans le cadre du jeu s’appuie sur une démarche en trois phases cycliques. Chaque phase ayant des objectifs thérapeutiques bien précis. »

Ces trois étapes sont :

  • une « phase de construction », qui utilise les ressources classiques des jeux de construction, avec des ennemis et de nombreuses gratifications. Le jeu commence en solo et plus la menace augmente, plus le jeu devient coopératif. Cette phase vise à renforcer l’estime de soi et à nouer des contacts avec des pairs vivant la même situation ;
  • une « phase de destruction » où les constructions de la première phase sont attaquées. Le joueur doit se défendre avec l’aide de ces pairs, ce qui engendre une dépendance aux tiers. L’adversité devient telle que la position de défensive ne tient plus. Cette phase permet la visualisation du sentiment de perte lié au changement de comportement. ;
  • enfin, dans « la phase de contre-attaque », le patient-joueur se met en position de recherche et d’attaque du camp ennemi avec ses coéquipiers. Il doit construire des machines de guerre, des routes, des ponts pour détruire le camp adverse.

« Il existe constamment un lien entre le réel et le virtuel », explique le thérapeute. A chaque connexion, le joueur rentre des données concernant des changements de comportement dans sa vie réelle. En fonction de ceux-ci, des ressources plus ou moins grandes lui sont allouées :

« Le mécanisme de ces cycles vaut pour toutes les pathologies. Seules quelques variantes existeront selon telle ou telle addiction. Elles pourront se matérialiser au travers des personnages incarnés par le patient-joueur, des ennemis, des ressources, du paysage, du rythme général... »

L’avatar se transforme en fonction des progrès du patient

Dans le cas d’une personne souffrant d’obésité, le jeu débute avec un avatar crée à l’image du patient-joueur. Le patient va devoir construire un camp qui lui ressemble, poussé par des « dieux » qui le confortent dans ce qu’il est.

Au fur et à mesure du jeu, l’avatar se transforme en fonction des progrès du patient. Le joueur va devoir rentrer des données quotidiennes ou hebdomadaires, comme, par exemple, son indice de masse corporelle.

Une fois le camp terminé, des ennemis arrivent et détruisent tout. Cette phase de destruction incarne le passage de l’état défensif à l’état agressif. Cette phase d’attaque est une motrice pour implicitement échapper au « giron maternel ».

Pour l’insomnie, la mission est différente : on va demander au patient une implication dans le jeu, à des heures particulières. Il devra également indiquer des données, comme l’heure de son coucher et de lever.

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  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h09 le 22/04/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    En fait le psy a juste découvert le jeu de stratégie : D
    Construction, défense puis attaque, c’est une stratégie classique de ce genre, et mêmes des FPS tactiques.
    Sauf si on est un rusher (un mec qui attaque tout de suite) : D

    Mais je confirme, le jeu vidéo est efficace pour lutter contre la toxicomanie.
    Déjà quand on joue, on a pas trop le temps de faire autre chose : difficile de rouler tout en esquivant les balles.
    Sauf pour la clope qui s’allume en un instant, mais si on ne peut pas fumer devant sa machine, c’est ultra efficace pour réduire la consommation.
    C’est aussi bien efficace pour ne pas manger, sauf si on est adeptes des paquets de gâteaux. Mais on peut aussi interdire de manger devant l’écran.

    Par contre pour lutter contre l’insomnie, j’ai un doute.
    Déjà, faut un jeu en tour par tour, parce que les trucs speeds, genre FPS ou RTS, ça aide pas à se calmer, surtout quand on perd. Mais la victoire provoque une violente décontraction qui peut aider.
    Mais le plus gros problème entre sommeil et jeu, c’est qu’un jeu se finit rarement à une heure prévue.
    Combien de fois je me suis dit « encore cinq minutes avant d’aller au lit » pour finir par me coucher une heure après...
    C’est bien pour ça qu’en général j’arrête une demie-heure avant le coucher, et que je termine ma soirée en matant un film ou en bouquinant, histoire de faire retomber l’adrénaline.

    Et cette histoire d’addiction au jeu vidéo, je n’y crois toujours pas.
    Ce sont juste des types qui ont un problème dans leurs têtes, qui dépassent la passion pour tomber dans l’obsession, mais qui ainsi peuvent devenir accro à n’importe quoi, aussi bien au jeu vidéo qu’au jardinage, à la collection de figurines en porcelaine ou à la contemplation des pigeons.

