TRIBUNE 28/03/2011 à 18h47

Finance folle : vous allez adorer la prochaine crise...

Eric Lombard | PDG de BNP-Paribas Assurance/Cardif


L’auteur de ces lignes est un assureur conscient de l’impopularité actuelle des professions financières. Mes responsabilités professionnelles m’ont placé depuis trente ans au cœur de la mêlée, et j’en tire des observations qu’il me paraît utile, nécessaire même, de verser au débat. J’assume le fait que ce texte est aussi un plaidoyer pro domo ; ce n’est pas pour autant constitutif d’une erreur d’analyse. Je demande qu’on juge ma démonstration sur ses propres mérites.

L’Europe continentale vient de subir une défaite idéologique historique. J’imagine que vous ne l’aviez pas noté...

Nos dirigeants ont opéré un choix politique majeur : sans débat démocratique, en catimini, ils ont donné le pouvoir à la finance dérégulée au détriment du capitalisme tempéré. Ils ont préféré les « hedge funds » aux banques régionales, les « dark pools » aux bourses traditionnelles, les fonds d’investissement du Delaware à l’assurance-vie.

Il est nécessaire d’encadrer le marché, mais comment ?

La finance se partage en deux camps :

  • d’un côté, le monde de la banque et de l’assurance européenne, tourné vers le client et l’investissement à long terme ;
  • de l’autre côté, le tout-marché, redoutablement efficace et rapide, volatil et instable, insaisissable puisque son centre est partout et sa limite nulle part.

Le marché financier est nécessaire, indispensable, précieux même, mais il doit être encadré.

Il était une fois un broker qui a mis en place un crédit subprime pour un ménage pauvre du « midwest » ; une sorcière de Wall Street a mélangé ce crédit à d’autres crédits pourris dans un paquet-cadeau obscur auquel des agences de notation ont conféré la solidité d’un Etat ; paquet- cadeau empoisonné dans lequel a croqué la banque d’un Land allemand... Ce jeu-là a coûté des milliards quand la crise est venue, à partir de la fin de 2006.

Réguler le marché, c’est faire en sorte que cela arrive le moins souvent possible. Pourtant, c’est le modèle dérégulé qui a été choisi par les dirigeants européens. Comment en est-on arrivé là ?

Les chahuteurs s’échappent, les bons élèves punis

Echec et mat en trois coups, alors que les marchés anglo-saxons avaient perdu la première manche :

  • Première manche : crise de 2007/2010, crise des marchés financiers. Aux Etats-Unis, la finance a oublié le client depuis longtemps, tout passe par le marché. Le règne du subprime peut commencer. Mais le système explose, trop fragile, trop fou, trop instable. L’économie telle qu’on la connaît manque de disparaître. C’est le 11 Septembre de la finance. L’auteur de ces lignes a vécu en direct à la fois l’effondrement des tours jumelles et la chute de Lehman Brothers. L’impression était la même : un système qui s’écroule. « Plus jamais ça » dirent en chœur les grands de ce monde.

  • La deuxième manche, c’est Obama contre Goldman Sachs. On a nationalisé quelques banques en déshérence et commencé un semblant de ménage à Wall Street. Cela a duré six mois. Dans une cour de récréation, quand il y a un chahut, les fauteurs de troubles s’échappent avant l’arrivée du proviseur, qui attrape ceux qu’il peut, en général un bon élève distrait qui pensait à autre chose. La plupart des grandes institutions européennes sont ce bon élève puni parce qu’il ne peut pas s’échapper. Les fauteurs de trouble se font discrets, ils vont devenir très puissants, plus qu’avant...

Courir avec un sac de cailloux en bandoulière

En effet, les nouvelles règles mises en place par les autorités européennes limitent la capacité d’action des banques et des assureurs européens. Les banques et les compagnies d’assurance, soumises à la supervision des autorités de contrôle, devront avoir plus de capital pour pouvoir travailler. Si elles conservent le même niveau de capital, elles devront réduire leur activité.

Les banques, par surcroît, seront soumises à de nouveaux ratios de liquidité qui vont renchérir leur coût de financement, c’est-à-dire le prix de leur matière première. Quel moment étrange dans le cycle économique pour mettre en place des mesures si évidemment récessives !

Il y a deux grandes façons de superviser un établissement financier : soit les autorités de contrôle regardent de près ce qu’il s’y passe, soit elles veillent à ce que le niveau de capital soit très élevé.

Si on prend une image automobile, dans le premier cas, on veille à la formation du conducteur afin de réduire le risque d’accident, dans le second, on sécurise la voiture quitte à l’alourdir et à la renchérir, sans se soucier de la formation de l’automobiliste. Certes, les deux méthodes sont utiles et complémentaires, mais les régulateurs ont choisi l’option deux renforcée, et ils ont eu la main lourde !

Les banques vont moins prêter, les assureurs moins investir. Le monde régulé va se réduire, rétrécir. Certes, il va rester solide, tenter de faire le job. Mais c’est dur le marathon avec un sac de cailloux en bandoulière.

Des choix qui conduisent à une finance dérégulée

Contrairement aux idées reçues, les banques et les assurances d’Europe n’ont pas causé la crise. Parce qu’elles sont soumises à la loi des régulateurs publics, elles sont le bon élève que le proviseur punit pour l’exemple.

Le capital est plus rare qu’on ne le pense, et surtout il est cher. Les nouvelles régulations visent à renforcer les carrosseries, il aurait fallu mettre des radars sur la route et donner plus de moyens à la police de proximité, c’est-à-dire améliorer le suivi individuel de chaque établissement.

