SUR LE TERRAIN 22/03/2011 à 15h00

Médicaments : l'Europe menace les génériques des pays pauvres

Marie Kostrz | Journaliste Rue89


(De New Delhi) Deux fois par semaine, Anamika se rend à l’All India Institute of Medical Sciences, tentaculaire hôpital de New Delhi. La salariée de l’Association d’aide aux patients du cancer (CPAA) se fraye un chemin à travers les couloirs bondés de l’établissement. Elle prend place dans un recoin du service de médecine nucléaire et extrait de son sac des petites boîtes blanches de médicaments génériques qu’elle distribue gratuitement.

Ce sont ces produits à bas prix qui permettent à la CPAA d’offrir chaque mois un traitement gratuit à 3 000 malades du cancer qui ne peuvent pas se le payer. Ce dispositif, comme beaucoup d’autres, pourrait être remis en cause par l’accord de libre-échange (ALE) que l’Union européenne est en train de négocier avec New Delhi, en toute discrétion.

L’Europe réclame en effet qu’une clause sur « l’exclusivité des données » (« data exclusivity ») soit intégrée à l’ALE. Elle consisterait à interdire aux entreprises indiennes la possibilité d’apporter des améliorations aux molécules qu’elles fabriquent, mais qui ont été initialement commercialisées par les laboratoires occidentaux.

L’accord, en négociation depuis trois ans, pourrait mettre un coup d’arrêt à la production de médicaments génériques en Inde. Un projet dangereux pour les patients indiens, mais aussi pour de nombreux pays en développement.

Encouragée par le gouvernement depuis les années 1970, la production de génériques est devenue le symbole de l’industrie pharmaceutique indienne, au point d’en faire le premier fabricant mondial. Une performance favorisée par le fait que, jusqu’en 2005, l’Inde n’était pas concernée par la législation internationale sur la propriété intellectuelle, qui permettait aux firmes locales de produire des copies de médicaments brevetés ailleurs.

Une augmentation des prix de plus de 840% ?

Pour bénéficier d’un traitement efficace, les Indiens devront donc se procurer des médicaments conçus par les laboratoires détenant l’exclusivité de leur amélioration. Une catastrophe pour des programmes comme celui du CPAA. Anamika s’alarme :

« Sans ces médicaments, nous n’aurons plus les moyens d’aider qui que ce soit, ce serait trop cher. Même la classe moyenne n’a pas les moyens de se payer les traitements occidentaux. »

Le gouvernement indien est bien conscient du danger. Un officiel du ministère du Commerce en charge des négociations confie sous couvert d’anonymat :

« Nous ne sommes pas du tout d’accord pour intégrer cette clause, mais la Commission européenne revient toujours à la charge. »

A Bruxelles, une représentante de l’Union européenne tempère :

« Bien sûr, nous voulons protéger les intérêts des entreprises européennes. Mais l’Inde pourra continuer à produire les médicaments qui sont actuellement fabriqués. »

Une remarque qui se veut rassurante mais qui cache une réalité inquiétante. Excédée par les efforts de l’Europe pour ménager les intérêts de ses laboratoires, Leena Menghaney, employée de Médecins Sans Frontières à New Delhi, précise :

« Vu que les maladies évoluent et que les patients développent des résistances aux traitements, il faut constamment apporter des modifications aux molécules pour qu’elles restent efficaces.

L’Inde n’a pas encore les moyens d’investir massivement dans la recherche ni le développement afin de créer ses propres médicaments. »

Pour l’instant, elle peut juste fabriquer des génériques de qualité. Si l’accord est signé, le pays devra donc acheter les traitements originaux, hors de portée pour la grande majorité des Indiens, et même pour les ONG internationales.

Selon Jérôme Martin, ancien président d’Act Up, un accord similaire entre les Etats-Unis et l’Amérique latine s’est en effet traduit par une hausse des prix de certains médicaments de plus de 840% sur le continent sud-américain...

« On va de nouveau tous mourir »

Face à la levée de boucliers des professionnels de la santé, la Commission a mis un peu d’eau dans son vin en proposant d’exclure de l’accord une liste de médicaments pour les « urgences de santé publique ».

Une notion qui risque d’être difficile à définir mais, a priori, les antirétroviraux et les antidotes contre la malaria ou la tuberculose pourraient faire figure d’exceptions. Une mesure d’importance, notamment pour les personnes séropositives. Loon Gnante, de l’association Delhi Network of Positive People, rappelle :

« Depuis que l’Inde créée des génériques, les trithérapies sont disponibles pour 100 dollars [80 euros] par an et par patient, au lieu de 12 000 dollars [9 500 euros] auparavant.

Avant leur existence, beaucoup de nos amis sont morts par manque de traitement. Si on supprime les génériques, on va de nouveau tous mourir. »

Propriétaire d’une petite pharmacie située en face de l’hôpital Aiims, Dinesh Khanna souligne pour sa part que les génériques ne servent pas que pour les maladies graves, loin de là. Dans sa pharmacie, qui dépend d’une ONG locale, il vend ses médicaments à prix coûtant à ceux qui ne peuvent assumer les tarifs généralement pratiqués :

« Beaucoup d’habitants n’ont même pas encore le moyen de s’acheter des génériques pour les maladies ordinaires, comment feraient-il pour se soigner si leurs prix augmentaient ? »

Des conséquences internationales

L’accord indo-européen risque d’avoir des conséquences bien au-delà des frontières indiennes, car les médicaments à bas prix « made in India » sont aussi exportés en masse vers de nombreux pays en développement. En Afrique, 80% des traitements du sida proviennent ainsi du sous-continent.

