L'info.com 02/04/2011 à 21h12

Réindustrialiser la France ? Belle intention, réalité mitigée


Attractive vue d’ailleurs, la France serait quasiment sortie de la crise. C’est ce qu’indique en substance le dernier index de l’Agence française pour les investissements
internationaux
(Afii) qui recense 782 projets d’investissements étrangers pourvoyeurs d’emploi en 2010, soit un niveau inédit depuis quinze ans et une hausse de 22% par rapport à l’année précédente.

La France sortie d’affaire ? Un peu rapide, pourtant, vu le niveau du chômage (9,6% de la population active) et surtout sa progression : +4,1% entre février 2010 et février 2011.

Vendredi, L’info.com, rendez-vous hebdomadaire en partenariat avec France Info, recevait Pascal Clément, commissaire à la réindustrialisation, pour discuter de ce paradoxe qui perdure, deux ans après la création de cette nouvelle fonction, et qui voit coexister :

  • un regain d’activité et des tissus économiques locaux revitalisés

  • la hausse non endiguée du nombre de demandeurs d’emploi et la fermeture de sites phares, de Continental (Picardie) à Molex (Midi-Pyrénées) en passant par la cokerie de Carling (Lorraine)

Il existe neuf commissaires à la réindustrialisation. Nicolas Sarkozy avait largement médiatisé leur feuille de route au lancement en mai 2009, leur donnant « la responsabilité de prouver que l’Etat se bat pour surmonter la crise ».

Pascal Clément : « Le choc a été largement amorti »

Affichage ? Pascal Clément, qui fait partie de la première promotion, en charge de la région Haute-Normandie, s’en défend et en veut pour prendre la reprise de l’activité :

« Aujourd’hui, si on fait le bilan, le choc a été largement amorti, et on a contribué à préparer ce qui permettra à l’industrie d’évoluer vers des secteurs porteurs. »

Méconnus, ces commissaires à la réindustrialisation apparaissent comme des VRP de secteurs géographiques hier en crise. Lui insiste sur son rôle de médiateur entre le tissu industriel et les établissements financiers. Et explique avoir fait beaucoup de prévention dans sa zone géographique, là où d’autres commissaires ont eu à gérer davantage de crises consommées.

Au total, un milliard d’euros ont été mis à la disposition des entreprises, affirme Pascal Clément. (Voir l’intégralité de l’interview en vidéo)

Pourtant, deux ans après la nomination de Pascal Clément et ses pairs (et même en dépit de celle-ci), reportages et enquête de terrain continuent de montrer que l’Etat français ne parvient pas à résoudre certaines impasses symptomatiques de l’impuissance des pouvoirs publics.

1

Réindustrialiser les régions... mais que faire des hommes ?

En décembre, j’avais passé quiarante-huit heures à Villemur-sur-Tarn auprès des ex-salariés de Molex. J’en étais revenue avec des portraits d’hommes et de femmes qui ont perdu leur travail en septembre 2009, lorsque l’américain Molex Inc (qui avait racheté en 2003 le site bénéficiaire) a décidé de liquider l’usine où travaillaient 285 salariés. Souvent depuis une vie.

Sur les cinq salariés (dont quatre techniciens) à qui j’avais consacré un article à Noël 2010, un seul a été rembauché par le repreneur adoubé par les services de Christian Estrosi, alors en charge du dossier en qualité de ministre de l’Industrie. Les autres sont au chômage, en formation conducteur poids lourd à 50 ans ou espèrent une réinsertion dans le commerce.


Ces cas concrets ont de quoi entamer l’enthousiasme de Pascal Clément qui vante la bonne volonté des services de l’Etat à convaincre les acteurs économiques locaux de reprendre les salariés licenciés (« la solution n’est pas toujours possible au niveau du site lui-même », dit-il sans bouder les euphémismes. :

« La reconversion n’est pas toujours évidente. Sur le plan technique, ces
salariés ont une qualification importante, mais il faut voir les
possibilités de reconversion au cas par cas. Je ne pense pas que l’âge
soit nécéssairement un handicap du fait de cette maîtrise importante sur le plan technique. Les salariés peuvent aussi évoluer dans des emplois de service.

Ça fait partie de notre mission de faire en sorte que l’âge ne soit pas un obstacle. »

Interrogé sur la ré-employabilité de techniciens qui ont fait parfois toute leur carrière dans une même boîte, il concède :

« Il faut être réaliste sur le fait que la crise a été extrêmement
violente et que la concurrence vis-à-vis de la France est très forte [...] »

2

Les patrons voyous qui délocalisent

Dans « Les Gens Debout », le documentaire réalisé par José Alcala sur les Molex, on découvre Christian Estrosi faisant part de son sentiment d’impuissance face au groupe américain qui a dépecé le site de Villemur-sur-Tarn, exfiltré machines dernier cri et brevets développés sur place, rouvert un site sur le sol américain... puis fermé l’usine de Haute-Garonne malgré de nombreuses décisions judiciaires contraires.

Depuis cette fermeture, deux ans ont passé, et les politiques n’ont toujours pas d’outils pour peser sur ce type de décisions. Pascal Clément affirme n’avoir pas été confronté à ce type de dossiers, en Normandie, malgré des fermetures de site.

