TRIBUNE 13/04/2011 à 15h17

Al Jazeera a perdu la fièvre révolutionnaire à Bahreïn

Mlohammed El Oifi | Maître de conférences à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris


Une idée tenace mais invérifiable s’est installée parmi les protagonistes du jeu politique moyen-oriental : la chaîne d’information Al Jazeera jouerait un rôle décisif dans les processus révolutionnaires qui secouent le monde arabe depuis quelques mois.

Cet impact présumé prend une dimension quasi-mythologique.

L’effet magique d’Al Jazeera dissipé à Bahrein

Qu’il soit positif ou négatif, cet effet supposé d’Al Jazeera semble remplir des fonctions plurielles parfois contradictoires et souvent inavouables.

La construction de ce mythe moderne se pose comme une explication transversale pour une situation extraordinaire. « La révolution Al Jazeera » permet souvent de faire l’économie d’une véritable réflexion sur les enjeux spécifiques placés dans leur contexte régional.

L’essoufflement du processus révolutionnaire à Bahreïn serait dû au supposé manque d’intérêt d’Al Jazeera pour un pays gouverné par une monarchie autoritaire sunnite dont la majorité de la population est chiite.

L’effet magique d’Al Jazeera, accélérateur du processus révolutionnaire, se serait dissipé aux frontières de l’île, au grand dam de l’opposition bahreïnie qui se déclare trahie par la chaîne.

Les commentaires audacieux ont disparu

Les détracteurs d’Al Jazeera ont trouvé un argument supplémentaire pour dénigrer la chaîne. En effet, sa récente légitimation, acquise grâce à la couverture des révolutions arabes, a discrédité en grande partie leur stratégie.

Les soutiens de la chaîne éprouvent une certaine gêne devant cette couverture timide. Ils tentent de justifier ce désintérêt par la taille des autres foyers révolutionnaires, comme au Yémen et en Libye.

La hiérarchie de l’information s’est imposée à toutes les grandes chaînes arabes sauf, peut-être, à Al-Manar, financée par le Hezbollah libanais ou Al-Alam, chaîne d’information en continu lancée par l’Iran.

En réalité, Al Jazeera a couvert les révoltes populaires à Bahreïn et mis l’accent sur les évènements marquants. Elle donne la parole à l’opposition bahreïnie qui a dénoncé en direct « des forces d’occupation saoudiennes ».La chaîne diffuse également les images de la brutalité de la répression des services de sécurité contre des manifestants pacifiques.

Les commentaires audacieux et dévastateurs, donnant un sens révolutionnaire aux images, c’est-à-dire la « marque de fabrique » de la chaîne, sont cependant absents. Le choix des termes et le ton restent également d’une grande neutralité. Bref, il y a un manque d’enthousiasme pour les révolutionnaires bahreïnis sur Al Jazeera.

Moins de militantisme pro-démocratique

Les lieux des manifestations au Bahreïn ne bénéficient pas d’une couverture médiatique permanente comme la place Tahrir au Caire et encore moins d’un appel en direct au tyrannicide du « dictateur » comme celui du cheikh Youssef al-Qaradawi contre le colonel Kadhafi.

Cette sagesse et cette prudence contrastent avec l’entrain et le militantisme pro-démocratique de la chaîne vis-à-vis des autres révolutions.

Depuis le début des protestations populaires à Bahreïn, le 14 février 2011, les éditorialistes de la presse arabe s’opposent à propos des raisons de cette couverture différenciée d’Al Jazeera.

Cette dernière n’est pas basée sur la logique géographique ni sur les affinités politiques ou diplomatiques de l’Etat qatari comme on le prétend souvent. Le clivage géographique Maghreb/Machrek et Golfe n’est pas valable non plus.

Les luttes au Yémen, dans la péninsule arabique, sont couvertes avec la même intensité que la Libye ou l’Egypte. La proximité de l’émir du Qatar avec le président syrien Bachar al-Assad influe peu sur la couverture des affrontements entre manifestants et forces de sécurité en Syrie.

Le clivage doctrinal entre sunnites et chiites

Deux explications ont emergé pour expliquer le traitement prudent d’Al Jazeera des luttes populaires à Bahreïn : l’hypothèse confessionnelle, d’une part, et politique, d’autre part.

Le clivage doctrinal entre sunnites et chiites pourrait expliquer le soi-disant parti pris médiatique d’Al Jazeera en faveur d’une monarchie sunnite contre des contestataires chiites, accusés d’être des alliés de l’Iran.

L’agitation de l’épouvantail de la menace iranienne sur le monde arabe sunnite vise à mettre l’Iran (chiite) et ses alliés arabes (chiites ou non) sur la défensive.

C’est l’argument de l’opposition bahreïnie et de ses sympathisants dans le monde arabe. Mais aussi de certains spécialistes de l’islam politique et autres tenants du paradigme islamiste qui ont pris l’habitude d’expliquer tout ce qui se passe dans le monde arabe par la religion.

« Contre la distinction entre les gens selon la doctrine et la secte »

Dans ses déclarations, le cheikh Youssef al-Qaradawi – souvent associé à Al Jazeera et soutien zélé des révolutions en Tunisie, en Egypte et en Libye – considère que la révolte des peuples contre leurs dirigeants et leurs aspirations démocratiques constituent des causes légitimes que la morale islamique encourage.

Dans le cas de Bahreïn, al-Qaradawi estime qu’il ne s’agit nullement de la révolte d’un peuple contre le despotisme :

« [...] mais d’une révolution confessionnelle des chiites contre des sunnites et moi, je suis contre la distinction entre les gens selon la doctrine et la secte. Le danger apparaît lorsque les chiites déclarent leur allégeance à un autre pays et brandissent les portraits de Khamenei (le guide de la révolution iranienne) et Nassrallah (le secrétaire général du Hezbollah libanais), c’est comme s’ils appartiennent à un autre pays et non pas à Bahreïn. »

Dans cette perspective, la réussite de cette révolution labellisée confessionnelle se traduira par un gain stratégique pour l’Iran. Ses positions seront consolidées face à l’Arabie saoudite, qui a déjà perdu en Egypte, son principal soutien contre l’Iran.

Pas de fragmentation confessionnelle à Al Jazeera

Cependant, cet argument confessionnel est fragile et recèle une série de confusions. Tout d’abord, le mélange de l’équipe d’Al Jazeera avec la perception que al-Qaradawi peut avoir du chiisme et de l’Iran.

Al-Qaradawi est hostile à ce qu’il présente comme l’expansionnisme chiite aussi bien sur le plan doctrinal (notamment dans son pays d’origine l’Egypte) que stratégique. Il s’est également montré un farouche soutien du Hezbollah dans sa lutte contre Israël.

De même, l’émir du Qatar n’est pas connu pour son hostilité ni au chiisme et encore moins à l’Iran, avec lequel il entretient des bons rapports. La ligne éditoriale de la chaîne ne présente donc aucune sensibilité particulière par rapport au chiisme.

Le noyau dur de la rédaction est composé de journalistes jordano-palestiniens, égyptiens et maghrébins pour lesquels le clivage sunnite/chiite influe très marginalement sur leurs orientations idéologiques. En effet, leurs sociétés d’origine ne connaissent pas de fragmentation confessionnelle.