    Je connais très bien le jeu vidéo, ça fait 25 ans que je joue, je tourne à une moyenne de 5h par jour et je suis capable d’y passer des week-end entiers.
    C’est clair que c’est le genre de truc dans lequel on plonge profondément, d’autant plus que l’immersion dans cette activité est renforcée par la consommation de cannabis, ça coupe du monde et ça amène à délaisser les activités bien moins plaisantes (par exemple le ménage).
    Mais quand on arrête et qu’on passe à autre chose, quand on y touche pas, on n’est pas en manque.
    Bien sur si on s’ennuie, on voudra y retourner, c’est normal. Mais on est loin des effets des drogues addictives qui même lorsqu’on n’y pense pas font sentir leur absence.

    • Nenrok
      Nenrok répond à Keldan
      Etudiante
      • Posté à 16h01 le 22/04/2011
      • Internaute 125091
        Etudiante

      Je suis d’accord. En fait le concept de dépendance s’est beaucoup généralisé ces derniers temps.

      Avant, on pensait juste à la dépendance physique, mais maintenant on parle aussi de dépendance affective, de dépendance aux jeux, de dépendance au travail...Autant de choses avec lesquels on peut n’avoir aucun problème ou au contraire dans lesquels on peut s’aliéner et se détruire presque aussi profondément qu’avec une substance...mais comme cela a été dit précédemment, le problème dans ces cas là n’est pas l’objet de l’addiction. D’ailleurs, je dirais que pour l’alcool et les drogues, c’est un peu pareil : on ne devient pas alcoolique ou toxico par hasard (sauf drogues hautement addictives) même si l’addiction physique complique le sevrage.

      Par contre c’est vrai que le côté « autre monde » du jeu vidéo, en particulier dans certains jeux de rôle, peut présenter un attrait que n’ont pas, par exemple les pigeons ^^, notamment pour quelqu’un qui a du mal à accepter le réel et pour des personnes à tendances psychotiques. Mais c’est parce que ça fait écho à un besoin de fuir le réel ou a une incapacité à l’appréhender qui est préexistante.

      • Keldan
        Keldan répond à Nenrok
        Now future & karpe diem
        • Posté à 16h23 le 22/04/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        On peut devenir alcoolique sans malheur dans sa vie, juste parce qu’on aime l’ivresse et qu’on ne prend pas garde aux risques.

        Le cas que je connais le mieux est celui du barman : même si malgré les verres offerts par les clients il ne boit pas durant le service, et encore moins avant, il peut facilement boire ses deux pintes à la fermeture. D’autant plus s’il a ses amis parmi le personnel et la clientèle, et que rien ne l’appelle chez lui.
        Et l’alcool étant ce qu’il est, on peut rapidement en avoir besoin simplement pour ne pas être en manque...

        Mais je te rejoins sur l’attrait des mondes virtuels. On dit souvent qu’ils ne sont pas réels, mais c’est une erreur, car ils le sont bel et bien : on y interagit, on s’y amuse, on y passe du temps, on parle à des gens réels (du moins pour les jeux multijoueurs), on y ressent quelque chose et surtout on y trouve du plaisir.
        Alors quand le monde physique n’offre rien de cela, ou pire qu’il s’avère être cruel et déplaisant, et qu’on aime pas faire face à ce genre de problème, on peut facilement décrocher de la réalité.

        A mon avis, c’est la même histoire que pour la télé qui fait vivre par procuration, mais avec un ingrédient très addictif : l’interaction.
        Un peu comme les piliers de comptoir : certes l’alcool joue un rôle là-dedans, mais si ce n’était que ça ils boiraient chez eux. Ce dont ils ont aussi besoin, c’est d’avoir un monde où ils sont quelqu’un, même si c’est le poivrot que tout le monde connait, où ils sont à l’abri de leurs emmerdes qui restent à l’extérieur.

        Mais bon, doit-on vraiment cherché à « soigner » les accros du virtuel ? Je trouve à un peu cruel de vouloir retirer son plaisir à quelqu’un pour le replonger dans la merde qu’il a fui.
        Faut juste arriver à leur faire comprendre qu’il ne faut pas passer outre certaines obligation, comme ramasser un peu de fric, pour continuer à profiter de leur vice.