« Effectivement on peut regretter qu’on ne dispose pas, au niveau de la commission européenne, de moyens juridiques plus puissants. C’est quelque chose qu’il faudrait probablement rechercher. Un effort au niveau national pour éviter ce genre de départs rapides. »

Pour lui, c’est bien de protectionnisme qu’il s’agit ici :

« Il peut y avoir des directives européennes qui renforcent les moyens de protection de l’Union européenne comme il en existe dans d’autres Etats dans le monde. En particulier les Etats-Unis qui, bien qu’ayant une apparence très libérale, ont une capacité de protection très importante. »

3

Des industries qui génèrent moins d’emploi

Pascal Clément se félicite des chiffres de l’Afii sur l’attrait de la France et précise que l’ensemble de ces projets d’investissements étrangers devraient créer 35 000 emplois. Pour lui, les entreprises qui arrivent sont sensibles à deux critères :

  • une main d’oeuvre qualifiée
  • la qualité des infrastructures et de la logistique, par exemple autour du port du Havre

Le commissaire à la réindustrialisation néglige toutefois un dernier point : ce n’est pas vers la France mais souvent vers l’Europe de l’Est que les investisseurs étrangers se tournent pour installer leurs projets les plus lestés en main d’oeuvre.

Photos : Jacques Aso ; Jean-Claude Delrieu ; Patrick Frégolent ;
Jean-Michel Isnardon ; Eric Pregno (Eric Cabanis pour « Portraits d’une
lutte : les Molex, pour mémoire »).

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  • kiki le chien
    kiki le chien
    observateur
    • Posté à 21h18 le 02/04/2011
    • Internaute 130584
      observateur

    c’est bien ont est tous sauver merci

    • pablico
      pablico répond à kiki le chien
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 09h04 le 03/04/2011
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      mais le pic pétrolier s’est produit en 2006 parait-il..

      peut-on raisonner comme dans l’article avec ce paramètre ?

      Lien

  • caoua
    caoua
    sur la lune
    • Posté à 21h31 le 02/04/2011
    • Internaute 95100
      sur la lune

    Je possède une entreprise de 42 salariés qui fabrique tous le mois 5200 volets et fenêtres dont le prix de vente unitaire est de 833 euros.
    M. « X » arrive sur mon secteur d’activité, possédant 5 salariés et des machines outils ultra sophistiqués qui lui permettent de fabriquer 30000 volets et fenêtres qui ont pour prix de vente unitaire 199 euros.

    conclusion :
    D’un côté, M. « X » créé 5 emplois et pour ma part, à court terme lorsque la nouvelle se sera répandus chez les consommateurs, je licencierai 42 employés car je devrai fermer ma boutique.

    • Hulk
      Hulk répond à caoua
      Gros con de droite
      • Posté à 22h15 le 02/04/2011
      • Internaute 108405
        Gros con de droite

      Vous ne pouvez pas investir dans les mêmes machines ? En ce cas, vous disparaissez, et c’est bien normal. On ne voit pas pourquoi les gens paieraient 833 euros ce qu’ils peuvent avoir pour 199 euros.

      • caoua
        caoua répond à Hulk
        sur la lune
        • Posté à 22h53 le 02/04/2011
        • Internaute 95100
          sur la lune

        Quelle merveilleuse idée vous avez eu.
        Je vais donc investir pour produire 30000 produits avec seulement 5 employés qui bosseront chacun 151,67 heures par mois.
        Seulement, je ne souhaite en aucuns cas licencier, alors je viens de penser à une chose :
        j’ai besoin pour fabriquer mes produits qu’un employé travail 5x151,67 par mois soit 758,35 h
        je réparti ce temps de travail sur mes 42 employés actuels, ce qui donne : 758,35 / 42 = 18,06 h

        Je garderai donc mes 42 employés, en les faisant bosser 18,06 heures mensuel.
        Ils vont surement être content de pouvoir bosser 18 h par mois au lieu de 151 actuel tout en gardant leurs mêmes salaires mensuel.
        Dès lundi, j’organiserai une réunion pour leur annoncer la nouvelle.

         
        • Hulk
          Hulk répond à caoua
          Gros con de droite
          • Posté à 22h56 le 02/04/2011
          • Internaute 108405
            Gros con de droite

          Avec des raisonnements pareils, il n’est pas étonnant que vous ne soyez pas capable de vendre moins de 800 euros ce qui en vaut 200, et que vous vous retrouviez en faillite. Le darwinisme économique a du bon en éliminant les inaptes.

          • caoua
            caoua répond à Hulk
            sur la lune
            • Posté à 23h09 le 02/04/2011
            • Internaute 95100
              sur la lune

            Vous m’excuserez, car j’ai oublié de préciser que je vendrai mon produit 189 euros tout en gardant les mêmes salaires qui sont en place actuellement.

            Pour en revenir à votre commentaire, pour qu’il puisse posséder un poids tangible certain, il lui faudrait des arguments. Seulement, en l’état actuel, il n’en possède pas. Je ne peux que vous éclairer sur le fait que la critique est facile, mais encore faut il qu’elle possède du sens afin qu’elle possède un certain poids.

            Reviens donc me parler lorsque tu auras des arguments. Sinon, on parlera dans le vide, et qui est à mon sens, stérile et non constructif.

            • Renaudbb
              Renaudbb répond à caoua
              Consultant
              • Posté à 09h20 le 03/04/2011
              • Internaute 111914
                Consultant

              Cacoua,

              Euh,

              soit le produit résultant est le même, auquel cas vous êtes effectivement voué à l’échec et ça n’est pas choquant, soit votre produit est meilleur...
              Je peux comprendre qu’on crie au scandale quand des entreprises cassent les prix à cause d’une production chinoise faite avec des gens sous payés.
              Mais si c’est un concurrent français qui produit la même qualité pour moins cher, en France, en se mécanisant... c’est très bien !
              Car cette compétitivité profite au pays.
              En revanche, si votre production « manuelle » conduit à fabriquer des produits artisanaux de meilleure qualité, alors il vous reste à le valoriser.
              Certains diront après ça « oui mais les salariés » ? Certes : mais à ce compte là, devons nous pleurer les milliers d’emplois à la chaine remplacés par des robots ? Moi, surement pas. Ce n’est pas l’avenir de l’homme de faire un travail qu’un bout de métal peut faire aussi bien,voire mieux.