Si l’on tient compte de ces arguments, le facteur confessionnel joue un rôle non déterminant dans la couverture médiatique des évènements à Bahreïn par Al Jazeera. Il expliquerait moins ce timide traitement que le facteur politique.

Veto de l’Arabie saoudite sur Bahreïn

L’explication politique renvoi aux pressions insoutenables que l’Arabie Saoudite exercerait sur les autorités qataries pour leur signifier que la chute de la famille al-Khalifa constitue une ligne rouge à ne pas franchir.

Toute concession faite par le régime de Bahreïn aux contestataires sera lu, d’un point de vue saoudien, comme une faiblesse et une préfiguration de ce qui se produira en Arabie saoudite suite au précèdent bahreïni. Il y aurait donc un veto saoudien sur la couverture par Al Jazeera des évènements à Bahreïn.

L’émir du Qatar ne nourrit néanmoins pas une sympathie particulière pour la famille al-Khalifa pour des raisons liées à un différend frontalier qui a empoisonné les relations entre les deux pays. L’Arabie saoudite se considère comme le protecteur de Bahreïn notamment face à l’expansionnisme iranien.

L’opposition saoudienne a disparu des écrans d’Al Jazeera

La réceptivité d’Al Jazeera et du Qatar face aux pressions saoudiennes date de 2007. Depuis sa création, Al Jazeera n’a pas ménagé la famille royale saoudienne en laissant s’exprimer tous leurs opposants, notamment ceux de Londres (Saad al-Faqih et Mohamed Al-Massari).

La diffusion des casettes de Ben Laden ou des documentaires sur les scandales de corruption (liés aux contrats d’armes dans l’affaire al Yamama) était perçue par les autorités saoudiennes comme un acte d’hostilité manifeste du Qatar.

A partir de 2007, l’opposition saoudienne va disparaître des écrans d’Al Jazeera qui va infléchir sa couverture des affaires saoudiennes. Les relations entre les deux pays vont s’améliorer pour aboutir, le 6 juillet 2008, à un accord définitif sur le tracé des frontières, signé en dépit des réticences antérieures des autorités saoudiennes.

Le régime saoudien veut préserver le monopole du pouvoir politique au niveau interne et rassembler autour de lui les petits Etats du Golfe dans la guerre froide qui l’oppose à l’Iran. Cela explique mieux cette couverture prudente d’Al Jazeera.

Les révoltes yéménites et la marge de manœuvre d’Al Jazeera

L’image des troupes saoudiennes pénétrant le territoire de Bahreïn a pris une signification particulière au Qatar. Comme les autres pays du Golfe, le Qatar redoute l’hégémonie saoudienne au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Ce malaise, aggravé par le différend frontalier datant de 1965 entre les deux pays, a débouché en septembre 1991 sur un affrontement militaire près de la ville d’Al-Khafus. Après le coup d’Etat orchestré par le cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani contre son père en 1995, le Qatar sollicite la protection militaire américaine directe, tout en s’ouvrant d’une manière spectaculaire sur Israël.

Or, en dépit de la présence d’une base navale américaine à Bahreïn, les Etats-Unis n’ont pas réagi à l’initiative militaire saoudienne. Pour le Qatari, le signal est clair, si la pérennité de la famille royale en Arabie saoudite est en jeu, l’armée saoudienne est prête à une aventure au Qatar. La protection américaine ne constitue donc pas une assurance comme le croit les Qataris.

Les autorités saoudiennes ont été choquées par la facilité avec laquelle le président américain Obama s’est résigné à la chute du régime de Moubarak, pourtant considéré dans la région comme un allié stratégique des Etats-Unis.

La chute probable du régime du président yéménite Ali Abdallah Saleh – allié des Saoudiens – et l’installation d’un gouvernement issu du mouvement révolutionnaire sont susceptibles de redonner une marge de manœuvre politique au Qatar et médiatique à Al Jazeera.

C’est ce qui explique – en partie – la couverture sans concession d’Al Jazeera des révoltes yéménites, à tel point que Ali Abdallah Saleh a dénoncé, dans son dernier discours, aussi bien Al Jazeera que le Qatar.

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  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 15h55 le 13/04/2011
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    Chaque pays a sa vision géopolitique et par média interposé impose son idéal et ses peurs. Certaines révoltes sont moins importantes que d’autres, finalement, pour ceux qui possèdent armes et/ou médias. Si le Qatar intervient en Libye, c’est peut-être , qu’il cherche aussi le soutien des Européens et Américains dans sa stratégie d’émancipation vis-à-vis de l’Arabie Saoudite, en échange d’une position moins coloniale de la guerre contre khadafi, qu’apporte la présence de leurs avions.

  • bultor
    bultor
    etant
    • Posté à 16h35 le 13/04/2011
    • Internaute 106489
      etant

    Je salue un article de qualité sur ce site, ce qui n’est pas tous les jours.Je ne le juge pas sur le fond, dont je connais trop peu, mais sur son ton, sa clarté, son absence de qualificatifs et tournures fallacieuses trop fréquentes par ailleurs (Leprince, guevennec etc.).
    Sa bonne tenue stylistique et son point de vue à bonne distance ce qui vu le sujet et son patronyme est rarissime.
    Un article qui ne sent pas le partie pris à trois kilomètres ça fait plaisir et s’il est aussi honnêtement informatif qu’il en à l’air, tant mieux.

    • Azza
      Azza répond à bultor
      Ingénieur en informatique (...)
      • Posté à 11h15 le 14/04/2011
      • Internaute 25467
        Ingénieur en informatique (...)

      C’est un tres bon article. A tout points de vue, a l’exception a mon avis de quelques tournures peu claires qui font qu’on doit lire deux ou trois phrases avant de pouvoir lever une ambiguite ou une apparente contradiction. C’est simplement un defaut de style.

  • Rafeh
    • Posté à 16h47 le 13/04/2011
    • Internaute 148385

    C’est un très bon article, parce qu’il rend compte des interrogations dans le monde arabe par rapport à Al-Jazeera, qui s’est détourné du jour au lendemain du Bahreïn, ne couvre plus les révoltes en Arabie Saoudite, et offre une surmédiatisation des évènements en Syrie... C’est tellement difficile à expliquer ce qui s’est passé en coulisse que les nombreuses explications fusent.

    • jean75015
      jean75015 répond à Rafeh
      guide montagne
      • Posté à 17h17 le 13/04/2011
      • Internaute 152430
        guide montagne

      Tres bon article, mais ce que vous ne dites pas, c’est que dans la presse Qatarie on en parle, meme dans la presse francophone du Qatar, exemple Lien (rubrique Bahrein) ce n’est pas ce qui manque concernant la dictature saoudienne.Donc je pense qu’il faut arrêter de se focaliser sur Al zajeera, car pour une fois qu’il existe une magnifique chaine d’infos, certains se font un plaisir de la critiquer.

