Fillon, Baroin et Copé dans le « Loft » en feu de l'UMP
L’UMP ressemble à une télé-réalité en fin de course, lorsque la formation des clans pourrit l’ambiance, que les candidats se succèdent au « confessionnal » pour balancer sur leurs petits camarades, ayant tout oublié de leur joie passée à faire la chenille en play-back sur « Tous ceux qui veulent changer le monde ».
Ce mardi matin, le député des Yvelines Etienne Pinte s’est offert une tournée de studios audiovisuels pour inviter Jean-François Copé, le patron de l’UMP, à démissionner « s’il n’est pas d’accord avec le Premier ministre ».
« Proche de François Fillon “ n’était pas écrit sur le front de Pinte, mais c’est en cette qualité qu’il était invité. Prouesse : il a transformé un désaccord idéologique, doublé d’une rivalité personnelle, en problème institutionnel :
‘Jamais, sous la Ve République, un secrétaire général d’un mouvement ne s’est attaqué de façon si violente et brutale à un chef de gouvernement.’
L’attaque a eu lieu lundi soir, dans ‘Le Grand Journal’ de Canal+. Invité à commenter les résultats des élections cantonales, Copé a reproché à Fillon de ne pas ‘jouer collectif’ et d’avoir emprunté à bon compte ‘une posture’ en déclarant qu’il s’opposerait à un débat centré sur l’islam. (Voir la vidéo)
Pour Copé, Fillon fait semblant d’avoir mal compris qu’il s’agira en réalité d’un ‘grand et beau débat sur la laïcité’.
Dans sa sortie contre les poseurs et les diviseurs, Copé vise aussi, sans le nommer, François Baroin, qu’il trouve tout aussi faux-cul.
François Baroin : le porte-parole se rebiffe
Lundi matin, le porte-parole (et Barry White, pour sa voix) du gouvernement avait estimé sur France Info qu’il fallait ‘certainement mettre un terme’ à ces débats sur l’islam et/ou la laïcité. Copé ne s’est pas gêné pour rappeler que le ministre du Budget était avec lui à l’origine de ce projet. Sommé de revenir sur ses déclarations, le chiraquien ne s’est pas soumis.
Dans notre ersatz de production Endemol, on se retrouve donc avec deux clans qui se déchirent, ultimes incarnations des deux grandes familles de la droite française :
- celui des ‘On est de droite, des durs, regardez comme on transpire la testostérone, on ne va pas laisser Marine Le Pen nous faire passer pour des mous’, avec Patrick Buisson pour théoricien, Jean-François Copé comme meneur apparent, encouragé dans cette direction par Nicolas Sarkozy et les libéraux ;
- celui des ‘On est de droite, des vrais, mais on se calme et on boit frais à Saint-Tropez, on a des valeurs, bordel’, position adoptée par nombre de gaullistes revendiqués, dont les fidèles de Fillon, de plus en plus concurrencé dans le rôle du gourou modéré par Jean-Louis Borloo, le patron des Radicaux.
Même s’il a obtenu gain de cause sur la déchéance de nationalité (ce que les durs ne lui pardonnent pas), ce deuxième clan a un peu de mal à se regarder dans la glace depuis :
- le débat sur l’identité nationale ;
- le discours de Grenoble et le virage sécuritaire ;
- la chasse aux Roms ;
- l’annonce du débat sur l’islam ;
- et la consigne de ‘ni-ni’ donnée entre les deux tours des cantonales.
Il considère, comme l’ex-ministre Christian Estrosi ce mardi matin sur France Inter, que :
‘Ce qui préoccupe les Français, c’est pas un débat sur la laïcité ou sur l’islam tous les matins, c’est d’apporter des réponses en matière de pouvoir d’achat, c’est de réduire les inégalités entre les hauts et les faibles revenus...’
Pour le moment, les ‘durs’ tiennent les rênes du parti
Le premier clan considère au contraire que c’est cette posture très droitière qui lui a permis d’éviter la casse et qui est sa seule chance de l’emporter en 2012 en parvenant à attirer, comme en 2007, des électeurs du Front national.
Pour l’instant, les ‘durs’ tiennent les rênes du parti présidentiel. Le clan des ‘valeurs’ parviendra-t-il à peser sur sa ligne politique ? Ou préfèrera-t-il s’exprimer sous une autre bannière ? Lundi, devant les cadres de la majorité réunis à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a averti :
‘Ceux qui voudraient mettre en cause l’unité de notre famille ne le feront pas avec notre complicité.’
Preuve qu’il est bien conscient du risque d’implosion de l’UMP.
Dessin de Chimulus
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non connue
non connue
Et cet après midi c’est le secrétaire adjoint de l’UMP qui s’y colle (je ne sais même pas son nom...ce n’est pas grave) ; donc l’Union à Moitié Populaire désormais ; téléréalité,ou opérette (Les cloches de Corneville.cela me plairait bien)Et pdt ce temps les affaires courantes en sont où ? chomage,pouvoir d’achat,tout ce qui rend la vie des gens de plus en plus insupportable,cela interpelle qqun au gouvernement ? la dette qui s’est creusée comme jamais,les hopitaux qui ne peuvent plus payer leur personnel ,et coetera.
Tiens au Japon certains commencent à réclamer la nationalisation des centrales nucléaires.c’est un vrai débat,par exemple.
Est ce défendu de rire devant les spots qui se sont faufilés depuis qques temps sur nos écrans : branchez vous être marin.fr,la marine recrute ! ! ! ! ce n’est pas une blague et on y voit de vaillants soldats jouer à la gueguerre aeronavale




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