          • yamato
            yamato répond à Hulk
            • Posté à 07h20 le 03/04/2011
            • Internaute 21748

            bonjour Hulk

            « ce qui en vaut 200 » Ah !
            Avec un minimum de connaissance des mécaniques de constitution de la valeur d’un produit, vaut sauriez déja que dire, péremptoirement, « ça vaut x » est, au moins, très risqué et, souvent, inepte.

            En effet, si vous ne payez pas les valeurs ajoutées successives qui constituent un produit (du salaire, pour faire simple, de celui de l’extracteur de matière première, à celui du soudeur qui participe à la construction des machines,...), « ça vaut pas grand chose ».

            A ce trains là, ni votre travail, ni le mien, ne « valent “ rien

            • Hulk
              Hulk répond à yamato
              Gros con de droite
              • Posté à 14h26 le 03/04/2011
              • Internaute 108405
                Gros con de droite

              Ça vaut 200 parce que le concurrent le vend 200.

        • Karg se
          Karg se répond à caoua
          Ingénieur agronome vendu à une (...)
          • Posté à 14h14 le 03/04/2011
          • Internaute 9172
            Ingénieur agronome vendu à une (...)

          Si vous avez laissé votre entreprise perdre pied niveau productivité, vous êtes responsable. Si vos concurrent font aussi bien en qualité et quatre fois moins cher, c’est tant mieux pour eux et pour l’économie.

          Les gens claqueront leur argent sur d’autre produit, que vous pourriez fabriquer...

          En France le refus d’évoluer et d’investir est de loin la raison principale à la faiblesse de l’industrie, avec la surévaluation de l’euro.

          • caoua
            caoua répond à Karg se
            sur la lune
            • Posté à 16h57 le 03/04/2011
            • Internaute 95100
              sur la lune

            Qui est votre gourou ?

            Sinon, vous pouvez développer un peu votre affirmation svp « En France le refus d’évoluer et d’investir est de loin la raison principale à la faiblesse de l’industrie, avec la surévaluation de l’euro. » ?

            • Karg se
              Karg se répond à caoua
              Ingénieur agronome vendu à une (...)
              • Posté à 17h05 le 03/04/2011
              • Internaute 9172
                Ingénieur agronome vendu à une (...)

              Tu veux un exemple ? mon entreprise fait en 6h ce qu’elle faisait en une semaine il y a 15 ans, et avec les même effectif.
              Contre exemple, tu sais pourquoi STMicroelectronics c’est fait bouffer par Samsumg ? a cause d’une PME française qui a proposé un procès innovant, mais ils ont refusés, trop risqué. Samsumg a déplier le tapis rouge.

              • caoua
                caoua répond à Karg se
                sur la lune
                • Posté à 17h46 le 03/04/2011
                • Internaute 95100
                  sur la lune

                Navré, je ne suis pas psy, je ne peux donc pas t’aider.

        9 autres commentaires
    • Maxmaxence
      Maxmaxence répond à caoua
      Etudiant
      • Posté à 22h34 le 02/04/2011
      • Internaute 120649
        Etudiant

      Et les machines outils ultra sophistiquées, ont les fabrique comment ? Il faut des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, etc, ce qui emploie finalement autant voire plus de monde.

      • caoua
        caoua répond à Maxmaxence
        sur la lune
        • Posté à 23h33 le 02/04/2011
        • Internaute 95100
          sur la lune

        « Et les machines outils ultra sophistiquées, ont les fabrique comment ? Il faut des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, etc, »
        > Dites moi, vous avez fait des hautes études pour affirmer une chose qui est d’une simplicité gigantesque ?

        « ...autant de monde voir plus de monde »
        > par rapport à quoi ? ? ?
        Juste pour savoir quoi vous répondre vis à vis de votre affirmation qui est du même registre que si j’affirmai : les martiens attaquerons la terre dans 3 jours !
        Voyez vous ?

         
        • Maxmaxence
          Maxmaxence répond à caoua
          Etudiant
          • Posté à 00h59 le 03/04/2011
          • Internaute 120649
            Etudiant

          Le progrès technique ne détruit pas systématiquement des emplois, contrairement à ce que vous laissiez entendre dans votre post, et que je me suis permis de rectifier.
          Et non, il ne faut pas avoir fait de longues études pour le savoir, c’est une théorie toute simple de Schumpeter qui s’appelle la « destruction créatrice » : Le progrès technique détruit des emplois en aval, mais en crée en amont. C’est un phénomène observé, je pourrais vous citer des centaines d’exemples, et même quelques exceptions.

          • caoua
            caoua répond à Maxmaxence
            sur la lune
            • Posté à 01h35 le 03/04/2011
            • Internaute 95100
              sur la lune

            Peut être devrais tu faire des études pour reconnaître quand une personne se moque gentillement (et aussi éventuellement de manière méchante) de toi.

            Donc je vais te le redire de manière plus adaptée :
            Nul besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que l’existence des machines outils sophistiquées nécessite des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, etc.
            Parce que tu te permets de me poser la question « Et les machines outils ultra sophistiquées, ont les fabrique comment ? » et de répondre par toi même « Il faut des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, etc », alors je me permettais de te montrer la banalité de ton commentaire.

            Sinon, tu n’as toujours pas répondu à ma question qui est donc d’après ton affirmation que pour qu’il puisse avoir sur cette planète, des machines outils sophistiquées, cela à nécessité des ingénieurs, techniciens, ouvriers, etc... et comme tu l’affirmes « ce qui emploie finalement autant voire plus de monde. », je me permet de te demander par rapport à quoi que cela emploi autant, voir plus de monde stp ? ? ?
            Je suis très curieux de ta futur réponse.