Or, de nombreux observateurs ne cachent pas leur scepticisme face aux déclarations de la Commission européenne, qui a promis que « rien dans cet accord ne limitera le droit et la capacité de l’Inde à produire et exporter les médicaments aux autres pays en voie de développement confrontés à des problèmes de santé publique ».

Trois ans après l’ouverture des négociations, la teneur exacte du fameux accord est toujours tenue secrète. Loon Gnante a cependant une certitude :

« Que fait-on quand on est menacé de mort ? On est prêt à tout. S’il le faut, on se battra à en mourir pour empêcher son application. »

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  • ROBERT GIL
    ROBERT GIL
    Site « Conscience Citoyenne (...)
    • Posté à 15h23 le 22/03/2011
    • Internaute 135580
      Site « Conscience Citoyenne (...)

    Les laboratoires pharmaceutiques font tout pour entraver la concurrence et retarder l’arrivée sur le marché de médicaments moins cher. Sous prétexte d’améliorer les molécules de leurs remèdes, elles en prolongent le brevet et retardent l’arrivée de génériques. Ce qui a un coût sur les finances de la sécurité sociale. Alors que la marge des gros groupes est de presque un pour mille !

    Avec les fabuleux bénéfices qu’ils dégagent, les sept principaux groupes pharmaceutiques que l’on surnomme aussi « Big Pharma » pourrait permettre l’accès à la santé des populations les plus fragiles. Il n’en est rien, ils préfèrent au contraire intenter de coûteux procès avec une armada d’avocats contre de modestes laboratoires qui fabriquent des génériques. Ils font pression sur l’office européen des brevets pour retarder ou accélérer l’entrée sur le marché de certains médicaments. Ils financent des campagnes mensongères pour discréditer certains remèdes. Vive la concurrence libre et non faussée ! Lire cet article ci-dessous :

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    • Brachamul
      Brachamul répond à ROBERT GIL
      Multi-Taskeur
      • Posté à 00h47 le 23/03/2011
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      Si je puis me permettre, ce n’est pas tant la faute des laboratoires pharmaceutiques, dont le rôle est de dégager des profits, que du législateur qui a crée ce système.

      Les labos doivent effectuer de la recherche, car les licences ne durent pas longtemps avant l’arrivée des génériques (15 ans, alors que la recherche est très coûteuse). Or, ces recherches, au lieu d’être orientées vers les maladies les plus mortelles, sont orientées vers les maladies les plus communes dans les pays qui ont les moyens de payer des médicaments (le cardio-vasculaire notamment).

      Soit on nationalise les pharmaceutiques, soit on met en place des règles différentes, mais la question est très compliquée. Si on supprime les licences, par exemple, la recherche s’éteindra, car il vaudra mieux faire des génériques de médicaments existant que de rechercher des médicaments qui seront immédiatement proposés par les concurrents qui n’auront rien recherché.

      L’inde, en tant que pays émergent, a un niveau de vie en constante augmentation. Les pharmaceutiques ont besoin de financer leur recherche, et il est normal qu’à un moment les indiens participent à cette recherche, comme tout le monde.

      Dans le système actuel, l’attitude de la commission européenne ne me choque donc pas. Mais c’est bien ce système qu’il faut remettre entièrement en question. On pourrait imaginer la séparation des activités de production et de recherche, en instaurant par exemple un marché public de la recherche. Les gouvernements achèteraient aux laboratoires privés les droits pour tel ou tel médicament dans un pays donné. L’ONU pourrait fixer les prix à payer en fonction du PNB par habitant du pays par exemple.

      • Docteur Panel
        Docteur Panel répond à Brachamul
        Sondologue
        • Posté à 07h41 le 23/03/2011
        • Internaute 43290
          Sondologue

        Je trouve votre réflexion très intéressante, Brachamul. Les labos se sont trop gavés en bénéfices, et continuent de le faire, c’est ce qui les rend si antipathiques, d’autant que par nature ils le font sur le dos des malades. Mais c’est un autre combat, que celui de la juste rémunération d’une activité. C’est comme pour les banques, ou dautres secteurs.
        Mais une fois qu’on a dit ça, on ne peut pas dire « Salauds de labos occidentaux » sans se poser la question du modèle économique de la recherche.

    • razoul
      razoul répond à ROBERT GIL
      artiste
      • Posté à 10h36 le 23/03/2011
      • Internaute 139177
        artiste

      L’offensive sur les génériques ne suffit pas aux labos :
      Les Médecines douces ,les plantes,les médecine traditionnelles
      chinoises et ayurvédiques sont également dans le collimateur ! ! ! !

      Soyez nombreux à signer la pétition avant le 31 avril ! ! ! !
      Ne vous laissez pas faire !

      « Lien

      Lien

      • razoul
        razoul répond à razoul
        artiste
        • Posté à 10h49 le 23/03/2011
        • Internaute 139177
          artiste

        Les labos apprécient L’Inde......pour son réservoir innépuisable de cobayes humains bon marchés,son immense réserve de malades :

        Lien

  • Diomades
    Diomades
    thésard
    • Posté à 15h27 le 22/03/2011
    • Internaute 123965
      thésard

    En mars 2010, le monde diplo avait fait un papier sur un accord commercial anti-contrefaçon (ACTA en anglais), portant entre autre sur les brevets de médicaments, et qui serait en train d’être négocié internationalement (voir le papier sur Lien).
    Ils y expliquent qu’une précédente tentative d’accord sur le même sujet avait capoté suite à la « stratégie de Dracula » qui avait été mise en place par les opposants : médiatiser et exposer à l’opinion publique un traité négocié discrètement AVANT qu’il ne soit ratifié par les pays.
    Allez les ATTAC, MSF et autres, au front ! on vous suivra !