Cette nouvelle régulation fera de la place pour tous les autres acteurs du monde financier, ceux qui ne sont pas régulés, qui sont libres comme le renard dans le poulailler, et dont la part de marché va croître puisque les acteurs traditionnels ont les mains attachées dans le dos et un boulet au pied...

C’est pour cela que trop contraindre banques et assureurs revient à faire le choix de la finance dérégulée. Paradoxalement, à cause des nouvelles règles prudentielles, la prochaine crise sera pire. Ce ne sera pas tout de suite, mais c’est pour bientôt...

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil » écrivait René
Char.

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  • Philippe Leclercq
    Philippe Leclercq
    dilettante
    • Posté à 17h35 le 29/03/2011
    • Internaute 64790
      dilettante

    Pour combattre les banques au quotidien, et pour vaincre, je ne sais que trop que ces organismes, français, européen ou américains, ne sont que des prédateurs assoiffés de profit à n’importe quel prix pourvu que ça ne soit pas eux qui payent !
    Il faut interdire la spéculation, nationaliser les banques et leur interdire tout profit.
    Quant aux assureurs, qu’on les (vili)pende : simple précaution.

  • Nurbs
    Nurbs
    Au pas de la porte
    • Posté à 18h27 le 29/03/2011
    • Internaute 88089
      Au pas de la porte

    Je vous offrirais bien Blythe Masters Mr Lombard mais je pense que vous l’avez déjà lu. Quand allez vous cessez de prendre les gents pour des cons ?

  • alankin
    alankin
    peu importe
    • Posté à 18h42 le 29/03/2011
    • Internaute 140809
      peu importe

    l’auteur a très mal défendu son affaire, selon lui on demande au bon élève - la bancassurance- de se réguler mais on laisse le mauvais élève continuer ses abus....
    Euh..... on a tous pris peur quand nous nous sommes rendus compte que les banques risquaient de ne pas être en mesure de rembourser les comptes d’épargne du particulier..HBSC par exemple....
    Les assurances vie sont , crise ou pas, des arnaques au profit des banques et pour la perte du particulier.
    Les comptes de dépôt ont, crise ou pas, une maigre garantie.
    Crise ou pas, les banques ne comprennent rien à l’entreprise au point de ne rien financer du tout.
    la question n’est donc pas de savoir si la banque est un bon élève ou pas, la question est de se demander à quoi elle sert....
    quant aux assureurs présents pour les primes et absents pour les sinistres, on connait aussi....

  • Pregasviel
    Pregasviel
    Etudiant
    • Posté à 18h54 le 29/03/2011
    • Internaute 150596
      Etudiant

    Un message précédent résume bien le problème qui se produit avec la finance mondialisé, c’est sa déconnexion impertinente, presque scandaleuse avec la sphère réelle des biens physiques. On s’interroge souvent sur le rôle de la finance, le citoyen lambda qui observe les cols blancs s’agiter comme des puces dans les salles de marché ne comprend rien à ce qu’il se passe. Les personnes qui en font leur travail le comprennent-ils eux mêmes ? Il y’a une forme d’addiction qui se développe dans ce genre de métier, une sorte de lubie du chiffre, de la croissance, de l’évolution positive, il suffit de regarder les interviews de Max Keiser, analyste financier qui connaît bien les « secrets de Wall Street » où le versement de pots de vin est monnaie courante.

    Je suis étudiant en économie, mais je n’accorde pas un seul centime à celle dans laquelle nous vivons tous, elle a pris trop de place et régit la vie des individus, plus qu’elle ne devrait le faire si nous avions évolué dans le bon sens. S’illustrer contre l’économie du libre marché, de la concurrence, de la croissance est quelque chose d’assez mal vu... en même temps , la discipline économique elle même est totalement biaisée, en fonctionnant sur les mêmes principes que ceux du siècle dernier, voir ceux d’avant, continuant de s’appuyer sur les théories keynéziennes ou celles de Smith.

    A la base, la titrisation est un processus qui a été imaginé comme solution aux crises de dettes des pays. Via le plan Brady qui visait à réduire l’impact du surendettement des nations, 3 solutions ont été imaginées, la titrisation fut la troisième...nous voyons comment la finance et le secteur bancaire s’est accaparé cette « fantastic innovation ». La finance est considérée comme indispensable, certes, c’est une position défendable dans notre contexte actuel, mais à la base conçue pour soutenir la sphère réelle, elle est devenue une sphère autonome qui brasse des sommes quotidiennement qui feraient tourner la têtes des moins cupides. Les prix deviennent totalement déconnectés de la valeur d’usage de ce que nous achetons, enrobés d’un joli paquet marketing et d’une inflation pesant sur les ménages modestes.

    C’est joli d’entendre des mots comme démocratie que l’on a tendance à associer à « liberté », ouais, une liberté qui se limite à notre pouvoir d’achat respectif. Mes réflexions pourront paraître naïves à certains ici, qui croient dur comme fer au self made man , au business world et à l’économie de marché libre où tout se monétise de manière inconditionnelle. Pour beaucoup cependant, la vie, ce n’est pas travailler pour gagner de l’argent qui nous servira à assouvir des pulsions matérialistes . Là où doit se diriger l’économie c’est vers : le bien être, le développement durable et soutenable de notre société via le respect de mère nature, le développement culturel et scientifique de notre société pour nous défaire de chaînes du travail, un travail érigé comme valeur dominante, encore faut-il qu’il est de près ou de loin une valeur contributive !

