Tribune 12/04/2011 à 15h59

Libye : le faux problème du « deux poids, deux mesures »

Jean-Baptiste Jeangène Vilmer | Philosophe et juriste, maître de conférences au département de War Studies du King's College de Londres

Parmi les critiques formulées récemment à l’encontre de l’intervention en Libye figure en bonne place celle du « deux poids, deux mesures » : pourquoi la Libye et pas Bahreïn, la Syrie ou le Yémen ? Cette question récurrente émerge à chaque intervention : pourquoi secoure-t-on un pays plus qu’un autre, pourquoi le Kosovo et pas la Tchétchénie ?

Elle est légitime puisque, d’un côté, on prétend intervenir au nom d’une règle universelle – la protection des droits de l’homme – et de l’autre, on ne l’applique pas universellement. Les droits des Tchétchènes, des Zimbabwéens et des Darfouris valent-ils donc moins que ceux des Kosovars, des Timorais et des Libyens ? Comment justifier cette asymétrie morale ?

Une intervention qui repose sur un calcul coût/bénéfice

C’est le problème dit de la sélectivité, de l’inconsistance ou des doubles standards. Et c’est un faux problème qui ne se pose qu’à ceux qui ont deux convictions :

  • d’une part, que l’intervention est purement humanitaire, c’est-à-dire désintéressée ;
  • d’autre part, qu’il existe un devoir – pas seulement un droit – d’intervenir, qu’on appelle généralement « devoir d’ingérence » ou « responsabilité de protéger ».

Si les Etats n’interviennent que pour aider la population locale, alors il est effectivement incohérent d’intervenir ici et pas là si l’urgence humanitaire est similaire. Et si les Etats ont le devoir, donc l’obligation d’intervenir, on peut même les accuser de le faire en Libye mais pas en Syrie, au Kosovo mais pas en Tchétchénie.

Or, ces deux convictions sont fausses.

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Des intérêts nationaux toujours prioritaires

D’une part, la décision d’intervenir ne repose pas seulement sur le facteur humanitaire, mais sur un calcul coût/bénéfice qui inclut les risques encourus, à la fois pour les intervenants et les locaux, les intérêts nationaux en jeu et les conséquences politiques. Même dans l’hypothèse où l’urgence humanitaire serait similaire dans deux situations, les autres facteurs ne le sont pas forcément et c’est pourquoi la décision finale n’est pas la même.

Les Etats n’interviennent que là où ils ont un intérêt à le faire. Rougier écrivait en 1910 :

« Il se commet tous les jours dans quelque coin du monde mille barbaries qu’aucun Etat ne songe à faire cesser parce qu’aucun Etat n’a d’intérêt à les faire cesser. »

C’est toujours vrai. Toutes les interventions militaires justifiées par des raisons humanitaires ont été, sont et seront également motivées par des intérêts nationaux. Délégitiment-ils l’intervention ?

Certains le pensent, qui préfèrent renoncer à une intervention nécessaire parce qu’elle serait « polluée » par des intentions impures. Ceux-là vivent dans un monde idéal qui n’est pas le nôtre. Les motivations politiques sont inévitables et ne constituent pas en soi un problème. Elles ne le deviennent que lorsqu’elles sont contradictoires avec l’objectif humanitaire. Jusqu’à preuve du contraire, elles n’annulent pas comme par magie l’urgence, les besoins des victimes, les exactions commises.

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Il n’y a pas de devoir d’intervenir

D’autre part, le devoir d’ingérence est une mythologie française et la responsabilité de protéger davantage un slogan pour les médias qu’une réalité juridique – elle n’est d’ailleurs pas citée dans la résolution 1973 autorisant l’intervention en Libye, contrairement à ce qu’on lit souvent. Il y a éventuellement un droit d’intervenir lorsque le Conseil de sécurité l’autorise, ce qui est très différent.

Il est assez paradoxal que les mêmes qui critiquent le rôle de « gendarme du monde » que se donneraient les Etats-Unis, la France, l’Angleterre ou l’Otan, leur reprochent d’intervenir ici mais pas là, comme s’il existait effectivement une loi qu’ils étaient chargés d’appliquer également partout.

L’intervention n’étant ni moralement désintéressée ni juridiquement obligatoire, on comprend mieux qu’elle soit par définition sélective et qu’intervenir en Libye pour des raisons qui sont propres à cette situation particulière n’implique aucunement devoir intervenir au Bahreïn, en Syrie ou au Yémen.

