A la une 22/02/2011 à 12h39

Violence psychologique au sein du couple : premières plaintes

Delphine Legouté | Journaliste

« On m’a toujours considérée comme une personne joyeuse et rigolote. Progressivement, il m’a retiré ce que j’étais, ma personnalité. »

Mathilde Meyer – le nom a été changé – a vécu douze ans avec ce que les psychologues appellent un « manipulateur destructeur ». Un profil que la loi – du 9 juillet 2010 – reconnaît désormais, en creux. (Voir « La Voix », spot de sensibilisation réalisé par Jacques Audiard et diffusé à la télévision en juin 2009)

Mathilde explique que les reproches, les insultes et les humiliations incessantes de son mari l’ont abîmée au point d’aller porter plainte pour violence psychologique, un délit passible de trois à cinq ans de prison depuis le 1er octobre 2010.

« Mon calvaire était insidieux. Il m’a fait quitter mon emploi car j’étais une mauvaise mère. Je ne pouvais plus voir mes amies, “ toutes des putes ”. Si j’avais le malheur de sortir, il laissait la clef dans la serrure pour que je le supplie de rentrer. »

Au départ, elle se tait, le pensant « hyper amoureux ». Puis, elle se dit qu’il a raison :

« J’étais persuadée de ne pas être à la hauteur. Je me suis donc pliée à ses ordres, pour ne pas créer de tension. »

Fin 2010, elle se décide pourtant à porter plainte pour « sauver ses enfants ». C’est un électrochoc. « J’ai réalisé que ma vie n’était pas normale », s’étonne-t-elle encore.

En janvier, la jeune femme de 34 ans se voit délivrer sept jours d’incapacité totale de travail (ITT) par un médecin. Ce certificat est la première preuve que son conjoint est la cause d’un traumatisme grave, il appuie sa plainte et la crédibilise.

Il fait surtout planer la menace d’une peine allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 à 75 000 euros d’amende, tarif jusque-là réservé aux violences physiques.

Pourtant, avant cette reconnaissance médicale, Mathilde Meyer s’est heurtée au scepticisme des autorités. Et elle n’est pas la seule.

Au commissariat : « Pourquoi restez-vous avec votre mari ? »

Première étape, premiers écueils. Qu’il s’agisse d’avocats, de membres d’associations, de psychiatres ou des victimes elles-mêmes, tous relatent des dépôts de plaintes pénibles, voire impossibles dans les commissariats. Cette forme de violence, méconnue, passe souvent pour de simples querelles conjugales.

Lorsque Sylvianne Cartet – le nom a été changé –, en couple avec un manipulateur depuis plus de trente ans, se décide à porter plainte, on lui rétorque :

« On ne saisit pas votre problème, pourquoi restez-vous avec votre mari ? »

Dans un commissariat parisien, une fonctionnaire spécialisée dans la protection des familles confirme la méconnaissance de beaucoup de ses collègues :

« Ils se disent que ça ne les regarde pas ou ne mesurent pas la gravité des insultes. Souvent les victimes arrivent et ne disent pas tout, leurs explications se perdent dans un flot de larmes. Il faut bien comprendre que derrière un “ il m’a traité de ‘salope’ ” peuvent se cacher des années de violences psychologiques.

On doit prendre le temps de le détecter et renvoyer la victime vers les bons services. »

Mais, pour que cela fonctionne, « le commissariat doit croire au délit ».

Les policiers ont « besoin de formation »

Côté syndicats de police, les avis sont partagés. Jean-Marc Bailleul, secrétaire adjoint du Syndicat national des officiers de police (Snop), avoue que les agents peuvent manquer de discernement lorsqu’ils recueillent une plainte. Il insiste sur le « besoin de formation » pour appréhender ce nouveau délit.

Une formation prévue par la proposition de loi relative aux violences conjugales a été rejetée au titre de son « irrecevabilité financière » – selon l’article 40 de la Constitution, les propositions émanant des membres du Parlement ne peuvent aggraver la dépense publique.

Pour le syndicat Alliance, pas besoin de formation. Francis Loiseau, responsable de la police judiciaire à Paris et membre d’Alliance, estime que les policiers connaissent déjà parfaitement les atteintes à la personne. Si des problèmes se posent, c’est peut-être à cause de la première impression, celle laissée par le « fonctionnaire posté à l’accueil, non formé », donc moins compréhensif.

Difficile à entendre pour Sylvianne Cartet.

« Je suis tombée sur une femme qui n’en avait rien à faire. L’enquête a été bâclée : mon mari leur a simplement dit que je mentais, que j’étais une manipulatrice vénale, pour qu’ils stoppent la procédure. Je me battais à la fois contre mon mari et contre un système aveugle. »

Une infraction « indémontrable » ?

Deuxième étape, deuxième obstacle potentiel. Le dossier constitué après enquête policière est transmis au procureur de la République. Or, la violence psychologique, vécue dans le huis-clos familial, laisse peu de preuves évidentes. Certains procureurs affichent leur scepticisme et parlent d’infractions « indémontrables ».

« Le rôle des magistrats du pénal n’est pas de faire de la psychothérapie », s’offusque l’un deux, préférant garder l’anonymat. Il peste contre un délit créé « par pure communication politique », qui ne répondrait pas à « une vraie demande ». Cet été déjà, le président de l’Union syndicale de la magistrature (USM), Christophe Régnard, qualifiait le délit de « démagogique ».

Quatre mois après sa création, il est trop tôt pour connaître le nombre de classements sans suite, mais l’exaspération d’une partie de la magistrature est loin de rassurer les victimes.