  • kevangel
    kevangel
    Chercheur
    • Posté à 15h28 le 22/03/2011
    • Expert 24356
      Chercheur

    Avant que tout le monde ne se jette sur les méchants laboratoires qui font plein de profits sur le dos des pauvres, j’aimerais préciser quelques petites choses qui ne sont pas très claires dans l’article.

    Quand on parle de générique, on parle de la copie exacte d’un médicament développé par une entreprise occidentale, et non pas d’un « amélioration » comme il est écrit dans l’article. Ce qui signifie que sans les grands méchants laboratoires, l’Inde ne fabriquerait aujourd’hui AUCUN médicament pour guérir les maladies graves.

    Deuxièmement, si on permet à tout le monde de copier impunément des médicaments qui ont couté des milliards d’euros à développer, croyez-vous que la recherche de nouveau médicaments pourra continuer dans le futur ? Il est déjà très clair que depuis plusieurs années les laboratoires ont réduit les efforts de recherche (sous la pression des financiers) à cause des couts élevés, ce n’est pas en supprimant les brevets que ca va s’améliorer.

    Pour résumer :
    - soit on autorise tout le monde à fabriquer des génériques et les médicaments actuels deviendront très bon marché. Mais dans ce cas, d’ici 10 ans il n’y aura plus aucun nouveau médicament à sortir et il ne faudra pas pleurer quand il n’y aura plus rien pour soigner les nouvelles souches de maladies.
    - soit on continue comme on le fait, les traitements coutent cher mais permettent d’investir dans la recherche de nouveaux médicaments pour le futur.

    • utodeb
      utodeb répond à kevangel
      etudiant
      • Posté à 15h45 le 22/03/2011
      • Internaute 52274
        etudiant

      « - soit on continue comme on le fait, les traitements coutent cher mais permettent d’investir dans la recherche de nouveaux médicaments pour le futur. »
      Et comment font les « pauvres » qui ont en plus la malchance d’être malade ?
      Et la recherche publique dans le cas des brevet ne serait elle pas d’une quelconque utilité ?

      • kevangel
        kevangel répond à utodeb
        Chercheur
        • Posté à 16h06 le 22/03/2011
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Et comment font les “pauvres” qui ont en plus la malchance d’être malade ? »
        C’est pour ca qu’il y a la sécurité sociale, en tout cas pour l’instant.

        Pour ce qui est des pays pauvres, le mieux serait d’investir dans ces pays pour aider à leur développement au lieu de piller leurs matières premières. La solution ne passe pas par la fin des brevets, elle passe par un enrichissement des pays pauvres.

        Concernant la recherche publique, elle peut permettre le développement de nouveaux médicaments à condition d’y investir environ 50 à 100 milliards d’euros. J’aimerais savoir qui est pret à payer. D’autant plus que si on supprime les brevets, n’importe quel autre pays aura le droit de profiter de cette recherche financée à 100% par les contribuables francais !

         
        • utodeb
          utodeb répond à kevangel
          etudiant
          • Posté à 16h37 le 22/03/2011
          • Internaute 52274
            etudiant

          « La solution ne passe pas par la fin des brevets, elle passe par un enrichissement des pays pauvres. »

          La fin des brevet peut être pas mais une réforme sérieuse de la propriété intellectuelle sûrement.
          Par exemple l’établissement d’un certain nombre de choses non brevetable comme le vivant (certains OGM par ex.) ou encore les brevets logiciels ou encore l’exclusion dans certaines situations du respect de ce brevet (par ex. quand on a le sida et que le traitement pour un jour représente un an de salaire).

          « Concernant la recherche publique, elle peut permettre le développement de nouveaux médicaments à condition d’y investir environ 50 à 100 milliards d’euros. “

          D’où viennent ces chiffres ? je demande cela car si c’est le budget R&D de l’industrie pharmaceutique alors je pense que cette somme au niveau international serait mobilisable pour peu qu’il y ait une volonté politique et sociétale. Si par contre c’est le budget R&D de Sanofi par ex. alors cela sera plus difficile...

          • kevangel
            kevangel répond à utodeb
            Chercheur
            • Posté à 17h24 le 22/03/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            « D’où viennent ces chiffres ? »

            Pour le développement d’un seul médicament, il faut au minimum 1 milliards d’euros. Sachant que l’on veut développer plusieurs médicaments et qu’il y a de nombreux projets qui n’aboutissent pas, vous pouvez faire l’estimation.
            A coté de ca, il faudrait un investissement gigantesque au départ (plusieurs milliards d’euros) pour que les laboratoires universitaires soient aussi bien équipés que l’industrie au niveau du matériel.

            Au total, je me demande meme si mon estimation n’est pas sous évaluée.

            Bien sur, cela diminuerait les dépenses de mutualiser ca au niveau international. Mais vu comment c’est le bordel pour s’entendre dans l’union européenne ou à l’ONU, je crois que la réalisation est en pratique totalement impossible.

            • utodeb
              utodeb répond à kevangel
              etudiant
              • Posté à 17h54 le 22/03/2011
              • Internaute 52274
                etudiant

              « Mais vu comment c’est le bordel pour s’entendre dans l’union européenne ou à l’ONU, je crois que la réalisation est en pratique totalement impossible. »

              Hé oui, pôvre monde mais je désespère pas complètement que cela soit possible un jour ...