            • Maxmaxence
              Maxmaxence répond à caoua
              Etudiant
              • Posté à 01h49 le 03/04/2011
              • Internaute 120649
                Etudiant

              >_< Je n’aime pas les dialogues de sourds, ce sera ma dernière réponse.
              Je reprend depuis le début : Vous parlez d’un cas où une entreprise vend un produit avec une forte part de main d’oeuvre dans la valeur ajoutée. Un concurrent arrive avec une technologie de production plus élevée, ce qui fait baisser les prix et vous force à licencier.
              Vous laissez entendre que le progrès technique détruit des emplois.

              Voilà, je réagissait à ce message. Après on ne vas pas jouer à qui a le plus raison, j’espère que vous avez compris ce que je voulais vous dire.

              • caoua
                caoua répond à Maxmaxence
                sur la lune
                • Posté à 01h57 le 03/04/2011
                • Internaute 95100
                  sur la lune

                puisque je n’ai pas pu éditer : je repost

                Peut être devrais tu faire des études pour reconnaître quand une personne se moque gentillement (et aussi éventuellement de manière méchante) de toi.

                Donc je vais te le redire de manière plus adaptée :
                Nul besoin d’avoir fait HEC pour comprendre que l’existence des machines outils sophistiquées nécessite des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, etc.
                Parce que tu te permets de me poser la question « Et les machines outils ultra sophistiquées, ont les fabrique comment ? » et de répondre par toi même « Il faut des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers, etc », alors je me permettais de te montrer la banalité de ton commentaire.

                Sinon, tu n’as toujours pas répondu à ma question qui est donc d’après ton affirmation que pour qu’il puisse avoir sur cette planète, des machines outils sophistiquées, cela à nécessité des ingénieurs, techniciens, ouvriers, etc... et comme tu l’affirmes « ce qui emploie finalement autant voire plus de monde. », je me permet de te demander par rapport à quoi cela emploi autant, voir plus de monde stp ? ? ?
                Je suis très curieux de ta futur réponse.

                Sinon, ne te fatigues pas a réciter des centaines d’exemples, car je ne les lirai pas. Et puis, si tu perçois que je laisse entendre par mon commentaire que « Le progrès technique détruirait systématiquement des emplois », ce n’est pas mon problème, mais celui de ta compréhension, car à aucuns moments je n’affirme cela. Je ne fais qu’exposer un fait sans exposer d’affirmations d’idées. Comprends tu ?

                ps : tu as donc 2 questions dont j’attends une réponse de ta part stp, si tu souhaites y répondre évidemment.

              • caoua
                caoua répond à Maxmaxence
                sur la lune
                • Posté à 02h07 le 03/04/2011
                • Internaute 95100
                  sur la lune

                Dialogue de sourds, je comprend que tu n’aimes pas cela, et c’est également un sujet intéressant. Bref, comme te le dis,
                « Vous parlez d’un cas où une entreprise vend un produit avec une forte part de main d’oeuvre dans la valeur ajoutée. Un concurrent arrive avec une technologie de production plus élevée, ce qui fait baisser les prix et vous force à licencier. »
                donc, j’expose un fait, tu es d’accord jusque là j’espère ?

                « Vous laissez entendre que le progrès technique détruit des emplois. »
                Cela n’est que ton interprétation, ton point de vue et surement beaucoup d’autre le partage, mais pas tout le monde, puisque pour ma part, à première vue, je ne la partage pas. Mais cela demande débat.

              • arnaud.b
                arnaud.b répond à Maxmaxence
                Etudiant
                • Posté à 02h21 le 03/04/2011
                • Internaute 145226
                  Etudiant

                Le progrès technique devrait en temps normal également réduire le temps de travail des ouvriers pour compenser la part toujours + importante des travaux fait par la machine. C’est ce que le progrès technique dans l’industrie apporte depuis un siècle (90h/semaine -> 35h/semaine), mais maintenant c’est le grand crac, on ne fait plus les machines pour les hommes, mais les hommes pour les machines... Quand je pense qu’on pourrait bosser 20h/s avec un bon salaire, enfoiré de patronat : D

        6 autres commentaires
      • lekatarina
        lekatarina répond à Maxmaxence
        • Posté à 08h47 le 03/04/2011
        • Internaute 15081

        Les machines-outils sophistiquées (et concurentielles ...), ca fait belle lurette que ca n’est plus en France qu’on les construit (à quelques exceptions près) et encore moins des emplois à la clé. (faites un tour sur le site de l’INSEE). Pour ceci, adressez-vous aux allemands,aux suisses, aux italiens, si on se limite à l’Europe. Coté France, c’est morne plaine . Que dis-je ? Waterloo, la dégringolade vertigineuse depuis 30 ans. j’eus préféré faire le constat contraire, ca m’aurait évité d’etre en vadrouille aux 4 coins du monde depuis plus de 10 ans et de jongler de CDD en contrats intérim (sans oublier la case PoleEmploi) pour pouvoir bosser, faire le job que j’aime , bouffer et faire bouffer ma petite famille ... ! en résumé, ca fait aussi belle lurette que j’ai abandonné ce reve de « france réindustrialisée ». A la décharge des ministres et de leurs inévitables (et médiatiques) « plans de relance », les industriels et les donneurs d’ordre sont aussi responsables de cette situation. Les industriels qui se sont reposés sur leurs lauriers, en délaissant recherche et innovation (comparez le nb de brevets déposés en Allemagne ou en Corée du Sud), en embauchant avec des salaires aussi attrayants que celui d’un moine, en se limitant à faire du business sur le sol francais (encouragés en cela par les diff gvt , approuvant une politique de chasse gardée et de préférence nationale) , les donneurs d’ordre en serrant à la gorge les fournisseurs , frolant parfois la limite du « faites moi ca gratis sinon y’a votre cher confrere et concurrent qui se fera une joie de rentrer au panel, (et vous d’en sortir)... »

         
        • Maxmaxence
          Maxmaxence répond à lekatarina
          Etudiant
          • Posté à 14h18 le 03/04/2011
          • Internaute 120649
            Etudiant

          Vous en conviendrez donc que le véritable problème de l’industrialisation de la France, c’est l’absence d’innovation, la prédation envers les fournisseurs, le manque d’investissement, la frilosité à l’exportation, et le dénigrement de la valeur du travail, et non pas le progrès technique.