Certains magistrats pensent qu’« on les embête avec ce délit »

La réticence des procureurs inquiète également la députée Danielle Bousquet (PS), présidente de la Commission chargée d’examiner la proposition de loi :

« Le choix de poursuivre ou non va dépendre de la sensibilité des parquets. Certains pensent que l’on judiciarise tout et on les embête avec ce nouveau délit. Pour eux comme pour les policiers, une formation est nécessaire afin de déceler cette violence. »

Clairement, les différences de « sensibilité » se font déjà sentir. A Angers, la procureure Brigitte Angibaud est persuadée que le nombre de plaintes va rapidement exploser et veut être « en capacité d’y répondre ». Elle travaille donc avec l’institut médico-légal de la ville, qui a l’habitude de recevoir les victimes d’agressions et de fixer des jours d’ITT.

A terme, des psychologues seront présents pour répondre immédiatement aux demandes des victimes de harcèlement conjugal. Sans cela, dit-elle, « on ne crée pas les conditions pour la reconnaissance du délit ».

« Le bourreau semble être le meilleur parent »

Les doutes des procureurs sont compréhensibles. Les cas de violences psychologiques sont particulièrement difficiles à trancher car le conjoint manipulateur tente toujours d’inverser la situation en se faisant passer pour la victime.

Cela a été le cas pour Vincent Marcot – le nom a été changé –, un des rares hommes à avoir porté plainte contre une femme violente. Une fois passée l’incrédulité de ses interlocuteurs, il a obtenu dix jours d’ITT pour « retentissement psychologique ». Une reconnaissance qui devrait jouer en sa faveur lors de sa procédure de divorce, pour obtenir la garde de sa fille.

En attendant, son ex-femme ne cesse de porter plainte pour violence physique et a déjà saisi quatre fois le juge aux affaires familiales pour lui retirer son autorité parentale :

« Lorsqu’elle est devant le juge, elle est d’un calme effrayant. Moi, je suis complètement aux abois, je m’exprime moins bien, j’ai les yeux rouges, je passe pour un dépressif... Pas étonnant que le bourreau semble être le meilleur parent ! »

Alors que tous les signes extérieurs auraient dû jouer en sa défaveur, Vincent Marcot a pu rassembler des éléments dans un dossier qu’il pense solide. Grâce aux témoignages recueillis, il va tenter de prouver les menaces, le chantage à enfant, la pression financière et le harcèlement.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 12h51 le 22/02/2011
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    on n’arrive pas à régler les violences physiques au niveau du couple (majoritairement masculine)

    si on rajoute les violences psychologiques, faites par les deux sexes (quel sexe fait le plus de violences ?) ... il faut supprimer le mariage à vie, et faire un mariage à points...comme pour le permis de conduire... l’examinateur sera un psychiatre...
    en cas de violences aggravées le mariage sera retiré... comme un permis....
    (ironie)

    • Grunt_
      Grunt_ répond à pablico
      Technicien informatique
      • Posté à 12h52 le 22/02/2011
      • Internaute 119275
        Technicien informatique

      Ou faciliter le divorce. Les gens qui sont capables de porter plainte pour « violence psychologique » mais qui restent avec la personne contre laquelle ils portent plainte ont un gros soucis.

      C’est triste que la société mette des gens dans cette situation : obligés de porter plainte pour sauver les meubles (au sens propre), dans un conflit qui ne concerne que le cercle privé.

      • Secco
        Secco répond à Grunt_
        Touriste
        • Posté à 15h09 le 22/02/2011
        • Internaute 51642
          Touriste

        Il ne s’agit pas que des meubles, en général : ce genre de situation, comme celle des violences conjugales, a tendance à durer dans le temps, car c’est un processus progressif de destruction et de négation de l’autre, et donc souvent, il y a des enfants.

        Et là, quel parent soucieux de ses enfants prendra le risque de partir et de les laisser sous l’emprise de « l’autre » qu’il sait dangereux ?
        L’exemple de « Vincent » est clair : il se bat pour avoir la garde de sa fille.

        L’autre raison d’aller en justice est d’obtenir une certain « réhabilitation », puisque les victimes ont en général un problème d’image, le manipulateur ayant fait en sorte de passer pour l’homme ou la femme « parfait(e) », et faire en sorte que ce soit l’autre qui soit vu de travers. Cela aide à se reconstruire, par le regard externe.

         
        • Grunt_
          Grunt_ répond à Secco
          Technicien informatique
          • Posté à 17h29 le 22/02/2011
          • Internaute 119275
            Technicien informatique

          Dans le cas des « violences psychologiques », est-il certain, dans tous les cas, que le conjoint est dangereux également pour les enfants ?

          Je suis assez sceptique car cette histoire de « violence psychologique » me paraît relever davantage du bête conflit entre individus, pas d’un délit. Et porter ça devant la justice c’est refiler au juge un bâton merdeux, une histoire où il n’y a pas de coups et blessures, pas d’acte visible, juste deux individus en conflit et qui semblent de bonne foi et raisonnable tous les deux.

          • anini
            anini répond à Grunt_
            terrienne de souche !
            • Posté à 18h00 le 22/02/2011
            • Internaute 51759
              terrienne de souche !

            Effectivement , les violences psychologiques ne se font pas en un seul jour , c’est un lent processus de la destruction de l’autre difficilement explicable par la victime car construit jour après jour !