              Il faut aussi considérer le « retour » sur investissement en terme de santé de la population, de diminution des dépenses médicales puisque la sécu rembourse l’état et plus l’industrie etc ...

              Enfin bref je rêve d’un monde ou un certain nombres de choses (la santé, l’eau, l’énergie, etc ...) ne dépendent pas d’une logique de rentabilité à court terme en argent sonnant et trébuchant

              • kevangel
                kevangel répond à utodeb
                Chercheur
                • Posté à 18h01 le 22/03/2011
                • Expert 24356
                  Chercheur

                « Il faut aussi considérer le “retour” sur investissement en terme de santé de la population, de diminution des dépenses médicales puisque la sécu rembourse l’état et plus l’industrie etc ... »

                Ah non il faut etre cohérent. Si vous supprimez les profits sur les médicaments et permettez à tout le monde de les copier, aucun retour sur investissement n’est possible.

                • Sissi des bois
                  Sissi des bois répond à kevangel
                  ...
                  • Posté à 19h45 le 22/03/2011
                  • Internaute 53905
                    ...

                  Ben si, c’est cohérent. Parce que vous oubliez qui paye.
                  La sécu n’aura plus de marge sur médicament à rembourser puisqu’elle n’aura qu’à financer des fabrications. Voir, acheter des médocs fabriqués en Inde. Je ne suis même pas certain que rien qu’avec ce budget on ne récupèrerait pas les 100 milliards dont vous parlez puisqu’il y aura toujours les recettes des cotisations.
                  Donc la sécurité sociale a largement les moyens de financer la recherche.

                  Et vous deviendrez fonctionnaire, c’est pas beau la vie ?

                • utodeb
                  utodeb répond à kevangel
                  etudiant
                  • Posté à 07h39 le 23/03/2011
                  • Internaute 52274
                    etudiant

                  Je suis cohérent, c’est vous qui m’avez mal compris.
                  Si l’état paye la R&D d’un medoc et que la sécu rembourse à l’état une partie du médoc l’état ne récupère-t-il pas une partie de ces billes ? ? ?

                  • kevangel
                    kevangel répond à utodeb
                    Chercheur
                    • Posté à 10h30 le 23/03/2011
                    • Expert 24356
                      Chercheur

                    Pas si la concurrence de l’Inde oblige à vendre les médicaments à perte. Si on permet à l’Inde de vendre les memes médicaments 10 à 20 fois moins cher, la R&D ne sera jamais rentabilisée.

                    • utodeb
                      utodeb répond à kevangel
                      etudiant
                      • Posté à 11h11 le 23/03/2011
                      • Internaute 52274
                        etudiant

                      Vous restez dans la conception du libre échange donc à partir de là certes cela ne marcherai pas mais ce n’est pas mon propos.

          • Karg se
            Karg se répond à utodeb
            Ingénieur agronome vendu à une (...)
            • Posté à 19h44 le 22/03/2011
            • Internaute 9172
              Ingénieur agronome vendu à une (...)

            Les OGM sont des créations originales, c’est normal qu’ils soient brevetés, ça n’a rien à voir avec breveter du vivant existant. C’est le même problème qu’avec les médicaments, développer une variété végétale ça coute au moins 1M d’euro pour un conventionnel et un trait génétique ça coute 50 à 150M d’euro. Soit on les payent avec nos impôts, soit le privé pose des brevets.

        • Wildleech
          Wildleech répond à kevangel
          révolutionnaire en devenir
          • Posté à 17h10 le 22/03/2011
          • Internaute 81842
            révolutionnaire en devenir

          Hé oui, c’est un choix de société, soit le profit financier individuel, soit le profit humain consensuel.
          Peut-être serait-il temps de capitaliser autre chose que l’argent.
          Il suffit de « valoriser » autrement que part la richesse matérielle.

        • JMS66
          JMS66 répond à kevangel
          ...
          • Posté à 01h42 le 23/03/2011
          • Internaute 146206
            ...

          Je suis d’accord pour arrêter de piller les ressources des pays pauvres, même si ça va « nous » coûter un bras, peut-être même plus que les montants que vous avancez pour la recherche pharmaceutique.

          Vous appelez de vos vœux à investir dans les pays pauvres pour aider leur développement économique et par là-même leur donner les moyens d’avoir un système de santé efficace.
          Mais c’est déjà le cas ! Il est juste illusoire de penser qu’il puisse y avoir des retombées dans de l’assistance médicale au peuple, un service public donc.
          Car il faut beaucoup investir pour pomper les ressources naturelles ou en main d’œuvre, d’un pays. Il est aussi nécessaire de le maintenir dans une économie libérale des plus strictes ; le FMI, en le soumettant par la dette, s’en charge, la corruption n’arrange rien... Et les règles du FMI sont claires, voyez récemment la Grèce, le Portugal, l’Islande ou l’Irlande, pas de sous pour les services publics en général et par voie de conséquence, pas de sous le service public de santé. Donc, les pauvres étant trop pauvres pour se soigner, il n’y a rien dans ces pays qui puisse rentabiliser la recherche pharmaceutique.
          L’investissement n’apporte rien aux populations en terme de santé.

          Service public... retour à la case départ.
          La santé est un droit (article 25 de la déclaration universelle des droits de l’homme) et ce type de droit est structurellement antagoniste à la logique libérale pure et dure que la commission européenne nous sert dés quelle le peut. Le privé ne peut garantir l’accès aux soins pour tous et cet article de Rue89 nous prouve même qu’il s’y oppose tant qu’il peut (la santé n’est pas le seul domaine affecté malheureusement).
          Vous l’aurez compris je défend l’idée d’un service de santé, laboratoires pharmaceutiques compris, public. Le public a en plus l’avantage d’intégrer la notion de solidarité dans ses principes, notion qui peut facilement, dans une logique humaniste dans le meilleur des cas, ou au pire pour des questions de politique extérieure, être étendu aux pays qui ont besoin d’aide.

