Pourquoi construire des centrales nucléaires sur des zones aussi sismiques ?
Lorsqu’il construit des centrales nucléaires, le Japon suit les recommandations de sûreté nucléaire de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), dont il est membre. Mais il reste maître de sa politique énergétique et lui seul décide où il les implante.
Victime du feu nucléaire à Hiroshima et Nagasaki, le Japon n’en a pas moins opté pour l’atome civil au lendemain du premier choc pétrolier de 1973. Dépendant lourdement du pétrole importé, il a construit 53 réacteurs nucléaires et prévoyait, avant l’accident de Fukushima, d’en implanter d’autres, comme le montre cette carte des centrales existantes et à venir. (Voir la carte de Wikipédia)
Comme tout le Japon est à la frontière de plaques tectoniques, choisir le nucléaire revient fatalement à accepter le risque sismique. Sur son site, l’Institut de physique du Globe décrit précisément le séisme du 11 mars et explique à quel point l’activité sismique est permanente au Japon.
Cette prise de risque est régulièrement dénoncée par les
anti-nucléaires japonais, qui soulignent la fréquence des tremblements de terre dans le pays. (Voir la carte des tremblements de terre au Japon depuis un siècle)
Il y a déjà eu, depuis 1981, trois incidents graves pour cause de tremblements de terre.
► Mis à jour le 18/03 à 10h17. Retrait de la carte de l’Institut de Physique du Globe de Paris.
- Sur Rue89Nucléaire : faut-il comparer Fukushima à Tchernobyl ?
- Sur larecherche.frLa fiche sur les séismes sur le site LaRecherche.fr
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Si je comprends bien, il s’agit donc de simples « recommandations » et de conseils, certainement avisés et hautement qualifiés. Ensuite, libre à chaque état d’en tenir compte ou pas ... de menacer l’équilibre écologique de la planète ou pas ...
Et c’est sans doute aussi en vertu de ces jolies intentions que les nuages radio-actifs s’arrêtent aux frontières.
Non, c’est pas ça ?




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