          • John_John
            John_John répond à Maxmaxence
            Entrepreneur
            • Posté à 23h10 le 03/04/2011
            • Internaute 118347
              Entrepreneur

            Le problème est plus profond que ça !

            L’innovation n’est pas dans la culture française, qui vomit le changement ! Les vieux shnoks aigris qui nous gouvernent ne veulent surtout pas prendre de risques, « soyons prudents » qu’ils disent. Sauf que le plus grand des risques, c’est justement de ne pas en prendre. Et quand on voit les milliards d’épargne des français qui croupissent sur des livrets qui rapportent moins que l’inflation, alors que des tas de boites et d’entrepreneurs désespèrent de trouver des financements, il y a largement de quoi faire ses valises.

            Ensuite, investir pour quoi faire ? Pour se battre avec des syndicats bolchéviques à longueur de journée ? Pour se faire traiter de sale riche dès qu’on fait un peu de profit ? Pour se faire taxer à 70% ? Pourquoi se faire ch*** à investir en France alors qu’on peut gagner 10 fois plus à l’étranger, et sans se faire conspuer pour gagner de l’argent ?

            Ne venons pas parler de la valeur travail quand il suffit de pondre 3 gosses pour être « libérés » comme on dit en Martinique, c’est à dire pouvoir se la couler douce au frais des pigeons qui paient encore des impôts ! Allez expliquer à un François moyen qu’il faut qu’il se lève à 6h le matin alors qu’il pourrait faire la grasse mat en allant pleurnicher aux allocs...

            Partons loin tant qu’il reste assez de pouvoir d’achat pour payer le déménagement, l’inéluctable effondrement de l’économie socialiste française ne sera pas beau à voir...

          • lekatarina
            lekatarina répond à Maxmaxence
            • Posté à 04h27 le 04/04/2011
            • Internaute 15081

            Pour ma part, je n’ai jamais invoqué que le progrès technique était en cause ou la cause. Concernant cette industrie, au delà des raisons(de mon pt de vue) précitées, on peut aussi y adjoindre des entreprises faiblement capitalisées ou familiales (avec des dirigeants héritiers plus ou moins doués à perpétuer la boite), des banquiers aussi frileux qu’un pingouin sur une plage des Caraibes, des trésoreries au ras des paquerettes (quand elle ne servent pas d’avance sur achats à leurs clients), une politique du 0 risques (qui ne peut que perdurer dans ces périodes d’incertitude), une forme aussi de mépris quand aux productions concurrentes extra-nationales (le fameux complexe de supériorité franco-francais),une industrie trop dépendante, trop vissée au tandem automobile (qui fait la pluie et le beau temps). Tout ceci ne s’est pas déconstruit en un jour , c’est un ensemble qui à mené la branche à quasimment disparaitre.

            Mais, quoi qu’il soit, procéder à une démonstration en s’appuyant sur le fait que 200 emplois détruits d’un coté pourraient etre compensés par 300 d’une branche disons plus « tendance » ou porteuse est faux. Ne serait-ce que parce que les compétences, les qualifications et les salaires qu’exigent l’arrivante ne correspondent que rarement à celles de ceux qui viendraient alors à se retrouver sur le carreau. Je reste persuadé qu’on ne peut « reconvertir » par ex. 30 salariés virés du textile (tous niveaux et formation confondus) en prétendant qu’ils seront alors ensuite tout aussi perfomants dans la nouvelle entreprise de tracto-pelles. Meme si « comptablement » la balance est positive (30 sortent, 40 rentrent), il restera des gens sur le carreau. Avant d’etre économique, le drame est humain et social. A oublier la finalité première du travail qui est de mon point de vue de « nourrir son homme », on va droit dans le mur

            un rapport interessant (2010) à lire : Lien

        3 autres commentaires
    • hagalma
      hagalma répond à caoua
      • Posté à 22h42 le 02/04/2011
      • Internaute 8451

      Votre information est précise, et frappe l’esprit sur les dures réalités concurrentielles. Mais pour en penser davantage quelque chose, il faudrait plus d’éléments. Bien sûr que c’est un sale coup pour votre boîte ce type qui s’installe à deux pas et vend presque 80 % moins cher ! Que voulez-vous nous dire : qu’un type plein aux as, venu d’une lointaine contrée avec des machines dernier cri, est en passe de s’accaparer le marché ? Que réindustrialiser n’implique pas : embaucher, tant la robotique remplace l’homme ? Je vais dire un truc un peu facile, d’autant que je ne suis pas de la partie : certains assemblages de voitures prestigieuses sont faits à la main là où en grande série ils sont réalisés par des robots. Ce que j’écris est certainement bête, mais quoi, c’est vraiment sans solution votre affaire pourtant capable de débiter 5200 volets et fenêtres par mois grâce au savoir-faire de 42 types ?

      • caoua
        caoua répond à hagalma
        sur la lune
        • Posté à 23h23 le 02/04/2011
        • Internaute 95100
          sur la lune

        Par rapport à l’exemple que vous donnez sur les pièces de voiture produites à la mains, je pourrai faire le rapprochement avec mes produits, que l’on pourrai définir comme prestigieux.
        Cependant, je ne souhaite pas les considérer ainsi, et je les considère plutôt comme des produits qui sont amenés a durer dans le temps, remplir leurs fonctions le plus parfaitement possible, et ainsi ne pas tomber dans l’obsolescence.