          J’en viens donc à la question tout à fait pertinente que vous évoquez : celle des financements d’une recherche pharmaceutique publique.
          Les sommes à investir sont impressionnantes... mais ce ne sont pas des sommes investies à perte que je sache. Cela génère même de juteux bénéfices (la presse éco est dithyrambique sur les résultats des groupes pharmaceutiques). N’est-il donc pas envisageable qu’une recherche pharmaceutique publique s’autofinance, voire rapporte ? N’est-il pas envisageable de lever un brevet dés lors qu’un médicament a été rentabilisé ?
          J’ajouterais qu’un système pharmaceutique public permettrait de faire en sorte que les dépenses en médicaments de la sécurité sociale, publique, retombent dans la poche de l’état et pas celle d’actionnaires indifférents à l’intérêt public... l’état ferait de sacrés économies.

          Pour finir, l’accès à certains soins ou médicaments n’est déjà plus garanti en France. Je crains que bientôt, certains de nos compatriotes connaissent le sort des Indiens. Le seul enrichissement des pays pauvres apportera aucune solution au problème.
          Quant aux brevets, qui ont une utilité incontestable, leur fonction première de protection, a été très largement dépassée, on le voit avec le brevetage du vivant par exemple. A ce titre, cet article est édifiant : les brevets sont l’outil du pillage économique que vous dénoncez dans les pays pauvres, et qui a bien lieux chez nous, dans l’Europe et la France qui me sont chères.

          • kevangel
            kevangel répond à JMS66
            Chercheur
            • Posté à 10h28 le 23/03/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            « Les sommes à investir sont impressionnantes... mais ce ne sont pas des sommes investies à perte que je sache. »

            Actuellement les sommes ne sont pas investies à perte grace aux brevets. Mais si on permet à tout le monde de copier les molécules impunément, les investissements ne seront jamais rentabilisés !

        • lilington
          lilington répond à kevangel
          Obsede de service.
          • Posté à 07h49 le 23/03/2011
          • Internaute 115092
            Obsede de service.

          le probleme c’est que vous oubliez que la majorite c’est pas les riches mais les pauvres. quand un pays devient riche ca ne signifie pas automatiquement que les habitants le deviennent.
          et quand meme ils deviennent riches, les prix eux que font ils ? et ben ils augnentent.
          l’argent plus on en a et plus on en veut. le probleme est ailleur.
          comment chez des etres dit evoluer, chez des etres qui parlent de droit de l’homme, de libertes et egalites, des etres qui disent que eux sont different des animaux (qu’ils sont entre autres) peut on accepter de laisser mourire son semblable car il n’a pas assez de morceau de papier avec des dessins et des chiffres imprimes dessus ?
          je peux comprendre qu’un Ipad coute cher, que sa fabrication coute cher. mais un medicament ? pourquoi le coup de la recherche est-il si eleve ? pour un espece qui se dit evolue et respectueuse des droits de ses semblables ne devrait-on pas justement rentre tout ca gratui ?
          vous direz c’est utopique et je vous repondrai pour citer MC solar : « le veau d’or a une propo a l’echelle planetaire ». c’est devenu utopique car la seule chose qui a de la valeur aujourd’hui c’est le papier imprime.

          • kevangel
            kevangel répond à lilington
            Chercheur
            • Posté à 10h33 le 23/03/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            Effectivement les pauvres sont plus nombreux que les riches. Mais sans les pays riches, tous ces médicaments qu’ils veulent gratuitement n’existeraient pas ! Si vous ne payez pas les chercheurs, comment espérez-vous qu’ils mettent au point de nouveaux traitements ? Malheureusement payer les chercheurs a un cout, il ne vivent pas que d’amour et d’eau fraiche.

            • lilington
              lilington répond à kevangel
              Obsede de service.
              • Posté à 02h38 le 24/03/2011
              • Internaute 115092
                Obsede de service.

              ce dont je parle ce n’est pas des chercheurs en general mais de certain domaine ou justement les choses devraient etre faite pour l’amour et l’eau fraiche telle la sante. en faite je dis il faudrait(facile a dire mais pas a faire) trouver un systeme ou la sante serait gratuite. car on dit etre des Humains et etre mieux que les animaux. mais on est incapable de defendre une vie gratuitement.
              une reflexion sur l’evolution humaine selon moi. le jour ou on arretera de se battre pour de l’argent comme les chiens le fond pour un os on sera des etres evolue.

            • koxkor
              koxkor répond à kevangel
              yogi voyageur
              • Posté à 10h39 le 24/03/2011
              • Internaute 88328
                yogi voyageur