Une intervention ? Que si elle sauve davantage qu’elle ne tue

Il y a en outre une seconde raison d’écarter définitivement l’objection du « deux poids, deux mesures » : elle peut conduire à la politique du pire.

Que demandent exactement ceux qui s’indignent que l’on intervienne en Libye et au Kosovo mais pas en Syrie et en Tchétchénie ? Probablement pas d’intervenir partout, puisqu’ils savent qu’il y a des raisons prudentielles de ne pas déstabiliser le Moyen-Orient et déclarer la guerre à la Russie, par exemple. L’intervention n’est justifiée que si elle sauve davantage de personnes qu’elle n’en tue.

Demandent-ils alors que nous n’intervenions pas dans deux situations, puisque nous ne le faisons pas dans quatre ? Si c’est le cas, la tyrannie de la cohérence implique de laisser mourir certaines victimes, au motif qu’on ne peut pas les sauver toutes.

Cette logique du tout ou rien s’applique bien mal à la réalité et n’est autre qu’un sophisme : ce n’est pas parce que l’on ne peut pas intervenir partout qu’il ne faut pas intervenir lorsqu’il est possible de le faire.

Une sélection souhaitable mais impopulaire

Reste que la sélectivité a beau être inévitable et même souhaitable, elle a au moins un effet pervers : elle nuit considérablement à l’image de l’intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires, qui est exclusivement le fait d’Etats dits « du Nord », toujours les mêmes, sur des Etats dits « du Sud », en particulier en Afrique et au Moyen-Orient. D’où les accusations récurrentes de néocolonialisme.

La sélectivité attise la suspicion, la méfiance, le cynisme, nuit à la crédibilité des institutions et divise la soi-disant « communauté » internationale. Elle est un faux problème qui a de vraies conséquences.

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  • adieuoscar
    adieuoscar
    La delation n'est pas un devoir (...)
    • Posté à 16h20 le 12/04/2011
    • Internaute 128044
      La delation n'est pas un devoir (...)

    C’est un article foutage de gueule ou bien ? ?
    Ce type a du dormir au moins 50 ans ! ! Il vient de se reveiller.

    • mat_fr
      mat_fr répond à adieuoscar
      Doctorant
      • Posté à 16h31 le 12/04/2011
      • Internaute 106142
        Doctorant

      Ben non, il rappelle 2-3 choses que certains oublient un peu vite.

      Ce n’est pas parce qu’on a profité de 60 ans de paix que l’intérêt des nations notamment européennes ne passe plus avant des considérations très vagues et très hypocrites comme « l’ingérence humanitaire ».
      On regarde ce qu’on peut faire de bien et qui peut nous avantager, ça a toujours été comme ça et si c’est pas nous qui le faisons d’autres le font à notre place. Tout est question de lutte d’influence.

      • Zeki
        Zeki répond à mat_fr
        Curieux de tout
        • Posté à 22h24 le 12/04/2011
        • Internaute 64085
          Curieux de tout

        Il me rappelle surtout les sophismes utilisés comme raisonnement foireux pour justifier des actions tout aussi foireuses.

        « Et c’est un faux problème qui ne se pose qu’à ceux qui ont deux convictions... »
        Euh... le deux poids 2 mesures n’est pas un problème pour les opposants à l’implication française en libye mais pour la coalition dont la cohérence est mise à l’épreuve (intervenir au nom de la paix avec le qatar du CCG est ce bien cohérent ?)
        Beaucoup d’opposants ne croient pas une seule seconde au caractère « purement humanitaire » pas plus qu’à un « devoir d’ingérence ». Donc son postulat, sur le « deux poids, deux mesures », qu’il qualifie de « faux problème », se positionne non pas comme une analyse mais comme la dénonciation d’un groupe d’opposant si particulier que je n’en ai pas encore croisé sur le net.

        « 1-Des intérêts nationaux toujours prioritaires »
        L’ONU n’a pas voté les résolution au nom de la protection des intérêts français, anglais et américains mais au nom de l’article VII de la charte de l’ONU. Lien
        De même que les facteurs électoralistes aussi bien basés sur l’effet d’un président en kaki, comme sur la récompense des participant à cette campagne pour la liberté du peuple libyen peuvent difficilement être considérés comme d’intérêt national.