         
        • Nenrok
          Nenrok répond à Keldan
          Etudiante
          • Posté à 16h36 le 22/04/2011
          • Internaute 125091
            Etudiante

          Pour l’alcoolisme, c’est vrai que c’est plus compliqué, notamment l’alcoolisme social...je pensais plus au type qui commence à boire seul, on ne se met pas à boire seul pour rien.

          Généralement, on oblige personne à aller en thérapie sauf hospitalisation à la demande d’un tiers, ça se généralise d’accord, mais je pense qu’on irait pas jusque là pour des jeux vidéos.
          On parle donc bien ici de gens qui ont fait la démarche pour s’en sortir. Le problème c’est que l’addiction psychologique, même si elle n’est que psychologique, est réelle et l’obligation de « ramasser un peu de fric » peut devenir difficile à tenir.

          • Keldan
            Keldan répond à Nenrok
            Now future & karpe diem
            • Posté à 16h43 le 22/04/2011
            • Internaute 5164
              Now future & karpe diem

            Il existe une solution pour faire décrocher un mec du jeu vidéo : le rendre accro à l’héroïne : D

            • Nenrok
              Nenrok répond à Keldan
              Etudiante
              • Posté à 17h24 le 22/04/2011
              • Internaute 125091
                Etudiante

              Oui, mais ça coûte plus cher.

        3 autres commentaires
    • Tilleul
      Tilleul répond à Keldan
      Travailleur social
      • Posté à 16h07 le 22/04/2011
      • Internaute 136742
        Travailleur social

      Keldan Down : Les assuétudes ne sont pas toujours forcément liées à un produit chimique. On peut être accroc à un jeu comme on peut être complètement obsédé par le poker, sa collection de capsules de bouteille ou que sais je.
      Mais si ce n’est pas spécifique au jeu video, je trouve que bon nombre de mmorpg font tout pour pousser le joueur à rester un max de temps en ligne.
      Le système de récompense via le gain de niveau, de renommée et de loot par exemple. C’est du conditionnement opérant.

      Bon je retourne sur Minecraft, ce jeu est une vraie perle et permet vraiment d’exprimer sa créativité.

      • Keldan
        Keldan répond à Tilleul
        Now future & karpe diem
        • Posté à 16h41 le 22/04/2011
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Justement, je trouve que les jeux en ligne requièrent de moins en moins d’investissement du joueur.

        Alors que sur Ultima Online on devait attendre bien longtemps pour arriver au maximum, aujourd’hui j’entends parler de joueur au plus haut niveau en une semaine.
        J’ai même vu des jeux qui proposent, comme espèces sonnantes et trébuchantes, des kits pour créer immédiatement un perso de haut niveau.

  • A déménagé le 16-01-2012
    • Posté à 16h21 le 22/04/2011
    • Internaute 30191
      non connue

    Le fait d’être en ligne, donc caché, avec avatars & co,me fait penser aux thérapies employées il y a bien longtemps, et qui consistaient à mettre des enfants psychologiquement fragiles, derrière un théatre de marionnettes,Guignol etc.., ce qui leur permettait d’exprimer très souvent ce qu’ils ne pouvaient dire devant un vrai visage ; thérapies très enrichissantes,pour ces enfants là ; les thérapies actuelles semblent malgrè tout enrichir bcp de monde au passage..... ; on progresse ....

  • Marshall banana
    • Posté à 18h43 le 22/04/2011
    • Internaute 141530

    Houla ! Quand on voit « Mario (Nitendo) », on a plus tellement envi de lire la suite de l’article.
    Sinon, je suis pas trop convaincu de l’intérêt thérapeutique, quand je joue a un jeu video, généralement je fume beaucoup en même temps.
    Et il y a aussi le nouvel obs qui publie Lien

  • Blue_tail_fly
    Blue_tail_fly
    Dans l'Air du Taon
    • Posté à 17h05 le 22/04/2011
    • Internaute 123618
      Dans l'Air du Taon

    Ah ces psychologues !

    • softangel
      • Posté à 22h04 le 22/04/2011
      • Internaute 34154

      Tu les rejettes probablement parce qu’ils te renvoient a cette part d’irrationnel en toi qui te fais peur et que tu refoules possiblement.

       ;)

      • Blue_tail_fly
        Blue_tail_fly répond à softangel
        Dans l'Air du Taon
        • Posté à 00h50 le 23/04/2011
        • Internaute 123618
          Dans l'Air du Taon

        Evidemment, s’ils me renvoient ...