              Jusqu’à présent, à ma connaissance, l’industrie pharmaceutique indienne n’a jamais sérieusement menacé ni les profits ni les parts de marché des grands groupes occidentaux, dans la mesure où elle produit des génériques à bas prix destinés à des consommateurs en Inde ou en Afrique qui n’auraient jamais les moyens de se payer les médicaments brevetés autrement.
              L’enjeu d’un tel accord pour les multinationales européennes est minime, en revanche pour les populations des pays pauvres il est énorme. Evidemment vu de France, tout ça semble lointain. En revanche quand on met les mains dans la merde, dans un pays où, comme le dit très bien l’article, se soigner au quotidien est un luxe pour une majeure partie de la population (vivant actuellement en Inde, je parle en connaissance de cause), on ne peut qu’être révolté par tant d’égoïsme et de manque d’empathie. Les grands laboratoires font suffisamment de profits, or la loi du marché veut qu’ils cherchent à en faire toujours plus. C’est leur droit, mais on doit pouvoir y mettre des limites.
              Pour finir sur une note plus optimiste, connaissant l’Inde, un tel accord ne passera jamais de toute manière, ils font traîner les négociations depuis trois ans, à l’indienne, et ils continueront jusqu’à ce que leurs interlocuteurs jettent l’éponge. L’industrie pharmaceutique fait vivre tellement de monde ici que ce serait un suicide politique pour les dirigeants indiens qui se plieraient à la volonté de la commission européenne. Dans un pays aussi fier et nationaliste que l’Inde, c’est impensable.

        16 autres commentaires
      • A340AMIRI
        A340AMIRI répond à utodeb
        funcionario viaçao aerea
        • Posté à 16h33 le 22/03/2011
        • Internaute 132679
          funcionario viaçao aerea

        Et pourquoi l’ Inde et ses millions d’ ingénieurs ne fait pas de recherche « publique » sur les médicaments ?
        Ils sont toujours bons pour nous donner des leçons de non-alignés a 2 balles mais pour les vrais problémes on préfère copier gratuitement ce qui est déja fait ailleurs et pleurnicher qu’ on va mourir a cause de ces sales riches (blancs)

         
        • grimberto
          grimberto répond à A340AMIRI
          • Posté à 08h21 le 23/03/2011
          • Internaute 30168

          Quel opinion débile !

          D’abord l’inde recherche, si monsieur, même s’ils ont une partie de fabrication de générique. Ensuite, tout avantage a son pendant, et étant non-aligné, quand les indiens ne reconnaissaient pas les brevets américains par exemple, il en était de même dans l’autre sens...
          Vous avez été voir ce que c’est qu’être pauvre en inde ? Vous proposez quoi alors pour donner accès aux médicaments pour ceux qui n’ont rien ? Dans un pays où il n’y a pas de sécu, juste des hôpitaux publics (des mouroirs souvent) et privés (hors de prix, faits pour la classe moyenne) ?

          • A340AMIRI
            A340AMIRI répond à grimberto
            funcionario viaçao aerea
            • Posté à 08h37 le 23/03/2011
            • Internaute 132679
              funcionario viaçao aerea

            Merci pour le débile, votre avis me fait le même effet.

            Je dis que l’ inde fait PLEIN de recherche : le nucléaire, le spatial, l’ informatique, l’ armement....
            et pourquoi pas créer de nouvelles molécules médicales qu’ ils pourraient nous vendre ? genre, trouver des médocs contre le paludisme qui tue des MILLIONS d’ indiens....mais même ça c’est l’ Artemisinine chinoise qui sort du lot.
            Puisque vous me posez la question, je propose que l’ Inde arrête ses recherches débiles sur le nucléaire et le spatial, arrête de nous enfumer en nous disant qu’ ils sont un pays d’ ingénieurs tellement plus intélligents que nous, et qu’ ils se bougent le cul pour se concentrer sur l’ essentiel - santé et agronomie - alors ça sera un grand pays, pas un pilleur de brevets qui nous fait du chantage dans lequel vous tombez les 2 pieds joints (soit on vous pille soit nos pauvres meurent)

        2 autres commentaires
    • Pi.K
      Pi.K répond à kevangel
      Vilain Parisien
      • Posté à 15h48 le 22/03/2011
      • Internaute 105016
        Vilain Parisien

      Là, je ne suis pas d’accord. D’une part car il ne s’agit pas de permettre à « tout le monde » de produire des génériques, mais de garantir l’accès aux soins à des populations qui, autrement, en seraient privées. S’il y a des pertes pour les laboratoires « occidentaux », elles sont marginales : les Indiens, en l’occurrence, ne pourraient pas acheter les médicaments produits en Europe. On ne peut même pas dire que les grands laboratoires se sucrent sur le dos des pauvres (du moins dans les pays en développement).

      Après, si la crétinerie financière de ces grands laboratoires les amène à couper dans la recherche, on reviendra à la recherche universitaire, qu’elle soit publique ou privée (qu’on ne perde pas de vue qu’en France, l’innovation médicale vient avant tout des CHU publics), détachée si possible des objectifs de rentabilité à court terme et de la myopie financière des grands laboratoires. Ils peuvent bien se contenter de fabriquer des traitements conçus, développés et testés ailleurs. Les coupes dans les budgets de recherche suggèrent de toute façon que cette voie, si elle ne devient pas exclusive, prendra de l’importance dans l’avenir. Les laboratoires n’auront pas à souffrir de pertes directes, au « pire » un manque à gagner induit par une réelle concurrence, mais comme ils n’auront plus à financer de recherche interne, ils ne seront pas vraiment à plaindre (mais ils se plaindront quand même, on les connaît).

      • kevangel
        kevangel répond à Pi.K
        Chercheur
        • Posté à 16h10 le 22/03/2011
        • Expert 24356
          Chercheur

        « on reviendra à la recherche universitaire, qu’elle soit publique ou privée (qu’on ne perde pas de vue qu’en France, l’innovation médicale vient avant tout des CHU publics) »

        L’innovation médicale vient des CHU ? ! ? Laissez-moi rire, ils achètent où leurs médicaments les CHU ? Vous croyez qu’un seul hopital en France serait capable de soigner quelqu’un sans l’industrie pharmaceutique ?
        Les CHU sont les endroits où on teste les innovations médicales, certainement pas là où se fait la recherche.