        Ensuite citer Antoine Rougier c’est citer celui qui va « prophétiser » (et il n’est pas le seul) l’avènement de la société des nations qui deviendra ONU :

        « Peut-être son développement est-il l’indice d’une évolution de la doctrine vers une conception nouvelle de la Société internationale, dans laquelle les nations, étroitement solidaires et dépendantes les unes des autres, seraient groupées sous une autorité juridictionnelle ou tout au moins sous un pouvoir hiérarchique chargé d’assurer chez toutes le respect de la justice.
        ...
        La théorie de l’intervention d’humanité est proprement celle qui reconnaît pour un droit l’exercice du contrôle international d’un État sur les actes de souveraineté intérieure d’un autre État contraires “ aux lois de l’humanité ”, et qui prétend en organiser juridiquement le fonctionnement.
        Suivant cette doctrine, chaque fois que les droits humains d’un peuple seraient méconnus par ses gouvernants, un ou plusieurs Étals pourraient intervenir au nom de la Société des nations, soit pour demander l’annulation des actes de puissance publique critiquables, soit pour empêcher à l’avenir le renouvellement de tels actes, soit pour suppléer à l’inaction du gouvernement en prenant des mesures conservatoires urgentes, et en substituant momentanément leur souveraineté à celle de l’État contrôlé. »
        A sa décharge, ce texte précède la réalisation pratique de cet idéal occidental romantique. Ce qui nous rappelle encore une fois le pavage de bonne intention de notre bon vieil enfer terrestre.

        2-« Il n’y a pas de devoir d’intervenir »
        En effet il y a un droit d’intervenir accordé par le conseil de sécurité de l’ONU dont les 5 membres permanents ne représentent que 30% de la population mondiale dont 20% pour la chine.
        Dans le cas présent, hormis la russie, 3 gouvernements (US, UK, France) représentant moins de 10% de l’humanité veulent imposer la défense de leurs « intérêts nationaux » au reste du monde.

        -« Il est assez paradoxal que les mêmes qui critiquent le rôle de “ gendarme du monde ” que se donneraient les Etats-Unis, la France, l’Angleterre ou l’Otan, leur reprochent d’intervenir ici mais pas là, comme s’il existait effectivement une loi qu’ils étaient chargés d’appliquer également partout. »

        Parce que vous éludez utilement ceux qui préconisent qu’ils n’interviennent militairement pas du tout !
        Pas plus qu’ils s’enrichissent en infestant le globe d’armes de destruction massive dégainées pour la chasse aux ADM fantômes..

        L’OTAN est un alliance DÉFENSIVE, pas offensive. Qu’ils commencent donc par créer une force offensive, qui n’aura pas besoin de cohérence mais de franchise, expliquant qu’elle utilise la force pour l’intérêt US en tête et de ses fidèles vassaux, pour se débarrasser de ses autocrates devenus gênants.
        Ainsi au lieu d’invoquer le chapitre VII de la charte de l’ONU (rédigée par le raciste ségrégationniste Ian Smutt), on invoquera le droit des peuples du nord (c’est mieux en 2011 que droit des races supérieures) à diriger les mal lotis du sud pour leur propre intérêt national.
        Comment peut on justifier que les membres permanents du conseil de sécurité (les puissants du camps allié de la WWII de 1941, les mongoles les ayant rejoint après hiroshima) correspondent au plus grands vendeurs d’armes et accessoirement aux plus grand criminels de la deuxième moitié du XXème siècle ?

        « Si c’est le cas, la tyrannie de la cohérence implique de laisser mourir certaines victimes, au motif qu’on ne peut pas les sauver toutes. »
        Qui nous demande de jouer les sauveurs ? Kouchner l’atlantiste ?
        La « tyrannie de la cohérence » existe, et sa racine est au pentagone et à la maison blanche. Pas chez 90% de l’humanité qui même avec la propagande ne comprends majoritairement pas et fait les frais de la légalisation et de la moralisation par l’ONU des pratiques criminelles et violentes impérialistes et néocoloniales (le million de morts en irak selon the lancet on l’explique avec les droits de l’homme et la démocratie ?).
        La cohérence intellectuelle n’est pas une tyrannie mais un minimum pour ceux qui se prétendant rationnels s’abritent sous les valeurs universelles pour dissimuler leur cynique pillage.

        La guerre perpétuelle comme solution aux crises économiques récurrentes d’un système financier à l’agonie, devrait conduire un philosophe a réfléchir aux solutions plus qu’à dissimuler la cynique réalité sous un voile fait de sophismes abscons.