      • Rafeh
        Rafeh répond à jean75015
        • Posté à 17h37 le 13/04/2011
        • Internaute 148385

        Bien entendu, et Al-Jazeera n’est elle-même pas silencieuse sur la question. Je pense de plus que Al-Jazeera est une chaîne révolutionnaire, surtout dans sa version arabe.
        Mais la chaîne appartient au pouvoir qatari. Et même si le pouvoir laisse une large marge de manœuvre aux journalistes, il arrive, et c’est le cas aujourd’hui, que celui-ci s’ingère. Et c’est bien dommage.

         
        • Key
          Key répond à Rafeh
          Postmoderne
          • Posté à 19h19 le 13/04/2011
          • Internaute 144037
            Postmoderne

          « Une chaîne révolutionnaire dans sa version arabe “ :

          on peut (pouvait) y voir aussi une chaîne nationaliste-indépendantiste, prête à faire son miel des ladreries d’al quaeda, etc. - une révolte n’est pas (encore) une révolution.

          Mais la complexité en marche dans les pays musulmans semble, on ne peut que le reconnaître, être appréhendée intelligemment par Al-Jazeera. Cette complexité est celle d’États plus ou moins tyranniques, figés dans des politiques d’apartheid - apartheid non pas racial comme ce fut le cas en Afrique du Sud, mais religieux : les autres religions ne sont tolérées qu’en tant qu’elles restent ultra-minoritaires, invisibles, et le moindre écart est réprimé de manière terrible (comme dans l’apartheid d’Afrique du Sud) : interdiction d’arborer des signes religieux distinctifs dans la rue, autres que musulmans, interdiction de se marier à une femme musulmane, etc., dans de nombreux pays.
          Cette pétrification, cet aveuglement, en étouffant l’Autre, c’est-à-dire en supprimant les divisions nationales et culturelles, aboutit pourtant à des fractionnements venus de, l’intérieur : risque de déchirements entre factions intramusulmanes, sunnites contre chiites, riches contre pauvres, peuplements anciens contre peuplements plus récents.

          Ces distorsions pourraient bien être fort instructives pour nous autres, Européens, alors que nous observons ici-même la restriction, un par un, de nos droits d’accueil, nous dirigeant comme en boitant vers une sécheresse étatique, et humaine ! menaçante...

        1 autres commentaires
  • A.T.swey
    • Posté à 17h34 le 13/04/2011
    • Internaute 112034
      *

    Quand autant d’évènements se produisent quasi simultanément, je pense que les responsables de la chaine doivent faire des choix .

    On peut critiquer ces choix, mais il est certain qu’éviter de « déplaire » à des voisins comme l’Arabie Saoudite (les USA quoi....) doit entrer en ligne de compte .

    En tous cas, sur les évènements de ces derniers mois, c’est bien ses reportages qui ont encouragé le « printemps arabe », lequel a commencé par les images du sacrifice d’un jeune tunisien et des manifestations qui ont suivi .

    Aucune autre chaine n’a su (ou pu) ou voulu déployer autant de moyens dans autant de lieux aussi rapidement . Al Jazeera a su utiliser tous les moyens techniques sophistiqués et coûteux dont elle dispose et ses images ont accéléré des processus qui, en « temps normal » ne se seraient peut-être produits que des mois (ou des années) plus tard .

    Moi je leur tire mon chapeau !

  • Anastaze
    Anastaze
    inconsolable absolument
    • Posté à 17h42 le 13/04/2011
    • Internaute 53186
      inconsolable absolument

    C’est bizarre, Al Jazeera souffle sur les braises, dans les pays héritiers du socialo-arabisme (Nassérisme, Baas, Neo-Destour,... Fatah ? FLN ?) et calme le jeu dans les monarchies ?

    Un hasard surement !

    • Rafeh
      Rafeh répond à Anastaze
      • Posté à 17h52 le 13/04/2011
      • Internaute 148385

      En même temps, une partie des journalistes est issue des milieux contestataires des pays en-dehors du Golfe, marxistes ou frères musulmans souvent, et ils ont de bonne raison d’en vouloir à ces pays là. Mais l’explication n’est pas suffisante. Je pense qu’il s’est passé quelque chose, une menace de l’Arabie saoudite peut-être, entre le moment où Al-Jazeera allait trop loin (et c’était magnifique) et celui où la chaîne a commencé à sélectionner.

      • Anastaze
        Anastaze répond à Rafeh
        inconsolable absolument
        • Posté à 18h10 le 13/04/2011
        • Internaute 53186
          inconsolable absolument

        Il faut aussi peut-être rapprocher cette « bizarrerie », de l’effort d’islamisation des Saouds qui à coup de pétro-dollar construisaient de jolies mosquées dans ces mêmes « pseudo-démocraties » vers le milieu des 80’ au moment où l’URSS s’effondrait dans les vallées afghanes.

        ... sans parler de l’apparition des groupes type Hamas, FIS et Taliban et Al Qaïda etc.

        ... non je ne parlerai pas de la Lien

         
        • Rafeh
          Rafeh répond à Anastaze
          • Posté à 18h15 le 13/04/2011
          • Internaute 148385

          Il n’y a pas une forme de libéralisme ou de socialisme ou de républicanisme ou de dictature, etc... Il n’y a pas qu’une seule forme d’Islam politique. C’est bien plus complexe que ça, il y a tellement de vision politique de l’Islam que c’est une erreur de tout mélanger.

          • Anastaze
            Anastaze répond à Rafeh
            inconsolable absolument
            • Posté à 18h21 le 13/04/2011
            • Internaute 53186
              inconsolable absolument

            Pourtant, il semble bien qu’Al Jazeera arrive à faire le tri...

        2 autres commentaires
    • a déménagé le 29.04.2013
      • Posté à 12h48 le 14/04/2011
      • Internaute 9564

      Financée par le Qatar une monarchie rétrograde, ou l’expression « droits de l’homme » ne figure même pas dans le dictionnaire...
      Il n’a nullement été besoin que l’Arabie Saoudite face pression.
      Ils défendent les mêmes valeurs.
      Al Jazeera n’a jamais été une télé révolutionaire.
      A sa création on la surnommait « la CNN arabe ».
      A juste titre d’ailleurs...
      Même propagande néo libérale, accréditation du choc des civilisations... ext....
      Les deux faces d’une même pièce.

  • informateur-
    • Posté à 18h19 le 13/04/2011
    • Internaute 147312

    il faut savoir al jazzera n’est pas une télé arabe , c’est comme si vous dites France 24 est une télé arabe .le Qatar est a l’islam ce que la pétanque a un footballeur .

    hier terroriste Al-Qaïda aujourd’hui freedom fighter pour la democratie et les droit de l’homme et du citoyen , je ne sais plus sur quel pied danser avec les création quataro-americaine .

    • Rafeh
      Rafeh répond à informateur-
      • Posté à 18h20 le 13/04/2011
      • Internaute 148385

      Al-Jazeera est une chaîne de télévision arabe car de langue arabe et d’un pays de langue arabe et membre de la Ligue arabe. Et ça, c’est en-dehors de toute affinité politique. Pire que ça, le Qatar est arabe au sens stricte, c’est-à-dire de l’Arabie.

      Ne mélangez pas arabe et Islam...