        Probablement que mon concurrent avec ses machines dernières génération produira du « consommable », et je dis bien probablement sans affirmer pareil chose car seul l’avenir nous le dira. Seulement, pour ma part, ce n’est pas dans mon état d’esprit, de fabriquer un produit qui n’est pas amené a durer pour forcer la consommation.

        Sinon, avec mon exemple, je ne souhaite rien dire de plus que la circonstance exposée initialement. Il est juste là pour amener la réflexion chez les lecteurs et échanger des idées avec ces derniers.

         
        • hagalma
          hagalma répond à caoua
          • Posté à 00h17 le 03/04/2011
          • Internaute 8451

          Alors, peut-être, un travail à bâtir autour de l’explication à l’acheteur potentiel sur la qualité du produit ? Peut-être quelques plumes à perdre dans un premier temps, mais avec une bonne plume des parts de marché à consolider ?

          • caoua
            caoua répond à hagalma
            sur la lune
            • Posté à 02h25 le 03/04/2011
            • Internaute 95100
              sur la lune

            Eh bien, vous savez, à mes acheteurs, je leur explique le potentiel de la qualité, mais c’est uniquement eux qui peuvent prendre la décision d’acheter ou non mon produit, puisqu’ils (mais pas tous) regardent en premier lieu leur porte monnaie.
            D’après vous, pourquoi les produits « made in china » sont un véritable succès en france ?
            Parce que les produits sont tellement pas cher que même si ils ne durent pas, on peux facilement en racheter. Et la réflexion chez la plupart des consommateurs s’arrête là. Ils ne vont pas regarder les problèmes causés de l’obsolescence pour peser un tantinet soit peu le pour et le contre.

            Le problème dans lequel on se trouve est à la fois lié aux consommateurs qui consomment de manière pas très raisonnable, et aux producteurs qui fabriquent des produits qui ne sont pas amenées à durer.

            • hagalma
              hagalma répond à caoua
              • Posté à 11h16 le 03/04/2011
              • Internaute 8451

              Vous ne pouvez savoir « la réflexion chez la plupart des consommateurs ». Le « made in china » n’est pas forcément préféré... Il s’agit de construire un discours, pas une « explication », constituant pour l’acheteur potentiel une référence. Après avoir été le seul localement sur la place, l’avenir passe semble-t-l, et dorénavant, par de la com. A ce niveau, soyez moins défaitiste, et acceptez de déléguer...

        3 autres commentaires
    • bjone
      bjone répond à caoua
      dev 3D
      • Posté à 02h12 le 03/04/2011
      • Internaute 62791
        dev 3D

      Si la production est située en france pour les deux cas, et que la qualité est réellement identique, il semblerait que vous ayez oublié d’améliorer votre chaine d’outil a de nombreuses reprises non ?

      Un tel décrochage dans un contexte identique ne devrait pas arriver si vous aviez fait un peu plus de veille technologique ?

      Ou alors le niveau de qualité n’est pas là chez le concurrent, mais difficile de le démontrer sans recul coté clientèle.

      • caoua
        caoua répond à bjone
        sur la lune
        • Posté à 11h17 le 03/04/2011
        • Internaute 95100
          sur la lune

        Je ne suis pas partisant du « toujours plus », donc lorsque mon outil est toujours en vie et qu’il fonctionne correctement, il est hors de question pour moi de consommer de l’outil. Par contre lorsque je peux l’adapter, et aider l’homme qui le dirige dans son utilisation, je ne rechigne pas.
        Produire toujours plus alors que les besoins en volets sont relativement fixe, pourquoi en fabriquer plus ?
        Si, je pourrai les fabriquer pour qu’ils durent 1 an et tous les ans les clients m’en rachèteraient d’autres ! Non, cette logique ne rentre pas dans ma conception.

         
        • MegaLOL
          MegaLOL répond à caoua
          Courtier
          • Posté à 12h39 le 03/04/2011
          • Internaute 147085
            Courtier

          « Si, je pourrai les fabriquer pour qu’ils durent 1 an et tous les ans les clients m’en rachèteraient d’autres ! Non, cette logique ne rentre pas dans ma conception. »

          Renault le fait bien pour ses voitures...

          • caoua
            caoua répond à MegaLOL
            sur la lune
            • Posté à 13h23 le 03/04/2011
            • Internaute 95100
              sur la lune

            d’après toi Renault est un exemple a suivre ?

            • MegaLOL
              MegaLOL répond à caoua
              Courtier
              • Posté à 14h55 le 03/04/2011
              • Internaute 147085
                Courtier

              Oui.

              • caoua
                caoua répond à MegaLOL
                sur la lune
                • Posté à 16h52 le 03/04/2011
                • Internaute 95100
                  sur la lune

                megaLOL : D
                personnellement, je ne suis pas les exemples suicidaires.
                Enfin, tu es libre, tu fais bien comme tu le sens.

                • MegaLOL
                  MegaLOL répond à caoua
                  Courtier
                  • Posté à 17h56 le 03/04/2011
                  • Internaute 147085
                    Courtier

                  Votre modèle de développement d’entreprise est suicidaire. Mais jusqu’à la faillite, vous êtes libre, vous faites comme vous le sentez.

                  • The A
                    The A répond à MegaLOL
                    Cher d'entreprise
                    • Posté à 04h47 le 06/04/2011
                    • Internaute 151557
                      Cher d'entreprise

                    MegaLOL a raison, mais je doute sincèrement que l’exemple de monsieur caoua soit réel, ça paraît tellement absurde...

        • bjone
          bjone répond à caoua
          dev 3D
          • Posté à 12h49 le 03/04/2011
          • Internaute 62791
            dev 3D

          Attention : je raisonne à même qualité.