          • Delphine Legouté
            Delphine Legouté répond à Grunt_
            Auteur(e) de l'article Journaliste
            • Posté à 21h11 le 22/02/2011
            • Journaliste 74545
              Journaliste

            Selon les psychiatres et psychologues rencontrés, le conjoint manipulateur (qui peut être un homme ET une femme) utilise souvent les enfants pour exercer son pouvoir : chantage à enfant, menace d’enlèvement, tentative de « retourner » l’enfant contre l’autre parent etc. La victime veut d’ailleurs souvent sauver ses enfants plus qu’elle-même. Mais bien sûr, on ne peut faire aucune généralité en l’absence d’étude précise sur le sujet.

            Cette apparence de « bête conflit entre individus » comme vous le mentionnez est un problème : la victime n’est pas dans un conflit, elle subit des actes et des paroles, elle est dans une situation d’emprise totale. La justice n’est donc pas forcément LA solution, mais le fait de savoir qu’il s’agit d’un délit puni par la loi constitue, déjà, une forme d’électrochoc pour fuir ... sans passer forcément par la case justice.

            • Grunt_
              Grunt_ répond à Delphine Legouté
              Technicien informatique
              • Posté à 00h16 le 23/02/2011
              • Internaute 119275
                Technicien informatique

              Ben je reste dubitatif devant cette idée selon laquelle un individu majeur et responsable de ses choix et de ses actes pourrait être considéré comme victime, non d’une contrainte physique, non d’un chantage matériel, mais de quelque chose d’aussi flou qu’une « violence psychologique ». J’ai peur d’une judiciarisation à l’extrême de notre société si on va dans cette direction.

              Et puis, il faudrait commencer par mettre en examen tous les publicitaires qui parviennent à convaincre des millions de personnes que le bonheur passe par la possession de tel ou tel bidule. Encore pire quand il s’agit des enfants : Amener un gosse à réclamer, à corps et à cri, le dernier jouet passé à la TV, qui sera cassé et oublié 6 mois plus tard, jusqu’à ce que ses parents cèdent et l’achètent, n’est ce pas une violence psychologique évidente ?

              • Vanda
                Vanda répond à Grunt_
                Non-rentable
                • Posté à 06h48 le 23/02/2011
                • Internaute 145946
                  Non-rentable

                Vous doutez que l’on puisse contraindre une âme, un esprit sans recourir à la coercition physique. Mais comment expliquez-vous alors que des êtres de raison, doués de libre arbitre, obéissent  ?

                Comment forme-t-on des soldats, des CRS, ou des fanatiques (pour ne prendre que les exemples les plus frappants de manipulation mentale)  ?

                N’est-ce pas en les humiliant continuellement, en violentant leur psyché par l’exposition répétée à la double contrainte (contradictoire)  ? Si je vous répète toute la journée, toute l’année durant dix ans que votre travail est nul quoique vous sachiez pertinemment que vous donnez le meilleur de vous-même et que vos résultats sont parfaits ou que les exigences sont impossibles à satisfaire, vous pensez que ce jugement faux et ses injonctions contradictoires en boucle n’auront aucun effet sur votre mental  ?

                L’existence de la violence «  symbolique  », «  psychologique  » est avérée.

                Mais je ne crois pas que les tribunaux soient capables de la résoudre parce que, d’abord, elle déborde largement le couple monogame, et qu’ensuite l’institution judiciaire n’a pas vocation à comprendre les phénomènes sociaux et encore moins à les résoudre. Il faut apprendre aux femmes, aux hommes, dès le plus jeune âge à lutter contre cette violence «  symbolique  » qui a d’ailleurs pour particularité de fonder son efficacité dans la complicité de la victime à sa propre soumission.

                C’est toute la difficulté que pose la culpabilité de la victime à laquelle le manipulateur instille la perte de confiance en soi.

                • la_fouine
                  la_fouine répond à Vanda
                  ...
                  • Posté à 14h14 le 23/02/2011
                  • Internaute 42950
                    ...

                  « Il faut apprendre aux femmes, aux hommes, dès le plus jeune âge à lutter contre cette violence “ symbolique ” “

                  Je suis entièrement d’accord, mais c’est d’une réelle complexité. Comment apprendre à se protéger de ce qu’on ne connait pas forcément soi-même et qui n’est pas évident à repérer au départ.

                  Il ne faut pas perdre de vue que les violences psychologiques se font progressivement dans le temps.

                  Et pour avoir vécu la situation je sais de quoi il retourne. La remise en question personnelle est quotidienne ‘peut-être a-t-il raison je suis trop susceptible, je n’ai pas d’humour etc....’

                  Sous couvert de l’humour, la bienséance et j’en passe on peut progressivement anéantir psychologiqement une personne.

                  C’est dans ces moments là qu’on comprends que l’éducation de nos enfants est importante, leur inculquer le respect de l’autre et savoir repérer la limite entre le non-respect évident et l’humour réel.

              • words
                words répond à Grunt_
                PROFESSEUR
                • Posté à 07h18 le 25/02/2011
                • Expert 119414
                  PROFESSEUR

                Il est difficile de maintenir cette comparaison.
                La publicité ne nous insulte pas ; le persécuteur ,si !
                et de manière répétée !
                à connotations sexualisées qui visent souvent à faire « passer » la chose.

            • marcel_
              marcel_ répond à Delphine Legouté
              au poil
              • Posté à 00h40 le 23/02/2011
              • Internaute 87580
                au poil

              c’est l’égalité quoi. réveillez vous.

        • La mouche du coche-
          La mouche du coche- répond à Secco
          diptère
          • Posté à 20h16 le 22/02/2011
          • Internaute 45466
            diptère

          z
          z
          Mais c’est pas vrai, c’est pas vrai !
          On entend parler d’une loi qui reconnait les « violences psychologiques » et on se dit « super, enfin les hommes vont pouvoir aussi se défendre contre les femmes qui sont toujours considérées comme victimes »

          Et bien pas du tout. Ce sont encore les femmes qui en profitent !
          Après les « violences physiques » elles se plaignent maintenant de « violences psychologiques » ! C’est pas possible.