      • informateur-
        informateur- répond à Rafeh
        • Posté à 18h25 le 13/04/2011
        • Internaute 147312

        il faut inventer une loi qui coupe les ponts avec ces arabes , ils resteront entre eux qatar et arabie saoudite .
        je suis sur que beaucoup d’arabe doivent penser comme moi , si il y avait un vote démocratique pour faire cessation avec l’arabie saoudite et le qatar , il y a beaucoup d’arabe qui serait pour .

         
        • Rafeh
          Rafeh répond à informateur-
          • Posté à 18h33 le 13/04/2011
          • Internaute 148385

          Il n’y a pas d’unité arabe pour faire sécession (cessation ?) avec l’Arabie saoudite et le Qatar (l’Arabie thanite ?).

          Ce n’est pas parce que le Qatar et l’Arabie saoudite ont des positions pro-américaines, qu’ils mènent une politique agressive dans tout le monde arabe et au-delà, qu’ils n’en demeurent pas moins arabes, et bien plus que les autres.

          • informateur-
            informateur- répond à Rafeh
            • Posté à 18h38 le 13/04/2011
            • Internaute 147312

            oui comme moubarak le disaient des maghrébins qu’ils n’etaitent pas arabe (marocain , algérien , tunisien .......)
            il faut dire aussi que les qatari et arabie saoudite ne sont pas les portes parole des anciens ou nouveaux arabes(maroc ,algerie ,tunisie ..) et encore moins des musulmans .

            je voulais écrire sécession . .

            • Rafeh
              Rafeh répond à informateur-
              • Posté à 19h03 le 13/04/2011
              • Internaute 148385

              Moubarak n’avait pas totalement tort. En se définissant arabe avant tout, d’autres vont se définir en tant que berbère. Cette distinction arabe/berbère est assez tribale. Alors qu’il suffirait de se définir avant tout comme maghrébien pour ne pas être en conflit les uns les autres. Mais bien sûr, ça n’empêche pas la profonde solidarité qui règne dans le monde arabe, qui s’exprime par la fierté de se dire arabe, et dont Moubarak ne semblait pas comprendre.

              • informateur-
                informateur- répond à Rafeh
                • Posté à 19h08 le 13/04/2011
                • Internaute 147312

                vous vouliez écrire( maghrébien) magrébins ,moi je dirais africain du nord ,si être fière de quoi d’être arabe comme l’arabie saoudite et le qatar ?

                je me sens plus proche des perses et des chiites que des arabes du moyen orient sunnite , et je pense ne pas être le seul a penser CA .

                • Rafeh
                  Rafeh répond à informateur-
                  • Posté à 19h24 le 13/04/2011
                  • Internaute 148385

                  Bien vu l’erreur, 1 partout. ^^ Être fier d’être arabe par rapport à l’Histoire bien sûr, pas de l’Arabie saoudite. L’Arabie saoudite vit de sa paranoïa sunnite/chiite, ce qui est lamentable, puisqu’elle n’existe que par la politique que ce pays mène dans la région.

                  • informateur-
                    informateur- répond à Rafeh
                    • Posté à 19h34 le 13/04/2011
                    • Internaute 147312

                    y a qu’eux qui ont peur des chiites , moi j’ai aucun problème avec les perses , c’est pas parceque l’arabie saoudite a comme ennemi l’Iran que l’Iran doit être mon ennemi bien au contraire .

                    et pour finir avec un autre problème au moyen orient , le problème ce n’est pas Israël les juifs ou les usa , ils peuvent vivre ensemble sur le même territoire en harmonie .

                    le problème des palestiniens est l’arabie saoudite , quand le problème de l’arabie saoudite sera réglé, quand les musulmans auront éradiqué l’arabie saoudite , la paix sera présente au moyen orient (parle du pouvoir pas du peuple)

        6 autres commentaires
      • Key
        Key répond à Rafeh
        Postmoderne
        • Posté à 19h28 le 13/04/2011
        • Internaute 144037
          Postmoderne

        « Ne mélangez pas arabe et islam “ :

        Vous faites bien de nuancer. De même, je me permettrais de signaler à @ informateur qu’il y a ‘ américain et américain , ce qui est peut-être encore plus difficile à admettre...

         
        • informateur-
          informateur- répond à Key
          • Posté à 19h35 le 13/04/2011
          • Internaute 147312

          oui lire mes autre commentaires pour comprendre .

        2 autres commentaires
  • marcdelon
    marcdelon
    Freelance
    • Posté à 18h46 le 13/04/2011
    • Internaute 152318
      Freelance

    L’accord trouvé entre le roi d’Arabie Saoudite Abdallah et le monarque bahreïni, Hamad ben Issa Al-Khalifa, au sujet de l’annexion virtuelle de l’île pétrolière par Riyad, a tellement mis Téhéran en colère que des affrontements armés irano-saoudiens, pouvant éventuellement déboucher sur une guerre de grande ampleur, pourraient devenir inévitables, estiment les sources du Golfe et iraniennes de Debkafile. L’Irak, dirigé par les Chi’ites, pourrait soutenir Téhéran, dans l’explosion du premier baril de poudre chi’ite-sunnite allumé par la vague d’agitation qui secoue le monde arabe – par contraste avec la discorde intérieure qui fait rage en Libye et au Yémen.
    Au cours de la 3ème semaine de mars, Debkafile a révélé que le roi Hamad a donné son accord à la prise de contrôle, par Riyad, de la défense du Bahreïn, et de ses affaires extérieures, financières et intérieures. Les deux monarques ont confirmé le fils du Roi saoudien, le Prince Mutaïb, comme Commandant des forces saoudiennes et du Conseil de Coopération du Golfe, invitées à entrer dans le petit royaume pour mâter le soulèvement conduit par les Chi’ites, et ils se sont mis d’accord sur le fait que l’Arabie Saoudite commencerait bientôt à construire une grande base navale sur l’île qui fait face aux côtes iraniennes.
    L’accord entre les monarques saoudien et bahreïni, est apparu pour la première fois, dans le n° 487 de Debka-Net-Hebdomadaire du 25 mars. Il révélait alors que le roi Hamad avait permis que son royaume devienne, de facto, la 14ème province d’Arabie Saoudite, dans le but d’endiguer le soulèvement chi’ite contre lui et son impact, frappant à la prochaine porte des deux millions de Chi’ites résidant en Arabie Saoudite.
    Ni Riyad ni Manama n’ont rendu ce pacte public. La province bahreïnie d’Arabie Saoudite différera des 13 autres provinces en cela qu’elle ne sera pas gouvernée par un prince saoudien comme les autres, mais par un membre de la famille royale Al-Khalifa, qui jouira de privilèges égaux à ceux de ses pairs saoudiens.