    Ces idées ne sont pas originales loin de là, je vous conseille tous de visionner le film à l’adresse suivante, libre à vous d’être d’accord avec les faits énoncés : Lien

    La crise qu’annonce celui qui témoigne va être gratinée, c’est clair et net, j’ai pourtant l’impression que les gouvernements s’empresseront pour lever les fonds nécessaires au renflouement des banques proches de la faillite...quand des investissements pouvant nous bénéficier à tous pourraient être réalisées ... Energies propres et illimitées ? Agriculture saine et abondante ?

    Le diktat de l’argent entraîne des décisions bien irrationnels, opposés au concept d’efficacité et d’allocations optimale des ressources. La finance et son jeu malsain est une distorsion du système qui a érigé le principe de fétichisation de la monnaie comme étendard...et nous en payons tous les conséquences.

  • jpouille
    jpouille
    Fils du vent
    • Posté à 19h40 le 29/03/2011
    • Internaute 31114
      Fils du vent

    « L’Europe continentale vient de subir une défaite idéologique historique. J’imagine que vous ne l’aviez pas noté… “

    Ah bien oui je l’ai bien note, j’ai perdu mon business, merci et je me retrouve au chomage seul avec mon fils de 14 ans a elever.
    Alors la finance, vous pouvez vous la carrer ou je pense. Tout est regit sur la tune, vous avez tous perdu votre ame a ce petit jeu la, mais dieu merci, vous avez vos maisons, vos voitures et vous pouvez tous et toutes faire les beaux devant les pauvres pour flatter votre ego de merde.

    On peut etre bon, intelligent, cultive, pret a aider son prochain, cela ne compte plus. si vous n’avez pas de fric, vous etes de la merde. Quel monde superbe...
    Quand je pense que des types s’appellent ‘elite’ et personne n’est capable de venir avec une solution qui serait equitable pour tout le monde. Elles existent, mais ceux qui ont la richesse ne veulent rien entendre. Tant que ca rentre, pourquoi arreter ce business si lucratif. En attendant des gens bossent comme des tares pour des salaires de miseres et d’autres ne branlent rien et touchent des dividendes ENORMES.
    En somme rien a changer depuis l’antiquite....

  • confortablynumb-
    confortablynumb-
    le monde tel que nous le (...)
    • Posté à 20h47 le 29/03/2011
    • Internaute 67096
      le monde tel que nous le (...)

    Pour voir ce documentaire très intéressent sur la crise économique de 2008 gratuitement, cliqué sur le lien ci joint Lien

    • confortablynumb-
      confortablynumb- répond à confortablynumb-
      le monde tel que nous le (...)
      • Posté à 20h56 le 29/03/2011
      • Internaute 67096
        le monde tel que nous le (...)

      Le titre du film et « Inside Job »

  • expat
    • Posté à 20h47 le 29/03/2011
    • Internaute 25627

    Je ne suis pas sur que ce soit vrai que les capitaux sont rares, en fait il y a les capitaux des fonds de pension americains, suisses et probablement d’autres qui cherchent a se placer.

    Malheureusement comme ils n’aiment pas les investissement risques ils sont souvent la cause de choses desagreable pour les citoyens sans fortune, comme des augmentations de loyer en Suisse et ils sont probablement beaucoup utilises pour faire flamber les prix des produits alimentaires et autres produits de premiere necessite.

  • Rapoutouk
    Rapoutouk
    Intellectuel domestique
    • Posté à 20h55 le 29/03/2011
    • Internaute 121214
      Intellectuel domestique

    Un monde sans régulation est un monde invivable ! ! !
    En France et en Europe, on continue de déréguler allègrement... la France et l’Europe vont devenir invivables...

  • Chriss38
    Chriss38
    ...
    • Posté à 21h45 le 29/03/2011
    • Internaute 101875
      ...

    Finance folle ?
    Il faudrait commencer par définir ce qu’est la folie...

    « Catastrophe. Un bateau se précipite sur les récifs et coule... La cargaison est perdue et de très nombreux passagers et membres d’équipage se noient. »

    2 options :

    1/ Le capitaine était fou. Le pauvre, quel dommage... Quel imprévoyance aussi.... Il aurait fallu mieux encadrer ses prérogatives, limiter la taille du navire, l’équiper d’une double coque, signaler les récifs, etc, etc....

    2/ Le capitaine s’était préparé un joli canot de sauvetage tout confort pour lui et les officiers, touchera l’assurance pour le navire et à même des actions dans la compagnie qu’il faudra bien payer pour le renflouage...

    Conclusion : il est peut-etre pas si fou que ça ? ? ?
    Du moins pas au point de souhaiter qu’on s’occupe d’encadrer son commandement sur son tout nouveau bateau quelques mois plus tard.

    ––-> Tous les responsables nommés par Obama pour gérer les conséquences de la crise et faire en sorte que cela ne se reproduise pas faisaient parti du système qui y a conduit et en ont très largement profité.
    Et dans le même temps aucun des responsables et acteurs de la crise n’a été jugé (ni même inculpé) et pas la moindre fraction des salaires, primes et bonus faramineux qu’ils se sont distribué entre eux avant la crise n’a été saisie.
    (On entend toujours, y compris dans cet article que la crise a couté des milliards : elle a couté à certains et rapporté à d’autres. L’argent a juste changé de poche. Il est certe hors de notre atteinte dans le système actuel mais il est pas perdu du tout !)

    Alors comment s’étonner qu’àprès 6 mois et quelques annonces médiatiques, rien n’ai été fait.... en dehors de nous préparer la suivante.
    Leur seul et unique problème, c’est de décider de la quantité de laine qu’il faut laisser repousser sur le dos du mouton avant de le tondre de nouveau...... Rien de plus.