        Si vous voulez miser tout sur la recherche universitaire, il faudra investir des dizaines de milliards d’euros payés par les contribuables pour soigner les malades des pays pauvres. C’est pas que je ne suis pas d’accord, mais je doute que la majorité des francais soit d’accord.

         
        • Pi.K
          Pi.K répond à kevangel
          Vilain Parisien
          • Posté à 18h23 le 22/03/2011
          • Internaute 105016
            Vilain Parisien

          Je pensais plus aux aspects « techniques » et à l’ingénierie médicale, mais il est vrai que j’aurais dû le préciser.

          Et, quoi que l’on fasse, l’investissement dans la recherche représentant de toute façon des coûts qu’il faut bien répercuter quelque part (sur les patients, en l’occurrence). Le prix des médicaments inclut déjà ces coûts : s’ils devaient être transférés (même partiellement) vers la fiscalité, cela n’y changerait pas tellement de choses. D’autant plus que c’est déjà en partie le cas, du moins pour les traitements remboursés par la Sécu.

        • Nishi
          Nishi répond à kevangel
          postdoc
          • Posté à 21h02 le 22/03/2011
          • Internaute 55213
            postdoc

          Les CHU ne sont pas des endroits où on fait de la recherche ? Vous délirez ? Je bosse depuis des années dans des CHU, et je sais très bien que les labos privés ne font que transformer en médicament des molécules découvertes par les labos publics (et c’est vrai ailleurs dans le monde).
          On ne parle pas ici des services cliniques des CHU mais de leur activité de recherche (en général des labos INSERM et CNRS dans les hôpitaux).
          Le boulot du labo pharma, c’est de prendre la molécule, la mettre sous une forme facile à administrer, faire les essais cliniques (phases 1, 2 et 3). Ca coûte très cher, certes, mais il faut rappeler que les labos pharmaceutiques dépensent plus en marketing et communication qu’en recherche !

        2 autres commentaires
    • marre.du.pipe.hole
      • Posté à 15h57 le 22/03/2011
      • Internaute 20543

      Tout d’abord , il ne faut pas raconter n’importe quoi , aucune nouvelle molécule n’a été découverte depuis 30 ans ! !
      De plus , les labo occidentaux sont si gentils , qui’ls vendent des coupe faim en Afrique :) ....

      Les labo sont tellement sympa , qu’ils portent plainte contre ces salops de pauvres voulant rester en vie ! !

      Les labos américains et européens se sont partagé les tâches : les américains « s’occupent “ des méchants africains ne voulant pas mourir du sida et les européens des méchants pauvres ne voulant mourir du cancer en Inde .

      Savez vous combien de petits cercueils a reçus le médecin ayant écrit le bouquin qui dézinguait le médiator ?

      • Herostrate
        Herostrate répond à marre.du.pipe.hole
        mal barré...
        • Posté à 16h10 le 22/03/2011
        • Internaute 147050
          mal barré...

        Les labos ne sont pas plus des enfoires que toute entreprise capitaliste... Sauf que la ca touche a la sante des gens, ca fait plus reagir.

        Par ailleurs :

        « Tout d’abord , il ne faut pas raconter n’importe quoi , aucune nouvelle molécule n’a été découverte depuis 30 ans ! ! »

        ... La c’est vous qui racontez n’importe quoi !

         
        • marre.du.pipe.hole
          • Posté à 17h38 le 22/03/2011
          • Internaute 20543

          En ce qui concerne les nouvelles molécules , je vous conseille de vous renseigner ......

          Et non , les labos ne sont pas de entreprises comme les autres , parce-que justement ça touche la santé de gens . Et je peux vous dire qu’entre votre santé et leur portefeuille , ils ont fait leurchoix depuis longtemps ...

          • Herostrate
            Herostrate répond à marre.du.pipe.hole
            mal barré...
            • Posté à 17h48 le 22/03/2011
            • Internaute 147050
              mal barré...

            tout comme les petroliers qui ont fait le choix entre leur portefeuille et l’avenir de la planete, comme l’agroalimentaire qui a fait le choix entre leur portefeuille et les OGM, comme bon nombre d’entreprise qui ont fait le choix entre ne pas delocaliser et faire vivre leurs salaries et leur portefeuille...

            • marre.du.pipe.hole
              • Posté à 08h55 le 23/03/2011
              • Internaute 20543

              En ce qui concerne l’agroalimentaire , vous avez raison , c’est tout à fait comparable ...

              Moins pour le pétrole , qui n’est ni un médoc , ni un aliment ..
              Mais oui , les pétroliers se foutent de la santé de la planète .

          • kevangel
            kevangel répond à marre.du.pipe.hole
            Chercheur
            • Posté à 18h02 le 22/03/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            « Et je peux vous dire qu’entre votre santé et leur portefeuille , ils ont fait leurchoix depuis longtemps ... »

            Et votre médecin traitant, il est pret à renoncer à son coupé cabriolet pour votre santé ?

            • marre.du.pipe.hole
              • Posté à 09h11 le 23/03/2011
              • Internaute 20543

              Mon médecin traitant n’a ni cabriolet , ni de rolex :)
              Elle roule en clio , fait des horaires de fou , de plus elle refuse les pub de labo ainsi que les invit aux colloques ....

              Mais si vous voulez défendre les labos à fond , libre à vous ...
              Je vous rappelle qu’on ne parle pas de la nouvelle bagnole de mon docteur , mais d’un texte que l’Europe veut faire accepter par l’Inde , afin qu’ils ne puissent plus fabriquer de génériques ...