    Nos sources rapportent que, lors de rencontres à huis-clos avec des princes saoudiens de premier rang, le Roi Abdallah a expliqué l’importance fondamentale de cette étape pour la sécurité nationale du royaume. Il a fait mention du fait que l’Iran et son supplétif, le Hezbollah, manipulaient activement l’opposition chi’ite à Manama, comme représentant la première phase visant à fomenter un soulèvement chi’ite contre le trône saoudien.
    Le 21 mars, Riyad a résolu d’étendre les termes de référence de l’intervention militaire des Saoudiens et de l’armée du Golfe, requise à la demande du roi Hamad. Au lieu de seulement veiller à sauvegarder le Palais royal et les installations stratégiques contre le déchaînement des manifestants, rapportent nos sources, il a été décidé d’étendre la mission à la défense des frontières du Bahreïn contre toute attaque extérieure – c’est-à-dire, venant d’Iran ou d’Irak.

    A cette fin, les renforts de troupe saoudiens n’ont cessé d’affluer au Bahreïn, depuis la dernière semaine de mars, comprenant des unités blindées et une grande diversité de missiles. Les sources militaires de Debkafile estiment que quelques 11 000 paires de bottes saoudiennes et des Emirats Arabes Unis ont frappé le sol du Bahreïn depuis lors.
    Quatre jours plus tard, le 25 mars, Manama a annoncé que des avions au décollage d’Irak ou du Liban ne seraient plus autorisés à atterrir dans le Royaume, de façon à couper la voie principale utilisée par l’Iran et le Hezbollah pour déployer des agents de renseignement et des instructeurs militaires pour aider et former l’opposition chi’ite.

    La seconde étape militaire importante mise en place, à présent, est le transfert des unités de la flotte saoudienne depuis le Golfe d’Oman et la Mer Morte vers la zone militaire du port de Bahreïn, où la Vè flotte militaire américaine tient ses quartiers-généraux et fait amarrer ses navires. C’est une installation provisoire, servant aux Saoudiens, jusqu’à ce qu’ils terminent la construction d’un port à Manama pour y parquer leur principal centre de commandement naval du Golfe arabo-persique, afin de répliquer aux installations en expansion sur le rivage opposé, appartenant aux unités d’assaut des commandos marine et de la flotte des Gardiens de la révolution iranienne.
    Le 31 mars, la commission des affaires étrangères et de la sécurité du parlement iranien a fermement condamné les nouvelles mesures militaires saoudiennes : « L’Arabie Saoudite sait mieux que n’importe quel autre pays que jouer avec le feu dans la région sensible du Golfe Persique n’est pas dans son intérêt », disait la déclaration.

    Depuis lors, les media iraniens n’ont pas cessé de dénoncer les actions saoudiennes au Bahreïn, les comparant à la conquête du Koweit par Saddam Hussein en 1990, qui a déclenché la première Guerre du Golfe contre l’Irak. Riyad a même été accusé d’accepter le soutien clandestin des Etats-Unis et d’Israël.

    Puis, samedi 2 avril, le Premier Ministre d’Irak, Nouri al-Maliki a mis son grain de sel en injuriant la politique américaine au Moyen-Orient comme discriminant entre les mouvements populaires en ballotage contre les différents régimes arabes dictatoriaux. « Quelle que soit la décision prise concernant la Libye, elle devrait être appliquée à tout gouvernement qui réprime son peuple d’une main de fer et tire dessus », a-t-il déclaré.

    Dimanche 3 avril, les récriminations et les menaces venant de Téhéran et Bagdad ont poussé le Conseil de Coopération du Golfe à tenir une rencontre exceptionnelle des Ministres des affaires étrangères. Il a voté une résolution qui « condamne sévèrement l’ingérence iranienne dans les affaires internes du Bahreïn, en violation de tous les accords internationaux ».

    On n’avait jamais entendu un langage aussi tranchant de la part des dirigeants du CCG. On peut l’attribuer, selon nos sources du Golfe, à la résolution inflexible du roi saoudien Abdallah de défier Téhéran de plein fouet sur tout problème affectant la sécurité de la région du Golfe, au point de faire intervenir l’armée saoudien si nécessaire – même au risque de précipiter une confrontation armée entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

    La République islamique s’est sentie confrontée à son premier défi franc et direct, dénué d’absurdité dans ses répliques : s’il plie devant l’activisme militaire saoudien, les communautés chi’ites à travers la région devront en conclure que l’Iran est, à la fois, incapable et, pas plus, n’a la volonté suffisante pour se tenir aux côtés d’une révolte arabe-chi’ite contre les régimes sunnites – que ce soit au Bahreïn, dans d’autres émirats du Golfe ou au Yémen et même au Liban.
    Le Premier Ministre irakien al Maliki est confronté au même dilemme, scruté par les chi’ites d’Irak, qui considèrent leurs coreligionnaires bahreïnis comme étant partie intégrante de leurs tribus et de leurs clans.

    Il est considéré comme acquis par l’Arabie Saoudite, les capitales du Golfe et les observateurs occidentaux des armées et du renseignement, que Téhéran a été repoussé dans ses cordes, à partir desquelles il ne peut pas se permettre de battre en retraite face à son engagement prédominant de parrainer les chi’ites bahreïnis. On s’attend, par conséquent, à ce que les Iraniens lancent, très prochainement, leurs réseaux chi’ites du Bahreïn dans des actions terroristes contre des cibles militaires saoudiennes. Riyad se prépare déjà activement à ces attaques – et pas seulement au Bahreïn, mais dans d’autres états du CCG, incluant l’Arabie Saoudite elle-même. Elles ne se dérouleront pas sans représailles ; d’où les prédictions extrêmes parmi les observateurs chevronnés, que des hostilités armées entre l’Iran chi’ite et l’Arabie Saoudite sunnite peuvent, à un certain point, être devenues inévitables.

    Lien

    • Rafeh
      Rafeh répond à marcdelon
      • Posté à 19h17 le 13/04/2011
      • Internaute 148385

      Je crains que l’Arabie saoudite cherche un affrontement direct avec l’Iran. C’est joué avec le feu. Lorsqu’il y a eu la révolution en Iran, l’Irak de Saddam, poussé et soutenu par les États-Unis, est entrée en guerre contre l’Iran, affaiblissant ainsi ce pays et s’affaiblissant lui-même, ce qui fit surtout le jeu d’Israël, sachant notamment que les États-Unis aidaient secrètement l’Iran.

      C’est joué avec le feu pour l’Arabie saoudite surtout vu le sort réservé à l’Irak, grand allié de l’Occident, devenu trop puissant et indépendant au début des années 2000, et réduit à 50 ans en arrière pour cela. Est-ce que l’Arabie saoudite est le nouvel Irak, celui qui affaiblira l’Iran, et qui sera réduit au chaos s’il choisit la voie de l’indépendance ?

      • informateur-
        informateur- répond à Rafeh
        • Posté à 19h27 le 13/04/2011
        • Internaute 147312

        l’arabie saoudite ne sont pas des guerriers il n’y a que les USA qui pourront faire la guerre a leur place ,mais bon arabie saoudite est une chaussette usée , il ne reste plus beaucoup de pétrole sous leur sol .ils seront bientot laché par les USA .

    • ejc
      ejc répond à marcdelon
      • Posté à 08h51 le 14/04/2011
      • Internaute 26836

      On comprend mieux en lisant ça pourquoi les principaux agitateurs et organisateurs de manifs en Syrie sont les Kurdes et les Salafistes. Le chantage c’est la partition de l’Irak en zone kurde, zone sunnite, et zone chiite.
      Cette annexion de facto par les Saoudiens ressemble à celle qu’ils ont effectuées sur une région pétrolifère du Yémen, le Asir, non ?
      Ces grabataires n’ont pas fini d’empêcher le monde, et le monde musulman en tout premier lieu, de respirer...