  • PGC
    PGC
    Impair Impasse89
    • Posté à 16h34 le 12/04/2011
    • Internaute 147266
      Impair Impasse89

    Le faux double choix n’est que la conséquence de dizaines d’années d’errements diplomatiques variant de kadhafi s’essuyant sur la suisse, la france, l’italie parce qu’il était redevenu fréquentable, grace au savant mélange al quaida pétrole après avoir été banni pour avoir ouvertement financé le(s) terrorisme(s).
    C’était bien avant qu’il fallait choisir une posture et la tenir. La cote d’Ivoire idem.
    Les chefs d’Etats n’ont pas de parole, l’humanitaire apparait seulement pour justifier la bascule de la diplomatie vers les armes.
    L’économie est mise en avant le reste du temps pour justifier les démissions des démocraties devant les dictatures de tout poil .
    Le temps de la colonisation était beaucoup plus simple, les armes pour l’économie, et l’humanitaire on s’en tapait.
    A mon avis, on s’en tape toujours mais on fait semblant.

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 17h19 le 12/04/2011
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Faux problème mais vraie guerre néocoloniale.
    Guerre, parce que décidée à l’automne 2010.

    Lien

    Fausses alternatives mais vraies victimes collatérales.

  • grosnaze
    • Posté à 17h39 le 12/04/2011
    • Internaute 27732

    Analyse simpliste qui ne résiste pas aux trois conflits ou sont engages les Français.
    Rapidement en Afghanistan ou sont les intérêts de même qu’en Libye. En Cote d’ivoire l’affirmation que l’on a plus sauve que permis des morts civils reste a démontrer. Quoique a posteriori sur le sujet on puisse dire n’importe quoi et que les intérêts Français soient surtout ceux de Bolloré.

    • mat_fr
      mat_fr répond à grosnaze
      Doctorant
      • Posté à 17h54 le 12/04/2011
      • Internaute 106142
        Doctorant

      Afghanistan : intérêt diplomatique.
      Nous avons demandé en échange de notre réintégration dans l’OTAN, des postes importants et un rôle particulier de même qu’une « liberté de parole » qu’on a pu d’ailleurs constater dans le dossier libyen. Tout ceci implique de facto une plus forte implication de nos troupes dans les opérations de l’OTAN dont la principale, l’Afghanistan. Nous avons trainé des pieds pour y envoyer des renforts et pourtant, comparez pour voir le ratio effectif de l’armée au complet / troupes engagées des autres pays présents. Les Pays Bas y sont proportionnellement plus nombreux que nous, sans parler des Britanniques.

      Libye : intérêt d’influence.
      Le Maghreb reste une zone d’influence européenne. L’intervention américaine a été limitée au stricte nécessaire. Nous menons les frappes quasi seuls avec les britanniques. On place nos pions chez les insurgés pour la suite diplomatique. Le Qatar notre allié les finance en leur achetant leur pétrole et a envoyé 10 avions de chasse pour participer à l’opération.
      Également intérêt commercial : la « publicité » pour le Rafale vaut tout les prospectus.

      Côte d’Ivoire : défense de ressortissants très nombreux, et des intérêts économiques.
      Personne n’a d’intérêt à ce que l’économie de la CI s’effondre. De plus l’armée française est sur place depuis plusieurs dizaines d’années et agis cette fois ci sur mandat et demande directe de l’ONU.

      Vous voyez que l’analyse n’a rien de simple.

      • grosnaze
        grosnaze répond à mat_fr
        • Posté à 19h25 le 12/04/2011
        • Internaute 27732

        Vous croyez vraiment ce que vous dites pour l’Afghanistan et la Libye a part un désir fou de plaire aux USA et d’espérer faire monter sa cote de popularité.
        Pourquoi s’énerver a placer des pions tres type peau de l’ours en Lybie alors qu’on était déjà copain comme cochon avec Kadafi. Vous rêvez là. Pour la CI voir Bollore surtout et quelques français (10 000 en constante baisse) et 143 filiales de PME
        Accessoirement le cout financier est déjà conséquent tant qu’au cout diplomatique et politique lui risque aussi d’être très négatif en terme d’image et d’influence.

         
        • mat_fr
          mat_fr répond à grosnaze
          Doctorant
          • Posté à 20h18 le 12/04/2011
          • Internaute 106142
            Doctorant

          Oui j’y crois. On ne cherche pas à « plaire » gratuitement. Notre présence renforcée la bas est une contre partie aux conditions de notre retour dans l’OTAN. C’est peut être moins sexy ou vendeur que Sarko simple toutou des US mais bon...

          « ’on était déjà copain comme cochon avec Kadafi »
          Kadafi nous a fait des coups fourrés pendant 30 ans et quand les relations se sont « réchauffées » ces 2-3 dernières années, on s’est ridiculisé à lui faire toutes les courbettes possibles et finalement il s’est foutu de nous en signant contrats sur contrats avec russes et chinois. Donc l’occasion d’appuyer une rébellion contre lui était trop belle, surtout après avoir loupé le train des révoltes tunisiennes ou egyptiennes.