  • JackDebat
    JackDebat
    Freelance
    • Posté à 00h10 le 30/03/2011
    • Internaute 150635
      Freelance

    Ce qu’il ne faut pas entendre, ou plutot lire ... et pourquoi ne pas laisser les banques s’autogéré comme des grandes ? !

    La vérité est que les banques et le système financier sont les coupables de cette crise car il n’ont pas su s’autogérer et se comporter correctement sur tous les points.

    Quand quelqu’un ne sait pas se gérer il n’y pas 36 solutions : il faut le mettre sous tutelle, controler son action et revoir tout ce qu’il a créé. Il faut prendre controle des banques car aujourd’hui c’est tout le contraire, ce sont elles qui ont le controle sur nos vies ! Et cela que vous le vouliez ou non ...

    Une fois nationalisées ; on sépare les activités de dépot et celles d’investissement, ou plutot, de spéculation. A partir de la on protège les dépots des gens, et on RINCE tout le reste.

    On interdit ensuite l’activité de spéculation sur TOUTES les matières premières. Pour ceux qui veulent spéculer il y a les paris en ligne et les casinos.

    Enfin on interdit les relations bancaires avec les paradis fiscaux. Après tout, vu qu’ils servent essentiellement à cacher de l’argent, je ne vois pas pourquoi on devrait en accepter ou y envoyer de l’argent.

    Biensur tout ceci serait compliqué à mettre en place mais si nous sommes une majorité à vouloir un système financier plus sein et respectueux des gens nous pouvons trouver des solutions. Ceci sont les miennes.

  • coatl
    coatl
    SR
    • Posté à 00h41 le 30/03/2011
    • Internaute 50522
      SR

    A Rue89,

    On ne peux pas laisser dire ça :

    « les banques et les assurances d’Europe sont le bon élève que le proviseur punit pour l’exemple. »

    D’abord de quelle « punition » parle-t-il ?

    BNP-Paribas est la plus grande banque française et l’une des plus grandes d’europe. L’une de celles qui ont le plus d’avoirs dans les paradis fiscaux et qui ont le plus trempé dans la finance « dérégulée ».

    Monsieur le « petit-banquier-de-guichet-qui-veut-sauver-son-coeur-de-métier » peut-il nous dire quelle part des bénéfs de sa boîte provient des activités d’investissements ?

    Monsieur le « petit-assureur-qui-a-bien-du-mal-avec-la-réglementation-qui-lui-lie-les-mains » peut-il nous dire combien il détient de CDS sur la dette grecque ?

    Ça serait grotesque si ce n’était pas dangereux, car sous couvert de « plaider » pour la régulation, ce monsieur nous dit en fait le contraire. Il pleurniche juste parce qu’il serait « plus » réglementé que les autres.

    D’ailleurs, la conclusion vaut son pesant de cacahouètes : « réglementer les banques » revient à « déréglementer les banques ».

    Là, franchement, bravo, il fallait au moins Bac+10 en communication pour en arriver là !

  • berezni
    berezni
    voyageur du monde
    • Posté à 06h00 le 30/03/2011
    • Internaute 126488
      voyageur du monde

    Vivement que tout ce systeme explose et vol en eclat ! !

  • dotchka
    dotchka
    Salarié
    • Posté à 08h52 le 30/03/2011
    • Internaute 49510
      Salarié

    Pour moi le monde de la finance c’est mieux que le PMU, on gagne autant voir plus et ce n’est pas moralement répréhensible.
    Aujourd’hui, on monte aux nues les traders, ces bookmakers champions des paris les plus fous.
    Parce que les petits porteurs néophytes croient pouvoir gagner de l’argent avec facilité, ils en oublient (méconnaissent) les risques. Tandis que les investisseurs augmentent l’assiette des paris pour toujours gagner plus. Le cours de la bourse c’est un peu le chaudron magique, de rien il en devient quelque chose... qu’on nomme la spéculation.

    Pour moi, c’est l’essence même de la finance d’aujourd’hui qui pose problème. Tant que faire de l’argent à partir de rien sera possible on en sera pas sorti.

    • Frédéric42
      Frédéric42 répond à dotchka
      Afghano-américain
      • Posté à 17h09 le 30/03/2011
      • Internaute 136222
        Afghano-américain

      Exact,l argent est crée à partir de rien,les banques s en sont donner le droit,par contre l interet n est pas crée,voila pourquoi la ruine est proche.

  • dotchka
    dotchka
    Salarié
    • Posté à 09h19 le 30/03/2011
    • Internaute 49510
      Salarié

    J’aimerais juste comprendre cet engouement subit pour les politiques budgétaires d’austérité des pays européens. De plus, au nom des critères de l’UE en si peu de temps ?

    1 - Pourquoi vouloir absolument rembourser une dette qu’on qualifiait de structurelle quelques mois auparavant ?

    2 - Pourquoi les Etats qui ont sauvé les banques aux activités spéculatives et hasardeuses se retrouvent aujourd’hui sommées par celles-ci de régulariser leur situation ?

    3 - Pourquoi vouloir répondre aux critères de satisfaction du marché financier alors que quelques mois plus tôt c’était le fonctionnement de celui-ci alors au plus mal qui était décrié ?

    4 - Pourquoi continuer à faire confiance à un système de notation qui est manifestement fallacieux sans même vouloir le réformer ?

    Plus globalement, maintenant que la crise financière à montrer que le libéralisme financier était pernicieux et engendrait un cycle décadent pour l’ensemble des économies, pourquoi continuer dans cette voie là ?

    Que font les politiques ? Personne pour proposer des alternatives à cette fuite en avant qui nous mènera à notre perte ?