  • meatz
    meatz
    Cadre
    • Posté à 20h45 le 13/04/2011
    • Internaute 138908
      Cadre

    Bravo,article très clair et bien argumenté.

    Malheureusement la chaine Al Arabiya(chaine du beau-frère du roi Saoudien) joue un grand rôle dans une contre révolution fomentée par les USA israel et les monarchies arabes(Maroc,Jordanie,Arabie,EAU).

    La grande logique pour les Américains et les monarchies serviles c’est de préserver toutes les monarchies et de lâcher les républiques,(imaginez un roi décapité en Jordanie,ca donnerait de mauvaises idées aux Saoudiens...).

    Pour avoir des infos sur le Bahrain je dois regarder les chaines Iraniennes mais pour avoir des infos sur la révolution Syrienne je dois regarder Al Jazeera.

    Je suis perdu en ce moment.

    • Rafeh
      Rafeh répond à meatz
      • Posté à 21h19 le 13/04/2011
      • Internaute 148385

      Le mieux, ce sont les chaînes libanaises. Chacune couvre un État différent, celui qu’elle voudrait voir tomber.

  • a déménagé le 18.09.2012
    • Posté à 20h48 le 13/04/2011
    • Internaute 113636

    Je ne peux m’empecher de penser que , au delà des saoudiens qui font pression pour que la révolte à Bahrein échoue, c’est la main des USA qui est derrière tout cela. La flotte US qui y est basée dépasse de très loin un simple enjeu sunite/chiite, c’est bien l’encerclement de l’Iran qui y serait visé.
    De même, la reprise des rênes par l’armée egyptienne, qui donne de la cravache depuis qques jours, est un signe qui ne trompe pas : c’est le grand retour des USA dans le jeu caché ,après la période de surprise des jasmins tunisiens et égyptiens.
    Et ils avaient laissé NS se mettre en avant pour attaquer la Lybie. la tunisie n’a pas de pétrole, c’est beaucoup moins intéressant... pour eux !

    • Jean-Jacques Louis
      • Posté à 22h36 le 14/04/2011
      • Internaute 2277

      En effet, s’opposer au gouvernement fantoche du Bahreïn, c’est s’opposer aux USA. Al Jazeera a osé le faire jusqu’il y a quelques mois. Mais, avec le succès que la chaîne connaît depuis la révolution tunisienne, Al Jazeera espère être enfin diffusée aux USA où elle n’est actuellement disponible que par internet. Ils doivent donc se montrer un peu plus favorable à la politique US que par le passé.

      Cela dit, même si ceux d’Al Jazeera se montrent plus timides vis-à-vis du Bahreïn qu’en ce qui concerne la Libye, ils en parlent néanmoins beaucoup plus que les autres media qui, eux, n’en parlent pas du tout.

      De plus, après l’assasinat de leur cameraman Ali Hassan Al Jaber en Libye, on peut comprendre qu’ils se montrent un peu plus prudents.

  • StephaneK
    StephaneK
    Etudiant
    • Posté à 21h11 le 13/04/2011
    • Internaute 134260
      Etudiant

    C’est un article pourri qui tend à légimitimiser la division chiites-sunnites.
    1ère grossière erreur : La chaine Al-Djazeera a été grandement critiquée par l’opposition syrienne qui l’accuse de trahison. Il suffit de lire les blogs et les pages facebook des syriens pour le voir. Par exemple, le penseur arabe Azmi Bishara a commenté sur Al-Djazeera quotidiennement les révolutions tunisiennes, egyptiennes, lybiennes et yemenites. Mais on l’a très peu entendu sur la Syrie, sauf 1 ou 2 émissions.
    Ce que je sais, c’est que le pouvoir syrien n’est pas du tout sunnite, ils sont alaouites, une sorte de secte chiite, et pourtant ils sont soutenus par Al-djazeera.

    Pour le Bahrein, le vrai problème est que l’opposition ELLE-MEME qui est confessionnelle, ce n’est pas un mouvement PUREMENT démocratique, le principal parti d’opposition est chiite sans sunnites dedans. Le Hezbollah et l’Iran sont entrés en jeu, du coup, c normal que personne ne s’enthousiasme, car ce n’est pas une révolution pour la démocratie, c pour une dictature de la majorité au lieu que ce soit celle de la minorité.

    Donc pour résumer, votre article c de la merde. C’est vrai que c’est à la mode d’ethniciser les débats et les communautariser, mais ça n’est pas une transcription fidèle à la réalité. Al-djazeera est « gentille » avec les régimes alliés au Qatar. POINT.

  • Bismallus
    Bismallus
    ...
    • Posté à 22h57 le 13/04/2011
    • Internaute 88648
      ...

    « Le choix des termes et le ton restent également d’une grande neutralité. Bref, il y a un manque d’enthousiasme pour les révolutionnaires bahreïnis sur Al Jazeera. »

    Non, pas manque d’enthousiasme, juste des conditions dictées par des ministères d’affaires étrangères et l’humeur de l’Émir.

    Neutralité (et donc professionnalisme) pour couvrir Bahreïn (régime ami (des USA) et position stratégique ; militantisme (et donc hors cadre du journalisme) pour ceux ayant critiqué l’Émir directement.

    Al Jazeera c’est (comme déjà dit) le pied de biche des boites à pandore dans la région, et cela n’a rien avoir avec le journalisme.

    Elle ne parle pas des propres problèmes au sein même de son pays d’origine, je n’ai pas le souvenir d’avoir vu des reportages en boucle sur Hamda Fahad Jassem Al Thani à l époque ou Sultan al-Khalaifi plus récemment.

    Le Qatar c’est aussi CENTCOM (création en 2003 lors de la 4e guerre du golfe) ; à l’époque Al Jazzera c’était bien gardé de faire des headlines sur les avions qui décollaient du Qatar pour bombarder l’Irak.... Pas top dans l’opinion arabe.

    Ah et sinon aujourd’hui devant l’ambassade du Qatar en France, quelques libyens pour insulter l’Emir, autant pour le remercier. Une tonne de policier pour bien ralentir la circulation en sus.....

  • Houari_Boumediene
    Houari_Boumediene
    9 avril 1948 : Massacre de Deir (...)
    • Posté à 00h22 le 14/04/2011
    • Internaute 152478
      9 avril 1948 : Massacre de Deir (...)