          • grosnaze
            grosnaze répond à mat_fr
            • Posté à 21h16 le 12/04/2011
            • Internaute 27732

            Sauf que je ne vois pas ce que nous apporte a part des emmerdes le retour dans l’OTAN pour lequel on reste les seuls a faire des ronds dans le ciel avec nos rafales, pour le reste on est d’accord les USA nous prennent pour des billes sachant que la base de CI aurait du être fermée depuis 2009

            • mat_fr
              mat_fr répond à grosnaze
              Doctorant
              • Posté à 21h24 le 12/04/2011
              • Internaute 106142
                Doctorant

              « Sauf que je ne vois pas ce que nous apporte a part des emmerdes le retour dans l’OTAN »
              C’est tout le problème et ce pour quoi j’ai toujours été opposé à ce retour. Mais la situation actuelle dont l’Afghanistan s’explique très bien à partir de ce constat de retour...

        3 autres commentaires
  • tonimarus45
    • Posté à 18h11 le 12/04/2011
    • Internaute 22823

    bonjour–quel ignoble personnage c’est auteur.venir defendre ici le deux poids deux mesures il fallait le faire
    je ne doute pas qu’il defende le superbe deux poids deux mesures auquel on va assister en cote d’ivoire...gbagbo sera entierement res ponsables des exactions de ces troupes et traduit devant la justice par contre ouatara ,qui comme la declare dominique paille, ancien porte parole de sarko, a aussi du sang sur les mains ,non ; les exactions que l’on pourrait lui reprocher seront imputables a ses elements incontroles et donc ouattara, au moins aussi coupable que l’ex president ne sera pas inquiete.c’est pas beau cela ? ?

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 18h12 le 12/04/2011
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Blabla Blabla.

    Et la défense des animaux au Turkménistan, çà en est où ?

    • Ishtar
      Ishtar répond à Autist Reading -
       ? ?
      • Posté à 18h43 le 12/04/2011
      • Internaute 26226
         ? ?

      Pourparlers et empoignades à l’ONU.Les Etats Unis et Israel mettent leur veto ! Sarkozy consulte les derniers sondages...

  • Ishtar
    Ishtar
     ? ?
    • Posté à 18h37 le 12/04/2011
    • Internaute 26226
       ? ?

    « “Parmi les critiques formulées récemment à l’encontre de l’intervention en Libye figure en bonne place celle du ‘ deux poids, deux mesures ’ : pourquoi la Libye et pas Bahreïn, la Syrie ou le Yémen ? ‘’

    Le plus choquant n’est pas tant de ne pas intervenir au Bahrein mais de cautionner voire même de fournir le feu vert à une répression féroce.L’Arabie Saoudite est entrée au Bahrein avec des armes lourdes avec l’approbation des E U par ailleurs occupés à venir en aide à d’autres insurgés.Il ne s’agit plus du deux poids deux mesures mais d’une incohérence apparente et d’une préméditation pure et simple.
    Pour l’interrogation selon laquelle l’humanitaire pourrait intervenir dans ces guerres ,elle est surréaliste.Qui croit encore à un tel alibi ?

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 01h46 le 13/04/2011
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    À cette époque où on s’indigne au lieu de réfléchir, merci de rappeler ces évidences.

    J’imagine qu’on n’est pas près de voir l’armée française intervenir pour déloger le satrape turkmène, y compris s’il passe ses opposants au fil du cimeterre...

  • Marcel Zang
    • Posté à 13h24 le 15/04/2011
    • Internaute 24122

    Le gangstérisme en limousine et l’ONU et l’OTAN hors-la-loi.
    Ah, je me marre ! me bidonne, me désespère, m’attriste... Cette sidération générale ! Cette vaste manipulation, ces braquages sanglants organisés par des gangsters en limousine, à la barbe d’un public en extase, la croupe sur la table, rutilante, en demande, et « encore ! »...et « encore ! »...
    Article 2 § 7 de la Charte de l’ONU : « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État. »
    Article 1 du Traité de l’OTAN : « Les parties s’engagent, ainsi qu’il est stipulé dans la Charte des Nations Unies, à régler par des moyens pacifiques tous différends internationaux dans lesquels elles pourraient être impliquées. »
    « C’est l’un des droits absolus de l’État de présider à la constitution de l’opinion publique. » (Joseph Goebbels)
    « Plus le mensonge est gros, plus il passe. » (Joseph Goebbels)