              Je me suis un peu éloigné en parlant de nouvelles molécules ( je maintiens ce que j’ai écris) , mais c’est bien de la défense des malades les plus pauvres dont il est question ... Non ?

              • kevangel
                kevangel répond à marre.du.pipe.hole
                Chercheur
                • Posté à 10h35 le 23/03/2011
                • Expert 24356
                  Chercheur

                Et pourquoi le salaire de votre médecin ne vous choque pas, alors qu’il est bien mieux payé que la grande majorité des employés des labos pharmaceutiques ? Il n’y a pas que les labos qui gagnent de l’argent sur le dos des malades, les médecins et les pharmaciens aussi.
                Et pour les horaires, vous croyez que les chercheurs dans l’industrie sont aux 35 heures ?

                • marre.du.pipe.hole
                  • Posté à 16h13 le 23/03/2011
                  • Internaute 20543

                  Bein vu ... ça va faire avancer le shmilblic ;)

                  Et les malades , d’Inde ou d’Afrique , c’est mon médecin qui ne veut pas les soigner ? ?

        7 autres commentaires
      • kevangel
        kevangel répond à marre.du.pipe.hole
        Chercheur
        • Posté à 16h13 le 22/03/2011
        • Expert 24356
          Chercheur

        « Tout d’abord , il ne faut pas raconter n’importe quoi , aucune nouvelle molécule n’a été découverte depuis 30 ans ! ! »

        Oui, alors pourquoi la mortalité du cancer a autant reculé depuis 30 ans ? Parce que les gentils médecins préparent des traitements dans leur garage ?

        Et les antirétroviraux, ils ont été découverts il y a plus de 30 ans ? C’est-à-dire avant la découverte du SIDA.

         
        • marre.du.pipe.hole
          • Posté à 17h33 le 22/03/2011
          • Internaute 20543

          Attention , ce n’est pas parce-que aucune nouvelle molécule n’a été découverte , qu’on ne découvre pas de nouveaux traitements .

          Certains de ces nouveaux traitements ont été découvert au hasad d’effets secondaire ...

          Le Néoral par exemple , est un traitement servant a « calmer » les globules blanc pour que le corps accepte les greffes , mais il sert aussi depuis quelques années pour le traitement du psoriasis .
          Le viagra aussi fait parti de ces nouveaux traitements, issu d’effets secondaire ... :)

          Ce ne sont pas de nouvelles molécules , se sont de nouvelles applications ..

          • kevangel
            kevangel répond à marre.du.pipe.hole
            Chercheur
            • Posté à 17h44 le 22/03/2011
            • Expert 24356
              Chercheur

            Ca ne change pas le fait que de nombreuses molécules nouvelles sont brevetées chaque année, dont un grand nombre qui ont permis d’améliorer le traitement du cancer et du sida. Ce que vous avez dit précédemment est un mensonge.

          • Herostrate
            Herostrate répond à marre.du.pipe.hole
            mal barré...
            • Posté à 17h45 le 22/03/2011
            • Internaute 147050
              mal barré...

            bon alors des nouvelles molecules qui ont l’AMM (en vrac, apres vous vous debrouillez) :

            - comme precite par Kevangel les antiretroviraux qui permettent a un grand nombre de seropositifs de continuer a vivre (au prix de douloureux effets secondaires il est vrai). Ce sont d’ailleurs parmi les rares antiviraux ayant une efficacite
            - les anticancereux tels que le glivec (un inhibiteur de tyrosine kinase, on ne connaissait meme pas ces proteines il y a 30 ans, ou alors tout juste) qui traitent avec succes plus de 70% des cancers du sein.
            -je vous passe les anticorps monoclonaux (avastin, utilise dans beaucoup de tumeurs solides) puisque il s’avere que leur efficacite ne semble pas vraiment au rendez vous
            - certains vaccins comme celui contre les papilloma-virus qui permettra a des milliers de femmes d’eviter les cancers du col de l’uterus
            -...

            • marre.du.pipe.hole
              • Posté à 08h48 le 23/03/2011
              • Internaute 20543

              Tour ce que vous venez de citer , sont de nouvelles appli sur des molécules déjà connue ....

              • Herostrate
                Herostrate répond à marre.du.pipe.hole
                mal barré...
                • Posté à 11h05 le 23/03/2011
                • Internaute 147050
                  mal barré...

                Vous avez gagne : j’abandonne.
                On ne peut rien montrer a quelqu’un qui a decide de fermer les yeux...

                • marre.du.pipe.hole
                  • Posté à 16h11 le 23/03/2011
                  • Internaute 20543

                  Non c’est vous qui ne voulez pas les ouvrir.....

                  Vous avez internet , alors renseignez vous sur les derniéres molécules et vous verrez .....

        7 autres commentaires
    • Herostrate
      Herostrate répond à kevangel
      mal barré...
      • Posté à 16h06 le 22/03/2011
      • Internaute 147050
        mal barré...

      Vous avez globalement raison, cela dit je ne pense pas que la diminutions de l’activite de recherche propre des grands labos soit due a une situation financiere difficile, c’est simplement pour faire encore plus de profit.

      D’autant que cette recherche s’effectue sous d’autres formes : elle est externalisee dans des equipes de recherche publique, ou se fait en rachetant des start ups qui ont reussi (un bon exemple : la facon dont le developpement des siRNA therapeutiques est effectue...).

      En fait, ils ont diminue les couts et les risques, mais surement pas la recherche en general : tant qu’il y a des malades riches, il sera rentable de leur vendre des medicaments...

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