    Fragilité, si fragilité il y a c’est dans vos arguments qu’il faut chercher cette fragilité.
    Vous dite que Qaradhawi n’est pas anti chiite c’est risible. Si vous le comparez à ces confrères Saoudiens oui vous avez raison, si vous juger selon ses actes et paroles alors non.
    Il s’est rangé dans la cabale saoudienne (et de leurs amis dictateurs dans la région) pour proclamer que l’egypte etait en danger de conversion chiite ! Vous dites qu’il n’a aucune animosité vis à vis du chiisme. Son propre fils s’est convertit au chiisme et il ne l’a pas bien pris.
    Dans un second temps l’argumentation est risible concernant les portaits. Les arabes de l’atlantique au golfe dans leurs immense majorité considère Hassan Nasrallah comme un heros. Lorsque la photo de Djamel Abdelnasser est porté dans des manifestations dans le monde arabe c’est que l’on souhaite devenir egyptien ou sunnite ?
    Vous oubliez de mentionner que les chiites de Bahrein se voit refuser l’accès aux postes dans l’administration et de la police. le dictateur de Bahrein d’ailleurs octroit la nationalité bahreinis aux pakistanais au seul motif qu’ils sont sunnites. Ces derniers se font ensuite embaucher comme policiers.
    Le Quatar et l’arabie saoudite ont fait un deal surement sous la pression américaine. Depuis lors il ne se passe plus rien à Bahrein d’après Al jazeera (a ne pas confondre avec Al jazeera english).
    Enfin la population arabe dans sa grande majorité soutient le peuple bahreinis face aux dictateurs protégés par le parapluie americano saoudiene...

  • MasterMan
    MasterMan
    technicien informatique
    • Posté à 00h34 le 14/04/2011
    • Internaute 129906
      technicien informatique

    « Dans ses déclarations, le cheikh Youssef al-Qaradawi – souvent associé à Al Jazeera et soutien zélé des révolutions en Tunisie, en Egypte et en Libye – considère que la révolte des peuples contre leurs dirigeants et leurs aspirations démocratiques constituent des causes légitimes que la morale islamique encourage. “

    Al_Qaradawi est un islamiste radical, qui n’a rien à faire de la démocratie.
    Essayez de lire son livre ‘le licite et l’illicite en Islam’, ce bouquin décrit une idéologie totalitaire fasciste et misogyne, qui ferait passer ‘Mein Kampf’ pour un conte de fées.
    (il se pose par exemple la question sur la manière d’exterminer les homosexuels : les jeter d’un mur, les pendre ?)
    Lien

    Les pays Musulmans sont recouverts de Mosquées, ce sont des ‘dar-al-islam’, des terres d’Islam qui ne peuvent techniquement devenir des démocraties.
    Juste un exemple, en Egypte, après la Révolution, la Réforme de la Constitution a été aprouvée à plus de 77% des votants le 19 mars 2011. Cette Réforme dans son article 2, continue de garder comme base de la législation la charia (loi islamique).

    EN MAJORITE, LES EGYPTIENS NE VEULENT PAS DE LA DEMOCRATIE.

    • Rafeh
      Rafeh répond à MasterMan
      • Posté à 15h46 le 14/04/2011
      • Internaute 148385

      Si les égyptiens ne veulent pas de la démocratie en majorité, alors c’est démocratique non ? ...

      C’est quoi la démocratie pour vous ?

      • MasterMan
        MasterMan répond à Rafeh
        technicien informatique
        • Posté à 20h26 le 14/04/2011
        • Internaute 129906
          technicien informatique

        La démocratie se fonde sur des Valeurs de Respect du Droit Humain Universel, comme la Fraternité, l’Egalité, la Liberté, un Droit de traitement identique entre tous les citoyens.

        La charia n’a rien de démocratique puisque ce sont des Lois Divines élaborées PAR des Musulmans POUR des Musulmans.
        Ces Lois ne défendent pas des Valeurs Universelles
        (interdiction de manger du porc, obligation de manger Halal, mariage polygame, mariage avec des enfants autorisé, femme soumise à la famille et voilée, pas de Liberté d’Expression, toute critique envers Allah et son Prophète doit être condamnée, etc...)
        Il ya un statut spécial ségrégationniste des non-musulmans, car ne croyant pas en Allah, quelles Lois leur sont appliquées (« Gens du Livre », athées polythéistes) ?

         
        • Rafeh
          Rafeh répond à MasterMan
          • Posté à 02h37 le 15/04/2011
          • Internaute 148385

          Donc il s’agit d’une démocratie libérale. La charia, comme les droits de l’homme, pose des règles inaliénables et sacrés, tellement nombreuses et contradictoires que l’on peut en faire ce que l’on veut, et qui légitiment les lois. Et l’Islam est lui-même universel.

          Le porc, on peut s’en passer. La viande halal a le même goût que la viande qui ne l’est pas. Le mariage polygame n’est pas obligatoire et est soumis à de telles conditions qu’il est très peu pratiqué. Le mariage avec des enfants ne se pratique plus, sauf dans quelques endroits perdus, un peu comme l’inceste en France. La femme n’est pas soumise à la famille et elle peut choisir de porter ou pas le voile ; par contre, lorsqu’elle décide de le porter, elle doit, en principe, le garder. La liberté d’expression en France.

          Quant aux non-musulmans, leur statut s’explique par compensation de ce qu’ils ont droit ou non de faire. Par exemple, l’Islam tolère le culte des « gens du livre ». Ces derniers n’ont pas le droit de faire la guerre, etc... De plus, les non-musulmans n’ont pas besoin de vous, merci.

          Pour information, je ne suis pour aucune dictature des principes. Je ne suis attaché qu’à la volonté populaire. Le peuple doit pouvoir choisir ses principes, ceux qu’il souhaite mettre en avant dans un moment donné, et dans un espace donné, sans que ceux-ci soient inscrits de manière universelle. C’est très facile de limiter la liberté des uns en posant la liberté des autres, la liberté d’expression en posant l’ordre public, le droit de propriété en posant le droit au logement, le droit de grève en posant le principe de continuité du service public, l’égalité en posant la liberté, la liberté en posant la fraternité, le droit de traitement identique entre tous les citoyens en posant l’égalité des chances... Ni Islam, ni droit humain universel, juste la souveraine volonté du peuple.

          PS : Allah veut dire Dieu en arabe. Ça ne sert à rien de l’appeler Allah en français...

          • MasterMan
            MasterMan répond à Rafeh
            technicien informatique
            • Posté à 08h09 le 15/04/2011
            • Internaute 129906
              technicien informatique

            « Le porc, on peut s’en passer. La viande halal a le même goût que la viande qui ne l’est pas. »
            Si les Musulmans n’aimaient pas le poisson, il faudrait supprimer le poisson ?

            « Quant aux non-musulmans, leur statut s’explique par compensation de ce qu’ils ont droit ou non de faire »

            « Le mariage avec des enfants ne se pratique plus, sauf dans quelques endroits perdus, un peu comme l’inceste en France. »

            L’inceste est un crime puni fermement par la Loi Française.

            Je rappelle que le Prophète Mohammed, Guide Spitituel de tous les Musulmans, était marié à Aisha (6 ans, consommée à 9 ans) et que ses préceptes sont suivis encore à la lettre dans le Monde Islamique.
            Au Maroc par exemple, des dérogations sont demandées officiellement à l’Etat pour pouvoir épouser des enfants et suivre les préceptes du Coran. (33253 dérogations acceptées de mariage avec des mineures en 2009, sans compter les mariages non officiels). De la pédophilie légalisée ! !
            Lien
            Et je n’ose même pas évoquer l’Arabie Saoudite.