  • Grasduc
    Grasduc
    Fainéant
    • Posté à 17h26 le 22/04/2011
    • Internaute 133162
      Fainéant

    A propos du médium :
    J’ai déjà lu des articles (il y a 10ans ?) qui se proposaient d’exploiter les jeux en 3D (avec lunettes etc) pour soigner. Ca a pas du décoller. Faute d’Internet haut débit ? Est-ce que ça décollera vraiment cette fois ?

    Sinon, le discours anti-nouveau machin, bah, on l’entends toujours à chaque nouveau truc qui apparait (télé, magnétoscope, avion à réaction, rayons X, etc.). Au final, on se rend compte que si c’est pas anodin c’est pas si catastrophique...

  • Tariec
    Tariec
    « Radio Paris ment », « Radio (...)
    • Posté à 17h35 le 22/04/2011
    • Internaute 37287
      « Radio Paris ment », « Radio (...)

    « Drogues, insomnie : Facebook et les jeux vidéo peuvent soigner »

    Haaa mais le top reste tout de même un petit pequos de weed en jouant à son jeux favoris.
    L’immersion est 100% garantie, surtout si le jeux a été codé avec les pieds.
    Et comme moult jeux sortent baclés (au passage : hello UBIsoft), ça aide...

    Plus sérieusement, si dans les faits le jeux aide le patient, why not ? Utiliser le jeux video comme thérapie n’est qu’une simple adaption d’un outil « d’aujourd’hui » à une problématique vieille comme le monde.
    C’est comme les méthodes de soins alternatives : si certains sentent du mieux, c’est que c’est efficace. Et ça évite d’ingurgiter du chimique et d’enrichir les potes à Bachelot...
    Mon toubib me dit que mes infusions de « Reine des Prés » ne peuvent pas soigner mes céphalés ? M’en fout, je n’ai pas pris un seul Doliprane ou autres depuis des années et des années.

    Toutes méthodes qui va dans le sens du « client » en mode positives sont à retenir (si tant est qu’il ny ai pas manipulation, irrespect etc.).

  • s. à déménagé le 25 juillet
    • Posté à 18h07 le 22/04/2011
    • Internaute 145546
      not a number

    Un peu que ça défoule les jeux vidéos ! J’ai suivi une thérapie-choc avec Pastal2 Share The Pain, le jeu le +stupide qui soit...24/24 7/7, une pause toute les 3 heures avec injection de vitamines et de pervitine à doses homéopathiques soit dit en passant, et bien je ne mange plus mes excréments et je me masturbe de la main droite !

  • Garde-Chiourme
    Garde-Chiourme
    Etudiant. CQFD.
    • Posté à 18h29 le 22/04/2011
    • Internaute 136535
      Etudiant. CQFD.

    Je crois que personne n’ignorait que tout est addiction, et qu’on peut trés facilement remplacer l’une par l’autre.

  • escape_sociedad
    escape_sociedad
    Etudiant
    • Posté à 19h36 le 22/04/2011
    • Internaute 152752
      Etudiant

    Soigner le mal par le mal..
    Peut fonctionner, mais ne me laisse guère confiante.
     » Une de perdue, dix de retrouvées. « => Le quota d’addiction au final.

  • cheyenne 18
    • Posté à 21h13 le 22/04/2011
    • Internaute 148246
      x

    C’est nul, les jeux vidéos ou l’on tue des flics ou autres débilités sont en vente, et apres on propose de soigner les momes.
    Vous avez dit absurde mon cher cousin, comme c’est débile et malhonnete.

  • softangel
    • Posté à 22h02 le 22/04/2011
    • Internaute 34154

    Ouaouh, la cigarette comme trouble narcissique, les fumeurs vont se mettre en colère...

    Même moi je trouve que ça va un peu loin et c’est limite simpliste.

    Sinon, pour le reste, merci de ne pas aller dans le sens de la diabolisation du jeu video encore une fois.

    Mais dans un cadre thérapeutique, ça reste un outil parmi d’autres, à utiliser avec un certain protocole.