    • outsider34
      outsider34 répond à dotchka
      desamuse
      • Posté à 16h23 le 30/03/2011
      • Internaute 143239
        desamuse

      parceque Tony Blair est le conseiller Proche Orient pour JP Morgan.

      parceque un des conseillers pour l’economie a la Maison Blanche est un ancien de Goldman&Sachs

      parceque........

      • dotchka
        dotchka répond à outsider34
        Salarié
        • Posté à 20h03 le 30/03/2011
        • Internaute 49510
          Salarié

        schroder chez gazprom...je sais déjà tout ça.

        Mais pourquoi maintenant, la crise était-elle voulue ? A qui elle rapporte ? quelles sont les connexions entre milieu affairiste et politiciens ? Qui décide de l’économie au niveau européen ?

        Parce que les sujets économiques ne se font pas à l’Elysée, qui est tout juste bon à débattre de la laïcité.

         
        • outsider34
          outsider34 répond à dotchka
          desamuse
          • Posté à 08h39 le 31/03/2011
          • Internaute 143239
            desamuse

          la crise a permis un tres grand transfert de richesse. C’est la classe moyenne qui est vise.
          La crise permet aussi d’etouffer la notion d’etat souverain.

        1 autres commentaires
  • dotchka
    dotchka
    Salarié
    • Posté à 09h42 le 30/03/2011
    • Internaute 49510
      Salarié

    « Les chahuteurs s’échappent, les bons élèves punis »

    Que nenni, tout le monde participe à la curée, que l’on soit parmi les chiens qui mettent à mort ou les maîtres qui décident ; tout le monde profite du spectacle.

    L’auteur voulait peut-être dire que les maîtres (qui sont-ils ? ils ne les nomment pas) sont davantage responsables de cette curée que les chiens (ces gloutons de banquiers français). Donc on aurait puni les chiens pour leur faute mais pas les maîtres. Mais qu’Éric lombard veuille bien les nommer déjà pour commercer.

    Pour l’instant, on se contente d’un mal invisible, de l’arlésienne de la finance. Merci pour cette petite intrigue financière.

  • canibool
    canibool
    informaticien
    • Posté à 10h43 le 30/03/2011
    • Internaute 150667
      informaticien

    étrange votre façon d’argumenter contre l’augmentation des capitaux propres. C’est une méthode efficace pour prévenir les risques de crise sytémique. La carrosserie est plus lourde ? la belle affaire ! depuis 2008, un grand nombre d’articles sont parus pour nous dire que les banques se renflouent rapidement sur les marchés, avec des opérations strictement financières... alors qu’elles rechigaient à financer l’économie réelle.
    A quoi bon avoir un niveau de capital bas (cad baisser les garanties en cas de crise), si c’est pour faire de l’argent avec de l’argent, cad du « vent »... quelquechose qui ne sert à rien, à nous, citoyens de base, la masse, le peuple. on va pas pleurer sur le sor des banques non. rien à carrer.

    ceci-dit, vous avez tout à fait raison de dire que la finance s’échappe du coup vers des acteurs non régulés et des marchés qui ne le sont pas non plus. je crois avoir lu ici (ou ailleurs) que les dark pools ont un succès grandissant depuis 2009 (hasard ? ...). Vous n’avez pas trop osé le dire mais, question « régulation », l’argent va vers des places qui sont bien pires
    qu’avant crise. Il n’y a qu’’à voir le principe d’un dark pool pour s’en convaincre.

    je ne me fais pas d’illusions sur la finance. il y aura une autre crise, c’est sûr. mais cette fois-ci, le monde de l’argent risque de le payer très cher.

    • Veig
      Veig répond à canibool
      • Posté à 12h21 le 30/03/2011
      • Internaute 28990

      « je ne me fais pas d’illusions sur la finance. il y aura une autre crise, c’est sûr. mais cette fois-ci, le monde de l’argent risque de le payer très cher. »

      Dame, je vois mal les populations accepter encore une fois de passer à la caisse pour sauver les « too big to fail », s’endetter encore plus auprès de ces mêmes banques (ou leurs cousines) pour injecter des fonds dans le système, et accepter d’être ensuite rançonnées et tondues par le biais de leurs grandes copines les agences de notation qui vont s’empresser de dégrader les notes de leurs Etats.

      Il va falloir revenir sur le dogme des années 70 : non, l’endettement public ne devra plus dépendre des grandes banques privées. Non, l’endettement des états – et surtout le remboursement de créanciers aussi arrogants qu’avides, aussi inconséquents que nuisibles – ne doit plus être le fil directeur, l’horizon ultime de nos politiques économiques.

      La dette (et les citoyens qui se crèvent à la payer) ne doit plus être la vache à lait des banquiers et des traders. La dette, c’est le fonds de roulement d’un Etat. Dans une République qui ne se veut pas bananière, il n’y a aucune raison qu’elle soit accaparée par des financiers voraces et mafieux. Surtout quand on la creuse artificiellement pour créer des niches fiscales au profit de ces mêmes financiers, ou pour les sauver des faillites qu’ils ont organisées.

      Mais il va falloir que tout un chacun se réveille : non, malgré les discours matraqués sur tous les tons, le pouvoir n’a aucune intention de réduire la dette, qui est une véritable rente pour ses alliés financiers les plus proches, et une arme idéologique destinée à propager l’idée qu’il faut privatiser toujours plus de services essentiels d’intérêt public (santé, énergie, eaux, réseaux) pour s’en sortir. Cette oligarchie nous fera crever au boulot plutôt que de réduire d’un liard la manne qui tombe, par le biais de nos impôts, dans la poche de ses copains.

      Donc oui : la prochaine fois (car il y aura une prochaine crise) il va falloir qu’ils passent à la caisse.