          Je ne vois que les tunisiens pour nous sortir de là. Vivement qu’ils nous envahissent, et nous réapprennent la manière de traiter nos femmes. Je les leur laisse. Je leur donne même une voiture à chaque femme dont ils nous libère. Et un paquet de lessive. : -)
          z
          z

          • Delphine Legouté
            Delphine Legouté répond à La mouche du coche-
            Auteur(e) de l'article Journaliste
            • Posté à 21h16 le 22/02/2011
            • Journaliste 74545
              Journaliste

            La loi protège tout conjoint, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Vous trouverez d’ailleurs à la fin de l’article le témoignage d’un homme victime d’une femme manipulatrice : il a obtenu 10 jours d’ITT (ce qui est énorme) et le procès est en cours.

            S’il est vrai que la création de ce délit a été portée par une majorité de femmes et que la vidéo en haut de l’article met en scène une femme victime, la loi et les avocats soutiennent femmes ET hommes.

            • La mouche du coche-
              • Posté à 21h25 le 22/02/2011
              • Internaute 45466
                diptère

              z
              z
              J’ai lu le témoignage de l’homme, mais j’ai failli ne pas le voir tellement vous lui avez consacrez si peu de lignes (alors que sa souffrance avait l’air elle, vraiment grande), montrant par là le peu d’intérêt que vous lui portez.
              z
              z

              • Delphine Legouté
                Delphine Legouté répond à La mouche du coche-
                Auteur(e) de l'article Journaliste
                • Posté à 21h54 le 22/02/2011
                • Journaliste 74545
                  Journaliste

                Je n’ai pas fait de hiérarchie entre la souffrance des hommes et celle des femmes. J’ai souhaité terminé mon article sur la situation de Vincent car elle est la plus optimiste : il a été écouté, cru, et devrait obtenir la garde de ses enfants. Une façon de dire que, malgré les obstacles, certains réussissent.

                Ceci étant dit, la question du genre des victimes est intéressante, tous comme celle des préjugés que pourraient subir les hommes qui portent plainte. Vincent, lui, n’a pas été discrédité par son statut d’homme, il a peut-être été « chanceux ». Cette question mériterait une autre enquête, lorsque le délit sera davantage connu et davantage invoqué.

                • marcel_
                  marcel_ répond à Delphine Legouté
                  au poil
                  • Posté à 16h50 le 23/02/2011
                  • Internaute 87580
                    au poil

                  MAIS CESSEZ DE PARLER DES HOMMES !

                  Vous faites un article qui pourrait faire prendre conscience des violences masculines innombrables contre les femmes, et vous finissez par vous en excuser ! mais que croyez vous ? ? qu’ils vont changer ? bien sur que non ! Affirmez ! sans trembler, là ça suffit, ils doivent prendre conscience qu’ils sont tous responsables, (pas tous coupables) par leur socialisation masculine de la violence envers les femmes ET LES FEMMES N’Y SONT POUR RIEN dans leurs mépris considérable et dédain qu’ils ont pour les femmes, misogynie constante, permanente qui mène directement aux violences contre les femmes ! Pour les plus extrêmes violences : des assassinats.... à coups de fusils de chasse ! ! ! nom d’un phallus ! tout un symbole ! faut faire quoi pour que les journalistes ne soient moins mou devant quelque pouvoir que ce soit !

                  • alain_a_grenoble
                    alain_a_grenoble répond à marcel_
                    matheux
                    • Posté à 04h46 le 24/02/2011
                    • Internaute 96016
                      matheux

                    Gare au sophisme ! Exemple : Tous les chats sont des mammifères, Socrate est un mammifère, donc Socrate est un chat.

                    Evidemment Socrate est un chat est réfutable très facilement par le fait que Socrate marche sur deux pattes (et a deux pattes ne résulte que du fait que nous convenons qu’il a deux pattes parce que nous le percevons en commun très facilement)

                    Dans quantité d’autres situations qui sont de l’histoire ce n’est pas aussi simple
                    Exemple : La théorie n’expliqu(ait) pas qu’un court-circuit provoque un jet de lumière « on » ne peut donc pas le faire, c’est scientifique !
                    Autre exemple historique : Pasteur est chimiste donc tout vaccin est au mieux inefficace.
                    Ou : John Lennon a fait une mauvaise rencontre, l’homme portait un chapeau, porter un chapeau augmente la probabilité d’agresser les membres de groupe de rock anglais dont le prénom est John

                    • marcel_
                      marcel_ répond à alain_a_grenoble
                      au poil
                      • Posté à 12h45 le 24/02/2011
                      • Internaute 87580
                        au poil

                      -1 million de femmes battues chaque année, il y des hommes victimes de violence conjugale = les hommes sont les victimes.

                      -75 000 femmes violées par an, 99 % d’hommes sont les agresseurs, reste 1% = les hommes sont les victimes.

                      ça vous va comme rectification ?

                • marcel_
                  marcel_ répond à Delphine Legouté
                  au poil
                  • Posté à 02h42 le 24/02/2011
                  • Internaute 87580
                    au poil

                  Que vous le vouliez ou non, il y a une hiérarchie entre les hommes et les femmes, a l’avantage des hommes au détriment des femmes.

                  Et vu le nombre considérables de violences masculines odieuses qui sont faites aux femmes, on ne peut que constater une chose : la France est un pays violemment misogyne, peut-être l’un des plus violents parmi les pays « latin ».