    Pour des personnes fragiles, sans encadrement, il peut aussi se révéler dangereux. Evidemment, l’un n’empêche pas l’autre mais ça fait plaisir de lire que le jeux video peut AUSSI être positif.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 23h15 le 22/04/2011
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    « Ils permettent de comprendre que c’est en perdant que l’on apprend à gagner, puisqu’ils obligent le joueur à développer de nouvelles stratégies. »

    Autrement dit, on apprend de nos erreurs et on fait ce qu’il faut pour ne pas les réitérer....mais ça n’a rien à voir avec les jeux vidéo.

    Ça existe depuis la nuit des temps. c’est le principe de base de l’éducation, de la formation et de la structuration de nos raisonnements, et de l’acquisition de l’expérience obligatoire à tous.
    Cette notion concerne également la vie des animaux....

    ...donc vous voyez, PERSONNE N’A ATTENDU LA VIDEO POUR REFLECHIR !
    (c’est l’essence de tout être vivant, et facebook n’a rien à foutre là dedans)

    • Tsht
      Tsht répond à Yvon le Zébulon
      • Posté à 11h10 le 23/04/2011
      • Internaute 36906

      Ouais, ça s’appelle du serious gaming et effectivement ça n’a rien de nouveau : c’est le media qui est nouveau.

  • golgote
    golgote
    h4ck3r
    • Posté à 09h18 le 23/04/2011
    • Internaute 118999
      h4ck3r

    J’imagine mal qu’un jeu vidéo puisse aider contre les insomnies. Certains jeux vous empêchent de dormir car vous passez la nuit à développer mentalement de nouvelles stratégies, à rejouer des parties, à envisager des scénarios, à essayer de comprendre pourquoi vous avez perdu ou gagné. Et le lendemain matin, vous vous rendez compte que toute vos réflexions de la nuit sont incohérentes.

  • Tsht
    • Posté à 11h08 le 23/04/2011
    • Internaute 36906

    Il manque beaucoup de choses dans cet article, qui à mon avis fait l’amalgame entre jeux de rôles psychologiques, jeux vidéo et serious games (je ne crois pas qu’on ait traduit cette expression).
    D’où ces distinctions qui ont été faites...

    Le jeu de rôle psychologique est utilisé dans beaucoup d’endroits et permet effectivement d’étudier les comportements. À ne pas confondre avec le jeu de rôle ludique (sur table, grandeur nature etc.) qui n’a pour vocation que de divertir.

    Ensuite, on a le jeu vidéo et le serious gaming.
    C’est pareil que pour ces deux types de jeu de rôle : dans un cas ce n’est que ludique, et dans le cas du serious gaming c’est un moyen de créer des situations réelles et d’étudier les réactions. On peut imaginer en serious gaming des choses comme la simulation de problèmes dans un réacteur nucléaire, un incendie dans un navire avec un scénario pour que l’équipage aille éteindre le feu, simuler le comportement de son voilier.

    Ça va assez loin et ici on a finalement l’exemple d’une interaction entre l’avatar et ce qu’on peut appeler un « patient ». C’est en fait un serious game psychologique ;)

  • Poil à gratter
    • Posté à 17h30 le 23/04/2011
    • Internaute 32612

    Curieuse, cette vision naïvement progressiste qui fait du premier psychologue en mal de notoriété venu « un pionnier » parce qu’il vante les vertus des jeux vidéos à des parents-enfants heureux d’entendre enfin un discours qui les déculpabilise...

    Des articles plus scientifiques, menées par des chercheurs en pédiatrie et étayés par des études qualitatives et quantitatives apporteraient un éclairage tout autre :

    - les divertissements violents peuvent accroitre les comportements agressifs (2000) : Lien
    - le temps passé devant les écrans (télévision et jeux vidéo) influe directement sur les résultats scolaires (2006) : Lien
    - la télévision et les jeux vidéos accroissent chez les enfants les problèmes d’attention (2010) : Lien

    • Tsht
      Tsht répond à Poil à gratter
      • Posté à 00h44 le 26/04/2011
      • Internaute 36906

      Commentaire complètement hors sujet et inutile... Le sujet de cet article est l’utilisation des jeux vidéos dans le cadre de thérapies.
      Faut pas tout mélanger comma ça.

      • Poil à gratter
        Poil à gratter répond à Tsht
        • Posté à 23h48 le 26/04/2011
        • Internaute 32612

        « Trop d’écrans, de jeux vidéo, de réseaux sociaux, c’est mal, ça crée de l’addiction. Prenant le contre-pied du discours dominant... »

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