      • outsider34
        outsider34 répond à Veig
        desamuse
        • Posté à 16h27 le 30/03/2011
        • Internaute 143239
          desamuse

        la prochaine risque d’etre une chute libre de l« equity bond market ».

        il y a beaucoup trop de pays qui sortent des bons a des taux impossible sous pression du FMI (Ireland 8% pour le R.U).

      • Anonyme répond à Veig

        D’accord sur l’idée de revenir sur le dogme des années 70, avant que Georges Pompidou ne fasse passer une loi obligeant l’Etat à emprunter au privé (avec taux d’intérêt) plutôt qu’à la Banque de France.
        Cette dernière appartient au patrimoine des français et donc j’ai l’impression que les français sont apparemment spoliés...

        Mais SVP éclairez ma lanterne :
        Si on empruntait à la banque de France (ou plutôt la BCE aujourd’hui) donc en s’excluant des circuits d’emprunts privés, ne risquerait-on pas une dépréciation de monnaie ? Ca s’est passé comme ça pour le rouble ou le zloty dans le bon vieux temps du rideau de fer. Mais peut-être que leur dépréciation avait d’autres causes ?

        Lien

  • Dr Small
    Dr Small
    Du côté d'ailleurs, et (...)
    • Posté à 14h31 le 30/03/2011
    • Internaute 150705
      Du côté d'ailleurs, et (...)

    En août 1999, j’étais chef comptable d’un très gros organisme de trading de produits dérivés. Après un gros bug dans le débouclement de plusieurs opérations foirées par des traders démissionnaires, qui m’a obligé à passer tout un week-end à éplucher ligne à ligne des centaines d’opérations sur près d’une dizaine de places bousières avec toute mon équipe, j’ai remis le jour de l’éclipse un rapport au directeur financier. J’y décrivais le fait que les produits incriminés contenaient tous et une part de sous-produits pourris, et une part de sous-produits douteux dont l’origine, l’émetteur et le contenu ne pouvaient être identifiés sérieusement. Le grand jeu des traders était de revendre très vite, avant d’être celui dans les mains duquel la bombe sautait. Je concluais qu’on ne maîtrisait presque rien, que personne n’avait réellement de compréhension précise des phénomènes, que trop d’organismes adhoc venaient perturber le marché sans qu’on puisse les intercepter, et que les risques pour la stabilité du système étaient devenus monstrueux. Le boss m’a envoyé promener violamment en me traitant de « Paco Rabane de merde ». J’ai démissionné, par peur d’être un lampiste. Et j’ai changé de vie.

    • outsider34
      outsider34 répond à Dr Small
      desamuse
      • Posté à 16h32 le 30/03/2011
      • Internaute 143239
        desamuse

      En effet, depuis la creation des produits derivatifs dans les annees 80, les montages sont tellement compliques que personne y comprend rien, mais si vous faites la culbute en deux clicks personne ne va rien demander......jusqu’au jour ou ca pete.

    • dotchka
      dotchka répond à Dr Small
      Salarié
      • Posté à 18h40 le 30/03/2011
      • Internaute 49510
        Salarié

      Conclusion : « plus c’est gros et plus ça passe »

  • Frédéric42
    Frédéric42
    Afghano-américain
    • Posté à 17h07 le 30/03/2011
    • Internaute 136222
      Afghano-américain

    A ceux qui ont des économies,achetez vite de l or ou argent métal,ou dans l immobilier ou les prix ne sont pas exorbitants.On sait tous ce qu il se passe après une crise financière,alors consommateurs effrénés,profitez bien,et surtout n ouvrez pas encore les yeux...

  • Hassan2011
    Hassan2011
    Sud du Maroc
    • Posté à 18h19 le 30/03/2011
    • Internaute 149355
      Sud du Maroc