          La question est de savoir : est-ce que ce concurrent a un prix plus bas parce-que il a une chaine d’outils plus efficace, ou par ce qu’il fait de la « merde ».

          La grande série ne pousse pas forcément la qualité vers le bas.

          • caoua
            caoua répond à bjone
            sur la lune
            • Posté à 13h32 le 03/04/2011
            • Internaute 95100
              sur la lune

            dans le même pays de production, et à qualité égale, comment détermine t’on la quantité de produits que l’on dois fabriquer ?
            Par rapport à la demande, et une demande réelle, et en aucuns cas en rapport à une demande créée.
            Pour fabriquer une demande, il n’y a qu’a prendre un exemple frappant qui se situait à l’île de la Réunion.
            D’avoir vécu pendant quelques années sur cette île, je peux affirmer pour mon cas, que le gps automobile est concrètement inutile, car sur une îles, on ne peux pas se perdre si on suis la logique d’aller tout droit, forcément, on rejoint la mer, et pour s’orienter, cela devient plus facile sachant qu’il y a des villes tout autour.
            Et pourtant, ce gps s’est vendu comme des petits pains. Cherchez l’erreur. C’est tout simple : « tu as vu mon gps ? » résume bien la chose.

            A t’on réellement besoin d’un produit ou bien est ce un besoin illusoire ? Tel est la question qui se pose en ces temps de « surconsommation ».

            • bjone
              bjone répond à caoua
              dev 3D
              • Posté à 14h43 le 03/04/2011
              • Internaute 62791
                dev 3D

              Vous partez un peu dans le HS même si vous pointez effectivement un point important : il faut choisir la bonne méthode de production en fonction de la demande.

              Et effectivement entre une petite série et une grande série l’investissement sur l’outil change de magnitude, et investir dans de la grande série alors que le volume de vente requiert de la petite série peut tuer l’entreprise.

              Maintenant si on raisonne pour un marché donné partagé par n fabricants concurrents équipés pour de la petite série, si un fabricant prends le risque de passer à un outil de grande production pour bouffer la part de marché de ses concurrents, et bien ça peut marcher. (en bien comme en mal).

              Maintenant votre démarche pour défendre votre bifteck est foireuse :

              - Vous devriez évaluer la qualité de la production de votre concurrent, et en cas de forte disparité vous devriez le faire savoir commercialement.

              - Si votre concurrent a drastiquement amélioré son coût de fabrication à l’unité (a masse salariale égale) en améliorant la chaine d’outil, peut-être qu’il y a des choses a réutiliser sans sacrifier de l’emploi.

              Enfin je veux dire, moi je suis dans l’informatique, je vais pas me forcer a utiliser Windows 95 en supposant que ça maintient de l’emploi chez les dépanneurs informatique.

              • caoua
                caoua répond à bjone
                sur la lune
                • Posté à 18h03 le 03/04/2011
                • Internaute 95100
                  sur la lune

                Parce que tu associes un produit virtuel avec un produit concret « Enfin je veux dire, moi je suis dans l’informatique, je vais pas me forcer a utiliser Windows 95 en supposant que ça maintient de l’emploi chez les dépanneurs informatique. » qui sont des volets et fenêtre pour se loger, et ainsi se protéger de l’hiver et autres intempéries, ton raisonnement est en aucuns cas associable avec le mien.
                Si tu souhaites malgré tout les associer, pour affirmer que je part dans le HS. Libre à toi de raconter du non sens.

                • bjone
                  bjone répond à caoua
                  dev 3D
                  • Posté à 19h44 le 03/04/2011
                  • Internaute 62791
                    dev 3D

                  Non, je parlais de ton exemple sur l’effet de mode avec le GPS.

                  Un outil est un outil qu’il soit logiciel ou physique, et certains logiciels représentent un investissement comparable a des machines d’usinage.

        11 autres commentaires
    • Olivier DELALANDE
      • Posté à 11h02 le 03/04/2011
      • Internaute 52891

      L’exemple du fabricant de volets qui emploie 42 ouvriers et sort des produits à 800 euros, et voit arriver le concurrent qui sort le même produit à 200 euros avec 5 ouvriers seulement, cet exemple est biaisé.
      Il est très très rare qu’une concurrence de ce type tombe du ciel d’un coup. Elle vient souvent de très en amont, et peut être anticipée.
      Tout patron responsable se tient au courant des évolutions de son secteur d’activités, d’une manière plus générale de l’évolution du monde, et anticipe sur les évolutions à venir. Comme ça, il n’est pas condamné à se reconvertir en urgence, cette reconversion a le temps de se faire, avec des salariés qui évoluent avec l’entreprise.

      On a effectivement le cas en ce moment dans le Bâtiment : les exigences écologiques, Grenelle et autres, sont en train de changer la donne. Il faut isoler par l’extérieur, utiliser des produits sans solvants, prendre en compte de plus en plus la sécurité et la pénibilité, veiller à l’accessibilité handicapés, faire baisser les prix pour s’adapter à la baisse du pouvoir d’achat en France, etc.

      On sait déjà les entreprises qui mettront la clé sous la porte : elles font du blocage et refusent de s’adapter. Il y en a beaucoup. Mais le jour où elles n’auront plus de clients, elles ne pourront s’en prendre qu’à elles-mêmes : elles auront eu une dizaine d’années pour s’adapter, elles ne l’auront pas fait.

      Et les produits viendront d’ailleurs, et le travail sera fait par de la main d’œuvre venue d’ailleurs au lieu de résorber le chômage ici (ce n’est même pas une question d’immigration : la mobilité de main d’œuvre se fait entre régions françaises), et on se demandera ce que fait le gouvernement, et on lancera des plans de soutien, etc.