                  • alain_a_grenoble
                    alain_a_grenoble répond à marcel_
                    matheux
                    • Posté à 05h11 le 24/02/2011
                    • Internaute 96016
                      matheux

                    « Que vous le vouliez ou non, il y a une hiérarchie entre les hommes et les femmes » sans blague ?
                    Sophie est plus grande que moi, j’ai plus de cheveux qu’elle, elle sécrète plus d’hormones que moi, je possède plus de chats qu’elle, je suis chatain, elle est brune .
                    Qui est supérieur ?

                    Ah... comme Sophie et moi sommes un peu bêtes cela fait trois cons superposés quand nous faisons l’amour.

                    • marcel_
                      marcel_ répond à alain_a_grenoble
                      au poil
                      • Posté à 14h02 le 24/02/2011
                      • Internaute 87580
                        au poil

                      non seulement il y a hiérarchie, mais c’est au détriment des femmes et à l’avantage des hommes.

                      Vous ne l’aviez pas remarqué ? C’EST BIEN Là TOUT LE PROBLÈME.

                      • alain_a_grenoble
                        alain_a_grenoble répond à marcel_
                        matheux
                        • Posté à 14h15 le 25/02/2011
                        • Internaute 96016
                          matheux

                        Etre « homme » ou « femme » (tout comme être « jeune » ou « vieux ») cela ne fait pas partie d’une catégorie sociale !

                        Il n’y a donc pas de hiérachie entre les sexes mais il y a bien une domination des hommes par les hommes, ainsi dans le travail les femmes sont moins payés à qualifications égales, dans le chomage : les chomeurs sont plutôt des chomeuses, mais il n’y a pas d’absolu en ce sens par exemple qu’i vaut mieux être kiné femme que docteur (en sociologie par exemple) homme. Mais je reconnais bien volontier qu’il y a de fortes inégalités chez les docteurs et « docteuses » en dans ce qu’on appelle les sciences humaines..

                        • marcel_
                          marcel_ répond à alain_a_grenoble
                          au poil
                          • Posté à 02h25 le 26/02/2011
                          • Internaute 87580
                            au poil

                          si vous reconnaissez qu’il y a bien des inégalités entre les hommes et les femmes, quoique d’après vous très localisées, un peu comme le nuage de Tchernobyl apparemment, ça vient d’où à votre avis ?

                          -de la météo ?
                          -de l’horoscope ?
                          -une quelconque catastrophe Naturelle ?

                          • alain_a_grenoble
                            alain_a_grenoble répond à marcel_
                            matheux
                            • Posté à 04h07 le 26/02/2011
                            • Internaute 96016
                              matheux

                            « Quand on dit fermez la porte il fait froid dehors, il fait toujours aussi froid dehors une fois la porte refermée »

                            La météo ne fait pas la pluie et le beau temps elle les observe et tente de les prévoir Un météorologue qui se trompe n’est pas responsable du mauvais temps, puisque le temps qu’il fait ne dépend pas de la prévision du météorologue.

                            Je dis que l’emploi du mot de hierarchie (entre les sexes) n’est pas le modèle qui convient à une société civile, employer les groupe nominal « domination masculine » convient mieux.

                            • marcel_
                              marcel_ répond à alain_a_grenoble
                              au poil
                              • Posté à 05h42 le 26/02/2011
                              • Internaute 87580
                                au poil

                              vous semblez doué en météorologie. Jusque là tout va bien.

                              et puis tout d’un coup, un gros cumulus : « Je dis que l’emploi du mot de hierarchie (entre les sexes) n’est pas le modèle qui convient à une société civile, »

                               ?
                              ... ?

                              vous voulez dire que : ce serait un peu barbare de parler de hiérarchie dans une...« société civile » ? C’est à dire, si j’ai bien compris, que l’on est pas chez les militaires quoi ?

                              Il a y comme un bug dans votre histoire de « société civile ». Vous pourriez peut-être consulter de nouveau la météo...

                              • alain_a_grenoble
                                alain_a_grenoble répond à marcel_
                                matheux
                                • Posté à 05h48 le 26/02/2011
                                • Internaute 96016
                                  matheux

                                Où y a t il hiérarchie des sexes entre Madame Bettencour pédégère de Loréal et rentière, revenu énorme même le dimance et qui paie autant d’impot qu’un ingénieur et un ouvrier licencié d’une usine de pneus, entre le pédégé de LVMH et la représentante CGT d’un supermarché renvoyée pour avoir donné la monnaie de singe avec laquelle on l’ a rétribué (un bon d’achat de 50 euros) ?

                                • marcel_
                                  marcel_ répond à alain_a_grenoble
                                  au poil
                                  • Posté à 16h36 le 26/02/2011
                                  • Internaute 87580
                                    au poil

                                  haaaa.... nous zy voilà : le modèle économique au delà duquel il semble impossible de réfléchir.

                                  Laissons Christine Delphy (chercheure au CNRS) dissiper quelques gros cumulus, et apporter une sérieuse éclaircie dans ce ciel de plomb :

                                  « Du genre au sexe, ou comment la hiérarchie précède les catégories. »

                                  « La hiérarchie précède les catégories...La relation entre pouvoir et genre est déterminante, au même titre que celle entre sexe et genre. Les travailleuses élevées hiérarchiquement ont plus tendance à mettre en avant des comportements dits masculins, et inversement pour les individus situés plus bas sur l’échelle du pouvoir. »

                                  « La seule façon satisfaisante d’expliquer les catégories de sexe en appelle à la notion de genre, et que la seule façon satisfaisante d’expliquer la construction du genre en appelle à la notion de hiérarchie et de pouvoir. »

                                  « En définitive, le principe organisateur de la catégorisation de sexe semble bien être celui qui sous-tend la construction du système du genre : le rapport de domination des hommes sur les femmes. Englobement, assimilation, invisibilisation, “ complémentarité ”, hiérarchisation, tensions, telles sont les relations instaurées par la construction du masculin et du féminin, qui rendent possible et créent les inégalités de sexe. »

                                  vous voyez ?