    Notre envoyé spécial Hasmar nous communique (ça parle du financement International) :
    Ce méga-spectacle d’hier 1er avril sue la plage d’Agadir fut fantastique.
    Riche idée en effet que la programmation de ce nouveau calendrier qui nous met 3 jours en avance sur le reste du monde, et permet à nos 4 touristes de bénéficier de séjours rallongés pour mieux profiter de nos prostituées mineures.
    Le spectacle commença par une déclaration de la Frame sur ses promotions sur l’année 2011.
    Ses animatrices framçaises seront mineures jusqu’au 31 décembre, et toutes équipées de préservatifs féminins issus de la nouvelle politique nationale de récupération.
    Vint ensuite le célèbre chirurgien Scalpech, auteur du visage d’Alain Delon de Khadada, qui expliqua comment, avec des restes d’opérations, il fabrique et coût ses innovateurs préservatifs féminins, qui sont le premier pas en avant de la recherche contre le SIDA en Afrique, détournés par la Gran’pute Cigale, dont nous tairons le nom.
    Il révéla ensuite être l’auteur des sourires des clowns Sarko et DSK.
    Pour Sarko, il déclara : Je l’ai un peu loupé sur les zygomatiques, mais bien poudré, ça passe bien, et le DSK est véritablement rajeuni, et durera bien plus longtemps que les 200 ans sur lesquels il a ma garantie « satisfait ou recousu ».
    Il était accompagné par la maçonne Evajojo, dans son nouveau look à la Marilyn Monroe, et de Daniel KB Jardin, qui venait de se faire greffer un pavé à la place du cerveau.
    Jeanmar Crouillan, enfin libéré, chanta ses tubes : « Alègre vérité », et le mémorable blues « Mesrine was a secret agent », composés en prison, et déclara : « Nous avons tué Georges Besse sous la commande de Scalpech, pour lui piquer un peu de matière grise, et la conserver au congélateur, et la réinjecter au nouveau patron de Renault. »
    Il y avait aussi Omarmatué, qui nous fit un spectacle de tournevis sur le pauvre poulaga FN qu’il a remplacé en prison. Horrible, j’ai pas aimé.
    Le spectacle, entièrement sponsorisé par le Front Maçonnique International, fut pourtant grandiose.
    Un écran gigantesque, animé par des vues des piscines de nos ex-élus, remplies de naïades payées au smoke, avec la participation de Google Earth, qui fournit maintenant des photos pornographiques grâce à ses nouveaux satellites envoyés en l’air par le Centre National de la Recherche du Stupre et de la Sodomie, ceux qui ont transformé Lapaz en y introduisant les autoroutes cellulaires de la prostitution.
    IDF était de la partie avec toute la clique de Chinon la Neutre, et ce nouvel ensemble est une vraie explosion dans le PAF guerrioélectrique centralien, dans la pure lignée de Plastic Berthin.
    A propos de poissons, il n’y en eut point parmi les spectateurs, car ils étaient en grève au large, ou avaient peur de la balance qui décorait l’écran géant.
    Daniel Ortéga arriva sur la plage, sous un halo de lumière, si lumineux avec son costume de berger new-age, entouré avec 500 vaches qui avaient revêtu des bas à résilles, et qui furent transformées en ralouf par Jéhovah en personne.
    Des indiscrétions ont laissé passé l’information qu’il y avait parmi elles Chavez et son grand copain Aubasmot.
    Vous ne connaissez pas Aubasmot ? C’est le clown qui vient d’être coincé avec Oscar (celui des contras), dans un trafic électoral de sucre, de mines, de poudre, de prix Nobel, et d’influences maçonniques, celui qui a gagné sa campagne en promettant d’être écolo, et qui laisse toujours remonter le produit blanc qui a financé son groupe politique, en laissant les cotes pacifiques des pays voisins vierges de tout radar, et qui fait le tri entre ses livreurs et leur concurrence avec ses joujous Awakakawak.
    Sa femme Magdonny (la nouvelle Piggy) serait, dit-on, aussi, une cliente de Scalpech le Recycleur.
    Cela ne nous regarde pas ... comme le devrait la politique extérieure de son pays et de celui du Gran’Clown !
    Zapat-héro du cirque Savatiste-oui-et-vous ? , fit alors un spectacle de jet de chaussures sur ce Gran’Pinocchio de Sarko ; spectacle entièrement loupé, et il s’en excusa partiellement en déclarant : je me suis entrainé sur le Roi de Chine et c’était plus facile, il bougeait moins, il était deux fois plus grand, mais il n’est pas venu, retenu par son dernier projet de modification du climat qui devrait boucher le trou de la couche d’ozone avec l’aide du biogaz qu’il a inventé après être tombé amoureux de Maïté et de Koffe.
    Sous les instructions du trio amoureux, tous les chinois s’entrainent pour péter à l’unisson, et réduire au chômage les débrideurs qui font foison dans son pays, et pourraient un jour faire concurrence au Gran’Skalpech.
    Victoria Avril, dont le nom a été choisi pour le mois de Mars du nouveau calendrier, Alpha Blondie, Juanes et Shakira chantèrent une inoubliable version de « Quand il reviendra, le temps des arganes », suivi d’un comique reggae qui commençait par « Ah Shakira, Shakira, lShakira, les Mneféremistes à la lanterne... »
    Tous se mirent à danser sous les porte-voix des cognes locos , restés à bord de leurs niches roulantes, et illuminées de ses célèbres feux verts qui ne sont qu’un leurre destiné aux automobilistes, pour la récolte des célèbres amendes-prunes qui financent l’administration locale.
    De nombreux barbus eurent un succès fou, lors de la transe-cession des slows à 5, entourés de leurs 4 femmes amoureuses, qui s’étaient pour l’occasion cousu des voiles fluo translucides.
    Les ciments du Maroc, célèbre fabrique de la Mafia Italienne, fit don de 3 toupies géantes et on commença à construire avec les pavés, sur la plage, avec l’aide de la société Bouiboui, une magnifique maçonnique Temple-église-mosquée-synagogue, avec un clocher haut parleur conique agréé par les banques Suisses et co-latéralement, des centaines de gogues équipées d’un assainissement lagunaire furent édifiées.
    Le maire de la ville exposa son grand projet écologique d’un nouveau style, qui permettra à ses visiteurs de ne plus se baigner dans des eaux marron, et déclara que l’islam réformé permettra enfin l’utilisation de papier hygiénique.
    Le Pape des clowns en personne, entouré de ses complices, la consacra sur le champ.
    Le spectacle continua par l’arrivée de Momo-Uhu, le Roi à la retraite provisoire, qui régnait sur les analphabètes sniffeurs des HLM d’un pays enfin divisé différemment.
    Il déclara qu’il se portait candidat pour les deux présidentielles, et qu’il modifierait en cela les deux constitutions, et que son journaliste palestinien lui donnait des cours d’espagnol, avec une nouvelle méthode faisant appel aux images de synthèse.
    Daniel Balavoine passa en hélicoptère, et son appareil fut réduit en mille morceaux par l’agent XO7 qui n’était autre qu’un prof de l’ENA procho-magicien.
    On ne vit sur la plage que des morceaux scintillants qui s’avérèrent être des morceaux de phare de Fiat Uno.
    Nous découvrîmes ébahis que XO7 était en fait le personnage multiple grimé par Scalpetch en vieix bauf pédophile.
    Mimi Le Pen arriva dévêtue, et nous découvrîmes stupéfaits que c’était son père.
    Fantastique, ce Franken Scalpech !
    Ce fut le vrai héros de la soirée.
    En fin de spectacle, la Gran’gogue s’écroula, victime du tsunami créé par la cavitation du grand Charles qui croisait au large, fraichement repeint aux couleurs des Tu-ranges.
    Nous nous sommes tous réveillés avec de vagues souvenirs d’une époque qui, si elle n’est pas révolutionnaire, est définitivement révolue.
    Demain, on met en place le projet de « la reforestation du Paradis originel, le Sahara », en commençant par déminer avec 10 000 dromadaires qui s’enverront en l’air habillés d’une casaque babacool.
    Un ingénieux système de pompage est prévu pour faire remonter l’eau des nappes phréatiques et la faire circuler en « toile » pour arroser des baobabs et des conifères.
    Et les champignons ?
    La « décentralisation commence aujourd’hui » avait déclaré l’ex Roi Uhu dans son projet constitutionnel de dénuclarisation, qui est tout à son honneur, et que certains avaient mal compris, croyant à un projet corruptionnel miterrandien de régionalisation.
    L’énergie choisie est celle du moulin de Don Quichote, confectionné avec des voiles offerts par les femmes à poil des barbus.
    On dessalera aussi l’au de mer avec d’immenses serres à condensation, équipées des vitrages de palais reconverties en ruines culturelles.
    On circulera en dromadaires électriques, et on mangera tous ces prédateurs du paradis, avec les chèvres, et les moutons, sur des réchauds à gaz donnés par nos amis algériens, avec des bouteilles.
    Il y aura aussi (ne le dites pas au clown, ni à sa niace), un petit trafic de Sidi Brahim qui compte truster l’autoroute cocaïenne ramifiée à tous les échelons de la direction du Gran’Cirque.
    J’espère que vous pourrez un jour profiter de la diffusion des images de ce spectacle car l’internet Marocain ne laisse plus passer que Redtube.com.
    Je vais quand même essayer d’y glisser quelques images, sous le nom d’emprunt de gran’pofiasse... à vos pads et à vos souris !