            Ce que vous décrivez là est un Etat Fasciste Islamique Totalitaire. (inégalités de traitement entre les citoyens).

            L’Islam, d’accord, MAIS DANS LES PAYS MUSULMANS ! !

            • Rafeh
              Rafeh répond à MasterMan
              • Posté à 10h47 le 15/04/2011
              • Internaute 148385

              Vous savez, l’Islam n’est pas qu’un, les interprétations sont multiples. Par exemple, en Arabie saoudite, le fait d’obliger les non-musulmanes à porter le voile est considéré comme totalement anti-islamique par d’autres, puisqu’en principe, l’Islam n’a pas à s’ingérer dans la pratique des autres cultes. Certains estiment que les musulmans doivent coexister dans n’importe quel régime et quoi qu’on leur impose, car ils seront pardonnés, et d’autres estiment que renier son appartenance religieuse ne le sera pas. Bref, les deux ont raisons, parce que l’on fait ce que l’on veut avec des principes. Mais l’avantage est énorme, il apporte une réelle cohésion et de donner une légitimité aux normes. C’est un système comme un autre...

              Cette façon que vous avez de voir l’Autre de manière caricaturale, barbare face à votre représentation de la civilisation, d’imaginer des ennemis de l’intérieur... Pourquoi pas. Mais lorsque cela devient exacerber, on tombe dans le fascisme. Pas étonnant que l’Europe ait accouché d’une pareille idéologie (vous voyez, je viens de généraliser et c’est idiot).

              • MasterMan
                MasterMan répond à Rafeh
                technicien informatique
                • Posté à 20h57 le 15/04/2011
                • Internaute 129906
                  technicien informatique

                « Cette façon que vous avez de voir l’Autre de manière caricaturale, barbare face à votre représentation de la civilisation, d’imaginer des ennemis de l’intérieur... Pourquoi pas. Mais lorsque cela devient exacerber, on tombe dans le fascisme. Pas étonnant que l’Europe ait accouché d’une pareille idéologie (vous voyez, je viens de généraliser et c’est idiot). »

                Ce n’est pas caricatural.
                C’est l’Islam qui est enseigné dans TOUTES les Mosquées du Monde, regardez en France par exemple :
                Lien

        4 autres commentaires
  • philoupe
    • Posté à 09h32 le 14/04/2011
    • Internaute 3168

    « La proximité de l’émir du Qatar avec le président syrien Bachar al-Assad influe peu sur la couverture des affrontements entre manifestants et forces de sécurité en Syrie. “

    Ah bon ? Alors de deux choses l’une :

    - soit on ne regarde pas la même chaine
    - soit il ne se passe rien en Syrie

    Parce qu’en regardant l’actualité syrienne vue par Al Jazeera aujourd’hui, on risque surtout de s’endormir !

    Bref, je pense que cette chaine est devenue l’arme la plus puissante aux mains des Émirs du Qatar. Elle leur a en particulier permit de dompter leur voisin saoudien et, si il existe une liberté de ton (et de critique) véritable chez Al Jazeera, celle ci ne peut et ne pourra jamais aller contre les intérêts stratégiques de l‘émirat, qui sont ceux de ses dirigeants.

  • BandungPresse
    BandungPresse
    Site d'informations
    • Posté à 10h51 le 14/04/2011
    • Internaute 145052
      Site d'informations

    On en parlait déjà sur Bandung-Presse il y a plus d’un mois :
    Lien

  • mahoor
    mahoor
    entrepreneure
    • Posté à 14h38 le 14/04/2011
    • Internaute 152546
      entrepreneure

    merci pour cet analyse éclairé l auteure a très bien expliquer les enjeu sans partie pris c est rare de trouver sur les média occidentaux un auteure qui donne une image du monde arabe sans préjuger

  • ejc
    ejc
    • Posté à 20h17 le 14/04/2011
    • Internaute 26836

    Pour ceux qui trouvent que al Jazeera parle peu de la Syrie, je me demande si on regarde la même chaîne. C’était vrai il semble jusqu’à il y a quelques temps mais depuis fin décembre et les manifs en Tunisie, on a d’abord vu des micro-trottoirs réalisés à Damas où le journaliste demandait carrément « alors et chez vous, la liberté c’est comment ? est-ce que cela pourrait arriver ici ? » Depuis un mois c’est des appels des frères musulmans en exil (en Turquie ! ! !) à renverser Bashar al-Assad ; voir cette page très instructive : Lien
    et aujourd’hui encore diffusion d’images d’il y a trois jours avec un commentaire qui parle d’un événement qui a eu lieu il y a quelques heures (le déploiement de l’armée à Banyas avec semble-t-il en partie le soutien de la population qui a peur des snipers qui ont effectivement attaqué 9 soldats). La même technique de répétition d’images anciennes est utilisée en permanence par Al Jazeera et pas seulement depuis les manifs de décembre.
    Cet article, comme celui du Monde publié aujourd’hui, me semble faire l’éloge d’un média bien partial, qui interviewait al-Qardawi au quotidien alors que les religieux ne participaient pas encore aux manifs en Egypte et que les jeunes de Tahrir ne lui avaient rien demandé. Pareil pour son discours populiste place Tahrir après la chute de Mubarak où il annonçait que la prochaine fois il ferait le prêche à Jérusalem une fois reconquise. Et le pire c’est qu’après 2-3 jours au Caire il est reparti au Qatar pour appeler à la chute de Qaddafi et d’al-Assad. Pour la Libye, sur le plateau presque tous les opposants invités étaient des religieux en exil...
    Le plus triste dans tout cela, c’est que les Syriens sincères qui appellent aujourd’hui (depuis leur lieu d’exil) leurs concitoyens à descendre dans la rue (sur un modèle dynamique parfaitement identique à celui qu’on a pu observer à partir du 17 février à propos de la Libye, et mettant en jeu al Jazeera, Twitter, Facebook, et quelques réseaux) semblent ne pas réaliser qu’il y a une crise économique mondiale. Celle-ci s’accentue depuis la catastrophe japonaise et il y aura des répercussions terribles pour l’avenir : pas de tourisme, augmentations des prix, etc. Le problème de l’accaparement des ressources par une oligarchie est très certainement mondial et il appelle donc à des solutions globales. Certains sur Twitter (utilisé surtout par des journalistes et des « djeunes », dont beaucoup aux US) ont l’air de croire au « grand soir » mais ils restent calés devant leurs écrans en appelant d’autres à descendre dans les rues à leur place.

  • had-the-mad
    had-the-mad
    lui-même
    • Posté à 02h56 le 15/04/2011
    • Internaute 119237
      lui-même

    Certe, la chaîne a des défauts, mais c’est quand même devant sa version anglaise que j’ai suivie les débuts de la révolte libyenne (il est encore trop tôt pour parler de révolution).

    Les medias sont des outils politiques, et ils doivent être considérés comme tels. Glorifier la chaîne pour sa couverture d’un événement ou la traîner dans la boue pour un autre n’a aucun sens. Il faut choisir pour chaque occasion le meilleur média, c’est encore la meilleure solution pour garder son objectivité.

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