                                  en gros : Le pouvoir symbolique, politique, financier, culturel, linguistique : « le masculin l’emporte sur le féminin » (Vaugelas grammairien du XVIIe), est dans une écrasante majorité dans les mains des hommes. On peu même carrément dire que le masculin est vainqueur. Vaugelas : « Parce que le genre masculin est le plus noble, il prévaut tout seul contre deux féminins ». N’est-pas magnifique ?

                                  ps : spéciale dédicace à Vaugelas : « Comme le décrit Marie-France Pichevin, la mécanique sexiste prend ses racines dans la structure sociale inégalitaire, et celle-ci lui confère donc le pouvoir de la pérenniser : non seulement en structurant les individu-es selon des normes précises, mais aussi en inculquant la structure même des outils qui leur permettent de percevoir le monde. »

                                  voilà bonne journée.

                                  (et n’oubliez pas de féminiser le langage....)

              • marcel_
                marcel_ répond à La mouche du coche-
                au poil
                • Posté à 01h22 le 23/02/2011
                • Internaute 87580
                  au poil

                Elle a eut bien raison, car même sans nier la souffrance à cet homme, celle infligée aux femmes chaque année est tout simplement hallucinante par sa violence extrême et sa proportion ! Ce sont des chiffres par centaines de milliers d’agressions contre les femmes, viols et violences divers, digne d’un pays en guerre sur territoire.

            • Bein...
              Bein... répond à Delphine Legouté
              fils de mon père
              • Posté à 22h27 le 22/02/2011
              • Internaute 134428
                fils de mon père

              10 jours d’ITT, c’est énorme au sens pénal du terme, mais pas au sens du droit social.

              A mon avis, c’est au sens médical qu’il faut le lire.

              Quant aux avocats, ils ne font pas de distinction, c’est vrai, de manière générale.

              Mais il existe encore certains, souvent plus anciens (ce qui se comprend) tournant autour de mouvances et s’inscrivant clairement comme avocats de « femmes battues » ou SOS papa.

            • bozox
              • Posté à 23h02 le 22/02/2011
              • Internaute 28752

              Les jours d’ITT, c’est une blague ? N’importe qui trouvera en 10 minutes un médecin qui en accordera contre 23 euros...

              • Delphine Legouté
                Delphine Legouté répond à bozox
                Auteur(e) de l'article Journaliste
                • Posté à 23h43 le 22/02/2011
                • Journaliste 74545
                  Journaliste

                Dans le cas des violences psychologiques, la personne qui porte plainte doit être aiguillée par son commissariat vers une unité médico-judiciaire qui réalisera l’expertise psychologique. Sans cet encadrement, les jours d’ITT sont effectivement bien moins « pris au sérieux ».
                Pour cela, le commissariat doit bien sûr être sensibilisé.

                • El Teide
                  El Teide répond à Delphine Legouté
                  Chercheur (d'un meilleur)
                  • Posté à 19h47 le 24/02/2011
                  • Expert 142271
                    Chercheur (d'un meilleur)

                  « ...la personne doit être aiguillée par son commissariat.... »

                  J’ai lu avec attention votre papier. J’ai apprécié.
                  Pour l’avoir personnellement vécu, je peux vous affirmer qu’il n’en est rien de la « cellule d’aide psychologique », sauf comme slogan à la télé.
                  Sensibilisé à ce fléau du harcèlement ou des brutalités physiques, j’ai été amené à joindre par téléphone les services concernés « enfants battus », alors que j’étais témoin de l’enfant de mes voisins objet de brutalités physiques d’une violence inouïe de la part de son père. J’ai immédiatement appelé les services dits spécialisés, répertoriés dans les pages jaunes. Personne n’a bougé ! Tous s’en fichaient royalement. Lors du dixième et dernier appel auxdits numéros, j’ai informé mon interlocuteur qui baillait en me proposant de « plutôt écrire au juge pour enfants » (sic !)...que j’enregistrais la conversation et que s’il arrivait malheur à l’enfant, je remettrais l’enregistrement non pas au juge pour enfants, mais à la presse. Il se trouve que 30 min plus tard, la gendarmerie (essentiellement des femmes) est arrivée sur place. L’enfant concerné et sa soeur un peu plus âgée ont été retirés de la garde du père (la maman était décédée quelques mois plus tôt). Faut être tenance pour faire bouger tous ces services qui donnent surtout l’impression d’être anesthésiés.

            • marcel_
              marcel_ répond à Delphine Legouté
              au poil
              • Posté à 00h42 le 23/02/2011
              • Internaute 87580
                au poil

              « S’il est vrai que la création de ce délit a été portée par une majorité de femmes »

              Pure coïncidence.........

               ! !