  • Anonyme

    @ Eric Lombard

    Mais SVP éclairez ma lanterne :
    Si on empruntait à la banque de France (ou plutôt la BCE aujourd’hui) donc en s’excluant des circuits d’emprunts privés, ne risquerait-on pas une dépréciation de monnaie ? Ca s’est passé comme ça pour le rouble ou le zloty dans le bon vieux temps du rideau de fer. Mais peut être que leur dépréciation avait d’autres causes ?

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  • RUE1793
    RUE1793
    Si l'univers est réellement (...)
    • Posté à 22h14 le 30/03/2011
    • Internaute 150764
      Si l'univers est réellement (...)

    La prochaine crise n’est elle pas celle de l’effondrement de la bulle des ’droits carbone’ ?

    J’entends par là le négoce, via intermédiaires cotés, du dépassement de droits à équivalent en tonnes de CO2 avec les régions pauvres donc peu consommatrices mais demandeuses de devises.

    Marché naissant au moment ou la centrale énergétique de Fuku etc. etc.

    • Anonyme répond à RUE1793

      L’effondrement des quotas CO2, ca m’etonnerait.

      Pour les définitions je cite l’Agefi :
      les industriels se sont vu autoriser des volumes d’émission de CO2 en réduction par rapport aux niveaux atteints en 1990, et ils doivent se conformer à cette contrainte
      soit en revoyant leurs installations industrielles,
      soit en achetant les quotas d’émission qui leur manquent,
      - des EUA (european union allocations), auprès de ceux qui ont des excédents.
      - Autre possibilité, le système de l’ONU comme le dispositif européen autorise les entreprises à acquérir des crédits d’émission en investissant dans un pays émergent pour y diminuer les émissions de carbone. Là encore, chaque crédit ainsi acquis, appelé cette fois CER - « certified emission reduction » -, donne le droit d’émettre une tonne de CO2.

      Concernant l’évolution des prix ;
      Les EUA (actuellement 17 €/Tonne), internes à l’Europe, ont un prix piloté tout simplement en réduisant plus ou moins la quantité disponible, et l’objectif es de les faire monter encore. Pour une centrale à charbon, ils représentent désormais autant que le cout de combustible, et certaines centrales à charbon vont fermer pour cette raison.

      Les CER (actuellement 13 €/Tonne), importables en Europe jusqu’à une limite de 20% des allocations d’EUA, sont un peu moins chers. Les entreprises qui en récupèrent n’investissent que dans des projets CER hors Europe qui coutent un peu moins chers que les EUA. Si le prix des EUA augmente, celui des CER suivra, ainsi que le nombre de projets activés qui deviendront plus rentables.

      Lien

  • Falkenberg
    Falkenberg
    salarié
    • Posté à 23h00 le 30/03/2011
    • Internaute 95560
      salarié

    si une nouvelle crise survient et que, grâce aux minimales mesures imposées en Europe, les citoyens européens sont un peu mieux protégés que d’autres dans le monde, ces mesures n’auront pas été totalement ridicule.

  • scaggio
    scaggio
    Comptable financier
    • Posté à 05h47 le 02/04/2011
    • Internaute 151125
      Comptable financier

    Si l’argent des européens avait été utilisé pour financer l’économie européenne plutôt que l’économie américaine, on n’en serait pas là aujourd’hui.

    Mais j’ai surtout l’impression que malgré la catastrophe financière, les mauvais financiers ont repris leur place pour remettre sur le tapis le financement de l’économie américaine, toujours avec l’argent des européens.

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