      Pendant ce temps-là, les consommateurs que nous sommes seront de plus en plus exigeants en terme de prix et de qualité, et tous ceux qui ne sauront pas s’adapter iront, quoiqu’il arrive, gonfler les statistiques de chômage.
      Là où c’est particulièrement injuste, c’est pour le salarié qui aurait bien voulu s’adapter, et qui se voit bloqué par une hiérarchie immobiliste, et qui ne peut pas changer de boîte à cause de la tension sur le marché du travail.

      • caoua
        caoua répond à Olivier DELALANDE
        sur la lune
        • Posté à 11h26 le 03/04/2011
        • Internaute 95100
          sur la lune

        « les entreprises qui mettront la clé sous la porte : elles font du blocage et refusent de s’adapter. »

        > et pourtant, dans mon cas, votre affirmation ne s’applique pas tel que vous l’énoncer. J’aurai plutôt tendance à dire votre affirmation complétée par : s’adapter à des manières imposées, par des sens autres que les siens.

    • The A
      The A répond à caoua
      Cher d'entreprise
      • Posté à 04h42 le 06/04/2011
      • Internaute 151557
        Cher d'entreprise

      Bonjour

      Nouveau ici, j’ai souhaité m’inscrire pour réagir parce que votre témoignage m’interpelle.

      SI je comprends bien, vous dites en sommes qu’un concurrent s’installe à côté de chez vous, produit les mêmes articles que votre compagnie avec huit fois moins de salariés, à plus grande échelle (quasiment 6x plus) et qu’il vend sa production de 4x moins cher.

      Conclusion (si j’ai tout bien compris et s’il s’agit d’un exemple réel), votre entreprise n’est pas performante ni rentable. C’est tout simplement ça. Et si vous devez fermer à court terme, c’est bien que ce que je viens de dire est vrai. Logique. Pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre ça, un enfant de 4 ans l’aurait parfaitement intégré.

      Plus loin encore, de quoi vous plaignez-vous ? Il y a clairement un problème de compétences dans le cas que vous énoncez.

      Exemple : demain je monte une entreprise que j’appelle X. Avec celle-ci je produits des tablettes tactiles reconnus par les experts comme à peu près équivalentes en termes de qualité(s) que la tablette produite par une certaine marque dont le logo est une pomme.

      Maintenant, si je parviens avec mon entreprise au même résultat avec comme dans le cas que vous énoncez huit fois moins de salariés à plus grande échelle que je vends ma tablette tactile mettons 200 HT contre 800$ pour eux. Même avec la conversion dollar/euro, je suis richissime au moins de 6 mois.

      Et soit cette marque à la pomme que tout le monde aura reconnu se relance (vu le niveau des gens qui y travaillent je ne me fais pas de souci) et on se lance dans une « guerre » économique, soit leur société ferme. Là encore c’est une évidence.

      C’est comme en marathon, si monsieur Y s’entraîne 12H par jour et qu’il arrive 2h après monsieur Z qui s’entraîne 6... c’est simplement que l’un est meilleur que l’autre. Point barre. Et dans un monde régit par le libre-échange et la liberté de concurrence, le meilleur gagne. C’est normal et j’oserais même dire « juste ». Et je serais ravi, même un peu idéaliste, de me dire que cela fonctionne toujours comme ça (malheureusement, le dumping fiscal des voisins étrangers et la pression fiscale française entame la compétitivité des entreprises chez nous mais là n’est pas le débat)

      Maintenant, je n’ai peut-être pas tout bien compris à votre énoncé auquel cas, ne m’en tenez pas rigueur.

      Cordialement.

      A.

      • caoua
        caoua répond à The A
        sur la lune
        • Posté à 20h59 le 06/04/2011
        • Internaute 95100
          sur la lune

        Bonsoir,
        tout d’abord, merci pour votre commentaire.

        vous avez raison en partie et pas intégralement. Je m’explique :
        mon entreprise n’est pas performante ni rentable d’un point de vue actionnarial puisqu’un concurrent montre l’exemple qu’il peux produire plus pour moins cher, avec moins d’employés,
        cependant, elle est performante d’un point de vue humain puisque mes employés sont payés décemment et que mon entreprise satisfait ses clients de manière plus que satisfaisante.

        « Plus loin encore, de quoi vous plaignez-vous ? Il y a clairement un problème de compétences dans le cas que vous énoncez. »
        > Sachez que je ne me plain pas, je ne fait qu’exposer un fait.
        Sinon, je ne pense pas qu’il y ai de problèmes de compétences dans mon entreprise puisque mes employés conçoivent les produits de manière rigoureuse en produisant des produits de grande qualité. Si des problèmes de compétences étaient présent, cela se ressentirai dans la qualité de mes produits, hors ce n’est pas le cas.

        Pour conclure, suivant dans quel optique un entrepreneur ou autre monte une entreprise et un gouvernement vote des lois, en résulte les contextes de sociétés.

  • Dalong
    Dalong
    Patriote
    • Posté à 21h45 le 02/04/2011
    • Internaute 105184
      Patriote

    En lisant cet article, cela confirme que nous avons besoin d’un retour au protectionnisme raisonné et non pas comme celui que font les américains et les chinois.

    Le protectionnisme n’est pas un renfermement sur nous même, mais un moyen de contrôler nos flux commerciaux et nous protéger aussi.

  • pemmore
    pemmore
    geek
    • Posté à 22h09 le 02/04/2011
    • Internaute 121073
      geek

    La France est le pays Européen ou les particuliers ont le plus d’argent de côté (caisse d’épargne etc) pourquoi emprunter de l’argent Américain alors qu’il y en a plein ,ou cet argent il est ou ? sert’t’il à payer les bétises du gouvernement (déficit) ou des chantiers inutiles au lieu de créer des emplois.

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