          • HelenH
            HelenH répond à La mouche du coche-
            Humaine Terrienne
            • Posté à 13h46 le 24/02/2011
            • Internaute 146037
              Humaine Terrienne

            J’ose espérer que votre commentaire n’est qu’une blague de mauvais gout...
            Selon vous donc,quelqu’un victime de violences physiques ou psychologiques en « profite » ! ! ! Vous n’avez probablement jamais été victime de violences,quelles qu’elles soient !
            Et oui,il y a des hommes victimes de violences également,et si la majorité des victimes reste cependant les femmes,c’est parce que les hommes se croient bien plus souvent autorisés à recourir à la violence,et non pas parce que les femmes veulent « profiter » de quoi que ce soit !
            Vous pensez que quelqu’un puisse « profiter » d’une cote cassée ou d’un oeil au beurre noir peut-etre ? Ou d’etre traité comme moins que rien ?
            Quant à votre sous-entendu à propos des Tunisiens,sachez que ce qui se passe là-bas est aussi le fait de nombre de femmes qui sont descendues dans les rues,tout comme leurs compatriotes masculins ! Et de plus vous sous-entendez quoi d’autre ?
            « Je ne vois que les tunisiens pour nous sortir de là. Vivement qu’ils nous envahissent, et nous réapprennent la manière de traiter nos femmes »
            Bravo ! ! ! En une phrase vous avez cummulé les délires racistes de l’invasion ET des arabes traitant les femmes comme des chiens !
            Je ne vous salue pas ! ! ! Et vous pouvez vous garder votre paquet de lessive,allez apprendre à vous servir d’une machine à laver et refléchissez avant de parler ca vous changera !

        • Delphine Legouté
          Delphine Legouté répond à Secco
          Auteur(e) de l'article Journaliste
          • Posté à 21h22 le 22/02/2011
          • Journaliste 74545
            Journaliste

          C’est tout à fait juste. Se voir reconnaître son statut de victime est important pour l’image de soi, mais aussi pour la garde des enfants lorsqu’il y en a.
          Le seul fait de porter plainte est apparemment une « libération » pour les victimes, une façon de montrer qu’elles ne sont plus sous emprise.

          • Spiripotain
            Spiripotain répond à Delphine Legouté
            promeneur écoutant
            • Posté à 22h55 le 22/02/2011
            • Internaute 49037
              promeneur écoutant

            Ce qui me gêne, dans votre affaire, ce sont les termes bourreau et victime. On n’entend plus parler que de victimes, tout le monde est victime de quelque chose, Sarkozy monte toute sa communication et sa campagne électorale sur les victimes, il est « du côté des victimes ». Et puis il y a les autres, les bourreaux, toute cette engeance mal définie de bourreaux où l’on retrouve les violeurs, les pédophiles et donc maintenant les manipulateurs. Nous vivons dans un monde de bourreaux et de victimes. Et cela m’effraie.
            mais bon, je ne comprends peut-être pas très bien le problème...

            • Delphine Legouté
              Delphine Legouté répond à Spiripotain
              Auteur(e) de l'article Journaliste
              • Posté à 23h36 le 22/02/2011
              • Journaliste 74545
                Journaliste

              « Victime » est en effet un terme à la mode. Mais quel autre mot utiliser dans cette situation précise ? Une personne agressée au quotidien par des mots et des comportements est bien la « victime » de quelqu’un.

              Sarkozy n’y est en tout cas pour rien (cette fois-ci). La proposition de loi est venue du PS. Elle a été votée à une large majorité par les deux bords politiques, au Sénat comme à l’Assemblée.

          • stamino
            • Posté à 23h27 le 22/02/2011
            • Internaute 81071

            Ca n’existe pas « l’emprise ». C’est le terme qu’utilisent les magazines féminins pour parler des connes qui tombent amoureuses de connards.

            Les personnalités « manipulatrices » existent en revanche.

            Les hommes ne sont généralement pas attirés par ces traits de personnalité. Ce sont les femmes, très majoritairement, qui recherchent ce genre de mecs.

            Elles ne valent pas mieux que celui qu’elles aiment.

            • Delphine Legouté
              Delphine Legouté répond à stamino
              Auteur(e) de l'article Journaliste
              • Posté à 23h46 le 22/02/2011
              • Journaliste 74545
                Journaliste

              Je suis à cours de réponse pour cette analyse empirique ...

              • stamino
                • Posté à 00h08 le 23/02/2011
                • Internaute 81071

                Regarde dans le DSM ou le CIM et fais moi signe quand tu auras trouvé le chapitre sur « l’emprise ».

                Ce sont les femmes qui par centaines de milliers - par millions plutôt - se rendent dans les parloirs des prisons rendre visite à des hommes manipulateurs.

                Sur tous les sites féminins, on trouve un nombre infini de discussions sur les « pervers narcissiques » ou les « manipulateurs ».

                La notion « d’emprise » vise à déculpabiliser toutes ces connes qui sont attirées par les hommes pervers comme certaines mouches par la merde.

                Les hommes pervers n’existeraient pas si les femmes sous emprises copulaient un peu moins joyeusement avec eux.

                • tOrDrE L¤RdRe
                  tOrDrE L¤RdRe répond à stamino
                  chien de talus
                  • Posté à 07h58 le 23/02/2011
                  • Internaute 50571
                    chien de talus

                  c’est vrai aussi....

                • Francois-D
                  Francois-D répond à stamino
                  ***
                  • Posté à 09h35 le 23/02/2011
                  • Internaute 108733
                    ***

                  La connerie non plus n’est pas dans le DSM. Pourtant avec vous nous en avons un bel exemple.

                  Cordialement,

                • Grunt_
                  Grunt_ répond à stamino
                  Technicien informatique
                  • Posté à 09h56 le 23/02/2011
                  • Internaute 119275
                    Technicien informatique

                  « Les hommes pervers n’existeraient pas si les femmes sous emprises copulaient un peu moins joyeusement avec eux. »

                  Ça serait héréditaire, comme la pédophilie ?

                  (Ironie, je précise)

                  • stamino
                    stamino répond à Grunt_
                    • Posté à 15h44 le 23/02/2011
                    • Internaute 81071

                    Non, ça s’attrape en lisant le Figaro.

                • Soulsister
                  Soulsister répond à stamino
                  • Posté à 10h34 le 23/02/2011
                  • Internaute 124688

                  N’importe quoi ! un misogyne pareil ! faudrait arrêter un peu les magazines et les sites féminins, ça ne vous réussit pas !
                  Ces pervers et manipulateurs existent dans les deux sexes, pas de doute, et savent très bien s’y prendre pour réduire à néant la confiance en soi et l’amour propre de leur victime, oui victime ! de façon insidieuse et sournoise bien sûr...

              • BaiMing
                BaiMing répond à Delphine Legouté
                étudiante
                • Posté à 13h12 le 24/02/2011
                • Internaute 74159
                  étudiante

                Bonjour, une réponse simple :

                Il suffit d’avoir été maltraité physiquement et/ou psychologiquement dans son enfance pour n’attirer que ce genre de « c....rd ». (Isolé du reste du monde par des parents rigides, manipulateurs, tordus de différente façon, abandonné (on peut être orphelin de parents vivants, sous le même toit qu’eux) ou violences physiques, viol)

                C’est affreux à dire, mais les gens malheureux n’attirent que les gens malheureux, et les destructeurs.

                Ils doivent passer par un long travail intérieur de reconstruction avant d’être vraiment capables d’aimer, des gens plus « normaux ».

                Merci à vous.

                • Delphine Legouté
                  Delphine Legouté répond à BaiMing
                  Auteur(e) de l'article Journaliste
                  • Posté à 13h37 le 24/02/2011
                  • Journaliste 74545
                    Journaliste

                  « Il suffit d’avoir été maltraité physiquement et/ou psychologiquement dans son enfance pour n’attirer que ce genre de “c....rd”. “

                  C’est certainement le cas pour certaines victimes. Cependant, celles que j’ai pu rencontrer n’avaient pas souffert de ce genre de problème dans leur enfance. L’une d’elle s’en est même agacée, je la cite : ‘Une chose me révolte : les gens pensent que cela ne touche que les personnes effacées ou à problème. Avant lui, j’étais la fille la plus normale au monde. C’est difficile d’admettre que l’on est victime de ce qu’on a laissé faire’.

                  L’enquête Enveff (enquête nationale sur les violences envers les femmes françaises) réalisée en 2000 estime qu’au moins 10% des femmes seraient victimes de violence psychologique de la part de leur conjoint. Il n’existe pas ce genre d’estimation pour les hommes.

                  • BaiMing
                    BaiMing répond à Delphine Legouté
                    étudiante
                    • Posté à 13h23 le 25/02/2011
                    • Internaute 74159
                      étudiante

                    Oui, forcément c’est une question complexe, comme tout rapport humain, nous sommes des kaléïdoscopes.

                    C’est un équilibre fragile, une vie.

                    Une personne ayant vécu l’enfer enfant peut être détruite, ou très forte, avec seulement des fissures visibles.

                    Une enfance heureuse ne prépare pas du tout à ce genre de rencontre, hélas, même au contraire, puisqu’on grandit alors sans se faire de barrière protectrice, dans un sentiment de sécurité.

                    Les manipulateurs sont des vampires qui se nourrissent de l’énergie des autres, et une jeune femme heureuse, souriante, confiante, ouverte est aussi une proie extraordinaire pour eux, attractive.

                    Les victimes ne sont pas forcément des caricatures de « gens à problèmes », des adultes torturés, ni des gens effacés, car une enfance difficile ne rend pas forcément effacé, \o/

                    Il y a des gens extraordinaires qui ont commencé durement.
                    Une enfance heureuse n’est pas forcément un avantage face à un prédateur, on se remet mieux d’une claque quand on est jeune, réactif et plein d’énergie que quand on s’est construit sur des certitudes faciles.

                    Et puis il y a aussi des gens persuadés d’avoir eu une enfance normale, alors que pour l’extérieur des carences affectives crèvent les yeux, car le cerveau « clashe » quand prendre conscience de ses propres fragilités représente un risque trop grand pour la raison d’un individu, pour son identité, et c’est un long chemin à parcourir, cette prise de conscience, un cheminement que certains ne feront pas, ne verront jamais, et que d’autres découvriront au cours de leur vie, et choisiront de parcourir ou pas.
                    On ne guérit pas d’un traumatisme, on peut l’apprivoiser ou le fuir, c’est tout.

                    Les vampires (les manipulateurs/destructeurs/sadiques) sont des gens à l’intuition extraordinairement développée, et qui peuvent sentir des fragilités que l’on ne soupçonne pas chez nous, pour les exploiter.

                    Et puis, la normalité est une douce illusion, notre psychisme est une architecture en équilibre qui dépend de tellement de facteurs qu’il y a de quoi se faire une bonne migraine.

                    Mais bon je « blablate »

            • 1984 moins le quart
              1984 moins le quart répond à stamino
              citoyen vigilant
              • Posté à 13h33 le 23/02/2011
              • Internaute 145855
                citoyen vigilant

              Il en existe encore des personnes qui pensent comme ça ? Moi qui pensait que la bêtise et le machisme avaient été éradiqué. Euh en fait c’était dans un de mes rêves, qui comme tout rêve s’est dissipé à mon réveil.

          • marcel_
            marcel_ répond à Delphine Legouté
            au poil
            • Posté à 00h44 le 23/02/2011
            • Internaute 87580
              au poil

            « qu’elles ne sont plus sous emprise...... »

            vous oublier de préciser : qu’elles ne sont plus sous emprise de la.....domination masculine. Ayez un peu de courage !

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